HP
Genre : Aventure/Romance
Couple : Drarry
Disclaimer : Rien ne m'appartient tout est à JK Rowling et je ne tire aucun bénéfice financier à ce que je fais.
Merci à tous pour vos reviews. Voilà la suite comme promise.
Bonne lecture à tous.
Chapitre 7
Harry poussa un soupir de pur plaisir alors qu'il se retournait sur le dos. La baignoire des Weasley n'était peut être pas très grande mais elle remplissait parfaitement bien son office. Cela faisait prêt d'une heure qu'il en profitait et il envisageait à peine de sortir de l'eau, vidant ou rajoutant de l'eau par instant.
Ils étaient la veille du départ pour Poudlard et Harry profitait d'un moment de calme avant d'aller dormir. On était déjà venu frappé deux fois à la porte pour savoir s'il était encore en vie, à son plus grand agacement. Le croyait-on assez stupide pour se noyer dans une baignoire ? Tout ce qu'il voulait c'était profiter de cette étonnante et agréable sensation qu'était l'eau sur sa peau. Était ce trop demander ?
C'est quand pour la troisième fois, on l'interpella à travers la porte qu'il daigna enfin sortir en grommelant.
_ « Et bien gamin, j'ai cru que tu t'étais noyé, lui fit Sirius qu'il croisa en sortant de la salle de bain. »
Seul un regard furibond répondit à l'outrageux personnage. Qui en fut plus que surpris.
_ « Est-ce que ça va Harry ? »
L'interpellé se retint dans lui sautez à la gorge. Son parrain ne pouvait-il cesser de lui sortir tant de banalité ? Il en avait assez qu'on lui pose cette question à tout bout de champ. C'était comme une comptine maudite, ritournelle obsédante que tous s'évertuait à chanter : Est-ce que ça va Harry ? Est-ce que ça va Harry ? Est-ce que ça va Harry ? Est-ce que ça va Harry ?
Merlin ! Si quelqu'un lui posait encore cette question, il y aurait mort d'homme ! Tout plaisir et calme envolé, Harry se dirigea vers ce qui était devenu sa chambre dans le but de s'habiller, n'ayant qu'une serviette autour de la taille et une autre sur les épaules. Il avait oublié de prendre ses vêtements de nuit, tout au bonheur d'aller se baigner. Se baigner ! Un plaisir étonnant découvert suite à sa discussion avec Sirius. Dire que jusqu'ici il n'avait jamais pris que des douches ! Quel aveuglement.
Il s'était demandé si ce nouvel amour pour l'eau était en rapport avec sa nouvelle condition. Et s'il devait le faire savoir à Malfoy. Mais il avait vite abandonner la question. Ça n'avait pas vraiment d'importance si c'était à cause de son héritage ou non, car le fait était là : il adorait s'ébattre dans l'eau. Quant à Malfoy, il n'avait de toute manière, aucun moyen de le contacter.
Harry entra dans sa chambre d'un pas rapide, pressé de s'habiller pour aller se coucher. Malheureusement pour lui, trois personnes l'attendaient dans la pièce.
Il leva un sourcil intrigué, dans une mimique inconsciemment très malfoyenne. Que lui voulait-on ? Ron et Hermione ne lui adressait plus la parole depuis plus de deux semaines, alors que faisait-ils là ? Ginny semblait mal à l'aise mais elle lui offrit tout de même un sourire quand il entra.
_ « N'entrez pas dans ma chambre sans autorisation, dit-il sèchement. »
Ce furent ses seules paroles avant qu'il ne fasse tomber les deux serviettes, s'attirant des cris outrés. Les autres le regardèrent une seconde avant de brutalement se retourner. Il avait remarqué cette perte de pudeur, de timidité face à son corps. Un mois plus tôt il aurait été mort de honte de se montrer ainsi à découvert, maintenant il ne voyait pas bien pourquoi il devrait avoir honte. Cela l'inquiétait un peu, car cela pointait une modification intrinsèque de sa personnalité mais que pouvait-il y faire ?
