Un Warg Blanc


Maintenant qu'Erline sait qu'il est un Hobbit-Nain, il ne pense plus à quitter Erebor... mais Thorin est d'accord sur le fait que son fils devait apprendre à connaître son Royaume. Le petit bonhomme connaît très bien la Montagne Solitaire, sur le bout des doigts. Il connaît chaque porte, chaque recoin, chaque cachette et chaque couloir où il pouvait se cacher pour jouer ou pour être seul. Mais il ne connaît pas bien Lacville ou les bords de la Forêt Noire. Alors, dès que Bilbo irait mieux, la famille Royale se promit de se rendre dans Lacville puis, avec Thorin et Frodon, ils iraient voir les Elfes de la Forêt Noire.


Erline sautille dans les couloirs, balançant son épée en bois qui siffle dans les airs et imitant les bruits d'une bataille acharnée. Les Nains qu'il croise le regardent en souriant. Grognant comme un animal, le petit Prince court jusque dans les écuries. Là, Thorin prépare son poney avec Bilbo tandis que Frodon donne des fruits aux autres. Les bruits de bouche d'un petit garçon les forcent à relever la tête et tous sourit en voyant le petit visage encadré de boucles noires. Il semble à peine remarquer où il est et continu son petit jeu sans faire attention aux poneys autour de lui. Soudain, alors qu'il passe près de Myrtille, le poney de sa mère, quelqu'un surgit de derrière l'animal et attrape le petit garçon en rugissant. Surpris, l'enfant hurle et lâche son épée avant de voir qu'il a été attrapé par Kili.

« Je vais te manger tout cru ! » grogne-t-il en riant.

Erline éclate de rire alors que son cousin le secoue das tout les sens en faisant semblant de le dévorer. Alors que Bilbo et Frodon éclatent de rire, Thorin secoue la tête, un léger sourire sur le visage.

« Kili, lâche-le ! » sourit-il.

Le jeune Nain lève les yeux vers son oncle en souriant.

« Pas de problème ! »

Mais avant de le lâcher, Kili fait comme pour embrasser son cousin mais souffle sur la joue du petit bonhomme qui éclate de rire. Il avait toujours voulu faire ça mais n'avait jamais vraiment trouver l'occasion ou n'y avait pas penser à ce moment-là. Il pose délicatement le petit bonhomme qui récupère son épée et crie :

« En garde, cousin ! »

Kili éclate de rire et, attrapant un bout de bois, il se met dans le jeu du petit bonhomme. Ils jouent ainsi jusqu'à ce que Bilbo attrape le gamin pour le placer sur le dos de son poney.

« Veux-tu bien te calmer, petit gredin ? sermonne-t-il gentiment. Nous allons à Lacville et j'aimerais que tu reste tranquille.

_Mais je sais toujours me tenir tranquille ! répond Erline.

_On va croire ce gros mensonge. » sourit Frodon en récupérant l'épée en bois de son cousin.

Le gamin lui tire la langue en souriant alors que Thorin et Bilbo montent sur leur monture, Erline perché juste devant son maternel. Erline était encore trop petit pour avoir sa propre monture même s'il n'était pas contre l'idée de pouvoir faire cavalier seul sur un poney ou tout autre monture qui lui plairait. Mais pour l'instant, il devait en partagé une avec les membres de sa famille. C'est donc perché sur le dos de Myrtille que Erline, accompagnés de ses parents Bilbo et Thorin, se rend à Lacville.


La journée avance tranquillement. Les habitants de Lacville sont heureux de voir Bilbo et le jeune héritier d'Erebor. Les jeunes femmes le trouvent adorables et les hommes s'amusent à lui apprendre leur manière de combattre. Mais, à son jeune âge, Erline préfère plus jouer qu'apprendre réellement. Après avoir traîner dans la ville, la famille Royale d'Erebor se rend chez Bard, le Roi de Lacville. Lui et ses enfants, Bain, Sigrid et Tilda, furent ravis d'accueillir les Souverains du Royaume des Nains, surtout le jeune Erline. La dernière fois qu'ils avaient pu le voir de près, c'était lorsque Bilbo revenait à Erebor avec Erline et Frodon. Bard l'avait aperçu quelques fois en allant à Erebor mais ce petit remuant ne faisait que passer en courant, jouant avec ses cousins plus âgés.

Alors que Bain emmène le petit Prince s'entraîner à l'arc (une des armes qu'il maîtrise le mieux), les Souverains décident de parler un peu affaires.

« Les attentes des Elfes semblent simples mais le Roi est tendu lorsqu'il s'agit de faire des affaires avec Erebor. explique Bilbo.

_La haine entre les Nains et les Elfes est tenace. admet Bard. Elle peut avoir des siècles, elle reste indemne. Et Nains et Elfes sont tous aussi têtus. Aucun ne veut admettre lequel à tort.

