Titre : Dog Days of Dixon

Auteur : Silver Dog Demon

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY ATTENTION, chapitre difficile, déconseillé aux les âmes sensibles.

Note de l'auteur : Hé, vous pensiez tous que j'en avais fini avec le papa Dixon ? Nan. Pensez vous vraiment que le monstre pouvait laisser partir ses fils comme ça ? Mon esprit tordu n'en a pas fini de maltraiter Daryl. C'est probablement la plus horrible chose que j'ai jamais écrit, alors accrochez vous. Non, vraiment.

OOO

Les frère Dixon s'étaient installés dans leur nouvelle maison à Atlanta il s'était écoulé huit mois depuis leur départ précipité de leur petite ville natale du nord de la Géorgie. Daryl travaillait toujours dans l'atelier d'automobile près de leur maison, et Merle dealait toujours. Le frère aîné était le plus sociable des deux, il se faisait facilement des amis et il draguait les femmes mais sa grande gueule lui créait souvent des ennuis. En revanche, Daryl était calme préférant passer du temps avec son frère, il n'avait pas peur de traîner avec les connaissances de Merle.

Il était méfiant et ne faisait pas confiance aux gens l'expérience lui avait enseigné que tout le monde avait les mains sales, peu importe ce qu'ils disaient. Le seul moment où Daryl souriait sincèrement, pas juste une grimace mais un vrai sourire, c'est lorsqu'il buvait un peu. Alors lentement, il sortait de sa coquille, se montrant parfois cinglant et sarcastique en répondant, ou en plaisantant avec Merle et ses amis.

A peine quelques mois après avoir déménagé à Atlanta, les frères avaient adopté un jeune chien de chasse, un labrador chocolat du nom de Duke. Le propriétaire original, une voisine âgée, avait réalisé que le chiot était trop difficile à gérer et elle l'avait offert aux frères. Duke avait presque un an quand ils l'ont reçu Daryl avait prit en charge son éducation et il prenait soin de lui. Il n'en pouvait plus d'attendre pour l'emmener à sa première chasse, dans quelques semaines – lui et Merle devaient remonter aux nord des terres pour la chasse d'hiver.

Daryl avait travaillé dur pour récupérer la mobilité de son bras et pouvoir à nouveau utiliser son arbalète. Ne plus pouvoir l'utiliser lui donnait la sensation d'avoir perdu un membre. Une fois en mesure de tirer à nouveau, lui et Merle avaient décidé de planifier leur prochain voyage pour chasser. Son épaule avait finalement guéri, en grosse partie, mais il avait encore mal occasionnellement et il avait un mal de chien quand le temps changeait. Mais pour l'heure, Daryl était simplement heureux de pouvoir à nouveau utiliser son arbalète.

C'était un autre vendredi soir, et Merle était dans son Q.G. habituel, alors que Daryl avait choisi de rester à la maison pour la soirée. Avant de partir, Merle pouvait dire que quelque chose effrayait son jeune frère. Mais il ne pouvait pas deviné quoi et Daryl ne lui disait rien. Alors Merle avait juste haussé les épaules à son frère, le regardant avec suspicion avant de prendre la porte.

Daryl pensait qu'il devenait fou. Ce n'était pas possible. Comment son père pouvait-il être à Atlanta ? Comment les avait-il retrouvé ? La semaine dernière, par trois fois, Daryl avait cru voir un homme d'une ressemblance remarquable avec leur père mais il était toujours trop loin – à un pâté de maison de l'atelier, debout dans l'ombre, en face d'un bar. Il guettait dans les environs de leur maison mais disparaissait chaque fois que Daryl s'en approchait. Il se disait qu'il se faisait des idées – que son père ne pouvait pas être là, il ne pouvait pas les trouver.

Mais à peine vingt minutes après le départ de Merle, Daryl comprit qu'il n'était pas fou. Non, son père était là et il les avait trouvé, et à présent… ?

A présent, il était en face de leur porte, un rictus sur le visage, un fusil pointé sur Daryl.

« Je t'ai manqué, gamin ? »

Daryl ne pouvait plus parler, sa gorge était sèche et il ne lui fallut pas longtemps pour commencer à trembler. Son père marchait vers lui, en prenant soin de fermer la porte.

