POV Ange

Dans les vestiaires, le stress était à son comble. Aucun des sept joueurs de Gryffondor n'osaient parler. Ou aucun n'en avait envie. Je venais d'entrer discrètement, faisant semblant d'être présente depuis le début, car en réalité j'étais en retard de plusieurs dizaines de minutes.

Il régnait vraiment une angoisse palpable. Les rouges et ors s'opposaient aux verts et argents. Tout était une question de minutes à présent.

Je m'opposais à Drago.

Un sourire incontrôlable traversait mon visage quand je repensais à notre petite entrevue dans la salle de bal. Je n'arrivais pas à me concentrer sur le match, ni à mes coéquipiers, ni aux recommandations d'Harry. Je repensais à chaque détail, chaque parole qui ont entrainé à ce que Drago m'embrasse sans retenue. Nous avions bien eu du mal à nous séparer. Je me revoyais courir avec lui sur le terrain, tous les deux avec un fou rire rejoignant nos vestiaires respectifs. Certe je lui avais mentit concernant Harry. Nous n'avions pas préparer le match, mais Drago n'avait pas à savoir les détails sordides et macabres de mon passé.

Je me suis assise en face des deux autres poursuiveurs, des garçons de septième année qui avaient le visage tendu par l'enjeu. Dean et Seamus regardaient leur batte respective comme si celles-ci allaient leur donner une astuce secrète anti défaite. Ron s'occupait à placer correctement ses protections, pour la centième fois, au moins. Harry était plongé dans ses plans. Il fallait que je détente l'atmosphère.

« Sérieux… me dites pas que vous avez peur des Tortues Ninja ? »

Tous ont relevé le visage vers moi, parlant tous en même temps.

« Les quoi ? » Seul Harry à presque réussit à se dérider, Dean qui venait d'une famille moldu à éclater de rire. « Ahah Ange j'adore ! Les Tortues Ninja, excellent. »

Maintenant quatre garçons nous fixaient sans comprendre. Dean était scandalisé de cet outrage. « Non, pas possible ! Vous ne connaissez pas les Tortues Ninja ? Quatre tortues d'enfer, dans la ville. »

Il commençait à chanter et je le rejoignais.

« Chevaliers d'écailles et… »

« Mesdemoiselles, Messieurs, votre attention s'il vous plait, dans quelques instants le match opposant Gryffondor à Serpentard va commencer ! »

Alors que Dean et moi étions en train d'amuser la galerie et détendre l'atmosphère par la même occasion, le commentateur du match ruina notre tentative. Aussitôt ces mots prononcer, voilà les six garçons debout prêt à entrer sur le terrain. Je soupirais.

« Sérieux les gars, on ne va pas à la guerre, on s'amuse ! »

Ron s'est tourné vers moi, un air grave sur le visage. « Ma pauvre, tu ignores vraiment tout de ce qui se passe entre nos deux maisons. » Il a mis la main sur mon épaule. « Ne te retient pas, si tu as envie de pleurer après le match. C'est normal la première fois. »

Seamus lança à Harry. « C'est ce que tu lui as dit l'an dernier c'est ça ? ». Ron lui adressa un regard noir. « J'avais reçu treize cognards okay ? TREIZE ! »

« Oh oh, ça suffit, tout le monde sur le terrain. » Harry était intervenu, et les six garçons sont partis sur leur balais devant moi.

J'ai repris rapidement mes esprits et j'ai suivi mes camarades. Il neigeait beaucoup mais les flocons étaient assez fins. Tout le stade était blanc. Seuls les supporters dénotaient avec leurs écharpes et banderoles, soit rouge, soit verte.

Dehors, le stade était coupé en deux : d'un côté les supporters Gryffondor, de l'autre les Serpentard. Il régnait vraiment une atmosphère spéciale, et j'ai compris ce qu'a voulu me dire Ron à l'instant même où nous avons fait face à l'équipe des Serpentard. J'ai fait tout mon possible pour ne pas jeter un œil à Drago qui devait être au dessus de nous avec Harry, me concentrant sur les poursuiveurs et les batteurs en face qui commençaient déjà à jeter des insultes. Zabini fixait les trois poursuiveurs Gryffondor tout en lançant ses répliques.