_Les Elfes ont tournés le dos aux Nains lors de la Prise d'Erebor et ils veulent une partie de nos richesses. grogne Thorin. Pourquoi les Nains accepteraient de donner quelque chose aux Elfes qui ont regardés notre Royaume être détruit par cet ignoble Smaug, sans rien faire ? Les Hommes ont la mémoire courte. »

Bilbo soupire.

« Peut-être peut-on enterrer la hache de guerre pour permettre aux Royaumes de bien s'entendre ? »

Thorin éclate de rire.

« Les Hobbits sont bien des Êtres pacifiques et ignorants. Les Elfes ont fait du tort à notre peuple et les Nains vivent assez longtemps pour que plusieurs générations s'en souviennent. Ne m'as-tu pas avoué détester un membre de ta propre famille ? »

Bilbo sert les poings et baisse la tête. Certes, il avait des différents avec Lobelia Sacquet de Besace mais rien de semblable à la haine entre les Nains et les Elfes. Il se sent mal... Soudain, la porte s'ouvre et Erline entre, un arc à la main.

« Maman maman ! J'ai réussi à mettre la flèche dans le centre de la cible dès le premier coup ! Viens voir ! Viens voir ! »

Et, sans que Bilbo n'est le temps de réagir, il attrape la main de son maternel et l'entraîne dehors à sa suite. Thorin et Bard se regardent en souriant puis les suivent. En effet, la flèche est plantée de la cible que Bain a donné spécialement pour Erline. Le petit garçon sautille de joie en montrant la flèche.

« T'as vu ? T'as vu ? Je l'ai eu du premier coup ! Je l'ai fait ! Je l'ai fait !

_Bravo, Erline ! sourit Bilbo en caressant les boucles de son fils.

_Certes... sourit Thorin. Mais ne fait pas trop attention à cette arme. C'est une arme d'Elfe. »

Erline se tourne alors vers son père, surpris.

« C'est vrai ? Bah alors pourquoi Kili utilise cette arme ? demande-t-il.

_Il est aussi très fort à l'épée ! »

Le Petit prince regarde l'arc entre ses mains puis le redonne à Bain.

« Je crois que je vais laisser l'arc. »

Le jeune garçon sourit et récupère l'arme que lui tend le jeune Héritier des Nains.

« N'hésite pas si tu en veux un. Je connais quelqu'un qui en fait de très bien. »

Erline hoche la tête. Même si c'était une arme elfique, il semblait l'apprécier. Thorin sourit puis se penche vers lui.

« Penses-tu être prêt à aller voir les Elfes ?

_On peut ? demande le gamin.

_Si ta mère est d'accord pour terminer avec les Hommes, je peux t'y emmener. J'ai quelques petites choses à régler avec Thranduil que nous n'avons pas pu traiter lors de notre dernier entretien.

_On peut, maman ? On peut ? On peut ?

_Je croyais que tu n'aimais pas les oreilles pointues. sourit Bilbo, utilisant le surnom qu'Erline donne aux Elfes.

_Bah et alors ? »

Bard et Thorin éclatent de rire alors que Bilbo soupire en souriant.

« Je vous y rejoins après avoir finit ici. »

Erline hurle de joie et saute sur les épaules de Thorin.

« Mais tu me promets d'être poli et de ne pas dire d'insultes ! ordonne Bilbo.

_Je vais essayer! sourit son fils.

_Je le surveillerais, Bilbo. Ne t'en fais pas. » le rassure Thorin.

Bilbo soupire puis les rejoint pour embrasser Thorin (ce qui fait grimacer Erline) et pour embrasser son fils sur le front.

« Dans ce cas, à toute à l'heure. Mais n'oubliez pas d'aller chercher Frodon. »


Thorin et Erline avancent lentement sur les sentiers de la Forêt Noire, vers le Palais du Roi des Elfes, Thranduil. Frodon les accompagnait car il rêvait de découvrir les Elfes et les lieux qu'ils habitaient, comme tout les jeunes Hobbits. Bien qu'ils arrivent à maintenir la population des araignées vers le centre de la Forêt, les voyages étaient toujours dangereux et les Elfes éclaireurs recommandaient de venir armés et en très grand nombre. Ainsi, les trois voyageurs isolés devenaient une cible de choix pour les ignominies qui y vivent. Lorsque l'une d'elles les repèrent, un signal silencieux retentit dans toute la Forêt, alertant les autres qui se précipitent aussi silencieusement que possible vers le lieu dit. Elles sont bientôt une dizaine en embuscade dans les branches. Certes les proies sont en nombres minime et plutôt petites mais lorsqu'une arachnide a faim, elle ne va pas rejeter la première nourriture venue. Elles descendent une à une, lentement et sans bruit des arbres. Mais Erline, calmement assis à jouer avec ses doigts, a toujours eu l'ouïe plus fine que celle des Nains en général. Alors ses petites oreilles de Hobbit-Nain entendent parfaitement les mouvements dans les branches au dessus d'eux. Son réflexe est de lever la tête, ce qui intrigue Thorin.