« Quoi ? Tu n'accueilles pas chaleureusement ton père ? » Ses yeux brillaient et il avait un sourire malfaisant. « Pas un coup de fil, pas même une lettre. Qu'est ce que je pouvais faire à part venir vous rendre une visite, hein ? »

Le père Dixon avait passé les derniers huit mois à les tracer. La perte de son jeune fils, la perte de son pouvoir et du contrôle qu'il avait sur lui l'avait mené au point de rupture, le transformant en quelque chose de plus dangereux que ce qu'il était avant .Ce n'était pas l'alcool ou la drogue qui le motivait mais le besoin maladif d'un monstre de reprendre le contrôle. Une colère dévastatrice bouillonnait sous la surface et il n'allait pas laisser ses garçons lui échapper de nouveau. Non, il savait comment les blesser de la pire des façons et à présent il était temps de le mettre en application. Il avait déjà commencé avec la tête du gamin, mais il l'avait laissé filer. A présent, il était là pour la deuxième manche.

« Qu'est…qu'est ce que tu veux ? » La voix de Daryl était calme, il pouvait sentir le dossier du fauteuil contre son dos. Il n'avait plus nulle part où aller.

« J'veux juste que mon p'tit garçon revienne à la maison, » Daryl se rendait compte que le vieil homme prenait un malin plaisir à jouer avec lui. Daryl encouragea sa détermination, serrant les poings, et plissant ses yeux.

« Dégage. Je n'irai nulle part. Surtout avec toi. »

« Oh, oh, oh ! T'as des couilles maintenant, hein ? » Le monstre rigola puis son visage s'assombrit en quelque chose de nuisible, « Tu déconnes trop, gamin. Tu viendras que tu le veuilles ou non ! »

Un grognement sourd se fit entendre dans la pièce. Duke pouvait sentir la tension il savait que quelque clochait avec son maître à cause de l'étranger. Ses babines se soulevèrent et ses dents apparurent dans un grognement menaçant, il s'approchait lentement des deux hommes. Le monstre regardait le jeune chien avec un peu d'inquiétude, avant de rejeter son bras en arrière et de frapper Daryl au visage avec l'arme, faisant gicler du sang de son nez. Duke grogna puis se rua, mâchoires serrées, sur le mollet du monstre, lui déchiquetant sa chair.

Le monstre hurla et empoigna la crosse du fusil pour frapper Daryl une nouvelle fois, derrière la tête. La dernière chose que Daryl entendit avant de sombrer, fut un coup de feu et un cri perçant.

OOO

Daryl s'éveilla une heure plus tard. Il pouvait dire qu'il était dans un camion, pieds et mains liés. Un panneau de signalisation lui indiquait qu'ils se dirigeaient vers le nord, il retournait dans sa ville natale. Il perdit de nouveau conscience.

Il s'éveilla en sursaut alors qu'on le traînait hors du camion. Daryl réalisa qu'il était de retour à la « maison ». Pourtant le monstre ne l'y traîna pas il le tira à l'arrière, dans le hagard, le jetant au sol. Après avoir tiré sur le cordon de la lumière, son père le traîna de nouveau par les pieds. Daryl réalisa que quelque chose pendait au centre du plafond. Des chaînes.

Le monstre clipsa des manchettes autour de ses poignets, puis il les releva par-dessus sa tête, Daryl était presque suspendu, ses doigts de pieds effleuraient encore le sol. Après, son père planta un couteau dans ses vêtements. Il découpa chaque article jusqu'à ce qu'il tombe en lambeau, laissant Daryl aussi nu que le jour de sa naissance. Il ne supportait pas d'être mis à nus comme ça, il se sentait trop vulnérable les rires du monstre ne l'aidaient à se sentir mieux. Le vieil homme marcha autour de lui, le scrutant des pieds à la tête, avant de l'attraper par le menton et de grogner au visage.

« Tu as toujours été un fils de pute répugnant, et on dirait que ça s'empire jour après jour. »

« Va te faire foutre, » Daryl en avait assez il n'allait plus jouer à ce jeu bien longtemps. Rassemblant le courage qu'il lui restait, il cracha au visage du vieil homme. Le monstre beugla puis il le poussa pour l'éloigner, lui envoyant un coup de genoux dans l'entrejambe quand il revint vers lui. Daryl ne pouvait même pas se courber sous la douleur, les chaînes le maintenaient. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était prendre l'air à grosse lapée en attendant que son agonie passe. Le monstre sortit en claquant la porte, et Daryl pouvait entendre qu'il la fermait avec des chaînes.

