CHAPITRE 6 : Un dîner surprenant

Rajoutant une énième fois mon rouge à lèvres couleur nude, je soupirais.

Je reposais ensuite le tube dans ma trousse, alors que j'entendais du bas des escaliers une voix s'exclamait.

− Robyn, dépêche-toi, on va être en retard ! S'impatienta Charlie.

Je fouillais dans ma trousse, pour trouver rapidement ce que je cherchais.

− Oui, j'arrive ! Lui répondais-je, en m'écriant à mon tour.

Une fois en ayant en main mon minuscule miroir, je le mettais dans mon sac à main. Je me regardais une nouvelle fois dans la glace de la salle de bains en réajustant ma tenue, et sortais de la pièce.

Je descendais lentement les marches des escaliers, faisant claquer mes talons aiguilles. Ma main droite glissait lentement contre la rampe en bois, au fur et à mesure que je descendais. Étant arrivée à la dernière marche, je relevais mes yeux vers Charlie. Il était de dos, mais il se retourna quelques secondes après que je sois arrivée près de lui.

Sa bouche s'ouvrit automatiquement, en regardant ma tenue.

− Quoi ? Sourcillais-je.

− Tu sors comme ça ? Montra-t-il du doigt mon bustier noir transparent.

J'arquais un sourcil en posant ma main gauche contre ma hanche.

− Ça te pose un problème ?

Il soupira.

− Je croyais que tu ne voulais plus te faire remarquer ?

− Charlie, tu ne vas pas non plus me faire une leçon de moral, râlais-je. Je veux juste changer, rien qu'un soir.

− Ah bon ? Se marra-t-il. Et ça t'as pris sur un coup de tête comme ça ?

Je le regardais un peu méchamment, alors qu'il reprenait.

− Je te rappelle qu'ils savent où tu es maintenant. Ils savent que tu es à Forks, me prévenait-il. Et que s'ils te repèrent, t'es complètement dans le pétrin, rajouta-t-il alors que j'avais soupiré.

− Oui, j'étais au courant, merci, levais-je mes yeux au ciel, en soupirant une fois de plus. Et puis, je m'en fous ! C'est pas forcement qu'ils vont me voir là, qu'ils vont faire le rapport à ça !

Je voyais Charlie réfléchir pendant quelques secondes avant d'ouvrir la bouche, mais je le coupais distinctement.

− De toute façon c'est pas ton problème, non ? Le coupais-je.

− Ce serait dommage que tout s'arrête là, alors que c'était déjà bien parti, répondit Charlie.

− Déjà bien parti ? Mais ça l'est toujours ! M'exclamais-je.

Je prenais en main mon manteau pour le caler en dessous de mon bras droit, tenant toujours ma pochette en sac à main.

− Et ça le restera, crois-moi, lui assurais-je avant d'ouvrir la porte d'entrée.

Je descendais les marches du perron, perché sur mes dix centimètres de talons aiguilles. J'entendais Charlie fermer la porte d'entrée à clef pendant que je me dirigeais vers son véhicule de patrouille. Rentrant dans celle-ci, je me mettais à soupirer. Qu'est-ce qu'elle avait de si intriguant ma tenue ?

Je portais un bustier noir en ayant seulement mon ventre qui se voyait à travers. Mon pantalon gris foncé en taille haute me faisait mouler parfaitement mes fesses, ainsi que mes boots en cuir noir avec des motifs en noir et blanc. Bon, c'est vrai, c'était sexy, mais j'étais toujours comme ça, non ?

Je balançais derrière ma pochette avec mon gilet, juste au moment où Charlie venait me rejoindre. Il monta à son tour dans la voiture derrière le volant. Il mettait le contact, et démarra pour s'engager sur la route en direction du restaurant où nous allions dîner.

Cela faisait déjà quelques minutes que nous étions dans la voiture, et aucun de nous deux n'avions parlé jusque-là.

− Tu es revenue au blond maintenant ? Remarqua Charlie.

Je souriais en regardant au travers de ma vitre, la route illuminée par les lampadaires.

− Oui, mais seulement pour ce soir, lui répondais-je.