De là où il était, il pouvait parfaitement voir les oreilles rougeoyante de Ginny et Ron. Cela l'amusa beaucoup. Pourtant Harry n'était toujours pas gêné pour un sou. N'était-ce pas à eux de l'être pour pénétrer sans permission la chambre d'un autre ? Violer l'intimité de l'autre pour ensuite se montrer prude était selon lui une chose très hypocrite. Il retint un ricanement.
Vraiment, ce manque de ce que l'on appelait la pudeur, ne le gênait absolument pas. En fait, il n'en avait cure. Ayant passé un caleçon des plus confortable en plus de son bas de pyjama et cela sans se pressé, il invita les autres à se tourner pour lui révéler le motif de leur visite.
_ « Harry, commença Hermione, nous voulions… soudain elle se figea, son regard fixé sur le torse encore nu d'Harry.
_ Hermione ?
_ Quel joli pendentif. Où l'as-tu eu ? »
D'un mouvement rapide et avant que la jeune fille n'ait pu faire un pas vers lui, pour se saisir de l'objet, il revêtit son t-shirt. Il n'avait vraiment pas besoin qu'elle face des recherche sur le cadeau de Draco. Ce ne devait pas être objet courant, ça il en était sûr, alors mieux valait ne pas donner matière à réfléchir à Hermione.
_ « Je doute que tu sois là pour me parler de ça Hermione.
_ Oui, mais ce pendentif semble très ancien…
_ Et je suis fatigué, et demain c'est la rentrée, et peut être devriez vous retourner dans vos chambre ? Fit-il un rien sarcastique. »
Hermione se tut soufflé par le tempérament brute du brun. Harry avait tellement changé cet été. Il était revenu différent. Elle l'avait déjà remarqué les premiers jours de son arrivé, car il affichait alors une confiance en lui, une nonchalance qu'il n'avait jamais eu avant. Sa façon de se tenir, de marcher, de parler tout semblait sublimé par une nouvelle confiance en soit. Hermione avait été un peu intrigué par ce changement, en cherchant la cause. Mais rien ne semblait l'expliquer. Et puis il y avait eu la dispute entre eux, la courte réconciliation et de nouveau une dispute.
La brune poussa un soupir.
_ « Harry veux-tu bien t'asseoir un moment pour que nous discutions ? Cette situation est invivable et je pense que nous devons parler. »
Harry la jaugea quelques secondes, avant de s'asseoir sur le lit, le dos appuyé contre le montant. Hermione s'assit à sa droite, Ginny à sa gauche et Ron en face de lui tout au bout du lit.
_ « Écoute Harry, ce qui s'est passé cette dispute… Je suis désolé, fit elle contrite. J'étais vexée que tu ne veuille pas nous parler de cette lettre. Les adultes nous cachent déjà tellement, mais on se dit tout d'habitude alors… Quand tu n'as rien voulu nous dire… Je suis désolé. »
Elle avait baissé la tête, et semblait vraiment mal à l'aise. Et Harry pensait vraiment qu'elle l'était. Cette dernière semaine, il avait pu voir ses différentes tentatives pour l'aborder. Toute avortée avant même de commencer. C'était sans doute l'imminence de la rentrée qui l'avait poussé à faire un pas en avant. Une nouvelle année, un nouveau départ. C'était tout à fait le style d'Hermione.
_ « Hermione. Je vais te poser une question et j'aimerais que tu sois le plus honnête possible.
_ Bien sûr, Harry.
_ Est-ce que tu ne me fais plus confiance ? Est-ce que l'incident du ministère ou toutes ces choses colporter par les journaux ont fini par ébranler ta confiance en moi ?
_ Non ! Bien sûr que non dit-elle horrifiée. Je… T'accuser pour le département des mystère était plus facile que… prendre mes responsabilités, je présume. Et ensuite cette lettre, ce que j'ai dis c'était en grande partie pour te provoquer. J'ai confiance en toi Harry ! Finit-elle avec conviction. »
Harry hocha la tête et lui fit un petit sourire, jetant un coup d'œil à Ron qui gardait les yeux baissé sur ses souliers. Sa décision était prise. Cela pouvait paraitre injuste de baser cette décision sur les dernières semaines au lieu des cinq dernières années, mais c'était ainsi. Et ne dit-on pas que c'est dans l'adversité que l'on voit ses vrais amis ? Il ne doutait pas que ces amis soient de vrais amis… mais pas au point de leur faire une confiance aveugle.