Deux jours s'étaient écoulés dans le hangar. Sans nourriture, sans eau, sans se laver. Les jambes de Daryl souffraient plus qu'il ne le pensait possible, ses genoux le lançaient et il pouvait à peine sentir ses pieds. Son épaule gauche était lancinante, la douleur se répandait, et son autre épaule n'était pas mieux. Le sang coulait le long de ses bras, où les manchettes s'enfonçaient dans sa chair. Il ne pouvait plus sentir ses mains. Sa gorge était sèche et il se disait qu'il ne pourrait pas parler si il le voulait. Son estomac lui faisait mal, le suppliant de manger un peu. Sa propre crasse recouvrait la partie inférieure de son corps. Il avait essayé de tenir le plus longtemps possible, mais ce fut impossible, son corps avait succombé à des besoins naturels. La honte le brûlait au fer blanc et le dégoût le submergeait.

Le bruit de la porte qu'on déchaînait attira son attention. Qu'est ce que le monstre avait en magasin pour lui aujourd'hui ? Daryl était trop fatigué pour avoir peur. La porte s'ouvrit et l'odeur de la nourriture l'enivra, son estomac grognait bruyamment et sa bouche salivait. Le monstre avait une assiette fumante de morceaux de viande et un verre d'eau. Il observa son fils sale avec un rictus de dégoût.

« Même les animaux ne se font pas dessus. Merde, qu'est ce qui cloche chez toi, gamin ? Tu aimes l'odeur ou un truc du genre ? Ou tu aimes juste la saleté ? Tu m'fout la gerbe. »

Daryl inclina la tête de honte, son visage devenant rouge vif. Il n'avait pas eu le choix, ce n'était pas un option cette situation humiliante était de trop. Et le monstre s'en réjouissait, prenant du plaisir en embarrassant son fils. Il choisit de continuer ce petit jeu. Il tendit l'assiette en face du visage de Daryl.

« Ca sent bon, non ? » Daryl ne pouvait pas s'empêcher de hocher la tête, les yeux rivés sur l'assiette. Elle fut retirée de sous son nez, et son père en prit une bouchée, « Tu en veux un peu ? » Il regardait Daryl avec une lueur dans les yeux, avec un rictus. Son expression disait 'je sais quelque chose que tu ignores'. Mais Daryl ne regardait pas son père, il avait trop faim pour éloigner son regard de la nourriture. Il hocha simplement la tête.

Le rictus du monstre se transforma en un demi sourire alors qu'il se rapprochait, prenant quelques morceaux de viandes entre ses doigts. Bouchée par bouchée, il nourrit Daryl jusqu'à ce que l'assiette soit vide. Il la déposa pour lui donner de l'eau. Daryl ne parvenait pas à reconnaître ce qu'il avait mangé, le goût ne ressemblait à rien de ce qu'il avait mangé auparavant – tendre et filandreux, un peu fade mais il était heureux d'être repu. Mais la chaleur d'un ventre plein se transforma rapidement en un pavé froid, lorsqu'il croisa le regard de son père. Quelque chose clochait, mais Daryl ne savait pas quoi.

« La bouffe était bonne, hein ? » Daryl déglutit et hocha la tête en réponse, ses signaux d'alerte s'affolaient. « Tu ne sais pas ce que c'était, n'est ce pas ? » Il secoua la tête pour dire non. Le sourire du monstre s'élargit, Puis il traversa le hangar pour prendre quelque chose à l'extérieur, ensuite, de l'embrassure de la porte, il jeta quelque chose aux pieds de Daryl.

Non. Oh mon dieu, non ! Duke, ou ce qu'il en restait, reposait à ses pieds, il en restait assez pour le reconnaître. Le visage de Daryl se crispa d'horreur et il se débattit pour s'enfuir, mais il était incapable de bouger. Ses entrailles se nouèrent, il avait des hauts-le cœur, puis son estomac se vida, éclaboussant sa peau avant que ça ne coule par terre, à ses pieds. Le monstre rigolait à plein poumon, plié en deux, frappant sur son genou. Le regard du garçon en valait le coup. Avec un rire comblé, le monstre éteignit, verrouilla la porte, et il laissa Daryl dans le noir avec le cadavre de son chien.

