Avant-dernier chapitre de cette fanfiction ^^ Savourez-le et délecter vous bien ^^

Je vous embrasse tendrement,

Celle qui n'a pas posté la semaine dernière -_-'


Chapitre 7 : Les Morts n'ont pas le cœur qui bat.

Nico entendit d'abord des voix autour de lui. Elles essayaient de chuchoter mais ce n'était pas gagné.

- Il dort vraiment ? fit celle d'une fille.

- Je crois, oui, répondit celle d'un homme que Nico reconnaitrait entre mille. Ça suffit à te convaincre de son humanité ?

- Son humanité peut-être pas. Mais sa non-…Cadavérité, oui…On dirait un ange comme ça. Attends, je prends une photo.

Nico entendit Will grogner.

- Ça pourra servir comme preuve ! se défendit Lou Ellen.

Nico entendit un déclic identifiable et grogna pour un peu de comédie.

- Voilà ! Bravo Lou ! Tu l'as réveillé !

Nico rouvrit les yeux et les referma presque aussitôt devant la lumière violente. Il grogna de nouveau.

- Ah non ! s'exclama Will. Pas après tous les efforts pour le faire parler !

Nico sourit et retenta d'ouvrir les yeux qui finirent par s'habituer à la lumière.

Will s'approcha avec Lou.

- Réflexes pupillaires normaux, lâcha-t-elle.

- Tu as été médecin ?

- Arf ! Ouais…Mais je préfère l'oublier. Pourtant, quoique je fasse ça semble toujours me rattraper.

Will passa une main dans ses cheveux blonds visiblement gêné.

- Désolé.

- T'inquiète. C'est pas de ta faute. Enfin si. Mais tu dois avoir l'aide de mon karma pourri…

Elle soupira.

- Bon. Avant de passer à la batterie de test, qui veut petit-déjeuner ?

- Moi. Café, s'il te plaît. Et toi Nico ?

- Non…merci.

- Il faudrait que tu te remplisses l'estomac. Il y a pas quelque chose qui te ferait envie ?

Nico secoua la tête.

- Bon. On verra ça plus tard.

- S -

- Alorch, che te propoche d'aller moi-même apporter les preuves au labo. Parche-que toi tu vas te faire virer, si ch'est pas déjà fait.

Lou finissait son petit-déjeuner au salon en discutant avec Will de la suite. Nico observait.

- Ils ne te laisseront pas entrer, il n'y a que moi qui peut le faire. Même si c'est compliqué. Et il faudrait déjà avoir les preuves.

- Certes.

Ils se tournèrent tous les deux vers Nico.

- Prêt ? lança Will.

- Prêt.

Il se rallongea dans le lit d'hôpital.

Will enfila le stéthoscope.

- Je vais essayer d'entendre quelque chose avant de brancher l'électrocardiogramme, d'accord ?

Nico hocha la tête.

Will évita tout contact visuel avec lui pendant qu'il passait la main sous son T-shirt. Nico essaya de se concentrer sur tout autre chose. Il grimaça au contact froid. Puis il sentit une chaleur se répandre dans sa poitrine.

Will se tourna vers son amie. Et retira son stéthoscope.

- Wow. Là je suis sûr de moi. Lou confirme-moi ça !

- Que je…Non Will, franchement…

- Aller ! S'il te plaît !

Will était euphorique.

Lou Ellen soupira. Elle fixa Nico en enfonça le stéthoscope dans ses oreilles.

Elle ne dit rien pendant de longues minutes.

C'était affreusement angoissant.

- J'entends rien, Will.

- Attends encore.

Nico fixa Will. Il aurait bien voulu ne pas lui faire de faux espoirs. Mais il n'avait aucun contrôle sur son cœur. Will croisa son regard un instant. Ses grands yeux bleus étaient limite suppliant.

- Par les dieux ! Je…Je crois que je l'ai entendu ! s'écria Lou.

Elle croisa un instant le regard de Nico. Ses yeux pétillaient.

- Will ! C'est magnifique ! poursuivit-elle.

- N'est-ce pas !

- Ça veut dire…qu'on a un moyen de guérir tous ces gens ! De les soigner. C'est merveilleux ! C'est…C'est…

- Je croyais que tu ne voulais plus rien avoir à faire avec la médecine ? fit Will, avec un grand sourire.

