Nous avions donc laissé nos deux Ackermann dans un bar... Leviathan a un petit crush et concrétise ici. Mais Livaï n'est jamais bien loin ^^
Chapitre 128 : The reluctant Heroes
Vif, Livaï se lève pour lui barrer la route.
"Quoi encore, morveux ?" lui balance Ackermann Senior.
"Je t'ai dit que tu ne quittes pas ce bar vivant."
"Assez de tes conneries, gamin !" bousculant Livaï.
Livaï fixe sa lame sur la gorge de son oncle.
"Ben vas-y, qu'est-ce que t'attends ?!" le nargue ce dernier. "Tu veux savoir ce que je pense, gamin ? Tu veux que je crève avec un minimum de panache. Voilà pourquoi tu n'irais pas me décapiter dans ce bar miteux, sans témoins."
Livaï serre la mâchoire.
"Dans le mille, pas vrai ? J'te connais trop, trois pommes."
La lame quitte la gorge et Livaï baisse la tête pour fixer la pointe des bottes de son oncle.
Ce dernier quitte la scène sur un rire gras, s'arrêtant devant moi, faisant remonter un regard obscène le long de mon corps. "Quand t'en auras ta claque des p'tits merdeux, tu viendras me voir, ma belle."
"Va te faire foutre, Kenny." grogné.
Je ne l'ai pas vu venir... lui non plus, d'ailleurs !... C'est arrivé un soir où le réfectoire commençait à se vider. Il est demeuré là, terminant son verre. Je me trouvais quelques tables plus loin, seule.
Nos regards se sont croisés ; il a toujours eu un magnifique éclat émeraude dans les iris.
Puis, sans un mot, nous nous sommes levés, nous rejoignant pour poser la vaisselle sale.
Une main forte est venue faire basculer mes hanches et nos bouches ont commencé à littéralement se dévorer - il n'y a pas d'autres mots !...
Le genre de baiser dévorant qui prive de mots. Suffisamment explicite pour affirmer : "Tu me plais. Je te veux ici et maintenant."
Deux mains sont venues agripper mes hanches pour me presser contre ce corps fait homme.
Et nos bouches... nos bouches !... Je reconnais aisément la "patte" Ackermann dans cette manière d'embrasser - oui car Eren fréquente Mikasa qui est de la même lignée que Livaï.
Sur ordre d'Erwin, sur lequel la dernière apparition du Titan Rogue d'Eren n'a pas franchement eu d'effets positifs, notamment du côté de sa rage incontrôlable, Eren avait été placé à l'écart du camp, officiellement pour qu'il apprenne à mieux canaliser son pouvoir destructeur ; officieusement parce qu'il représente une véritable menace tant il est déterminé.
Livaï a soutenu inconditionnellement le Major, étant d'avis qu'Eren est en réalité le pire des monstres !...
Je n'avais pas à prendre parti dans cette lutte acharnée de pouvoir.
Eren a fini par être renvoyé de l'armée car jugé trop instable.
"Et merde. J'aurai plus personne à qui botter le cul régulièrement." a placé Livaï, observant l'adolescent s'éloigner du camp.
Quatre années. Quatre longues années. Suffisantes pour assister au développement spectaculaire du petit adolescent agité et à fleur de peau.
Ce qui nous revient ce soir là à la base n'a plus d'enfantin que les vestiges de certains traits.
Eren a toujours eu des yeux immenses. Aujourd'hui les paupières baissées à mi-mât marquent la lassitude et éteignent ce regard qu'il avait fort lumineux.
Les cheveux, une masse marron, lui dégringolent bien en-dessous des épaules.
On murmure derrière lui. Il ne semble pas y prêter attention. Il est calme, posé. Éteint.
Seigneur, Eren... quel gâchis !...
Il a conservé quelques amis mais Dieu, qu'il se sent seul !... Le monde entier lui a tourné le dos. Sa rage, conservée autant qu'étouffée, gronde en lui dans un rugissement silencieux.
Nous nous sommes enfermés dans une chambre libre et là ça a recommencé : nos bouches, que nous étions incapables de contrôler, cette force qui nous poussait dans les bras l'un de l'autre ; nous ne réfléchissions plus, ni au présent ni aux conséquences futures. Nous avions besoin, envie de ce moment. Et nous nous le sommes octroyés. Eren a été attentionné et passionné. J'ai adoré le moment où, assise face à lui, hanches bougeant en rythme, j'ai fait glisser, derrière ses épaules, les pans de ses cheveux portés longs.
