61. Une chance de trop
Toute la semaine qui suivit le match, et la soirée, Dorian était pensif… ailleurs. Il se remémorait comment les choses en étaient arrivés là. Il se souvenait de la quantité approximative de bierreaubeurre légèrement modifiée ingurgité dans la soirée, il se souvenait avoir été présenté à April mais pas moyen de se souvenir du baiser. Pourtant, il ne se pouvait pas que tous les élèves présents lors de la soirée aient eu une hallucination collective à ce point. Non, il l'avait belle et bien embrassé… mais pourquoi…enfin bref… c'était fait maintenant et il ne pouvait plus reculer. C'est vrai qu'elle n'était pas trop mal et assez gentille. Le seul souci, c'est qu'elle ne parlait presque pas. Dorian savait d'avance que cette relation mènerait nulle part. Mais comme les entraînements étaient finis, que les cours étaient plus légers, il pouvait s'autoriser un peu de distraction avec une fille. Roy en avait bien une toutes les semaines presque alors il pouvait en avoir deux par ans…
Le seul couple qui avait tenu cette année était celui de Bayron et Shirley. Deux vrais tourtereaux qui voyaient la vie en rose. Pas d'orage à l'horizon, tout se passait très bien. Shirley était délicieuse, et pétillante. Bayron en était complètement fou. Même si leur relation n'avait rien de très avancée, contrairement à ce que pouvait penser pas mal d'élèves de l'école, ni l'un ni l'autre n'étaient pressés de passer à une relation plus adulte. Leurs jeux de séductions leur convenaient ainsi et comme le disait souvent Dorian, ils étaient beaux à voir jusqu'à les envier. Bayron sortait de cours de DFCM après les autres, sa mère l'avait retenu pour essayer de lui expliquer les choses de la vie en vain. Bayron en était sorti complètement choqué de la conversation mère/fils qu'il venait d'avoir.
Je tiens à t'en parler car je n'ai pas eu ce genre d'instruction plus jeune et j'aurais bien aimé connaître les choses à faire et à pas faire. Bayron, ta copine et toi, vous devez faire attention à ce que vous faites. Vous êtes encore bien jeune, elle n'a que douze ans et toi quatorze mais c'est pas parce que tu es le plus âgé de ta promotion que tu dois être en avance sur tout… Prend ton temps avec miss Parker, tu n'es pas obligé de ressembler à ton père dans ce domaine… rassure-moi sur ce point…
Mais maman… enfin… non ! Je ne veux pas parler de ça avec toi… c'est dégoûtant… et puis de toute manière je suis trop jeune…
Oh merci Bayron… mais promet moi que tu viendrais nous prévenir quand tu… enfin… quand elle et toi…
NONNNNN ! Bien sur que non ! Je ne viendrais pas vous tenir au courant de ma vie personnel maman ! Et puis, je suis déjà au fait de toutes ces choses là…
QUOI ? Mais qui ? Ton père m'a assuré qu'il ne t'en avait pas parlé !
Bah… heu… comment dire… Sirius…
SIRIUS ? Mais… enfin… c'est lui qui m'a élevée et … oh… d'accord… d'hommes à hommes… plus facile…il ne perd rien pour attendre celui là… je vais donner de la matière à râler pour Ginny…Et Dorian aussi ?
Oui… Dorian et EJ…
QUOI ? EJJJJJ ? Notre Emily-Jane ? Mais il est pas bien lui ! Et que vous a t-il dit ?
Heu… je sais plus exactement, ca fait tellement longtemps…
Ah bon ? Précise, je te pris !
Quand on est rentré à Poudlard je crois… ou juste avant…
SIRIUS VOUS A FAIT UN COURS D'EDUCATION SEXUELLE QUAND VOUS AVIEZ A PEINE 11 ANS ? Hurla Lily Potter Malefoy à en faire peur toutes les chauves-souris présente dans la salle.
Oui… murmura Bayron…Donc tu vois, pas besoin d'en parler avec toi… Allez, salut man !
Bayron ! Reste ici…
Ya la dernière épreuve qui va commencer 'man… insista le jeune homme en courant hors de la pièce.
Je connais un fantôme qui ferait bien de se trouver une place aux enfers…et avant que je rentre ce soir…
Bayron pensait à Sirius… le pauvre, il allait en prendre plein la tête par sa mère et sûrement aussi par sa grand-mère… et même par oncle Ron s'il l'apprenait… Bayron se sentit honteux de l'avoir balancer comme ça… juste pour éviter un sujet délicat avec celle qui l'avait mis au monde.
Heureusement, la pensée d'aller retrouver Shirley et d'assister à la dernière tâche du tournois des quatre sorciers lui fit retrouver la bonne humeur. Il devait se dépêcher sinon il allait rater le début. Il se mit alors à courir mais à quelques mètres de la fin du couloir qui menait au parc, il entendit des cri de colère. Connaissant assez bien cette voix, il entra sans faire de bruit dans la salle qui servait à entreposer des potions en tout genre, salle ou se trouvait Hamilton Cambell sans l'ombre d'un doute.
Intrigué par les agissements du champion de Poudlard et héros de Gryffondor, il resta assez loin pour pouvoir observer soigneusement Hamilton. Il était en train de réaliser une potion assez complexe apparemment et il n'y arrivait pas.
Une pincé de mandragore… deux louches de trèfles vert ébouillanté, une écorce de rosier… non …deux…. Ohh mais je vais jamais y arriver… pourtant je sais la faire… bon… je recommence… je dois faire vite, on va m'attendre…Une pincé… deux louches…deux écorces finement découpées en lamelles, une goutte… une lichette… deux brindilles…Ah voilà… c'est bon… ouf, je l'ai échappé belle… que serais-je sans toi ma Félix…
Félicis ? Parla Bayron avancé juste derrière Hamilton… Alors c'est donc ça…
Malefoy ! Que fais-tu là ?
Je me rendais admirer ta victoire pour le tournoi, mais je crois que finalement, je vais rentrer pour éviter de voir comment s'en sort un tricheur, menteur, manipulateur de champion comme toi.
Bayron, je te jure que si tu dis un mot de tout ça à qui que ce soit, je te le ferais payer très, très cher.
Oh mais t'inquiète… j'ai trop pitié de toi pour ça… si c'est la seule solution pour que tu puisses vaincre une fille… une américaine…
Ce n'est pas ce que tu penses…
Oh si ça l'est… et je ne serais pas étonné d'apprendre que ça fait longtemps que tu joue à ce petit jeu… Je suppose aussi que tu prenais ton remontant avant chaque match de quidditch, ce qui explique bien des choses…
Ferme la, Malefoy… pas besoin de prendre ton air supérieur avec moi…Je sais très bien ce qu'à fait ton père quand il avait nos âges et il n'a rien à m'envier !
Ne parle pas de mon père de cette façon, surtout en ma présence Cambell… sinon je vais te montrer ce que vaut un Malefoy dans un duel.
Oh mais sûrement pas mieux qu'un Potter !
Saches que pour Dorian, il s'est retenu à ma demande ! Sinon, il y a longtemps qu'il t'aurait mis à terre. Et pour ton information, j'ai le dessus sur lui ! Alors tes menaces, tu te les gardes ! J'espère qu'un jour, tu sauras te regarder dans une glace et voir qu'elle personne narcissique tu es ! Sur ce… je ne pense pas avoir besoin de te souhaiter « bonne chance » vu que tu t'en assure ses bonnes grâces !
Dégage ! Et garde ta langue !
J'espère que celle de Salem va te montrer ce que c'est l'honneur !
62. Fin d'année précoce
Bayron retrouva Shirley, l'embrassa et s'assit pour assister à la dernière tâche du tournoi de quatre sorciers. Après ce qu'il venait de voir quelques minutes plutôt, Bayron n'avait plus trop envie de regarder la démonstration de réussite d'une potion tel que Felix Felicis.
Il regarda qu'à moitié les candidats s'approcher. La troisième épreuve consistait à pénétrer dans une maison de sorciers adeptes de la magie noire et d'y rapporter un miroir à l'effigie de leur école. Chacun leur tour, les champions entreraient dans la maison. Les points seraient attribués suivant le temps et le degré de réussite. Le premier a entré fut le représentant de Dumstang. Il se trouvait sur un terrain assez à son avantage et s'en sortis très bien avec un temps de seize minutes. Puis ce fut le tour d'Ornella Delattre, la Française, qui se fit rejeter par la maison au niveau du premier étage. Puis se fut le tour de Hamilton. Il réussit également à rapporter le miroir sans aucune égratignure dans un temps de quinze secondes et cinq dixièmes. Très content de lui, il salua le public venu pour l'admirer. Puis se fut au tour d'Illy d'entrer dans la maison. Quelques minutes plus tard, elle en ressortit également avec son uniforme tout déchiré. Le juré mettait beaucoup de temps à donner ses résultats. Et puis, une personne étrangère à l'école monta sur l'estrade ou se trouvait le directeur et le corps professoral. Dorian remarqua que son père était devenu tout blanc. Finalement, le résultat était annoncé. L'Américaine avait devancé Cambell avec deux secondes d'avance. Le fait qu'elle soit deuxième au classement, mettait les choses à égalité avec Hamilton. Toute fois, l'épreuve ultime était de se regarder dans le miroir. Si le candidat avait triché alors le miroir devenait tout rouge. Mais ça, les champions ne le savaient pas. Lorsque Hamilton se regarda dans le sien, celui-ci se mit à devenir écarlate à la grande stupeur des jurés et de la tribune officielle.
Presque la totalité des filles de Poudlard pleuraient. Leur héros n'étaient plus si fort et c'était en plus un tricheur. La belle réputation de Hamilton Cambell le magnifique venait de tomber tout comme lui à genoux. La gagnante était donc Illy Rogers Bayron était très satisfait de la situation et pensait au fond de lui que c'était un juste retour de ses actions. Il commençait à discuter avec ses amis quand sa mère arriva près de lui, le teint pâle et triste.
Bayron, Dorian, EJ… venez s'il vous plait.
'man ? Pour aller où ?
Ne pose pas de question et vient mon chéri.
'Man… pas…commença à dire Bayron lorsqu'il comprit que c'était pas son professeur qui parlait mais bien sa mère et que quelques chose n'était pas normal.
