Voici l'entré au C.B.I pour la première fois de Jane, ayant repris les scènes de la saison 5 donc, un saut dans le passé, comme je l'ai signalé précédemment, pour bien illustrer les conséquences de son drame qui le mène là-bas, le fil conducteur en conclusion.

Vous voyez! Patrick Jane ne s'est pas gêné pour s'imposer. Il faut dire que l'audace il en a à revendre et dans cette situation, il est prêt à tout. Prendre exemple sur lui est bien. 😉 Allez! Suivez-le, lecteurs dans l'ombre et votre courage de vous exprimer sera récompensé. Vous serez dans l'équipe de Teresa Lisbon comme consultant (e) également. Avec notre mentaliste. Eh, eh! Ça vous plairez, hein? Allez! Place à la lecture en attendant.

A bulle-de-bo: Comme tu as dit, chacun ses goûts. Vu qu'il y a la rediffusion de Mentalist, ça m'a donné envie d'explorer justement cette partie inconnue quand cette tragédie s'est produite. Moi aussi j'aime sa quête de vengeance et que ceci n'ait pas été exploité dans la série n'était pas gênant, sachant ce qu'i savoir. Mais je me suis toujours demandée de quelle façon ça s'était passé ainsi que les suites, quand Jane est interné. On voit quelques petits flashbacks dans la saison 1 et en y repensant, ça m'a trotté dans la tête. :)


Disposé ainsi de la vie des gens. On me conseillerait d'essayer de trouver la tranquillité de l'esprit après mon séjour en psychiatrie. Mais je ne la recherche pas. Celle-ci est impossible à trouver. Méditer là-dessus serait sage, oui.

Par ailleurs, je vais tenter de me reposer un peu, au calme et me renseigner sur quel itinéraire prendre pour me rendre jusqu'au bureau californien d'investigation. Ils n'auront pas d'autre choix que de me recevoir. Ma tête est en ébullition à ce moment. Je dois y aller.

Plusieurs jours après, je me rends donc au C.B.I, l'expression, l'attitude hagardes, tenue débraillée qui va sûrement donner une mauvaise impression justement. Pourtant, j'ai fait ce que j'ai pu. Chemise blanche à rayures, pantalon mais l'ensemble peu soigné et cheveux un légèrement gras. Cela va déplaire.

Je sors de l'ascenseur, marche en direction de l'espace ouvert de travail où un homme d'1m 90 environ vient se présenter à moi directement, me barrant le chemin. Baraqué, petite barbichette, blouson de cuir marron, chemise cravatée, impeccable comparé à mon style. Il doit se demander la raison de mon intrusion au sein de ces locaux. Et à me voir, désemparé, peut-être qu'il se questionne à mon propos, me prenant sans doute pour un déséquilibré, qui sait ? En tout cas, quelqu'un qui ne semble vraiment pas dans son assiette. Il a raison.

-Je peux vous aider ?

-Oui. articulant à moitié.

Je renvoie presque l'image d'un drogué. Suite à la demande cependant, l'agent Rigsby, après s'être présenté, se rend dans le bureau de l'agent senior, la chef qui se prénomme Teresa Lisbon afin de la prévenir de cette présence.

-Il dit s'appelait Patrick Jane.

-Quoi ?! Patrick Jane ?

Sa réaction est imminente, faisant preuve de stupéfaction à l'annonce du nom. Ne pas en avoir entendu parler serait une faute professionnelle.

-C'est vrai ?!

-Sa femme et sa fille sont mortes il y a un an.

-Il avait disparu de la circulation. La police de Sacramento a perdu sa trace il y a six mois. Je ne l'avais jamais vu.

Pendant que ce grand gaillard doit s'entretenir à mon propos, j'attends non loin, anxieux, trépignant.

-Tout ce que je sais c'est qu'il veut vous voir.