Lou Ellen tira la langue à son ami. Et revint à Nico.

- Au fait, je dois te dire que tu es vraiment mieux sans tout le sang séché autour de la bouche et dans le cou.

Et pour la première fois, elle lui sourit. A lui.

- Attends, fit Will.

Il s'avança vers Nico et attrapa le stéthoscope qu'il plaça sur ses oreilles. Les bruits s'estompèrent. Nico leva les yeux pour les plonger dans ceux, pétillants, de Will.

BA BOUM.

Il sourit à son tour.

BA BOUM.

Nico ne le quittait pas des yeux. Si c'était un rêve il ne voulait pas en perdre une miette.

BA BOUM.

Ça faisait du bien d'entendre ça, de ressentir cette chaleur nouvelle qui parcourait son corps.

De se sentir…vivant.

Will et Lou débouchèrent le champagne. En servirent à Nico qui grimaça de dégoût à la première gorgée. Ce qui les fit tous bien rigoler.

- Bon, tu vas pouvoir enlever ce T-shirt ridicule, fit Will en posa sa flûte vide.

- Hey ! s'ecria Lou, à moitié hilare.

Will toussota.

- Je vais te fixer les électrodes et tout alors…Lou tu veux bien brancher l'électrocardiographe, s'il te plaît.

Elle grimaça.

- Ouais ouais.

Nico remonta son T-shirt. Il essaya de carrément se penser à toute autre chose quand Will plaça les électrodes. Mais c'était beaucoup plus dur qu'il y paraissait. Son ventre fit un truc bizarre, genre looping aérien et il évita tout contact visuel avec Will, sinon ç'aurait été catastrophique. Heureusement, Will finit assez rapidement.

La machine émit un bruit distinctif.

- Bon. Ça y est, elle fonctionne, fit Lou en se dépoussiérant les mains. Je vais voir où en est le café.

Will la regarda partir à la cuisine puis revint à Nico.

- Je voulais te dire que…enfin maintenant que tu es…bref, si tu ne sais pas où aller, tu peux venir...

- Le café est prêt ! cria Lou Ellen depuis la pièce d'à côté.

Will lança un regard désolé attendrissant à Nico.

- Donc, reprit le blond, si tu as besoin, je suis là. Et même si tu n'as pas besoin d'ailleurs ! Tu peux m'appeler quand tu veux…enfin peut-être pas au milieu de la nuit…sauf si c'est très urgent et…

Will se passa la main dans les cheveux signe qu'il était nerveux.

Nico attrapa sa main. Will planta immédiatement son regard dans le sien.

- J'ai compris, fit Nico avec un petit sourire gêné, tu seras là pour moi c'est ça ?

Will hocha la tête.

- Merci.

Lou passa la tête par la porte.

- Will ! Qu'est-ce que tu fais ? Ton café va refroidir.

Le blond adressa un petit sourire à Nico et fila dans la cuisine.

- - S - -

Il était plus de midi. Ils discutaient tous les trois dans la cuisine – Will avait fini par débrancher Nico – autour d'un déjeuner lorsque dehors un grésillement se fit entendre.

- Chut ! intima Lou.

- Ici le directeur d'Olympia Corporation. Vous êtes cernés. Veillez sortir les mains en évidence et il ne vous sera fait aucun mal. Je répète…

Will, Nico et Lou Ellen avaient très bien compris. Ils échangèrent des regards inquiets.

- Il faut cacher Nico, lâcha Will.

- Quoi ?! Hors de question ! s'écria Lou. T'es grand, tu assumes tes actes !

- Mais ils vont le tuer dès qu'il mettra un pied dehors !

- Si vous ne vous décidez pas à sortir, une équipe d'opération fracturera le portail !

- Tu vois ! fit Will.

- Où alors…

Lou Ellen quitta la cuisine en trombe. Elle choppa au passage une télécommande à un seul bouton et la pointa vers la porte d'entrée.

- Qu'est-ce que tu fais ?!

- Je sème le trouble dans leurs esprits.

- Quoi ?! Attends avant de faire quoi que ce soit de…

Lou ne l'entendit même pas. Elle appuya sur le bouton.

