APRES avoir convaincu Juvia de rencontrer ma famille, nous avions prolongé la douche en lavant l'autre chacun notre tour. Dois-je préciser que j'ai prit tout mon petit temps pour m'occuper d'elle ? Je ne crois pas. Après tout j'aime tellement lui faire plaisir.
Une fois sec et en pyjama, j'avais tout de suite appelé mes parents pour que l'on puisse trouver une date. Ma mère voyageait beaucoup avec son travail de reporter, je pensais donc que décider d'un jour qui conviendrait à tous le monde aurait été compliqué. Loin de là.
Dès que je leur ai annoncé que je voulais leur présenter ma copine, ma mère avait éclaté en sanglots et mon père avait crié la nouvelle à mon frère qui se trouvait comme par hasard présent. Il avait toujours le chique d'être là au bon moment et au bon endroit. Je l'entendis descendre les escaliers en courant et je me mit à prier pour qu'il glisse et se casse la figure. Juste pour mon plaisir personnel.
-Oui bon, pas la peine de vous mettre dans des états pareils, dis-je en passant ma main dans mes cheveux, déjà épuisé du comportement de ma famille.
-Pardon ?! Gray si tu savais depuis combien d'années nous attendons ce moment ? s'exclama ma mère.
-Mais ... Je ne vais avoir que vingt-quatre ans. C'est pas comme si vous avez attendu une éternité.
-Nous sortions déjà ensemble depuis deux ans quand on avait ton age ta mère et moi, répliqua mon père.
-Vous savez bien que Gray est très lent par rapport aux autres garçons de son age.
Je reconnu la voix moqueuse de mon frère à l'autre bout du fil. Quel connard, il n'en ratait pas une seule. Il ne s'était donc pas fait mal.
-Ca suffit, Rogue. Si ton frère avait besoin de temps pour comprendre ce qu'il voulait c'est son droit ! dit ma mère.
Et c'est repartit ! Mon frère éclata de rire alors que ma mère continuait de le sermonner. Mais je n'avais pas besoin de l'aide de ma mère pour lui clouer le bec.
-Contrairement à toi, grand frère, je sais que j'ai trouvé la bonne. Tu sais la seule et unique qui fait battre ton coeur super vite et qui te fait te sentir spécial ... Oh j'oubliais, non tu peux pas savoir puisque tu changes de copine comme tu changes de chaussettes.
J'entendis mon frère jurer avant d'être menacer par mon père. A coté de moi, Juvia se dandinait. Elle n'entendait pas ce que ma famille racontait mais elle avait très clairement comprit que je venais de parler d'elle. Elle était tellement mignonne que je me penchai pour lui embrasser le bout du nez, la faisant rougir encore plus.
-Oh ! Mon chéri, je suis tellement contente de t'entendre dire ça, sanglota ma mère une nouvelle fois.
-Bon alors quand est-ce que vous êtes libre ? redemandais-je.
Finalement, ce fût à cause de Rogue qui était prit par son travail que l'on dut fixer la date deux semaines plus tard. Mon père ne travaillait pas et ma mère était prête à réserver toutes ses heures de travail pour pouvoir rencontrer Juvia.
Après avoir noté le jour et l'heure dans le calendrier de mon téléphone, je leur souhaitai une bonne soirée avant de raccrocher. Je laissai échapper un soupire. C'était du sport de téléphoner à ma famille.
-Tu as le bonjour de mes parents, dis-je à Juvia avec un sourire.
Je sentis sa petite main se poser sur la mienne avant d'enlacer nos doigts.
-Alors ... comme ça ... tu penses que je suis la "seule et unique" ?
-Je vois que rencontrer mes parents n'est plus un problème, dis-je en me penchant vers elle. Oui, je le pense vraiment. Je n'ai jamais ressentit de tel pour une autre fille.
Elle rigolait, les joues rouges, alors que je lui caressais le visage. On tomba rapidement à la reverse sur le lit et je me mis à la chatouiller.
-C'est ... bon ! explosa-t-elle. Je ... Je ne suis plus stressée !
Je roulai alors sur le coté pour la laisser respirer. Elle me pinça la joue avant de se redresser. Je la vis jouer avec ses doigts avant de se tourner vers moi et de sauter sur mon torse, me coupant la respiration. Elle battait des pieds et s'amusait avec mon nez alors qu'une bretelle de sa nuisette glissa le long de son épaule.
-Je suis presque impatiente, m'avoua-t-elle avec ses yeux bleus plein d'excitation.
Mon coeur accéléra alors que mes lèvres s'élargissaient en un large sourire. Je passai mes bras autour de son cou avant de la faire rouler sur le coté tout en la gardant coller sur mon torse. Elle lâcha un cri tout en gloussant à nouveau alors que je laissai mes lèvres plongées sur son cou pour l'embrasser et pour que son odeur de vanille envahisse mes narines.
