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Harry Potter et l'Héritier de Serpentard

Chapitre 8 : Les profondeurs de Léo

Hermione Granger, la plus jeune Préfète-en-Chef qu'ai connut Poudlard, était inquiète. Il était environ 8h30 du matin et les derniers élèves étaient entrés dans la Grande Salle. Elle avait déjà distribué les emplois du temps et laisser aux élèves présent de donner le leur à leurs collègues encore absent. Évidemment, elle savait bien que certains ne le feraient pas et qu'elle serait obligée de dupliquer les emplois du temps qu'elle possédait encore afin de le donner aux retardataires.

Mais pour le moment, ce n'était pas la distribution des emplois du temps qui l'inquiétait mais son meilleur ami. Il ne s'agissait pas de Ron dont l'état était pourtant inquiétant. Il était là depuis près d'une demi-heure et avait à peine grappillé. Mais Hermione ne s'en faisait pas pour lui a cause du sourire extatique et de ses yeux qui brillaient, particulièrement lorsqu'il regardait la table des Serpentard.

La veille au soir, dés que Ron lui eut avoué sa relation avec Blaise, Harry s'était empressé d'écrire un message à Hermione qui attendait les nouvelles. La distance étant trop courte pour envoyer une chouette et comme il n'y avait pas de vent, Hermione avait vu arriver un avion en papier dans la chambre des filles qu'elle s'était empressé de cacher de Lavande et Parvati, réputée pour être des pipelettes et qui n'auraient pas put garder le secret. C'est pour cette raison qu'elle ne l'avait pas empêché, plus tard dans la nuit, de sortir du dortoir. Elle se doutait qu'il allait rejoindre le Serpentard et consentait pour une fois à fermer les yeux.

Après tout, elle ne pouvait penser que du bien de cette relation. Elle avait toujours adhérée à l'avis de Dumbledore sur l'entente des maisons et sur la stupidité de la rivalité rouge/vert. Elle savait que cette relation pouvait être le premier pas vers une réconciliation entre Gryffondor et Serpentard. Si tout du moins celle-ci était sérieuse. Il fallait, et elle savait que Harry serait d'accord avec elle, avoir une discussion avec Blaise et le plus tôt serait le mieux.

Mais c'était Harry qui l'inquiétait le plus. Il ne mangeait pas non plus et semblait exténué. Malgré sa nuit de sommeil, il avait des cernes sous les yeux et était pale. Elle le voyait de temps en temps baisser la tête et se reprendre en se secouant. Il ne répondait que par monosyllabe et seulement si on répétait plusieurs fois tellement il était plongé dans ses pensées.

- Harry…, l'appela-t-elle pour la troisième fois.

- Nn, répondit son ami sans lever la tête.

- Il s'est passé quelque chose cette nuit ?

En sursautant, Harry releva la tête et répondit rapidement, trop rapidement par la négative.

- Ne te fous pas de moi Harry ! Tu es crevé, tu ne mange pas et tu as même faillit t'endormir dans ton bol. On s'inquiète…enfin, je parle pour moi parce que Ron est vraiment à coté de la plaque aujourd'hui.

- Hein ? demanda celui-ci ?

- Tu vois, qu'est ce que je disais ?

- De quoi vous parliez ? Harry, tu as l'air HS.

- C'est de ça qu'on parlait. Il s'es passé quelque chose cette nuit et Harry ne veut pas me dire ce que c'est.

- Sans blague ! Harry, c'est qui ?

- Mais personne voyons !

Harry se leva et pris ses affaires. Il commençait à repartir mais se ravisa.

- On en parlera…ce soir…mais pas maintenant…je crois que…je ne suis pas prêt. Tout est encore flou.

Il sortit rapidement de la Grande Salle et alla dans le seul endroit qu'il connaissait où il ne serait pas déranger avant au moins quelques temps, les cachots où se déroulaient les cours de Potion. Arrivée devant la porte, il posa son sac et s'assit par terre. Lorsqu'il s'était levé le matin, il avait crus avoir fait un rêve malgré le fait qu'il n'expliquait pas sa grande fatigue. Il avait attendu que tout les garçons ait prit leur douche en somnolant avant d'aller prendre la sienne. C'est à ce moment là que Byakko était réapparu.

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Harry sursauta et tomba lorsque le grand chat apparu devant lui. Apeuré, il recula en s'aidant d'une main alors que l'autre retenait sa serviette autour de sa taille.

- Eh bien, Harry, c'est juste moi.

- Que, qui, Byakko ?

- Et bien voila !

- C'était pas un rêve ?

- Non, tu as bien la tache de retrouver les 55 esprits et moi celle de t'y aider.