- Lou ! Qu'est-ce que tu as fait ?!

- J'ai ouvert le portail.

- Tu as…mais t'es une grande malade, toi ! J'ai cru que tu avais piégé l'espace devant le portail et que tu allais tout faire sauter ! Ne me fais plus des peurs comme ça !

- T'as qu'à avoir une imagination moins fertile. Et de toute façon ça n'aurait eu aucun sens puisque le bruit aurait attiré des Cadavres en masse.

Will souffla avant d'ajouter.

- On a combien de minutes de répit ?

- Je dirais une. Le temps qu'ils trouvent un point d'entente.

- Pas assez pour fuir. T'as quelque chose pour les retenir plus longtemps ?

- Les explosifs devant le portail.

- Les quoi ? Attend, tu veux dire que… !

Lou explosa de rire.

- Du calme mon vieux ! Relax ! Je te charrie là !

- Ha ha. Très drôle. Donc, on fait quoi là ?

- On négocie mon cher. On négocie.

Elle appuya sur le bouton de l'interphone.

- Bonjour ! lança-t-elle, pleine d'énergie. Je m'appelle Lou…enfin je suppose que vous le sachiez déjà. Comme plein d'autre chose me concernant. Comme par exemple : que j'habite ici, que je n'ai pas fini mon déjeuner, probablement aussi la couleur de mes sous-vêtements – bleus en dentelle pour ceux qui n'ont pas accès aux écrans…

- Nous n'avons aucune caméra…Mademoiselle.

- Oups ! fit-elle, pas le moins du monde gênée. Enfin, reprit-elle, avant de sortir je voudrais pourparlers avec le directeur. Seule.

Will, Lou et Nico attendirent derrière l'interphone.

- C'est d'accord, fit l'interphone.

Lou fit un grand sourire à son ami, le pouce levé et se pencha vers l'interphone de nouveau.

- Je vous en prie. Venez au chaud.

- Je dois vous prévenir, au moindre geste suspect, on ouvre le feu.

- Il n'y en aura aucun je vous assure.

Will écarta doucement un pan de rideau.

- Il arrive. Avec un soldat. Armes : une CM et deux flingues à la ceinture. On est mal.

- Ok. Montez vous cachez tous les deux. Il n'a pas la preuve que vous êtes encore là.

Will hocha la tête et attrapa Nico par le bras.

Lou Ellen ouvrit la porte.

- On avait dit seul je crois.

- Il est simplement là pour s'assurer que je ne cours aucun danger. Il restera à l'extérieur devant la porte.

- C'est une maison ici. Il n'y a ni laser, ni piège à retardement, ni explosifs dans les placards.

Le soldat la toisa de la tête aux pieds.

- Puis-je jeter un œil ?

Lou s'écarta du pas de la porte. Et le soldat passa la tête par l'entrebâillement, scruta le salon puis se retira. Il adressa un bref signe de tête au Directeur.

- Je reste devant la porte, Monsieur.

Lou leva les yeux au ciel.

- Si vous voulez…

Puis elle s'écarta et laissa le directeur entrer. Elle ferma aussitôt la porte derrière lui.

- Alors ? Café, Monsieur le Directeur ?

- Tout compte fait je ne serais pas contre un verre de vin.

A cette heure-là ?!

- Le grand boss désapprouverait mais après tout il n'est pas là.

- Vous avez des goûts de luxe dites-moi. Le vin se fait rare de nos jours. Et je n'en avait pas en réserve avant l'apocalypse.

Le Directeur soupira.

- Alors café. J'oubliais cette fichue apocalypse.

Comment fait-il pour oublier une telle chose ?!

Lou lui sortit une tasse et il prit place au bar. Elle fit réchauffer le café.

- - S - -

Will et Nico était à l'écoute en haut de l'escalier.

- Alors ? Qu'est-ce qui vous amène de si bon matin chez moi, Directeur ?

- Mr Solace est un de vos amis je crois. Il vous a contacté hier si je ne m'abuse. Et j'en déduis qu'il est ici vu que la voiture qu'il a empreinté à son collègue est garée ici, et ainsi qu'il est là lui aussi.

- Qu'est-ce que vous lui vouliez ?

- Le licencier.

- Sans entendre ce qu'il a à vous dire ?

