Chapitre 7 :
Daniel traversa le couloir, ne s'arrêtant qu'en arrivant à l'ascenseur. Il frappa le bouton d'appel un peu plus fort que nécessaire.
- Hé. Tu vas bien ? Demanda Jack.
- Oui. Juste un peu en colère. Je savais que cela allait se passer ainsi, mais cela ne m'empêche pas de ne pas l'apprécier.
Les deux hommes s'enfermèrent dans le bureau de Daniel, d'où Jack appela Sam et Teal'c qui arrivèrent quelques minutes plus tard.
- Alors, comment ça s'est passé ? , interrogea Sam. Puis elle jeta un coup d'œil à l'expression de Daniel. Pas terrible apparemment, n'est-ce pas ?
- Oh, cela aurait pu être pire, lui dit Daniel. Au moins je ne suis pas envoyé dans la Zone 51 pour le moment.
- Mais il a démontré à quel point la table de conférence est aérodynamique, informa Jack. Un regard glacial de la part de l'archéologue balaya le sourire du Colonel.
- Je n'étais pas au courant qu'une table était prévue pour être aérodynamique, enchaîna le Jaffa.
Cette remarque réussie à faire apparaître un léger sourire sur le visage de Daniel. Malheureusement, cela ne dura pas. Il soupira et s'assit sur sa chaise de bureau.
- Des représentants du Pentagone, du NID et de la Zone 51 étaient présents. Comme prévu le type du NID voulait me faire passer tout un tas de tests. Ils vont sans doute observer ceux qu'Elyza va tenter cet après-midi. En attendant, tout à été mis en attente.
- Voudrais tu que nous y assistions également Daniel ?, demanda Sam doucement.
- Cela serait bien d'avoir un peu de support, admit il.
- Alors tu l'auras !, s'exclama Jack.
Les coéquipiers de Daniel restèrent avec lui pour le restant de la matinée. Bien qu'il n'ait pas vraiment faim, ils insistèrent pour qu'il se nourrisse à midi. Puis, en quittant la cantine, ils se dirigèrent vers l'infirmerie.
Hammond, Morrison, Rice et Fairview se trouvaient déjà dans la salle d'observation lorsque SG-1 y entra. Janet se tenait dans la salle de quarantaine avec Elyza. En voyant combien Daniel était tendu, Jack demanda la permission que Sam, Teal'c et lui-même puissent être présent avec le jeune homme plutôt que de rester dans la pièce du haut. Daniel étant d'accord, Eliza et Janet donnèrent leur feu vert, mais demandèrent aux trois de se tenir à l'écart.
Eliza se tourna vers Daniel souriant doucement.
- Très bien, Daniel. Je sais que vous devez être nerveux.
Daniel tenta de lui retourner son sourire, mais ce fut un échec.
- Un peu.
- Alors, essayé de vous calmer. Voulez vous effectuer quelques exercices de relaxation avant ?
- Non, je préférerais commencer immédiatement.
- Très bien.
Elyza brancha Daniel aux appareils mesurant toutes ses réponses physiologiques incluant le rythme cardiaque, la pression artérielle, la respiration, la température de la peau et bien entendu les ondes cérébrales.
- Très bien, j'ai déposé quelques objets sur cette table que nous allons utiliser durant ces tests.
Daniel regarda dans la direction indiquée par Elyza. Sur la table se trouvaient un verre vide, un bloc de métal, une lanterne et un morceau de tissu posé sur un plateau en métal.
- Lorsque vous serez prêt Daniel, je veux que vous souleviez le bloc de métal.
Prenant quelques inspirations, Daniel tenta de se calmer. Il reporta son attention sur le bloc et effectua la procédure lui permettant de faire descendre ses ondes cérébrales. Il visualisa le bloc de métal se soulevant de la table. Ce dernier répondit à l'ordre donné immédiatement
- Pouvez vous me le faire parvenir Daniel ?, lui demanda Elyza.
Suivant les ordres de l'archéologue, le bloc flotta au travers de la pièce et atterrit fermement dans la main tendue d'Elyza.
- Parfait. La scientifique inscrit quelques notes, tout comme Janet. Ensuite, allumez cette lanterne s'il vous plait.