Cette requête la prend légèrement de court à cet instant, interrompue par un autre agent à l'expérience plus chevronnée due à son ancienneté suite aux nombreuses années dans ce métier. Corpulent au caractère peu commode qui démarre au quart de tour lorsqu'on le contrarie très certainement. Celui-ci l'informe à cette seconde que le shérif du comté du Nevada a trouvé un macchabée sur une route près du parc Malakoff Diggins.

-Allez avec Cho. Je vous rejoindrai après.

Rigsby regarde alors son collègue puis sa patronne, communiquant sa pensée éloquente envers sa réputation connue de pas mal, son caractère.

-J'y vais.

Du coin de la cloison ensuite, Lisbon jette un œil en direction de Patrick Jane, celui-ci paraissant se ronger les sangs, perdu tel un petit garçon. Elle se lève alors puis se dirige vers lui, l'interpellant tout en marchant avant de se présenter.

-Monsieur Jane. Je suis Teresa Lisbon. On m'a dit que vous vouliez me parler.

Je lui tends ma main, lui répondant tout de suite.

-Enchanté.

La façon de le dire semble un tantinet la déconcerter. Mon regard se pose par la suite sur ce bout de femme qui est bien jeune pour se statut, ne devant manquer de tempérament. C'est curieux toutefois. Je me sens en la voyant, lui serrant sa main, en confiance. Différemment qu'avec le docteur Miller mais le sentiment n'en n'est pas tant éloigné. Cet air blasé, grave. Ne serait-ce pas qu'une carapace ? Bref ! Je ne suis pas là pour analyser. Je suis encore limité de toute façon, point de vue en m'ayant forcé.

-Moi aussi.

En faisant un tour d'observation sur moi-même vu son expression, mon apparence ne renvoie vraiment pas une image présentable. Je fais très mauvaise impression à ses yeux. C'est certain.

-Euh ! Le lieutenant Elliott m'a dit que vous aviez pris les commandes. … Euh ? De l'affaire John Le Rouge.

-C'est Exact. Mon équipe a pris le relais de la police en mai.

-Où en êtes-vous de votre enquête ?

-J'aimerais bien pouvoir en parler avec vous mais on est un peu occupé. On a une nouvelle affaire à traiter. Repassez une autre fois si vous le voulez.

Ma venue à l'improviste dérange et l'agent Lisbon m'expédie poliment, indifférente. Je suis considéré comme un autre. Ma motivation, détermination, souffrance n'ont pourtant rien de banales. Il faut le vivre pour le comprendre ou me connaître pour porter un intérêt différent sur mon affaire. Ce travail rend blasé on dirait. Et je ne veux pas revenir. Je suis là, j'y reste. Je refuse donc.

-Non, non, non. Ça fait rien. Je vais attendre. Ça ne me dérange pas.

- Ça ne sera pas pratique. Nous ne disposons pas de salle d'attente pour les visiteurs.

-Je peux m'asseoir là. je propose en désignant un siège placé à proximité.

-Le règlement ne vous le permet pas.

-Le règlement.

Cette réponse me fait esquisser un minime rictus nerveux, narquois, imperceptible, trouvant les règlements stupides. Je vois bien que Teresa Lisbon souhaite vivement que je n'insiste pas et que je m'en retourne. Patrick opiniâtre Jane. Mon nouveau nom. Je ne compte pas décamper. Je m'incruste avant de rajouter à la fois sérieux et un peu ironique Bien sûr. Elle ne paraît pas très à son aise face à moi, ne sachant sans doute comment s'y prendre avec moi. Pas évident, j'en conviens. Je ne serais pas non plus, je crois.

Par mon regard de chien battu que je lui adresse, l'agent Lisbon me propose néanmoins par pitié, légère compassion peut-être mais essentiellement par pitié, d'appeler, de prendre un rendez-vous et à partir de là, de parler dès que possible, rajoutant ce qui l'en empêche à cette seconde.

-Je vais devoir vous laisser.

-Aucun problème. Je vais vous attendre et….

-Monsieur Jane.