Daryl ne savait pas combien de temps s'était écoulé. Il supposait près d'une journée. Il avait plus soif que jamais, mais sa puanteur et celle du chien lui coupaient l'appétit. Ses bras étaient engourdis et il avait froid. Une fois de plus, il se retrouvait sans autre choix que de vider sa vessie où il se trouvait.

Plusieurs fois dans sa vie, il avait prié le seigneur, le suppliant de le libérer de l'enfer de sa vie. Il avait pleuré pour sa grâce et la fin de tout. Mais Dieu ne lui répondait jamais. Et Daryl avait cessé de lui supplier. Pourtant, une fois encre, il se retrouva à supplier, espérant que n'importe quoi puisse mettre un terme à ses tourments. Mais comme toujours, Dieu restait silencieux.

Un vacarme à l'extérieur attira son attention il pouvait entendre deux voix, cependant il reconnaissait seulement celle de son père, l'autre était étouffée. Son père avait l'air en colère et frustré. Un moment plus tard, les chaînes de la porte s'entrechoquèrent et la porte s'ouvrit. Le monstre haletait. La lumière blessait les yeux de Daryl et il ne pouvait pas voir la deuxième silhouette aux pieds de son père. Il gigotait et il faisait des bruits comme si il était bâillonné.

La vision de Daryl s'ajusta et il rencontra les yeux de son frère. Son cœur s'arrêta. C'était une chose d'être vu dans ces conditions par son père, il n'avait pas le choix, mais Merle ? Daryl avait passé l'entièreté de sa vie à cacher ce que son père lui faisait, essayant de dissimuler sa honte, son embarras, sa faiblesse. Et en une fraction de seconde, cette illusion s'était envolée. Daryl sentit quelque chose se briser en lui.

Putain, qu'est que leur père lui avait fait ? Son p'tit frère était pendu par ses poignets ensanglantés, nu, recouvert de sa crasse, ses cicatrices exposés aux yeux de tous. Merle savait que Daryl avait tenté de cacher les horreurs que leur père lui faisait, et il savait qu'être exposé à lui de la sorte nuirait à Daryl de la pire des manières. Sa fierté et sa dignité lui avaient été volées. Les yeux de Merle rencontrèrent le regard horrifié de son frère. Merle ne pouvait pas s'empêcher de se haïr. Il l'avait laissé tombé, encore une fois. Et son frère en payait le prix, une fois encore. En un seul instant, le travail protecteur qu'avait fourni Merle pour sauver Daryl de son amour propre s'en était allé. Merle sentit quelque chose se briser en lui.

Papa Dixon savait que Merle viendrait. En revenant de sa soirée, il réaliserait que son frère n'était plus là. Le vieil homme savait que ce fils de pute ne mettrait trop de temps à recoller les pièces du puzzle. Le monstre l'avait attendu, et il l'avait pris en embuscade. Il avait réussi à le ligoter. Traîner son misérable cul qui se débattait n'était pas facile, Merle se défendait de toutes les manières, il était parvenu à faire saigner ses jambes là où le chien l'avait mordu. Mais la bataille en valait le coup, il lui suffisait de regarder ses garçons brisés.

« Belle réunion de famille, nous y sommes les garçons, hein ? » Souriant, le monstre saisit Merle et le hissa sur un siège où il l'attacha avec du ruban adhésif. « Je pense que tu vas aimer ce que j'ai prévu, surtout toi mon grand, » il se moquait de Merle, avec un sourire rancunier et des yeux étincelants. Merle grondait à travers le bâillon en se débattant contre les fixations.

Leur père quitta le hangar, mais revint un moment plus tard, un couteau de chasse attaché à sa hanche, ainsi qu'un paquet de cigarettes et un briquet dans les mains. Il s'alluma une cigarette, et il prit une grande bouffée.

« Mes garçons, vous allez apprendre qui est le patron ici. J'ai essayé de vous l'enfoncer dans le crâne pendant des années, mais je sais finalement comment y arriver, en passant par toi, » son sourire était adressé à Merle. Sans perdre le contact visuel, il retira la cigarette de ses lèvres pour l'éteindre sur la poitrine de Daryl. Le jeune frère hurla et il gigota mais il ne pouvait aller nulle part. Merle s'élançait mais il ne pouvait pas bouger, hurlant des insanités étouffées au monstre qui se contentait de jubiler. Une fois la cigarette éteinte, il en alluma une autre et il recommença encore, les éteignant sur la peau de Daryl, encore et encore, jusqu'à ce que le paquet soit vide. Il ressentait une grande satisfaction à la réaction de ses fils, c'était comme de la musique dans ses oreilles. Mais il n'en avait pas fini, pas encore.

