Salut à tous…

J'espère que ce chapitre vous plaira…Désolé si il ya quelques fautes..Je l'ai posté un peu tard..un peu fatiguée..lol

N'hésitez pas à me faire connaitre vos avis, même négatifs, ça m'encourage vraiment à continuer…Merci à tous,

Bonne lecture.


Chapitre VII : deuxième chance

Je restais plusieurs minutes, le cœur serré, à fixer la fenêtre d'où il avait disparu.

Non, non, ce n'était pas possible ! C'était un mauvais rêve, un très mauvais rêve.

Cela n'avait pas pu arriver…Pas à ce moment.

Oui, c'est bien çà, j'étais certainement en train de rêver, tout ceci ne s'était jamais produit !

« Belllaaa ! »

Arggg, NON !..Mon faible espoir s'envola au son de sa voix !

« Bellaaa.. , dépêche toi tu es en retard ! »

« OUI CHARLIE ! ! Ca va ! Je descends dans cinq minutes ! »

Je le maudissais ! Pourquoi ? Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi juste à ce moment ?

Pourquoi avait il choisi justement ce jour pour avoir un élan de paternalisme ?

Une heure. J'aurais souhaitée juste une heure encore dans ses bras...

Charlie venait de m'ôter le moment le plus intense de ma vie. J'entrouvrais les portes du paradis et il me les a refermé brutalement.

J'étais furieuse contre lui. Je sais qu'il ne pouvait pas savoir, quoique que.., mais je lui en voulais quand même à mort !

Je pris une douche rapide et descendis l'escalier à toute vitesse. J'évitais de justesse une chute dans celui-ci. Il fallait que je me calme ! Si je restais dans cet état aujourd'hui, ma deuxième nuit avec Edward se passerait sur un lit d'hôpital.

J'attrapais furtivement mes clés sur la table de la cuisine, ignorant Charlie qui buvait tranquillement sa tasse de café.

« Tu ne déjeunes pas Bella ? Regarde, je t'ai pris tes beignets préfères. »

Maudit soi ces beignets !

« Non, comme tu l'as dit je suis en retard ! » Lui dis-je un peu trop énervée.

« Humm ..Ouais…Bon..Tu ne veux pas en prendre au moins un, pour la route ? »

J'enrageais intérieurement : il n'allait pas me lâcher avec ses fichus beignets ! Beignets qui avaient gâché mon moment tant attendu.

Je filais vers la porte d'entrée, attrapant ma veste au passage.

« Non merci, je n'aime plus les beignets ! » Lui rétorquais-je en passant la porte d'entrée.

Je montais dans mon camion et allumer le contact. Charlie arriva dans l'embrasure de la porte d'entrée, l'air confondu.

Je reculais dans l'allée et partis en direction du lycée.

J'avais vraiment été désagréable avec Charlie, il essayait juste de m'être agréable, je le savais, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être furieuse contre lui.

Je m'aperçus que je roulais un peu trop vite, je respirais profondément pour retrouver un semblant de calme et réduit ma vitesse. De toute manière je n'étais pas pressée d'arriver au lycée. Je serais incapable de me concentrer sur quoi que se soit aujourd'hui.

Les rues défilaient doucement et je commençais doucement à m'apaiser.

Je stoppais à un feu rouge et remarquais soudain une note pliée sur le tableau de bord, juste devant mes yeux. J'avais été trop énervée jusque là pour l'apercevoir. Mon cœur s'accéléra. Je savais très bien qui en était l'auteur.

J'attrapais la note et la déplia. Je cessais de respirer à sa lecture.

Bella, ma vie, mon âme,

Pour l'éternité, de toi, je suis épris,

Ton pardon j'implore pour mes brutales ardeurs,

Dans quelques heures, des heures câlines, je t'offrirais à foison,

Pour toi je deviendrais un doux et sage amant,

Ou ton plaisir absolu sera ma seule obsession.

E.

Je tenais toujours la note entre mes doigts tremblants. Je n'arrivais plus à bouger et une chaleur inouïe commençait à parcourir mes veines. J'avais l'impression que mon cœur faisait un bruit ahurissant. C'est alors que l'envie pressante, démente de le sentir à nouveau en moi m'envahit le corps et l'esprit. La chaleur, la brulure du désir, l'amour que j'avais ressenti lorsqu'Edward avait commençait à glisser en moi …Toutes ces sensations me revenait dans ma chair. J'avais de plus en plus chaud…Mon envie d'être avec lui augmentait à chaque seconde...Et je rêvais subitement de sentir à nouveau sa main au creux de mes cuisses, là ou cette chaleur, presque brulante, s'était finalement fixée.

Brusquement le bruit irritant d'un klaxon de voiture m'arracha de mon ardente rêverie.

Le cerveau embrumé, j'aperçus néanmoins, dans le rétroviseur, le mécontentement bruyant du conducteur derrière moi. Apparemment j'étais restée arrêté au feu vert depuis un long moment. Reprenant mes esprits, je redémarrais hâtivement et dépassais le feu.

Je ne savais pas comment j'arrivais encore à conduire correctement. J'inspirais profondément…Et me demandais par quel enchantement Edward arrivait, par quelques mots couchés sur le papier, à me rendre totalement folle de lui.

J'allais bientôt arriver au lycée. Il fallait que je me calme, je devais paraitre censé pendant ces huit prochaines heures.

Je dois cesser de penser à lui…C'est le seul moyen..Oui, le seul moyen.