- Je peux faire ça. Mais ça m'étonnerait que je change d'avis.

- Et vous venez chez moi ? A 12h ? Pour ça ?

- Exactement.

- Et ça ne vous gêne pas ?

- Absolument pas. Il est va de la sécurité de tous. Il a surement amené un Cadavre ici, la nuit dernière, n'est-ce pas ?

Nico et Will retinrent leur respiration.

- Il n'y a aucun Cadavre qui ait passé la porte hier soir, Directeur, répondit-elle, froide.

- Si vous le dites. Où est Mr Solace ?

- J'y vais, chuchota le blond. Reste là, ok ?

Nico hocha la tête mais il lui lança un regard angoissé.

- Ça se passera bien. Ne t'en fait pas.

Et il descendit.

- Je suis ici, lança-t-il.

Le directeur fit volte-face.

- Et laissez Lou. Elle n'y est pour rien.

- Ah. Mr Solace. J'ai quelques questions à vous poser avant de vous licencier.

- Je vous en prie, répondit Will en prenant place aux côtés du Directeur.

- Premièrement, qu'avez-vous fait du Sujet 13 ? Votre collègue Cecil vous a vu vous enfuir avec.

Will leva les yeux au ciel.

Il est impossible.

- J'ai…emmené le Sujet 13 avec moi pour…poursuivre les examens. Et ils ont été plus que satisfaisants. Le Sujet…

- Peu importe. Vous avez mis en danger le laboratoire tout entier, le monde extérieur aussi et vous avez même impliqué une amie à vous dans cette histoire.

Il pointa Lou du doigt.

- Il n'a pas tort, Will.

Il lui envoya un regard qui voulait dire « Hey ! T'es avec moi ou pas ?! »

- Vous êtes de quel côté ? Celui de l'humanité ou de celui des Marcheurs Errants ?

Le directeur ricana ce qui les surprit tous les deux.

- Je n'ai pas besoin d'être d'un côté en particuliers. Tout ce qui compte de nos jours c'est d'avoir de l'argent. C'est tout ce qu'il vous faut pour rester en vie, Mr Solace.

- Vous ne vous souciez donc pas de l'avenir de l'humanité ne serait-ce qu'un peu ? Vous n'aurez rien à gagner si elle s'éteint.

- Je me suis dit la même chose c'est pourquoi j'ai investi dans ce laboratoire de recherches.

Will fulminait devant si peu de sentiments mais il gardait son sang-froid pour le moment.

- Et c'est près d'aboutir. Ce a quoi nous travaillons, ce Remède. Il peut voir le jour. Le Sujet 13 est complètement guérit.

- Que dites-vous ?!

- Le Sujet 13, qui m'était assigné, a été guérit par un moyen que j'ignore encore.

- Avez-vous la preuve de ce que vous avancez ?

- Vous pouvez même le contempler de vos propres yeux.

Le Directeur eu un mouvement de recul.

- Alors je veux mon garde du corps.

- Je vous assure que vous n'en avez pas besoin. Il est…impressionnant.

- Il est ici ?!

Will hocha la tête.

- Je vais le chercher. Ne bougez pas.

Will sortit de la pièce et souffla un coup.

- Nico ? appela-t-il au pied de l'escalier. C'est bon, tu peux venir.

Will lui tendit la main et il fut heureux de sentir Nico glisser la sienne dedans. Elle était chaude.

Il l'amena à la cuisine.

- Mr le Directeur ? Voici le Sujet 13, Nico.

Le Directeur pivota sur son tabouret. Il scruta Nico de la tête aux pieds, sur ses gardes.

Nico dégluti avec difficulté.

- Alors ? fit le Directeur.

Will lui tendit un stéthoscope et Nico lui lança un regard effrayé. Will plongea son regard dans le sien

Ça va aller. Tout ira bien.

Il espérait juste que Nico aurait compris.

Le Directeur prit le stéthoscope qu'il enfonça dans ses oreilles.

Nico respira un grand coup et souleva son T-shirt.

Will plaça l'autre bout du stéthoscope sur sa poitrine.

Le Directeur sursauta.

- Vous entendez, n'est-ce pas ?

Le Directeur hocha vivement la tête. Will lui retira l'instrument et Nico se rhabilla.