-Moi aussi ! répondis-je.
NOUS dûmes prendre le métro pour aller chez moi. J'habitais au-dessus de la ligne Fairy Tail, deux maisons plus loin de celle de Natsu.
Vu que mon père ne travaillait pas, mes parents avaient acheté une large maison avec jardin à l'extérieur de la ville de Magnolia. Du coup, quand ma mère partait travaillé à travers le monde, mon père avait de quoi faire pendant sa journée.
Quand nous étions petits, Rogue et moi, c'était lui qui nous réveillait, nous aidait à nous habiller, nous préparait le petit déjeune puis il nous amenait à l'école. Ensuite, il revenait s'occupé de la maison et du jardin avant de préparer le repas qu'il nous servirait une fois revenu de l'école pour le déjeuner. Les repas à la maison en compagnie de mon père et de Rogue étaient les meilleurs de toute ma vie. J'espère vraiment un jour pourvoir partager un moment comme ça avec mes enfants. Et enfin, avant que l'école ne reprenne, mon père nous ramenait au portail à l'entrée de la cour de récréation avant de partir vaquer à ses occupations en ville, attendant de pouvoir revenir nous cherchait à la fin de la journée. En général, il nous attendait, appuyé sur sa voiture et les mains dans les poches de son pantalon. Quand c'était le cas, cela voulait dire qu'il cachait des biscuits dans ses poches, prêt à finir dans nos estomacs.
Je me rappelais très bien du moment où j'avais raconter ça à Juvia. Elle m'avait dit imaginé mon père comme un petit monsieur en tablier rose avec une moustache et des lunettes rondes. Comme dans les pubs, avait-elle dit. Franchement, je cherche encore à quelle pub elle faisait allusion. Mais j'avais vraiment hâte de voir sa réaction quand elle allait voir à quoi ressemblait vraiment mon père.
A midi pile, nous étions en train de marcher sur le gravier qui menait jusqu'à la porte d'entrée. Juvia me tirait dans tous les sens afin de voir chaque parcelle de fleures que mon père entretenait dans le petit jardin de devant.
Puis, alors qu'on s'arrêtait devant la porte d'entrée, je vis Juvia frotter ses mains contre la jupe de sa robe. Elle était radieuse aujourd'hui. Le lacet de ses sandales argentées grimpait jusqu'à son mollet et sa robe était d'un bleu clair presque transparent. Elle avait de larges brettelles qui se croisaient dans le dos et le col de son décolleté, pas trop plongeant, épousait parfaitement sa magnifique poitrine. Quelques mèches de ses cheveux bleus étaient retenu par une pince ce qui dégageait son visage, me permettant d'admirer sa beauté.
Même moi je n'avais pas fait tant d'efforts. Un t-shirt, un jeans et des baskets, pas besoin de plus quand le charme est déjà présent. Mais pour elle, elle m'avait dit qu'elle voulait faire bonne impression mais si je lui avais dit que mes parents sauront l'apprécier comme elle est. J'avais quand même fait en sorte d'être assortit au couleur que ma copine avait choisit.
Malgré tout l'attention qu'elle avait apporté à sa tenue, je pouvais bien voir qu'elle était tendu. Je lui pris alors délicatement sa petite main dans la mienne avant de me pencher vers elle et de poser un baisé sur ses lèvres parfaites.
-Prête ? demandais-je quand même.
Elle hocha la tête déterminée ce qui me fit rire. Je levai la main pour frapper contre la porte mais mon grand frère fut plus rapide que moi et tira la porte vers lui. Un large sourire fit monter ses joues. Est-ce qu'il nous espionnait ? C'est bien son genre. Il doit surement préparer un mauvais coup.
-Enfin, mon petit frère me revient ! s'écria-t-il. Et en plus avec une charmante jeune femme.
Juvia rougit tout en resserrant sa main autour de la mienne.
-T'approches pas trop, dis-je en le poussant sur le coté pour pénétrer dans la maison.
-Je n'oserai pas, fit-il innocemment. Maintenant fais pas ton malpoli et présente moi à ta copine.
-Juvia, commençais-je. Voilà Rogue Fullbuster, mon con de grand frère ...
-Hé ! s'exclama-t-il.
- ... Con de grand frère, voilà Juvia, ma merveilleuse copine.
-Enchanté, dit Juvia en tendant sa main.
-Allons, allons, pas de ça entre nous.
Il la prit rapidement dans ses bras avant de la lâcher et de courir loin de moi.
-Maman ! Papa ! Gray et Juvia sont là !
-C'est ça, cours ! hurlais-je les sourcils froncer de mécontentement.