Ils venait d'entrer en guerre, il devait donc se baser sur un peu plus que sur l'amitié pour choisir ses alliés. Ses parents avaient fait cette erreur et s'étaient fait trahir. Il avait besoin de choisir des gens sur lesquelles, il était sûr de pouvoir s'appuyer. Pas des soutiens branlant qui s'effondrait au moindre obstacle. Bien qu'il n'ait rien contre Ginny, il ne la connaissait vraiment pas assez pour même songer à elle en ce sens.
Sa décision était prise : aucune des personnes présentes dans cette pièce ne saurait ni pour la prophétie, ni pour sa condition de créature magique.
DM/HP
Drago était agacé. Il n'avait pas pu sortir du manoir depuis quatre jours. Sa folle de tante Bellatrix était venu s'installer, emmenant avec elle son époux et son beau-frère. Elle était là pour le conseiller sur la meilleure façon d'accomplir sa mission, ainsi que pour profiter des retrouvailles avec sa sœur.
Si Drago n'avait aucun doute sur la deuxième partie, il se rendait bien compte que sa tante était là avant tout pour le surveiller. Il y avait toujours quelqu'un en train de trainer dans les couloirs et ce même la nuit.
Or du fait de sa transformation et du développement de ses instincts, Drago avait parfois besoin de chasser. De courir dans la forêt, de sentir les proies frémir de peur, de respirer le parfum envoutant de la forêt, alors qu'il foulait au pas les tapis d'herbe en la parcourant. Ne pas pouvoir sortir chasser, le mettait à bout de nerf. Il s'efforçait de maintenir les apparences mais ce n'était pas chose aisée quand sa tante s'amusait à apparaitre au détour des couloirs sans prévenir. Ou entrait dans sa chambre à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Drago se posait des questions sur le pourquoi de cette surveillance. Est-ce que le lord avait des doutes ou était-ce sa paranoïa habituelle qui se manifestait ? Cette situation devenait intenable. Surtout que son père s'était lui aussi mis en tête de lui pourrir la fin de son été.
Il avait commencé quelques insinuation sur le fait que son fils pourrait toujours lui demander de l'aide pour sa mission, ou juste un conseil s'il le souhaitait. Drago en aurait ri s'il n'avait pas trouvé cela si abjecte. Son père avait à peine conscience qu'il existait et là, il lui demandait s'il voulait de l'aide ? Pathétique.
La possibilité de s'insérer dans une mission importante dans le but de regagner son rang perdu, poussait son père aux pires bassesses. Il était allé jusqu'à le convoquer dans son bureau pour qu'ils aient une conversation de père à fils. Foutaise. Mais Drago n'avait rien dévoilé et cela n'avait fait que contrarié son géniteur.
Contrariété qui s'était mué en colère quand Bellatrix s'était installé au Manoir. Elle le méprisait et ne perdait pas une occasion de le rabaisser. La tension dans la demeure n'avait fait que croitre entre la frustration de Drago et la haine palpable des deux mangemorts. Narcissa évoluait dans cette situation l'air de rien, hautaine et pondéré, Drago l'admirant pour ça. Elle avait une telle maitrise d'elle-même. C'était époustouflant.
Sa mère lui prouvait toujours à quel point elle était forte. Il reconnaissait sans mentir que si un jour il avait la possibilité de se marier, il ne voudrait qu'une personne comme elle. Belle, forte moralement et physiquement, indépendante et surtout, surtout aussi intelligente et rusée qu'elle.
Drago soupira en se lâchant sur son lit. Demain il rentrerait à Poudlard. La forêt interdite promettait d'être un formidable terrain de jeux, mais il lui faudrait se montrer très prudent. L'école n'était pas non plus un endroit sûr. Au contraire ! Cela l'amena à songer à Potter, qu'il devait trouver un moyen de contacter. Il avait bien eut une idée mais cela semblait un peu grossier.