O.K., je cessais de penser à lui à cet instant.…..Je cessais de penser à lui…

Je cessais de penser à ce soir..Je cessais de penser …à ses mains félines… à son regard brûlant… à ses lèvres de glace et de soie … à sa peau aux milles saveurs..

Mon dieu je serais devenue dingue avant la fin de cette journée !

J'arrivais tant bien que mal au parking du lycée.

Personne, c'était désert, j'étais vraiment en retard.

Après avoir couru maladroitement dans les couloirs, je frappais discrètement à la porte de ma classe et entrait gauchement.

Heureusement pour moi, c'était le cours pratique de physique et chacun était occupé à ses travaux. Ils auraient même pu ignorer mon arrivée tardive si Mr Gardy, mon professeur, ne m'avait pas héler d'une manière jubilatoire.

« Aaaah ! Miss Isabella Swan ! Vous daignez enfin nous rejoindre ! Que vous est il arrivé..Dite-moi, je suis curieux de l'entendre »

Je découvrais les joies du sexe avec le plus séduisant des vampires jusqu'au retour imprévu de mon père !! Humm, non, mauvaise réponse.

« Eh bien Miss Swann ? » Me redemanda t'il, peu aimable.

Tous les yeux de la classe étaient braqués sur moi. Génial, comment ça ils pourraient tous témoigner de mon air de foldingue transit d'amour.

« Humm, Euhh..un ..un problème de voiture..Désolé pour mon retard » Balbutiais-je lamentablement. J'entendais quelques rires étouffés.

Mr Gardy me lançât un regard critique. Mon piètre mensonge ne l'avait bien sûr pas convaincu.

« Bien sûr, une panne de voiture..La prochaine fois, Miss Swan, vous n'aurais pas à prendre la peine de vous présenter à mon cours, suis-je assez clair ? »

« Très clair Mr Brady » Dis je d'une voix basse.

Il retourna à son bureau.

Je soufflais et allait m'assoir lourdement sur ma chaise.

La journée commençait fort.

Heureusement cette heure se termina rapidement, vu que j'en avais raté une bonne partie. Je sortais avec hâte lorsqu'une main sur mon épaule m'interpella. Je me retournais.

NON ! Pitié, Pas lui, pas aujourd'hui.

« Hé, salut Bella, ça va ? Qu'est ce qui t'es arrivée ce matin ? »

« Salut Mike.. Rien c'est..juste..Je ne me suis pas réveillée c'est tout. » Lui répondis- je agacée.

« Ouais,..Bien.. T'inquiète pas pour Mr Gary, il aura déjà oublié ton retard au déjeuner. »

« hummm..merci.. »

Il n'avait toujours pas retiré sa main de mon épaule et cela commencé à m'irriter.

Il se rapprocha, un peu trop prés. Ça n'était vraiment pas le jour.

« Edward est il rentré ? »

Je sursautais à sa question franche et indiscrète.

« Non, pourquoi ? » Je lui mentais. Pour tous, les enfants Cullen revenaient d'un séjour d'étude qu'en fin de semaine. Edward n'était donc pas encore censé être revenu.

Il s'approcha de mon visage.

« Oh. Humm...C'est bien ce que je pensais…Je voulais juste te dire qu'il était fou de te délaisser autant..tu es vraiment quelqu'un d'unique Bella et..et je me demandais si je..si tu... »

« ARRETE CA MIKE ! TOUT DE SUITE ! » Criais-je en retirant sa main de mon épaule.

Les gens autour de nous s'arrêtèrent pour observer la scène. Jessica en première ligne, suivi de prés par Angela.

Je me ressaisissais.

« Mike, j'ai été plus que patiente face à toutes tes avances déplacées cette semaine. Mais là tu dépasses les bornes..» Dis-je d'une voix plus calme.

Il me regardait d'un air contrit.

« Je sais que tu ne veux pas l'accepter Mike, mais je suis avec Edward. Tu comprends ? Edward ! Tu ne l'apprécies pas mais moi si, alors je te demande gentiment d'arrêter d'être après moi. »

Il avait l'air blessé maintenant. Mike était un copain sympa, et malgré son attitude cette semaine, je ne voulais pas lui briser le cœur.

Je posais ma main sur son bras.

« Mike, tu perds ton temps avec moi…Je t'aime bien tu le sais, mais c'est avec Edward que je veux être..Et puis…Tu es le roi des idiots.. » Je lui faisais suivre mon regard vers Jessica qui ne perdait pas une miette de notre conversation. « …Tu ne vois même pas qu'elle n'attend que toi Mike. » finis-je tout bas.

Il regardait fixement Jessica, en proie à sa réflexion. Je lui pressais amicalement l'épaule et repris ma marche dans le couloir. Je passais devant Jessica qui m'offrit un petit sourire, que je lui retournais discrètement. Elle me faisait la tête jusqu'ici, à cause du manège de Mike. Elle venait enfin de comprendre qu'il ne m'intéressait en rien.

Aucun homme ne pourrait plus jamais m'intéresser…

Je m'installais dans le cours suivant. Histoire. Tant mieux, je n'avais rien à faire que d'écouter le flot monotone du prof et laisser s'écouler une heure supplémentaire.

Je repensais à ce que Mike pensait au sujet d'Edward… qu'il me délaissait.

Je souris bêtement à mes dernières heures dans ses bras. Je voulais bien, être délaissé plus souvent !

La matinée s'acheva tant bien que mal et l'heure du déjeuner arriva.

