Et voilà, on arrive au tout dernier chapitre de cette fic! Que d'émotion !

Bon, je ne suis pas totalement satisfaite de ma fin, mais tant pis ^^

Ah, Kiwit the Cat m'a très justement fait remarqué que j'avais fait une petite erreur: Peter et Isaac ne parient pas 20 euros, mais bien 20 dollars!

Merci à Minzy pour ta review, je n'ai pas pu répondre directement vu que tu n'as pas de compte ^^

J'espère avoir intégré les réponses à toutes les questions soulevées durant la fic (j'ai fait attention, mais j'aurais très bien pu oublier un petit point, auquel cas n'hésitez pas à me le faire remarquer ^^)

Bonne lecture!


Chapitre 8

Deaton et Peter étant partis, Derek et Stiles restèrent seuls dans le cabinet du vétérinaire, à se fixer dans le blanc des yeux, tentant chacun de leur côté d'analyser et de comprendre les paroles du docteur.

Au bout de quelques minutes, Stiles décida qu'il serait peut-être plus judicieux de réfléchir à deux. Après tout, Deaton leur avait bien dit qu'il fallait qu'ils parlent !

- Eh, Derek ?

- Quoi ?

- De quoi on doit parler, selon toi ?

- Comment tu veux que je sache ?

- Ben... Oui bon d'accord, tu sais pas. Et je sais pas non plus. Donc on ne sait pas. Ce qui est un problème. Oh, tu crois qu'il faudrait qu'on essaye de se comprendre ? Comme dans ce film, là, où une mère et sa fille échangent de corps à cause d'un gâteau qu'une chinoise leur a donné, et elles doivent se comprendre et se réconcilier pour redevenir elles-même *, tu vois de quel film je parle ?

- Non.

- Ok... Euh... Oh, mais je sais pas, moi, ce que Deaton veut qu'on fasse ! Il n'aurait pas pu être plus clair, non ? C'est dingue ça, on dirait un vieux sage qui voit tout et sait tout mais fait bien exprès de ne rien révéler ou alors sous forme d'énigme, juste parce que ça l'amuse de voir les gens galérer ! Tu ne trouves pas ?

- Stiles... Je me fous de savoir si la situation l'amuse ou pas, d'accord ? Ce que je veux, c'est récupérer mon corps pour pouvoir ensuite forcer ce fichu vétérinaire à m'expliquer cette histoire de promesse et de destin !

- Oui, ben ça va, pas la peine de t'énerver, moi aussi c'est ce que je veux !

Là dessus, Stiles se mit en tourner en rond dans la pièce, cela l'aidait à réfléchir. Mais cela avait aussi pour effet d'énerver Derek, qui lui ne pouvait plus réfléchir.

- Tu veux pas arrêter de faire ça ?

- Ça m'aide à réfléchir.

- Ouais, eh ben moi ça ne m'aide pas !

- Oh la la... Bon, je propose qu'on parle de tout et de rien, et peut-être qu'on finira par dire LE truc qu'il faut, de toute façon c'est soit ça soit on reste là indéfiniment.

- Bon, si tu veux.

- Alors...Je propose qu'on se raconte les truc importants de ces derniers jours, ok ?

- Ok. Alors... Ah, si Jackson te lance un regard plutôt méchant la prochaine fois que tu le vois, c'est normal.

- C'est ça que t'appelles important ? Bon, peu importe, pourquoi ? Qu'est ce que t'as fait ?

- Oui ben c'est tout ce qui m'est venu en tête, désolé. Disons que je l'ai un peu engueulé.

- Comment ça ?

- En gros je lui ai dit de revenir parler quand il aura des amis qui tiennent vraiment à lui, ou quelque chose comme ça.

- Tu lui a dit ça ? Sérieux ? Mais... Imagine qu'il l'ait mal pris ! Il va me tuer !

- Oh mais non, arrête.

- Ben oui, c'est facile pour toi de dire ça ! Tu lâches une bombe et hop, quand il faut réparer les dégâts, tu me rends mon corps !

- Je serais toi, je ne me plaindrais pas ! C'est pas toi qui va devoir réparer les dégâts avec Erica.

- Que... Oui ben j'ai fait au mieux, d'accord ! J'y peux rien si elle prend tout mal !

- Oui, c'est sûr. Et je pourrais savoir ce que tu lui as dit pour qu'elle soit persuadée que je suis avec quelqu'un ?

- Ben... Rien.