Je savais que mon frère ne ferai jamais rien à Juvia mais c'était la rivalité fraternelle qui me faisait agir. Toujours vouloir faire mieux que l'autre. Je serai un meilleur petit ami que Rogue, parole de Gray.
-Oh ! Mon chéri, fit ma mère avant de me prendre dans ses bras.
-Maman, on avait dit pas de larmes.
-Excuses-moi, excuses-moi, fit-elle en se détachant pour regarder derrière moi. Alors voilà la petite Juvia, quelle charmante jeune fille.
-Bonjour madame.
-Mais je vous en pris, entrez, entrez. Ton père est dans le jardin de derrière.
Je remerciai ma mère avant de traîner Juvia vers l'arrière de la maison. Dès que l'on passa la porte vitrée, ouverte pour l'occasion, Juvia se mit sur la pointe des pieds pour me parler à l'oreille.
-Tu ne m'avais pas dit qu'il n'y aurait que ta famille ? me demanda-t-elle.
Je ne pus m'empêcher de pouffer de rire, un sourire aux lèvres.
-Hé, papa ! fis-je sans répondre à ma copine.
Cette dernière se crispa à l'appellation. Mon père, une grande brute baraquée, se tenait dos à nous devant un petit barbecue, faisant griller des poissons surement fraîchement pêchés. Il tourna la tête vers nous et un immense sourire apparu sur ses lèvres. Il lâcha son ustensile et prit la main de Juvia.
-Sliver, Sliver Fullbester, fit mon père. Mais je suis sûre que tu l'avais comprit, n'est-ce pas ? La ressemblance est frappante. Après tout Gray est un beau mec grâce à moi.
Je pris tout mon temps pour admirer les yeux ronds de Juvia et sa bouche en forme de "O". J'étais sûr qu'elle ne s'était pas attendu à voir une armoire à glace avec un cicatrice sur le visage et une boucle d'oreille. Un vrai papa ours : à la fois mignon et dangereux.
-En ... Enchanté monsieur, dit enfin Juvia après avoir reprit contenance.
-Allons, pas de "monsieur" entre nous, ma petite Juvia. Dis donc Gray, tu l'a vachement bien choisir dit donc.
Les yeux de mon père restèrent un peu trop longtemps sur les zones du corps de Juvia qui m'étaient maintenant réserver. Pas de problème, je te protégerai de mon père si il le faut, Juvia.
-Ca suffit papa ! m'exclamais-je en rougissant.
Ok, ce n'est pas du tout comme ça que je vais pouvoir la défendre. Pathétique, Gray, pathétique. Au final, c'était plus moi qui était tendu que Juvia qui rigolait à la remarque de mon père.
-Merci du compliment Sliver mais j'imagine qu'il a aussi prit ça de votre coté, fit Juvia tout en désignant ma mère du coin de l'oeil. Mais je pense avoir découvert votre secret.
Ce fût à mon tour d'avoir les yeux ronds alors que je regardais Juvia. Ou était passé la jeune fille complètement stressée ? Et qui était cette jeune femme qui blaguait avec mon père comme si je n'était pas là ? Elle venait de complimenter ma mère, mon père et moi dans la même phrase sans bégayer devant l'attitude perverse de mon père. Un jour, je serai tellement surpris par cette femme que j'en mourrai de peur.
-Vraiment ? demanda mon père en posant ses mains noires de charbon sur ses hanches.
-J'ai remarqué que vous et vos garçons aviez tout les trois une cicatrice sur le visage, dit Juvia. Vous avez été les seuls à comprendre que ça fait craquer les filles les hommes un peu aventurier.
Mon père explosa de rire. Alors que le rouge me montait de plus en plus aux joues. Me trouvait-elle vraiment un air d'aventurier ?
-Alors comme ça Gray ne t'a pas raconté ? demanda mon père qui continuait de rire à gorge déployée.
-C'est assez humiliant il faut dire, n'est-ce pas frérot ? intervient Rogue alors qu'il posait un plat de salade verte sur la table
Je l'entendis rire dans sa barbe alors que je lui envoyai rapidement un regard noir. Je soufflai, faisant voler mes cheveux sombres autour de moi. Mais j'entendis Juvia raclé sa gorge, attirant mon attention sur elle.
-Tu ... Tu ne m'as jamais posé la question, dis-je pour me défendre devant le regard interrogateur de ma petite-amie.
-Parlons en autour d'un appétitif, proposa ma mère.
Je sentis la main de Juvia glisser de la mienne avant de proposer de l'aide à ma mère qui accepta volontiers. Cependant je n'étais pas d'accord avec ça, moi. Reviens Juvia. Je fis un premier pas pour la rejoindre mais mon père me rattrapa par le bras pour me coller contre son torse.
-Je t'en pris, Juvia, appelles-moi Mika, entendis-je ma mère dire à ma petite-amie dans la cuisine.