- Alors, Que fait-on, Directeur ?

- Trouvez le Remède.

- Donc je reste ? fit Will avec un petit sourire.

- Ça me fait mal de l'admettre mais…oui.

Will se retint de sauter de joie.

- Dans ce cas je vous dis à demain Mr le Directeur.

- A demain, sans faute, Mr Solace.

Ils se serrèrent cordialement la main et le Directeur quitta la maison.

Will se tourna vers Lou.

- Et pour fêter ça : Champagne !

- Quoi ?! Encore ?!

- On n'a pas fini la bouteille d'hier. Ça va se perdre.

- Pff ! fit-elle avec un petit sourire.

- - S - -

Will avait réveillé Nico le lendemain matin de bonne heure.

Ils avaient avalés un petit-déjeuner en vitesse – Oui ! Nico aussi ! – et le blond les avait conduit jusqu'au laboratoire d'Olympia Corporation.

Will était euphorique, Nico l'était beaucoup moins. Il passait pour la première fois par l'entrée officielle.

Et qui dit entrée officielle, dit test de contamination.

Deux soldats armés attendaient pour ça devant l'entrée.

Nico avait peut-être encore des restes du Virus en lui. Et si c'était le cas…

- Relax ! T'as rien à craindre ! Ils testent les réflexes pupillaires, c'est tout !

Super…Et si ça ne marche pas sur moi, si…

- Identités ?

- Will Solace et lui il est avec moi.

- Hum. Pupille.

Un soldat plaça un boitier devant l'œil de Will.

- R.A.S. Vous pouvez entrer.

Will s'exécuta laissant Nico seul dehors avec les deux soldats.

Il lui fit un grand sourire encourageant derrière la vitre.

Le moment crucial était là.

- Pupille.

Nico s'approcha, la gorge serrée.

Et si ça ne marchait pas, si j'étais redevenu…

- R.A.S. N'oubliez pas le badge visiteur à prendre à l'accueil.

Nico entra et souffla dès que la porte fut refermée derrière lui.

Will demanda le fameux badge à l'accueil et ils commencèrent leur route dans les couloirs. Ils passèrent devant la salle de conditionnement social, entièrement vide. Ils grimpèrent à l'étage et débarquèrent au poste d'observation.

- Reste à l'extérieur, ok ?

Nico hocha la tête.

- Salut, les gars !

- Salut Will ! Tu ne connais pas la dernière à ton sujet ?! Il parait que tu t'es enfuit avec un Sujet dans la voiture de Cecil. Ha ha !

- Ah ? Vraiment ? fit-il en passant sa main dans ses cheveux. Bon vous en êtes où dans les résultats ?

Son interlocuteur eut l'air surprit qu'il ne démente pas les faits.

- Les Sujets ont comme fait un bond dans la guérison pendant la nuit. C'est inexplicable. Il a dû se passer quelque chose. Ils sont presque tous …sensible à la douleur. Et certains…ont dormis cette nuit.

- Encourageant ! Continuez Messieurs !

Will alla récupérer la fiche d'observation de Nico et ressortit. Tous les deux repartirent vers la salle de test.

La plupart des Sujets étaient là avec leur Soigneur. Et tous regardèrent Will et Nico passer devant eux, silencieusement. A peine flippant.

- Assied-toi, fit Will.

- C'est quoi aujourd'hui ? demanda Nico.

- Je vais prélever de ton sang pour l'analyser ensuite. On trouvera peut-être le…l'enzyme que fabrique ton corps pour guérir.

Will garda toujours Nico près de lui, même quand il alla tester le sang dans le laboratoire. Will empreinta un microscope et quelques fioles de produits chimiques. Seul lui savait ce qu'il faisait. Mais Nico restait à ses côtés à observer. Et Will était rassuré de la savoir ici.

Will passa la journée sur les échantillons de sang à tout tester. Lorsqu'enfin…

- OUAIS !

Il se leva si rapidement que son tabouret se fracassa sur le carrelage.

Il fit volte-face, se jeta sur Nico qu'il serra de toutes ses forces dans ses bras.

Nico sursauta au contact imprévisible.

Will déposa spontanément un baiser sur ses lèvres avant de filer avertir le Directeur.

Nico en resta foudroyé.