La belle des lanternes rouges

La belle des lanternes rouges

Auteur : laptite-guimauve

Disclaimer : J.K. Rowling possède tout sauf l'héroine de cette histoire

Genre : Aventure/romance

Rated : M pour les chapitres à venir, mais y a le temps !

Note de l'auteur : L'histoire se situe après le tome 6, mais comme le fin ne me plaisait pas (Dumby pourquoi !) j'ai fait un micmac très libre. Donc Dumbledore est vivant, Harry est toujours à Poudlard et mène la chasse aux horcruxes de front (oui en même temps que les cours, il est très fort). Rogue, toujours égal a lui-même est confronté dés le début à mon héroïne dans une scène que j'avais trop envie d'écrire pour le « fun ». Et c'est de la qu'est partie mon histoire (hé oui très étrange tous ça…). Ah oui, Sirius n'est pas mort, parce que moi je l'aime bien, Sirius. La vous vous dites « mais c'est quoi cette merde ! » et la je répond « mais enfin, c'est un beau foutoir que j'espère très marrant et agréable à lire, si si ! ».

Petit cadeau de l'auteur : ceci et un extrait d'un interview de jkr apport du tome 7, donc attention aux spoilers. Je vous ai fait une sélection spéciale Sev. Alors, merci qui ?

Laura Trego : Dans la dernière scène, est-ce que l'absence du portrait de Rogue dans le bureau du directeur était volontaire ?

J.K. Rowling : C'était volontaire de ma part. Rogue avait abandonné son poste avant de mourir, il ne méritait donc pas d'être inclus dans ce cercle auguste. Néanmoins, j'aime à penser que Harry s'assurerait que le portrait de Rogue soit inclus à terme.

Lechicaneuronline : Selon vous, Rogue est-il un héros ?

J.K. Rowling : Oui, mais un héros plein de défauts. Un anti-héros, peut-être. Il n'est guère sympathique. Jusqu'à la fin, il demeure cruel, tyrannique, rongé par l'amertume et le manque d'assurance – et pourtant il a aimé, et il a été loyal envers cet amour. Au final, il a donné sa vie pour cet amour. Ça, c'est plutôt héroïque !

Jaclyn : Est-ce que Lily a jamais eu des sentiments envers Rogue ?

J.K. Rowling : Oui. Elle l'aimait comme ami ; elle serait peut-être même tombée amoureuse de lui s'il n'avait pas tant aimé la magie noire, s'il n'avait pas été attiré par des gens et des actions aussi détestables.

Annie : Est-ce que tous les sorciers savent maintenant que Rogue était l'homme de Dumbledore, ou est-ce qu'ils pensent encore que c'était une enflure ?

J.K. Rowling : Harry se serait assuré que l'héroïsme de Rogue soit rendu public. Ce qui n'aurait pas empêché Rita Skeeter d'écrire "Rogue : Ange ou Crapule ?"

Nithya : Lily détestait Mulciber et Avery. Si Rogue l'aimait vraiment, pourquoi n'a-t-il pas sacrifié leur compagnie pour elle ?

J.K. Rowling : C'est la tragédie de l'histoire de Rogue. S'il avait à le refaire, il ne deviendrait pas un Mangemort, mais comme beaucoup de gens vulnérables et qui manquent d'assurance (comme Queudver), il voulait être membre de quelque de grand et puissant, quelque chose d'impressionnant.

Rachel Nell : JKR, merci pour vos livres extraordinaires ! Je voudrais savoir pourquoi personne n'était au courant de l'amitié entre Lily et Rogue à l'école. Ils devaient bien se retrouver pour parler, etc. James ne connaissait pas leur passé ?

J.K. Rowling : Merci merci merci ! Tout le monde savait qu'ils avaient été amis mais que ce n'était plus le cas. Personne n'en savait pas beaucoup plus. James s'est toujours douté que Rogue éprouvait des sentiments plus forts envers Lily, ce qui est une des raisons du comportement de James envers Rogue.

Hannah : Pourquoi Rogue ne faisait-il pas plus attention à son apparence ?

J.K. Rowling : Hmm. Bonne question. Une mauvaise vue ? Peut-être qu'il se regardait dans le miroir et se trouvait splendide ? Il me paraît plus probable qu'il accordait plus d'importance à d'autres qualités !