"Je suis désolée, Eren... ce n'était pas du tout prémédité..." à son oreille, remontant en baisers le long de la joue, reposant entre ses bras après l'amour.
"Ce genre de chose ne se prémédite pas... ça vous tombe dessus sans prévenir. Comme beaucoup de choses, d'ailleurs." avec un petit rire amer.
"Je... ne tiens pas à ce que Livaï l'apprenne. Il a suffisamment souffert."
"Je comprends."
Nos Ackermann, nous les aimons au point de sacrifier, sur leur autel, cette passion naissante.
Je glisse mes doigts entre ceux d'Eren. "J'ai passé un bon moment, Eren. Merci."
Il me sourit, venant m'embrasser presque sagement pour sceller la promesse du secret.
Quelle maturité surprenante !... Je ne le reconnais plus !... Où est passé l'adolescent hurleur et colérique qui ne tenait pas en place ?... Ceci dit, ce nouvel Eren me plaît beaucoup !... Ado, il était à la limite de m'insupporter.
Quel plaisir de retrouver Livaï la nuit suivante. Je me suis blottie contre lui, sans le moindre remord. Il n'en saura rien, tout comme Mikasa. Ce n'était qu'une parenthèse avec Eren et je suis presque soulagée de ne pas avoir à lutter contre la passion que le jeune homme m'inspire.
Nous tenons trop à nos partenaires pour nous permettre de tout foutre en l'air sans le moindre état d'âme.
J'aime Livaï. Je laisse ma langue habiter le creux du cou, juste au-dessus de la naissance des clavicules. J'y niche, humide.
Il en geint de délice.
Puis je mordille chaque clavicule, obtenant un son étranglé de sa part.
Lorsque je plaque mon bassin au sien, je note qu'il est déjà haut.
"Mmm... voyez-vous cela..." moqueuse et ravie à la fois de le plonger dans un tel état aussi rapidement.
"Tais toi !..." rieur, m'étreignant avec force.
Il prend place au-dessus, m'atteignant des doigts, constatant que je ne suis pas en reste.
"Et tu oses me faire la morale ?..." ramenant des doigts suintants à ma vue. "Petite dépravée." soufflé à mon oreille sur un ton joueur et tendre.
J'invite sa main à poursuivre ses délices tandis que je le caresse sur toute sa longueur.
Nous en geignons à l'unisson, nous appelant, nous disant combien tout cela est bon, sans détour.
Puis il s'invite au détour d'un jeu souple - décidément ! Le combat en mode 3D apporte certaines vertus aux positions qu'il affectionne !... Et sa souplesse des hanches est telle qu'elle ferait frémir n'importe quelle femme.
"Tu sais que... haaaaan... tu es l'un des seuls hommes à... qui je laisse volontiers... une telle place ?..."
Il vient m'embrasser pour affirmer qu'il apprécie l'attention.
Puis il bouge, s'adaptant à merveille à nos souffles, calant ses rythmes sur mes appels.
La dernière ligne droite s'annonce et nous ne sommes plus que sens bourdonnants et tensions, avant de rendre les armes dans des éclats de voix étouffés.
Je repose au creux des bras de Livaï, nos doigts jouant à se croiser et se décroiser, nos mains à se caresser, à nous flatter d'attentions vocales.
"L'amour avec toi, j'adore..."
Un baiser dans mes cheveux vient confirmer la réciprocité.
Je caresse l'avant-bras refermé sur moi, cheminant entre le tracé des muscles fins et le réseau veineux qui fait relief.
Il a déjà livré tant de batailles qu'il en est ivre. Lorsque nous rentrons d'un front, je n'ai qu'une envie : le prendre dans mes bras et l'étreindre pour lui communiquer ce qu'il me reste de force. Livaï est un enfant qui a poussé trop rapidement.
Je bascule sur le ventre, drap ramené sous moi. "Je pense que tu... avais grand besoin d'une présence féminine à tes côtés, Livaï."
Il répond par un sourire éphémère.
"J'aurai beaucoup aimé connaître ma tante, tu sais... si les circonstances avaient été différentes..."
Il fixe le plafond, souvenirs lui revenant. Il les chasse d'un froncement de sourcils, paupières closes. "Nous croupissions dans ce bordel insalubre." sec et sans concession. "Combien de fois avions-nous pleuré de faim ?..."
Je viens nicher dans son cou, l'embrassant du bout des lèvres. "J'aurai tant souhaité que mon père te trouve avant Kenny..."
