Réponse à vos reviews : Exceptionnellement, vous aurez vos réponses à la fin du chapitre. Car si je répondais maintenant … il n'y aurait plus aucune raison pour que vous le lisiez (je vous assure ! Ce serait du spoil !) Et vous savez quoi ? Vous m'avez fait pleurer !
Avant Lecture :
Ce chapitre contient de l'angoisse. Beaucoup d'angoisse. Si vous assister un jour à une crise d'hyperventilation ou que vous en faites une, c'est ce que vous ressentirez.
Merci aux personnes qui me suivent, depuis le début ou en cours de route ! Merci pour les reviews, les mises en favoris et les followers ! Si vous savez à quel point je suis touchée … *essuie une petite larme à l'œil*
Pour écrire ce chapitre, je m'excuse du mot … mais … j'en ai chié à mort ! *appuie sur le bouton envoyer ce chapitre et s'effondre sur le sol de sa chambre, morte*
Et je m'en excuse d'avance, mais il est en partie corrigé. Excusez-moi pour cela, mais, ce chapitre-ci, je ne peux plus le voir ! x.x (j'enverrais la correction une prochaine fois !)
Sans le blabla inutile de l'auteur, combien fait ce chapitre ? 8701 mots pour 14 pages sur Word.
Dernière fois que j'en fais un aussi long ! o.o
Dragon Born
Chapitre Six
- Mais, Dori !
- Non Ori. Tu resteras ici, comme Thorïn, Balïn, Bomdur, Bofur, Óin, Glóin, et moi ! Savoir Nori à l'intérieur est suffisamment insupportable. Peu importe que l'idée vienne de toi, tu resteras ici. Ne m'oblige pas à t'assommer ou à t'attacher à un rocher.
- Tu n'en serais pas capable ... risqua le plus petit dans un vain espoir de parvenir à ses fins
- J'ai promis à notre mère que je vous protégerai tous les deux. Alors si, j'en serais capable !
Le plus jeune nain ne prononça plus un mot, fixant le bout de ses bottes. Il se risqua un dernier regard vers cette porte dérobée. Le roux voulait tellement y aller avec les autres.
C'était son idée après tout. C'était bien l'une des rares fois où la totalité de son auditoire l'avait écouté ainsi qu'approuver la stratégie.
Il était le plus jeune de la Compagnie. Il se trouvait être plus érudit que guerrier. Comment aurait-il pu croire que son aîné le laisserait aller au-devant du danger, dans la salle où Smaug reposait depuis plus de soixante ans ?
Ori lâcha un soupir, retournant s'asseoir sur ce petit bout de rocher qu'il connaissait si bien maintenant.
Sa seule consolation fut d'avoir reçut des félicitations de son futur roi et du grand guerrier qu'était Dwalïn. Un bien maigre dut s'il y réfléchissait bien. Il eut un petit rire silencieux, crispé : il envoyé surement quatre personnes auprès de Mahal ; un chiffre qui annonçait la mort dans les croyances anciennes. Et dans le lot, son frère, son ami d'enfance, deux guerriers qu'il respectait plus que tout.
Le temps s'écoula d'une lenteur horriblement rapide.
Alors, quand un hurlement déchiré fut audible, Ori cru bon de se boucher les oreilles ; la peur que ce soit un compagnon lui donnant la nausée.
Bilbo leur avait expliquait que Kíli et la femme que retenait Smaug, étaient bien plus précieux que tout l'or rassemblait au sein de la Montagne Solitaire. Réussir à les tirer au-dehors ferait sortir le dragon et le rendre vulnérable ! Mais à quoi tout cela pouvait-il servir, si ses compagnons, ses amis, trouvaient la mort ? C'était le risque majeur de cette quête. Ori le savait plus que tout ; c'est pour cette unique raison que ses frères avaient tous deux refusé qu'il s'y joigne au tout départ.
Encore à cet instant précis, le roux ignorait pourquoi et comment, ses aînés avaient fini par changer d'avis.
Ses yeux allèrent scruter chaque membre de la Compagnie. Tous avaient les paupières fermées ou braquées sur le sol, les muscles tendus, les poings serraient : ils se retenaient tous de se jeter à l'intérieur de l'antre. Pour retrouver un frère. Pour retrouver un cousin. Pour retrouver un ami. Pour se battre dans la famille qu'ils s'étaient tous créer au cours de cette quête.
Cette retenue persistait toujours plus, grandissant aux rugissements du dernier cracheur de feu.
Ori marmotta une excuse, ne se pardonnant pas d'avoir eut l'idée d'enlever les deux joyaux plus précieux que l'or de Smaug. Personne ne lui en voudrait puisque tout le monde avait hautement approuvé sa stratégie. Mais tout de même ...
- Quelqu'un vient ! chuchota Bofur
Et, dans l'esprit angoissé de chacun, ce murmure sembla être hurlé.
…
Kíli avait un grand mal à respirer correctement. Sa poitrine n'était pas comprimée, le nain qui le clouait au sol n'y exerçait aucune pression. Cependant, tout comme sa tête, le jeune nain avait l'horrible impression que ses poumons et son cerveau allaient exploser d'une minute à l'autre. Tout cela à cause d'horrible flash qui assaillaient ses pupilles brunes, le rendant presque nauséeux.
Il voyait en boucle cette main qui se tendait vers lui et qui s'éloignait, s'éloignait toujours plus. À préciser qu'elle lui paressait à la fois tellement proche. Le nain n'avait qu'à tendre sa main, qu'à se redresser, pour que ses doigts s'entremêlent à leurs congénères.
- Kee ...
- Lâ-Lâchez-moi ! grogna le prince brun en se tortillant sous le blond
La prise se raffermit considérablement. Autant à ses poignets que sur ses hanches. Il ne pourrait s'enfuir en tentant un coup de genou, ou espérer changer leur position ; il aurait pu le faire avec une femme. Kíli n'avait aucune expérience au combat contre un mâle, lourdement armé de surcroît.
Le nain blond avait bien trouvé son emplacement ! Kíli ne pourrait recevoir de l'aide de la part de son père. Si le dragon tentait quoi que ce soit, son fils aussi subirait de lourds dommages.
- Kee ...
- Lâchez-moi ! cria Kíli
Il ne supportait plus ces interpellations ! Elles remuaient tellement de chose dans son cœur.
- C'est moi ... Fíli. Ton frère !
- Je ne ... Je ... Je n'ai ...
Sa tête bouillonnait. Sa vue se floutait. Un gémissement de douleur s'échappa de sa gorge ; il appela à l'aide tout en sachant que son père ne pourrait venir à lui.
Secouant la tête de droite à gauche, il chercha à se dégager de la poigne de plus en plus douloureuse et pesante du nain blond. Kíli sentait les yeux bleus le scruter : il ressentait la souffrance qu'avait cet être qu'il n'avait jamais vu ; il percevait dans les pores de sa peau, la tristesse non-chuchotée de ce nain dont le visage le rendait frémissant. Comme si le brun connaissait son agresseur.
Ses doigts bougèrent avec aisance sur l'or, dans l'espoir de composer les runes dont il avait besoin.
Kíli devait se dégager maintenant, laisser le champ libre à Smaug, s'enfuir à grandes enjambées de ces personnes. Elles remuaient trop de chose dans sa poitrine, obligées de vieux souvenirs oubliés au fond de sa mémoire, à ressurgir avec violence !
La peur le clouait au sol. Le rendant identique à un petit enfant sans défense.