Le Gryffondor poussa un gémissement et mit ses mains autour de sa tête. Il en avait assez, assez de tout ça.

- Est-ce que je ne pourrais pas vivre tranquillement ? Pourquoi faut-il toujours que tout m'arrive à moi ? je n'avais pas déjà assez de ce putain de V…Serpent albinos et maintenant je doit protéger le monde contre des esprits en vadrouille ! J'en ai marre.

- Allons, ne tombe pas dans l'auto apitoiement, ça ne sert à rien, dit Byakko avec une voix douce. Les choses sont telles qu'elles sont et si tu ne peux les changer, tu doit t'adapter et y trouver un avantage.

Il se rapprocha de Harry et frotta son museau contre ses joues où commençait à couler des larmes.

- De toute façon, tu n'es pas seule à porter ce fardeau. Je suis avec toi.

Harry renifla. Ce que disait le dieu tigre était vrai. Pour vaincre Voldemort, il était le seul à pouvoir le faire et aucun de ses amis n'avait la puissance nécessaire pour le faire. Mais dans ce combat, il avait Byakko qui, s'il ne pouvait capturer comme lui les esprits, le seconderais de son mieux avec ses conseils et son énergie.

- Allons, calme-toi, et raconte-moi tout ce qu'il y a à savoir sur ce Voldemort.

- Je croyais que nous étions lié par l'esprit, tu n'as pas vu mes souvenirs.

- Premièrement ce n'est pas aussi simple, les souvenirs sont un mélange indistinct d'image et de sensations et de plus il serait impoli de violer ainsi ton intimité.

Harry commença par le début, par la mort de ses parents. Il ne parla pas de sa vie avec les Dursley parce qu'inconsciemment, il savait que le tigre avait déjà ressenti son malaise par rapport à cette période. C'est alors qu'il parla de la deuxième année.

- A ce moment, là, nous avons appris que la chambre des secrets avait été ouverte et que le descendant de Serpentards avait lâché la bête qui se trouvait à l'intérieur sur les né moldus et les cracmols comme cinquante an auparavant.

- Impossible, balbutia le tigre. Ce n'était pas le but de la Chambre. Elle devait servir d'abris en cas d'attaque et le Basilic de protecteur.

Il paraissait si troublé que Harry hésita à continuer, mais il se dit aussi qu'il devait savoir.

- Plus tard, l'héritier à emmener une amie dans la chambre, et je suis allé la chercher. J'ai rencontré l'héritier. Il s'appelait Tom Elvis Jédusor, mais il n'était qu'un souvenir, le souvenir de l'homme qu'il allait devenir : Lord Voldemort, l'homme qui souhaitait purifier le monde tel que l'avais voulut son ancêtre.

- Non ! Non ! Mon maitre n'a jamais pensé comme ça ! Ce genre de pensée, c'est…c'est…oh mon dieu !

- Qu'y-a-t'il ?

- Ce n'est pas Salazar qui avait ce genre d'idée, mais quelqu'un qui lui était proche. Deux personnes pour être précis. Balthazar et Tatiana Serpentard, ses jumeaux.

- Serpentard avait des jumeaux ?

- Ils étaient trois à la naissance. Balthazar et Tatiana sont tombés amoureux malgré leur lien de sang. Salazar était jeune et il a condamné lourdement leur union en les chassant de son entourage et en les traitant d'impur, ce qu'il a regretté ensuite toute sa vie. Balthazar et Tatiana, devenu fous par le rejet de leur frère se sont imaginés les êtres les plus purs du monde et sont devenu les plus grands Mage noir de l'époque pour faire ce monde à leur image, d'une pureté irréprochable.

- Alors l'enfant de Salazar aurait été enlevé par son frère et sa sœur qui l'aurait éduqué.

- Impossible, car pour une mystérieuse raison, mon Maitre refusait d'avoir des enfants.

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Harry récapitula ce qu'il avait déjà appris. Salazar Serpentard était un grand sorcier qui n'avais jamais eut les idées ségrégationnistes qu'on lui connaissait, il avait eut un frère jumeau et une sœur jumelle qui eux les avaient et enfin, Voldemort ne pouvait être le descendant de Serpentard parce que celui-ci refusait d'avoir des enfants. Il y avait de quoi ébranler les certitudes de n'importe qui.

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Drago s'ennuyait à la table des Serpentards lorsqu'il avait vu Harry sortir précipitamment de la Grande Salle

Tient, pensa t'il, c'est la première fois que je vois Potter courir si vite surtout pour aller en cour de Potion.