Devant le regard de Derek, qui ne le croyait de toute évidence pas, Stiles s'indigna.

- Mais je te dis que je ne lui ai rien dit ! T'auras qu'à demander à Peter, si tu me crois pas ! Bon, je crois qu'en fait parler de ces derniers jours n'était pas une très bonne idée... Changeons de sujet, hein. Alors... Euh... Bon, je sais pas quoi dire en fait... Je peux te poser une question ?

- Quoi ?

- T'avais quoi mardi soir ?

- De quoi tu parles ?

- Ben, Isaac m'a demandé, enfin en pensant qu'il te parlait à toi hein, ce que je...Tu avais mardi soir, et...ben... J'avoue que j'aimerais bien savoir.

- Je vois pas en quoi ça te regardes.

- Ok... Tu te souviens que Deaton a dit qu'il fallait qu'on parle, non ? Non, parce que peut-être qu'il veut qu'on parle sérieusement ou quelque chose comme ça, et dans ce cas là tu devrais peut-être me répondre.

- Laisse tomber, je ne te répondrais pas.

- Ok... Je peux te demander autre chose alors ?

- Essaies toujours.

- Pourquoi tu favorises Isaac ?

- Quoi ?

- Ben oui, tu peux pas dire le contraire... Tu le rembarre moins que tous les autres –moi y compris, bien évidemment-, et même quand tu le rembarre, tu le fais de manière moins... agressive. Et, étant donné que j'ai vécu dans ton corps, j'ai remarqué qu'il n'avait pas peur de toi. Enfin, presque pas quoi.

- Et pourquoi il aurait peur de moi, hein ?

- Oh ben je sais pas, peut-être parce que tu es un loup garou super puissant qui s'énerve super vite quand on dit quelque chose qui ne lui plait pas et qui ensuite se sert de vous comme un bouc-émissaire. Bref, quoiqu'il en soit, il ose des trucs que personne n'oserait, et je me demandais pourquoi tu le favorisait.

- Et on peut savoir quel genre de choses il ose ?

- Tu veux bien arrêter d'éviter la question en en posant d'autres ? Bon, sinon,ben rien que le fait qu'il t'ait demandé ce que t'avais mardi soir, moi, ou n'importe qui d'autre, j'aurais eu trop peur que tu m'égorges. Ou alors quand il m'a, enfin, t'a demandé de parler à Erica. C'est pas le genre de choses qu'on demande à Derek Hale, à moins d'être suicidaire, bien sûr, mais bon. Quoique, même si on est suicidaire, il y'a des morts plus douce que de se faire égorger et étriper par un loup garou, tu vois ? Enfin, après, tout dépend de..

- STILES !

- Euh, oui, pardon. Alors, pourquoi t'es sympa avec Isaac ?

- Sérieusement, t'en as d'autres, des comme ça ?

- Réponds moi. A celle là ou alors à celle sur mardi. Je suis sympa je te laisse le choix.

- Si je te réponds, j'ai le droit de te poser une question aussi ?

- Euh, oui.

- Je suis « plus sympa » comme tu dis avec Isaac parce qu'il est le moins pénible d'entre vous tous. Et aussi parce que je considère qu'Isaac est un gamin qui a déjà bien trop souffert et que c'est inutile de lui rappeler ce qu'il a vécu avec son père en le rembarrant sans cesse. Content ?

Stiles fixa Derek en clignant des yeux, analysant les paroles de l'Alpha. Bon, il s'était douté que Derek choisirait de répondre à cette question, mais en fait, il pensait qu'il trouverait un moyen d'éluder la question sans que Stiles ne puisse rechigner.

Mais non, Derek avait répondu. Vraiment répondu. Et cela étonnait Stiles. D'ailleurs, le plus étonnant était peut-être que Stiles se sentait légèrement honteux. Honteux parce que même Derek, le loup garou solitaire et aigri qui n'est sympa avec personne, avait décrété qu'Isaac avait énormément souffert et qu'il ne fallait pas en rajouter, alors que lui, Stiles, qui était tout de même sensé être quelqu'un d'assez compréhensif, n'avait fait qu'enfoncer le frisé, le critiquer et il ne s'était jamais demandé si cela pouvait affecter l'adolescent. Alors oui, Stiles se sentait honteux.


- Soudain, une phrase de l'Alpha lui revint en mémoire.

- Euh oui. Attends, comment ça Isaac est le moins pénible d'entre nous ? On est pas pénible, je te ferais dire !