« Accrochez vous les bouffons, vous pourriez tomber de vos balais ».

Je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre. J'avais ce petit caractère tout feu tout flamme, qui depuis plusieurs semaines, ne cherchait qu'a s'exprimé.

« Contente toi de jouer Zabini, t'es douer pour parler, mais pour le Quidditch je doute que tu ne surpasses un cracmol. »

« Ne rentre pas dans son jeu Ange ! » me lança Ron qui partait en direction des anneaux pour prendre son poste.

« On verra ce que toi tu vaux Fire ! Compte sur moi pour pourrir ton match ! »

J'ai fusillé Zabini du regard, refusant de répondre à sa menace.

Je ne sais pas pourquoi, surement par curiosité, mais j'ai levé les yeux plus haut pour regarder Drago. Il était concentré sur Harry qui était face à lui. C'est sans doute à ce moment précis ou j'ai commencé à saisir le plus la haine entre les deux rivaux. Je sentais d'ici la tension qui liait Harry et Drago. Les choses sérieuses commençaient.

Madame Bibine arrivait avec la malle que l'on attendait tous. Elle à levé le visage vers nous.

« Je me répète pour la douzième fois sans doute, mais j'attends le plus grand fair-play de la part des deux équipes ! Est-ce que c'est clair ? »

Malgré ses recommandations, je ne l'écoutais pas. Mes yeux étaient braqué sur la malle qui venait de s'ouvrir. Le vif d'or suivi des deux cognards sont partis dans les airs. Ce que je convoitais le plus n'était pas encore lancé.

Pour moi, le temps à ralentit tout d'un coup, les battements de mon cœur se faisant le plus bruyamment possible, mais tout aussi lentement.

Il n'y avait plus de public, plus d'adversaires. Juste mon souaffle, les anneaux en face et mes coéquipiers pour m'aider. J'avais une mission. Donner de l'avance dans les points, pour donner du temps à Harry.

Le coup de sifflet a retentit, Zabini et moi foncions l'un et l'autre vers le souaffle… et aussi l'un contre l'autre. Nos deux épaules se sont entrechoqué violemment mais j'ai réussi à prendre l'avantage. Du bout des doigts j'ai pu faire une passe à un de mes poursuiveurs et je me suis dégagé de Zabini.

Mon coéquipier s'est empressé de foncer direction les anneaux Serpentard, fait une passe au second qui a tenté de le renvoyer, car les batteurs étaient déjà sur lui. Le souaffle allait être intercepter par ce même Zabini. Mais je ne comptais pas lui faciliter la tâche. J'ai plongé avant qu'il ne me repère, pour arriver au niveau de ses pieds et qu'il ne prépare pas une parade pour me bloquer. Hors de vue, j'ai foncé vers lui en même temps que le souaffle. Je suis remontée en piquet au dernier moment, poing en avant et j'ai frappé violemment dans le souaffle au moment ou Zabini l'accueillait dans sa paume. Le souaffle à foncer droit dans l'anneau central. Le gardien n'avait pas préparé sa défense, trop rassurer par la présence de Zabini. J'avais donc découvert en une action la faiblesse du gardien. Il n'était pas sûr de lui, ou du moins il comptait trop sur les poursuiveurs.

« Fire ouvre le score pour Gryffondor dans une action spectaculaire qui a laissé Zabini sur place ! »

Dans mon demi-tour j'ai aperçu Harry, nous nous sommes croisés et j'ai frappé dans sa main tendue. « Magnifique Ange ! » m'a-t-il lancé.