− Ça te va bien, souria-t-il.

− Merci, riais-je.

Seulement pour ce dîner, j'avais enlevé ma perruque, et avais retrouvé mes cheveux courts, les ayant rassembler derrière, tenant d'une légère couche de laque. Exit la Bella que j'étais de tous les jours. J'avais voulu changer, et être moi-même. Je savais quel danger cela m'encourait, mais je m'en foutais. De toute façon, à un moment donné ou un autre, ils le sauront bien…

Charlie se gara sur le parking, devant le restaurant. J'ouvrais la portière, et sortais de la voiture après avoir pris mon gilet et ma pochette. Charlie sortait à son tour. Nous nous dirigeâmes lentement vers le restaurant. Je montais les quelques marches du perron, et rentrais à l'intérieur, suivit de près par Charlie. Nous nous avançâmes vers le halle de l'entrée. Une serveuse, blonde platine aux yeux verts, arrivait vers nous, un sourire chaleureux sur ses lèvres, minutieusement remplies d'une couche de gloss ultra brillant. Mais son sourire se faisait vite récompenser par de l'ébahissement. Ses yeux, ronds comme des soucoupes, et grands ouverts me fixaient avec étonnement. Elle était étonnée de voir une célébrité à Forks. Je pouvais la comprendre, moi-même je me demandais bien pourquoi j'avais fait ça, de me mettre à nue devant tout le monde.

− Mais… Vous… Vous êtes Rihanna ? S'étonna-t-elle. Oh mon Dieu ! J'adore toutes vos chansons ! Je suis fan de vous !

Un sourire se dessinait contre mes lèvres, en ayant entendu ce qu'elle avait dit. De savoir qu'il y avait toujours autant de fans qui m'aimaient toujours, me rassurait.

− Merci.

Charlie s'impatientait en raclant sa gorge. La blonde releva subitement ses yeux vers lui, alors que je faisais de même.

− Nous avions… Enfin du moins, j'ai réservé une table pour deux au nom de Swan, se reprenait-il.

Elle hocha la tête, visiblement elle devait se rappeler de l'appel de Charlie, avant de nous demander de la suivre.

La serveuse nous montrait d'un geste fluide, une table en plein milieu de la salle. Je pinçais mes lèvres en étant pas vraiment convaincue.

− Euh, une table un peu plus isolée, s'il vous plaît ? Lui demandais-je, ne voulant pas que l'on me remarque.

Ce qui était tout bonnement le contraire, vu que quelques gens étant présent déjà dans la salle avaient relevés leurs têtes vers ma direction. Ils étaient étonnés à leur tour de voir une célébrité, dans cette petite bourgade de Washington. Plusieurs chuchotements se faisaient entendre dans la salle.

Elle nous entraîna vers un coin, au fond de la salle, contre le mur. Je posais mon gilet contre le dossier de la chaise avant de m'asseoir. Charlie faisait de même, pendant que je posais ma pochette sur la table.

− Je vais vous chercher la carte, lança la blonde avant de partir.

Je croissais mes jambes en dessous de la table. Je regardais la serveuse partir. Puis mon regard dévia vers toute la salle. Certaines personnes me regardaient, d'où quand je posais mes yeux sur eux, un sourire se formait.

Je faisais balancer ma jambe de droite qui était posée au-dessus de la gauche, tout en soufflant d'exaspération.

− Et vas-y, ça commence déjà… soupirais-je.

Charlie cala son dos contre sa chaise.

− Ah, je te l'avais dit ! Disait ce dernier.

− Tonton… grognais-je.

− Tu ne m'as pas écouté ! Maintenant tu assumes ! Souria-t-il.

Je grognais.

− C'est pas parce qu'il y a la superstar Rihanna, qu'ils vont tous se mettre à bader devant moi ! Me moquais-je.

− Robyn…

− Non mais c'est vrai quoi ! M'exclamais-je. Ça y est, c'est pas parce qu'il y a une célébrité à Forks que tout le monde doit se mettre à se gratter le cul pour s'émerveiller, et pour se dire : "Oh, ça y est, on est enfin devenue une ville populaire !".