De toute les façons, il n'avait pas à faire la fine bouche. Il devait rencontrer Potter au plus tôt pour définir un emploi du temps de leurs futures rencontres. Un autre moyen de communication avait déjà été créé par ses soins. Ne restait qu'à le remettre au brun.
Potter.
Drago grogna en se levant, souhaitant se changer pour dormir. Shaï lui non plus ne faisait rien pour soulager la situation actuelle. L'homme l'avait contacté et lui avait dis avoir trouvé ce qu'était le brun, mais ne lui avait strictement rien lâcher de l'information. Il disait attendre d'avoir des garanties et qu'il viendrait peut être faire un tour à Poudlard pour leur faire connaitre la nouvelle.
Le blond n'aimait pas cette prise de risque qu'il jugeait inutile, cependant l'insistance de Shaï ne lui laissait pas vraiment le choix. De plus son professeur lui avait demandé de commencé l'entrainement du brun, malgré l'ignorance de cette importante information. Il devait lui enseigner les bases, chose qui ne demandait pas vraiment de connaitre l'exacte nature des pouvoir de Potter. Drago s'était encore une fois plié, même s'il brûlait de curiosité.
Et pour couronner le tout, il n'avait pas encore trouvé de véritable solution, concernant cette fameuse mission du lord. Il ne tenait pas vraiment à arriver les bras ballant devant le Survivant. C'était stupide quand on savait qu'il devait travailler ensemble et surtout lui sous ses ordres. Mais il ne voulait pas trop dépendre du jeune homme. Il souhaitait lui montrer ce qu'il pouvait lui apporter.
Une fois changer, il s'enfouit sous ses couvertures repoussant les pensées néfastes. Cette année s'annonçait bien trop chargé, alors qu'elle n'avait même pas encore commencé.
DM/HP
Le Poudlard express laissa échapper un tourbillon de fumée. La locomotive au teinte rougeoyante avançait sans encombre, sillonnant entre les collines, traversant les vallées, escaladant les pentes du si vert pays d'Ecosse. Son sifflement résonnait, faisant connaitre son approche à toute créature vivant à la ronde. Le contraste de couleur entre le train si rouge et la lande si verte devait être un spectacle saisissant, assurément beau pour un observateur extérieur.
Enfin c'est-ce que se disait Harry, en observant le paysage défilé assit dans l'un des wagons du train avec ses amis.
Il y avait bien entendu Ron, Hermione et Ginny, mais aussi Neville et Luna, Dean et Seamus. Tout le monde parlait joyeusement racontant ses vacances, échangeant des plaisanteries plus ou moins drôle en mangeant des bonbons. Harry regrettait un peu l'absence des jumeaux, mais sourit en pensant que dès cette année ils mettraient tout en œuvre pour concrétiser leur rêve.
Molly n'avait pas été des plus ravi quand il lui avaient appris la nouvelle. Mais au final n'avait pu que s'incliner. Les jumeaux avait déjà réservé un local assez grand pour servir de magasin, et enclenché une fabrication massive de farce et attrape en tout genre. Elle avait voulu savoir d'où ils sortaient cet argent, ce à quoi ils avaient répondu qu'il avaient un investisseur de confiance.
Investisseur…
Il avait bien tenté de faire oublier cette idée aux jumeaux, mais s'était heurté à un mur. Selon lui c'était un cadeau, selon eux un investissement. Harry était donc actionnaire de cette petite entreprise et les jumeaux tenait à ce qu'il ait une participation à tout ce qui se ferait. Aucun n'avait encore détaillé ce que ce serait, et cela ne faisait qu'inquiéter le brun. Sa confiance en cette fraternité n'était que relatif en ce qui concernait les farces… allez savoir pourquoi…
_ « Harry, ça va ? Demanda Ginny. »
L'idée de lui briser le cou lui vînt rapidement, pour s'en allez tout aussi rapidement. Après tout, elle avait raccourcit l'expression et changer quelque peu la formulation. Et puis, il lui fallait reconnaitre que s'emmurer dans le silence en regardant défiler le paysage pendant que ses camarades discutaient, n'était pas la meilleure des façons de ne pas les inquiéter.
Il lui fit donc un sourire avant de répondre.