« Erline ? Qu'est-ce qu'il y a ?

_Je sais pas... j'entends quelque chose... marmonne le gamin, les doigts dans la bouche.

_Comme quoi ? » s'inquiète Frodon.

Avant qu'Erline ait le temps d'ouvrir la bouche, des cris stridents retentissent. Les deux plus jeunes grimacent et se bouchent les oreilles mais Thorin lui se fige. Ce cri, il l'a déjà entendu. Levant les yeux, il voit les énormes masses grisâtre à huit pattes qui descendent vers eux, les mandibules claquantes et les pattes grinçantes. Alors qu'il s'apprête à tirer son épée, il entend les cris d'Erline. L'enfant pleure car le hurlement des araignées lui fait atrocement mal à ses oreilles sensibles. Les araignées avaient développées cette technique pour échapper aux Elfes dont les oreilles étaient tout aussi sensibles, voir plus, que celles du Prince des Nains. En entendant son fils, le Roi ne voit pas d'autres choix.

« Frodon ! hurle-t-il, forçant son neveu à découvrir ses oreilles. Il faut fuir au plus vite ! Et ne quitte pas le sentier ! »

Bien qu'étonné, le jeune Hobbit obéit et les deux poneys et leurs cavaliers s'élancent sur le sentier juste avant que les araignées atterrissent sur le sol. Serré contre son père, Erline regarde avec horreur les ignobles bêtes qui se lancent à leur poursuite. Afin de ne pas se perdre, Thorin passe devant pour repérer le sentier et guide Frodon du mieux qu'il peut. Mais la forêt est le domaine des Araignées. Utilisant les arbres, elles se déplacent presque aussi vite que les poneys au galop. L'une d'elles se jette soudain sur la route pour bloquer les cavaliers. Serrant son fils contre lui pour le protéger, Thorin tente de faire demi-tour... mais plusieurs autres araignées leur bloque le chemin.

« N'approchez pas ! » ordonne le Roi Nain en sortant son épée.

Celles-ci crient pour les désorienter. Les oreilles sensibles d'Erline et Frodon souffrent sous ces hurlements. Mais lorsque l'une d'elles tente d'attaquer le Hobbit, celui-ci a le réflexe de sauter sur le sol pour lui échapper. Lorsqu'elles attaquent à nouveau, le jeune garçon attrape une grosse branche et lui bloque les mandibules, l'empêchant de l'attaquer mais le dard des arachnides tente de le frapper. Par chance, l'agilité de Frodon lui permet d'éviter ce poignard empoissonné. Quant à Thorin, il se retrouve assaillit par plusieurs araignées. D'abord, il tente de garder Erline près de lui mais les attaques deviennent de plus en plus nombreuses, faisant cambrer son poney, les jetant tout deux à terre. Sur ce, le Roi se redresse, laissant son fils seul sur le sol et attaque les nombreuses araignées qui tente de les attaquer. Soudain, il entend les cris effrayés d'Erline.

« PAPA! PAPA! »

Affolé, Thorin se retourne pour voir une des arachnides attraper l'enfant dans ses pattes et l'envelopper dans une toile pour le transporter loin, vers le centre de la forêt. Celui-ci gigote en hurlant de terreur. Sous la peur et la rage, le Roi Nain tranche le corps de toutes les vermines qui osèrent l'attaquer et toutes les survivantes s'enfuient en criant, même celle qui a attaqué Frodon. Malgré le sang qui coulait sur son corps, il courut vers la direction prise par l'araignée qui tenait son fils captif. Notant le Nain qui court vers elle, celle-ci tente de s'échapper en s'enfonçant dans la forêt... mais le père du jeune Erline, emporté par sa colère et malgré la distance qui le sépare de la kidnappeuse, lance son épée qui plonge dans le corps de l'horreur. Sous la douleur, celle-ci lâche son prisonnier qui hurle en chutant à travers les branches et les nombreuses toiles d'araignées. Ce n'est qu'à cet instant que Thorin se rend compte de ce qu'il a fait. Certes, Erline n'était plus entre les griffes de l'araignée mais il était tombé dans une partie sombre de la forêt, loin des sentiers, là où personne autre que les Elfes ne pouvaient aller sans se perdre. La colère passée, la peur prit soudain le dessus.

« ERLINE ! » hurle-t-il.

Affolé, il s'apprête à s'élancer dans les bois sombres mais Frodon l'attrape par le bras.

« Non, Oncle Thorin ! Tu vas te perdre toi aussi ! Comme lors de la reconquête d'Erebor ! »

Le Nain se tourne vers son neveu Hobbit, étonné qu'il connaisse cette mésaventure, mais il doit admettre qu'il a raison. S'il se perd, retrouver Erline ne servira à rien. Soudain furieux, il rage, hurle et frappe des troncs avec ses poings jusqu'à ce qu'ils soient en sang. Frodon, d'abord effrayé, tente de le stopper comme il peut.

