« We Live Our lives On The Front Lines »
Frontline – Pillar
A/N : Déçus de l'absence de Lemon dans le chapitre précédent? Si ça vous tente vous pouvez écrire ce que vous auriez aimé lire et je vais peut-être l'ajouter si je l'aime et vous vous mériterez le droit que je vous écrive un One Shot sur n'importe quel sujet dans le fandom d'Harry Potter. Ça serait un peu comme un échange. Du troc. Envoyer moi un message perso si ça vous tente.
Bonne Lecture!
Chapitre 7
4 264 mots
-Ah… répondit-elle embarrassée et elle se dépêcha de changer de sujet. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais t'acheter au Chemin de Traverse?
-Pas pour l'instant. Avec ma nouvelle garde-robe, un nouveau nécessaire pour écrire et ce livre, je devrais survivre pendant longtemps, dit-il avec un sourire amusé qu'elle lui rendit sincèrement.
Qu'est-ce qu'elle est naïve, pensa-t-il alors qu'il réfléchissait déjà à tout ce qu'il devait se procurer encore au Chemin de Traverse et dans l'Allée des Embrumes.
Il se dirigea vers le comptoir où il paya son livre et sortit avant que Ginny en fasse de même. Il s'assura d'être bien en vue dans la vitrine pour ne pas créer une autre crise de panique chez la garce. C'était divertissant au départ mais elle le collait ensuite pendant plusieurs minutes et son parfum lui levait littéralement le cœur.
-Harry, quel heureux hasard, l'interpella une voix venant de sa droite.
-Ernie, le salua-t-il alors que l'homme se positionnait à côté de lui à l'écart pour ne pas déranger les sorciers qui passaient dans l'allée.
-Comment vas-tu?
-Mieux. Plus les jours passent plus je reprends la forme, dit-il en souriant légèrement. Et toi?
-Bien… Ça tombe bien que je te rencontre aujourd'hui Harry car je voulais te parler, lui confia le blond avec nervosité.
-Je n'en suis pas si sûr Ernie. Ginny m'accompagne aujourd'hui. Elle devrait sortir de chez Fleury et Botts d'une minute à l'autre, répondit-il avec un regard explicite.
-Oh Mince… Je vais être rapide dans ce cas. Harry j'ai passé une belle soirée avec toi jeudi et je me demandais si on…
-Pouvait remettre ça? Je ne crois pas non, déclara-t-il avec un amusement dissimulé. Sa mine déconfite était impayable.
-Je croyais…
-On peut croire beaucoup de chose Ernie mais elles sont plus souvent fausses que vraies. Je ne mêle pas sexe et sentiment.
-Je… Non… Tu… Ce n'est pas ce que je voulais dire… Moi aussi le sexe sans attachement… bredouilla le Poufsouffle l'expression affolée.
-Dans ce cas, dit-il avec un sourire charmeur alors qu'il savourait sa prise mentalement. Envoie un hibou quand l'envie t'en prendra. Je ne garantie rien. Mais si le message est subtil et qu'il arrive au bon moment, précisa-t-il avant de laisser ses mots en suspend et il vit l'expression de Macmillan changer radicalement au rythme de sa compréhension de ses sous-entendus. Il le félicita silencieusement, de ne pas manquer d'intelligence en plus d'être bon au lit.
-Harry, Ernie, les salua Ginny qui venait de sortir avec un sac remplit de livre rapetissé à l'aide d'un sort. Elle avait visiblement décidé d'acheter plus d'un dictionnaire.
-Ginny, fit le Poufsouffle après un regard vers le Seigneur des Ténèbres. Idiot, s'énerva ce dernier en voyant que la rouquine n'avait rien perdu de l'échange. Il ne tenait pas à cacher avec qui il avait des relations sexuelles parce qu'il avait peur ou avait honte. Il n'avait seulement pas envie de faire la une pour cette raison le lendemain et franchement avec qui il couchait ne regardait personne que lui-même. Le premier à me contredire sur ce point peut bien finir d'écrire son testament, pensa-t-il sombrement.