_ « Oui ça va, merci. »
Ginny rosit légèrement, mais il détourna le regard observant avec attention les autres personnes du compartiment, avant de participer quelque peu à la conversation sur les BUSE et les cours de cette année. Une dizaine de minutes s'écoulèrent avant qu'il ne se lève faisant part de son désir de se rendre aux toilettes. C'est avec soulagement qu'il sortit du compartiment.
Il ne supportait plus d'être enfermé dans cet espace restreint avec toute ces personnes, tous ces bruits, toutes ces odeurs. Harry avait besoin de faire une petite promenade, mais le fait d'être dans une grande boite métallique ne l'aidait pas à se sentir mieux.
Remontant le couloir, il ne put s'empêcher de regarder dans chaque wagon qu'il traversait. Il avait beau prétendre ne pas être à la recherche de Malfoy, il ne pouvait s'empêcher de sursauter à chaque fois qu'il croisait une chevelure blonde. Harry ressentait le besoin de le voir pour être sûr qu'il n'avait pas rêvé leurs rencontres de cet été. Que tout cela n'était pas un fantasme de son esprit malade.
C'était tellement surréaliste de penser que Drago Malfoy était de son côté. Qu'il était une créature magique ayant juré de l'aider dans sa mission, ainsi que de le protéger. Son pendentif était la seule preuve matérielle de leur deux rencontres et même ainsi il lui arrivait parfois de penser qu'il les avait rêvées. Qu'il s'était procuré ce pendentif d'une autre façon, et qu'il s'imaginait toute cette histoire parce qu'il se sentait trop seul en ce moment.
Mais quand il pensait à sa solitude, à ses parents, aux Dursley et ressassait toutes sortes de pensées sombres, il sentait la petite plume d'or diffusé une certaine chaleur. Dans ces moments l'idée qu'il n'était pas seul se faisait plus forte et le faisait sourire.
Alors d'une certaine façon, oui. Il voulait voir Drago.
_ « Alors, Saint Potty se promène seul ? »
HP/DM
Drago était fatigué. Fatigué des futilités que déblatéraient ses compagnons de route. Fatigué de ce voyage en train qui le rendait malade. Fatigué de sa tante qui avait trouvé drôle de l'éveillé à quatre heure du matin avec un cor de chasse, trouvant que cela endurcissait les mollassons dans son genre. Oh oui, il était fatigué.
Il se leva brutalement, interrompant Millicent dans une description très édifiante d'une crypte vampirique visité en Europe de l'est cet été. Cinq paires d'yeux se braquèrent sur lui : Théo, Blaise, Pansy, Millicent, et les éternelles Crabbe et Goyle.
_ « Un souci Dray ? Demanda Pansy.
_ Aucun. Je vais faire un tour.
_ Je viens avec toi, fit aussitôt la jeune fille.
_ Non, merci. Je préfère être seul. »
Elle posa sur lui un regard intense avant de mettre sa main sur la sienne.
_ « Tu sais Draco, tu peux tout me dire à moi. »
Le blond se retint de soupirer. Depuis son arrivé Pansy n'avait pas cessé d'essayer de lui tirer les vers du nez quant à sa mission. C'était une mission secrète et Drago ne doutait pas que les autres mangemorts tout comme les mangemort en devenir, devaient ardemment le jalouser. Dont le patriarche Parkinson. Sans doute avait-il demandé à sa fille de glaner ou de lui soutirer quelques renseignement. Seulement la discrétion dont faisait preuve Pansy était comparable à un éléphant dans une boutique de porcelaine.
Drago sortit sans lui donner la moindre réponse abandonnant son groupe.
Les roulis du train lui donnait mal au cœur et le bruit de ferraille s'entrechoquant lui donnait mal à la tête. Il avait l'impression d'étouffer. Le train ne serait jamais son moyen de transport préféré. Son côté animal rejetait violemment d'être enfermé ainsi. Quand il avait onze il adorait ça, mais ce n'était plus du tout le cas. On l'avait prévenu que certaines choses changeraient en lui, mais il n'avait pas prévu le cas du train. À la fin de l'année dernière il était encore sous le contre coup de son héritage et n'y avait pas porté grande attention.