Chapitre 8 :

-…Je te jure ! Quand je suis allé la voir, elle était complètement dans les choux !

-Dans les choux ?

-Ouais, dans les roses si tu préfères…

-Attend, dans les choux où dans les roses ?

-Ron ! C'est pareil enfin ! Harry, il faudrait qu'on aille lui rendre visite tous les trois. Peut être que ça la stimulerait un peu ?

-Pourrais-je savoir ce qu'il y a de si intéressant pour que vous ne soyez pas attentifs ?

La voix de Rogue résonna dans leur dos. Les trois amis étaient en double cours de potion avec les Serpentard. Comme à chaque cours, Harry et Ron essayaient de faire passer le temps du mieux qu'ils pouvaient. Depuis le début de l'année, ils avaient décidé de ne plus rien faire en potion. « Mieux vaut s'occuper à des choses plus intéressantes, que de perdre notre temps à faire une potion qui ne sera même pas bien notée, avait dit Ron. » C'est au grand désespoir de Hermione, qui travaillait d'arrache pied pour ses ASPIC, que les deux compères se la coulaient douce.

-J'attends, s'impatienta Rogue.

Toute la classe s'était tournée vers eux.

-Hé bien, on parlait de… d'ingrédients pour la potion…heu, commença Hermione.

-Ne vous moquez pas de moi, Miss Granger !

-On parlait de Kyoko, intervint Harry.

Rogue le foudroya du regard. Alors ainsi, même depuis son lit à l'infirmerie, cette petite idiote sabordait son autorité. Que cette femme pouvait l'agacer !

-Je ne vois pas ce que la santé de la bibliothécaire a à voir avec mon cours. Dix points en moins pour Gryffondor, pour votre manque d'attention !

Mais, il était vrai que Rogue se faisait aussi un peu de souci pour la jeune femme. Cela faisait déjà deux semaines qu'elle était à l'infirmerie, sans compter celle où elle dormait. Il n'était pas retourné la voir depuis sa rencontre avec Black. En tout cas, de ce qu'il savait, cet imbécile de maraudeur avait été découvert et viré aussi sec de l'infirmerie. Après cet incident, il avait entendu dire que Mme Pomfresh mettait la japonaise sous drogues pour la calmer.

C'est ainsi que, sans trop savoir pourquoi, Rogue se retrouva devant la porte de l'infirmerie. Sans alibis pour justifier sa présence, il entra. Après tout que risquait-il ? Il passait juste par là pour lui dire « Bonjour, ça va ? Au fait, vous pourriez arrêtez de distraire l'attention des mes élèves ? ». Voilà, c'était ça ! Il passait lui dire quelque chose dans le genre. De tout manière, ce n'était pas dans ses habitudes de venir saluer ses collèges convalescents.

Mme Pomfresh n'était pas son bureau. Elle devait être sortie pour chercher des plantes, pensa-t-il. Qu'importe. Il se dirigea vers le lit entouré de rideaux et passa le voile. Ce qu'il vit le figea sur place. Kyoko était assise sur son lit, sa chemise ouverte sur une plaie sanglante, juste au dessous de sa poitrine. Elle était entrain de refaire son pansement elle-même. Un bandage ensanglanté reposait sur les draps, Rogue se sentit tourner de l'oeil. Kyoko sursauta en le voyant.

-Donnez-moi quelques instants, Professeur. Le temps que je finisse mon pansement.

Il approuva d'un signe de tête et se retourna. Depuis tout ce temps, sa blessure n'avait pas mieux cicatrisé que ça ? Il eut un haut le cœur. Le plus discrètement possible, il inspira à fonds pour reprendre contenance. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il voyait une sale blessure. Pourquoi est-ce que cela le touchait autant ? Il devait penser à autre chose qu'à cette plaie à la base de ses seins. Ses seins… Oh mais pourquoi fallait-il qu'il pense à la poitrine de Kyoko ? Il ne pouvait pas penser au temps qu'il faisait ? Enfin, il devait avouer que les formes de la jeune femme étaient bien plus intéressantes que la pluie qui s'écrasait contre les carreaux.