Il tira la lame de sa ceinture ce qui fit taire les garçons, angoissés. Il tourna autour de Daryl, admirant l'œuvre du fil des années.

« Sacrée collection que tu as là, pourquoi ne pas en rajouter, hein ? » L'expression sur son visage était terrifiante. C'était le visage d'un véritable malade qui appréciait trop ce qu'il faisait.

Il se plaça en face de Daryl, découpant de longues entailles juste en dessous de la clavicule et Daryl siffla, en serrant les dents. Merle continuait de se balancer sur sa chaise, le visage rougit par la rage, et il continuait de gueuler. Le monstre continuait de découper la peau, profondément, faisant le tour de Daryl pour arriver derrière son dos. Là, il commença à retracer d'anciennes cicatrices avec sa lame, ouvrant les anciennes blessures. Il continua jusqu'à ce que ça l'ennuie, avant de déposer sa lame et de s'approcher de Merle.

De l'extérieur, Merle était une boule de rage et de haine mais à l'intérieur, il était aussi déchiré que son frère. Ca le tuait de voir ça et il savait que c'était le but recherché par son père.

« C'est ce que tu mérites pour m'avoir doublé, pauvre con. Tu pensais que tu pouvais venir dans ma maison et faire ce que tu as fait ? Tu pensais que j'allais laisser mes garçons s'en aller avec mon camion, comme ça ? Vous êtes les deux plus grands cons de la planète, » le monstre était à quelques centimètres du visage de Merle, mais Merle ne reculait pas, il refusait de se laisser intimider.

Le monstre se détourna de lui, tournant à nouveau autour de Daryl en le touchant, ses doigts lui effleuraient la peau – sa poitrine, le long de ses côtes, en travers de ses omoplates. Daryl se tortilla, détestant cette sensation, il en avait la chair de poule et ça le brûlait. Soudain, il pu sentir le monstre tout contre son dos, son souffle dans son oreille et ses doigts effleurer le bas de son dos, puis le monstre défit sa ceinture pour ouvrir son pantalon. Daryl entendit le bruit de la fermeture et un frisson de pur terreur le submergea quand il réalisa ce qui allait se produire. Merle rugissait à travers son bâillon. La chaise se renversa dans ses tentatives de se libérer pour se rendre près de son frère. Daryl se raidit quand une main rugueuse attrapa ses hanches, son dos nu contre le corps de son père. Les lèvres du monstre caressaient ses oreilles alors qu'il lui murmurait :

« Tu aimes ça, non ? Tu vas prendre dans ton cul comme la salope que tu es, » Daryl tremblait de manière incontrôlable, sa peau aussi blanche que celle d'un fantôme, il suffoquait de terreur. « Ce qui veut dire que ton père va être sympa, et qu'il va te donner ce que tu veux, » le monstre rigolait puis il se décolla, prenant une de ses mains pour masturber sa virilité et être en érection. Puis il replaça ses mains sur les hanches de Daryl.

Daryl gémit une supplique « non » et il frémit quand le monstre se pressa contre lui. Le monstre jubilait, en léchant son oreille et en se pressant un peu plus. Daryl haletait de douleur et il ferma les yeux, un jappement aigu s'échappa de sa gorge. Lentement, le monstre s'enfonça, se réjouissant de la souffrance qu'il causait à ses deux fils.

Merle ne pouvait pas croire ce qu'il se passait. Ca ne pouvait pas arriver. Non, pas son petit frère, pas juste en face de lui alors qu'il était simplement assis là à regarder. Il continuait d'hurler son indignation, se débattant pour se libérer. La rage masquait son impuissance, ses tripes se retournaient et il savait qu'il allait être malade.

Le monstre continuait de se mouvoir pour s'enfoncer d'avantages, ses yeux rencontrèrent ceux de son fils aînés et il lui fit un sourire vicieux. Puis, il détourna son attention sur son cadet, pour chuchoter à son oreille :

« C'est exactement ce que je faisais à ta mère. C'était une traînée, comme toi, » Il donna un bon coup de rein, faisant pleurer Daryl. Tout les deux, ils entendirent Merle qui vomissait ses boyaux. « Regarde ça, tu dégoûtes même ton frère, il n'a pas su garder son repas. » Daryl était incapable de regarder Merle. Il avait trop honte.