Une heure après, nous menions 110 à 60 contre Serpentard. La neige était beaucoup plus vive et tombait sans relâche depuis quelques minutes, rendant très difficile les échanges avec les coéquipiers. Tout s'enchaînait très vite, sans que nous n'ayons conscience du temps. Pour moi, pas de score dans mon esprit, juste l'objectif de mettre le plus de points possibles. Même si c'était pour aider Harry officiellement, c'était aussi pour démontrer à Drago que j'étais une battante sur le terrain et que malgré ce qu'il pouvait débuter entre nous, le Quidditch restait le Quidditch. Je commençais a pensé à la fin du match et de l'issus qui s'en déroulerait imaginant les deux options, la victoire de Gryffondor, et celle de Serpentard. Je me demandais si un sport pourrait altérer ma relation avec Drago.

« ANGE ATTENTION ! »

Seamus.

Pourquoi est-ce qu'il hurlait comme ça ? A force de neiger autant, je ne voyais même plus les deux attrapeurs, ni les autres joueurs, trop concentrer sur mon jeu. Mais depuis quelques tous petits instants je m'étais dissipé. J'ai identifié le problème rapidement, mais pas assez pour l'éviter. Un cognard fonçait sur moi, en plein sur le visage. J'ai voulu tenter le tout pour le tout, à savoir basculer sur mon balais, en position tête en bas.

Au même moment, j'entendais le commentateur surexcité :

« Fire semble en difficulté mais Potter et Malefoy foncent vers le vif d'or ! Le Serpentard prend l'avantage ! »

Malheureusement, le cognard à trouver ma cheville, mais je n'aurais pas su déterminé si c'était ma tentative d'échapper au cognard ou le cognard lui-même qui m'a fait tomber de mon balais.

Tomber, tomber, tomber.

Dans une tentative désespérée j'ai essayé de rattraper mon balais qui tombait en même temps que moi, mais il était trop léger pour arriver à ma hauteur. Avec toute l'adrénaline, je n'ai même pas ressenti de peur, au contraire. Mon cerveau était en ébullition pour trouver une solution à mon problème. Je pouvais tenter un Accio pour demander mon balais, j'allais trop vite pour lui, et utiliser la magie nous disqualifierait – et oui, je pensais aussi à ça trente mètres au-dessus du sol- je n'avais que la fatale solution de tenter d'amortir ma chute. Si seulement je pouvais l'amortir. J'ai fermé les yeux au moment ou j'aurais du touché le sol. Je m'attendais à entendre mes os se briser avant de succomber, je me réveillerais à l'infirmerie dans quelques jours avec un peu de chance.

Mais tout s'est passé différemment. Une force venue de côté m'a percuter de plein fouet, frappant mes côtes. On m'avait attrapé de justesse et en ouvrant les yeux j'ai découvert un bras sur ma taille me ceinturant et me faisait survoler le sol. En faites, je me suis aperçue que quelqu'un avait volé à mon secours. Surement Seamus qui avait vu venir la chute. Je me suis assise progressivement sur le balais et je m'accrochais à lui, la tête contre son torse. L'adrénaline m'avait un peu sonner et je n'avais plus de repère dans les airs ce qui me faisait tourner la tête.

« Merci Seamus ! J'ai eu la peur de ma vie, mais qu'est-ce que c'était bon ! » et je m'emportais dans un fou rire alors qu'il n'y avait absolument rien de drôle. C'était de me rendre compte que tout aurait pu se passer différemment et que j'avais eu une chance inouïe.

« Quand je te dis de ne pas me faire de frayeur, je parle aussi du Quidditch. »

Quand j'ai relevé le visage, j'ai découvert que ce n'était pas Seamus le propriétaire du balais, mais Drago. Mon cœur s'est arrêté pour la seconde fois de la journée. C'est à ce moment que j'ai entendu un tonnerre d'applaudissements de la part de tout le gradin de Gryffondor. En levant les yeux sur les scores, j'ai compris qu'Harry venait d'attraper le vif d'or. La maison Gryffondor était en fête, la maison Serpentard nous fixait tous, sans exception. Je lisais l'incompréhension sur leur visage. Je réalisais à ce moment-là ce que Drago avait fait pour moi. Au lieu de sauter de joie j'étais en colère.