-Comment va le travail, demanda-t-elle en fixant suspicieusement les deux hommes.
-C'est tranquille comme toujours. Puisque je ne me suis pas spécialisé dans les lois ayant attrait à l'usage de la magie noire, déclara-t-il avec un sourire un peu forcé.
-Et pourquoi donc, l'interrogea-t-elle en fronçant les sourcils, sa désapprobation était presque palpable.
-Oh. Ce n'est pas le genre de chose qui m'intéresse, il y a trop de compétition. Et puis je préfère grandement les divorces. C'est beaucoup plus stimulant et imprévisible, déclara-t-il avec légèreté comme s'il ne venait pas de prononcer son opinion indirectement sur la politique du ministère. Ginny n'y avait vu que du feu mais le vrai destinataire du message, lui l'avait déchiffré avec facilité et il regardait Macmillan avec un intérêt différent qu'auparavant.
Ainsi il reprochait aux procès des sorciers noirs d'être prévisibles et même d'être déserté par les Argumentateurs, la version magique des avocats moldus. C'était ce qu'était le Poufsouffle et il devait l'avouer il n'en était pas surpris. Il voyait bien avec quelle facilité il maniait les mots, qu'il jouait avec leur sens. Il commençait à comprendre que c'était sûrement sa présence qui le réduisait à un imbécile avec le cœur dans la main.
-Je comprends, dit Ginny à nouveau souriante. De quoi parliez-vous avant que j'arrive?
-De la Gazette. Est-ce que l'un de vous deux l'a lu ce matin?
-Non, répondit Ginny pour le Maître de la Mort ce qui minait son indépendance et le forçait à dire son nouveau mantra. Pas de doloris, pas de doloris… pas de Diffindo non plus, pas de Sectumsempra, mais surtout pas de doloris.
-C'est bien ce que je croyais. Colin Creevey a été porté disparu et il a été aperçu en dernier en compagnie d'Harry jeudi dernier. Rita ne s'est pas gênée pour rajouter son grain de sel et j'ai entendu parler d'interrogation dans mon département au ministère… Sur ce je vous laisse parce qu'ils n'aiment pas attendre. Au revoir Harry, Ginny, déclara-t-il et il s'éloigna avant de leur laisser le temps de le saluer.
Décidément il sait comment se rendre utile, pensa le Seigneur des Ténèbres. Son cœur avait fait un bond en entendant la nouvelle mais il s'y attendait depuis le moment où il avait la décision de transplanner avec Creevey et s'ils avaient eu des preuves ils n'auraient pas parler d'interrogation mais de procès ou encore d'Azkaban. Macmillan n'aurait pas été pressé de vouloir établir une relation entre eux s'il craignait qu'il soit emprisonné. Une chose certaine, l'homme en savait beaucoup plus qu'il le laissait paraître.
-Merlin, Harry, s'exclama son ex. Il faut qu'on prévienne Dumbledore, si fallait que…
-Relaxe Ginny. Je n'ai absolument rien à me reprocher. Je vais répondre à leurs questions calmement et tout va se régler sans problème, dit-il avec un dégoût dissimulé. Quel temps je dois perdre à rassurer cette garce! Elle panique pour rien et elle n'est pas coupable elle, pensa-t-il, c'est vraiment le comble.
-J'espère que tu as raison Harry. Transplannons sans plus attendre, dit-elle autoritaire et elle empoigna le bras du Maître de la Mort, à son plus grand déplaisir, pour le forcer à transplanner avec elle.