Charlie éclata de rire à ma connerie. Je faisais de même alors que la serveuse arrivait vers nous. Elle nous donna la carte à chacun de nous deux. Je la remerciais, mais elle me regardait avec insistance.

J'arquais un sourcil, en levant mes yeux vers elle.

− Je pourrais avoir un autographe, s'il vous plaît ? Me demanda-t-elle, toute émoustillée.

Je soupirais en levant les yeux au ciel. Je me rapprochais d'elle en décroisant mes jambes, et la fixais.

− Si je vous fais cet autographe, vous irez alors dire à tout votre personnelle que je ne suis pas venue manger ici, ce soir, et que vous ne m'avez jamais vu. C'est clair, Caroline ? Lissais-je sur son badge.

Elle hocha la tête. Je lui signais le bout de papier qu'elle me tendait, et lui redonnais en lui souriant. La blonde me remerciait avant de repartir vers les cuisines, annonçait la nouvelle à ses collègues.

Charlie me regardait, ébahi par ce que je venais de dire.

− Tu as choisi ? Le regardais-je, un sourire scotché sur mes lèvres, ignorant son regard.

Alors que nous avions déjà entamé depuis un moment l'entrée du repas, nous attendions maintenant le plat. Je tenais de ma main droite mon verre de bordeaux, fixant un point quelconque, en étant perdue dans mes pensées.

Elles vagabondaient sur ce qui s'était passé il y avait quelques jours. Et plus précisément, à l'aéroport. Je repensais à sa réaction, en m'ayant vu là-bas. Il avait été ébahi. Comme s'il avait cru me voir moi, alors que c'était le contraire. Il était clair qu'il devait se douter de quelque chose. Ou du moins, en être certain. Mais j'espère qu'il ne le découvrirait pas lui-même, et qu'il ne le dise à personne d'autre. C'est ce que j'espérais. Mais je savais qu'il n'était pas comme ça. Je savais que Chris n'était pas une balance.

− Houhou, Robyn ? T'es là ? Robyn ?! M'interrompait la voix de Charlie.

− Hein, quoi ? Sursautais-je, en relevant mes yeux vers lui.

Il me regarda en haussant un de ses sourcils.

− Excuse-moi, j'étais dans mes pensées, repris-je.

− C'est ce que j'ai vu, oui !

Je reposais mon verre après avoir bu quelques gorgées. La blonde revenait avec nos plats en main. Elle les déposa délicatement devant nous, à leur endroit respectif. Charlie et moi la remerciâmes en même temps. Elle commençait à repartir, mais je l'interpellais.

− Je pourrais avoir une autre bouteille de ce vin, s'il vous plaît ? Montrais-je du doigt le vin qui était posé entre nos deux assiettes.

Elle hocha la tête en guise de réponse, et me lança un sourire avant de retourner à une autre table. Je m'attaquais à mon plat en prenant ma fourchette dans ma main droite. Je sentais quelqu'un me fixer avec insistance. Je relevais mes yeux vers la personne qui était en face de moi.

− Quoi ? Lançais-je, arquant un de mes sourcils.

− Encore une autre ? S'étonna Charlie.

Je soupirais en levant mes yeux au ciel.

− Roo, tonton c'est bon, soupirais-je.

− Je me souvenais plus que t'étais alcoolique ! Ria-t-il.

− Ouais, c'est ça fous-toi de moi ! Souriais-je. Et toi alors, c'est pas ce que tu es en train de faire aussi ? Désignais-je du menton son verre à moitié fini de bordeaux que nous buvions à deux.

− Oui, mais moi je suis un adulte, essaya-t-il de trouver un argument.

Je le regardais, étonnée.

− Hé, moi aussi je suis une adulte ! Un petit rappel, j'ai vingt-deux ans ! Me ventais-je, comme une débile.

Il hocha la tête, en reprenant.

− Tu vas être pompette juste avant d'arriver chez les Cullen alors !

− Et bah c'est pas grave, comme ça au moins je serais déjà dans l'ambiance ! Éclatais-je de rire.