Je m'étais assise seule à une table à l'écart et je jouais nonchalamment avec la nourriture de mon plateau. J'étais perdue dans mes pensées. Mon esprit revoyait inlassablement le corps nu d'Edward, cette nuit. J'avais fermé les yeux sans m'en rendre compte. Son corps…Il était d'une beauté irréelle. Elancé et puissant, mince tout en étant athlétique. Un équilibre parfait. Sa musculature fine, si parfaite, ses cuisses aux lignes puissantes, son torse magistral, lisse mais viril, sa fierté masculine si…si étonnante…Je ré-ouvrais les yeux dans un éclair. Mes joues étaient rouges et mon souffle court.

« He Bella ! On peut…Qu'est ce que tu as ? Tu ne te sens pas bien ? »

Je levais nébuleusement la tête vers la voix qui s'adressait à moi.

Jessica venait de s'assoir en face de moi.

« Oui, t'as l'air toute bizarre. » Ajouta Angela, qui s'était assise à sa droite.

Je ne les avais pas vues arriver à ma table.

Je frissonnai, tentant de chasser mes pensées d'Edward.

« Huum ouais, ouais..tout va bien…je..je suis juste un peu fatiguée… » Répondis- je.

Elles me sourirent, bienveillantes. Elles commencèrent à manger et Jessica avait retrouvé toute sa bonne humeur : elle ne cessait de parler, et parler. J'acquiesçais de temps à temps à son flux de paroles, sans vraiment l'écouter.

Angela me regarda tout à coup bizarrement.

Au bout d'un moment remarquant qu'Angela ne lui répondait plus, Jessica s'interrompit et regarda Angela dans l'interrogation.

Je me sentais de plus en plus mal à l'aise. Qu'est ce que j'avais ?

Soudain elle afficha un sourire énorme, les yeux espiègles.

« C'est bien ce que je crois Bella ? » Me demanda-t-elle en indiquant mon cou d'un geste du visage. Jessica s'esclaffa.

« C'est pas vrai ! » Dit-elle à son tour toute excitée.

Quoi ? Quoi ? Qu'est ce que j'avais ?

Je les regardais, incrédule.

Angela se pencha vers moi à travers la petite table. Jessica suivit son mouvement.

« Tu as bien dit à Mike qu'Edward n'était pas rentré n'est ce pas ? »

Jessica riait bêtement, comme une enfant.

J'avalais, mal à l'aise.

« Euhh…o-oui..Pourquoi ? » Lui demandais-je, d'une voix peu assurée.

Elles s'esclaffèrent toutes les deux à ma réponse.

Elle se pencha encore un peu plus vers moi, comme pour me dire un secret.

« Ces marques sur ton cou prouvent l'inverse ! »

Quoi ? Quelles marques ? De quoi elle parlait ? Je n'avais rien remarqué ce matin.

Quoique, en y repensant, je n'avais pas vraiment pris le temps de m'observer dans la glace, ne serais-ce pour me coiffer.

Jessica me tendit un miroir de poche, ayant comprit que je n'avais pas la moindre idée de quoi elles parlaient.

Je saisis son miroir et examina mon cou. Brusquement je les aperçu, et mon visage s'empourpra aussitôt.

Deux meurtrissures. Deux meurtrissures, légèrement bleutés, déparaient sur ma peau, légèrement en dessus de ma clavicule.

Des marques de succion ! Edward m'avait fait des marques de succion ! Dans le feu de l'action, je ne les avais pas senties. Je sentais mes joues chauffaient de plus belle.

Je tendis son miroir à Jessica, et tenta de réajuster mon pull pour camoufler les preuves du passage de ses lèvres voraces.

Angela et Jessica riaient de mon embarras.

Je n'en revenais pas, il m'avait marquée…Ses lèvres avaient sucé durement ma peau..Je n'aurais jamais cru qu'Edward prenne ce risque. Je savais qu'il avait vaincu sa soif pour mon sang…mais de là à être si audacieux face à sa nature…

Alice avait raison, Edward avait changé, désormais il avait foi en lui, foi en son contrôle. Elle m'avait d'ailleurs suggéré de l'aider à prendre confiance en lui. J'avais suivi son conseil il ya quelques heures…lorsque, surmontant ma pudeur je m'étais déshabillée sensuellement pour Edward. C'est tout ce que j'avais eu besoin de faire…Edward avait déjà changé… et avait, très bien, pris la situation en mains !

Les rires étouffés d'Angela m'arrachèrent de mes pensées.

« Humm…oui..oui.. Peut être qu'Edward est revenu.. » Leur dis-je, embarrassée. Je ne pouvais pas nier. Elles rirent de plus belle.

« C'est à cause de lui que tu étais en retard ce matin ? » Me demanda Jessica, empressée.

Je sursautais.

« Hein ? Euuhhh..n-non, non , je.. »

Je n'en finissais pas de rougir, mes joues me brulaient à présent. Si j'avais pu, j'aurais traversé la cafeteria en courant pour échapper à cette conversation.

« Je suis sûr du contraire ! » Me dit-elle, surexcitée par son affirmation.

« Alors..Edward et toi vous avez... » Angela ne finit pas sa question, suffisamment explicite.

« Non ! » Leur répondis-je aussi sec. Je ne mentais pas. Bien…si mon père n'avait pas fait irruption, cela aurait été effectivement le cas…

Elles me fixaient, septiques.

« ..Je..Il est juste passé me saluer.. »

« Pourquoi n'est il pas venu au lycée ? » Me demanda Angela. Zut !

« Hummm..Il était …fatigué par le voyage…Il a préféré rester se reposer chez lui. »

« En tout cas il semble que tu lui ai beaucoup manqué. » Dit Angela, en fixant mon cou à nouveau et clignant de l'œil.