Le monstre se tut, pour augmenter son rythme et s'approcher de l'orgasme. Ses doigts griffaient Daryl, ses ongles s'enfonçaient, il y aurait des bleus. Son dos s'arquait, ses coups de reins devenant plus violent. Ses dents s'enfoncèrent dans l'épaule de Daryl, alors qu'il jouissait. Daryl pouvait sentir qu'il pulsait en lui, le sperme chaud se répandait en lui. Bientôt, ce fut la fin et Daryl sentit le monstre se dégager. Un mélange de sangs et de spermes coulait le long de ses jambes. Il restait silencieux. Le monstre se rhabilla puis gifla la fesse rebondie de Daryl. Il rigolait.

« T'es pas un si mauvais coup, mais mon estomac ne pourra le faire qu'une fois, t'es trop dégueulasse. J'ai besoin d'une putain de douche, » Et avec ces horribles mots, leur père sortit du hangar, verrouillant derrière lui.

Daryl pendait mollement aux chaînes, le regard fixe. C'était trop, tout ça. Il ne pouvait plus rien ressentir, il était déconnecté, il était brisé. Merle essaya d'attirer son attention mais en vain. Il s'occupait de ses fixations – son idiot de père n'avait pas penser à fouiller ses poches, et Merle avait réussi à prendre son couteau à cran d'arrêt. Il était en train de découper l'adhésif. Seigneur, pourquoi n'avait il pas su prendre son couteau avant ? En quelques instants, ses mains étaient libres et il retira le bâillon de sa bouche, puis il enleva le ruban de ses pieds.

Même Merle tremblait après cette épreuve. Etre obligé de regarder cet horrible évènement, incapable de faire la moindre chose. C'était un échec. L'incapacité qu'il avait de protéger son frère, ça en était trop pour lui. Il ne pouvait pas le supporter. Mais Merle refoula ses émotions pour se focaliser sur ce qu'il devait faire.

« Ne t'inquiète pas petit frère, je vais nous sortir de là, ok ? » Daryl n'avait pas répondu.

Merle s'approcha de lui, pour atteindre les manchettes aux dessus de sa tête. Daryl tressaillit de leur proximité, cependant il restait silencieux, alors que son frère libérait ses poignets. Merle voulut aider son frère, mais Daryl n'apprécia pas le contact de ses mains et il repoussa violemment Merle avant de tomber au sol, près de Duke. Ni ses mains, ni ses jambes ne s'actionnaient. Il gisait par terre pendant que ses membres recouvraient des sensations, les déplaçant lentement pour soulager leurs rigidités. Son visage n'exprimait aucune expression, complètement livide.

Merle décida de laisser son frère pour un moment, pour partir à la recherche d'un bidon d'essence. Il en trouva une à moitié pleine et il commença à la répandre sur le sol. Ensuite il la jeta dans un coin. A présent, il n'avait plus qu'à attendre.

Ils l'entendirent revenir une heure plus tard. Daryl était assis contre le mur, les genoux contre la poitrine, les bras repliés autour, son menton reposait au dessus. Merle se tenait près de la porte, attendant avec un couteau à la main. Il avait une promesse à tenir. Les chaînes se délièrent et la porte s'ouvrit. Avant même qu'un regard ahuri ne puisse apparaître sur le visage du monstre, Merle le saisit, enfonçant le couteau dans son épaule pour ensuite le tirer au centre de la pièce. Le monstre grognait de douleur. Il était dégoûté quand il réalisa le bordel que Merle avait fait. Merle ne lui donna pas une chance de se relever, puisqu'il le frappait dans les dents.

Merle le laissa conscient. L'homme était trop étourdi pour essayer d'aller quelque part. Tout les deux, ils entendirent le clic d'un briquet qu'on allumait alors ils se retournèrent pour voir Daryl debout, près de la porte, une cigarette à la bouche. Il avait rallumé une cigarette utilisée pour le brûler, et en prit une grande bouffée. Merle se releva puis il s'avança vers son frère avant de se retourner pour jeter un dernier regard sur le monstre qui était en train de réaliser ce qui allait se produire. Ses yeux s'écarquillèrent et il essaya de ramper mais Daryl jeta la cigarette qui atterrit sur le sol. Elle enflammait l'essence alors que les frères reculaient pour l'observer brûler.