« Arrête Oncle Thorin ! Arrête ! Ça ne ramènera pas Erline ! »

Thorin fulmine encore quelques instants puis se calme. Respirant calmement, il tente de remettre de l'ordre dans ses idées. Il devait retrouver son fils mais se jeter à corps perdu dans la Forêt Noire ne servirait à rien. Seul, il ne pouvait rien faire.

« Frodon ! Retourne à Erebor ! ordonne-t-il. Vas chercher Bilbo, Kili, Fili et tout les gardes que tu pourras obtenir ! Je reste ici au cas où Erline parviendrait à sortir des bois ! Vas ! Dépêche-toi ! »

Frodon hoche la tête, récupère son poney qui s'était cacher dans les broussailles et, aussi vite que les jambes de son poney sont capables, il retourne vers Erebor. Thorin le regarde s'éloigner puis son regard erre vers les bois où son fils a disparu.


Erline revient à lui, la tête dans les feuilles humides. Le petit prince se redresse et frotte ses yeux pour s'assurer de sortir de tout rêve possible. Mais ouvrant les yeux, il croit cauchemarder : il est seul dans une partie atrocement sombre de la Forêt ! L'araignée avait dû l'entraîner loin de la route qu'il avait prise avec son père avant de le lâcher. Il ignore pourquoi elle l'avait lâcher mais il la remercie et la maudit en même temps. Comment allait-il retrouver son chemin maintenant ? Se relevant, il aperçoit une petite entaille sur son bras. Soupirant, il commence à avancer... mais ses pas réveillent soudain une créature cachée sous les feuilles mortes. Une sorte de mille-pattes géant ! Celui-ci pousse un rugissement qui affole Erline. Dans l'affolement, le gamin se met à courir au hasard à travers les bois sombres. Comme il ne regarde pas où il va, il tombe soudain dans un trou. Sa chute est, par chance, ralentit par les toiles des araignées. Se débattant pour s'échapper de ce piège gluant, le gamin arrive à s'échapper avant l'arrivée des affreuses à huit pattes. Il court au hasard, cherchant un repère, une aide, presque une pancarte pour lui dire où aller. Un signe, quelque chose pour le sortir de là. Mais plus il court en regardant dans tout les sens, plus il voit les bois s'épaissir, devenir plus sombres mais les toiles d'araignées commençaient à devenir rare. Il avait réussit à sortir de leur territoire. Mais cela ne le rassure pas. Plus il regarde autour de lui, plus il panique. Où est-il ? Allait-il être retrouver ? Par qui ? Les araignées ou ses parents ? Allait-il être dévorer ? Allait-il mourir ici ? La peur devient soudain si grande qu'il s'arrête, tremblant des pieds à la tête. Il respire profondément pour essayer de se calmer mais il lui semble suffoquer de peur. Les larmes coulent soudain sur ses joues puis, dans l'horreur la plus totale, il laisse échapper un hurlement terrifié :

« MAMAN ! PAPA! »


Bilbo pâlit en voyant Frodon revenir seul mais la panique le gagne lorsque son neveu, également affolé, lui explique qu'ils ont été attaqués par les araignées et que l'une d'elles avaient capturée Erline. Le Hobbit s'effondre soudain sur une chaise, pâle comme un mort et le cœur battant dans ses oreilles. Il entend vaguement Frodon lui dire que Thorin a réussit à blesser l'araignée et que celle-ci avait lâcher Erline mais qu'ils ignoraient où et que le Roi Nain était resté là-bas pour essayer de le retrouver. Mais cela est à peine enregistré dans le cerveau du Consort. La seule chose qu'il retient est que son petit garçon, son bébé, était perdu dans la sombre Forêt Noire. Il tremble de tout ses membres en imaginant son fils à la merci de ces horribles bêtes, affolé, pétrifié et seul, sûrement à chercher de l'aide. Après Gollum, c'était ce que Bilbo redoutait le plus. C'est la main de Fili sur son épaule qui le ramène à la réalité.

« On va le retrouver, Oncle Bilbo ! Oncle Thorin n'y arrivera pas tout seul et si c'est pour le perdre là-bas aussi, c'est pas la peine ! Je vais aller chercher des volontaires ! »

Sur ce, il sort de la pièce, laissant Bilbo avec ses deux autres neveux. Frodon semble mal à l'aise.

« Je suis désolé, Oncle Bilbo... si j'avais été plus prudent...

_Tu n'as pas à t'excuser, mon grand ! le rassure Bilbo. Ça aurait pu arriver avec n'importe qui ! Tu m'entends ?

_C'est clair ! grommelle Kili. Ces bêtes, c'est pire que la peste ! Quand ça veut quelque chose, seule une lame d'épée peut les arrêter ! Ça ne pense qu'à dévorer tout ce qui bouge ! »

Cette phrase amène une nouvelle sueur froide à Bilbo. Erline était seul et sans arme. S'il tombait face aux araignées, il était sans défense. Ses jambes voulurent enfin supporter le poids de son corps à nouveau et il put sortir à la suite de Fili, suivit par Frodon et Kili. Il devait retrouver son fils !