« Mais pourquoi tu ne m'a pas laissé, tu aurais pu faire gagner Serpentard ! Je t'ai vu, tu l'aurais eu avant Harry ! Pourquoi ? » Je voulais lui hurler dessus. A la place j'avais une toute petite voie, sans doute le choque. Lui hurler dessus car pour moi, pas de pitié dans le Quidditch.

« Je n'en sais rien. Probablement parce que le jeu n'était pas le plus important à ce moment-là, Ange. Excuse-moi de t'avoir éviter un an d'hôpital. »

Il m'avais cloué le bec, ma réaction était insensée. Il me déposa au sol, je n'ai pu rester debout preuve que le cognard n'avait pas été avare avec moi, et nous nous sommes regardé l'un et l'autre en silence, mais pas du tout de la même manière que dans la salle de bal.

« Désolée… Je suis désolée que ce geste t'aie fait perdre. » Que dire d'autres ?

Il a souri doucement puis il m'a ceinturé, pour me soutenir car je chancelais avec ma cheville blessée: « Oh, je n'ai pas perdu Ange. »

Encore une de ses phrases pleines de sous-entendus et de messages. Mais à ce moment précis, je n'étais pas assez en forme pour comprendre le sens de cette réplique.

Tous les Gryffondor arrivaient en courant auprès de nous, et Drago à choisi ce moment pour se taire, se sentant visiblement de trop face aux rouges et ors. J'étais en colère contre lui quelque part, car je tenais trop à cœur au Quidditch, c'était mon échappatoire depuis bien longtemps, et si quelqu'un avait le malheur de transiger les règles... Merlin que mon raisonnement était stupide. Il venait de peut-être de me sauver la vie, et moi je ne pensais qu'aux règles…

« Ange, ça va pas ou quoi ?»

Harry venait d'arriver, le vif encore dans sa main. Les sourcils froncés il me gueulait dessus devant tout le monde. Drago n'a rien dit, se contentant de regarder la scène, mais je sentais qu'il n'avait qu'un envie, celle d'intervenir.

« Si Harry.. tout va bien… et pourquoi tu es énerver au juste ? »

« C'est trop risqué toutes tes figures là, tu aurais pu vraiment te blesser ! »

Contre toute attente, j'ai commencé à hausser le ton moi aussi. Ce qui était une réaction normale vu l'attaque du brun à lunettes. Mais contre Harry, ça l'était moins venant de ma part.

«Oh, excusez-moi Monsieur Potter ! C'est vrai qu'une cheville explosée ce n'est rien !»

«Mais c'est bon, un tour à l'infirmerie et on en parle plus ! J'ai connu pire ! Evites juste de sauter du balais la prochaine fois !»

« Mais c'est quoi ton problème Harry ? C'est vraiment mon talent qui t'exaspère, ou le fait que Drago ai préféré perdre plutôt que de me laisser écraser sur le stade, comme toi tu l'as fait ! »

« C'est pas du tout ce que tu crois Ange, et qu'est-ce que tu fou avec lui je croyais que tu ne le voyais plus ? »

Les deux garçons se toisaient d'un air sévère, et je m'attendais presque à ce que un des deux ne cède à sa haine et saute sur l'autre pour lui casser la figure.

« Siiiiii ! C'est exactement ce que je crois ! Tu as trop les boules qu'un Serpentard puisse passer pour un héros à ta place ! Et laisse Drago en dehors de ça !»

Ce qui m'énervais le plus la dedans, c'était la rivalité inutile et d'un niveau maternelle entre les deux maisons. Sous le choc, je ne me rendais pas encore compte de ce que je lui disais devant tout le monde. Harry s'est tourné vers moi encore plus en colère qu'il ne l'était il y a quelques minutes.

« Bien Ange, bien ! Tu peux quitter l'équipe si tu n'es pas contente ! »

Avant que je n'ai eu le loisir de répondre, Ginny me coupa la parole, encore une fois. Je ne l'avais même pas vu arriver celle la !