- Voyons voir, Erica est... Trop jalouse, Boyd trop timide, même si je peux comprendre. Peter, n'en parlons même pas. Lydia est miss je sais tout, Allison est une Argent, et oui ça suffit à en faire quelqu'un de pénible. Scott est...long à la détente, Jackson...Je ne crois pas que ce soit utile de donner ne serait-ce qu'une raison, et toi ben... Beaucoup trop bavard. Donc oui, Isaac est le moins pénible.

- Bavard, bavard... Je ne suis pas si bavard que ça...

- Ouais, bon, j'imagine que c'est mon tour de poser une question.

- Ouais, ouais, vas y.

- Qu'est ce que t'as dit à Scott lundi ?

- Hein ? Quoi ? De quoi tu parles ?

- Eh bien, ton père a dit quelque chose comme « je t'aime peu importe ce que tu es et fais » et quand je lui ai demandé de quoi il parlait, il a répondu qu'il t'avait entendu parler avec Scott lundi et que ça ne lui posait aucun problème même s'il aurait préféré que tu lui en parles.

- Il a dit ça ? C'est vrai ?

Stiles avait la main sur le coeur et ressemblait, selon Derek, à un gosse qui avait reçu l'approbation de son père. Ce qui lui donnait encore plus envie de connaître le fin mot de cette histoire, bien qu'il ne l'avouerait jamais.

- Ok, euh, là c'est Joker.

- Quoi ?

- T'as pas voulu répondre à ma première question, et je ne veux pas répondre à celle là non plus. Joker.

- Sauf que je n'ai pas d'autres questions. Alors réponds.

- Non. A moins que...

- Quoi ?

- Je te réponds si tu me dis ce que t'avais mardi.

- Oh mais lâches moi avec ça !

- Très bien, je ne dirais rien non plus.

Les deux hommes se plantèrent l'un en face de l'autre, soutenant leurs regards, aucun d'eux ne voulant lâcher l'affaire. Le petit jeu aurait pu durer un bon moment, si le téléphone du cabinet n'avait pas sonné, faisant sursauter Derek qui lâcha Stiles des yeux pour se retourner vers l'objet de sa surprise.

- Aaaah ! T'as détourné le regard ! J'ai gagné !

- N'importe quoi, ce n'est pas un jeu.

- M'en fout, j'ai gagné, tu parles !

Agacé de s'être fait avoir par l'adolescent, Derek soupira. Mais, ne voulant pas passer pour un mauvais joueur, il se résigna.

- Je ne vois vraiment pas pourquoi ça t'intéresse à ce point, mais bon. Disons que j'étais légèrement agacé.

- Oui, d'accord mais pourquoi ?

Une fois encore, Derek soupira.

- Roh, arrête de soupirer et accouches bon sang !

- Bon, bon, ça va. Déjà, je savais ce qu'Erica ressentait pour moi et je comptais lui en parler, sauf que je ne savais pas comment lui annoncer.

- Et c'est pour ça que tu étais dans un état qui a inquiété ton petit Isaac ? Arrêtes de lever les yeux au ciel et réponds.

- Non, c'est pas pour ça. Pour faire court, Erica a raison.

Là, Stiles manqua de s'étrangler.

- Pardon ? Quoi ? Qu'est ce que tu viens de dire ? Tu... T'as quelqu'un ?

- Oui. Non. Enfin...Oh mais pourquoi tu veux savoir ?

- Woh woh woh, t'as commencé, tu finis ! Allez, parles !

- Disons qu'il y'a quelqu'un mais ce n'est pas réciproque. C'est bon, t'es content ? Tu vas me dire c'est quoi cette histoire avec Scott ?

Stiles mit quelques instants à répondre, tant il était abasourdi par la réponse du loup piégé dans son corps. Derek était amoureux. Derek. Derek-Alpha-Hale. Et ce n'était pas réciproque. Mais qui pourrait résister à Derek, sérieusement ? Mais, sentant qu'il n'avait plutôt pas intérêt à poser cette question, Stiles déglutit.

- Euh... Ouais... Alors en fait tu vois, Scott était chez moi, parce que ben c'est mon meilleur ami et que du coup il est souvent chez moi, c'est normal, vu qu'on habite pas loin l'un de l'autre. Et donc on était dans ma chambre, et c'est marrant parce que je pensais pas que mon père pourrait entendre ! Mais bon, j'imagine que c'est une bonne chose, au moins il est courant. Même si ça veut dire qu'il va falloir qu'on ait une longue discussion une fois que je serais redevenu moi-même, mais ça...