Ils apparurent une fraction de seconde plus tard à l'intérieur du Terrier. Plus précisément dans la cuisine à quelques pas à peine de Mrs Weasley qui était visiblement hystérique. La gazette reposait sur la table à manger, la portrait de Creevey faisait la première page et en dessous se trouvait celui du survivant. Les traits émaciés, les cheveux plus disciplinés qu'à l'ordinaire et son regard vert perçant. Cette photo avait été prise à son dépourvu lors de la fête en honneur de son réveil et il fut frappé une nouvelle fois par les similarités entre ses deux corps. Il semblait même que le visage d'Harry Potter ressemblait encore plus à celui de Tom Riddle depuis la bataille finale. Tout en ignorant sciemment les cris et les exclamations échangés entre Ginny et sa mère, il se demanda si cela était dû à un hasard ou c'était la possession ou encore la fusion de ses âmes qui était responsable d'un tel changement.
Il fut interrompu dans ses réflexions par le bruit d'une personne impatiente qui cognait sur la porte avant du Terrier. Mrs Weasley après avoir sursauté s'empressa d'aller ouvrir la porte pour laisser entrer deux visiteurs.
-Nous sommes désoler de venir vous déranger à une telle heure, commença le premier Auror qui avait un nez qui avait tout à envier à celui de Rogue. Son regard quelque peu vide scruta la pièce et s'immobilisa sur le Maître de la Mort qui était apparemment entrain de lire la Gazette un peu plus loin. Mais nous avons quelques questions à poser à Mr Potter, si vous le voulez bien.
Le Dark Lord leva les yeux du journal et leur offrit un sourire aimable. Quel idiot! Existe-t-il une heure convenable pour être interroger par les Aurors?
-Bien sûr, messieurs…
-Johnson et Cooper, Mr Potter, répondit le deuxième Auror qui sans être aussi laid que son compagnon paraissait avoir le même potentiel mental.
-Mr Johnson, Mr Cooper que puis-je faire pour vous?
-Pouvez-nous raconter ce qui c'est passé avec Mr Creevey le 19 février? Vous êtes apparemment la dernière personne à l'avoir vu avant sa disparition.
-Sans problème, Mr Cooper. J'ai rencontré Colin quelques heures après mon arrivé au Terrier. Il était très heureux de me voir.
-De vous voir Mr Potter?
-Colin a toujours été un fan si vous voyez ce que je veux dire. Bref, après quelques formules de politesse nous nous sommes mis à parler de notre vie mutuelle.
-De quoi avez-vous parlé exactement, fit Johnson en écrivant les paroles du Maître de la Mort sur un calepin qu'il venait de sortir.
-Oh de tout et de rien quoique Colin était très intéressé par le récit de l'année précédant la défaite de Voldemort. Où j'avais séjourné pendant ce temps, où c'était passé les moments les plus importants précédant la bataille finale, etc. Il avait l'intention d'écrire un livre agrémenté de photos de ces endroits. Je lui ai laissé une liste des endroits dont je me souvenais le plus et je lui ai recommandé de revenir me voir moi ou Hermione puisque la majeure partie du temps j'étais incapable de dire où j'étais exactement. Je lui ai aussi proposé d'y aller ensemble mais Colin était tellement excité à l'idée de commencer à prendre des photos qu'il a transplanné peu après. Je suppose qu'il est allé voir un de ses endroits, raconta le Maître de la Mort d'une voix calme et avec espoir. Il conjura un bout de parchemin et écrivit clairement une «copie» de la soi-disant liste qu'il aurait donnée à Creevey. Si je peux vous être d'une aide quelconque… laissa-t-il en suspens avec une expression peinée alors qu'il riait intérieurement devant les mines complètement convaincues des Aurors. Il n'avait pas arrêté de mentir depuis leur arrivée et ils ne s'en étaient absolument pas rendu compte.
-Oui. Si vous pouviez nous faire transplanner à ces endroits, les recherches en serait accélérées, fit Cooper en surprenant les interlocuteurs par le bon sens qu'il venait de manifester. Apparemment même son partenaire ne se faisait pas d'idée sur le niveau d'intelligence de l'Auror.