Poussant un soupir il commença sa petite balade, profitant pour faire une ronde de préfet. Il confisqua des objets ça et là, reprit quelques étudiants qui chahutaient dans le couloirs et repoussa des avances de jeunes Serdaigles plus entreprenantes qu'il ne l'aurait jamais cru. C'est donc le sourire aux lèvres qu'il tomba sur une scène assez tendue.
Harry Potter faisait face seul à un groupe de quatre serpentard de septième année. Alan Rockwood et ses suiveurs. Rockwood était une armoire à glace du genre de Crabbe et Goyle. Tout dans les muscles et rien dans la cervelle. Sa stupidité était désespérante mais cela ne semblait pas dérangé ses petits chien qui étaient tous aussi bête que leur chef.
Drago poussa un juron. L'année n'avait même pas encore commencé que Potter se mettait déjà dans les ennuis. Et par Merlin où était ses chienchien Weasley et Granger ? Pourquoi était-il seul ? Ne comprenait-il pas que la situation était bien différente des autres années et qu'il courait un risque réel ? Se balader seul dans un train plein d'ennemi potentiel n'était pas la chose la plus intelligente à faire.
Apparemment ils en étaient encore au stade des salutations, si l'on pouvait appeler ainsi un tel échange d'insulte. Quand Alan s'avança menaçant, Drago décida qu'il était temps d'intervenir.
« Rockwood ? Qu'est-ce qui se passe ici ?
_ Rien qui te regarde Malfoy. Mêle toi de tes affaires. On peut très bien s'occuper de Potter tout seul. Et il verra qu'il a fait une erreur en te faisant confiance. »
Drago résista à l'envie de se pincer l'arrête du nez devant tant de bêtise. Pourquoi ne pas hurler à la cantonade qu'il était un mangemort pendant qu'il y était ? Il avait toujours trouvé Rockwood stupide, mais là ça dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer.
« Rockwood soupira-t-il. Je suis préfet et tout ce qui se passe ici me regarde. Éloigne toi de Potter. Maintenant.
_ Pour qui est-ce que tu te prends pour me donner des ordres, sale blondasse !
_ Monsieur Rockwood, venez vous d'insulter un préfet ? Vous avez de la chance que nous ne soyons pas encore à Poudlard et que l'année scolaire n'ai pas encore commencé. Mais je vous préviens que je ne tolèrerais plus ce genre de chose, ai-je été suffisamment claire ? »
Ils s'étaient tous retourné pour faire face au Professeur McGonagall. Fière dans son habituelle robe sorcière noire, les lèvres pincée, la tête haute elle inspirait le respect. Même Rockwood ne pouvait que s'incliner devant une telle aura d'autorité. Il grommela une réponse indistincte.
« Je n'ai pas bien entendu, insista le professeur. Être le premier élève de l'année en retenu vous aiderait-il à mieux vous exprimer ?
_ Non, merci professeur. J'ai parfaitement compris.
_ Bien, alors je suggère que vous et vos camarade retourniez à vos cabines.
_ Oui, professeur. »
Les gros bras s'en allèrent, mais cela n'empêcha pas à Alan de chuchoter en passant près de Drago.
« Il sera mis au courant de la protection que tu accorde à Saint Potty. »
Le blond ne cilla pas. Si le Lord lui posait des questions, il avait des réponses toutes prêtes. Il était sûr et certain de s'en tirer. L'intervention de McGonagall ne faisant que confirmer ses réponses.
« Monsieur Malfoy, la réunion des préfets va commencer dans quelques minutes dans le wagon professoral. Veuillez vous y rendre. Monsieur Potter pourriez vous prévenir vos amis, Miss Granger et Monsieur Weasley de ce fait ?
_ Oui, professeur.
_ Bien. Suivez moi Monsieur Malfoy. »
Il était clair que quoi qu'elle ai pu surprendre de la précédente altercation, elle n'avait pas l'intention de le laisser seul avec Potter. Drago attendit qu'elle lui tourne le dos pour cogner Harry en passant près de lui, glissant un paquet dans sa poche.