"Lorsque j'ai perdu mes... amis... mes... frère et sœur... avec lesquels je vivais... dans la misère de l'Underground... ce jour-là... je me suis promis de... d'avoir la force d'abattre tous les titans... de poursuivre... le combat."
Sa voix a des trémolos que j'étais incapable de soupçonner jusqu'à aujourd'hui.
Je caresse ses cheveux sombres dans un mouvement régulier pour lui apporter du réconfort.
"J'ai perdu ma vie ce jour-là. Mais ce n'était que le début..."
C'est bien, Livaï. Il faut que ça sorte. Il faut que tu mettes des mots sur ce que tes yeux ont vu.
Je lui laisse toute la place pour s'exprimer, ne me permettant pas de commenter ni d'intervenir ; me contentant de demeurer à ma place et de lui prêter mes oreilles.
Il déglutit presque bruyamment, émotion coincée dans la gorge. "... ce qui se disait est vrai au sujet des Titans... ils sont... une abomination." le mot est jugulé par une colère froide.
"Tu sais, je suis certaine que ta mère serait vraiment fière de l'homme que tu es devenu." caressant les mèches sombres.
"Elle serait rongée d'inquiétude à chacune des expéditions. Je ne préfère pas imaginer lui imposer ça."
Entre deux mondes, une jeune déesse se questionne également sur son destin.
Le retour de Loki dans sa vie ne facilite pas les choses mais elle ne se sent pas de renoncer à ce grand amour, avorté jadis. Elle aimerait cependant beaucoup s'entretenir calmement avec Alone qui représente tant pour elle et parvenir à un compromis. C'était décidé ; elle allait demander audience auprès du Souverain des Enfers. Mais avant, elle avait un dieu de la Malice à gâter et la raison en était son anniversaire - une pure invention humaine, du reste, quand on sait que Loki lui-même ignorait le jour de sa naissance.
Elle le trouva dans la vaste bibliothèque du palais. Loki était érudit. Il se nourrissait de lecture.
Lune ploya le genou devant Loki. "My King."
Ceci flatta grandement Loki. Mais les attentions ne s'arrêtèrent pas là.
Lune l'amena dans une aile à l'écart et là, elle s'agenouilla à nouveau devant lui, déboutonnant son pantalon.
Loki dut s'agripper à une colonne en bois tant il en avait le tournis.
Lune le prit en bouche - c'est qu'il la remplissait parfaitement ! - et le gâta, jouant sur l'extrémité renflée puis l'avalant en partie.
Loki gémissait, tremblant sur ses appuis, menton levé haut.
"L... Lune..." soufflé dans des appels vibrants et interminables.
Loki vint poser sa paume ouverte derrière la tête de Lune pour y imprimer de légers mouvements des hanches sans pouvoir s'en empêcher.
Lune le libéra sans rompre le contact, donnant la chasse à chaque veine saillante du membre érigé.
Loki était dans un état d'excitation impossible à décrire. Il finit par s'affaisser à genoux devant Lune.
"On ne m'av..."
"Je n'ai pas terminé, Loki." se léchant les lèvres avant de repartir à l'assaut pour terminer ce qu'elle venait d'initier.
Le dieu asgardien se tordit et se mordit la main pour l'empêcher de crier comme un fou ; assis au sol, jambes ouvertes sur Lune qui le gâtait avec énergie et appétit.
Sa main tremblante se posa sur l'épaule de Lune. "Lune... je... je vais... Luuuune !..." avant de se lâcher dans un élan fou, pique de plaisir à son paroxysme, se livrant dans sa bouche jusqu'à saturation, giclant, par minces filets, hors des commissures.
Je me pose sur une branche, rejointe par Livaï.
Nous sommes en nage malgré la température fraîche.
"Tu penses que les autres sont proches ?..."
Livaï rajuste son équipement. "Pourquoi ? T'as des projets ?..." sans me regarder, toujours affairé.
Allez... je tente le tout pour le tout !...
"Hmm... oui, j'aimerai que tu me causes du plaisir masculin."
Deux iris d'acier viennent se poser sur moi, air incrédule, information cheminant des oreilles au cerveau. Je m'attends à un rire narquois et à un "va te faire foutre !" dans les règles. Mais rien de tel ne semble venir. Il se contente de laisser flotter un léger sourire sur les lèvres. "Si tu veux." tombe, laconique. Du pur Livaï. Mais l'idée l'a séduit.
Là, c'est moi qui ouvre la bouche de surprise.
"Après l'exercice. Au calme."
Je roule sur le lit jusqu'à son torse, venant fureter un instant dans son cou avant de le regarder, attentive.