-Bien entendu. Nous allons juste sortir hors des barrières anti-transplannage et je vous y mène. Ginny, Mrs… Molly je suis désolé de vous laisser ainsi mais si on pouvait retrouver Colin, je…
-Je comprends Harry, répondit Ginny avec un sourire entendu qu'elle partagea avec sa mère.
-Ne reviens pas trop tard ou envois nous un hibou, ajouta Mrs Weasley en agissant une fois de plus comme si elle était sa mère. Le Maître de la Mort serra les dents imperceptiblement et tenta de contrôler son corps pour ne pas se retourner baguette en main et réduire la matrone en tas de cendres. L'impudence de cette femme ne connait pas de borne! Bon sang! Deux mots, juste deux mots et je te tue! Il faut vraiment que tu me cherches, hein? Je vais massacrer tout tes enfants avant de te tuer. Comme ça on sera quitte, pensa-t-il avec rage. Il s'abstint de répondre de peur de prononcer le sortilège de mort sans réfléchir. Cela lui était arrivé quelque fois et il le regrettait toujours par la suite. Ceux qui l'enrageaient à ce point méritaient bien pire que la mort.
-Messieurs, dit-il plutôt après avoir fermé la porte en résistant à l'impulsion enfantine de la claquer et avoir franchit 15 mètres. Il leur tendit ses mains qu'ils attrapèrent immédiatement puis il transplanna au premier lieu inscrit sur la liste.
Après quinze minutes interminables où il fit semblant d'aider les deux Aurors incompétents à essayer de retrouver Creevey. Il les amena dans la forêt de Dean, puis un autre quinze minutes plus tard à Godric Hollow où les Aurors décidèrent lâchement de revenir plus tard parce que l'endroit était grand. Le Maître de la Mort se garda de leur apprendre les sorts nécessaire pour rechercher une présence humaine ou encore de leur rappeler qu'un simple pointe moi Colin Creevey pouvait fonctionner s'il était encore en vie. Ou de jeter un enchantement sur un objet appartenant au Gryffondor pour qu'il se déplace sur une carte jusqu'à la location de la personne à rechercher. Bien entendu tous ces moyens étaient inutiles pour trouver une personne dissimulé sous certains sorts ou barrières magiques. Cependant, ce n'était pas non plus sa place de les informer d'un tel fait. Après tout, Creevey était bel bien sous les plus puissants sorts qui empêchent une personne d'être retrouvée. Si les Aurors sont pathétiques cela ne peut que m'avantager.
Quatre locations plus tard, le Maître la Mort les transplanna près de la caverne où il avait terrorisé deux orphelins et avait caché un de ses horcruxes. Il regarda les deux Aurors s'activer autour de lui et vérifier les environs à la manière des moldus et il se retint pour ne pas montrer la profondeur de son dégoût pour ses pauvres excuses de sorciers. Il savait pour l'avoir demander plus tôt que ces deux idiots étaient des sangs de bourbes et cela expliquait en partie leur incompétence. Oublier qu'on était un sorcier dans une telle situation était véritablement consternant. Quoiqu'il se foute complètement des deux hommes, il attendait simplement qu'ils découvrent sa petite mise en scène.
Il leur donnait au moins dix minutes pour remarquer l'appareil photo qu'il avait laissé à côté de l'éboulis qu'il avait crée avec les chaussures de Creevey qu'il avait enchanté. Puis, si ces deux aveugles ne le remarqueraient pas il le ferait pour eux. Dire qu'il avait transplanné directement en face de l'appareil photo. Quels imbéciles, pensa-t-il en entendant Johnson jurer parce qu'il avait trébuché sur une branche. Exactement neuf minutes plus tard alors que le Dark Lord pesait le pour et le contre au sujet de la grosseur de sa prochaine maison, Cooper cria avec surprise qu'il avait trouvé quelque chose. Il soupira puis se leva de la souche, où il s'était assis au lieu de faire semblant d'imiter l'incompétence des Aurors. Il les rejoignit en courant pour faire bonne mesure avec la gravité de la situation. Après tout, nous sommes entrain de rechercher une personne essentielle au fonctionnement du monde sorcier. Cette pensée lui arracha un sourire mauvais qu'il camoufla en prenant une expression de surprise. Il écouta les deux Aurors discuter de ce qu'il avait pu arriver au photographe tout en y mettant son grain de sel et en relevant la présence d'une tâche sombre ressemblant à du sang sur un rocher en bas de la falaise.