« Harry chéri je prends sa place si tu veux ! » roucoula t-elle avec un décolleté trop prononcer pour un mois de décembre. En effet, Miss Weasley avait pour habitude de s'habiller de façon provocatrice. Jean serré, haut plongeant et veste ridiculement trop petite pour laisser voir son derrière. Sans parler d'un maquillage excessif et prononcé.

« Tiens, Ginny ! Ca tombe bien que tu sois là ! » Harry venait de prendre un ton faussement mielleux. Drago devenait de plus en plus tendu, je le sentais contre moi. « Regarde qui voilà ! Ton Drago ! si tu n'irais pas coucher avec Malefoy, comme tu le fais depuis l'an dernier ! Et oui je sais tout sale petite peste ! »

Alors que je commençais à penser que je prenais le contrôle de la dispute, l'instant d'après était comme si le monde s'écroulait sous mes pieds. J'ai observé la réaction de Ginny, qui était devenu rouge écarlate devant tous les Gryffondor. Drago à tenté de dire quelque chose, juste un regard de ma part, il s'est tu. Je voulais en savoir plus. Beaucoup plus.

« Qu'est-ce que tu racontes Harry ? » demandais-je en essayant de faire comme si cela ne me touchait en aucun point.

« J'ai surpris Malefoy discuter avec Zabini ! » -Celui-ci s'est invité à la conversation quand il a entendu son nom- « Et il a dit que Ginny Weasley et Drago Malefoy ici présents, couchaient ensemble, depuis l'année dernière, c'est à dire même quand on était nous deux en couple !»

Zabini s'est mis à rire et à donner un coup sur l'épaule de Ginny comme si c'était une vieille amie à lui et se comportant comme si trahir son ami lui était complètement égale. « Et ben, tout se sait un jour Weasley ! » Drago fixait Zabini d'un air si sombre que le sourire de Zabini à quitter immédiatement son visage. Il a même décider de partir redoutant sans doutes les foudres de son acolyte.

Tout le monde s'était figé. Plus personne ne parlait. Ron n'avait pas entendu la conversation, il était dans les bras d'Hermione, celle-ci le félicitais. De notre côté, toute l'équipe n'avait d'yeux que pour Ginny. Celle-ci à jeté un regard à Drago. Des larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux, et elle s'avança vers Harry la voix briser.

« Chéri… s'il te plait… c'est fini entre lui et moi, depuis longtemps… enfin.. »

Harry lui coupa la parole. « Depuis une semaine tu veux dire ? ». Elle n'a rien répondu, à la place elle a fondu en larme et a quitté le stade en courant. Quoi qu'elle dise, elle devait dire la vérité car Drago était présent. Je concluais donc que Harry avait raison.

Moi, je ne savais plus si j'avais envie de vomir à cause de ma chute, ou des révélations que je venais d'entendre. « Drago… pourrais-tu me ramener à mon vestiaire s'il te plait. » demandais-je d'un ton neutre.

« Attend Ange, ce n'est pas tout ! » ajouta Harry. « Ron et moi, à tour de rôle, nous avons surpris ton petit Drago. Il disait à qui veut l'entendre qu'il ne t'aimait pas, se servait de toi, coucherais volontier avec toi… juste pour me faire chier ! Tu comprends pourquoi je ne veux pas lui ressembler ? Pourquoi j'ai tellement parlé de lui avec toi ! Car tu vois Ange, moi, jamais je n'aurais fait ça contre toi ! Mais, tu as choisi ton camp ! »

Harry à lancé un regard noir à Drago avant de partir.

Tout le monde s'est dispersé, laissant Drago et moi seuls au milieu du terrain. Il ne disait plus rien, tentant de se faire le plus petit du monde. Ce qui m'a sans doute le plus fait de mal, c'était qu'il ne disait rien signe qu'il avouait en silence ce qu'il se passait. Il m'a accompagné jusqu'à mon vestiaire, traversant doucement le terrain avec moi. Je souffrais tellement de la cheville, à chaque pas, un haut le cœur me prenait. Sans rien dire, Drago à passé un bras sous mes genoux pour me porter. Ca m'a soulagé sur le moment, mais j'ai laisser échappé une larme. La fatigue sans doute. Ou le choc de la chute. Ou certainement parce qu'être proche de lui m'étais désormais insupportable et douloureux. Arriver au vestiaire, il m'a déposé sur un banc et s'est assis en face de moi, le visage grave.