-Voilà, j'ai terminé. Désolé que vous ayez eu à voir ça, mais comme je bouge beaucoup en dormant, mon pansement n'a pas tenu…

Il fit face à la jeune femme, elle reboutonnait sa chemise. Dommage, se dit-il. Après quelques instants d'un silence pesant, pendant lesquels Rogue demeurait immobile, Kyoko se lança :

-Professeur ! Sortez moi de là ! Si je passe encore un jour de plus ici, je sens que je vais devenir cinglée !

L'homme la regarda surpris.

-Potter a laissé entendre que vous étiez sous calmants. Mais apparemment, vous avez l'air maîtresse de toutes vos facultés.

-Chut, dit-elle en agitant frénétiquement la main. Il ne faut pas qu'elle entende ça!

-Qui ça ?

La réponse lui fut donnée dans l'instant, l'infirmière entra. Kyoko commença alors un incroyable jeu d'actrice.

-Mon copain Rogue, dit-elle se jetant à son cou. Mme Pomfresh ! Regardez ! Y a mon copain qui est venu me voir !

L'infirmière s'approcha d'eux. Rogue essaya de se défaire de l'étreinte de Kyoko, mais elle le tenait fermement.

-Ne faites pas attention, Professeur Rogue. Elle est sous anti-douleurs, alors elle ne sait plus vraiment ce qu'elle fait, ni se qu'elle dit d'ailleurs. Vous êtes venu lui rendre visite ?

-Non, je suis venu faire un poker avec les grenouilles.

-Grenouilles, cria Kyoko dans l'oreille du Professeur !

-Bien, vous pouvez rester mais ne la fatigué pas trop, répondit l'infirmière agacée par la remarque du Professeur de Potion.

Une fois qu'elle eut disparut, Kyoko lâcha sa prise. Elle soupira, visiblement très soulagée.

-Vous m'avez volée ma réplique, dit-elle indignée.

Rogue éluda.

-Je peux savoir à quoi rime cette nouvelle mascarade ?

Elle nota qu'il aimait bien utiliser ce mot, «mascarade ». C'était la deuxième fois qu'il l'employait pour parler de ses réactions ou de son comportement. Elle mit cela sur le compte des chocs des cultures.

-Je suis obligée de faire ça ! Dés qu'elle voit que je reprends conscience, elle me remet sous calmants ! C'est horrible ! J'avais l'impression d'être constamment dans un état second. Brr…

-Jolie performance en tout cas, mais vous ne devez pas avoir besoin de beaucoup vous forcer !

-Exact, dit-elle sans relever cette désagréable réflexion. Je préfère souffrir plutôt que d'être transformée en zombi !

-A chacun son point de vue…

Kyoko entendit des pas derrière les rideaux. Par réflexe, elle sauta de nouveau à son cou.

-Copain !

Les pas s'éloignèrent. Elle tendait l'oreille, concentrée pour guetter le moindre bruit suspect.

-Vous sautez souvent à la gorge des gens, demanda-t-il d'un ton sec ?

-Non, répondit-elle sans se laisser démonter. C'est un traitement de faveur pour vous et pour vous seul.

Elle colla doucement sur front contre le sien. Rogue était stupéfait. Comme un rien, elle avait réussi à franchir ses barrières. Il n'avait vraiment pas l'habitude que les femmes se comporte comme ça avec lui, c'est pour cela que Kyoko l'intriguait et qu'elle l'agaçait. Il déglutit, elle le regardait sans siller.

-Je voulais voir votre visage de près.

-Il n'y a rien à voir, répliqua-t-il froidement.

-Hum, je ne suis pas d'accord. J'aime vos yeux. Ils sont d'un beau noir. Un noir profond, comme une nuit froide et sans lune.

-Ne dites pas n'importe quoi.

Il se sentait bizarre, comme porté par une force invisible. Etait-ce l'étreinte de Kyoko qui lui faisait cet effet là ? Si tel était le cas, jamais il ne se le serait avoué. S'il avait eut un peu plus d'assurance et de courage, il l'aurait sûrement embrassé. En fait, il enviait Kyoko. Il enviait son courage, sa fougue, son humour, sa bonne humeur constante, sa beauté aussi. Pourquoi est-ce qu'elle s'intéressait à lui ? Pourquoi se sentait-il attiré par elle, au point de venir demander de ses nouvelles ? Enfin, c'était peut être un peu normal, n'avait-il pas assisté à son combat ? Elle relâcha son étreinte et il s'en sentit un peu frustré.