Il les quitta un peu plus tard, une fois qu'il fut certain que sa mise en scène paraissait réelle aux deux Aurors. Sinon, l'identification du sang sur la roche révèlerait que c'était le sang de Colin et le cuir chevelu qui était pris dans une des crevasses confirmerait que le pauvre avait glissé ou perdu l'équilibre près de la falaise. Bref qu'il était tombé et que sa tête s'était frappée sur le rocher. L'absence de corps serait expliquée par les courants ou les poissons des environs et il serait lavé de tout soupçon. Il n'avait plus à se préoccuper de l'affaire sinon en allant nourrir Creevey pour pouvoir le torturer à son loisir avant qu'il meure de faim. Il l'avait oublié de le faire ses derniers jours malheureusement pour lui.
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«Et c'est ainsi que notre sauveur rassembla ses dernières forces et frappa héroïquement le coup de grâce. La menace que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom représentait pour le monde sorcier était définitivement dissipée. Le vilain était vaincu encore une fois grâce à l'intervention salutaire d'Harry Potter que personne ne revit plus après la grande bataille. Beaucoup croient qu'il aurait péri après ce dernier acte remarquable. Cependant, il existe cette rumeur comme laquelle le Survivant de L'Avada Kedavra serait plutôt dans un coma profond. Toujours est-il que le jeune Potter a reçu à titre posthume l'Ordre de Merlin première classe et que les nombreux livres de contes qui contenait l'histoire du Garçon-qui-avait-survécu ont été réédité pour contenir les nombreux exploits d'Harry Potter. Comme sa participation au Tournois des Trois Sorciers et…»
-Déchet, commenta-t-il à haute voix en refermant le livre brusquement. Ce livre d'histoire était une farce. Il avait prit la peine de prendre le plus récent mais il se terminait avec la bataille finale. Il n'y avait aucune mention d'événements plus récents ce qui rendait son utilité quasiment nulle. Toutefois je ne peux pas dire que je n'ai rien appris. Apparemment il était un personnage de conte et il avait reçu un Ordre de Merlin. C'était encore une chose que personne n'avait cru bon de lui dire.
Dire que j'ai pris le plus prometteur des livres d'histoire chez Fleury et Botts. C'est consternant. Leur contenu laissait vraiment à désirer. Il n'avait absolument pas reconnu le compte rendu de la bataille et il y avait assisté de deux points de vue différents. Cela lui donnait envie de lire des livres dignes de ce nom. Des livres informatifs, utilitaires et fascinants parce qu'il était inutile de le cacher. Il avait toujours été fasciné par la magie, et même s'il avait passé des décennies à l'étudier il était loin d'en avoir compris tout les mystères, toutes les applications et d'avoir maitrisé toute les formes de magie. Certaines lui étaient inaccessibles mais cela ne le freinait pas dans sa quête de savoir. C'était la guerre et la folie qui l'avait forcé a arrêté ses études. Maintenant que les deux étaient choses du passé. Il était grand temps qu'il recommence à inventer de nouveaux sorts et à expérimenter sur la magie. Deux de ses passe-temps les moins violents mais néanmoins dangereux.
Le Maître de la Mort regarda le plafond de l'ancienne chambre de Ron fixement. C'était un des aspects de la chambre qu'il n'avait pas changé. Il n'avait rien à redire sur les tuiles beige et or. Elles ne lui rappelaient pas le plafond de l'hôpital et la couleur était même bien agencée au vert des murs. Cela n'avait pas été son intention mais il appréciait presque le résultat. Parce que sérieusement l'agencement des couleurs était le dernier de ses soucis. Tant qu'il ne se sentait pas attaqué physiquement par le mauvais goût, il pouvait survivre.