Ses jambes se replièrent à mainte reprise. Le blond devait prendre cela comme des débattements : il ne faisait guère attention à la lame argentée que Kíli rapprochait toujours un peu plus. La même qu'il avait utilisée pour tuer Geunoa. La même avec laquelle il tuera ses ... ses ...
Ses quoi ?
Le mot restait bloqué dans son esprit. Il n'arrivait plus à les voir comme des agresseurs, des cambrioleurs, des assassins, ou même des monstres ! Un chuchotis indiscernable lui soufflait que ces nains n'étaient en rien ce qu'il pouvait imaginer, qu'il n'avait pas à se méfier d'eux. Le martellement de ce conseil continua de longues minutes.
De longues minutes où des gémissements plaintifs s'échappèrent de sa gorge. Toujours plus faiblement.
Ses muscles finirent par le trahir eux aussi : ils se raidirent tous sans exception, empêchant toute sorte de mouvement.
Kíli resta juste haletant, à fixer les prunelles bleues de Fíli, des larmes salées s'échappant des siennes. Sa bouche, elle, resta ouverte. Elle bougea un peu, sans qu'un son ne parvienne à en sortir.
Kíli ne semblait plus comparable à un enfant sans défense.
Il en était devenu un.
À l'instant même où Fíli venait de le plaquer sur ce monticule doré pour en dégringoler jusqu'en bas.
Des pièces coulaient encore sur eux, par intervalle irrégulier, dans une douceur dont ils se fichaient tous deux.
Oui. La douceur de leur chute ne pouvait se distinguer de ce moment présent.
Car, à partir du moment où son corps fut incapable de lui obéir, les bras chauds de l'héritier de Thorïn, l'encerclèrent. L'étreinte était tellement chaude (même Smaug n'était pas aussi bouillant !), remplie de cette gentillesse indescriptible qu'il n'avait plus ressenti depuis longtemps. Très longtemps.
Celles si identiques à cette de cette femme elfe ... Comment se nommait-elle déjà ? Nini ? Nani ? Ninia ? Non. Nania. Oui, Nania lui offrait toujours ces câlins-là. Avant qu'elle ne succombe à une maladie mortelle. La seule qui n'avait pas été tuée par Smaug ou de ses mains.
La seule que Kíli avait pu voir comme sa sœur. Nania lui avait empli son cœur de cette douceur qu'il recherchait. Douceur qui disparut à sa mort, laissant son cœur perdre une seconde fois une partie de lui.
Kíli senti sa respiration se couper. Sa poitrine s'abaissa pour remonter dans un intervalle trop rapide. Il hoqueta longuement, laissant Fíli raffermir sa prise.
L'angoisse galopa de son estomac à sa gorge : des geignements étouffés s'échappèrent de plus belle ! À chaque fois plus forts, plus distincts. Le prince brun ne sut dire combien de temps durèrent ses halètements douloureux, priant pour que la prochaine inspiration ne soit pas la dernière.
- Respire Kíli. Respire. Par le nez. Inspire par le nez. Voilà, comme ça.
Les encouragements doux finirent par l'apaiser. Les baisers chauds sur sa tempe aussi.
- Tout va bien Kíli. Je suis là. Ton grand frère est là. chuchota Fíli, Je ne te laisserai plus jamais seul. Jamais.
Kíli hurla alors, conscient qu'il se faisait soulever.
…
Bilbo fit une grimace, mêlant douleur et anxiété : Smaug comprimait de plus en plus sa poitrine, il ne savait ce qu'était advenu de Fíli, et les hululements de chouette persistés de façon distincte, irrégulière et toujours en se déplaçant.
Le grand dragon ne l'observait plus, lui laissant ainsi le loisir de regarder partout autour de lui –autant pour tenter de voir ses compagnons, tantôt pour espérer apercevoir son anneaux. Malheureusement, chercher sa bague dorée dans ses dunes de richesses, équivalait à chercher de l'herbe dans un désert …
« Ne croyez pas pouvoir vous en sortir. »
-Ne serait-il pas mieux de discuter ?
« Discuter ? » gronda la créature « Je me fait peut-être vieux. Mais je ne suis pas assez sénile pour permettre à vos petits camarades de gagner du temps ! »
-Je ne souhaite pas gagner du temps. Je souhaite épargner des souffrances inutiles ! Partez de cette Montagne Smaug, allez donc dans les Monts Brumeux, en compagnie de votre fils !
Le dragon tourna brusquement ses pupilles orangées vers le semi-homme. La colère luisait dans son regard enflammé. Il scruta Bilbo dans les moindres détails, et planta en dernier recours, ses pupilles reptiliennes dans celles paniquées du hobbit.
« Vous me laisseriez partir avec mon petit dragonneau ? Ne sous-entendiez-vous pas, tout à l'heure, le contraire ? »
- Si, mais je pense qu'il vaut mieux oublier … qu'il est un héritier de Durin, que son frère et son oncle son là … Vous êtes son père après tout.
« Dîtes-moi donc ce qui vous a fait changer d'avis si rapidement, Maître Cambrioleur … »
Une fumée, d'une épaisseur noirâtre, sortie des naseaux de la bête, preuve concrète qu'elle était dans une rage dépassant le seuil de la folie. Bilbo dégluti avec une grande difficulté : il avait beau chercher, retourner son cerveau encore et encore, il ne voyait absolument pas comment s'en sortir ! S'il avait été seul, tout aurait été bien plus facile ! S'il s'assurait que les nains à l'extérieur étaient dans danger … Malheureusement pour le hobbit, la Compagnie avait décidé de le secourir en lui envoyant il ne savait combien de leur amis !
Il remerciait du fond du cœur ses compagnons pour cette diversion… Bilbo voulait juste les revoir en vie. Certainement un peu amochés mais pas brûlés à vif ou avec un membre manquant ! Il ne pourrait accepter les blessures graves, car se serait en partie sa grande faute !
Il était Cambrioleur ! Que Diable !
Pas vraiment un vrai voleur, mais tout de même … C'était pourquoi il était venu, qu'il se retrouvait dans cette situation délicate ! Comment pouvait-on se sortir de ce genre de situation ? Nori aurait su s'en sortir lui et …
Les yeux rougeoyant l'empêchaient de réfléchir, à sa plus grande honte … Il se perdait dans les vagues de feu qui remuaient dans les larges prunelles. Bilbo finit par s'y noyer totalement, oubliant toute envie de s'en sortir, toute idée de défense. Il oublia ses amis nains cachés et ceux à l'extérieur. Il omit jusqu'à son propre nom ! Le cambrioleur n'entendait plus les hululements, ni le grondement dans la poitrine de Smaug.
Le hobbit ne pu lire le contentement dans les yeux de la bête. Plonger l'étrange créature dans un monde chaud et froid, où l'infini se côtoie avec le minimum, lui laissait un champ d'action plus large pour mettre à bien sa petite vengeance. On ne touche pas à son fils ! Ce nain blond allait en pâtir ! Il payera les conséquences, peu importe qu'il soit son frère aîné.
Smaug se concentra un peu plus sur le hobbit. Encore quelques minutes et cette petite créature deviendra une parfaite marionnette, sans avoir conscience de ses actes : il s'occupera uniquement des ordres donnés par le dragon. L'esprit du Gagnant d'Anneau s'abaissait face à sa puissance, les barrières mentales finissaient toutes par céder, toujours plus rapidement.
Smaug le Terrible aurait pu l'avoir sous son contrôle, uniquement si Kíli n'avait pas hurlé à l'agonie.