Les enfants suivirent Lily qui alla également chercher Yacinthe, Teddy, Emma, Hannah, Thomas et Daniel. Roy et les autres se posèrent de nombreuses questions. Roy et Shirley le levèrent et essayèrent de les trouver. Quand enfin, Roy vit la famille Potter/Malefoy/Weasley réunis dans le grand hall, il arrêta de marcher et empêcha Shirley d'aller plus loin. Voir EJ en pleure dans les bras de Dorian ne signifiait qu'une chose. Il se passait un événement familial fâcheux et Shirley et lui serait de trop pour le moment.
On ne tardera pas à savoir ce qu'il se passe Shirley. Ne t'inquiète pas, s'ils ont besoin de nous, ils nous feront signe.
Tu es sur ?
Oui… ils ont besoin d'être en famille je pense.
En effet, dans ce moment de tristesse, Bayron, Dorian, EJ et les autres cousins et cousines s'étaient rassemblé tel un clan indestructible. Ils faisaient front face à la tempête qui venait de ravager leur vie. EJ était inconsolable et Roy bouillonnait de rien pouvoir faire pour elle de là où il se trouvait. Dorian avait beau la prendre dans ses bras, et la retenir, la jeune fille était complètement anéantie par l'annonce qu'elle venait de recevoir. Bayron essayait de consoler sa cousine Yacinthe bien que lui aussi ait les yeux rougis. Ron avaient ses deux autres filles dans ses bras qui manquaient très régulièrement d'air pour poursuivre le torrent de larme qui se déversaient de leurs magnifiques yeux. Lily et Harry essayaient de tempérer les jumeaux et Teddy. Mais même si certain réconfortaient les autres, semblant peut-être plus fort, il était certain que la mauvaise nouvelle affectait toute la famille. Le professeur McGonagall arriva vers eux et Harry lui parla brièvement. La vieille dame reçue un choc, d'après ce que pouvait voir Shirley et Roy, toujours à l'écart. Quelques minutes après le départ de chef de Gryffondor, les elfes de maison apporta l'ensemble des valises des élèves au grand étonnement des observateurs.
Ils vont partir…
Sans nous dire au revoir ?
Apparemment…
Mais ils ne vont pas revenir ?
Je ne pense pas, sinon ils n'auraient pas fait toute les valises… regarde ils prennent même leur hiboux…
Ca doit être grave…
Oui…
Des carrosses fut préparer pour emporter toute la famille hors des murs de Poudlard. Personne ne remarqua ce départ précipité vu que tous étaient encore dans le parc à fêter la victoire de l'Américaine. Shirley ne put se retenir de rester en retrait et prit par un grain de folie elle courut vers Bayron.
Bayron … attend ! S'écria t-elle.
Shirley… je… je suis désolée mais on doit partir.
Je… j'ai vu… je voulais simplement te dire au revoir…
Merci. Je t'écris… sans faute !
J'attendrais ton hiboux avec beaucoup d'impatience…dit-elle en l'embrassant sur le front. Si tu as besoin de moi, tu n'as qu'un mot à m'envoyer…
Merci pour tout Shirley. On se voit bientôt, promit.
Oui.
Occupe-toi d'elle Roy, ajouta Bayron qui voyait également son ami s'approcher.
Ok… Prenez soin de vous.
On va essayer…
A bientôt… termina Roy en regardant EJ se détacher fébrilement de Dorian pour lui adresser un regard.
Roy crut recevoir un poignard empoisonné en voyant la détresse qui habitait les yeux d'EJ. Il aurait tant voulu être à la place de Dorian à ce moment-là. Il aurait vraiment voulu être à sa place, la prendre dans ses bras et la réconforter. C'est donc frustré, que Roy vit partir EJ et sa famille sans savoir quand il les reverrait. Faute de mieux, il prit Shirley dans ses bras, triste de voir partir son petit homme comme elle aimait l'appeler. Le lendemain matin, tous les hiboux de l'école apportèrent uniquement la Gazette et pas un seul NewsWeek. Roy ouvrit le journal, et comprit enfin ce qui s'était passé quand il lut le gros titre : « Adieu madame Weasley ».
« La communauté des sorciers déplore la disparition en ce samedi 20 juin d'une grande sorcière, Molly Weasley. Madame Weasley est morte durant son sommeil dès suite d'une très ancienne blessure infligée par un mangemort. Madame Arthur Weasley faisait parti de l'ordre du phénix depuis sa formation. Résistante lors du retour de Celui-dont-on-doit-pas-prononcer-le-nom, elle était une très grande sorcière qui manquera à nombreux d'entre nous. Elle laisse un mari accablé par le chagrin, sept enfants, dix-huit petits-enfants et trois arrière-petit-enfant. Elle était également la belle-mère d'Harry Potter vu que celui-ci avait épousé sa fille cadette Ginny. Et, sans qu'on sache réellement le pourquoi de la chose, il se trouve qu'elle était également la grand-mère de Lily Potter Malefoy, celle qui terrassa Lucius Malefoy, le père de son mari, Drago. La cérémonie funèbre sera célébrée dans le Kent, devant le tombeau familial de la famille Weasley. Au nom de la gazette, nous leurs adressons toutes nos condoléances. »
63 . Ce n'est qu'un au revoir
Le quartier Square Grimmaurd était anormalement silencieux. La rue était déserte en ce début juillet. Même la météo participait à rendre l'atmosphère pesante et mélancolique, pensa Ginny qui regardait sans but à travers sa fenêtre.
Ginny…mon amour…il faut y aller…
Je ne suis pas prête Harry… Je ne peux pas…
(Soupire)…Mon amour…murmura t-il en prenant sa femme dans ses bras.
Oh Harry… pleura t-elle contre son mari. Elle me manque… Je …pourquoi…Elle était si vivante… elle ne méritait pas de mourir maintenant…Harry…je veux qu'elle revienne, je veux ma…je veux ma maman…finit par dire Ginny alors que ses forces l'abandonnaient et qu'elle tombait à terre, sur ces genoux.
Mon cœur…dit-il en entourant sa femme de toutes ses forces. Chut… calme-toi. Je suis là…Chut… calme-toi…Ginny…ta mère n'aurait pas voulu te voir ainsi… mon cœur… arrête de pleurer s'il te plait… Chut…Je suis là… je suis là…
Harry… serre-moi fort…j'ai tellement besoin de toi…serre-moi…dit-elle en s'accrochant au cou de son époux.
Ginny…il faut y aller maintenant… ils vont nous attendre…
Maman ? Ca va aller ? Demanda Dorian, tout de noir vêtu, se tenant face à sa mère.
Oh mon cœur, je suis désolée que tu me vois ainsi… Je suis si désolée…
Ne le soit pas maman, chuchota Dorian qui alla embrasser sa mère une fois que son père fut un peu en retrait. Maman… je t'aime.
Oh moi aussi mon chéri, moi aussi je t'aime…s'écria Ginny en entourant son fils de ses bras.
Ginny…
Je sais, je sais… on y va… je vais chercher Katline et on y va.
Je suis là maman… dit la petite fille de quatre. On va dire au revoir à mamie ?
Oui mon cœur, on va aller dire au revoir à mamie, répondit sa maman en la prenant dans ses bras. Je t'aime toi aussi ma puce… ne l'oublie jamais !
D'accord maman !
La famille Potter toucha, l'un après l'autre, le vase remplis de rose noire qui trônait au milieu de la table et fut transporter par le portoloin devant le cimetière sorcier où allait bientôt reposer Molly Weasley. Il pleuvait et Harry prononça un sort de répulsion d'eau pour qu'ils puissent rester au sec. Ils s'avancèrent pour rejoindre les autres membres de la famille déjà présente.
Papa… prononça doucement Ginny en direction d'Arthur Weasley. On est là…
Bonjour ma chérie… Harry…les enfants…
Bonjour papi…dit Dorian en embrassant son grand-père sur la joue.
Il y a du monde, observa Harry en direction de l'assemblée de sorciers qui discutaient discrètement en attendant le début de la cérémonie.
Oui…Molly était aimée…répondit Arthur.
Oh papa… soupira Ginny qui voyait les larmes de son père couler à flot. Papa… prononça t'elle encore avant de le prendre dans ses bras. Elle nous manque à tous…
Je ne sais pas comment je vais continuer de vivre sans elle… elle est toute ma vie…comment continuer sans son amour… sans son sourire…sans elle…
Papi…dit EJ qui venait d'arriver, les yeux aussi rouge que sa tante…Papi…on t'attend… tout le monde est là… il est temps…
Ma petite EJ … tu lui ressemble tellement, continua Arthur avant de prendre sa petite-fille dans ses bras. Ma petite Emily-Jane…, pleura t-il.
Je… papi…sanglota EJ… elle me manque aussi tu sais… c'est si dur de lui dire au revoir…
Allez, allons-y, reprit Harry qui se devait d'être fort pour l'ensemble de la famille.
Harry et les siens s'installèrent sur les chaises réservées à la famille. EJ et Dorian fermaient la marche, vu la grande difficulté de la jeune fille à aligner deux pas sans défaillir. Dorian remarqua du coin de l'œil que de nombreux amis étaient venus les soutenir. Il aperçut Dawn entouré de nombreux garçons qu'il supposait être ses frères. Sur sa droite, c'était Jaye avec Lisa et Aly dont la présence le surprit vu ce que sa famille pensait des Weasley. Tout près de leur point d'arrivé, se trouvait Roy et sa famille au complet qui lui adressa un léger sourire avant de devenir pâle en voyant l'état d'EJ. Dorian aida sa cousine à s'assoire près de son père tout aussi affecté que pouvait l'être la mère du premier. Il s'assit ensuite à son tour à côté de sa mère qui lui prit la main afin de trouver un peu de réconfort.
Puis, un homme sinistre, à la barbe longue jusqu'à ses genoux s'avança au milieu. La cérémonie d'adieu commença par le hurlement à la mort de plusieurs loups cachés dans le cimetière. Puis, le vieil homme prononça des formules magiques pour que l'âme de Molly Weasley repose en paix avec ses ancêtres. Ensuite, vint le tour des hommages présentés par les amis de la défunte puis ceux de sa famille. Ce fut à Bill que revint la charge de représenter les enfants.