Il souria, en découpant sa côtelette.

− En plus j'arriverais en retard, il faut qu'on passe à la maison avant.

− Pourquoi ?

− Attends, tu crois tout de même pas que je vais y aller comme ça ? Pointais-je ma tenue, en sourcillant.

− Tu es très bien comme ça, non ?

Je hochais ma tête de droite à gauche en pinçant mes lèvres. Il s'esclaffa de rire en portant son morceau de viande à sa bouche.

La serveuse revenait vers nous, une bouteille du vin à la main. Elle la déposa sur la table en reprenant celle qui était vide. Je resservais mon verre, pour ensuite le prendre en main, et le portais à mes lèvres. Mes yeux se baisèrent sur la minuscule bougie qui était allumée sur notre table.

Je pinçais mes lèvres, inconsciemment.

− Je vais peut-être partir, Charlie… soufflais-je.

− Quoi ?! Mais pourquoi ? S'exclama ce dernier.

− C'est beaucoup plus difficile que je ne le croyais…

− Tu veux dire, en rapport avec le secret… ?

− Oui… marmonnais-je, en relevant mon regard vers lui.

Je savais que c'était difficile pour lui de l'admettre. Il avait passé de bons moments en ma compagnie, jusqu'à même en y être complices tous les deux… Mais je ne savais plus quoi faire.

− J'ai envie de reprendre ma carrière… Mais les Cullen ne sont pas encore au courant avec quelle personne ils fréquentent. Et je ne peux pas faire ça derrière leur dos. Ils vont se poser beaucoup trop de questions et je ne saurais pas comment répondre en mentant encore…

− Mais il y a bien un moyen pourtant pour leur dire, non ?

− Je ne peux pas leur dire tout ça d'un coup, soupirais-je. Imagines la tête qu'ils vont faire, si je leur disais. Imagines s'ils ne l'acceptent pas, qu'ils me rejettent !

Je baissais mon regard, en étant incapable de rajouter quelque chose d'autre. Je sentais une main se déposer contre ma main gauche de libre qui était sur la table. Celle de Charlie.

− Robyn, disait Charlie, si vraiment ils réagiraient de cette manière, c'est qu'ils ne penseraient pas du tout à tout l'effort que tu aurais fait en étant arrivé jusque ici. Tout ce mal que tu t'es donné. Depuis que tu es arrivé à Forks. Depuis ses deux années.

Je remontais mes yeux vers lui, lentement. Il me regardait à son tour avec sincérité.

− Je sais plus quoi faire… murmurais-je, débitée. Je sais plus si je devrais… tout laisser tomber, et m'enfuir. Retourner en Barbade, et essayer d'oublier. Ou alors, de continuer, et de garder la tête froide, même si je sais que c'est la meilleure option…

− Alors, reste.

Je me mettais à soupirer.

− C'est pas aussi facile que tu le crois Charlie.

− Je le sais, je le vois chaque jour que tu restes ici à Forks, m'assura-t-il.

Je me dégageais de sa main, alors qu'il reprenait.

− Écoute, tu vas pas te casser la tête avec ça ce soir, hein ? Alors tu vas aller à cette fête qu'a préparée Alice, et t'éclater. Je te demande que ça, d'accord ? Me souria-t-il, en soulevant ses sourcils.

Je hochais la tête, en me mettant à lui sourire à mon tour.

Quelques minutes plus tard, alors que nous venions de finir le plat principal, je prenais ma pochette, et sortais mon BlackBerry. Je constatais que je venais de recevoir un message. Et celui-ci venait de mon crétin de frère, Rorrey.

Hey, sœurette ! Quoi de neuf depuis ? Maman m'a dit que tu ne l'avais pas appelé… Ça va au moins ? Elle m'a dit que t'avais pas trop eu le moral…

Un sourire se formait sur mes lèvres.

T'inquiète pas frérot, juste un coup de blues, rien de grave. Si j'ai pas pu l'appeler c'est que je suis un peu débordée, et que je ne peux vraiment pas… Tu sais bien pourquoi… :( Au fait, Mel est avec vous à la Barbade ?