Deux secondes plus tard, la mèche de la lanterne s'enflamma. Les deux médecins notèrent de nouveau quelques mots.
- Comment vous sentez vous Daniel ?, lui demanda Janet.
- Bien.
- Pas de maux de tête ou d'inconforts ?
- Non.
- C'est bien, lui dit Elyza. Vous pensez que vous pouvez briser ce verre ?
Daniel regarda le verre en question. Jusqu'à présent, il avait seulement fait bouger des objets. Il n'avait jamais essayé d'écraser ou de briser quelque chose. Fixant le verre, il l'imagina se brisant et lui en donna l'ordre. Instantanément, le verre se brisa en mille morceaux, dont plusieurs se répandirent sur la table et le sol.
- Très bien Daniel. Ok, dernier test. Je veux que vous enflammiez ce morceau de tissu.
Quelques secondes plus tard il prit feu. Daniel relâcha ses ondes cérébrales qui reprirent une fréquence bêta, heureux que ces tests soient finis. Utilisant un extincteur, que Janet lui avait tendu, Jack éteignit le tissu avant que les détecteurs de fumée ne se déclanchent.
- Vous allez toujours bien ?, demanda le médecin.
- Oui, je me sens en forme. Il regarda Elyza. Alors, qu'avez-vous découvert ?
- Et bien, votre EEG est descendu à la fréquence sept point zéro pour commencer mais il n'est pas resté là.
Daniel la regarda surpris.
- Vraiment ?
- Oui. Lorsque vous avez bougé le bloc de métal il y est resté, mais à chaque fois que vous avez enflammé un objet des pics important apparaissent sur votre EEG.
- Et lorsque j'ai brisé le verre ?
- Un autre pic.
- Alors qu'est-ce que cela signifie ?
- Cela me fait croire que la fréquence sept point zéro est seulement nécessaire pour que vous puissiez atteindre l'endroit d'où vient ce pouvoir. Pour certaines choses, comme mouvoir les objets, cette fréquence reste la meilleure pour y parvenir, mais pour…des actions plus destructives, une fréquence plus élevée est requise. Des tests biofeedback antérieurs ont démontré que des fréquences extrêmement élevées, entre cent vingt et cinq cents hertz peuvent permettre d'obtenir des pouvoirs psychiques tel que la télékinésie et la transmutation, qui est le pouvoir de changer la matière en une autre.
- Votre rythme cardiaque, pression artérielle et respiration ont été touché également, Daniel, lui dit Janet. Tout trois ont chuté de manière significative lorsque votre EEG a baissé. Mais votre rythme cardiaque et votre pression artérielle ont chacun augmenté lorsque vous effectuez une action. Une petite hausse lorsque vous avez bougé le bloc de métal, une un peu plus importante lorsque vous avez allumé la lanterne. Briser le verre les a fait augmenter encore plus et l'inflammation du tissu a vu la hausse la plus forte.
- Et qu'est-ce que tout ça veut dire ?, demanda Jack.
- Cela signifie que plus l'action demande de l'énergie, plus le corps de Daniel est soumit à un stress important.
- Pourquoi enflammer un morceau de tissu demande plus d'énergie ?
- Parce qu'il n'était pas assez inflammable, répondit Sam, réalisant soudain la réponse.
Elyza acquiesça.
- Nous avons traité le tissu avec un retardant.
- Ok, je ne prétend pas être un spécialiste, mais le but d'un retardant n'est il pas de rendre plus difficile la mise à feu d'un matériau lors de son exposition aux flammes, n'est-ce pas ?, demanda Jack.
- Oui, lui confirma Sam.
- Mais le tissu n'a pas été exposé au feu, alors que c'est il passé ?
Une expression de réalisation s'étendit sur le visage de Sam.