« Hé ! Tu pourrais faire gaffe !
_ Désolé Potty. Il semblerait que tu rapetisse d'année en année. Je ne t'avais pas vu. »
Pour faire bonne mesure, il ajouta un doux sourire empli d'ironie et de mépris. Il vit Harry rougir de colère et se fit la remarque intérieur que la taille du brun devait être un sujet sensible. Qui pourrait l'en blâmer ? Il figurait parmi les garçons les plus petit de leur génération, trainait toujours avec Weasley qui faisait partie des plus grands et se disputait toujours avec lui Drago qui passait aussi parmi les plus grand. Même dans son groupe d'ami proche Potter semblait être le plus petit.
Suivant toujours McGonagall, qui lui adressa un regard sombre, il dût réprimer un rire. Dire que l'héritage de Potter lui avait encore fait perdre en taille. Il devait vraiment être en colère contre ce coup du sort. Le fait qu'il en devienne complexé serait plus que normal. Il avait donc un nouveau sujet de taquinerie.
HP/DM
Harry retourna fulminant dans sa cabine. Quand il ouvrit la porte, elle claqua sèchement faisant sursauter les personnes à l'intérieur.
« Merlin, Harry qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda Seamus.
_ McGonagall vous demande dans le compartiment des profs. La réunion des préfet va commencer, dit-il à Ron et Hermione sans répondre.
_ Euh ok, répondit Hermione. Mais ce n'est pas ce qui te met dans cet état, n'est-ce pas ?
_ Ce qui me met dans cet état c'est que Malfoy est un enfoiré ! S'exclama-t-il en se lâchant lourdement sur sa banquette. »
Un soupir de soulagement collectif lui répondit.
« Ce n'est que ça, rit Dean.
_ Comment ça « que ça » ?
_ Ben c'est pas vraiment une révélation, tu sais. On est tous au courant que c'est qu'un salaud. Et ce depuis le premier jour, expliqua Dean.
_ Qu'est-ce qu'il a encore fait ? demanda Neville.
_ …
_ On a pas comprit Harry, lui dit Hermione.
_ Il m'a traité de petit ! Pire il a dit que je rapetissais ! Moi ! Rapetisser ! »
À cette phrase il y eut différente réaction : Neville regarda par la fenêtre, Seamus détourna les yeux et plaça sa main sur le bas de son visage, Ginny cacha le sien derrière un livre qui devait appartenir à Hermione vu sa taille. Hermione elle-même ainsi que Ron se levèrent en s'excusant et sortirent précipitamment de la pièce.
« Pourquoi est-ce que vous en dites plus rien ? Demanda Harry.
_ Ben, répondit Neville après un long silence. On peut pas dire que… tu vois tu n'es pas exactement… même si en fait tu…
_ Ce qu'il veut dire Harry. C'est que c'est vrai que tu n'es pas très grand, dit Seamus.
_ Je dirais même que tu es petit, rajouta Dean en rigolant.
_ C'est faux ! Neville et moi on fait la même taille. Avec Seamus aussi !
_ Non Harry. C'était vrai il y a deux ans pour Neville et trois pour Seamus. Lève toi regarde. »
Ils se levèrent tous les trois et Ginny fit apparaitre un mètre pour les mesurer. Harry fut anéanti par les résultats. Seamus le dépassait de sept centimètres et Neville de douze ! L'ex petit brun rondouillard faisait la même taille que Dean. Sachant que Ron les dominait tous avec son mètre quatre-vingt-dix, il était donc le nabot du groupe. C'était inadmissible ! Ils firent la constatation qu'Harry faisait la même taille que Ginny. Quand Dean affirma, que la rouquine avait un an de moins qu'eux et qu'elle pouvait encore bien grandir durant cette année, Harry toucha le fond.
La rouquine tenta de le réconforter, en lui affirmant qu'il était dans la moyenne national et que sa croissance n'était sans doute pas achevé. Mais cela ne le réconforta absolument pas. Surtout qu'il y avait une chose qu'elle et les autres ne savaient pas : sous sa vraie forme, il était encore plus petit. Il avait envie de pleurer. La vie était vraiment trop injuste.
À suivre…