Ma chère maman. Au nom de tes sept enfants, je suis là, devant toi, à te dire au revoir. Je crois que nulle autre mère n'aurait été meilleur que toi pour élever sept têtes brûlées comme nous. Tu nous as apprit tellement de chose, dont celle que l'amour de ses proches valait bien plus que tous les gallions du monde sorciers. Et même si on portait des vieilles robes de sorciers d'occasion lors de nos études à Poudlard, on se sentait riche d'avoir une famille comme la notre. Maman… tu seras toujours dans notre cœur et jamais nous t'oublierons. Nous te souhaitons le repos éternel. On t'aime maman.
Ginny ne put s'empêcher de pleurer dès le début du discours de son frère dans les bras de Harry. Elle n'était pas la seule car beaucoup furent touchés par l'éloge que Bill faisait à sa mère. Ce fut alors très dur pour Lily de reprendre la suite au nom de tous les petits enfants.
Grand-mère… en qualité d'aînée de tes dix-huit petits-enfants, je suis là pour te dire à quel point tu nous manques à tous. Tu as inondé nos repas de famille avec ta gentillesse, ta générosité, ta joie de vivre, ta volonté de réussite. Sache, grand-mère que tu es et que tu resteras toujours un véritable modèle pour nous tous. Nous ne pourrons jamais oublier toutes les petites attentions que tu nous donnais, tous tes petits sourires et tous tes bons gâteaux aux pois cassés à la vanille. Nous tâcherons de suivre ton exemple de vie et de donner à notre tour, tout l'amour qu'un sorcier est capable de donner à son prochain. Tu resteras toujours dans nos cœurs. Au revoir Grand-mère.
En voyant sa fille aînée prononcer ces mots, Harry ne put cette fois-ci s'empêcher de pleurer discrètement tout en consolant sa femme qui était à deux doigts de se sentir mal. Puis, pour fermer la marche, Bayron s'avança très froidement au centre. Il n'osait pas regarder les autres et préféra regarder la stèle ou était noté le nom de son arrière-grand-mère.
- Grand-mamie, Sirius, Stanley et moi-même avons eu la chance de connaître notre arrière-grand-mère. Ce n'est pas donné à tout le monde et nous en sommes plus qu'honorés. Tout comme tes autres petits-enfants, nous aurions voulu te connaître encore plus mais le destin ta reprit à nous. Tu m'as dit une chose, petit, qui me suivra tout au long de ma vie. Je venais de voir mon vieux hibou mourir et tu m'as consoler en me disant que lorsqu'une âme venait à partir, une autre venait à naître et qu'il fallait continuer sa route pour accompagner ce nouvel être dans son chemin de vie à son tour. Alors grand-mamie, nous allons tous suivre ton précieux conseil et continuer nos vies tout en gardant ton souvenir dans nos cœurs. Quelques part, un nouvel être est venu au monde et je lui souhaite une vie aussi remplis d'amour que la tienne. Au revoir grand-mamie…
64. Sous un parapluie
Une fois les hommages terminés, le mage qui présidait la cérémonie invita quelques hommes de la famille à prendre le cercueil de la défunte et de la transporter à l'intérieur du caveau familial. Celui-ci était assez modeste avec du liège abondant sur presque la totalité du mur principal. Les armoiries représentaient un cœur et un lion entrecroisés, l'amour et le courage qui avaient guidé cette vieille famille de sorciers depuis de nombreux siècles. Ce furent les six fils de Molly aidé d'Harry et de Drago qui soulevèrent Feu Molly Weasley. Ils entrèrent timidement, pas après pas dans la dernière demeure familiale et, tombe après tombe, couloir après couloir, une place libre se dévoila. Le nom de Molly Weasley épouse d'Arthur Weasley suivit de ses dates de naissance et de mort confirmait que c'était à cet endroit même, que reposerait à jamais celle qui fut comme une mère à Harry Potter. Les enfants de Molly la déposèrent délicatement puis la regardèrent une toute dernière fois. Ron était abattu comme le reste de ses frères. Harry le prit par l'épaule lors du chemin inverse vers la sortie. Une fois tous dehors, le mage referma la porte qui fit un grincement à en arracher le cœur des femmes de la famille. Ce fut l'émotion de trop pour Ginny qui s'écroula à terre, inconsciente. Harry se précipita vers elle et la prit dans ses bras. Suivit par presque l'ensemble de l'assemblé, ils sortirent du cimetière pour se rendre à l'auberge cérémoniale où se déroulait la veillée.
L'orage grondait, les sort de protection contre la pluie commençait à ne plus trop être efficace. Mais EJ, n'arrivait pas à se résoudre de quitter le cimetière, de quitter des yeux la porte qui emprisonnait sa grand-mère à tout jamais. Elle était là, debout, immobile, sans aucun but ni pensée. Bayron le remarqua et fit demi-tour laissant ses parents allez seul à l'auberge. Mais Roy lui retint le bras.
Laisse-moi y aller s'il te plait… Va rejoindre ta famille Bayron… Je crois que tu en as assez fait pour aujourd'hui… je vais prendre le relais maintenant…
Merci, répondit Bayron soulagé de ne pas rajouter cela à tout le poids qu'il avait déjà sur ces épaules. Prend soin d'elle… Elle le vit vraiment mal.
Ne t'inquiète plus pour EJ… Occupe-toi de toi maintenant…prononça gentiment Roy.
Roy déploya un objet moldu noir qui était largement plus efficace que le sort de protection contre la pluie. Il marcha vers EJ qui était maintenant trempée, toujours à la même place. Il se plaça juste à côté d'elle, et mit d'objet au-dessus d'eux ce qui stoppa la douche froide que prenait EJ. Il ne bougea pas. Sans un mot, ni un geste, il resta juste à côté d'elle pour qu'elle sente sa présence. Le silence était maintenant redevenu maître des lieux, laissant à peine la pluie faire de la musique sur les tombes et les feuilles de saules pleureurs qui ornaient le cimetière. EJ frissonna par réflexe et sortit de sa léthargie. Elle tourna la tête en direction de Roy et celui-ci en fit tout autant. Le regard était intense, remplis d'émotion. Ils n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre. Roy mit un bras sur l'épaule d'EJ pour l'amener vers lui. Il la serra tant pour la réconforter que pour la réchauffer tellement elle était trempée par la pluie. EJ répondit à l'élan d'affection et se blottit tendrement dans ses bras, pleurant discrètement. Sans se l'avouer, l'un et l'autre auraient voulu que cet instant dure toute leur vie. EJ s'en voulait presque d'être apaisé en un tel moment mais il était clair que pour la première fois depuis un mois, elle n'avait plus cette boule au ventre qui l'empêchait de respirer normalement. Pour Roy, l'impression était tout autre. Il avait découvert EJ sous un autre jour et cette nouvelle facette avait fini le travail déjà commencé depuis plusieurs mois dans son cœur. Il se rendit compte à ce moment précis qu'il était tombé amoureux d'elle et que ses soupçons étaient donc bien fondés à ce sujet. Roy avait EJ dans ses bras, et pendant de très, très longues minutes il lui caressa le dos machinalement avec son index. Le tonner éclata de nouveau tout près d'eux précédé par un aveuglant éclair. EJ sursauta légèrement et Roy resserra son étreinte pour la rassurer.
Merci… murmura EJ au creux de l'oreille de Roy.
Il n'y a pas de quoi…lui répondit-il doucement.
Ca me touche beaucoup venant de toi… chuchota t-elle en reculant sa tête pour regarder droit dans les yeux.
Roy lui adressa un sourire angélique et chercha toutes les forces de son corps pour ne pas l'embrasser à ce moment là. Le moment était très intense pour les deux adolescents et Roy se fit bataille pour résister encore et encore…Ce n'était pas le bon moment… pas à l'enterrement de sa grand-mère. Il préféra rompre l'instant magique pour revenir à la réalité.
On devrait rejoindre les autres…
Je sais…
Ca va aller ?
Il le faut bien…
Je serais toujours là si tu as besoin EJ… lui dit-il très doucement.
Merci…
Roy lui proposa son bras pour la ramener à l'auberge ce qui fut assez périlleux avec la boue qui avait recouvert le chemin de pierre menant à la sortie du cimetière. EJ manqua de glisser à deux reprises mais Roy la rattrapa à chaque fois. Il dut encore se retenir de l'embrasser ce qui devenait de plus en plus dur pour lui. EJ en fut surprise et ne reconnaissait pas le Roy opportuniste de ce genre de situation. Elle en fut encore plus touchée.
Ils arrivèrent à l'auberge et Harry leur ouvrit la porte. Il sécha les deux adolescents et serra la main de Roy pour le remercier de son geste envers sa nièce. Ginny et Hermione les rejoignirent à leur tour.
Ca va, ma chérie ? Demanda Hermione
Ca va mieux maintenant, répondit sa fille en regard son ami d'école du coin de l'œil.
Merci… Roy c'est ça ?
Oui madame Weasley, c'est ça… répondit-il en faisant un signe de la tête pour la saluer. Toutes mes condoléances à votre famille.
Merci…
Roy ? Intervint alors sa mère qui venait à la rencontre du jeune homme. On commençait à s'inquiéter… reprit-elle
Maman… tu te souviens de la mère de Dorian ?
Madame Potter… je suis vraiment navrée pour votre mère…
Merci…c'est gentil d'être venue accompagner votre fils.
Oh … heu… nous sommes surtout là au nom de ma mère. Elle était une amie de la votre lors de leur scolarité à Poudlard. Mais, son état de santé ne lui a pas permit de venir aujourd'hui malheureusement.
C'est vrai ? Le monde est vraiment petit, s'exclama Hermione. Poudlard a tendance à lier les gens entre-eux de façon étroite, continua t-elle pensive.
Madame Garner, avec… j'ai… je n'ai pas eu le temps de proposer à votre fils de venir nous rendre visite cet été… nous en serrions vraiment ravie, dit Ginny.
Oh… heu… il serait peut-être préférable de ne vous laisser en famille, essaya de dire la mère de Roy.