Le cri alla jusqu'à faire trembler ses ailes de rages et de peur. Lui, le Grand Cracheur de Feu, la Terreur de la Montagne Solitaire, une pièce des plus magnifiques des créations de Morgoth, senti pour la première fois au cours de sa longue vie, ses entrailles se serrer dans la peur…
Rugissant à en faire trembler l'entièreté de la Terre du Milieu, il déploya ses ailes. Smaug relâcha la pression qu'il exerçait sur le hobbit –qui, bien trop surprit de venir à la réalité, n'eut le temps de tomber sur son fessiers, qu'il courrait déjà vers la sortie, entrainer par la poigne de fer de Bifur.
L'air se fit alors brûlant. Quelques pièces perdirent de leur couleur dorée, devenant couleur torride, fondant même. Les murs reçurent des ombres de couleurs rouges : sans reprendre son souffle, Smaug crachait son feu pour expier la haine qui rongeait ses muscles, ses os. Peu importe où sa tête tournée, il espérait que ce soit vers les cambrioleurs, tout es croisant ses griffes pour qu'il ne touche pas son bébé.
Ils ont son petit.
Ils lui ont volés son dragonneau !
…
- Quelqu'un vient ! chuchota Bofur
Et, dans l'esprit angoissé de chacun, ce murmure sembla être hurlé.
Thorïn fixa avec angoisse l'entrée dérobée. Le prince nain percevait à son tour les bruits des bottes sur le sol escarpé, revenant au pas de course, leur souffle se répercutant sur les parois rocheuses.
Tout le monde s'était redressé, les mains sur les poignées de leurs armes. Le souffle stoppait.
Les secondes écoulées furent des heures et les minutes des années. Plus temps avançait, plus Smaug devenait enragé au sein de son Royaume vide. Les nains sentaient des gouttes de sueur glisser le long de leurs tempes et avec froide dans leur dos.
Le Roi sous la Montagne écarquilla cependant ses yeux bleutés : les gémissements qu'ils entendaient tous, leur étaient méconnus. Mais pour lui, il la reconnaissait en partie. La femme dont parlait Bilbo avait donc dit vrai ?
Le suzerain en lui ordonnait qu'il ne montre rien. L'oncle qu'il était, lui, hurlait de bonheur, de douleur aussi, et l'envie sourde de ne pas prendre son second neveux dans ses bras, mais, après tant d'années, les deux. Dís ne retrouverait pas son ancienne maison, elle retrouverait aussi son fils cadet. Leur Kíli.
Le cœur au bord des lèvres, son anxiété grandit. Le temps d'attente se retrouvait être beaucoup trop long ! Alors que Bofur les avait avertis uniquement trois minutes plus tôt …
- Je vous ordonne de me lâcher ! entendirent-ils tous
- Ça, mon gars, il en est hors de question !
Dwalïn et Fíli apparurent en dehors de la porte, tenant difficilement un jeune nain révolté, tentant de se détacher de leurs emprises lourdes, sur ses bras minces ne portant qu'une tunique de velours noir aux bordures d'argent et d'or. Les deux nains durent le trainer de force au plus loin de la porte ils le lâchèrent malheureusement trop tôt, le faisant trébucher sur le sol.
En s'aidant de ses coudes pour se redresser, Kíli senti sa respiration se stopper : le regard froid et à la fois surprit de Thorïn le rendit entièrement tremblant. Les autres l'observaient avec un demi-sourire sur le visage, mais aucun d'entres eux n'était capable de hurler la bonne humeur qui s'installait progressivement.
Kíli était incapable de bouger. Le brun ne donna aucune attention à la nature qui s'étendait à ses pieds alors que cela faisait des décennies qu'il n'avait pas sorti le bout de son museau en dehors des murs de la Splendide Erebor. L'angoisse le paralysait de nouveau, des flashs sautant au-devant de ses yeux. Le nain trembla il se détesta pour se sentir et paraître si faible face à ses ennemis.
Non ! souffla une petite voix dans sa tête : ils n'étaient pas ses ennemis ! Ils étaient ceux de Smaug ! Alors qu'étaient-ils pour lui ?
Kíli était incapable de les voir comme des cambrioleurs, des meurtriers, des menteurs. Les raisons lui échappaient avant même qu'ils n'aient pu en formuler une.
Thorïn s'avança vers lui.
Kíli recula autant que possible, Dwalïn derrière lui et Fíli juste à ses côtés, une main indésirable mais tellement douce sur son épaule frémissante.
Le blond ne savait comment si prendre : la crise d'angoisse aussi douloureuse que rapide l'avait totalement déstabilisée. Les révélations qu'il avait entendu de la propre bouche de son frère l'avaient presque rendu malade. L'héritier voulait haïr Smaug … Il n'y parvenait tout simplement pas. Parce que ce dragon sans cœur avait offert à Kíli ce que l'enfant avait toujours désiré depuis sa naissance : la présence réconfortante d'un père. L'enlevé de Smaug était une action égoïste et visiblement suicidaire.
Si Kíli était attaché au dragon, le dragon y été tout aussi dévoué paternellement. Fíli se sentait presque … jaloux. À sa grande honte (et au risque d'être déshérité par Thorïn si cette information se voyait être découverte et diffusée, alors, nous allons touts être gentils et ne rien dire.).
Le blond jeta un regard timide à son oncle, qui, comme Óin, Balïn et Dori, n'en croyait toujours pas ses yeux. Il observait encore le jeune brun avec ses prunelles bleues écarquillées de surprise. Kíli dû se sentir mal à l'aise, mais n'eut pas la force de prendre la fuite la main pesante de Fíli l'en dissuadée plus que de simple mot.
Ses seuls mouvements de recul obligés ceux qui l'avaient connu de ne pas se jeter sur lui. Thorïn eut bien du mal à arrêter de le détailler de bas en haut pour se focaliser sur l'arrivée de Bifur et Bilbo.
Le semi-homme s'écroula presque au sol –retenu de justesse par Bofur. Il semblait plus catatonique qu'effrayé.
- Nori arrive. marmonna Bifur en Kuzdhul. Smaug est en colère …
- Préparez vos armes ! ordonna Thorïn pour réponse, sa main serrant Orcrist jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches
- NON !
Ils se retournèrent tous vers le jeune Kíli, à moitié redressé, fermement retenu par son frère, une petite lame brillante et bleutée à ses genoux. Personne n'eut du mal à comprendre que Fíli venait de le désarmer.
Sous le regard chargé d'interrogation, Fíli baissa ses prunelles bleues. Le blond était incapable de se résoudre à avouer ce qui s'était déroulé durant toutes ses années entre le dragon et lui. Tout aurait pu être pire, comme le retrouver mort, par exemple. Mais tout de même, accepter cette réalité … c'était beaucoup trop dur à avaler et à digérer.
Au final, Fíli se sentait légèrement jaloux vis-à-vis de son cadet. L'héritier avait connu son père ! À peine cinq courtes années entières. Que peu de souvenir en mémoire … Alors que son frère lui, avait goutté à la joie d'être auprès une figure paternelle aimante, présente quoi qu'il arrive dans les moments difficiles… Dans cette pointe de jalousie, Fíli y trouva une parcelle de bonheur pour Kíli, ainsi qu'un fragment de douleur. Ils tueraient Smaug, aujourd'hui. Ils étaient tous là pour ça. Et son bébé-frère assisterait à cette exécution depuis longtemps préméditée !