Thorin pestait et râlait en coupant rageusement les branches autour de lui. Aucune trace, rien qui pouvait le guider vers Erline sur le sentier qu'il s'échine à suivre en long et en large. L'enfant avait dû tomber et courir se cacher. Même Thorin pouvait comprendre ça. À bientôt six ans, Erline n'est encore qu'un enfant et comme tout les enfants, lorsqu'il est perdu, il essaye de retrouver son chemin mais il arrive souvent qu'un enfant se perde encore plus à ces moments-là. Et la Forêt Noire est un piège pour tout les non-initiés. Même Thorin craignait de s'égarer des sentiers. Il savait ce qu'il pouvait arriver. Lui et sa compagnie en avaient fait les frais et s'étaient égarés, ils avaient failli être dévoré par les Araignées. Soupirant, il essaye de se calmer et de penser à autre chose. Une petite voix à l'intérieur de lui lui disait que son fils allait bien. Mais alors qu'il tente de se calmer, au loin, il entend un hurlement porté par le vent. Et cette voix apeurée, il la reconnaît ! C'est Erline ! Le cri venait du centre de la Forêt. l'enfant s'était certainement aventuré très profond pour essayer de retrouver son chemin. Son cœur semble s'arrêter. Erline les appelait, lui et Bilbo. Il avait besoin d'eux. Alors qu'il s'apprête à courir tête baissée dans les bois sombres, il entends soudain des bruits et sabots et une voix qui l'appelle. Il se retourne pour voir ses neveux Fili, Kili et Frodon, son époux Bilbo avec quelques Nains et Hommes. Son Hobbit descend de son poney et court le serrer dans ses bras. Le Nain sent le cœur de son époux battre à travers sa poitrine.

« Tu l'as entendu, Bilbo ? demande-t-il.

_J'ai crains que ce soit lui... murmure Bilbo, les larmes aux yeux. Où est-il ?

_J'ai peur qu'il se soit éloigné très profond dans les bois. Le cri venait du centre de la Forêt. »

Bilbo pâlit et plaque sa main sur sa bouche. Kili et Fili se regardent et hochent la tête, un regard déterminé sur leur visage.

« En avant ! Allons le chercher ! s'exclame l'aîné des deux frères.

_Non ! hurle Thorin en attrapant la bride du poney de son neveu. Inconscient ! As-tu déjà oublier ce qu'il se passe lorsqu'on s'éloigne des sentiers ? Seuls les Elfes savent comment traverser la Forêt sans les utiliser !

_Dans ce cas, allons demander l'aide des Elfes ! » propose Frodon.

Thorin grommelle à cette possibilité... mais le regard désespéré de son Hobbit le convainc qu'il n'y a pas d'autres solutions. Soupirant, il monte sur le dos de son poney qui attend sagement. Après être monter sur sa monture, Bilbo le rejoint et les Souverains se prennent la main pour se redonner du courage. Une larme de peur coule soudain sur la joue du Hobbit mais le Roi Nain se dépêche de la faire disparaître et, malgré la peur qui lui tiraille les entrailles, il sourit.

« Nous le retrouverons... »


La Forêt Noire est étrangement calme malgré que cela soit souvent le cas. Depuis l'arrivée des Araignées, la plupart des animaux avaient désertés la forêt, la rendant atrocement vide. Soudain, un mouvement se fait entendre dans les buissons. Les rares oiseaux encore présents s'enfuient à tire-d'ailes. Un animal aussi grand qu'un loup se faufile dans les broussailles et, d'un bond, la créature sort des buissons. C'est un jeune Warg de quelques mois, proche de sa première année mais guère plus. Ses yeux sont couleur or, ses crocs blancs comme la neige et son pelage est gris et sale. Plusieurs mois a galopé seul dans la forêt avait rendu son pelage originellement blanc d'un gris ignoble, le poil collé en paquet par la saleté. Le jeune canidé encore inexpérimenté arrive soudain devant une cascade qui chute dans un ravin. Celui-ci regarde son environnement et renifle le sol pour vérifier la présence des Araignées. Bien que les deux créatures soient ennemis, le chiot ne peut pas nier qu'elles sont dangereuses. Il était encore jeune. Soudain, un cri de détresse porté par le vent raisonne dans toute la Forêt. Un cri d'enfant affolé. Le jeune Warg se fige, renifle l'air puis, d'un bond, il court dans la direction du cri. Les oreilles tendues, à l'affût du moindre bruit, il court sur les rochers moussus jusqu'à ce qu'il entende clairement des sanglots. Là, il ralentit l'allure et s'approche doucement.