-Non, non. Ça ira. C'est une belle journée. Je vais faire une balade. Ça ne vous ennuie pas si je repasse dans trois petites heures ?

-Pas du tout.

Son haussement d'épaules signale à cet instant son soulagement si ça peut la débarrasser de ma présence, la remerciant quand même, dans ce coin où j'ai pointé la chaise.

-Euh ! Steve ! le pas commode.

-Ouais. répond-t-il, assis à son bureau qui se tient à quelques minuscules mètres de nous, balle anti-stress malmenée dans la paume de main, pressée comme un citron.

-Vous pouvez accompagner ce monsieur jusqu'à la sortie.

La manière dont elle lui demande, le sourire étiré de force est flagrant. Que je débarrasse le plancher. Je m'en fiche, je ne m'en formalise pas. Aucune raison à cela, je suis mon idée de toute manière. Alors le reste…. Cet autre agent se lève, peu serviable, maître de soi, l'impression d'être dérangé. Il s'avance cependant vers nous, obligé, l'ordre ressemblant vraisemblablement à une corvée.

-Bien sûr !

Oui, une contrainte, corvée.

Docilement, je le laisse me raccompagner jusqu'à l'ascenseur, occupé par la présence d'un agent d'entretien, attendant. Docile, vous avez dit docile ?

-Vous travaillez sur l'affaire John Le Rouge ?

-Ça ne vous regarde pas, monsieur.

Très sec, bourru, l'agent de la vielle école.

-Vous avez des suspects ?

Il soupire, agacé, se contrôlant toutefois.

-Qu'est-ce que je viens de dire ?.

-Oui. Bien sûr. Excusez-moi. … C'est ma femme. Ma femme et ma fille qui ont été…. .

Je ne parviens pas à finir ma phrase encore une fois avant de poursuivre. Je progresse.

-John Le Rouge a tué ma femme et ma fille.

Pourrait-il s'apitoyer sur mon sort en exposant sincèrement sans trop d'arrière-pensées ?

-Euh. Ok. Je suis désolé.

Un peu, oui, légèrement déstabilisé par ce que je lui révèle.

-Je vous présente mes condoléances.

Simple, concis, ces mots formulés avec tant de facilité.

-Mais on ne parle pas des enquêtes avec les proches des victimes.

L'agent Steve se justifie, justifié, pour se rattraper, me montrant quant à moi magnanime.

-Oui. Je comprends très bien. tête baissée.

-Ne le prenez pas mal mais j'en ai vu des types dans votre genre. Vous voulez retrouver cet enfoiré et le tuer. Pas vrai ?

Il ne mâche pas ses paroles au moins. J'acquiesce mollement dans mon esprit, le regard fixé, craintif sur lui. Son ton est glorifiant d'avoir fait preuve de perspicacité.

-Oui. Bien sûr ! Ce qui va se passer c'est que ça va vous rendre dingue.

Pas faux.

-Un petit conseil. Changez de coin, partez loin d'ici, sa main se pose sur mon épaule tel un patriarche faussement bienveillant, oubliez tout, fondez une nouvelle famille. Je l'écoute attentivement. Je sais que c'est difficile mais ça sera mieux pour vous.

Aucune compassion, sensibilité. Tout oublier, refaire ma vie ?! Je ne suis pas un monstre blasé. Pauvre con au cœur de fer ! Et si ça vous arrivez ? Vous raisonneriez pareil ? Alors seule votre petite personne compte.

-Je voulais simplement savoir si il y avait des suspects.

-Je vous le dis encore une fois.

Patience très limitée.

-Laissez tomber. Non. Un conseil.

Ceci sonne comme un avertissement, me faisant ses gros yeux de méchant flic. Son profil physique est très rapprochant de celui d'un sous-fifre de la mafia, se goinfrant comme un gros bébé glouton. Une tête de con.

Son doigt appuie ensuite sur le bouton avec insistance, pressé de me foutre dedans. Pourquoi avoir du respect quand on ne respecte pas la douleur de quelqu'un ? Plus rien à perdre.