- Viens Kee … Nous n'allons pas rester ici … tenta-t-il
Il se devait de l'éloigner d'ici. S'il pouvait l'empêcher de voir la mise à mort du dragon, il pourrait mourir en paix et reposer avec une semi-fierté auprès de Mahal : Fíli aurait pu accomplir son rôle de grand-frère. Pour une autre action égoïste …
L'instant qui suivit, il maudit cependant Balïn. Le blond aurait souhaité gardé secret, le chemin qu'avait choisit son cadet, le plus longtemps possible …
- Kíli ? murmura le vieux guerrier de sa voix douce
Balïn ne doutait pas de l'identité du nain : la forme du visage était la même, peu importe qu'il ait quitté son enfance ! Sans oublier ses petits yeux chocolat tellement expressifs … la même couleur que sa mère, les mêmes expressions que son père. Il n'avait surement pas imaginé revoir ce jeune nain vivant un jour, mais un visage que l'on a chérit … ça ne s'oubliait pas aussi facilement. Tout comme le cri perçant de Fíli le jour où Erebor fut prise par le Cracheur de Feu.
Le jeune nain brun leva lentement la tête vers l'aîné à l'entente de son prénom. Il pinça ses fines lèvres, espérant avoir l'autorisation de retourner auprès de son père … Il jurait qu'il ne ferait rien à ses nains, qu'il ferait tenir cette promesse à Smaug. Il refusait au plus profond de lui-même d'être séparé de sa figure paternelle.
- Tout va bien se passer mon petit, dit le vieux Balïn d'un ton apaisant tout en se positionnant pour être à la hauteur de Kíli, Tu es en sécurité désormais.
- Balïn … grimaça Fíli en serrant ses paupières
- En sécurité ? couina le brun toujours aussi effrayé, Vous m'avez enlevé ! Vous l'avez mis en colère pour une broutille !
- Il ne t'arrivera plus rien ….
- Balïn … par pitié … continua Fíli, Non …
- Smaug ne te fera plus aucun mal Kíli. Nous t'en faisons la promesse …
L'enfant perdu de Dís regarda sans comprendre chacun des nains. Même Nori qui venait d'arriver, grimaçant de fatigue pour avoir couru si longtemps –avec quelques mèches de cheveux allumées par les flammes de Smaug (Dori frôla la crise cardiaque Il en aurait fait une si la situation était bien plus propice qu'à cette instant !).
- Pourquoi voudrait-il me faire du mal ? cracha-t-il
Il reçut de nouveaux regards surpris. Fíli clôt ses paupières, serra sa mâchoire, crispa un peu plus les doigts sur les poignets de son frère. Bilbo dévia son regard.
- Smaug est mon père !
Trop tard. C'était dit.
Fíli ferma encore plus les paupières, ramenant instinctivement son petit-frère contre lui. Il savait au plus profond de lui, que Thorïn n'accepterait jamais cette information … Que ce soit maintenant ou des années plus tard. Fíli comprenait : c'était une douleur que toute la famille aurait jusqu'à la fin. Le petit enfant qu'avait été Kíli, personne ne sut le protéger. Excepté leur plus grand ennemi. Excepté Smaug.
- Plaît-il ? gronda la voix sourde de l'Oncle
- Vous m'avez très bien entendu !
Sous ses doigts, Fíli sentit son cadet trembler par spasme irrégulier, mué par la peur qui s'emparait de son être entier. Pourtant, s'il se trouvait à la place du Roi Sous la Montagne, il ne l'aurait vu en lui qu'un insolant se fichant éperdument de son sort !
- Ne cherche pas à me faire avaler que ce maudit lézard est ton père !
- C'est ce qu'il est.
- Il ne peut-être de ta famille ! persista Thorïn ne faisant guère attention qu'il s'aventurait sur un chemin glissant
- Ah oui ? Alors comment se fait-il que lui, il m'ait éduqué, nourrit, enseigné, soigné ? S'il ne fait pas parti de ma famille, où était la réelle lorsque je me suis retrouvé seul dans ce palais ? Où était-elle lorsque les survivants ont attenté à ma vie ?
La voix vibrait de mépris. Les yeux de tous se baissaient vers le sol rocailleux, leur chaussure devenant alors bien plus intéressantes que tout le reste.
Le temps venait de s'arrêter. Pas même ce début de vent agressif ne les sortis de leur pensées amères. Il y avait du vrai. Où étaient-ils lorsque Smaug est arrivé ? Il y avait du faux. Ils le pensaient tous morts. Il y avait de la culpabilité surtout. Pourquoi n'avaient-ils pas plus cherché l'enfant ? Et il y avait de la tristesse. Leur petit prince ne serait plus le même à présent.
Thorïn ne lâcha pas le contact avec Kíli. Ce fut de même pour le jeune nain.
- Tu as fais une erreur Kíli … murmura le roi
- Vraiment ? répondit le cadet avec un étrange sourire sur le visage, Je pencherai plutôt sur le fait que ce soit vous qui ait commis une grave erreur.
- Et laquelle, petit fourbe ?
- Ne vous a-t-on jamais dit qu'un dragon veille sur son butin avec une avidité féroce ? Imaginez un peu ce qu'il se passe, lorsqu'un voleur passe par là et emporte ce à quoi il tient le plus …
Smaug ayant dépassé le stade de la colère primitive s'était arrêté de hurler à l'intérieur de la Montagne Solitaire. Il abandonna derrière son rugissement, un silence d'anxiété et d'assourdissement insupportable.
« Ils entendirent alors un bruit semblable à celui d'un Ouragan qui venait du Nord. Et les pins de la Montagne qui grinçaient et craquait sous l'assaut du vent brulant ! C'était un Cracheur de Feu du Nord. » (2)
Comme il y a soixante ans, Balïn ressentit l'inquiétude monter en lui, tout comme Thorïn ne put empêcher ses muscles de se tendre. Tout se répétait. Cette fois-ci, cependant, Smaug ne venait pas envahir la Montagne. Il venait défendre son royaume, son butin. Non ! pensa immédiatement Thorïn en coulant son regard bleuté vers Kíli.
Smaug n'attaquait pas pour l'or. Ni pour garder sa maison. La fureur qu'il dégageait était bien plus différente, une fureur paternelle.
Smaug venait récupérer son fils.
Le vent ardent se leva et la terre, sous leur pied, trembla.
- Fíli, Ori. ordonna-t-il, Trouvez un endroit où vous pouvez vous cacher. Intervenez uniquement si vous savez ce que vous faites.
- Mais, mon Oncle …
- Gardez un œil sur ton f- … sur lui !
Comment pouvait-il encore qualifié Kíli comme étant le cadet du blond ? Il était beaucoup trop différent de celui qu'il avait connu. Trop froid. Trop distant. Et les pupilles qui aimaient le sadisme. Il n'était plus son neveu. C'était impossible.
Bien qu'il soit toujours en vie, Kíli, fil de Dis, héritier de Durin, était bel et bien mort.
- Si cela vous sauve la vie, n'hésitez pas à le menacer.
- Quoi ?
- Faites-ce que je vous dis !
- Père ne se laissera pas avoir !
- S'il tient vraiment à toi, il ne crachera pas de son feu s'il risque de te blesser.
- Parce que vous croyez qu'un dragon crache uniquement du feu ? Vous êtes stupides et ignares !
Il ne fit rien du regard négatif de Fíli. Sa main partie seule, claquer la joie pâle du brun. Les pupilles chocolatées le fixèrent avec encore plus de haine. Et inexplicablement, ses yeux se remplirent de larmes –qu'il ne laissa pas couler.
- Un mot de plus, fils de Smaug, et c'est mon épée qui marquera votre peau.