-Professeur, sortez moi de là. S'il vous plait !

Il écarquilla les yeux. Il ne laissa rien transparaître de sa surprise. Comme après un tel moment « d'intimité » pouvait-elle sortir une phrase pareille ?

-Pourquoi ferais-je une telle chose, Miss ?

Kyoko s'assit en tailleur sur le lit. Elle réfléchissait à un argument percutant.

-Si vous m'aidez à sortir d'ici, je vous jure de répondre à toutes les questions que vous désirez me poser.

-Toutes, dit-il impressionné par son cran.

-Toutes, jusqu'à mon tour de poitrine, si vous voulez !

Un sourire imperceptible naquit sur ses lèvres. Voilà qui devenait intéressant.

-Très bien, Miss.

Il s'éclipsa immédiatement et sans plus de manières, pour aller voir Dumbledore. Il ne voulait pas que cette affaire traîne. Il allait enfin savoir tout ce qu'il voulait chez cette femme et il en jubilait d'avance. Il luttait pour ne pas courir. C'était son jour de chance, à peine avait-il fait quelques pas qu'il croisa le directeur à l'angle d'un couloir.

-Oh. Bonjour Severus.

-Monsieur le Directeur.

Rogue remarqua que le vieux sorcier tenait un bouquet de fleurs à la main. Il était presque inutile de demander à qui elles étaient destinées.

-C'est pour Miss Suméragi, demanda Rogue en désignant les fleurs d'un bref mouvement de tête ?

-En effet. Ayant était très occupé par mes fonction ces dernières semaines, je n'ai malheureusement pas réussit à trouver le temps d'aller saluer notre convalescente. J'espère que ces modestes fleurs effaceront ce manque de courtoisie. Vous venez de lui rendre visite, n'est ce pas, Severus ?

-Comment…

-Oh hé bien… En tant que Directeur, je pense pouvoir dire que je connais bien ce château, même s'il regorge encore de beaucoup de mystères… Le couloir où nous nous trouvons mène à l'infirmerie, c'est pour cela que je l'emprunte…

Rogue resta silencieux. Dumbledore le fixait de son regard bleu et pénétrant. Il salua le Professeur et reprit son chemin.

-Attendez, Monsieur le Directeur. Je vous accompagne.

-Mais, ne venez-vous pas de saluer cette charmante demoiselle ? Sa compagnie vous manquerez-t-elle déjà ?

-En fait, j'aurai quelque chose à vous demander à son sujet.

-Ah ?

Il choisit, pesa, sélectionna soigneusement ses mots pour ne pas attirer les soupçons du Directeur. Après mûre réflexion, il se lança.

-Je pense que, pour une personne aussi débordante d'énergie que Miss Suméragi, la laisser trop longtemps à l'infirmerie serait une erreur…

-C'est également mon avis…Mais elle a besoin de soins et de repos…

-Peut être que la remettre rapidement à son travail serait préférable pour elle, et pour la santé mentale de Mme Pomfresh… Bien évidement, elle reviendrait à l'infirmerie à chaque fois que son traitement ou autre l'imposerait…

Dumbledore souria, ses yeux pétillaient de malice.

-Vous feriez vous du souci pour elle, Severus ?

Severus n'eut pas le temps de répondre, des éclats de voix provenaient de la porte de l'infirmerie toute proche.

-…complètement folle ! Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

-Je voulais juste…

-Vous n'aviez pas à faire ça ! C'est moi qui suis censée vous apportez vos soins ! Pourquoi pensez vous que l'on vous a envoyé ici ?

-Gomenasai.

Les deux hommes entrèrent. Mme Pomfresh était rouge colère. Dumbledore se racla la gorge pour signaler sa présence.

-Bonjour Pompom, bonjour Kyoko.

L'infirmière se précipita vers eux, pointant un doigt accusateur sur Kyoko.