- Stiles...

- Oui, mon loulou ?

- Quoi ? Comment tu m'as appelé ?

Stiles se mordit la lèvre inférieure en ouvrant des yeux ronds comme des billes. Il fallait vraiment qu'il apprenne à réfléchir avant de parler. Sauf qu'il n'en aurait jamais le temps, parce que Derek allait l'étriper et offrir son cadavre en guise d'offrande à la personne qu'il convoitait, c'était certain !

- Je... Moi ? J'ai rien dit ! Tu te transformes en Jeanne d'Arc ou quoi ?

Suite au soupir d'exaspération du loup garou, Stiles reprit son récit, repartant dans son délire en oubliant quasiment la présence de Derek.

- Oui, bon, bref. Donc j'étais avec Scott et je lui ai dit un truc que j'ai découvert récemment en fait. Et là tu vas me demander ce que c'est. Alors en fait... T'es pas homophobe au moins ? Oh non, ça m'étonnerait. Bref, je me suis rendu compte que mes sentiments pour Lydia avaient évolués et que maintenant c'est juste une super amitié, tu vois, mais rien de plus. Et je crois bien, non, je suis sûr, que je suis bi. Et c'est ça que j'ai dit à Scott et que mon père a entendu. Et Scott m'a demandé si j'avais quelqu'un en tête, et je lui ai dit non. J'ai dit ça parce que lundi c'était ce que je croyais, mais en fait c'est faux. J'ai quelqu'un en tête. Mais lui, il n'est pas de ce bord là alors... Et puis de toute façon je ne crois pas qu'il m'apprécie... Non mais c'est vrai, il passe son temps à me balancer contre les murs. Et à se plaindre que je parle trop. Je suis sûr que même s'il aimait les hommes, je ne l'intéresserais pas ! Il serait plus intéressé par son Isaac chéri là. Bon d'accord, c'est mal de réagir comme ça juste parce qu'il a de la compassion envers Isaac, surtout vu ce qu'il a vécu, mais j'y peux rien moi, quand je l'entends dire qu'Isaac est la personne de la bande qu'il préfère, eh ben je suis pas ravi, c'est comme ça, et...

- Euh, Stiles...

- Attends, je parle là ! On t'as jamais dit qu'il ne fallait pas couper la parole ? C'est dingue ça ! Donc, j'en était où ? Ah oui, Isaac ! Oui, donc...

Soudain, Stiles se rappela qu'il parlait à Derek. Et qu'il venait de tout lui dire. Eh merde ! Pourquoi est ce qu'il faisait toujours ça ? Partir dans son truc et oublier totalement le monde qui l'entoure ? Maintenant Derek savait. Et là, il était mal. Pitié, faites que la mort soit lente.


- Stiles ?

- Ok, tues moi vite s'il te plaît !

- Je ne vais pas te tuer.

- Ah bon ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Tu préfères que je te tues, peut-être ?

- Non, non, c'est pas... Dis moi que ça ne va pas être un de ces moments où tu me parles lentement en essayant de ne pas me détruire, et où je n'ai qu'une envie : mourir. Non parce que si c'est ça, je préfère encore que tu me tues tout de suite.

- Tu sais quoi ? J'avais tort.

- Hein ? De quoi tu parles ?

- Finalement c'était réciproque.

- Que..Quoi ? Qu'est ce... Tu... Je... Quoi ?

- Je crois que t'as compris.

- Mais...Mais... Alors... On... Attends, il y'a un « on » ?

- J'imagine que oui...

Alors que Stiles allait répondre, il se sentit partir. Avant même qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, il tombait dans les pommes.

Lorsqu'il se releva, il se frotta la tempe avant de lever les yeux pour voir Derek se relever également.

Attendez... Derek se relevait... Dans son corps d'Alpha ? Alleluia ! Leur calvaire était enfin terminé !

- Derek ! T'as vu ça ? On est redevenu nous-même !

- Je vois ça.

- C'est gén...

Avant qu'il ait pu finir sa phrase, ses lèvres furent capturées par celles de Derek.


Peter s'ennuyait. Fermement. Surtout que Deaton n'était pas... Quelqu'un avec qui il aimait passer du temps. Et qu'il mourrait d'envie de savoir ce qu'il se passait entre Stiles et son neveu ! Mais non, il était obligé de rester là, sur un parking paumé. Joie !

Oh, et voilà que Scott arrivait, double joie !

- Deaton !

- Scott, te voilà.