- Thorïn ! Comment peux-tu faire cela ? Comment peux-tu lever la main sur ton propre neveu ?
- Assez Fíli ! Et fait ce que je te dis !
- Allez en Mordor, Thorïn Oakenshield ! siffla Kíli dans une langue qu'ils ne connaissaient pas, mais qui ne manqua pas de leur faire froid dans le dos (3)
- Va avec eux Dwalïn. Surveille-le et quoi qu'il arrive, ne le laisse pas s'enfuir.
Car il devait savoir où était l'Arkenstone, le trésor de la lignée de Durin. Quitte à perdre le reste pour récupérer le cœur de la Montagne, Thorïn se devait de récupérer l'Arkenstone ! Il l'avait juré sur la tombe de son grand père …
D'un regard quasiment vide, il observa Kíli se débattre de la poigne de Fíli. Son neveu cherchait à être rassurant … mais face à un enfant élevé par un monstre, c'était juste une peine perdu d'avance.
- Prenez-vos armes ! Soyez en groupe et n'attaquez que de front ! ordonna-t-il au reste de la Compagnie, Cherchez ses points faibles !
- Il n'en a aucun, Thorïn ! averti Bilbo, Son corps est recouvert d'une armure solide, faite entièrement de rubis ! Aucune partie de son corps n'est sans protection !
Le roi sans trône glissa un regard glacial vers Kíli. Sa main se resserra sur Orcrist lorsque le nain soutient son regard pour lui sourire sournoisement. Un simple mouvement de lèvres qui prouvait tout.
- Il sait.
- Thorïn ?
- Ce gosse sait. Et il va me le dire !
Bilbo se précipita sur le suzerain déchu, le retenant le plus fermement possible.
- Êtes-vous donc fou ? Il est votre neveu !
- Maître Cambrioleur, ce garçon l'est en étant un traître à son sang !
- Et vous pensez qu'il vous dira tout si vous utilisez la force ? Ce garçon est terrifié. Vous dites le connaître et pourtant, vous n'hésitez pas à le frapper ? Comment peut-il vous parvenir à vous faire confiance si vous vous y prenez ainsi ? Comment peut-il croire que c'est Smaug le … méchant dans cette histoire ? J'ai vu ce dragon agir avec lui ! Il l'a protégé, il a tout fait pour le dérober à mes yeux. Il a agit avec bien plus de d'empathie que vous ne le faites !
- Me dictes-tu ma conduite, hobbit ?
- Non. Je sais simplement que le Thorïn que je connais, que nous connaissons, n'agirait pas de cette manière-la !
Quelques petits cailloux sautillaient sur place de part les vibrations de plus en plus conséquentes. Thorïn regarda longuement son cambrioleur comme s'il n'avait était qu'un simple étranger, qu'il ne l'avait jamais vu tout en ayant les souvenirs de leur quête en mémoire.
- Prenez votre coupe papier, Maître Baggins. Trouvez-vous un abri et suivez le reste des ordres.
Si Bilbo aurait été un peu plus téméraire, et que son côté Took ne disparaisse sous celui Baggins, il était fort à parier, qu'il n'aurait jamais laissé passer cela. Malheureusement, son courage fila entre ses doigts : le hobbit baissa l'échine et fit ce que lui demanda le roi des nains.
Ce dernier eut l'œil attiré par un coutelas à la lame d'un bleuté brillant, dont la pointe se trouvait fichée dans une petite pierre, à l'horizontale. Plantée là où se trouver Kíli quelques secondes auparavant.
Le roi n'eut aucun mal à la retirer de la roche grise. Thorïn n'eut le temps de se poser plus de question.
Smaug le Doré était enfin sorti, vrillant le ciel, lourd de nuage gris, de flammes rougeoyantes d'une seule couleur : la mort. Le vent hurlait mille-et-une-souffrance que le grand dragon s'apprêter à infliger à ses visiteurs non désirés. L'air lourd d'anxiété devint l'effroi glacial. Il ne manquait plus que la pluie de supplice et les éclairs de tourments pour rendre cette scène mémorable. Mais ces deux conviés n'osèrent se montrer. L'astre solaire de l'espérance, préféra lui aussi, rester au derrière des nuages noirs de haine.
La créature ailée voltigea un moment des les airs, avant de fondre sur ses proies. Elle en frôla de peu, elle en fit voltiger un gros qui retomba sans se faire trop de mal. Smaug remonta alors une nouvelle fois dans le ciel obscure. Il décrivit un cercle, et bientôt, une nouvelle gerbe de feu jaillit de sa gueule. Il ne chercha pas à les brûler, juste à les enfermer dans un périmètre adéquate pour qu'ils se battent. Ainsi que créer une porte de sortie pour son petit dragonneau. Sauver son petit était le plus important ! Il se camouflait aussi de la vue des hommes : même les petites grives n'oseraient s'aventurer au-delà du feu.
Enfin, le dragon vint atterrir souplement, à quelques empreintes de griffes du suzerain légitime d'Erebor.
« Thorïn, fils de Thràin, fils de Thrór. Il m'a semblé avoir était portant très clair, lorsque je n'ai pas dévoré votre grand-père. Vous vous souvenez ? Lorsque la Mer d'Or se créa au moment où vous me menaciez avec votre petite aiguille ! Vous rendiez les armes et je laissais votre peuple en vie. »
- Les temps ont changé, Dragon !
« En effet, Roi sans Trône. Un murmure s'élève, murmure qui engendre des rumeurs » siffla Smaug avec amusement « Les oiseaux s'en sont retournés et vous avez cru que j'étais mort ? Votre vie de prince n'a été qu'un fleuve tranquille. »
- Mesure tes paroles, fils des Ombres !
Smaug hurla d'un rire gras, provoquant un énième tremblement de terre. Son corps tressaillant, les fausses écailles brillèrent par reflets à cause de flammes. Thorïn ne pu voir que la vérité énoncé par Bilbo : le reptile portait une armure faite sur-mesure.
« Mes chevaucheurs, les Balrogs, sont les fils des Ombres. Il y en a un, Roi sans Couronne, dans les ténèbres de la Moria, celui que les tiens ont réveillé en creusant toujours plus profond. Ici, ma venue en a empêcher la naissance d'un autre. Car ce qui intéressait ce pauvre fou, n'était pas d'avoir du mithril, mais de l'or. Votre grand-père ne pensait plus qu'à cela, n'ai-je pas raison ? »
- J'ai dit de mesurer tes paroles, reptile !
« En quoi dois-je vous obéir, nain ? Je suis roi ici. »
- Plus pour longtemps, dragon.
« Vous croyez cela ? Qu'allez-vous donc faire pour me tuer ? Vos aiguilles de fer sont inutiles et votre eau s'évaporera tôt ou tard ! Votre petit cambrioleur aurait pu m'agacer à disparaître, mais je lui ai prit son anneau. Votre peau n'est pas d'écailles : mes dents n'auront pas à résister longtemps avec vos vêtements de cuir. »
- Ne nous croyez pas si désarmé et sans ressource.
« N'importe qui ne peut imaginer le contraire, à vous voir vous cacher dans des trous, tels des rats. »
Jusqu'au jour où vous lisez cette histoire, personne ne su dire comment l'impétueux Thorïn, Roi sous la Montagne et chef d'une Compagnie de nains, parvint à rester calme. L'allusion émise, était habituellement donnée, envers la famille sanguinaire d'un orc pâle, ayant mainte fois attentée à la vie de la lignée de Durin.