-Elle va pouvoir s'en sortir toute seule, ne t'inquiète pas, fit mon père tout en me tapotant le torse.
Une fois qu'il m'eût relâcher, j'enfonça mes mains dans mes poches, sans m'empêcher de faire la moue.
-Je suis content pour toi, fiston.
-Vous avez pas fait tout ça de chichi pour la première copine de Rogue.
-C'est pas pareil, tu es le petit dernier. Ca fait juste bizarre, là, fit-il en désignant son coeur.
-Sliver ? Est-ce que l'on peut enfin commencer l'appétitif ? On vous attend comme d'habitude.
-Oh ! Mais bien sûr, mon amour, miaula mon père.
C'était surement à cause de l'amour inconditionnel que partageait mes parents que j'avais attendu la femme parfaite pendant toutes ses longues années et Juvia dût le comprendre en les voyant car elle m'offrit un doux sourire remplit de bonheur. Je ne pus m'empêcher de rougir, encore une fois, alors que je m'installais à coté d'elle à la table.
-J'espère que tu aimes le poisson, Juvia, dit enfin ma mère. C'est une spécialité chez nous.
-C'est parfait, Mika, ne vous inquiétez pas.
-Juvia en connait un rayon en pêche, dis-je d'un ton fier avant de poser mon bras sur le dossier de sa chaise.
-C'est vrai ?! s'exclama mon père.
Juvia acquiesça timidement. Tiens, la Juvia timide est revenue ? Pourquoi tant de modestie ma chérie ?
-Je ... J'avais l'habitude d'aller pêcher avec mon frère et mon père avant de venir à Magnolia, expliqua-t-elle.
-Ah, je me rappellerai toute ma vie du premier jour où on a amené Gray pêché, commenta Rogue.
-Moi j'étais vraiment inquiète, avoua ma mère.
-J'y crois pas, tu remets ça sur la table ?! m'exclamais-je en direction de mon grand frère.
-Est-ce cet accident humiliant ? demanda Juvia les yeux brillants se penchant légèrement en avant comme pour être dans la confidence.
Non mais je rêve ou elle prend plaisir à me foutre la honte ?
-Pff c'est pas ma faute aussi, dis-je voulant prendre un air détaché.
-Vraiment ?! s'exclama Rogue.
-Oui ! C'est la tienne. Tu m'as fais croire que tu avais vu un pingouin ce baigné dans l'eau. Du coup j'ai couru voir et je me suis pris les pieds dans le fils des cannes à pêche. Je suis tombé sur le font et bien sûr, l'hameçon ne t'a pas raté hein, Rogue.
-Pfff j'ai même pas eut mal, déclara-t-il tout en se touchant le dessus du nez.
-C'est pas ce dont je me rappelle, intervint mon père avant de boire une gorgée de bière.
-Et toc, m'écris-je. Merci papa !
-Sliver ! Ne les relance pas, s'il te plais !
-Excuses-moi, chérie.
Malgré le sourire de Juvia, je pus lire de l'inquiétude sur son visage. N'était-elle pas parfaite ? Elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiété pour moi. Je lui répondis d'un sourire franc avant de me laisser porter par mes sentiments et de me pencher vers elle, posant mes lèvres sur les siennes.
Je me reculai mais à la vue des grands yeux de Juvia, je me rendis compte de ce que je venais de faire. Je me raidis alors que ma mère fit un "oh !" de façon romantique, que mon père me lança un pousse un l'air et que mon frère lâcha un petit sourire en coin.
-Et bien quoi ? demandais-je. C'est ma copine, non ?
Juvia rougissait encore plus que moi. Heureusement, ma mère nous autorisa enfin à nous servir de charcuterie et de pain.
Le reste du repas resta dans cette ambiance familiale et joyeuse et je voyais bien que Juvia prenait goût à être entourée de ma famille et rien ne pouvait me faire plus plaisir que de la voir rigoler et converser avec eux.
Malheureusement, j'échouai à nous faire quitter la maison avant que maman ne sorte l'album photos. Mais, alors que j'étais en train de protester, j'entendis mon frère marmonner qu'aucune de ses copines n'avaient eût droit à ce moment typique des belles-mères. Bizarrement, cela me calma. Gray ! C'est un signe que maman aime Juvia. Elle veut qu'elle fasse partit de la famille.
Avec ça en tête, j'étais monté dans mon ancienne chambre et avait attrapé tous les albums avant de redescendre et de les poser devant elles tout en lâchant un "prenez votre temps surtout."
Ma mère et Juvia me regardèrent avec de grand yeux de surprise alors que je me laissai tomber dans le canapé à coté de mon père. En face de moi, Rogue fronçait les sourcils, ne comprenant pas mon geste. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire joueur.
J'ai promis, Rogue. J'ai promis que je serai un meilleur petit-ami que toi.