Erline sanglote, assis sur une pierre. Il avait peur, froid, faim et soif. Son père lui avait dit de ne pas boire l'eau de la Forêt Noire et certaines légendes disaient qu'elle faisait dormir à jamais. Erline était jeune mais pas idiot. Il se doutait qu'elle était dangereuse voir mortelle. De toute façon, tout dans cet endroit lui faisait peur et avait l'air dangereux. Il pleure toutes les larmes que son petit corps contient, essuie ses larmes et lèche ses doigts pour récupérer un peu d'eau même si celle-ci est salée et en faible quantité. Mais lorsque les larmes ne suffisent plus, il ne peut que sangloter sans pleurer. De temps en temps, il arrive à pousser un petit « maman » remplit de désespoir. Il voulait que ses parents le retrouvent et qu'il rentre à Erebor. Ses vêtements couverts de terre et de tâches d'herbes deviennent soudain gênant alors qu'avant cela ne l'embêtait jamais d'être sale. Il devine rapidement que c'est parce qu'il savait que son maternel le sermonnerait et lui ferait prendre un bain... mais qu'il n'était pas seul. Là, perdu dans la Forêt, avec les Araignées sûrement à ses trousses, il ne veut qu'une chose : quelqu'un à qui parler et à serrer dans ses bras pour avoir un peu de réconfort.

Derrière lui, le jeune Warg s'approche lentement pour voir ce qui fait ce bruit. Alors qu'il est à quelques mètres de l'enfant, il s'arrête et l'observe. Erline entend soudain du bruit derrière lui. Une pointe d'espoir, il se retourne, lentement car il a peur que ce soit une araignée, et tombe nez-à-museau avec un animal aussi grand qu'un loup mais bien plus fort. Il devine rapidement ce que c'est : un Warg ! Il avait entendu beaucoup de récits sur eux, surtout comme quoi c'étaient des monstres assoiffés de sang qui tuent tout ce qui bouge. Il a même entendu parler de la poursuite entre les Orques montés sur les Wargs et de la Compagnie de Thorin, mais surtout du Warg Blanc d'Azog ! Celui-ci était considéré comme le pire des fléaux de la Terre du Milieu. Alors en voyant cet animal si près de lui, Erline se fige et recule, affolé. Est-ce que ce Warg allait l'attaquer ? Le jeune canidé l'observe avec curiosité. Mais lorsque l'enfant s'éloigne encore plus, il se met à gémir comme pour lui dire de rester, de ne pas avoir peur. Erline et le Warg restent quelques instants à s'observer mutuellement. Le jeune Prince des Nains le regarde du bout du museau jusqu'au bout de la queue. Il était d'un ignoble gris et couvert de saleté, montrant qu'il était seul, mais Erline pouvait deviner qu'il était blanc au départ. Ses yeux d'or ne montrent aucune violence, aucune envie de tuer, et malgré ses crocs blancs et menaçants, il n'avait pas l'air méchant. Juste seul. Et il faisait des gestes avec sa patte avant. Comme s'il demandait des câlins ou qu'il voulait rassurer son jeune observateur. Rassuré, Erline se redresse et s'approche de lui.

« Toi aussi tu es perdu ? » demande-t-il.

Le jeune animal ne lui répond pas mais la réaction de l'enfant semble le rassurer. Erline lève doucement la main comme pour le caresser mais le jeune Warg recule.

« Reste, s'il te plaît... » supplie-t-il, les larmes aux yeux à l'idée d'être à nouveau seul.

Le Warg l'observe avec crainte. Il se met à renifler l'air puis, il s'approche doucement, tout doucement, jusqu'à ce que son museau rencontre la main d'Erline. Celui-ci est doux et humide et cette sensation rassure un peu le petit Prince. Le Warg doit le sentir car il s'approche encore un peu puis lèche doucement la main de l'enfant. Bien que cela le surprenne, Erline ressent une sensation de bien-être. Doucement, les deux jeunes se rapprochent puis, le cœur serré, Erline le serre dans ses bras avant de sangloter de peur et de désespoir. Le jeune Warg se fige mais laisse l'enfant pleurer. De temps en temps, il se permet de lécher le visage et les larmes de l'enfant. Cela rassure Erline. Il était toujours perdu mais au moins, il n'est pas seul. Lorsque ses pleurs se calment, il regarde le jeune animal et le caresse tendrement. En réponse, celui-ci lui lèche le visage puis il attrape doucement la manche du petit Hobbit-Nain. L'enfant est d'abord étonné mais il se laisse faire et, doucement, son nouveau compagnon l'entraîne à sa suite. Lentement, ils s'éloignent des bois sombres et arrivent dans une petite clairière, près d'une grotte. Il y a des restes d'os mais ils sont très anciens. Comme s'il sentait l'inquiétude d'Erline, le jeune Warg attrape les os et les jette dans une rivière en contre-bas. Le petit prince observe le petit manège du jeune animal. Une fois qu'il a terminé, il se dirige vers Erline et le guide jusque dans la grotte. Elle semblait inoccupée... ou en tout cas, pas par un groupe de Wargs.