« Huumm..ouuais..on peut dire ça. » Dis-je gênée.

« Tu sais Bella..Ne le prend pas mal..Mais je dois t'avouer quelque chose…J'ai..du mal à imaginer Edward Cullen…Comment dire..à l'imaginer comme un petit ami doux et affectueux…Il..Il parait si froid, si inabordable… » M'avoua Angela.

Jessica semblait impatience d'entendre ma réponse aux suppositions erronées d'Angela.

Je savais qu'Edward l'avait toujours intrigué.

J'étais de plus en plus mal à l'aise face à leurs questions trop privé.

« Ohh…euuuhh..Eh bien rassure-toi Angela…Edward..me convient très bien.. » Lui dis-je, en essayant de répondre d'un ton dégagé et évasif.

Angela perçut enfin que leurs questions m'embarrassaient.

« Hum..Excuse-nous Bella, on est vraiment trop curieuse ! »Me dit-elle en riant doucement, gênée à son tour.

« Ouais..Juste un peu » Lui répondis-je en grimaçant.

Elles rirent toute les deux sottement.

Au même instant mon portable vibra dans ma poche. Je le retirai et vu le prénom d'Edward sur l'écran. Mon cœur s'affola : Il appelait rarement sur mon portable.

« Euhh..Excusez-moi… » Leurs dis-je en me levant.

« Quand on parle du loup.. » dit Angela en souriant. Comment savait-elle ? C'était si évident

sur mon visage ?

Je m'éloignais un peu gauchement et décrochais.

« Hé.. » dis-je simplement.

« Bella..Je ne te dérange pas ? » Jamais !

« N-Non, non pas du tout..Que..Qui a-t-il Edward ? » Demandais-je un peu inquiète.

Il ria. J'aimais tant entendre son rire cristallin.

« Ma Bella anxieuse… » Il rait doucement à nouveau

« Tout va bien Bella..Je voulais juste te proposer quelque chose.. »

Mon cœur s'emballait maintenant, mais pas d'inquiétude….d'excitation..

« Hummm..Bien..J'ai pensé..cette nuit..Charlie sera toujours present.. alors..Bien.. Que dirais tu de venir chez moi Bella ? »

Mes mains tremblaient et je me concentrais pour ne pas faire tomber mon portable.

« Oh..Euuhh..oui..oui avec joie..m-mais tes parents ?..tes frères ?.. tes s..»

« C'est arrangé » me coupa t'il. « Nous serons seul. La maison est à nous jusqu'à demain. »

« C-Comment as-tu.. » Je bafouillais, et je suis sûre qu'Edward souriait au téléphone.

« Carlisle et Esmée ont prévu d'aller rendre visite à un clan-ami ce soir, à une centaine de kilomètres de Fork. Je n'ai pas eu besoin de convaincre Alice et Jasper de les accompagner, Alice avait déjà vu que j'allais le leur demander...Et puis j'ai eu une petite discussion avec elle..au sujet de sa mauvaise manie de partager ses visions de ma..humm..de notre vie amoureuse. Elle me devait bien ça. »

Je tortillais mes doigts, nerveusement.

« Et..et pour Rosalie et Emmet.. ? »

« Humm…ce fut un peu plus ardu..De plus Emmet est un peu fâché contre moi..Alors.. »

« Pourquoi est il fâché ? » Demandais-je curieuse.

« t'expliquerais un peu plus tard…Bref..j'ai finalement réussit à les convaincre d'accompagner les autres… »

« Comment ? »

Il ria à ma question.

« Je les ai menacé, durant un mois, de dire à voix haute leurs pensées lubriques en présence de Carlisle ou d' Esmée, et croit-moi, elles ne manquent pas...»

Je ne pus me retenir de rire à mon tour.

« Ils vont te haïr ! »

« Ça m'est égal…du moment où nous sommes seul. » Dit-il d'une voix voluptueuse.

Je restais un moment silencieux, perdue une nouvelle fois dans mes pensées de la nuit à venir.

« Bella ? »

« Oh..humm…excuse moi...Je…Je réfléchissais à -à..ce que j'allais raconter à Charlie... ».

« Je te fait confiance »

Je voyais Angela et Jessica me faire des grands signes.

« Hein…ohh..euh..oui, oui je..j'ai déjà une vague idée.. » Dis-je d'une voix distraite.

« Il y a un problème Bella ? Humm…Je..Je ne veux rien t'imposer, si tu veux attendre.. »

« NON ! Non ! » Dis je un peu trop fort.

« Non, ne veux pas attendre…C'est...c'est juste Angela et Jessica qui..»

« Elles t'ennuient ? » Demanda-t-il, préoccupé.

« Non, non, elles sont juste ..curieuses…Angela a remarqué mes.. » Je m'arrêtais net.

Silence. Je n'osais plus ouvrir la bouche, j'en avais trop dit.

« Qu'a-t-elle remarqué Bella ? »

Au son feutré de sa voix je compris qu'il connaissait déjà la réponse. Il voulait me taquiner.

« Ton penchant vampirique ! » Lui chuchotais-je.

Il ria.

« Je suis désolé Bella…Je n'ai pas pu résister…comme tu l'as dit..c'est mon mauvais penchant. » Me répondit-il amusé.

« Je n'ai pas dit que c'était un mauvais penchant.. » Ajoutais-je doucement.

J'entendis un grognement doux.

Je m'éloignais encore un peu.