- Dites-moi, Smaug. parvint-il à murmurer, Que venez-vous donc faire au sol ? Vous devenez vulnérable. Mes hommes ont tout le loisir de trouver votre point faible.
« S'ils en trouvaient un, je serais bien curieux de savoir où. Mais je ne suis pas venu vous piéger pour mettre la vie de mon fils en danger. Je suis venu vous proposer un marché. Laissez-le partir. S'il n'est pas blesser, je vous laisserez emporter une partie de mon butin avec la vie sauve. S'il est blessé, vous partez la vie sauve. »
- Il n'est pas votre fils.
« Il m'a adopté comme tel. »
- Il est de ma famille.
« Vous l'avez laissé pour mort ! » grogna le reptile « Aujourd'hui, vous le retrouvez. Il hurle de douleur, frémis de peur et de colère. Vous n'avez rien d'une famille pour lui. Vous n'êtes que ce que je suis pour vous : un monstre sans pitié ni cœur. »
C'en fut trop pour le nain. Sa main libre se referma sur la lame elfique qu'il avait en sa possession, pendue à sa taille. Il la dégaina, et pointa le fer fin bleuté vers le dragon. Smaug sourit. Ses immenses ailes se déployèrent.
-Je ne repartirai pas d'ici. Cette Montagne ne fumera pas une seconde fois sous la Lune, et si les pins doivent êtres de nouvelles torches de lumières, ils ne flamberont pas pour une perte. Je viens récupérer mes droits d'aînesse, mon héritage et ma famille !
« Je ne laisserai pas Kíli entre vos mains. Mais qu'il en soit de votre souhait. »
Et il s'envola une nouvelle fois dans les airs. Sa masse dorée disparu derrière les nuages épais. Le feu autour de la Compagnie s'embrasa alors la hauteur des flammes grandissaient encore et encore, jusqu'à toucher le ciel.
Thorïn dû se tenir à un rocher pour ne pas être projeté plus loin, au moment où Smaug monta dans les airs. Il sera un peu ses poings : le combat débutait. Enfin. Après des années à attendre que les prédictions se mettent en marches.
Le vent s'étant calmé une fois le dragon en haute altitude, le Roi rejoignit Balïn, pour discuter et peaufiner le plan prévu à là va vite. Les autres membres tentèrent de se cacher encore plus dans l'ombre des ombres des rochers.
Fíli essaya d'en convaincre aussi Kíli : ce dernier se débattait avec force. Encore plus qu'avant. Dwalïn l'effrayait plus que de raison, de part l'apparence imposante que la prestance écrasante. (Et l'attitude d'Ori le stressait de par sa timidité.)
- Lâchez-moi !
- Il en est hors de question Kee !
- Je ne veux pas rester avec vous ! tenta-t-il ne trouvant aucun autre argument
Avec une femme, il avait de quoi se défendre : il était à égalité. Kíli ne connaissait que les bases au combat, il excellait bien plus dans la magie. C'était bien plus simple, moins épuisant, presque savoureux s'il souhaité voir ses ennemi souffrir … malheureusement, depuis que le blond l'avait surprit à attraper sa lame enchantée, ses poignets étaient fortement maintenu. Peut-être trop fort … Le brun ne s'étonnerait pas d'avoir des bleus plus tard.
Il se demandait même comment ce Fíli pouvait enserrer ses poignets d'une telle force avec une seule de ses mains, sans que cela ne le dérange.
Kíli essaya une nouvelle fois, feignant de nombreux gémissements suppliant. Le blond se mordit les lèvres, tout comme Ori. Ces deux là paraissaient beaucoup moins insensible que le grand chauve : il pouvait un peu user de cette corde pour parvenir à ses fins, pas vrai ?
Le brun n'eut aucune crainte de la brûle des flammes, ni de la chaleur qui commençait à devenir presque insupportable. Peu importait qu'il porte plus qu'une tunique de velours ou moins : il y était habitué. Cet élément était une partie de lui. À son grand avantage ! Mais, ce fut une raison de plus, pour se retrouver encercler par les trois autres nains, le corps encore et toujours collé à celui du blond.
- Écoute-moi bien maintenant petit gars ! marmonna Dwalïn à son attention, Je n'ai guère envie de te faire du mal, mais continue ainsi et …
- Et quoi ? Vous allez me tuer ? Allez-y je voudrais bien voir de quoi vous serez capable…
Il ne sentit qu'un frison parcourir le long de son échine. Il se serait pris un autre coup au visage, si Fíli ne l'avait pas serré contre lui, bloquant directement le geste de Dwalïn. Kíli le trouvait idiot, ce blond. Prendre les coups à sa place, continuer à l défendre coûte que coûte à le défendre alors qu'ils ne se connaissaient pas. Ou à peine. (Ou juste … oublié ?)
Il observa le blond relever la tête. Le ciel uniquement ombragé jusque-là devenait toujours plus noir. A tel point, qu'il n'était pas difficile de voir les flammes crachait en altitude. Sans comprendre pourquoi, il parla, d'une voix morne, un ton qui rappelait la constante habitude.
- Il va redescendre.
- Pardon ?
- Il redescend.
Un rugissement résonna contre les parois de la Montagne Solitaire. Comme annoncé par le nain brun, un immense éclair rouge fendit le ciel, amorçant une violente décente. Entre ses griffes énormes, des boules de feu, qui ne faisaient que grossir encore et encore ! A quelques pieds du sol, il les lâcha. Elles tombèrent comme une pluie douce sombrerait sur la terre. Au contact du sol, elles se répandirent, s'étendirent sans s'arrêter. Tandis que Smaug remontait vers l'océan de nuages, ces boules de feu devenues des serpents vivants, se dirigèrent chacune vers un nain.
La Compagnie monta sur les rochers, se découvrant au regard acéré du reptile. Ce fut leur seul choix possible.
Kíli n'eut pas le choix : lui aussi fut forcer à monter sur les petites hauteurs. Le feu ne lui faisait rien, une parfaite diversion pour l'aider à prendre la fuite. Mais son frère aîné, se trouvait juste dans l'incapacité à le lâcher. Et une nouvelle fois, il parla.
- Mauvaise idée.
- Pardon ?
- C'est une mauvaise idée, d'être montée ici. Vous êtes des proies faciles !
La lueur dorée qu'était Smaug revint sur eux, accompagnée d'argent au niveau de ses pattes. Comprenant ce qui allait se passer, Dwalïn hurla à l'attention des autres :
- À terre ! C'est un piège, mettez-vous à terre !
Le grand nain, força Ori à suivre le mouvement, tout en aidant Fíli à faire bouger Kíli. Le jeune brun ayant bien essayait de se soustraire à leur vigilance et leur poigne. Le tatoué le plaqua la roche et le fit glisser. Si son prince bond fut offusqué de cette manière indélicate, ce fut bien la seule manière pour le ramener sur la terre ferme, et e, malgré les flammes qui revenaient vers eux.
Dans sa chute, Kíli aperçu son ancienne lame bleutée. Son sang se glaça plus que tout. La stupeur le paralysa, l'empêchant d'hurler un avertissement au grand dragon au moment où les griffes acérées passèrent proche de leurs oreilles, et déchirèrent avec une immense précision les rochers où ils se cachaient tous.
- Lâchez-moi ! pesta-t-il donnant des coups de pieds là où il le pouvait
- Tu vas te tenir tranquille, oui ?
Kíli retint un grimacement de douleur. Il sentait la blessure de sa jambe se rouvrir, le sang ne tarda pas à goutter sur son pantalon. Les picotements horribles se propagèrent dans l'entièreté de son membre. Il grinça des dents, jugulant l'envie irrésistible de hurler sa douleur.