-Ah ! Monsieur le Directeur ! Cette jeune femme est complètement folle ! Elle a refait son pansement elle-même ! Pour une blessure aussi grave, c'est de l'inconscience pure et simple ! Et ce n'est pas tout, elle joue constamment la comédie pour ne pas prendre ses médicaments ! Elle a également introduit un chien dans l'infirmerie !

Kyoko adressa un petit sourire gêné au directeur. Severus profita de la situation.

-Vous voyez, Professeur. C'est de cela même dont je vous parlais à l'instant.

-Oui. Je vois maintenant ce que vous vouliez dire, Severus. Pompom, pourrais-je m'entretenir un instant avec vous ?

Le Directeur amena l'infirmière un peu à l'écart de la pièce, là où ils ne pouvaient être entendus. Leur conversation était très animée. Rogue s'approcha de Kyoko et lui adressa un clin d'œil complice qui surprit la jeune femme. Elle comprit où il voulait en venir.

-Vous alors… Vous êtes un rapide !

Après quelques minutes, le sorcier revint auprès d'eux.

-Hé bien, Kyoko… J'étais venu t'apporter des fleurs pour te souhaiter un bon rétablissement, mais je pense qu'elles sont plus promptes à célébrer ta sortie de l'infirmerie.

Kyoko laissa échapper un cri de joie. Elle le regretta aussitôt, cela avait rouvert sa blessure. Elle réussit à ne rien laisser transparaître. Mais Mme Pomfresh, vexée par la réaction de la jeune femme, lui lança un regard noir. Rogue était ravi, il préparait déjà les questions qu'il allait poser à Kyoko. Cette dernière attrapa ses affaires et sans prendre le temps de se changer, elle se dirigea vers la sortie en compagnie des deux hommes. Elle ne dissimulait pas sa joie de quitter cet endroit.

-Revenez demain à huit heures pour que je puisse refaire votre bandage, lui lança l'infirmière.

Kyoko s'inclina pour la saluer puis, elle se précipita à la porte. Elle inspira à fonds, même si elle sentait ses poumons la brûler. Un air débarrassé d'odeurs de médicaments et de désinfectants, quel bonheur !

-Vous n'avez pas peur que des élèves vous voient en pyjama dans les couloirs, demanda Rogue après quelques minutes alors qu'ils marchaient vers les appartements de la japonaise ?

-Non, et puis je m'en fiche un peu. Je suis tellement contente d'être sortie de prison…euh…je veux dire de l'infirmerie, ajouta-t-elle précipitamment.

Le Professeur Dumbledore émit un petit rire discret.

-Merci pour les fleurs, Professeur, dit-elle. Elles sont superbes.

-Je t'en prie. C'est pour m'excuser de n'être venu te voir plus tôt. Mais, soit sûre que je demandais très régulièrement de tes nouvelles à Pompom, même si elle a omis de me parler de tes exploits...

-Arigato.

Ils arrivèrent devant sa porte.

-Bien. Ne nous reverrons au dîner, mes obligations de directeur m'appellent, malheureusement.

-A ce soir, Professeur.

Rogue salua le sorcier et le regarda partir. Il était fébrile. Il allait enfin pouvoir avoir ses réponses. Avant qu'il entreprenne quoi que ce soit, Kyoko prit les devants.

-Merci. Grâce à vous je suis enfin libre ! Je vous propose une chose, que diriez vous de nous retrouver dans une heure à Pré-au-Lard. J'ai toujours voulu voir ce village. Nous pourrions aller dans un café et discuter tranquillement. Ce serait bien mieux que le pas de la porte et nous serions en terrain « neutre », ni chez l'un ou chez l'autre… Qu'en pensez vous ?

Malgré les douleurs qui l'assaillaient et qu'elle cachait tant bien que mal, elle était rayonnante. Elle semblait se réjouir d'avance de quitter le château, pour quelques heures du moins. Rogue ressentit alors combien l'enferment était une souffrance pour elle et combien elle aimait se sentir libre. C'était paradoxal, aimer autant la liberté et accepter de lier sa vie à un maître. Accepter, c'était vite dit, elle n'avait vraisemblablement pas eut le choix.

-Très bien, Miss. Disons, au bar des trois balais. Cela vous convient ?

-Evidement !

Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue.

-A tout à l'heure, ajouta-t-elle avant qu'il ne réagisse.