Te voilà ? Il était attendu ?

- Oui, désolé, j'ai dû aller faire les courses avec ma mère.

- Oooh c'est mignon, le petit Scotty qui fait les courses avec sa maman super sexy !

- Fermes là, Peter ! Pourquoi est ce que t'es là, d'ailleurs ?

- J'ai préféré le garder avec moi pour éviter qu'il n'aille interférer dans les affaires de Stiles et Derek.

- Ah ouais. Tiens, d'ailleurs les voilà qui arrivent.

Peter tourna la tête pour effectivement apercevoir les deux hommes avancer vers eux. Derek, ou tout du moins le corps de Derek se planta devant Deaton, et Peter compris tout de suite que son neveu avait récupéré son corps, et, bon, il était content mais en même temps, l'ancien Alpha savait que cela voulait dire qu'il ne pourrait plus maltraiter Stiles, et ça, c'était triste.

- Deaton!

- Derek, je vois que vous avez récupéré vos corps !

- Ouais. Alors maintenant dis moi c'est quoi cette histoire de promesse et de destin ou je t'égorge.

- Et il le fera, cru bon d'ajouter Peter.

- J'ai pas besoin de ton aide, Peter. Alors ?

- Bon, eh bien tu te souviens de ce que je t'ai dit lorsque ce cher Peter a ressuscité ?

- Oui, que tu connaissais ma mère et que tu lui avais promis de m'aider ou quelque chose comme ça. Où est le rapport ?

- Eh bien, lorsque Scott est venu lundi soir, et qu'il m'a parlé de ce que Stiles lui avait dit,..

- QUOI ? T'en as parlé à ton boss ? T'es sérieux ?

- Ca va, ne t'énerves pas, c'est sorti tout seul, j'ai pas fait exprès, et..

- Bon, Stiles, Scott, vous pourriez vous engueuler plus tard ? J'aimerez assez entendre la suite, et puis la tête de Derek qui cherche à comprendre est tellement drôle que...

- Donc je disais, lorsque Scott m'en a parlé, j'ai tout de suite compris ce que Stiles lui même ignorait. Et, en honneur à Talia, j'ai décidé de m'en mêler pour forcer un peu le destin. C'est tout.

- Ouais, donc en gros vous êtes en train de nous expliquer que vous avez fait un petit tour de magie pour nous mettre ensemble parce que vous étiez pote avec la mère de Derek, c'est ça ?

- En gros, oui, Stiles.

- Intéressant.

Un peu plus tard, après que Stiles ait engueulé Scott pour avoir raconté sa vie à Deaton mais l'ait pardonné parce qu'au moins, maintenant il était avec Derek, que Peter se soit étouffé en voyant son neveu embrasser Stiles, et que Deaton soit retourné dans son cabinet avec un sourire satisfait chacun rentra chez lui.


Stiles trouva son père dans le canapé, à son habitude, et ne résista pas à l'envie de le prendre dans ses bras.

- Eh ben, qu'est ce qui t'arrives ?

- Merci.

- De quoi ?

- Pour... Tu sais.

- Stiles, je te l'ai déjà dit, tu es mon fils et je t'aimerais toujours, même si tu devenais un serial killer. Ceci dit, si tu pouvais éviter, ça m'arrangerait quand même.

Stiles rigola et son père fit de même. Tout était rentré dans l'ordre, il était heureux.


Lorsque Derek et Peter arrivèrent au loft, ils y trouvèrent Isaac et Erica.

- Oh, je crois que je vais y aller, déclara la blonde en voyant son Alpha.

- Non, reste. Il faut qu'on parle.

- Derek...

- C'est un ordre.

Peter et Isaac s'éloignèrent pour les laisser seuls.

- Ecoute, je sais que tu ressens des choses pour moi, mais, même si je t'apprécie beaucoup, ce n'est pas réciproque, je suis désolé. Mais il faut que tu arrêtes d'agresser tout le monde et que tu passes au dessus de ça, pour le bien de la meute et pour ton propre bien.

- Je vais essayer.

Une fois les choses mise au clair et Erica partie, Peter revint dans la pièce avant Isaac.

- Je ne vois pas comment Stiles a fait pour aussi mal s'y prendre, c'était pourtant pas compliqué !

La seule réponse qu'il eût fût un regard noir.

Puis Derek s'éloigna pour aller voir Isaac.

- Eh, Isaac ?

- Oui ?

- On peut parler ?

- Euh... Oui,bien sûr. Y'a un problème ?