« Bella…Je..Je suis fou de cette attente.. » Me dit-il, une réel souffrance dans la voix.

Je commençais à chercher mon souffle.

« Moi aussi Edward… »

La sonnerie de la reprise des cours retentit dans la cafeteria.

Il soupira.

« Rejoint moi vite. »

« Promis »

Je raccrochais, le cœur palpitant.

Je revenais vers Angela et Jessica qui m'attendaient avec excitation, faisant de mon mieux pour oublier le frisson qui parcouraient mon corps. Mon dieu… cette journée était hélas loin d'être finit.

L'après-midi toucha enfin à sa fin, et la plupart des élèves passaient les portes du lycée avec hâte, en prévisions de leurs sorties du week-end.

Je saluais rapidement Jessica et les autres et montait rapidement dans mon camion.

Ils m'avaient proposé de me joindre à eux pour une viré sur la plage. J'avais déclinais leur offre, ayant bien sur d'autres projets en vue.

J'arrivais plus vite que d'habitude chez moi. Je franchissais la porte d'entrée, tout en répétant silencieusement ce que j'avais prévu de dire à Charlie.

Je posais ma veste et le rejoins dans le salon. Il suivait un énième match de baseball à la télévision. Tant mieux, il était généralement de bonne humeur lorsqu'il regardait du sport.

« Hé..Bonsoir Bella…Tu as passé une bonne journée ? »

Horrible et interminable.

« Ouais…merci. »

« Hummm. Char..Papa, ça ne t'embête pas si je passe la nuit chez Angela.. »

Il leva le nez de sa télévision.

« …Elle a un devoir important à rendre pour lundi,…elle a quelques difficulté et je lui ai proposé mon aide… »

Angela passait le week-end hors de la ville, chez ses grands-parents, une couverture parfaite.

« Et vous allez y passer la nuit entière ? » Me demanda-t-il.

« Non, non bien sûr…On compte commander quelques pizzas et louer des dvd pour se détendre. Je…j'ai juste envie d'une une nuit entre filles…de discussions interminables…

Tu voix ce que je veux dire.. »

Non il ne voyait certainement pas. Ce genre de soirée lui été parfaitement inconnue. Mais je savais qu'il serait heureux que je passe la nuit chez une amie. Je n'étais pas des plus sociable, je sortais peu (sauf avec Edward)…et ça l'inquiétais parfois. Il n'allait donc pas me refuser ce genre de sortie. De plus il pensait qu'Edward était absent, donc il était rassuré !

« Euhh… . »

« Si ça te gène je rentrerais juste un peu plus tard que d'habitude.. » Je l'achevais.

« Non, non ! Vas-y, passe la nuit chez ton amie Bella..Tu as le droit de t'amuser, et puis c'est vendredi… »

Gagné !

« Merci..Bien, je prend une douche et je la rejoins directement »

« O.K »

Il retourna à son match, sans une once de soupçon.

Je montais rapidement à ma chambre. Je prenais une longue douche essayant de me détendre avant de rejoindre Edward. J'étais impatience mais aussi un peu nerveuse. Un drôle de sentiment naquit dans ma tête. Je repensais à Edward, ou plus exactement à l'aisance dont il avait fait preuve la nuit dernière. C'était nouveau pour moi, mais lui semblait…si expérimenté…Mon esprit ne put s'empêché de se demander s'il avait connu d'autres femmes avant moi...des femmes de son espèce…Ce drôle de sentiment n'était en fait que de la jalousie. Je me sentis soudain très peu de chose. Je recommençais à me demander ce qu'une simple fille comme moi avait de spécial pour retenir un être comme Edward? Moi, une jeune femme si ordinaire, si maladroite.

L'eau, devenu tiède, me sortit de ma réflexion et je sortis de la douche, je secouais la tête pour essayer de chasser toutes ces pensées idiotes.

J'allais jusqu'à ma commode pour choisir un ensemble de lingerie, digne de cette soirée.

Tout en farfouillant mon tiroir , je repensais encore à cette nuit dans ses bras, où son amour pour moi fut si palpable, si absolu. Je souris à cette sensation extraordinaire d'être éperdument aimé par ce magnifique immortel. Je minimisais finalement mes théories sur ses éventuelles et anciennes liaisons, et ma jalousie naissante se dissipât.

Peu satisfaite des ensembles que je trouvais, j'ouvrais le deuxième tiroir de ma commode :

Je restai médusé à son contenu. Il y avait des dizaines d'ensembles de lingerie fine, tous neuf. Ils étaient magnifiques et je déduis rapidement qu'ils étaient sans doute tous issus de grandes marques. J'osais à peine en prendre un dans mes mains. Le tissu était si raffiné, si sophistiqué.

Un seul nom me vint à l'esprit : Alice.

Soudain je compris. Elle avait vu ce moment. Elle avait vu que ne trouverais pas un ensemble assez honorable pour cette soirée inoubliable. Elle avait donc réglé le problème…à sa façon. Je ne la remercierai jamais assez…Elle avait vraiment fait des folies.

Je contemplais un à un ces ensembles, ils étaient tous fabuleux. Le choix était difficile. Mon choix s'opta finalement pour un ensemble en dentelle rouge carmin, orné de subtil motif de couleur ocre doré.

Je m'étais attardé pour choisir ma lingerie, mais concernant le reste de mes vêtements, je ne me posai pas vraiment de question et choisi une tenu décontractée, fidèle à moi-même. Jean et chemise noire centrée. Je déposai le tout sur mon lit.