Mais il n'avait pas le temps de penser à ce genre de choses, il avait d'autres chat à fouetter. Tout d'abord, il y avait l'embarrassant problème du délabrement mental de son meilleur ami. Blaise souriait depuis le matin comme un imbécile et, bien que Draco lui ai dit qu'il se comportait comme un Poufsouffle, il ne continuait pas moins. De toute façon, c'était irrécupérable et il décida de laisser tomber pour ce concentré sur son autre problème, les événements de la nuit.

Il savait que ce jour arriverais, mais il ne pensait pas que ce serait si tôt. Il devait se préparer sans tarder à accomplir les volontés de son Maitre, la tache qu'il n'avait confié qu'à lui et dont les autres ignoraient, peut-être, l'existence.

De toute façon, il n'avait plus rien à faire là. Il attendit encore quelques instants pour pas que l'on croit qu'il suivait Potter.

Mais tout de même pas trop loin ou je ne pourrais pas bien voir ses…merde !

Drago faillit se frapper d'avoir de telles idées. Mais pourquoi Merlin le persécutait-il de cette façon ? Il ne voulait pas éprouver de sentiments pour un Gryffondor et surtout pour ce Gryffondor.

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A la sonnerie, tout les élèves étaient entrés sans attendre le professeur et s'étaient installés, les Gryffondors d'un coté et les Serpentards de l'autre, comme séparés par une ligne invisible. Comme à son habitude le professeur Rogue ouvrit la porte à la volée, mais cette fois prit bien soins de la refermer. Il attendit quelques instants et poussa un soupir de soulagement

Ouf, je l'ai semé.

Il prit une grande respiration. Et traversa la classe de son pas habituel, posé et décidé, faisant voler sa cape derrière lui. Il avait absolument besoin de se détendre. Le Professeur Laderault l'avait persécuté toute la matinée et maintenant qu'il avait réussit à le semer, il se sentait dans un état de nerf extrême. Il observa la classe avec son regard glacé habituel et jaugea ses élèves.

- Aujourd'hui, j'ai décidé…

Il fit une pause dramatique, savourant les regards inquiets de ses élèves et plus particulièrement des Gryffondors.

- …de recomposer les binômes.

Il savoura les grimaces de ses élèves et plus particulièrement celle d'Harry. Ce qu'il ignorait, c'était que si le Survivant grimaçais, c'étais parce qu'il savait pertinemment que le professeur allait le mettre avec Malefoy rien que pour l'embêter et qu'il ignorait s'il allait l'étrangler ou l'embrasser.

Mais soudain, lui et tous les élèves remarquèrent quelque chose dans le dos du professeur. Il voulut se retenir de rire mais c'était peine perdu. Même les Serpentards se mirent à pouffer en voyant le spectacle.

- Mais que… ! Hoqueta Rogue en voyant pratiquement tous ces élèves en train de rire.

- Je crois qu'ils rient parce que je te fais les oreilles d'âne, Sev, dit une voix dans son dos.

Un frisson glacé remonta le long du dos du professeur le plus haïs de Poudlard en reconnaissant la voix qu'il avait cherché à éviter. Son œil fut agité d'un tic nerveux et l'on put voir clairement une veine saillir de son front. Léo baissa sa main et sortit de derrière son dos. Un sourire illuminait son visage enfantin, comme un enfant innocent qui vient de faire une bonne blague.

- Bonjour jeunes gens. Comme je n'avais pas cours en première heure et que je vous avais vous juste après, je me suis dit que l'on pouvait faire connaissance. Je remercie donc votre très cher professeur de Potion de m'accueillir pendant ces deux heures.

- Mais je n'ai jamais…

- …Jamais eut d'assistant ? Ne t'inquiète pas, Sev, je peux très bien me débrouiller tout seul.

Harry crut que l'espion mangemort allait faire une attaque et Drago crut que son parrain allait sauter sur leur professeur de Soin aux Créatures Magiques pour l'étrangler. Cependant, le regard assassin que lui lançait Rogue et qui aurait fait peur à n'importe qui passa bien au dessus de la tête de Léo.

- Puisque Séverus ne semble pas en état de parler, c'est moi qui vais donc recomposer les binômes.

La bonne humeur qui s'était installée surtout chez les Gryffondors s'arrêta bien assez tôt. Les élèves aimèrent beaucoup moins Léo après et Harry se demandais même s'il n'allait pas se réconcilier avec Rogue rien que pour avoir le plaisir de l'étrangler. Il avait recomposé tout les binômes de façon à ce que chaque Gryffondor ait pour partenaire un Serpentard. Les seuls qui étaient content furent Ron et Blaise car ils étaient ensembles bien qu'ils tentent par tous les moyens de cacher leur joie. Hermione se retrouvait donc avec Millicent Bullstrode qui l'ignorait superbement et Harry avec Drago Malefoy.