Le brun tenta de rouler sur le ventre : le poids de Dwalïn l'empêcha du moindre mouvement.
- Lâchez-moi ! grogna-t-il dans la même langue que précédemment, Il en a une ! Je ne le laisserais pas faire !
- Qu'est-ce qu'il raconte ? souffla Ori son corps tremblant
Personne ne lui répondit. Kíli se mit alors à proférer des injures et malédictions de toutes sortes dans divers langues dont le Sandarin et même le Kuzdhul ! Fíli senti un frisson de frayeur parcourir son échine : des années s'étaient écoulées depuis ce jour fatidique, mais tout de même ! Savoir autant de langue … Le Seigneur Elrond ne pouvait en lire et en parler autant ! Et cette fureur dans les yeux noisette… Cet éclat que les plus grands guerriers nains n'avaient pas !
Le blond eut même l'horrible envie de demander une trêve avec Smaug, accepter l'offre de lui laisser Erebor et Kíli. Car la voix de son cadet, qui se mit à hurler l'avertissement, lui fendit le cœur.
- Il a une lame Père ! Il en a une !
Fíli ne pouvait toujours pas comprendre ce qu'il disait. Mais c'eut le don, d'énerver Smaug.
Le grand dragon tomba en piquer vers le seul, un rugissement assourdissant régna longuement sur la pleine désolée. Un feu puissant finit par sortir de sa gueule, les flammes furent uniquement arrêter par les rochers. En revanche, la chaleur, elle, demeura ! Si forte que ses adversaires crurent brûler de l'intérieur !
Les hurlements d'avertissement finirent par être des supplices. Kíli mélangea divers langue jusqu'à être à parler avec celle commune. Sa voix faibles tressautait sous ses mots. Ses cheveux bruns, tendrement ondulés, collaient à ses joues striées de sueur et surtout de larmes.
- Remontez ! Remontez ! Il va vous tuer ! Remontez, par pitié …
Avec un peu d'espoir, le jeune nain parlerait à son ancienne famille. Mais Fíli, lui, savait que ce n'était pas le cas. Tout comme il savait que, entrainer Kíli de force dehors, serait un acte de pur égoïsme … C'était son instinct de grand frère qui le lui disait.
L'idée de passer un tout autre pacte avec le dragon germa dans son esprit. Il jurera de garder le vieux Smaug en Erebor, sur le trésor, aux côtés de Kíli. En échange de protection et de laisser les nains revenir chez eux, le reptile aura tout ce qu'il désire. Quitte à ce que le blond devienne son serviteur.
Son cadet sera proche de lui. Lui sera dans son ancienne maison. Maison gardée par un dragon puissant. Dragon qui aura tout l'or souhaitait, et le nain qu'il considérait comme son fils, près de lui.
Au début ce sera difficile, certes ! Tout le monde sera heureux. C'est tout ce qui contait !
- Je vais arranger tout cela Kee. Je te le promets ! Tout va s'arranger !
- Gamin ? questionna Dwalïn
- Je dois parler à Thorïn. Il y a peut-être une solution !
L'héritier serra son cadet dans ses bras. Il calma le brun d'un baiser rassurant sur le front trempé de sueur. Puis, n'attendant pas l'accalmie de Smaug, il s'élança par-dessus le rocher. Fíli sauta aisément de pierre en pierre, sous les cris des autres guerriers.
- Arrêter cette folie, par pitié ! Arrêtez tout ! Pour l'amour d'Aüle, arrêtez tout, pour Kíli !
Au milieu du champ de flammes, Fíli s'arrêta. Il n'était pas inquiet du ronronnement de contentement de Smaug (une proie suicidaire ! C'est qu'il n'y en a pas cent ! [5]). Ce qui effrayait bien plus le blond, c'est la position de son oncle. Si l'expression du visage montrait toute la fureur que ressentaient le roi, le couteau bleu qu'il lança fut bien pire !
Smaug glapit, étendant ses ailes sous la surprise. L'arme siffla près de l'oreille de l'héritier au trône. Le nain perdu poussa un hurlement de colère, tendit que le guerrier tatoué le plaqua une énième fois au sol, une lame identique au premier volant dans les airs avant de s'échouant dans la mer de feu (« Combien donc a-t-il encore des armes sur lui ? » put-il entendre) et le Roi sous la Montagne venu réclamer ses droits d'aînesse poussa un semblant de cri de joie (chose à vérifier).
Le coutelas jeté, fila jusque sous le cou du dragon. Il frôla uniquement les attaches du plastron de l'armure. Cependant, la lame fut suffisamment tranchante pour couper la totalité des attaches.
Smaug monta dans les airs, pour se débarrasser de son armure inutile, exposant ainsi sa peau d'écaille rougeoyante. Les rubis s'échouèrent sur le sol, éclata sous l'impacte du sol et explosèrent en plusieurs milliers de morceaux. Certain d'entres eux furent assez gros pour être une multitude de miroir qui reflétèrent la dernière scène avant la tomber du rideau.
Bien qu'Ori chercha à dissuader Dwalïn de maintenir si fort le jeune brun. Kíli lâcha un énième glapissement puissant. S'il n'avait rien fait pour recevoir cette nouvelle pression, le jeune prince se rendit rapidement compte de son erreur. Le guerrier attirait Smaug à lui. Proche de son fils, il n'attaquera pas il tentera de récupérer son dragonneau, mais il ne lèvera pas une seule griffe ! Et sans protection sur le poitrail, Smaug devenait des plus vulnérables.
La pression sur son dos augmenta. Un peu dès qu'il chercha à se dégager. Il retient un maximum ses gémissements : le brun ne voulait pas être le responsable de la mort de son père … Cependant, le grand guerrier appuya soudainement sur sa jambe blessée. Le sang qui s'écoulait que très peu finit par s'oindre de plus en plus rapidement.
Son cri attira le dragon doré comme ce fut souhaité.
Fíli supplia l'arrêt du combat. Le tumulte du fracas des flammes camoufla sa voix de lion habituellement puissante. Son oncle le prit par l'épaule le jetant en arrière, lui crachant un ordre pour rester en retrait.
Le sol trembla quand Smaug s'y posa. Un feu bouillonnant dans sa gueule de crocs acérés. Il n'attendit pas pour cracher de nouvelles flammes menaçantes. Les nains cachaient se jetèrent alors sur lui, les armes en avant !
A peine le voilà contre un rocher, que Fíli se redressa. Déboussolé dans un premier temps, la chaleur insupportable qui pénétrait dans sa peau s'éteignit subitement. Le blond se retourna, mais ce fut … trop tard pour agir.
Smaug venait d'être mit en échec. Sans aucune possibilité de changer quoi que ce soit à sa situation.
Smaug vient d'être mit échec-et-mat.
Kíli hurla un non surpuissant –qui ramena son frère sur à la réalité-, les larmes dévalant ses joues plates sans aucune retenue de fierté. Malgré tous ses efforts, il ne put se soustraire à l'emprise puissante qu'exerçait Dwalïn sur son dos. Pas même ses supplices n'empêchèrent la lame de Thorïn de pénétrer sans résistance dans l'estomac de Smaug.
Le rugissement de douleur qui suivit de cette blessure fatale, rendit un court moment, les guerriers sourds.
Le sang plus épais que tous les autres êtres vivant en terre du milieu, s'écoula sur l'herbe morte et les rochers. Un autre liquide poisseux, plus clair et malodorant s'égoutta rapidement à son tour. L'huile. Le liquide qu'il usait pour cracher son feu.