Je prenais mon verre en main, et en buvais quelques gorgées. Quelques secondes plus tard, il me répondait.

Oui, pourquoi ? D'ailleurs, elle m'a dit de te dire qu'elle voudrait te parler.

Je fronçais mes sourcils.

Tu sais pourquoi ?

− Maman, t'as appelé ? Demandais-je à Charlie.

− Laquelle ?

− Monica, levais-je mes yeux au ciel.

− Euh, non pourquoi, elle devrait ?

Je pinçais mes lèvres en lissant la réponse de Rorrey.

Je sais pas, mais elle avait l'air inquiète…

Charlie répéta sa question, alors que je lui disais que je ne savais pas.

Inquiète ? De toute façon, j'ai prévu de venir peut-être après-demain, ou demain. Après la fête d'Alice.

Pourquoi Melissa serait inquiète ? Inquiète pour moi ? Du fait que je ne pouvais pas lui parler ?

Cool ! :) Éclate-toi bien là-bas, comme tu sais si bien le faire ! ;)

Je rigolais.

T'inquiète pas ! :p

Je relevais mon regard vers Charlie, en constatant qu'il venait de recevoir son dessert. Il commença à déguster son crumble, alors que je me relevais. Il me regarda en fronçant ses sourcils.

− Excuse-moi, deux minutes, je vais me refaire une retouche, lançais-je avant de prendre ma pochette.

J'allais vers les toilettes, après avoir demandé à un des serveurs où se trouvait celui-ci. Je poussais la porte pour rentrer à l'intérieur. Je m'avançais vers les lavabos, mais une main glacée m'attrapa par mon poignet, et je me retrouvais plaqué contre le mur d'à côté de la porte. Une paire d'yeux couleur topaze me fixaient avec rage. Je reconnaissais distinctement ce visage en porcelaine qui était encadré par de belles boucles ondulées d'un blond éclatant.

− Rosalie ? M'étonnais-je.

Elle me regarda furieuse, en me tenant toujours par mon poignet fermement. Trop fermement, que j'en avais mal. Je lâchais ma pochette, celle-ci tomba par terre.

− Arrête, tu me fais mal, gémissais-je.

Elle desserra sa prise, en me regardant toujours droit dans les yeux, tout en s'exclamant.

− Je le savais ! Je le savais que tu nous cachais quelque chose ! Tu nous as menti ! Tu nous as menti sur toi-même ! Mon frère n'aurait jamais dû te rencontrer ! Il n'aurait jamais dû sortir avec une fille comme toi !

Je la regardais, ébahie par ce qu'elle venait de dire.

− Pourquoi t'as pas été sincère avec nous depuis le début ? Pourquoi tu n'as rien dit, hein ? Continua-t-elle.

− Tu crois vraiment que ça a été facile de vous cacher la vérité ? Tu penses vraiment que chaque moment passé avec ton frère n'était pas dur pour moi ? M'exclamais-je à mon tour. À chaque fois, j'hésitais de lui raconter la vérité, ma vérité ! À chaque fois, je m'imaginais sa réaction ce qui m'obliger à laisser tout tomber… J'ai été sincère avec ton frère depuis le commencement de notre relation, depuis que je suis arrivée à Forks, mais tu vois, la regardais-je avec insistance, je l'ai toujours été, mise à part sur moi-même. Du fait que je ne suis pas la fille dont il croit qu'il est avec.

Ma respiration était saccadée face à tout mon discours que je venais de lui faire. Rosalie me fixait pendant quelques secondes dans les yeux, avant de se reculer.

− Alors pourquoi être rester avec lui, même si tu pensais ne pas pouvoir être capable de le lui dire ?

− Parce que j'aime ton frère, et que même si cela m'est difficile de l'admettre, je ne peux pas le quitter ! J'ai pourtant essayé mainte fois de m'enfuir, de tout laisser tomber. Mais à chaque fois, j'avais toujours son départ précipité qui me frapper en pleine gueule ! Je ne voulais pas qu'il ressente exactement ce que j'avais ressenti, le jour où il m'avait fait la même chose, lui révélais-je, d'une froideur dont moi-même je me demandais si c'était bien moi qui venais de parler.