Oh… la présence de votre fils ne nous dérange absolument pas, bien au contraire. Miss Parker, la petite-amie de Bayron vient également. La présence de Roy fera beaucoup de bien à mon fils Dorian et à ma nièce apparemment, continua Ginny en regardant EJ. Nous allons dans notre maison familiale pendant le mois de juillet avec tous les enfants. Nous serions ravis de l'avoir de nouveau avec nous.
Et bien, ma foi… si Roy est d'accord… je n'y vois pas d'inconvénient, n'est-ce pas chéri ? Roy ? Tu veux y aller ?
Heu… je ne sais pas… dit-il en interrogeant le regard d'EJ en face de lui. Pourquoi pas, répondit-il en observant le sourire léger de son amie.
65. La vie continue
Après, plus d'une centaine de remercie aux gestes et paroles de sympathie, Harry Potter prit sa petite fille dans ses bras et annonça leur départ au reste de la famille Weasley. La journée avait été très fatigante pour tout le monde et surtout pour les jeunes enfants. Tous rentrèrent chez eux, pour essayer de dormir un peu. La semaine qui suivit l'enterrement passa très vite. La vie devait reprendre son cours et les vacances commençaient pour les enfants. Ginny et Hermione reprirent le travail au journal en faisant une édition spéciale sur l'ordre du phénix et ses membres qui fut un succès en nombre de tirage et Ron et Drago repartirent au ministère. Seul Harry et Lily étaient en vacances et c'est eux qui prirent en charge l'ensemble des enfants des trois couples. Ils avaient acheté une maison familiale au bord de la mer près de Portsmouth depuis que Molly et Arthur Weasley étaient venu vivre dans la même rue qu'eux. Tout comme l'année dernière, ils partirent en début juillet pour tout le mois. Les enfants adoraient cette grande maison victorienne qui avait pignon sur la plage.
Le samedi suivant, Ginny prononça l'adresse des Garner dans la cheminé de son journal et atterrit chez eux.
Bonjour, dit-elle en se dépoussièrent.
Oh, madame Potter, on vous attendait un peu plus tard, dit la mère de Roy qui enlevait son tablier, honteuse de paraître comme une moldu.
Hum…ça sent très bon… cookies ? Demanda Ginny toujours aussi gourmande qu'elle l'était enfant.
Oui… vous en voulez ? Répondit la maîtresse des lieux, surprise de la réaction de la femme du survivant en lui présentant le plateau encore chaud.
Volontiers… c'est vous qui les avez fait ?
Oui… je… j'aime cuisiner…
Oh… ce sont vos enfants qui doivent avoir de la chance, moi, j'ai toujours été très mauvaise dans cet art moldu. Hum, ils sont très bon, dit-elle après en avoir goûter un.
Hé man ! Ils sont prêts ? Demanda son fils aîné qui déboulait dans le salon où se trouvaient les deux jeunes femmes.
Roy… je pense t'avoir apprit la politesse jeune homme !
Ah… vous aussi ? Moi, je me demande si le mien l'a oublié en recevant sa lettre pour Poudlard…rigola Ginny.
Bonjour madame Potter, dit Roy rouge de honte.
Je suis désolée, mais on va devoir y aller rapidement. Mon mari doit partir ce soir chercher mon fils et ma nièce et il serait suicidaire de laisser tous ses diablotins avec ma fille aînée. Je l'ai souvent entendu dire que battre Lucius Malefoy était un vrai plaisir à côté de garder tous ses cousins, ajouta Ginny en rigolant de la situation tout comme la mère de Roy.
Je vais chercher mon sac, dit Roy en repartant de là où il venait bousculant presque son frère qui entrait à son tour réclamer un petit gâteau.
Maman ? Je peux en avoir un ?
Oh… et lui, c'est le petit …hum…Titus, c'est ça ?
Oui…bonjour, dit le garçon très gentiment.
Il n'a pas encore reçu sa lettre, plaisanta la mère du petit en direction de son invité.
Alors profitez-s'en un maximum, rétorqua Ginny en embrassant le jeune garçon sur le front. Les enfants c'est ce qui est de plus cher au monde…
Ginny utilisa à nouveau le réseau des cheminettes pour amener Roy dans leur maison de campagne. Une fois sur place, Roy fut accueillit par Bayron, vraiment ravi de le voir. Puis, les jumelles Weasley lui sautèrent presque dessus. Roy et Bayron se mirent en maillot de bain et s'amusèrent à s'éclabousser toute l'après-midi dans la mer pas trop froide. Hannah et Emma furent de la partie tout comme les frères de Bayron. Les petites cousines étaient occupées à faire le plus beau château de sable qu'une sorcière pouvait espérer. En début de soirée, ils étaient épuisés et les petits furent aux lits à huit heures. Bayron et Roy restèrent encore un peu pour attendre Dorian et EJ qui revenait de leur stage intensif de Quidditch. Celui-ci avait duré une semaine et était réservée à des joueurs sélectionnés minutieusement. D'après Ginny, ils avaient plus de quinze heures d'entraînements par jour. Lorsqu'un bruit reconnaissable se fit entendre dans le salon, EJ apparut en première suivit de Dorian et de son père.
Bonsoir mes amours, dit Ginny en les voyant arriver.
Bonsoir 'man…
Bonsoir tante Ginny…
Vous voulez manger un peu avant de monter vous coucher ?
Non…dormir… c'est bien, dit EJ titubante qui n'avait pas remarqué la présence de Roy dans le fauteuil.
Nous aussi, on va monter… je sais pas toi Roy, mais moi, je suis mort de fatigue aussi.
C'est clair que tes cousines m'ont usé, plaisanta Roy en repensant au harcèlement qu'il avait subit par les jumelles.
Hé Roy… tu es là, s'exclama Dorian ! Génial !
Salut EJ…dit Roy avec un joli sourire, apparemment très content de la voir… enfin…
Allez, jeunes gens… au lit ! Vous parlez demain !
Bayron, Dorian et Roy dormaient dans le grenier aménagé de la maison qui avait une fenêtre en rosasse. La chambre comptait en tout six lit et les cousins se battaient pour y dormir quand ils étaient tous là. Mais elle était réservée aux aînés. EJ devait dormir avec ses deux sœurs plus jeunes mais dès qu'elle entra dans la chambre « rose », les filles lui posèrent des milliers de questions sur les garçons présents au stage, si elle avait eu un petit ami, si Dorian avait trouvé une autre fille maintenant que Claire avait rompu par Hiboux. Toutes ces questions l'énerva et pour échapper à cet interrogatoire, elle monta au grenier, réclama l'asile politique…
Je peux venir dormir avec vous les gars ?
La chambre « rose » ne te plait pas, plaisanta Bayron assis en tailleur sur son lit, finalement pas décidé à dormir.
Si elle te plait à toi… je te laisse mon lit sans problème, rétorqua t-elle le sourire forcé.
Oh, non, je suis trop bien ici moi… mais viens, on dort toute l'année scolaire ensemble, je peux bien te supporter quelques nuits en plus, continua son petit-cousin.
Trop aimable de ta part Bayron…répondit-elle en se mettant dans un lit libre qui se trouvait être à côté de celui de Roy…forcément…
Après une légère discussion, Bayron et Dorian s'endormir. EJ allait également se laisser emporter par la fatigue quand Roy la fixa à demi emmitouflé dans sa couette.
Pourquoi me regarde-tu comme ça Roy… J'ai des furoncles sur le nez ? Demanda t-elle inquiète.
(rire) Mais non voyons, sinon, je te l'aurais dit… enfin… je me serais moqué de toi depuis longtemps si c'était le cas…
Je n'en doute pas …Roy « AL » ! Dit-elle en insistant sur la fin du prénom de son voisin. Alors pourquoi me regarde-tu ?
Comme ça… je n'ai pas le droit ?
Heu…commença à dire EJ surprise de la réponse de Roy. Si… enfin… c'est juste que je ne suis pas habituée à ce regard de ta part… Mais c'est vrai que tu as beaucoup changé depuis quelques mois… Quand je pense que tu ne m'as même pas embrassé l'autre fois… tu en aurais eu souvent l'occasion…Mais qu'as-tu fais de notre Roy Le Séducteur de Poudlard? Que lui est-il arrivé ?
Il est tombé amoureux…
66. Jeux dangereux
Quoi ? Qu'avait-il dit ? Amoureux ? Mais de qui ? Qui ? s'interrogea EJ durant de longues minutes le regard dans le vide, la bouche à moitié ouverte.
Allez, bonne nuit EJ… termina Roy un peu déçu de la réaction de celle qui détenait son cœur.
Il se retourna sur le côté, laissant une EJ immobile. Sans que l'autre puisse voir, les deux adolescents ne purent s'endormir tout de suite. L'un repensait à la réaction obtenue après une telle révélation et l'autre n'en revenait pas qu'une telle chose puisse arriver à ce collectionneur de petites-amies. EJ se laissa submerger par la fatigue de sa journée et ne se réveilla que très tard le lendemain matin. Elle entendait vaguement Dorian rigoler abondamment et cela l'intrigua. Elle se leva, vit qu'il ne restait plus que son cousin et elle dans la chambre.
Qu'est ce qui est si drôle Dorian ? Demanda EJ en se frottant les yeux qui avaient du mal avec la lumière aveuglante du soleil à son zénith.
Roy… tes sœurs vont le manger tout cru si ça continue… Regarde le pauvre, je crois qu'il est vraiment en mauvaise posture… Elles vont l'avoir leur baiser.
Leur quoi ? S'indigna EJ. Elles veulent l'embrasser ? Mais qu'est ce qui leur passe encore dans la tête à celles-là, grogna EJ qui prit vite fait ses affaires pour aller se changer… Elles vont m'entendre… termina t-elle sous le rire de Dorian amusé par la situation.
Je n'en doute pas… se dit-il tout haut.