Je retournais dans la salle de bain et pris le lait pour le corps que ma mère m'avait offert il y a quelques temps. Il était vraiment agréable au toucher et son parfum fleuri était discret, juste ce qu'il fallait. J'enduisais longuement mon corps. Sans m'en rendre compte, j'imaginais au bout de quelques minutes, que c'était les mains d'Edward qui enrobait mon corps de cette lotion fondante. Aussitôt mon cœur amoureux s'emballa et une chaleur intense gagnait mon ventre. Mon corps s'emportait !

J'arrêtais ma friction et sortait de la salle de bain.

Je revêtais enfin l'ensemble d'Alice : c'était stupéfiant. Il avait semblé fait pour moi.

Alice était vraiment douée en matière de lingerie, comme tout ce qui touché à l'aspect vestimentaire d'ailleurs,.. Je ne pouvais nier son talent comme je m'observais gaiement dans le miroir de ma chambre.

La forme du soutien gorge m'offrait un décolleté plus plongeant et plus sexy que ceux que je portais d'habitude. Il sublimait mon buste et donnait à mes petits seins l'illusion de formes plus généreuses. La couleur vive et chaude tranchait strictement avec ma peau claire. Ce contraste était vraiment séduisant.

La culotte, elle, semblait être faite d'une dentelle encore plus fine et plus douce. C'était une culotte garçon : taille basse et dentelle qui descendait légèrement plus bas sur mes cuisses. Elle était à la fois très confortable et extrêmement sexy. Bien loin de ce que j'avais l'habitude de porter.

Je me demandais tout à coup si Edward était un amateur de dessous…Je frissonnais à l'idée que j'aurais bien vite la réponse à ma question.

Je finissais de m'habiller et de me coiffer.

Je rejoins Charlie, toujours au salon.

« Humm, Char..papa, j'y vais…à demain alors.. » Lui dis-je, lui faisant un faible au revoir de la main.

Il se retourna vers moi.

« Très bien, j'espère que tu passeras une bonne soirée..À demain Bella » Me dit-il, visiblement joyeux de mon (faux) élan de socialisation.

Je passais la porte et montais dans mon camion.

Je démarrais et partait en direction de la maison de la famille Cullen.

Sur la route, je pouvais presque entendre les battements forts de mon cœur, et mes mains tremblaient légèrement. Cette nuit..notre nuit..si attendu…Avant même d'arriver j'étais très émue. Je devais me reprendre, je ne voulais pas qu'Edward pense à tord que j'étais effrayée ou quelque chose du genre. Je respirais profondément, plusieurs fois d'affilé…je sentis mon cœur ralentir un peu.

Je quittais finalement la route et empruntais le chemin sombre qui menait à sa demeure.

Je ralentissais et arrivais enfin devant son porche.

Le ciel était clair, et le soleil encore haut. Mais ici, la nuit semblait toujours proche…Tout était sombre. La végétation dense, et les arbres monumentaux qui encerclaient la maison empêchaient la luminosité du soleil de parvenir jusqu'ici. Cela donnait une dimension mystérieuse aux lieux.

Je descendais du camion et mes yeux cherchaient sa présence. Rien.

Je montais les quelques marches de l'entrée et ouvrait la porte, sans bruit.

Une faible lumière diffusait du grand salon. Je m'approchais doucement pour découvrir la lumière douce de quelques bougies, semées ici et là. Une subtile et savoureuse odeur de cuisine flottait dans l'air, jusqu'ici.

Edward avait cuisiné pour moi ? L'idée me fit sourire tendrement.

Soudain, dans mon dos, des bras puissant encerclèrent ma taille.

« Bonsoir mon amour… » Me dit sensuellement Edward avant de m'embrasser dans le cou.

Je ne pus retenir un tremblement.

« J'ai vraiment cru que j'allais devenir fou… » Me dit il en remontant son visage dans mes cheveux. Il humât profondément dans ma chevelure et je l'entendis grogner tout bas.

Je tremblais à nouveau.

Il me retourna doucement face à lui et il m'embrassa délicatement, presque chastement.

« Je suis si heureux que tu sois enfin là Bella.. »

Il me sourit et je contemplais son visage sous le faible éclairage.

Ses yeux étaient encore plus ensorcelants que d'habitude.

Ils étaient étincelants… semblant être fait d'or et de feu.

Ses cheveux chauds et luisants étaient comme… la fourrure vivante…d'un animal sauvage.

Ses lèvres fines semblaient avoir été peintes au pinceau..

Mes yeux étaient perdus dans sa contemplation et j'oubliais le reste de mon corps..

« Respire Bella.. » Entendis-je.

Je revenais à moi. Edward me regardait, amusé.

Il passa sa main dans mes cheveux.

« Je vais devoir t'accrocher une bouteille d'oxygène à ton dos si tu continus d'oublier de respirer quant tu es avec moi.. » Se moqua-t-il tendrement.

« Hummm…je perdrais ce problème…si..tu étais moins sublime... »

Il sourit et rapprocha ses lèvres des miennes.

« De nous deux, c'est toi la plus sublime Bella.. » Me retourna-t-il, d'une voix terriblement sensuelle.

Alors, il effleurait lentement ses lèvres froides sur les miennes, horriblement lentement…laissant de temps à temps sa langue filait entre elles. Il accentua la fente entre mes lèvres et suça voluptueusement mes lèvres humides et tremblantes. Il resserrait ses mains autour de mes hanches, me tirant doucement contre lui. Je tremblais en sentant contre moi sa virilité déjà érigé. Il suça ma langue entres ses lèvres, subtilement au début…puis progressivement il augmenta la succion douce de ma langue. Il ne m'avait jamais embrassé de cette façon.