Il sait pertinemment ce que j'attends. Il s'en amuse, caressant mes cheveux, air doux sur le visage.
"Bon, pour commencer, faut que tu saches que pour la plupart des mecs, bander est un vrai plaisir : la sensation de l'érection n'est pas seulement une excitation, c'est aussi un vrai bonheur."
Okay. Pile poil les mots que j'attendais. Je lui adresse une petite caresse sur le torse pour qu'il poursuive.
"Ensuite, quand l'orgasme approche, il y a le sentiment que "ça monte" progressivement : toutes les parties sont sollicitées, on sent quelque chose de puissant qui envahit le bas-ventre et le sexe, c'est trop bon, mélangé à de l'impatience de se vider et à l'envie de se retenir pour faire durer la sensation de la montée."
Il m'en parle exactement comme je l'attendais. Je ne savais pas qu'un homme pouvait mettre des mots aussi simples et explicites sur son ressenti.
"Les dix ou vingt secondes avant d'éjaculer sont peut-être les meilleures, les plus renversantes. Le plaisir devient aigu, intense, profond, presque trop "dur", des ondes d'extase indécentes voyagent à travers tout le bas du corps, ça va de l'anus au nombril, pénis tendu au maximum - cette tension est un délice - gland gonflé à bloc, ce qui est horriblement bon et brûlant à l'intérieur, toute la verge se régale, c'est le meilleur moment dans la vie d'un homme : être sur le point d'éjaculer, juste au bord ; on a l'impression que le sexe va exploser de bonheur et on sent la lave dans son ventre qui s'apprête à bondir hors de soi. L'envie de jouir devient urgentissime, c'est presque intolérable... merveilleusement incontrôlable. L'éjaculation est du genre second orgasme. Chaque giclée prend naissance au fond du ventre et fuse à travers la queue, ce qui est extrêmement bon... surtout quand le sperme se rue jusqu'à la sortie. Là, quel pied !..." riant pour lui. "Si ça fait une semaine ou deux qu'on n'a pas joui, la sensation d'éjaculer est impressionnante, assez stupéfiante, on a l'impression de "cracher" des litres de soulagement chaud et épais et chaque jet rend dingue. Là. Satisfaite ?..."
"Parfaitement. Et envie de te faire l'amour maintenant."
Il place les bras en croix. "Je ne demande pas mieux."
Je viens le chevaucher, bassins en contact étroit.
Bouger. Cesser. Le faire monter lentement. Ses lèvres s'écartent de délice. Je le mène comme une bombe à retardement. Il s'en tortille, prisonnier des attentions.
Je lui dévore les lèvres, langue que je viens chercher et qui n'attend pas la requête pour venir à la rencontre de la mienne, chaude et enveloppante à souhait.
Nos corps s'en cambrent de délice à l'unisson, gémissements naissant dans nos gorges gavées de plaisir.
Je cesse pour le regarder ; cet air extasié, ces pupilles voilées de plaisir. "Je trouve ça incroyable que tu ne trouves pas ça sale..."
Il accueille la remarque par un petit rire. "Oh, il y a décidément pas grand-chose en toi que je trouve dégueulasse."
Je me cambre, parcourant ses bras en croix.
"Je peux rester au-dessus ?..."
"J'ai le bas du ventre qui brûle terriblement." soufflé. "Si tu pouvais..." m'attrapant par les hanches pour me pousser vers le bas et s'engouffrer dans la moiteur délicieusement chaude sur un rauque éblouissant. Le plaisir est tel qu'il en a les paupières qui papillonnent, bouche ouverte ; étourdi de sensations.
Il me fait basculer sur le flanc pour une nouvelle joute ; bouger en rythme, chacun son tour.
L'appel de plaisir est tel que nous adoptons toujours plus de vigueur et qu'il finit par bouger en contresens du mien, jambes enlacées comme des lianes. Il y a ces souffles, ces expressions folles qui quittent nos bouches, suivis par un silence où nous ne faisons plus entendre que la musique régulièrement des peaux moites glissant l'une contre l'autre, son sexe coulissant en rythme en moi, éventuellement le bruit des lattes malmenées par l'assaut ; ce silence durant lequel la tension grimpe en nous de manière phénoménale et intenable, où la finalité est notre jouissance. L'instant peut durer de quelques minutes à quelques seconde suivant l'intensité de notre excitation. Parfois la jouissance nous cueille par surprise. Nos corps se tendent, puis nous rendons tout, dans des cris qui aimeraient pouvoir éclater mais que nous devons tenir en bride au nom de cette putain de discrétion !...