EJ prit vite fait une douche, mis son maillot de bain avec un paré-haut. Il faisait vraiment chaud en ce dimanche midi. Et contrairement à d'habitude, elle se fit une queue de cheval et non des tresses, puis se parfuma légèrement avec de l'essence de rose qu'elle avait depuis des années sans jamais s'en servir. Elle s'arrêta devant le placard à balais puis descendit les escaliers pour aller rejoindre les deux furies sur la plage. Les deux jumelles avaient mis des maillots de bains deux pièces qu'elles n'avaient certainement pas du montrer à leur père qui heureusement n'était pas là pour voir cela. Elles entouraient Roy sans lui laisser une chance de pouvoir s'en fuir. Hannah et Emma étaient sur le point d'obtenir de force le baiser tellement réputé à Poudlard, le baiser d'initiation comme beaucoup de fille l'appelait. Ayant Roy sous la main, il était hors de question de passer à côté de ce passage obliger pour devenir une séductrice dans les règles. Roy, n'osait pas trop les repousser… c'était une situation délicate pour lui vu qu'il était l'invité et qu'une remarque trop méchante lui aurait sûrement valu un départ précipité. Lorsqu'il vit EJ arriver, il soupira involontairement de soulagement.
Je peux savoir ce que vous êtes en train de faire ? S'exclama EJ derrière les filles qui en sursautèrent.
Des choses qui ne te regarde pas, pesta Hannah.
Des choses qui ne t'intéresse pas, rétorqua la deuxième.
Je vous signale que Roy est une personne, pas un … un… bref…un trophée !
Il t'a bien embrassé toi, dit Emma qui souriait de voir sa sœur rougir à cette remarque.
C'est pas une raison !
Tu es jalouse, rajouta Hannah. Il est célibataire et on a tout à fait le droit de tenter notre chance !
Il n'a pas vraiment l'air d'accord … dit EJ qui regardait Roy dans les yeux.
Ca, tu n'en sais rien ! Grogna Emma. Moi, je suis sur du contraire, sinon, il nous aurait repoussés !
Très bien, vous ne me laissez pas le choix… dit EJ très sérieuse.
Oh mais tu ne nous fais pas peur EJ … tu n'es qu'une jalouse, une frustrée et un garçon manqué, s'écria Hannah.
Peut-être… mais moi je n'ai pas peur de ça…
EJ ouvrit la paume de sa main, fermée jusque là et une belle araignée se mit à bouger frénétiquement. Les deux jumelles se mirent à hurler de toute leur force et partir en rugissant sur EJ. Celle-ci s'en amusa tout comme Roy.
Hé bien… je m'en souviendrais pour la prochaine fois, dit Roy en mettant une main derrière sa tête.
C'est une chose héréditaire… elles tiennent ça de mon père… très pratique pour m'en débarrasser…
Merci… je ne savais plus quoi faire pour leur échapper.
Considère alors que nous sommes quittes…dit EJ en lui proposant sa main pour qu'il la serre.
Heu…si tu veux…répondit Roy sans trop de conviction.
Alors Roy ! Elles t'ont eu ? Intervint Dorian malheureusement qui comprit qu'il avait interrompu quelques chose. Je…Je dérange ? Demanda t-il alors.
Non, non… et la réponse et encore non… rigola EJ. Une gentille araignée a eu le dessus sur les deux fauves.
Après la lionne de Gryffondor, on a les deux tigresses, reprit Roy qui provoqua un fou rire chez ses amis.
Et si on allait profiter de cette superbe journée… Je ne sais pas toi EJ ? mais moi, une tête dans la mer me ferait le plus grand bien après la semaine de fou qu'on a eu !
Clair ! Le premier à l'eau a le droit de couler le dernier en premier, s'écria EJ en prenant de l'avance laissant Roy à l'arrière.
Ah la chipie ! S'écria Dorian qui essayait de la rattraper… Alors Roy ? Tu tiens à boire la tasse ? Viens !
Les trois s'amusèrent à se couler, s'éclabousser toute l'après-midi. Roy prenait un malin plaisir à s'appuyer sur la tête d'EJ qui avala de ce fait cinq fois la tasse. A la fin, elle en eu vraiment marre et sortie de l'eau. Roy la rattrapa pour s'excuser.
EJ… attend ! Je suis désolé.
Pardonne-moi d'en douter ! Tu aimes trop ça !
Tu peux me dire en quoi le « ça » consiste ? Questionna Roy sur un ton assez neutre.
Jouer avec mes nerfs !
C'était juste pour s'amuser EJ… je n'avais pas l'intention de te faire enrager…Je m'en passerais bien…
Fallait y penser avant !
J'avais compris merci…dit-il maintenant énervé. Avec toi… il faut toujours prévoir ton sale caractère…
Tu sais ce qu'il te dit mon sale caractère…
Oui, je le sais que trop bien… salut ! Rugit Roy en retournant dans l'eau pour se calmer.
La soirée fut assez tendue entre les deux amis mais heureusement, l'arrivé de Shirley et de Bayron calma les esprits. Shirley dormit avec les quatre autres dans la chambre sans le réel consentement de la mère de Bayron un peu soucieuse de cette proximité. Roy somnolait les bras croisés derrière sa tête, ne trouvant pas le sommeil. EJ s'était tournée sur le côté opposé de Roy mais ne dormait pas plus que son ami. La réaction de celui-ci l'avait blessé car elle savait qu'elle lui en avait fait voir des vertes et des pas mures durant ces dernières années, et cela sans raison … sans raison avouable. Elle prit sur elle de faire le premier pas cette fois-ci et se retourna.
Roy, tu dors ? murmura t-elle
Oui… répondit-il en souriant de sa réponse.
Comment fais-tu pour me supporter ? Malgré tout ce que je te fais subir, tu es toujours là…
Je crois que c'est le rôle d'un ami, non ?
Un ami…oui… je suppose…
67. Vie privée
La nuit fut très difficile pour EJ… Beaucoup de questions l'empêchaient de trouver le sommeil. Roy… Roy l'obsédait… Roy était amoureux… Roy était son ami…Roy était gentil avec elle… mais Roy était un ami…seulement un ami…alors qui ? Qui pouvait être cette fille dont il était tombé amoureux ? Plus elle se posait des questions, plus d'autres venaient la hanter. Le lendemain matin, se fut encore vers midi que la lionne se réveilla. Elle descendit en pyjama et se dirigea vers la cuisine. Là, tous les garçons et Shirley mangeaient tranquillement, avec pour seul centre de conversation… Aly… Ce fut une révélation pour EJ… C'était donc Aly la bien-aimée de Roy.
Ah… quand même ! Madame daigne se lever… grogna Dorian. Il était temps, on allait partir sans toi.
Partir ? Demanda EJ toujours en pyjama. Où ?
Voir Aly… répondit Roy en la regardant à peine.
Aly ? Mais elle n'est pas dans son fichu manoir dans le fin fond du Pays de Galles ?
C'est une longue histoire, continua Roy… en train de mâchouiller son pain avec peu d'enthousiasme, l'esprit lointain.
Roy a reçu un hibou ce matin. Aly est dans le coin, on va la rejoindre dans une demi-heure sur la plage moldu, ajouta Dorian, pressé de finir son assiette.
Oh…un hibou…pour Roy ? S'étonna EJ…
Va te changer et dépêche-toi EJ… continua Dorian en s'étranglant presque en avalant son verre d'eau.
Ok…soupira t-elle, j'arrive.
Une demi-heure après, EJ redescendit mais ses cousins et Shirley n'étaient plus là. Roy l'avait attendu pour pouvoir lui répéter ce qu'il avait déjà expliqué à Bayron et Dorian quelques heures plutôt.
Ils sont partis ?
Oui… Dorian ne voulait pas la faire attendre trop longtemps…
Sympas…dit EJ en essayant d'attacher son paré-haut en vain.
Tu veux que…se proposa Roy en avançant les mains.
D'accord… dit-elle résignée.
On voit que tu es une sportive…chuchota Roy en lui faisant le nœud derrière sa nuque.
Pourquoi dis-tu ça ?
Tu as les traits fin et dessiné dans le dos.
Dis… je t'ai juste autorisé à m'attacher ce bout de tissus… pas me mâter.
Question d'habitude, mentit-il. On y va ?
Ouai…répondit-elle en s'attaquant les cheveux.
Tu sais, tu es bien plus jolie les cheveux détachés…
Raison de plus pour les attacher, grogna EJ…comme ça, j'aurais la paix…ajouta t-elle en rougissant légèrement… « jolie…il me trouve jolie »
Je t'ai entendu te retourner toutes les cinq minutes hier soir… mal dormis ?
Qu'est-ce que ça peut te faire ? Rugit EJ, honteuse d'avoir été découvert par Roy de sa nuit blanche.
Oh…mais t'excite pas comme ça… tu es de mauvaise humeur ou quoi ? Tu ne nous as à peine dit bonjour…
Laisse tomber… ça va passer. Bon… et sinon, pour Aly ? C'est quoi cette histoire ? Comment savait-elle nous trouver ?
Et bien, je l'ai rencontré une semaine avant de venir vous voir, juste après… Elle m'a apprit qu'elle vivait maintenant chez sa marraine à Londres. La fin d'année a été dure avec ses parents d'après ce qu'elle m'a dit et elle est partie de chez elle. Donc, on a passé la semaine ensemble et je lui ai dit que je venais vous voir quinze jours ici. C'est là qu'elle m'a dit que sa marraine avait également une maison à dix kilomètres. Elle m'a envoyé un hibou pour me confirmer qu'elle était arrivée hier matin et qu'elle serait à la plage côté moldu cette après-midi… Belle coïncidence, n'est-ce pas ?
Ouai… comme tu dis… balbutia EJ
Ils arrivèrent enfin à la plage où les cousins et les deux filles s'amusaient déjà. EJ salua Aly et partie dans son coin pour se désaltérer dans l'eau. Elle était vraiment de mauvaise humeur, même de massacrante humeur. Elle ne tenait pas à voir Roy et Aly fricoter. Elle faisait la planche au grès des vagues, les yeux fermés, laissant le temps et le soleil la calmer. Elle fit le vide autour d'elle et le silence s'installa. Là encore, Roy et toutes les questions de la veille s'installèrent. Quinze jours à supporter ce spectacle, c'était trop lui demandé. Finalement, elle redescendrait dans la chambre rose avec ses sœurs et elle resterait avec elle prétextant de les surveiller de près. Oui, c'était la meilleure solution pour éviter de voir son Roy avec cette Aly. Après cette pensée, elle était furieuse contre elle. Aly n'était pas une méchante fille, c'était même son amie… et puis le mot « son » lui sauta à l'esprit. Elle avait dit « son » Roy… pourquoi ?