Il retourna ses pensées au livre qu'il venait de poser sur la table de chevet et l'envie de vérifier si sa bibliothèque existait toujours le pris une deuxième fois. Il jeta un Tempus informulé et s'autorisa un léger sourire en voyant qu'il avait lu jusqu'à une heure du matin et qu'il disposait de plusieurs heures avant le réveil d'Arthur à 6h00, puisqu'il travaillait au Ministère.
Il sortit de son lit sur lequel il s'était allongé pour faire sa lecture et s'habilla de sa nouvelle cape noire qui était agrémentée de sorts pour garder le confort et la chaleur. Avec elle il n'était pas nécessaire de s'emmitoufler comme un moldu pour braver la neige dehors. Il n'avait besoin que de ses bottes en écailles de dragons et il était équipé contre une bonne tempête de neige.
Le Seigneur des Ténèbres, se jeta un sort pour étouffer le son de ses pas et annuler leur pression. Le Terrier rengorgeait de planche grinçante et l'escalier réveillerait à coup sûr la matrone Weasley qui avait le sommeil terriblement léger. Il se désillusionna aussi avant de quitter la pièce. Hermione était bien venue Vendredi dernier lui porté ses effets personnels et il avait récupéré sa cape d'invisibilité mais elle était plus encombrante qu'utile lors d'un trajet aussi court. Ce qui ne l'empêchait pas de la transporter en tout temps dans sa poche réduite par un sort. Il gardait toujours les reliques de la Mort sur sa personne. C'était plus prudent.
Il descendit jusqu'à la salle de séjour sans la moindre encontre et il confondit d'un sort l'aiguille de l'horloge Weasley qui portait son nom pour qu'elle reste dans la case «à la maison». Avec cette précaution, les barrières qu'il avait laissées sur la porte de la chambre de Ron et sa demande de ne pas être dérangé avant son réveil vers 7h00-7h30, il s'assurait un laps de temps plus qu'appréciable pour revenir au Terrier incognito. Même s'il était préférable qu'il revienne avant le lever d'Arthur qui était toujours suivi de peu par celui de sa femme.
Le Maître de la Mort sortit de la maison, marcha jusqu'à la fin des barrières anti-transplannage et transplanna silencieusement dans le jardin du manoir Riddle.
Dans l'obscurité, le bâtiment ressemblait à une monstruosité sortie d'un cauchemar. C'était cette apparence et la mauvaise réputation de l'endroit, qu'on disait hanté par les fantômes de ses grands-parents et de son père, qui avait assurée qu'elle reste inhabitée. Ce qui avait rendu le manoir un endroit judicieux pour y dissimuler ses livres les plus sombres, les plus rares et les plus dispendieux.
Il avait choisi d'apparaître à l'extérieur au cas où Dumbledore aurait placé des détecteurs de transplannage dans la maison. S'ils en avaient pour détecter une présence humaine il aurait toujours le temps de les confondre avant de les rencontrer.
La lueur d'un croissant de lune se réverbérant sur la neige lui permit de se rendre jusqu'à la porte arrière qu'il déverrouilla d'un simple Alohomora informulé.
Une fois dans le manoir, il se permit la faible lumière d'un Lumos jeté avec le moins de magie possible. C'était semblable à la lueur d'une chandelle dans la noirceur.
Il traversa avec lenteur la cuisine, la salle à manger et monta l'escalier en restant attentif à la présence de sort possible mais sans accorder un regard aux pièces qu'il traversait. Rassuré par l'absence de détecteur au rez-de-chaussée, il traversa le couloir jusqu'à la chambre d'amis d'un pas plus rapide.