Merle observait le feu avec lugubre satisfaction. Ils pouvaient entendre les hurlements du monstre qui mourrait. Daryl ne ressentait rien. Aucune satisfaction, aucune colère, rien. Il était déconnecté. Quand les cris cessèrent, il se retourna et boitilla jusqu'à la maison. Merle resta un peu plus longtemps. Quand il entra finalement dans la maison, il entendit le bruit de la douche qui s'écoulait. Alors il attendit en cherchant la trousse des premiers soins, il savait qu'il y en avait une dans le coin. Ils en gardaient toujours une bien remplie pour la chasse, même si les deux frères l'utilisaient secrètement après les nuits difficiles avec leur père.

Après l'avoir trouvé sous l'évier de la cuisine, il se rendit dans la chambre de Daryl où il trouva son petit frère qui gisait sur le matelas uniquement vêtu d'un boxer. Daryl ne bougea pas quand il entendit son grand frère entrer dans la chambre, se contentant de rester recroquevillé sur le côté.

« Hé, il faut arranger ça petit frère, » Daryl rigola presque aux mots de Merle. 'Arranger ?' C'était une putain de blague, Il n'y avait plus rien à arranger dans le foutoir qu'était Daryl Dixon. Mais au lieu de rire, il se contenta de soupirer et il s'allongea sur le ventre pour que Merle puisse commencer avec son dos.

« Juste, fais vite, qu'on en finisse, » bredouilla-t-il, la voix rauque et calme.

Merle s'assit à côté de lui et prit une aiguille et du fil dans la trousse. Il n'y avait que quelques entailles qui nécessitaient des points, le reste demandait l'application d'un désinfectant et des bandages. Une fois fait, L'entièreté du tronc de Daryl n'était plus qu'une myriade de pansements avec quelques vilaines lignes rouges. Durant l'épreuve, Daryl n'avait pas bougé, il n'avait pas bronché, il n'avait pas du tout réagi. Merle finit de le désinfecter et il banda ses poignets, prenant soin de toucher son frère le moins possible. A aucun moment, ils n'avaient échangé de regard.

Une fois terminé, Merle sortit une couverture et la donna à Daryl qui l'enroula autour de ses épaules, repliés sur le matelas, et il s'endormit. Le matin suivant, ils grappillèrent la nourriture qu'ils avaient pu trouver dans la cuisine avant que Merle ne charge sa moto dans le camion pour retourner à Atlanta. Daryl ne parlait toujours pas, le regard livide qui observait par la fenêtre le paysage qui défilait. Merle ne tenta pas de le faire parler. Les deux garçons étaient simplement ébranlés par les évènements qui les avaient changés.

Daryl ne pouvait plus cacher ce qu'il lui avait fait et Merle ne pouvait plus prétendre qu'il ne savait rien. Plus maintenant. Tous ces secrets sombres remontaient à la surface, exposés. Ca les brisait tout les deux. Daryl savait sans l'ombre d'un doute qu'il était un moins que rien, intouchable, faible. Il ne pouvait plus le nier. Il devait simplement accepter ce qu'il était et ne plus tenter d'être ce qu'il n'était pas – ça n'en valait plus la peine.

Merle se disait qu'il n'aurait plus jamais la chance de rattraper son erreur, ou plutôt il ne l'avait jamais fait. Son frère était une coquille vide, brisé en débit des soins et il se détestait de ne pas en avoir fait d'avantage, de ne pas avoir tué le bâtard quand il en avait eu l'occasion. Pendant un court instant, Merle avait vu une lueur d'espoir en son frère – à chaque fois qu'il souriait, qu'il plaisantait ou qu'il rigolait. Mais il avait lamentablement échoué dans son rôle pour le protéger, et en résultat il avait perdu cet espoir. Merle se dégoûtait.

Les frères Dixon ne serait plus jamais pareil.

OOO

NDA : Waouh, ça a viré en cauchemar… C'est la chose la plus difficile que j'ai eu à écrire, sans mentir. C'est plus noir que je ne l'imaginais… Si vous n'aimez pas, j'en suis navrée.

Je voulais que Daryl soit brisé. Détruit au point que ça lui prendrait des années pour se reconstruire. C'est pourquoi ce chapitre est si noir.