- Non, je voulais juste... Te remercier.

- Mais de quoi ?

- De t'inquiéter pour moi, la plupart des gens se foutent de ce que je ressens, me considère comme l'Alpha froid qui n'éprouve jamais rien. Mais pas toi, et c'est sympa, merci.

- Ben de rien, c'est plutôt moi qui devrait te remercier...

- Pour quoi ?

- Ben... Si t'avais pas été là, je serais toujours avec mon père et... Si ça se trouve, je serais peut-être mort à l'heure qu'il est... Tu sais, depuis la mort de mon frère, moi non plus je n'ai jamais eu personne qui s'intéresse à moi. Les voisins, les profs... Tout le monde se fichait bien de savoir pourquoi j'avais des coquards. Jusqu'à ce que t'arrives. Tu m'as permis d'avoir une famille, et je t'en serais toujours reconnaissant.

Derek avait beau ne pas être quelqu'un de sentimental, il ne pût s'empêcher de prendre –brièvement- le frisé dans ses bras.

- Au fait, Peter m'a dit que tu passais beaucoup de temps dans ta chambre en ce moment, ça ne va pas ?

- C'est... C'est juste que c'est bientôt l'anniversaire de mort de mon frère et... Enfin, tu vois.

- Je vois. Si t'as besoin de...

- Je sais, merci Derek.

Après avoir souri à l'adolescent –chose très rare chez Derek Hale- , l'Alpha sortit.

En quittant sa chambre, il se retourna et lança :

- Au fait, tu vas devoir des dollars à Peter !

- Quoi ? Que... Tu savais ?

- Je connais mon oncle par coeur, quand il a appris que j'avais quelqu'un, il a cette tête qui veut dire « je vais gagner de l'argent », et comme il n'y a qu'avec toi qu'il a pu parier...

- Oh... Et je peux savoir qui c'est ?

- Stiles.

Derek avait prononcé le nom tout en marchant hors de la chambre. Le bruit que fit Isaac en manquant de s'étrangler lui arracha un sourire.


Le lendemain, lorsque Stiles dût retourner au lycée, cela lui fit bizarre. Il s'était plutôt bien habitué à ne plus voir les locaux et les élèves, sans parler des professeurs. Ceci dit, ne plus avoir Peter et ses éclats de rire autour de lui lui faisait le plus grand bien.

A peine arrivé, Stiles se fit littéralement hurler dessus par le Coach Finstock. Bon sang ce qu'il ne lui avait pas manqué, celui là !

- Bilinski !

- C'est Stilinski, Coach...

- On s'en fiche, c'est pareil ! Je te rappelle que tu es collé ce soir, je te conseille de ne pas oublier !

- Oui, Coach.

Stiles soupira. Génial, il était déjà collé ! Derek aurait pu le lui dire, quand même ! Si le Coach ne le lui avait pas rappelé, il aurait eu des problèmes !


La journée passa lentement, Stiles fût surpris de croiser Jackson sans que ce dernier ne lui fasse de réflexions, ce que Derek lui avait dit avait apparemment fait mouche !

Il ne comprit pas non plus pourquoi Isaac le fixait étrangement, avant de sourire en retenant un rire, puis de le fixer à nouveau. Il faudrait qu'il demande à Derek de lui expliquer !

Finalement, Stiles devait bien se l'avouer, un échange de corps, ça peut avoir du bon, du moins si le-dit échange se faisait avec quelqu'un comme Derek bien sûr. Non parce que, s'il s'était retrouvé dans le corps de Peter, ou de Jackson... Ou pire tiens, du Coach ! Là, ça aurait réellement été l'horreur.

Rien qu'en y pensant, l'adolescent grimaça. Ce qui lui valut un « Stilinski. Heure de colle. On ne grimace pas. » de Harris. Cette fois, il pouvait en être sûr : il avait bien retrouvé sa vie !


Et voilà, c'est fini! J'espère que cette fin vous a plu!

Au moment où j'écris, cette fic fait près de 20 000 mots, compte 67 reviews, 13 favoris et 33 followers !

C'est énorme, un grand merci à tous! Que vous ayez été un lecteur régulier ou irrégulier, revieweur, ou simplement de passage, merci!

Je tiens aussi à remercier particulièrement tous ceux qui sont là depuis le tout début et qui laissent des reviews à chaque chapitre, vous êtes géniaux!

Bon, j'arrête là mon discours de remerciement x)

Encore merci à tous et peut-être à bientôt! :D