- Il a raison. Comment n'ai-je as pensé à ça plus tôt ? Un feu ne se déclenche pas instantanément. Il a besoin d'un stimulus extérieur, une sorte de catalyse. Il faut trois composant pour que l'allumage et la combustion ne se fassent : de l'oxygène, un carburant pour alimenter le feu et une source de chaleur pour que le carburant atteigne sa température de combustion. Ainsi, normalement, pour allumer la mèche d'une lanterne, vous devez l'exposer à une flamme déjà allumée. Mais ici, il n'y avait aucune flamme, ce qui signifie qu'un autre moyen d'allumage a du être utilisé. Sam se dirigea vers la lanterne. Vous voyez, tout à une température limite à laquelle un objet va prendre feu. J'imagine que Daniel a, d'une manière ou d'une autre, réussi à surchauffer l'air aux alentours de la mèche, ce qui l'a porté à sa température de mise à feu.
Elle se dirigea vers le tissu carbonisé. Elle l'enleva du plateau en métal et examina ce dernier avec attention.
-A part quelques marques dû aux flammes, le plateau ne montre aucun signe d'avoir été exposé à une température extrême alors, si Daniel a surchauffé l'air, il l'a fait juste assez pour allumer le tissu mais pas assez chaud pour faire fondre le métal du plateau.
Sam secoua la tête.
- Mais il y avait aussi la question de savoir comment Daniel a fabriqué les boules de feu. J'aimerais vraiment faire quelques tests, utiliser quelques senseurs pour voir ce qui se passe exactement lorsque Daniel met le feu à quelque chose.
Elle réalisa soudain ce qu'elle venait de dire. Sam regarda l'archéologue.
- Je suis désolée, Daniel. Je ne voulais pas te prendre pour un cobaye.
Daniel lui sourit.
- Ne t'inquiète pas Sam, je comprend. Et c'était vrai. Sam était juste elle-même, s'excitant face à l'énigme scientifique qui se trouvait face à elle. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Si cela ne le touchait pas personnellement, lui aussi aurait été curieux face à ce cas de figure.
- Très bien, je pense que cela suffit pour aujourd'hui, leur dit le Général Hammond.
Surpris, toutes les personnes en salle d'isolement levèrent les yeux vers lui. Ils avaient presque oublié les personnes présentes dans la salle d'observation. Jack étudia les visages des trois visiteurs. Le Colonel Morrison regardait Daniel avec un grand intérêt mêlé d'une dose de malaise. La face du Docteur Fairview était remplit d'excitation. En ce qui concernait le Major Rice, il ne faisait aucun doute de ce qu'il pensait. Il voulait le control de Daniel et des pouvoirs que Daniel possédait et il allait tenter par tous les moyens de mettre la main dessus. Des trois hommes, Jack imaginait que ce serait Rice qui poserait le plus de problèmes.
- Docteur Jackson, rejoignez nous dans la salle de réunion dans une demie heure, demanda Hammond.
- Oui Monsieur.
Les quatre hommes sortirent de la salle d'observation. Daniel se tourna vers ses coéquipiers et les deux médecins.
- Quelqu'un veut parier sur celui qui criera le plus fort pour décider dans quel département je dois être transféré ?
- Pas besoin de pari, je le sais déjà, répondit Jack. Cela sera le Général Hammond et moi-même, argumentant que tu dois rester ici au SGC.
- Et je les soutiendrais, dit Janet. Ces tests indiquent qu'utiliser ces pouvoirs provoque une réaction physiologique de votre corps. C'est vrai que les réactions que je viens de noter n'étaient en rien dangereuses, mais il est possible qu'en cas d'utilisation extrême de vos dons cela pose un problème et vous mettes en danger. Sans des tests plus poussés je ne peux vous permettre d'être mis dans des situations où l'on vous demanderait d'utiliser vos pouvoirs de manière régulière ou extrême.
- Alors doc, je dirais que vous feriez mieux de venir avec nous lorsque nous affronterons les lions.
- Il y a autre chose, ajouta Elyza. Je suis pratiquement sûre que l'ascension de Daniel joue un grand rôle dans tout ceci. Je ne suis pas une experte des phénomènes psychiques, mais, d'après ce que j'en sais, les humains qui montrent ce genre de pouvoirs, tel que la télékinésie, ne sont pas capables de les maîtriser avec autant de précisions. C'est plus un jeu de victoires et d'échecs. Parfois, ils arrivent à tordre une cuillère et parfois non, et cela leur demande généralement beaucoup de temps et de concentration pour y arriver. Au contraire, Daniel emble avoir une maîtrise complète de ce qu'il peut faire et est capable de le faire rapidement et facilement.