EJ ! EJ reviens par là s'il te plait !
Hein ? Marmonna t-elle en sortant de ses pensée par la voix de Roy qui devait nager vers elle.
EJ… tu te fais entraîner par le courant… il m'a fallu un temps fou pour venir te rejoindre… on commençait à s'inquiéter de ne plus te voir revenir.
Je peux même pas me détendre en paix ? Rétorqua la jeune fille excédée d'être encore une fois, surprise par Roy.
Dis, si tu arrêtais de sortir les griffes dès que je te parle, ça m'arrangerais EJ… je pensais que tu allais te calmer… je vois que c'est trop te demander…
Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à repartir.
Oh mais c'est ce que je vais faire… avec toi ! Insista l'adolescent. Allez viens maintenant !
EJ et Roy mirent très longtemps pour rentrer. Le courant était très fort et la fatigue venait de plus en plus ralentir leur geste, ils furent obliger de se déporter de leur point de départ pour s'économiser. Une fois sur la plage, ils furent complètement vidés de leurs forces. Ils s'allongèrent sur le sable, reprenant leur souffle.
Je ne te savais pas si proche d'Aly… amorça EJ
Toi, à part le quidditch, tu ne vois pas grand chose…répondit Roy de manière évasée
Elle habite où à Londres maintenant ?
Dans le même quartier résidentiel que moi… un vrai soulagement si tu veux tout savoir, ajouta t-il
J'imagine…
Je vais pouvoir la voir tous les jours au mois d'août, insista Roy volontairement.
Je… je vous souhaite d'être bien… tous les deux…
Oh, bah ça, t'inquiète pas… on va bien s'amuser ensemble… dit-il en se forçant de ne pas rire au quiproquo qui s'installait entre eux.
Il va falloir que tu arrêtes d'allonger ta liste maintenant que tu n'es plus seul…
Ca, ça ne te regarde pas miss Weasley… on est pas assez proche pour que je t'autorise à me dire ce que je dois ou ne dois pas faire dans ma vie privée !
68. Il suffit de me le demander
Pas assez proche…Roy avait osé lui dire « pas assez proche »… mais il lui fallait quoi ? EJ bouillonnait au fond d'elle. La mort de sa grand-mère lui avait ouvert les yeux sur certains aspect de la vie. Sa grand-mère avait été une sorcière très réputée et respectée pour son combat face à Voldemort. Mais ce dont les gens avait retenu d'elle, c'était tout l'amour qu'elle avait pu donner sans condition. EJ avait été très touchée par tous les gens que sa grand-mère avait connu et surtout par l'éloge qu'avait fait son oncle, sa cousine et son petit-cousin. La famille, finalement, la famille et l'amour étaient deux choses vraiment essentiel à la vie d'une sorcière. Sa grand-mère était grande et forte grâce à l'amour qu'elle donnait et recevait… EJ l'avait maintenant comprit… Quelques jours après l'enterrement, elle s'était dit qu'au sien, il n'y aurait que ses proches uniquement et que le discours aurait été du style… elle fut douée au quidditch…et c'est tout…cette idée lui avait fait froid dans le dos. Maintenant qu'elle était prête à ouvrir légèrement son cœur, celui qui aurait été susceptible de pouvoir y entrer s'éloignait d'elle…EJ était persuadé que Roy était amoureux d'Aly, avec tous les signes qui s'ajoutaient les uns avec les autres.
Bayron et Dorian arrivèrent sur la plage, et Roy les vit. Dorian fit un signe de la main pour demander s'ils pouvaient venir mais Roy lui répondit négativement par un mouvement de la tête suivit d'un clin d'œil. Bayron retient Dorian qui n'avait pas comprit le message et firent demi-tour après avoir laissé les affaires de Roy et d'EJ sur le côté.
La journée avait vite passé, et le soleil commençait sa descente vers l'horizon. Roy et EJ se reposaient tranquillement. Le froid réveilla Roy qui s'assit. Il regarda en arrière puis se leva pour aller chercher ses affaires. EJ sentit la présence de Roy s'en aller et s'assit à son tour. Elle ramena ses genoux à sa poitrine pour essayer de récupérer un peu de chaleur corporel. La tête posée sur ses genoux, le regard vers les grains de sables. Roy revint vers elle, toujours sous un silence de plomb et déposa une serviette chaude sur les épaules d'EJ. Il s'assit de nouveau à côté d'elle en mettant un pull.
Il se fait tard EJ… nous devrions rentrer.
Roy…
Quoi ?
Suis-je si repoussante ? Suis-je si repoussante qu'aucun garçon à part toi n'aient essayé de m'embrasser ?
(soupire) « Ca y est » pensa t-il. Il est vrai que tu laisses paraître une certaine force et un certain caractère qui pourrait faire peur à beaucoup…
Peur ?
Oui, EJ… un homme a besoin de se sentir utile et tu dis à qui veut l'entendre que tu n'as besoin de personne…Ce genre de fille fait peur aux garçons…
C'est sur que je ne suis pas Aly… je ne suis pas séduisante.
Laisse donc Aly là où elle est EJ… vous êtes différentes c'est tout.
Oui… Elle, c'est le genre que les garçons apprécient…
Arrête avec Aly, grogna Roy. Tu m'énerve à te comparer à elle. Si tu arrêtais de te dévaluer sans cesse et que tu te regardais dans une glace, tu verrais à quel point tu peux être belle. Quand tu souris surtout… mais ça arrive si rarement…
Tu me trouves belle ? Toi ?
Quand tu souris… taquina t-il.
Alors pourquoi ne m'as-tu pas embrassé ? Tu en as eu plus que l'occasion depuis quelques semaines… si j'avais été quelqu'un d'autres, tu n'aurais jamais raté cette occasion…Si tu me trouves belle… alors pourquoi ne m'as-tu pas embrassé ? Demanda t-elle presque les larmes aux yeux.
EJ… la dernière fois que je l'ai fait, j'ai eu mal à ma joue pendant une semaine. Et puis, tu m'as clairement dis de ne plus jamais réessayer ce soir là.
Tu m'avais surprise ce soir là… j'ai fait ça par réflexe…
Si je me souviens bien, EJ, tu le voulais autant que moi… Je ne t'ai pas forcé…
Je sais…
Si un jour, il arrivait que je t'embrasse de nouveau, c'est parce que tu me l'auras demandé EJ…
(Soupire)…
EJ ? Dit Roy attendrit par la détresse de son amie. Si tu as quelques chose à me dire et que je dois savoir, dis le… Peut importe ma réaction, ça te fera du bien…
Je…J'aurais aimé…mais ce n'est plus possible maintenant…maintenant qu'il y a Aly…
EJ… je te jure que si tu prononce encore son prénom, je te laisse là et je m'en vais ! S'écria Roy.
Comment veux-tu que je l'appelle ? Future madame Garner peut-être ? Rétorqua EJ la gorge serrée.
Mais de quoi tu parles EJ… Aly ? Ma future femme ?
Elle est au moins ta petite amie…
Qui t'a dis cette bêtise ?
Toi…dit-elle résignée en repensant aux mots « tomber amoureux » et « Aly et moi allons bien nous amuser » avant de réaliser le dernier mot. Bêtise ? Lui demanda t-elle en le regardant droit dans les yeux.
Oui… c'est une bêtise…ce n'est pas Aly…
… Oh… finalement c'est mieux ainsi… j'aurais pas à te voir tout le temps roucouler avec ta copine.
EJ…
Quoi ?
Tu aurais aimé quoi ? Demanda t-il en faisant légèrement sursauter EJ.
Hé bien…
EJ… Tu vas me le dire s'il te plait ? La nuit va bientôt tomber et je n'aimerais pas la passer sur la plage en maillot de bain.
Laisse tomber Roy… de toute manière, ce n'est plus possible maintenant que…
Que quoi EJ, que quoi ? S'impatienta Roy.
Maintenant que tu es amoureux de quelqu'un… avoua t-elle enfin.
Et ça pose un problème à quoi ? Insista Roy qui savait exactement où elle voulait en venir.
(Soupire)C'est dur…
Tu ne veux pas me le dire une bonne fois pour toute EJ ?
Je… j'aurais aimé avant…enfin…je ne t'aurais pas giflé si tu avais essayé de…
Quoi ? (Soupire) Quoi EJ ? Essayer quoi ?
De m'embrasser…dit-elle enfin au principal intéresser.
Et bien, j'ai failli attendre…répondit-il soulagé. Saches que même si tu me l'avais demandé à ce moment là, je ne l'aurais pas fait.
Quoi ?
Je ne l'aurais pas fait car ce n'était ni le lieu et encore moins le moment pour ça. Et tu m'en aurais voulu d'avoir profité de la situation.
Et maintenant, c'est trop tard… murmura EJ sans faire vraiment attention à ce qu'elle disait.
Non. Il suffit seulement que tu me le demandes.
Mais, et pour celle que tu aimes ? S'indigna EJ.
EJ… Il suffit simplement que tu me le demandes, lui répéta t-il.
Roy… j'aurais aimé… enfin… si tu …essaya de dire EJ en s'approchant de Roy… Est-ce que…Est-ce que tu accepterais de m'embrasser… enfin … si…
Mais EJ ne put finir sa phrase. Roy prit la demande pour un ordre et s'exécuta. Il lui sourit avec le plus beau des sourires possibles, approcha sa tête et l'embrassa tendrement à plusieurs reprises. EJ répondait aux baisers de moins en moins timidement et finit par mettre ses bras autour du cou de Roy. Au bout de cinq interminables minutes, Roy se recula légèrement pour reprendre sa respiration.
J'ai cru que jamais tu allais me le demander EJ… J'allais devenir fou…C'est de toi que je suis amoureux… de toi et toi seul ! Pas Aly, pas une autre, mais toi !
Moi ? Tu es sur ? Tu n'as pas mangé de chocolat ou but un verre douteux ces derniers temps ?
EJ… ça fait longtemps que je suis dingue de toi… je n'ai pas eu besoin de philtre d'amour pour comprendre que tu serais la seule à me procurer cette sensation unique.
