Coucou tout le monde ! Vraiment vraiment vraiment désolée pour le temps d'attente, j'ai eu des pépins de santé, puis des problèmes d'ordi, puis des Bacs blancs et tout s'est enchaîné x-x Mais voilà, c'est ENFIN les vacances ! Merci à Donnegail, 0ayumi0, Saku-chan06 et Doctor Kaylee Smith pour les reviews, ça me pousse à avancer, c'est très important pour moi. Un petit OS Doctor/Master va arriver sous peu, donc surveillez la partie Doctor Who :D Voilà donc la suite, j'arrête de faire durer le suspens.

Chapitre 8 : Quand ça commence mal, ça ne peut qu'empirer.

Lorsque Sherlock porta la tasse à ses lèvres, il se rendit compte presque instantanément que quelque chose n'allait pas. Il y eut comme une alarme, dans son palais mental, lui hurlant que ça n'allait pas. Il ne comprit pas comment il se retrouva au sol, il entendit sa mère hurler, et il sentit les bras de Mycroft tentant de le plaquer au sol. Il convulsait violemment, se claquant contre les meubles en bois noir de la cuisine. Son frère reprit le contrôle. Il l'attrapa sous les bras et le traîna dans le couloir, moins meublé, là où il ne risquait pas de se faire mal.

« Maman ! Appelle une ambulance au lieu de hurler ! » hurla le roux, essayant de garder le contrôle sur ses émotions. « Et ne touche pas au sucre ! »

Il se retourna vers son petit frère et lui plaqua les bras au sol, pour qu'il évite de se blesser d'avantage. Sherlock semblait encore conscient, Mycroft pouvait voir ses yeux bouger, il semblait effrayé.

« Sherlock. Sherlock, tu m'entends ? Il faut que tu essayes de te maîtriser, tu te fais du mal tout seul. Sherlock ! »

Il était en train de tourner de l'œil, l'inconscience le gagnant progressivement, l'appelant. Les ambulanciers arrivèrent cinq minutes plus tard et l'emmenèrent, laissant Mycroft seul à la maison, avec une tasse de thé brisée sur le sol et du sucre empoisonné.


Stamford était à l'extérieur, enfin libéré des obligations familiales. Il était même étonné que personne ne l'ait encore retrouvé. A croire qu'il avait un certain don pour le cache-cache. Il avait pris un bus pour Londres, et traînait désormais dans les banlieues mal-fréquentées, où il était presque certain que personne n'irait le chercher. La police avait bien d'autres chats à fouetter actuellement. Il savait se battre, il excellait dans les courses d'endurance et il pourrait facilement échapper une voiture de police avec un peu de parkour. Cependant, s'il y avait une chose dont il n'était pas sûr, c'était de sa survie dans les prochains jours. Il tenait aux barres de céréales, piquées à un SDF à son arrivée. Il n'avait même pas de quoi se changer. Son T-Shirt était couvert du sang du chien de Sherlock. Saleté de clebs. Il l'avait mordu violemment au bras, et la marque, violacée, était clairement visible.

Il marchait depuis vingt minutes environ, quand il repéra un homme du coin de l'œil, qui le suivait depuis quelques temps. Il était grand, blond, une capuche sur la tête. De loin, on pouvait clairement voir une grande cicatrice qui partait de sa tempe et descendait jusqu'à sa joue, striant son œil de manière effrayante. Il essaya de le distancer, en trottinant, mais il avait beau tourner aux coins de rues, l'homme continuait de le suivre. Il semblait même presque s'amuser de la situation, puisqu'il devait, depuis un moment déjà, avoir compris que sa proie essayait de lui échapper. Puis soudain, son poursuivant tourna dans une ruelle.

Stamford, intrigué, fit demi-tour pour voir ce qu'il fabriquait, sans vraiment savoir pourquoi il en ressentait le besoin. C'était stupide. Il arriva dans la rue. Personne. Et un truc se planta dans son cou. Il s'effondra au sol. Avec le peu de conscience restante, il put voir l'homme qui le suivait descendre tranquillement de l'escalier de secours, un fusil de sniper dans une main, une radio dans l'autre.