- Donc, si c'est l'ascension de Daniel qui lui permet de faire tout ça, alors il n'y aurait probablement aucun moyen pour que la science recrée ce phénomène chez d'autres, conclue Sam.
- Je doute que cela empêche le NID et la Zone 51 d'essayer, répondit Jack.
Hammond, Morrison, Rice et Fairview étaient déjà dans la salle de réunion lorsque Daniel, Jack et Janet arrivèrent, et vu les expressions sur leurs visages, la conversation qui avait eu lieu n'avait pas été plaisante. Le Général en particulier semblait furieux.
- C'est un spectacle incroyable que vous nous avez montré, Docteur Jackson, dit le Colonel Morrison.
- C'est vrai, acquiesça Rice. Bien que j'espérais quelque chose de mieux et de plus spectaculaire.
- Désolé de vous avoir déçu, répondit Daniel avec son léger sarcasme habituel.
Rice lui fit un sourire qui rappela à Daniel un requin.
- Mais pas du tout, Docteur. Je suis sûr que nous aurons la chance de voir une démonstration plus importante assez rapidement.
- Et de quelle démonstration s'agit il ?, demanda Jack.
- Comme je viens de le dire au Général Hammond, cela serait dans les intérêts de la Terre, que le Docteur Jackson soit soumit à une série de tests plus poussés et des examens plus importants pour voir quelles sont les limites de ses pouvoirs et découvrir comment ils marchent. Cela aurait plus de sens que le NID soit en charge de ces tests et qu'ils soient conduits dans la Zone 51.
- Et comme je le disais, le DOD devrait en être en charge puisqu'il est fort probable que le Docteur Jackson soit transféré dans ce département afin que ses pouvoirs soient utilisés pour la défense du pays, déclara avec emphase Morrison.
- Excusez moi Colonel, mais le DOD ne pourrait utiliser à son maximum les talents uniques du Docteur Jackson, répliqua Rice.
- Messieurs, je me fiche de savoir qui aura la meilleure utilisation des pouvoirs du Docteur Jackson, déclara Janet fermement. Je ne peux et je n'autoriserai pas le genre de test dont vous parlez. D'après ce que j'ai vu, il est possible, si Daniel utilise ses pouvoirs trop fréquemment ou de manière trop poussée, que cela le blesse physiquement.
- Laissez nous nous en inquiéter, Docteur Fraiser, dit Rice. Nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour garder le Docteur Jackson en bonne santé.
- Ouais sûr, répliqua Jack. J'y crois autant qu'au fait que vous puissiez avoir un cœur dans cette cavité que vous appelé boite thoracique.
Rice ignora la remarque de Jack et continua d'insister pour que Daniel soit transféré dans la Zone 51, tandis que Morrison demandait à ce que Daniel soit mit entre les mains du DOD. En même temps, Jack et Hammond clamaient qu'il devait rester au SGC, tandis que Janet donnait son avis, mentionnant ce que Elyza White avait dit.
C'est ainsi que la dispute continua. Au centre de tout ceci, Daniel resta assis en silence. Personne ne remarqua qu'il ne participait pas à la conversation, alors qu'il aurait dû. Ils ne remarquèrent pas non plus lorsque, au bout de plusieurs minutes, il ferma les yeux et s'immobilisa. Ce qui se passa ensuite capta leur attention sans problème. La conversation s'arrêta brusquement lorsque la chaise vide au bout de la table s'élava soudain dans les airs et alla s'écraser au sol avec un grand bruit. Un silence de plomb se fit entendre.
- Toutes mes excuses, Général, dit Daniel. Il fixa les trois hommes assis en face de lui. A présent que j'ai toute votre attention, j'ai un mot à vous dire. Je vous l'ai déjà dit lors de notre précédent entretien, mais j'imagine que vous n'écoutiez pas. Non. Non, je ne me soumettrai à aucun de vos tests. Non, je n'accepterai aucun transfert au DOD, au NID ou dans quelconque département. Non, je ne permettrai pas que l'on me traite comme un rat de laboratoire, et je ne laisserai pas mon destin être décidé pour moi !