J'avais l'impression que ma bouche semblait être une sucrerie dont il se délectait.

Il libera finalement ma langue et mordilla ma lèvre inferieure puis s'attaqua, toujours délicatement, à ma lèvres supérieur. Un grognement doux provenant de sa gorge les fit vibrer délicieusement. Je gémis entre ses lèvres et pressais mon bassin contre son membre. Il grogna plus fort et m'embrassa enfin complètement, langoureusement.

J'allais être à bout de souffle. Il le senti et libéra ma bouche, un sourire comblé sur son visage. Je respirai lourdement.

Avant que je m'en rende compte j'étais soulevée du sol, dans ses bras.

« J'ai une surprise pour toi, ma petit humaine.. » Dit-il en souriant comme un gamin.

Il m'emmena à vitesse de vampire jusqu'à la cuisine.

Ma bouche s'ouvrit dans la stupéfaction.

Edward me posa à terre, me laissant errer, ahurie à travers la cuisine.

Des dizaines de mets, tous dans des plats différends, étaient disposés sur la grande table. Mes yeux s'égaraient dans ce paysage culinaire aux formes et couleurs multiples. J'étais au milieu d'un restaurant trois étoiles ! Des aromes qui m'étaient inconnu flattaient mes narines.

Les plats froids et les dessert reposaient sur des assiettes de glace pilée…Les plats chauds eux, étaient sur des petits bruleurs, pour maintenir leur température. Je n'avais jamais rien vu de tel.

Je me retournais vers Edward, qui était appuyé contre le bar de la cuisine, sourire aux lèvres.

« Edward…C'est..éblouissant…C'est toi qui fais tout ça ? »

Il hocha la tête dans la négation.

« Hélas, je n'ai pas ces talents culinaires. Ces plats ont été élaborés par un grand chef français. Une relation de Carlisle, il l'a eu plusieurs fois comme patient à l'hôpital. Je ne voulais pas te laisser mourir de faim, Bella. » Dit il en riant.

« C'est splendide, mais tu as vu grand. Je n'arriverais jamais à manger tout ça tu sais… »

Il leva un sourcil.

« Disons juste..que…j'ai pensé que tu pourrais avoir un peu plus faim que d'habitude …ou avoir besoin de reprendre des forces… »Dit-il de manière équivoque.

Je sentis mes joues s'empourpraient à ses allusions.

Il s'avança jusqu'à moi.

« J'adore te voir rougir Bella..C'est vraiment adorable.. » Dit- il tendrement.

Il prit mon visage rougi dans ses mains et déposa un baiser doux sur mes lèvres.

« Adorable.. » Chuchota –il en se retirant.

J'appuyais mes mains sur son torse.

« Profite en Edward…ça ne durera pas.. »

Il savait que j'évoquais le jour ou je serais comme lui, un vampire, et que je perdrais toutes ces manifestations humaines qui l'aimaient tant. Je ne comprenais pas pourquoi d'ailleurs.

Il fronça les sourcils un instant.

« Bien nous verrons ça beaucoup plus tard….Pour l'instant tu es toujours ma petite humaine..et je compte bien profiter …de tous tes petits défauts.. »Me dit il d'une voix si basse qu'elle me fit trembler.

« As-tu froid ? » S'inquiéta-t-il.

« Non, non tout va bien Edward.. » Le rassurais-je.

Il me relâcha néanmoins, craignant toujours que je sois frigorifié quand j'étais contre lui.

« Veux-tu diner ? » Me demanda-t-il, toujours attentif à mes besoins primaires d'humaine.

« Hummm…il est encore un peu tôt…je te remercie Edward.. ..Néanmoins… »

Je ne résistais pas à déguster du bout du doigt un fabuleux gateaux aux trois chocolats, qui trônait glorieusement parmi tous les autres desserts, sur la table.

Mon palais découvrait à cet instant des saveurs inédites…délicieuses…Mes yeux s'étaient fermés sous l'émotion de ces nouvelles sensations gastronomiques.

Je gémis de plaisir, suçant pleinement mon doigt pour ne pas perdre une miette de ce délice.

Une fois passée cette euphorie gustative, je ré-ouvrit les yeux.

Ma respiration cessa à la vue d'Edward.

Il me regardait intensément, le visage et la mâchoire serrés. La couleur de ses yeux avait subitement viré à un noir profond, presque ténébreux, rehaussés d'une étrange lueur.

« Qu-qu'est ce qui se passe Edward. ? » Demandais-je, inquiète.

Il ne répondit pas mais un léger grognement monta dans sa poitrine.

J'avalais durement.

« E-Edward..Qu'et ce qu'il y a .. » Redemandais je en m'avançant vers lui.

Il fit deux pas en arrière.

« U-Une minute Bella…L-Laisse moi une minute..Ne-ne bouge pas s'il te plait.. » Me demanda-t-il, serrant toujours les dents, comme s'il avait mal ou qu'il luttait contre une force supérieure.

Il me faisait penser à un lion blessé qui observait une gazelle et qui se demandait s'il allait se jeter sur elle ou pas.

Subitement, je déchiffrais cette étrange lueur qui brillait dans son regard.

Du désir.

C'était du désir, un désir brutal, presque terrifiant.