Arrivé dans la chambre, il accorda plus de puissance au Lumos qui devint une boule de lumière suspendue au-dessus de sa tête et il vit dans la pièce, aux fenêtres obstinément cachées derrières des rideaux, comme en plein jour.
À première vue, rien n'avait changé depuis sa dernière visite. Les mêmes meubles fatigués restaient dans les coins inutilisés, le lit était sans matelas et les quelques bibelots sur la table de chevet étaient sous une bonne couche de poussière.
Il conjura un couteau et sans un son traça une ligne écarlate dans sa paume. Il fit disparaître le poignard et il posa sa main sur le mur près de la fenêtre. Celui-ci était en pierre puisqu'il donnait sur l'extérieur. Son sang d'infiltra dans la maçonnerie et derrière lui une porte apparut.
Il avait camouflé l'entrée de sa bibliothèque avec le même sort que la grotte où il avait caché son horcruxe sauf que cette fois seul son sang pouvait faire apparaître un passage. Il s'estimait heureux d'avoir modifié le sortilège avant sa mort car il avait possédé le sang d'Harry Potter. Sang qu'il possédait encore heureusement. Modifier le sort ou le détruire prenait plusieurs heures. Heures qu'il n'avait pas ce matin.
Il ouvrit la porte de sa bibliothèque et ses yeux brillèrent au souvenir des nombreux grimoires, parchemins qu'il possédait mais n'avait jamais eu le temps de lire.
Ironiquement sa bibliothèque n'était pas le meilleur endroit pour lire, il y manquait un espace pour des fauteuils ou au moins une chaise. Ce n'était qu'un long couloir qui possédait des étagères de chaque côté. Les livres étaient classés par sujet, puis alphabétiquement lorsqu'ils possédaient des titres. Près de la porte, se trouvait les sujets étudiés lors des cours à Poudlard, puis il y avait des livres sur la magie du sang et sur la magie noire. Qui devenait de plus en plus noire à mesure qu'on avançait dans le couloir. Il avait aussi d'autres livres, de sujets divers qui étaient méconnus des sorciers d'aujourd'hui ou des sorciers anglais. Des livres sur la Nécromancie, Légilimancie, Occulmancie, sur des rituels. C'était dans un de ses livres qu'il avait trouvé celui qui l'avait redonné un corps. Puis dissimulé sous une latte de plancher au milieu du couloir il y avait la copie de l'unique livre sur la magie de l'âme qu'il n'avait jamais trouvé. Il avait été dans la chambre des secrets, dans la bibliothèque de Salazar et le fondateur lui-même ne connaissait pas sa provenance. Son auteur était inconnu et il était écrit en Gaélique. S'il n'avait pas été mentionné dans le journal de son ancêtre, il ne l'aurait jamais lu car il était imperméable à tout sort de traduction et il avait dû apprendre le Gaélique pour le lire. Ce qu'il ne regrettait pas même si en définitive il ne possédait plus d'horcruxes.
Le Seigneur des Ténèbres avança jusqu'à la fin du couloir et prit cinq livres parmi ceux qui n'avaient pas été classés parce qu'il ne les avait jamais vu. Ils devraient pouvoir le tenir occupé pendant tout le temps qu'il pensait encore passé chez les Weasley.
Il ressortit du couloir et la porte se dissipa d'elle-même. Il rapetissait les livres d'un sort lorsqu'un craquement le surpris. Il plaça avec hâte les livres dans sa poche et pointa sa baguette en direction de la porte, au cas que son imagination ne lui causait pas des tours.
Une seconde plus tard ses soupçons se retrouvaient fondés alors qu'un autre craquement se faisait entendre et qu'il discernait même les pas léger d'un intrus, ce qu'il n'avait pas entendu plus tôt.
La poignée commença à tourner et le Maître se prépara à attaquer.
-Maman, Papa? Qu'est-ce que vous faite dans la chambre d'amis?
«I am the one hiding under your stairs
Fingers like snakes and spiders in my hair»
This is Halloween – Panic! At The Disco