Smaug tenta d'ultimes coups de griffes, d'ailles et de queue... Il brisa des lances et tordit des épées ! Mais rapidement, il tomba, son poids faisant trembler le sol de sa Désolation.
Comme lorsque Fíli venait de le plaquer sur le monticule d'or, le jeune Kíli senti sa respiration se couper. Le poids de Dwalïn jouait, mais pas suffisamment pour le brun soit dans l'incapacité de respirer. Le cœur battant sans douceur dans sa poitrine, il se sentit lui aussi mourir. Une part de lui s'arrachait. Toute sa vie s'écroulait.
Sans Smaug, son père, il n'était rien.
Les pupilles flamboyantes du reptile s'accrochèrent aux siennes. Un tendre sourire rassurant fut lisible le long de sa gueule. Smaug lui parla alors, à lui et à lui seul.
« Chut mon Tout-Petit. Ne pleure pas. N'aie pas peur, tu vas vivre, car ils t'aiment bien plus que tu ne l'imagines. Ils t'aiment comme je t'aime. Ils veilleront sur toi, mon Tout-Petit. Ne t'inquiète pas. »
« Vous m'aviez promis, Père ! Vous m'aviez promis ! »
« Je le sais Kíli. Je serais toujours là, mon petit dragonneau. Pour toujours et à jamais. »
« Vous mourrez. Vous ne pouvez rester ! »
« Dans ton cœur, je serais toujours là. Je te le promets mon adorable Kíli. Pour toujours, et à jamais. » répéta le dragon d'une voix plus faible
Le nain brun chercha à s'éjecter une nouvelle fois de la prise de Dwalïn. Le grand guerrier continua de le maintenir, peu importe s'il lui faisait mal et les joutes de Fíli ! Le chauve ne pouvait se permettre de relâcher le cadet du blond : pour qu'il blesse un membre de leur compagnie ? Non. Il ne pouvait le permettre. Kíli voulait juste offrir une dernière étreinte à son père adoptif ... Qui pouvait seulement le deviner ?
Smaug lâcha un long gémissement d'agonie. Il glissa sa tête sur la terre sèche, sans rompre le contacte avec le nain qui fut son enfant.
« Accepte ce dernier modeste présent, mon fils. Fais-en bon usage. (4) »
Il ne dit pas un adieu. Lui-même ne voulait pas le quitter, ou voir d'autres larmes couler sur les joues de Kíli. Tout en sombrant dans les ténèbres, Smaug tendit machinalement une de ses lourdes pattes vers lui. Pour essuyer ses petites gouttes d'eau salée. Comme le jour de leur rencontre, il y a soixante ans.
Kíli s'arrêta de bouger, la respiration encore plus courte que quelques minutes auparavant. Fíli s'alerta par le manque de couleur sur le visage de son petit frère, et du rythme cardiaque qui augmentait considérablement. Le corps du brun s'emplit d'une douleur ardente en même temps qu'une froideur extrême remua en lui.
Contre sa volonté, Kíli perdit pied avec la réalité : il s'évanouit.
FIN
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Ne me regardez pas comme ça, je n'y suis pour rien !
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[Vous y avez crue ! Avouez ! 8D]
Bon, le temps de votre lecture, je suis revenue à la vie. Ou alors, c'mon fantôme qui vous parle … mais ça m'étonnerait. Enfin bon, ce n'est pas un problème.
Vous pouvez faire des paris sur ce qu'il va se passer par la suite. Et celui qui trouve, il aura un petit aperçut en avant-première !
Et ma description de combat, c'est du caca, je trouve
Je ne l'avais pas précisé, mais voilà, cette fic sera en trois parties. La première est finie (d'où le « FIN »), elle concernait en particulier Kíli et Smaugy, de leur rencontre à leur mort. La seconde, je ne vais pas trop vous en dire plus, c'est surtout comment Kíli va vivre la mort de son pôpa et comment il se souvient de petites choses importantes avec son Fíli. Quant à la troisième, j'ouvre de nouveau les paris mais … ce sera une explication du titre.
Sur ce, merci de votre lecture, je vous aime !
Donc oui, un peu en retard, mais voilà :
- To Be Continued –
Je suis en conduite accompagnée maintenant ! YE-AAAAAH ! Mais je ne peux plus conduire, me suis fait une entorse à la cheville … [C'était le point minute du ra-contage de life !]
(1) Pour le chiffre quatre, je me suis inspirée des croyances japonaises. Il y a deux façons de le dire : Shi et Yon. Shin vient de deux verbes qui signifient respectivement mourir/passer de vie à trépas et assassiner/tuer. Il vient aussi du nom donné aux Dieux de la Mort : les Shinigami. Le chiffre quatre est donc symbole de mauvais présage.
(2) Bilbo Baggins – The Hobbit : An Unexpected Journey, Peter Jackson (Ai-je vraiment besoin de préciser XD ?)
(3) Une langue noire inventée par Morgoth. Vous en pensez quoi ?
(4) Fais-en bon usage. Une phrase de Dumbledore dans Harry Potter and the philosopher's stone. Pour la suite de l'histoire, je trouvais que ça concordait bien.
(5) Ronan Luce, La Lette « {…} Des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent ! » : cela n'a aucun rapport avec la fic. Mais en relisant, je me suis souvenue de cette chanson que j'adore !
Réponse à vos reviews : Faut bien me garder en vie !
Lovy : Alors, alors, ce chapitre ? Il était bien, nul, mauvais, extraordinairement trop bien ?
Kanli : … Bah si c'est comme ça, bah, moi auzzi, ze te fait la tête ! Et toc ! é_è
Miharulaboulette : Smaug il est tombé dans la drogue, c'pour ça que c'est un méchant dragon ! Comme toute sa famille ! Parce que c'est gentil un dragon (Je ne sais pas, mais je crois que je me répète !) … Bon, finit le blabla version enfant ! *change de masque et de disque*
Influencée par la culture japonaise et chinoise, les dragons sont des créatures gentilles pour moi. Alors, j'ai voulu donner à Smaug un côté presque attendrissant. C'était jusqu'à ce que j'apprenne qui les avait créé dans l'histoire de Tolkien. Donc, même si je voulais un Smaug gentil … il restera un monstre. Kíli n'a eu que cet exemple principal, il la suivit. Et … pour la suite du mélange des larmes et du sang, je te conseille les chapitres suivants ! (qui ne sont pas encore rédigés …)
Lokki : La mort de Smaug avait été prévue. Comme le moment où Fíli laisse un espoir que peut-être, Smaug resterait en vie. C'est pour le bon déroulement de la suite.
J'ai galéré pour ce chapitre et je l'ai finit uniquement dans la matinée (vers 1h/2h du mat' !) Je n'en suis pas satisfaire sur la fin de la bataille (ça laisse un effet de ralentie comme ça ! o.o … C'est qu'il y a une interlude prévue pour ce passage là, du point de vue de Thorïn) mais si je continuais à tout changer, ça n'irait absolument pas !
Voici ta dose de drogue jusqu'à le futur chapitre !
Cello : Une nouvelle lectrice ? ** Trop bien ! *va sautiller partout*
Comme dit à Lokki, la mort de Smaug était prévue dès le départ. Donc voilà, j'ai fait ce que la plupart des lecteurs souhaitez dès le début de cette histoire … Mais, je me répète surement : c'est pour le bon déroulement de l'histoire.
Je suis soulagée que tout coïncide dans les arguments de Smaug ! :3