J'étais en train de comprendre…Je baissai alors mes yeux au doigt qui avait recueillit ce bout de gâteau au chocolat. Je repensais ensuite à ma gestuelle..Et là tout fut clair…Celle-ci avait été plus qu'équivoque et avait suggérée dans l'esprit d'Edward...une certaine fantaisie sexuelle. Mes joues s'empourprèrent, mes lèvres s'entrouvèrent dans la surprise, et en même temps je sentis cette délicieuse et familière sensation inonder mon bas ventre. Cette révélation venait de m'exciter au plus haut point.

Un minute ou deux avaient passées, et effectivement, Edward parut se rétablir. Ses traits s'apaisèrent et il expira longuement. Il revint doucement vers moi, le visage confus, les poings serrés.

« Je suis vraiment désolé Bella…Je..»

« Non, Edward..C'est moi qui suis désolée..Je sais que tu fais de terribles efforts pour te contenir..et..et je n'ai pas été suffisamment prudente..J'aurais du prendre garde à mes gestes…à ce qu'ils pouvaient te laisser imaginer..» Le coupais-je.

Je ne voulais pas qu'il se sente fautif et qu'il recule encore une fois.

« J'ai faillit perdre mon contrôle Bella...Je-je j'ai cru que j'allais reverser le contenu de la table..et te prendre directement Bella..ici ..maintenant..» Dit-il furieux contre lui-même. Il recommençait à douter de lui.

Je m'avançais vers lui et pris son visage entre les mains.

« Edward..Tout va bien, tu n'as rien fait..Tu n'es pas le seul en cause..Je dois moi aussi faire attention à mon comportement…Tu es un homme avant tout.. » Je repris discrètement mon souffle, le cœur battant la chamade à ce que j'allais dire. « …un homme avec ses besoins et ses..ses fantasmes…Je le comprends Edward….Nous pourrons bientôt faire tout ce que nous voudrons… sexuellement…Je dois juste faire attention jusque là, à ne pas te pousser trop vite, trop loin…et tout ira bien Edward…»

Je perçus une brève lueur d'excitation dans ses yeux. Hummm..Il était clair qu'il avait du souvent penser à cette caresse toute particulière.. Je gardais soigneusement cette information dans un coin de ma tête.

Je l'embrassai tendrement, me blottissant contre lui. Mes mains caressaient calmement ses cheveux et rapidement Edward commença à s'apaiser. Sa colère envers lui diminuait et bientôt un ronronnement léger retenti dans sa poitrine. Il était désormais plus facile et plus rapide de lui refaire prendre confiance. Il y a peu il se serait enfui suite à cet incident, de peur de céder à son désir et risquer de me blesser.

J'abandonnais ses lèvres pour embrasser ses joues, son front et finalement son nez. Il sourit tendrement.

Je lui souris à mon tour.

« J'aime quand tu ronronnes » Dis-je à voix basse.

Il déposa un baiser sur mes lèvres.

« Je vous aime Bella Swann ». Ses yeux resplendissait d'amour.

Je déposai à mon tour un baiser sur ses lèvres

« Je vous aime aussi Edward Cullen »

Son ronronnement s'intensifia pour finir en grognement léger.

Il m'embrassa sensuellement dans le cou, juste à l'endroit où il m'avait marqué, me serrant contre lui.

« Bella...j'ai trop envie de toi.. »

Je gémis faiblement.

« Edward.. »

Je gémis à la sensation de ses lèvres exquises dans mon cou.

La seconde suivante j'étais dans ses bras et nous étions à l'étage. Il ouvrit la porte d'une des nombreuses chambres du palier. Je n'avais encore jamais vu celle qui venait d'ouvrir. Elle était splendide. Un lit à baldaquin gigantesque dominait la pièce, les meubles étaient simples mais élégants, une double porte-fenêtre entrouverte, donnait sur une agréable terrasse qui semblait être apposé directement sur les branches des arbres centenaires. Un air frais et boisé s'engouffrait délicieusement dans la pièce. De simples bougies éclairent à peine la grande chambre. C'était féérique.

Edward me portait toujours dans ses bras.

« C'est Esmée qui l'a décorée..Spécialement pour toi. Humm..pour nous..Elle à pensait que tu..que nous serions plus à l'aise ici que dans ma chambre, qui n'a qu'un simple canapé.. »

« Elle est ..irréelle.. » Soufflais je.

« Esmée sera heureuse d'apprendre qu'elle te plait »

« Il serait impossible de ne pas l'aimer ! »

Edward resserra ses mains sur moi.

«Tout comme il serait impossible de ne pas t'aimer Bella»

Il m'embrassa tendrement, fit quelques pas dans la chambre et m'allongea sur le grand lit.

Nous y étions enfin. Ce moment tant attendu, milles fois imaginé, milles fois repoussé.

Je n'étais plus nerveuse, mais un frémissement d'excitation traversa mon corps.

Edward restait debout devant moi, les yeux sombres, semblant attendre quelque chose.

Me voyant ainsi tremblotante, je compris qu'il essayait d'être prévenant avec moi, qu'il ne voulait pas me brusquer. Je me rappelais alors son billet doux : Il voulait être moins pressant…plus sage, comme il me le promettait dans ses lignes.

Il attendait un signe de ma part, un signe que j'étais prête, un signe que j'étais prête à faire l'amour avec lui. Son attitude me fit l'aimer plus encore qu'il ne m'était possible de croire.

Je souriais et me relevais lentement du lit. Je me tenais à quelques mètres d'Edward, qui restait toujours immobile.

Je le regardais intensément et commença à déboutonner mon chemisier.

Aussitôt un feulement de plaisir résonna dans la chambre….

A suivre…