« C'est ta maison ? »

Le petit Warg semble lui répondre et Erline sourit. Il était encore perdu mais au moins, il n'était plus seul. Et le jeune animal semble également apprécier la présence du petit Prince. Il remarque la tristesse dans les yeux du petit garçon et, voulant lui ramener le sourire, il lui lèche le visage. Ce geste fait rire Erline qui tente de se protéger de la langue de son compagnon d'infortune. Le rire de l'enfant sonne doux aux oreilles du Warg, bien plus doux que ses sanglots. Lorsque la nuit commence à tomber, l'enfant se blottit tendrement comme son nouvel ami et s'endort, rassuré par sa présence.


La nuit commence à tomber et promets d'être sombre. Même s'ils sont accompagnés des Elfes, les Nains sont peu rassurés. Thranduil avait accepter d'envoyer ses éclaireurs à la recherche du Prince des Nains. Mais malgré tout, il refusait que son fils, le Prince Legolas, soit parmi ceux qui eux. Il ne voulait pas que son fils soit mit en danger en parcourant la Forêt sans sa propre garde, ce que le Prince Elfe refusait. Pourtant, la connaissance du Prince aurait été très avantageuse. Beaucoup de Nains sont tentés de s'arrêter pendant la nuit, mais Thorin est absolument contre.

« Personne ne s'arrête tant que mon fils n'aura pas été retrouvé ! »

Certains Nains grognent mais tous comprennent que leurs Souverains soient inquiets pour leur enfant. Il était perdu à la merci des horribles arachnides qui ont trouvés refuge dans ces lieux sombres. Les Elfes en tête, la petite troupe continue à avancer en s'éclairant à l'aide de torches. Tous observent attentivement chaque recoin d'ombre à la recherche d'un signe de présence de l'Héritier d'Erebor et l'appellent, espérant une réponse. Le nom d'Erline résonne dans toute la Forêt. La nuit s'assombrit et maintenant, seuls les Elfes sont capables de voir un minimum dans l'air noir et épais de leur forêt. Plus le temps passe et plus Bilbo a peur qu'il ne soit trop tard. Son cœur est sur le point de s'arrêter et ses larmes de peur coulent sur ses joues. Sa respiration est remplies de sanglots et de larmes. Comprenant sa peur et son chagrin, Thorin le serre dans ses bras pour le réconforter comme il peut tout en continuant à chercher son fils. Les recherches continuent ainsi toute la nuit, jusqu'au petit matin clair et frai. Comme lorsque le printemps tentait de reprendre possession de la Terre du Milieu. Le retour de la lumière apporta un peu de réconfort et d'espoir à Bilbo qui calma ses larmes avant d'appeler son fils avec les autres chercheurs.


Le matin prend la place de la nuit et un timide soleil perce à travers les nuages et éclaire la grotte du jeune Warg. Celui-ci dort avec le jeune Erline. Le petit Prince le serre tendrement et suce son pouce en dormant alors que son compagnon ne dort que d'une oreille. Ainsi, lorsque les appels de la Compagnie résonnent dans la forêt, ses oreilles se dressent. Lorsque de nouveaux appels résonnent, il se redresse, oreilles aux aguets. Il ne met à longtemps à comprendre qu'il s'agit d'humains. Il se met d'abord à grogner légèrement puis, il entend les gémissements d'Erline. Le petit bonhomme est encore endormi. Le jeune Warg le regarde puis regarde la forêt dans la direction des appels. Ils doivent chercher cet enfant ! Il doit l'aider même si cela signifie être à nouveau seul. Un dernier regard sur le petit le convainc et d'un bond, il s'élance dans les broussailles, en direction des cris. Contrairement aux Hommes, il connaît cette forêt sur le bout des griffes et peut se permettre de s'éloigner dans les fourrés sombres de la Forêt Noire.

Les Nains, les Hommes et les Elfes avancent sur les sentiers en appelant le Prince Nain. Ils sont tellement absorbés par leur recherches d'un signe de l'enfant qu'ils ne remarquent pas le jeune Warg qui sort des broussailles. Celui-ci les observe, cherchant la bonne décision. Ils s'éloignaient en suivant les sentiers mais ils ne pensaient pas à s'en éloigner et à regarder partout dans la forêt. Résultat, ils passaient à côté de celui qu'il cherche. Il les voit s'éloigner mais il sait qu'il doit aider son nouvel ami à retrouver sa famille. Il voit les armes des humains... mais il n'a pas le choix ! Ils sont déjà en train de passer un pont construit par les Elfes pour traverser la Rivière. Après une ultime hésitation, le jeune Warg se met à aboyer de toutes ses forces. Cet aboiement rompt le silence de la Forêt Noire et force les Chercheurs à se retrouver pour chercher la provenance de ce bruit. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer l'animal gris qui aboie. Intrigué, Thorin revient en arrière et l'observe attentivement. C'est sans aucun doute un canidé, mais il ressemble plus à un loup qu'à un gros chien... et il est beaucoup plus large et fort qu'un loup. Ce ne peut être qu'un seul animal.