Il reprit sa respiration.
- Pendant six ans et demi j'ai vaincu et je suis mort pour protéger le peuple de la Terre et d'autres mondes contre ce qui se trouve là bas. Il pointa du doigt le plafond. Mes coéquipiers et moi-même avons sauvé cette planète entière plus d'une fois et avons procuré à la Terre des technologies ayant des siècles d'avance sur notre temps, des technologies qui continueront à nous protéger durant les années à venir. Nous avons trouvé des médecines qui guériront bientôt des maladies incurables et ainsi sauverons des centaines de vies. Nous avons conclus des alliances avec les peuples les plus puissants que la Terre n'est jamais connue. Et nous avons réalisé tout ceci d'ici même, au SGC. Alors ne me dites pas que mes pouvoirs seraient plus utiles pour le DOD, le NID ou n'importe où ailleurs. Ils ont leur lace ici même, avec le SGC et SG-1.
- Ouh ! Ouh !, s'exclama Jack, applaudissant presque.
- Docteur Jackson, que vous restiez dans SG-1 n'est pas une option, déclara Morrison. Comme vous venez de le dire, vous êtes mort en faisant votre travail, plus d'une fois, si je me rappelle bien de votre dossier. Le degré de danger que vous côtoyez en travaillant dans une équipe SG est trop important. Vous pourriez être tué très facilement et tous vos pouvoirs seraient alors perdus. Cela n'est pas acceptable. Et il y a aussi le risque que vous soyez capturé, prit comme hôte et alors ces pouvoirs se retourneraient contre nous. Vous êtes un allié précieux pour ce pays et vous devez être protégé, Docteur Jackson, et rester sur Terre, dans un environnement sécurisé, est le meilleur moyen de nous en assurer.
- Un environnement sécurisé ?, répéta Jack. Ce que vous voulez dire c'est une prison.
- Il aurait tout le confort voulu et nous subviendrons à tous ses besoins.
- Sauf ma liberté, dit Daniel. C'est exactement la même chose que vous vouliez faire avec les Tollans lorsqu'ils ont été emmenés ici. Même si vous le décrivez de manière attractive, cela resterait une prison. Une cage dorée, même belle, reste une cage. Cela est inacceptable.
- Vous n'avez aucune alternative Docteur Jackson, insista Morrison.
Daniel fixa l'homme froidement.
- C'est là où vous vous trompez, Colonel. Il se leva. Je vous ai déjà donné mon avis sur la question. Vous trois pouvez continuer à vous chamaillez tant que vous voulez. Cela ne vous apportera rien de bon. Daniel se tourna vers Hammond. Si vous voulez bien m'excuser Général, j'ai du travail qui m'attend. N'attendant pas la réponse, il sortit de la salle.
Lorsque quelqu'un frappa à la porte de son bureau, Daniel fut sortit de ses pensées, qui n'étaient décidément pas tournées vers le document qu'il tentait de traduire depuis une heure. La porte s'ouvrit sur le Général Hammond.
- Général ?, demanda Daniel, surprit que l'homme se soit déplacé plutôt que de lui demander de venir. L'archéologue commença à se lever.
- Ne vous levez pas, Docteur Jackson, dit Hammond. Il entra un peu plus dans la pièce, fermant la porte derrière lui. Je vous dois des excuses. Ce qui vient de se passer dans la salle de conférence n'aurait jamais dû arriver. Le Colonel Morrison et le Major Rice ont fait preuve d'un manque de considération à votre égard. Ils tout deux oublié s'agit de votre vie et que vous avez le droit de choisir votre propre futur. Je leur ai dit à eux, ainsi qu'au Docteur Fairview que je parlerai directement au Président à propos de tout ceci et que je lui recommanderai qu'il valait mieux que vous restiez au SGC et gardiez votre position au sein de SG-1. Je viens juste de raccrocher.
- Et ?
- Et le Président désire vous parler personnellement. Il a beaucoup de questions et de réserves.
Daniel acquiesça.
- Quand est-ce que je pars ?