« Boss ? dit-il à son attention.

- Oui ?

- J'ai le paquet, je rentre.

- Génial. Met le directement à la cave. »

Le blond à capuche lui mit un sac sur la tête, et, dans un grognement, le souleva et le porta jusqu'à une voiture noire aux vitres teintées qui venait d'apparaître à l'entrée de la rue.


Sherlock était dans un lit, à l'hôpital de la ville d'à côté, relié à des dizaines et des dizaines de sondes, vérifiant ses constantes. Les médecins l'avaient plongé dans un coma artificiel, pour stopper l'avancée du poison et avoir le temps de l'extraire. Quelques heures s'étaient écoulées depuis l'accident, Mycroft était au chevet de son frère. Comme par hasard, Stamford avait reporté son arrivée à la soirée, soi-disant pour ne pas « déranger ». Le grand frère de Sherlock, tout du moins celui que ce dernier considérait comme « de sang » s'était rendu directement à l'hôpital après avoir lancé les analyses de poison au commissariat.

Il tremblait légèrement, faisant un effort surhumain pour garder le contrôle sur ses sentiments. Le truc, c'est qu'il n'avait aucune idée de comment il devait réagir. Il se sentait impuissant. Son frère avait été empoisonné sous ses yeux et il avait été incapable de s'en rendre compte. Il n'osait même pas parler, craignant que Sherlock l'entende et le lui reproche plus tard. Il restait là, silencieux, à tenir la main de son petit frère, encore plus pâle qu'à l'habituel. Il espérait que quelque chose se passe, n'importe quoi. Toute cette histoire l'obsédait. Une infirmière toqua doucement à la porte, et rentra timidement.

« Monsieur Holmes ? L'heure des visites est terminée, je vais être obligée de vous faire sortir.

- Très bien, dit-il en soupirant, tout en reposant doucement la main de son frère sur le matelas blanc.

- Nous vous appellerons si quoique ce soit se passe, ne vous inquiétez pas. »

Mycroft se leva, puis passa devant l'infirmière, son parapluie au bras, non sans un regard sur la chambre de son petit frère, que l'infirmière plongea dans l'obscurité. Il rentra chez lui en bus alors que la nuit tombait doucement.

Lorsqu'il gravit l'allée rocailleuse qui menait au manoir, il repéra immédiatement la nouvelle voiture, qui, quand il arriva, éteignit ses phares. La porte de celle-ci s'ouvrit sur un homme assez imposant, presque aussi roux que lui étant enfant, à croire qu'il l'avait fait exprès pour attirer son attention. Mycroft accéléra le pas pour le rejoindre. Avant même qu'il n'est le temps d'appuyer sur la sonnette, le politicien le tira en arrière et le plaqua contre le mur.

« Eh bien, petit frère, en voilà un accueil.

- La ferme Stam'. Si c'est toi qui as fait ça à Sherlock, je t'assure que je te ferais enfermer pour le restant de tes jours, est-ce que je me suis bien fait comprendre ?!

- Je viens d'arriver, je ne sais même pas ce qu'il s'est passé. Promis. »

La porte d'entrée s'ouvrit. Mary Holmes les dévisagea tous deux, surprise. Elle avait revêtu une de ses robes de bals, horrible, avec des plumes et des froufrous qu'elle semait partout dans la maison. Elle se reprit bien vite et vint serrer son troisième fils dans ses bras. Contrairement aux deux autres, Stamford ne se fit pas prier, la joie de retrouver ses parents était presque trop réelle pour Mycroft, qui observait la scène, à l'écart.

« Mycroft, tu veux bien porter les valises de ton frère ? »

Elle ne lui laissa même pas le temps de répondre, laissant le politicien avec quatre valises imposantes. Quatre ? Pour quelques jours ? Il résista à la tentation de les fouiller tout de suite. Il se réservait ce plaisir pour quand Sherlock sera tiré d'affaire, puisqu'il était évident pour lui qu'il allait s'en tirer. Il soupira en attrapant deux des valises. L'arrivée de Stamford n'annonçait rien de bon.