« Un Warg ? » s'étonne-t-il.

À ces mots, Kili et quelques Elfes prennent leurs flèches et s'apprêtent à tirer sur l'animal... mais Thorin les stoppe. Ce Warg n'était qu'un jeune mais alors pourquoi était-il seul ? Et surtout, pourquoi essayait-il de les attirer ?

« Qu'est-ce qu'il a à aboyer ? » marmonne-t-il.

Tous se regardent, sans comprendre l'intérêt du Roi pour cet animal considéré comme nuisible. Le jeune Warg continue à aboyer tout en sautant sur place comme pour les attirer à sa suite. Alors qu'il commence à s'enfoncer dans les fourrés, Thorin jette un coup d'œil à Bilbo. Les deux souverains se regardent dans les yeux puis Thorin se lance à la poursuite du Warg, suivit par Bilbo malgré les cris de leur Compagnie. Les Elfes se lancent à leur suite afin de pouvoir les guider hors de la Forêt.

Pendant ce temps, à la grotte, Erline se réveille doucement. Frottant ses yeux, il met quelques instants à se rappeler ce qui lui est arrivé. Alors que ses yeux s'éclaircissent, il s'étire et remarque la disparition de son jeune compagnon. Où est-il allé ? Peut-être chassé ? Mais Erline a confiance. Il reviendra bientôt... et même plus vite que le Prince ne le pense. Car, en effet, suivit du Roi des Nains, le jeune Warg court vers la grotte, aboyant bruyamment pour guider Thorin qui court aussi vite que ses jambes le lui permettent, ce qui presque aussi rapide que le jeune animal qui a une longueur d'avance. Il bondit dans la clairière d'un seul coup, surprenant Erline qui sourit en le voyant.

« Hé ! Où t'étais passé ? » demande-t-il en caressant la fourrure sale mais douce du Warg.

Il ne remarque pas les mouvements dans les broussailles ni Thorin qui arrive à son tour dans la clairière pour trouver son fils assis sur l'herbe et apparemment en bonne santé.

« Erline ! » s'exclame-t-il en courant vers son fils.

Celui-ci sursaute au son de la voix mais sa peur est vite remplacée par de la joie.

« Papa ! » crie-t-il en se levant.

Thorin arrive à sa hauteur et le soulève dans ses bras.

« Mon chéri... tu vas bien... » soupire-t-il en le serrant dans ses bras.

Erline serre fort son père dans ses petit bras lorsque Bilbo arrive à son tour, le cœur battant après avoir entendu la voix de son enfant.

« Erline !

_Maman ! »

Bilbo court serrer son fils et pleure de joie. Enfin, il l'a retrouvé. Il caresse les boucles noires emmêlées et embrasse les joues sales de son enfant, rassuré de le voir vivant.

« Valar soit loué, tu n'as rien... » sanglote-il.

Thorin enlève son manteau et le met sur les épaules d'Erline qui n'est vêtu que de vêtements légers. Frodon, Kili et Fili arrivent à leur tour avec les Elfes. Le jeune Hobbit aux cheveux noirs court embrasser son cousin, Fili soupire de soulagement mais Kili, lui, a remarquer le Warg encore présent dans la clairière. Doucement, il prend une de ses flèches et la bande à son arc, prêt à tuer l'animal... mais Erline le remarque.

« Non ! » crie-t-il.

Affolé, il bouscule l'arc de Kili qui lâche sa flèche. Celle-ci va se planter entre les pattes du jeune Warg qui sursaute en jappant de peur. Les Elfes semblent seulement remarqué sa présence. Bilbo, par peur, serre Erline contre lui et recule pendant que les Elfes bandent leurs arcs.

« Cours ! Sauve-toi ! Sauve-toi, dépêche-toi ! » crie-t-il au jeune canidé.

Celui-ci ne demande pas son reste et s'enfonce dans les broussailles où il disparaît. Les Elfes tirent au hasard mais aucun ne touche l'animal. Certains pestent mais les autres sont ravis car leur prince est sauvé.

« Rentrons à Erebor ! » ordonne Thorin.

Guidés par les Elfes, ils retrouvent le sentier et sortent de la Forêt Noire. Comme s'il avait peur qu'il disparaisse à nouveau, Bilbo serre Erline contre lui et le berce tendrement mais le jeune Prince à la tête ailleurs. Son regard reste posé sur les bois sombre où a disparu celui qui aurait dû être son ennemi... mais qu'il considérait désormais comme un ami. Alors que leurs pères se haïssent et se battent jusqu'à la mort, une étrange amitié venait de naître entre Erline, le Prince d'Erebor, et le jeune Warg Blanc !


voici le chapitre 8! Ici, Erline rencontre quelqu'un de très important pour lui!

Le prochain chapitre s'intitule "Belle" et sera, au moins, en 2 parties.

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