- Demain matin. Un transport militaire spécial vous attendra à huit heures. Vous devez rencontrer le Président à treize heures trente. Le Colonel O'Neill a déjà demandé la permission de vous accompagner et j'ai accepté
Daniel se leva et se dirigea vers les étagères contenant ses journaux.
- Que pensez vous que le Président va dire, Général ?, demanda-t-il, feuilletant les livres qui contenaient son témoignage écrit de sa vie des cinq ans et demi passés.
- Je ne pourrais vous le dire, Docteur Jackson, mais je sais que c'est un homme juste qui sait à quel point vous êtes important pour le SGC et il a beaucoup de respect pour vous et ce que vous avez fait pour cette planète. Le Général Hammond s'approcha du jeune homme. Docteur Jackson… Daniel. Il attendit que l'archéologue le regarde. Je veux que vous sachiez que, quel que soit votre choix, quelle que soit votre décision, je vous aiderai de toutes les manières possibles.
Daniel chercha les yeux de l'homme qu'il avait appris à respecter et qu'il considérait comme un ami.
- Merci Monsieur.
Après le départ du Général, Daniel retourna sur sa chaise, mais ne se replongea pas dans son travail. Il ne s'écoula pas longtemps avant que Jack ne se montre.
- Est-ce que le Général t'a parlé ?, lui demanda Jack.
- Oui. J'imagine que nous allons faire un petit voyage.
- Oui oui. Peut être que nous aurons de la chance et qu'ils nous serviront ces jolis petits casse-croûtes pour déjeuner à la Maison Blanche.
Daniel fronça des sourcils.
- Déjeuner ? Mon rendez vous avec le Président n'est pas prévu avant treize heures trente.
Jack commença à se tortiller.
- Euh… ouais. Et bien, tu vois, nous irons directement de l'aéroport à la Maison Blanche.
- Pourquoi ? Daniel observa la manière dont son ami se comportait, et, tout à coup, il sut la réponse. Ils ne veulent pas que je me balade librement autour de DC, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Ont-ils peur que je fasse quelque chose ou que quelque chose ne m'arrive ? Lorsque Jack ne lui répondit pas : « Ou peut être les deux ?»
- Ils veulent simplement prendre quelques précautions, Daniel, c'est tout. Tu es… une ressource naturelle de valeur. Ce n'est pas qu'avant tu ne l'étais pas. Carter et toi auraient dû être classés comme trésor national depuis des années.
- Mais à présent, j'ai encore plus de valeur, hein. Tellement de valeur que tout le monde veut m'enfermer dans un coffre fort.
- Laisse leur du temps, Daniel, dit Jack. Ils agissent simplement comme les propriétaires d'une voiture neuve qu'ils ne veulent pas abîmer.
- Oui… et ? Une fois que j'aurais une égratignure ils arrêteront de m'enfermer dans le garage toutes les nuits et ne s'inquiéteront plus pour mettre de l'anti-pluie ou de prendre deux place de parking à l'épicerie ?
Jack passa une main dans ses cheveux.
- Je n'aime pas ça plus que toi Daniel. Si j'avais su que tout cela se passerait, j'aurais tu tout ce que tu as fait sur cette planète. Personne n'aurait su ce que tu pouvais faire sauf nous quatre.
Daniel laissa échapper un soupir.
- Je suis désolé. Je sais que Sam, Teal'c et toi n'appréciez pas ça non plus. Merci de venir avec moi demain.
- Hé, c'est normal. J'adore simplement visiter la Maison Blanche. La dernière fois, j'ai même rencontré la First Lady.
- Je vais avoir besoin de quelques vêtements qui sont ver moi. Je n'ai pas de costume ici. J'imagine qu'ils ne me laisseront pas sortir de la base même pour ça.
- Euh, non. Désolé. Je peux aller te chercher tout ce dont tu as besoin, Daniel. Fais moi juste une liste.
- Resterons nous la nuit ou repartirons nous tour de suite après ?
- Nous prendrons un vol retour après le rendez vous.
Daniel inscrivit quelques affaires et donna la liste à Jack. Il observa son ami partir, se demandant si un jour il aurait de nouveau l'autorisation de retourner chez lui.