Ses yeux dorés me détaillent toujours de bas en haut.

− Alors, c'est ça, tu es… Rihanna ? Sourcilla-t-elle en prononçant mon surnom.

− Tu as bien la preuve devant toi, non ?

Son regard se faisait plus dur. Je venais de me faire prendre totalement la main dans le sac. Maintenant, Rosalie le savait. Déjà une personne. J'aurais dû écouter Charlie, de rester en Bella. J'aurais dû ne rien changer, mise à part, le fait que Charlie puisse m'appeler par mon vrai prénom. Sur ce coup-là, j'avais vraiment merdé…

Rosalie se mettait ensuite à regarder la porte qui était à côté de moi, et la verrouillait rapidement. Seulement quelques secondes après, la poignée de celle-ci s'abaissait, signifiant qu'il y avait une personne derrière la porte.

Je reportais mon attention sur Rosalie.

− Comment ça se fait que tu es là, et non à la villa en train de finir les préparatifs ? Lui demandais-je, en étant toujours caler contre le mur.

− Je suis venue te parler du magazine, répondit-elle.

J'arquais un de mes sourcils.

− Je sais ce que tu as vécu. Je comprends ta réaction face à l'article, j'aurais fait la même chose à ta place…

− Sauf que tu n'es pas à ma place, la coupais-je.

Elle soupira.

− J'ai vécu la même chose que toi, et je comprends exactement ce que tu as ressenti, à ce moment-là, me lança Rosalie.

− Oui, je sais. Edward m'en a parlé vaguement de ce qui s'était passé… soufflais-je.

Elle hocha la tête. Je pinçais mes lèvres, en reprenant.

− Au moins, tu es la seule à me comprendre.

Rosalie me lança un pauvre sourire. Je me rabaissais par terre pour attraper ma pochette.

− Juste une chose, me relevais-je, et en regardant Rosalie, n'en parle pas encore à Edward. Ne lui dis rien sur moi. Même au reste de la famille.

− Je n'avais pas l'intention de lui révéler, mais que ce soit plutôt à toi de le faire.

Elle savait qu'elle avait raison, et pour cause, je ne disais rien. Je déverrouillais la porte, alors qu'elle me demandait si elle ne pouvait pas venir avec moi chez Charlie, que j'acceptais éventuellement. Nous sortîmes des toilettes, et nous nous dirigeâmes vers la table où j'étais avec Charlie. À notre arrivée, Charlie faisait les gros yeux en voyant Rosalie à mes côtés.

− Oui, elle est au courant, affirmais-je à sa question muette.

Il me regarda, bouche bée.

− Écoute, ça ne te dérange pas que pendant le trajet jusqu'à la maison, j'aille avec Rosalie dans sa voiture ? Reprenais-je.

− Euh, non, m'accorda Charlie en fronçant ses sourcils.

Après qu'il avait payé l'addition, nous sortîmes du restaurant, et je montais dans la voiture de Rosalie, pendant que Charlie faisait de même avec la sienne. Rosalie démarra, et s'engageait sur la route en sortant du parking.

Alors que nous étions à mi-chemin, elle me posa une question.

− Charlie est qui pour toi ? Vu que je suppose qu'il n'est pas ton vrai père…

− Non. Il est… mon oncle, lui révélais-je. Tout comme René qui est aussi ma tante.

Je balayais du regard à travers la vitre, la nuit sombre.

− Comment… était Edward tout à l'heure, une fois arrivé à la villa ? Hésitais-je.

− Comment ça ? Sourcilla-t-elle.

− Il a vu que j'étais assez distante pendant la cérémonie, soupirais-je. Et je sais qu'il doit se poser des questions…

− Sans aucun doute, oui, m'assura-t-elle.