Quelle sensation ?
L'allégresse… La sensation d'être vivant… La sensation que toi seul pourrait me donner des frissons à chaque baiser que je te donnerais. Avoua t-il avant de prendre un petit air coquin. Dis ?
Oui ?
Si je t'embrasse à nouveau, tu me gifles ? Demanda t-il avec un sourire crispé
Non…Tu as le droit de m'embrasser autant que tu veux…
Pas besoin de me le dire deux fois ça…
Roy finit sa phrase à deux millimètres des lèvres d'EJ sous un coucher de soleil orangé. Il était clair que ces deux là n'allait pas rentrer tout de suite vu la façon dont ils occupaient leur temps. Trop occupé de répondre à leurs sentiments réciproques, EJ et Roy ne virent pas que Bayron était revenu pour voir si tout allait bien. Du haut de la digue, il les observa, le sourire aux lèvres qui aurait pu s'interpréter par un « C'était si évident… »
69. La fin des vacances
Le retour chez les Potter pour EJ et Roy fut assez calme. Ils arboraient un de ces sourires idiots que seul des amoureux savent faire. A la grande surprise de Roy, ce fut EJ qui amena sa main vers celle de Roy. Les doigts s'entre glissèrent les uns dans les autres de manière parfaite. A quelques mètres de la maison, EJ retira sa main délicatement et fit un sourire à Roy qui en comprit la signification. La soirée fut assez banale mise à part le fait qu'Aly resta dormir chez eux. Dorian et elle passait de super vacances. Ils se retrouvaient toujours à deux vu que Bayron et Shirley ne se quittaient pas d'un centimètre et que Roy et EJ passaient leur temps à se disputer et à s'éclipser sans raison aux yeux de Dorian.
Le lendemain matin, le fatidique lendemain matin pour Roy et EJ fut sous le signe de canicule. Dorian entra dans la chambre vers midi et secoua avec très peu de délicatesse la lionne endormie. Après quelques grognements de désaccord, celle-ci se leva sans enthousiasme.
Profite pour réveiller Roy… on va a la plage avec le reste de la famille dans une demi-heure…
Ok…lui répondit-elle.
Une fois que Dorian ferma la porte, elle dessina un petit sourire malicieux. Aussi doucement et silencieusement que possible, elle s'avança vers le lit voisin où reposait encore Roy. Rattrapant ses cheveux déliés avec un geste de la main pour les mettre derrière son oreille, EJ s'approcha du visage reposé de Roy et lui déposa un doux baiser sur la bouche.
Bonjour …
Quand même… qu'est-ce que tu peux dormir toi le matin… s'indigna Roy…
Comment ça « quand même » ? Grogna EJ… Tu étais réveillé depuis longtemps ?
Bah ouai…
Pourquoi tu es resté au lit alors ?
Bah j'attendais mon bisous moi ! Sans bisous, je me lève pas !
Et tu feras comment quand je ne serais pas là ?
Il y aura Aly… répondit-il en se protégeant d'un coup qu'il savait imminent vu la réponse qu'il venait de dire volontairement.
AH NON ! Rugit-elle avant de le frapper avec son poing sur son torse.
Je te taquine voyons…mais si tu pouvais éviter de me massacrer à chaque fois… mon si beau corps… à ton contact, il va tomber en miette, rigola t-il.
(Sourire) Je serais là aussi pour le recoller, rétorqua t-elle en levant un sourcil.
Dis comme ça… frappe-moi encore, ajouta Roy tout en la prenant dans ses bras pour l'embrasser. Bonjour ma petite lionne…Bien dormis apparemment…
Mieux qu'hier…dit-elle en relevant un peu la tête. Roy, il faudrait qu'on discute un peu de ce qui se passe entre nous.
Je préfère t'embrasser, pesta le jeune homme. Beaucoup plus constructif, plaisanta t-il.
Roy…
Quoi…je sais… je sais… faut qu'on discute de « nous »… « nous »…j'adore le dire… « nous »… ça sonne bien je trouve…rigola t-il.
Roy…
EJ…
Arrête, je suis sérieuse là…
Et moi, je n'ai pas envie de l'être…Bon ok…mais laisse moi parler le premier.
Ok.
Tu sais exactement ce que je ressens pour toi EJ. Je t'assure que ce ne sont pas de belles paroles utiles à mon plan de drague. C'est la première fois que je le dis à quelqu'un. Toi et moi, on a des caractères pas très évidents à gérer alors si on veut que notre relation fonctionne il faut absolument mettre quelques règles.
Lesquelles ?
Déjà, le bisous tous les matins, toujours pas négociable…sourit-il, ensuite, on se prend pas la tête comme le font beaucoup de couple. Même si on est ensemble, on a nos vies l'un et l'autre. Pas de jalousie maladive, ni de relation excessive. On se fait confiance, on se parle quand quelques chose ne va pas ou ne plait pas et surtout, on écoute pas les dire des autres. Notre histoire, ça se passe entre toi et moi, c'est privé.
Et comment je vais faire pour t'embrasser le matin sans que les autres s'en aperçoivent ?
EJ… il est hors de question que je me cache de nos amis et encore moins que je leur mente. Je comprends que pour le moment, c'est un peu tôt pour le dire mais à la rentrée, si j'ai envie de t'embrasser en plein repas, je ne vais pas me gêner.
(Rire) Alors, je ne suis pas une aventure de quelques jour monsieur Garner, lui demanda t-elle malicieusement.
Tant que tu me fais mon bisous du matin… pas de raison de te lâcher… plaisanta t-il avant de la prendre à nouveau dans ses bras. Si ça tient qu'à moi Emily-Jane, je te garde pour toujours…lui murmura t-il à l'oreille.
Roy et EJ restèrent discret sur leur couple durant le reste des vacances. Bayron était le seul à savoir secrètement ce qui se tramait derrière le dos de tous. Il fut rassuré de voir que Roy s'était finalement assagi avec la gente féminine et les trouvait mignon lorsqu'ils cherchaient des excuses pour filer à l'Anglaise. Dorian, lui, était aveugle comme une taupe. De toute manière, il était beaucoup plus concentré à s'occuper d'Aly et l'écouter parler de sa famille qu'à épier les faits et geste de sa cousine. Dorian savait maintenant qu'Aly vivrait jusqu'à sa majorité avec sa marraine qui était en fait, la sœur cadette de sa mère. Aly et sa marraine se ressemblaient énormément, et pas que physiquement. Elles avaient le même secret et se retrouvait toutes les deux comme des parias dans la famille. Mais bon, elle était vraiment contente car maintenant, elle habitait près de la civilisation et de Roy. Ils étaient à quatre maisons l'un de l'autre et le mois d'août serait vraiment plus agréable dans ce quartier moldu que dans les collines de la vieille angleterre.
Il ne restait plus que quelques jours avant la séparation des amis et du 1er août. Roy et Aly rentreraient à Londres, Shirley partait en France voir de la famille tandis que Bayron, Dorian et EJ restèrent ici avec le reste de la famille qui devait arriver d'un jour à l'autre.
Les au revoir furent déchirant entre Bayron et Shirley visiblement bien habitué à la présence de l'autre. En attendant que Roy décide de descendre du grenier où se trouvait également EJ, soi-disant pour l'aider à faire ses affaires, Bayron et Shirley allèrent se balader sur la plage, profitant ainsi de leur dernier moment à deux avant longtemps.
Shirley… tu vas beaucoup me manquer…et puis la France c'est tellement loin…
C'est juste pour aller voir ma famille… et puis, on s'enverra des hiboux…
Je sais…Shirley…
Bayron prit alors sa copine dans ses bras et l'embrassa à de nombreuses reprises. Puis il la serra très fort, posa sa tête sur ses épaules pour sentir son odeur afin de toujours s'en rappeler.
Shirley… je t'aime.
Moi aussi…
Les trois invités partirent le soir même et les trois cousins furent assez maussades ce soir là. Ron et Hermione étaient venu les rejoindre avec Yacinthe, les jumeaux et Teddy. Bien que Ron sorte ses meilleures blagues, rien ne put faire rire les trois aînés des enfants de la famille.
Août passa très lentement. Tous les jours se ressemblaient. La chaleur qui plombait tout le monde. Le moindre geste demandait beaucoup d'effort. Les enfants passaient leur après-midi dans la mer et les plus grand cherchaient la fraîcheur dans des petits recoins d'ombre. Ginny passait tout son temps à faire des thés glacés au gingembre pour désaltérer tout le monde. Harry et Ron se prélassaient sur le sable et discutaient de choses et d'autres, de Poudlard, de Quidditch, de la coupe des quatre sorciers… de la tricherie de Cambell…Ils ne virent pas arriver Hermione et Ginny cachant quelques chose derrière leur dos. Harry était en train d'expliquer à Ron ce qu'il faudrait faire pour protéger le prochain tournois de ce genre de… Mais il ne put finir son explication car Ginny tout comme Hermione lui renversa un énorme saut d'eau sur la figure…
GINNY ! ESPECE DE SALE PETITE PESTE ! Rugit Harry avant de lui courir après et la balancer dans la mer. Oh tu vas voir… ma vengeance va être terrible…dit-il avant de l'embrasser.
PA ! C'est dégoûtant ! S'écria Dorian qui nageait à côté d'eux.
Je te souhaite d'avoir ce même genre de réflexion par tes enfants quand tu auras notre âge, dit Ginny avant de rendre le baiser à son mari.
En attendant, c'est moi qui me tape la honte… protesta le garçon en s'éloignant.
La fin août arriva quand même à la grande satisfaction de Bayron. Il envoyait énormément de hiboux à Shirley et l'attente se faisait de plus en plus insupportable pour l'amoureux en transit. Harry repartit à Poudlard en éclaireur pour organiser l'arrivé des élèves et c'est Ginny, Hermione et Lily qui accompagnèrent leurs enfants sur le chemin de Traverse pour l'achat des fournitures scolaires ne la nouvelle année. Le trio y rencontrèrent Jaye et Dawn chez Fleury et Bott. Les héritiers étaient maintenant prêts pour faire leur rentrée scolaire… pour la quatrième fois !