« Ange je voudrais t'expliquer… »

« M'expliquer quoi, Drago ? »

« Et bien, tu sais, avec Weas… avec Ginny. Ce n'est pas-»

« Ce que je crois ? Oui… bien entendu. De toute façon, qu'est-ce que ça change Drago ? Nous ne sommes que des amis pas vrai ? Non.. nous ne sommes que des camarades qui s'aident après les cours, pour les devoirs. Si tu pouvais me laisser maintenant, j'aimerais prendre une douche. On se verra lundi soir, pour les potions ! »

« Ange… je t'en supplie. » Il a tenté de prendre mes mains que j'ai repoussé vivement.

« Garde ton cinéma pour toi Drago. »

« Non, je veux que tu écoutes ce que j'ai à dire… » Il s'était levé et me regardait avec un air triste. Malheureusement pour lui, je l'ai pris pour de la comédie.

« Drago, toi tu vas écouter ce que j'ai à dire. J'aime être avec toi. J'aime nos conversations, nos sorties, être avec toi. Depuis que je t'ai rencontré, je me sens réellement bien. Et tout à l'heure… c'était tellement beau et magique pour moi… et ce n'était que de la comédie ? Comment as-tu pu jouer avec mes sentiments ? Comment vouloir autant de mal à quelqu'un que tu ne connais qu'à peine ? Je tombais amoureuse de toi et tu te servais de ça pour Harry ! »

Au fur et à mesure de mon explication, les larmes coulaient sur mes joues. J'avais le cœur en miette. Et dire que Ginny nous démontrait des crises d'hystérie et de jalousie dès que je m'approchais d'Harry alors qu'en faites, elle couchais avec le garçon pour qui j'étais amoureuse depuis mon arrivée à Poudlard sans doute. J'avais tellement de peine, me rendre compte que notre rapprochement n'était rien pour lui. J'avais cru sentir un réel rapprochement entre lui et moi, cette alchimie qui nous guidait sans que l'on ne sache ou l'on allait vraiment... pour lui, ce n'était que de la manipulation. Le plus grave, c'est que je ne m'étais rendu compte de rien. Il était un très bon comédien.

«Tu es vraiment quelqu'un de vil et de pathétique…»

Mes derniers mots l'ont touché, je l'ai vu dans ses yeux. Il a tenté de me dire quelque chose, et une fois de plus, je lui ai coupé la parole.

« Ne rajoute rien ! Ta mission est un succès, félicitations ! Tu me fais souffrir et je me suis disputé avec un de mes meilleurs amis. Harry est très en colère contre toi, sans doute qu'il a encore plus envie de te tuer aujourd'hui. C'est tout ce que tu voulais, n'est-ce pas ? »

Je le regardais les yeux brillants de larmes. Je l'aimais sans doute encore plus à cet instant car je savais que c'était sûrement nos dernières paroles échangées. Ou du moins, la dernière fois que moi je lui adressais la parole. Et j'arrivais encore à le désirer. Comme je lui avais dit, il avait réussi. J'aimais sans doute quelqu'un qui lui ne m'aimais pas et qui en plus s'en amusait.

«S'il te plait... Sors maintenant. »

Je m'étais détourné de lui pour ne plus le regarder et succomber à son charme. Je me sentais tellement salie et trahie. J'avais tellement mal au cœur, même physiquement la douleur me transperçait. Quand j'ai entendu ses pas s'éloigner dans la neige, j'ai arrêté de me retenir.

J'ai explosé en larme.

A peine notre histoire avait commencé, qu'elle s'était arrêté.

Comme neige au soleil.