Nous arrivâmes devant la maison. Nous sortîmes de la voiture, et rentrâmes à l'intérieur. Je montais directement les escaliers, suivis de Rosalie en ayant croisé Charlie qui était déjà arrivé avant nous, dans la cuisine. J'allais dans la salle de bains, et refermais la porte après Rosalie. Celle-ci contempla la pièce pendant un bref moment. Première fois qu'elle vient ici, c'est vrai… pensais-je.

− T'as déjà vu quelqu'un à poil ? Lui demandais-je.

− Euh oui, pourquoi ?

À la fin de sa question, j'enlevais incognito le pantalon, et le bustier, me retrouvant en string devant elle. Elle me regarda pendant quelques secondes, étonnée, pour ensuite me donner la robe qui était derrière elle, accrochée contre la porte. Je l'enfilais rapidement. Rosalie me la referma à l'aide du fermoir au dos. Je prenais ma pochette et ressortais le rouge à lèvres. Mais je reposais celui-ci, en ayant oublié une chose. J'attrapais la perruque couleur chocolat que j'avais tant l'habitude de mettre, sous le regard méduser de Rosalie.

− Tu mets une perruque ?

− Bah oui, je suis bien obligée. Sinon ça serait vraiment trop flagrant, souriais-je.

Je rigolais.

− Eh oui, pendant deux ans j'ai ça sur la tête ! M'exclamais-je, amusée.

Elle souria à son tour, en m'aidant à mettre la perruque. J'appliquais ensuite rapidement une couche du rouge à lèvres nude, et me contemplais dans la glace. Ma robe se composait d'un bustier noir m'arrivant au-dessus des genoux. Je prenais la pochette avant de sortir de la salle de bains, et d'aller dans ma chambre. Rosalie entra dans celle-ci, et s'accouda contre l'encadrement de la porte. J'attrapais mes escarpins noirs signés Chanel, et les mettais.

J'entendais Rosalie s'exclamer à la vue des chaussures.

− J'y crois pas ! S'exclama-t-elle.

− Quoi ?

− Ce sont des Chanel ? Questionna-t-elle toujours étonnée.

− Euh oui…

− Elles sont magnifiques, je les adore !

− Je te les prêterais si tu veux, souriais-je.

Elle me contemplait en me souriant.

− Tu es magnifique comme ça, lança-t-elle.

− Merci, Rose !

Nous descendîmes ensuite en bas. J'entrais dans le salon, en y trouvant Charlie sur le canapé, regardant la télévision.

− Papa, j'y vais ! Lui informais-je.

− Tu ne veux pas que je t'y accompagne ?

− Non, c'est bon, j'y vais avec Rosalie !

− D'accord, éclate-toi bien, Robyn !

− Merci !

Je sortais du salon, mais Charlie m'interpella une autre fois.

− Il faudra qu'on discute à ton retour, dit-il.

− Pourquoi ?

Il montra rapidement du menton vers le halle, je comprenais directement. Je hochais la tête. Je revenais vers le halle, où Rosalie m'attendait devant la porte.

− Surtout, bois avec modération ! Entendais-je Charlie crié.

J'éclatais de rire en posant ma main sur la poignée de la porte. Tu me connais mal… pensais-je.

− On y va ? Lançais-je à Rose, alors qu'elle m'hocha la tête en souriant.

J'ouvrais la porte d'une main, en ayant l'autre prise par ma pochette. J'allais m'avancer vers le porche, mais une chose m'en retenait. Je relevais alors mes yeux vers cette personne, en étant ébahie.

Comprenant qui se trouvait en face de moi, je me figeais, le regard plongé vers lui…


THIS IS THE END !

De qui s'agit-il ? Faites-le moi savoir ! :)

Réponses aux reviews GUEST :

Laetitia38 : C'est vrai que tu as raison, c'est agréable quelques fois de relire des fanfic', ça peut permettre de comprendre une nouvelle fois ce qu'on a pas compris la première fois. Enfin, je m'égare :) Pour d'autres fanfictions, je ne sais pas encore. Déjà, je me concentre sur le second tome de LTWYL et je verrais par la suite. Merci pour ta review, et j'espère que la relecture de ce nouveau chapitre t'a toujours plu ! :)

See you nigga at the next chapter...

Kisses !

NFL.