70. La raison et le cœur
Un mois… un mois sans le voir…Un mois qu'il est tous les jours avec Aly… un mois sans hiboux…un mois de questions sans réponses… comment va t-il réagir ?… Aura t-il toujours les même sentiments? Et si était sur le quai avec une autre fille dans ses bras…non…il n'avait pas pu faire ça….Le cœur d'EJ devenait de plus en plus lourd et oppressé au fur et à mesure qu'elle s'approchait du pilier situé entre les voies 9 et 10 de la gare londonienne. Pour une question d'organisation, les plus jeunes étaient allés à la gare avec Ron et Hermione tandis que les trois aînés scolarisé à Poudlard arrivèrent plus tard avec Ginny et Lily. Après un départ en retraite bien mérité du professeur McGonagall, Lily était devenu la responsable de la maison de Gryffondor et co-directrice de l'école. Elle était donc du voyage pour donner les instructions aux préfets. Bayron était très nerveux également de revenir à Poudlard. Il avait hâte de revoir Shirley qui lui envoyait des hiboux de plus en plus enflammés. Dorian, lui, vivait cette rentrée assez sereinement, il était plutôt content de revoir tous ses amis, de refaire de la magie et du quidditch. C'est lui qui franchit donc en premier le mur pour atterrir sur le quai 9 ¾ du Poudlard Express. Il fut suivit par Bayron, Ginny, Lily et EJ qui traversa avec beaucoup d'appréhension la dernière barrière du mystère des retrouvailles.
Une fois passée, elle prit une profonde respiration, ouvrit les yeux et découvrit le quai surpeuplé d'enfant et de parents. Il était clair que chaque année, le nombre d'élève grandissait. Le train allait bientôt plus pouvoir transporter tout le monde pensa EJ. Elle rejoignit sa tante et se plaça derrière elle pour pouvoir être discrète sur son arrivé. Elle imaginait le pire et se disait que cachée, elle aurait le temps de gérer son chagrin pour ne rien paraître à Roy.
Celui-ci était là depuis pas mal de temps, avec Aly et sa marraine. Il avait tout de suite regretté cette anticipation car Hamilton parti, toutes les filles de l'école avait jeté leurs dévolu sur le nouveau sex-symbol…lui. Il attendait EJ avec la plus grande impatience. Lui aussi avait beaucoup de doute mais ce qui le préoccupait le plus c'était la réaction d'EJ face à toutes ses filles près de lui. Il espérait tellement qu'elle vient l'embrasser aux yeux de tous mettant ainsi un terme au harcèlement qu'il subissait depuis maintenant trente minutes. Il vit alors Dorian s'avancer avec son chariot, puis Bayron avec les femmes les plus en vue de la société magique de Londres pour ne pas dire du monde sorcier. Mais pas d'EJ…Où était-elle ?
Dorian, Bayron… salua t-il en serrant les mains de ses amis.
Bonjour les garçons, dit à son tour Aly suivit par sa marraine qui salua également Ginny et Lily qu'elle avait rencontré pendant les vacances.
De nombreuses filles passaient « ou repassaient » devant Roy pour lui dire bonjour. Il s'obligea de sourire poliment alors qu'il aurait voulu qu'EJ apparaisse et qu'elle les fasse fuir.
On voit qu'Hamilton n'est plus là… dit Bayron… elles en ont toutes après toi mon pauvre…
Ouai…
Tu vas avoir assez de temps libre pour sortir avec toutes ses filles, demanda Dorian amusé par la situation.
Très drôle…protesta Roy. J'aimerais bien t'y voir dans ma situation…
Il serait peut-être temps que tu te range non ? Questionna Bayron avec une idée précise dans la tête.
(Soupire)…J'y travail…dit Roy en essayant de ne pas mentir sans trop en dire avant de voir EJ apparaître de derrière sa tante.
Bonjour, dit alors EJ assez timidement.
Ah EJ ! S'exclama Aly ! On ne sera pas trop de deux pour éloigner toutes les harpies qui viennent tourner autour de notre Roy. Surtout toi… elles vont changé de côté de quai…rigola t-elle sans voir qu'elle venait de blesser EJ…
Pourquoi dis-tu ça ? Je ne suis pas son garde du corps… et il me semble qu'il est bien assez grand pour se défendre face à des filles si déterminée soit-elle, grogna la jeune fille.
EJ… ton fichu caractère… dit alors Bayron qui en avait marre de voir sa cousine monter au créneau à la moindre étincelle.
Bonjour Roy… intervint alors une jeune fille très féminine. Mes copines et moi voulions te demander si tu voulais bien accepter de venir avec nous dans notre compartiment… On aimerait tellement mieux te connaître…dit-elle avait beaucoup d'assurance dû sans l'ombre d'un doute à une potion « surdesoi ».
Heu… sans vouloir te vexer… je vais aller dans celui de mes amis…
Mais tu les vois tout le temps… pour une fois… aller… Roy… s'il te plait… juste pour cette fois… dit-elle en battant des cils à en faire baver plus d'un alors que Roy cherchait désespérément le regard d'EJ et lui lancer un « pitié ».
Heu…essaya t-il de dire tout en cherchant EJ du regard à nouveau… c'est que… je … désolée mais je peux pas, finit-il par dire.
Et pourquoi ?
Oh mais parce que c'est comme ça… je peux pas venir, je vais avec mes amis c'est tout…Je leur ai promis, mentit-il sans réellement convaincre la fille insistante.
Je suis sur qu'ils ne t'en voudront pas d'être en si charmante compagnie… n'est-ce pas ? Demanda t-elle aux autres.
Si… moi…je lui en voudrais… dit enfin EJ très déterminée dans sa réponse avant de se rendre compte qu'elle avait dit tout haut ce qu'elle pensait tout bas.
De quoi tu me mêles la championne… répliqua la fille piquée au vif.
De mes affaires… justement… répondit-elle avant de regarder un Roy soulagé et souriant.
Mais que je sache, tu n'es plus son capitaine maintenant… tu n'as aucune raison de le garder avec toi… rajouta la peste blonde avant de voir EJ s'approcher de Roy et de l'embrasser passionnément.
Et ça, c'est une assez bonne raison ? Demanda EJ laissant un Roy aux anges. Maintenant du vent ! Oust ! Et dit bien à toutes tes copines que Roy n'est plus disponible ! C'est claire ou tu veux que je te montre à nouveau ?
Moi, je veux bien, sourit Roy, le sourire aux lèvres.
Deux minutes toi… dit-elle avant de lancer un regard noir à la blonde qui s'en allait scandaliser. Je te jure… qu'est ce qu'il faut pas faire pour être tranquille…termina t-elle de dire avant de regarder tous ses proches l'air surprit.
Emily-Jane ! S'écria Ginny avant de rire… Promis… je dis rien à ton père…remarque… j'aimerais bien voir sa tête quand il apprendra que son garçon manqué sort avec le don juan de l'école…ajouta t-elle morte de rire… Allez les jeunes… dans le train !
Bayron, Dorian, Aly, Roy et EJ montèrent et s'installèrent dans un compartiment vers le milieu du train. Une fois assit, Dorian s'empressa de se renseigner sur les épisodes qu'il avait de toute évidence ratée.
Vous n'avez rien à me dire… protesta t-il…les bras croisés.
Dire quoi ? Demanda EJ bien installé dans les bras de Roy.
Tu veux un dessin Potter ? Ajouta le garçon le plus en vu de Poudlard.
Hé ! Roy, c'est ma cousine !
Et c'est la mienne aussi, dit Bayron… seulement, moi, j'ai eu les yeux ouvert cet été…et pourtant… j'avais de quoi être distrait… D'ailleurs, quelqu'un a vu Shirley sur le quai ?
Parce que ça date des vacances ? Demanda Dorian coupant l'herbe sous le pied d'Aly.
De très belles vacances, répondit Roy avant d'embrasser EJ à son grand soulagement. Les plus belles jusque là…Tu m'as manqué…
Toi aussi…
Ah au fait, Aly, maintenant que tu sais… il y a une chose que je voudrais te dire… Pour le matin… j'aurais autant que ce soit EJ qui me réveille… ne le prend pas mal mais j'ai passé l'âge des bisous sur le front, plaisanta t-il. Sans rancune ?
Pas le moindre, rigola Aly…
Je veux bien prendre sa place, dit alors Dorian à la grande surprise générale.
Oh… heu… si tu veux, rougit Aly avant de voir Dawn et Jaye entrer suivit par une Lisa métamorphosée en superbe jeune fille.
Roy ? EJ ? pourquoi vous êtes dans les bras l'un de l'autre, s'exclama Dawn…
On a froid… répondit EJ avant d'éclater de rire…Mais assis-toi, je t'en pris, dit-elle avant de dire ce que tous voulaient entendre. Roy et moi, on est ensemble depuis cet été… voilà…
J'en ai de la chance, ajouta Roy avant de se faire frapper par sa copine… Aille ! … Ah l'amour quand tu nous tiens, dit-il avant de l'embrasser de nouveau…
Le voyage fut assez mouvementé dans le compartiment des héritiers. De nombreuses filles firent l'aller et retour dans les couloirs pour voir de leurs propres yeux la nouvelle du jour. EJ péta vite un câble et lança un sort de chauvesfuries sur les pauvres malheureuses qui s'étaient agglutiné devant leur porte. Bayron, lui était légèrement plus inquiet. Il n'avait pas de nouvelles de Shirley et commençait à s'inquiéter sérieusement. Il fit le tour du train et ne la vit pas. Passant devant le compartiment de sa mère, celle-ci l'interpella.
Bayron ? Tu cherches quelque chose ?
Non…mais quelqu'un… Shirley… je ne l'ai pas vu…
Oh…elle aura peut-être raté le train. J'irais voir Harry en arrivant pour m'en assurer… Je te tiens au courant mon chéri…
'Man…protesta le garçon.
Très bien monsieur Malefoy…si vous le prenez ainsi, dépêchez-vous de rejoindre votre compartiment avant que je vous enlève des points !
En fin de journée, ils arrivèrent à Poudlard. Roy et EJ furent scruté par l'ensemble des filles de l'école. EJ lança de nombreux regard noir alors que Roy lui serrait fermement la main. Ils montèrent dans les carrosses et montèrent au château.