De son coté, celui-ci n'en menait pas plus large, il avait horreur qu'on lui tende un piège et la décision du professeur Laderault avait un gout de trahison, même si celle-ci était accidentelle. Tout en nourrissant des rancœurs envers le jeune professeur il s'assit à la table qui lui avait été désigné alors qu'Harry, tentant tant bien que mal de cacher son trouble, s'asseyait à coté.

Heureusement pour les Gryffondors, le cours ne se passa pas aussi mal qu'ils ne le pensaient. Il faut dire que la menace de tous gouter à leur propre potion en fin de cour planait au dessus de leur tête et refroidissait les plus belligérants. Ils avaient intérêt à réussir malgré le professeur de Potion qui s'obstinait à tourner autour des tables comme un vautour. Il voulait reprendre le contrôle de son cours qui ne se déroulait pas du tout comme il le prévoyait. Il décida comme à son habitude de s'acharner contre les Gryffondors, mais Léo ne semblait pas prêt à le laisser faire.

Ainsi lorsque Théodore Nott fit exprès de bousculer Dean Thomas qui tenait un verre plein d'un liquide ambré qui se répendit sur la paillasse et que Rogue fonça dessus comme un oiseau de proie, Léo le suivit.

- Monsieur Thomas, je doute que dans les instructions il soit marqué de nettoyer son bureau avec du suc de guêpe naine des hauteurs, j'enlève donc 10 p…

- Voyons Sev, tu as bien vu comme moi que ce n'est pas lui mais son voisin qui est responsable. 5 points en moins pour Serpentard.

Rogue faillit s'étouffer. Jamais aucun professeur de l'école ne se serait permis de reprendre un collègue lorsque celui-ci enlevait des points. Même Minerva McGonagall ne s'était jamais permis de le faire lorsqu'il enlevait trop de points à sa maison. C'était une sorte de question d'éthique déontologique. Mais Léo semblait ne pas se soucier de ce genre de chose. Peu lui importait qu'il ait ridiculisé son collègue devant toute une classe pourvu que justice, sa justice, soit faite. Cette réaction à la fois d'un héroïsme écœurant et d'un égoïsme inouï mit Rogue hors de lui. Décidé à se calmer les nerfs, il s'approcha de la table de Neville Londubat qu'il espérait pouvoir martyriser en paix.

En le voyant venir vers lui, le jeune Gryffondor perdit tout ses moyens. Le couteau qu'il tenait dans une main lui échappa et tomba per terre manquant de blesser Gregory Goyle qui eut juste le réflexe de retirer son pied.

- Monsieur Londubat, je vois que votre ancestrale et perpétuelle bêtise à encore frapp…

- Voyons Sev, un peu de pédagogie.

- C'est quoi ? Ça se mange ?

Après une explication en long et en large sur l'art de l'éducation et sur la théorie de l'échec scolaire, Léo le renvoya. Il s'approcha de Neville qui tremblait encore.

- Bon, je pense que je vais vous aider. Vous avez de la chance, les potions sont à peu près la seul discipline magique que je peux exercer.

- Pourquoi ? demanda Goyle.

- Eh bien, comme je l'ai dit hier, je n'ai pas de pouvoirs magiques. Or, la fabrication des potions est la seule discipline où ce n'est pas la magie du sorcier qui est en jeu, mais celle des ingrédients et leurs combinaisons. En plus, c'est un peu comme de la cuisine. Ma mère m'as appris à aimer cuisiner, elle aurait put être un grand chef.

- Que c'est-il passé ?

Léo le regarda ce qui fit rougir Neville.

- Je suis désolé, je n'ai pas à poser ce genre de questions.

- Ce n'est pas grave. C'est juste qu'elle s'est marié et qu'elle a voulut consacrer tout son art à sa famille.

- C'était une mère au foyer quoi, dit Millicent Bullstrode avec dégout qui était assise juste devant. Une femme qui reste à la maison pour attendre le retour de son mari.

Une lueur de colère passa dans les yeux de Léo, mais aussitôt, il se mit à rire.

- Elle se fichait bien de ce qu'on pensait d'elle. C'était son choix et elle en était heureuse. Pour elle, ce n'était que partie remise.

- Elle est donc devenu Chef ? demanda Neville.

Le regard de Léo se voila.

- Non, dit-il d'un air absent, elle est morte, assassinée par la plus horrible bête qui soit.

- Je…je suis désolé, balbutia Neville, je n'aurais pas dut…

- Tu n'en savais rien. Bien ! dit-il en se reprenant, il faut y retourner où vous n'allez pas pouvoir finir. Monsieur Nott ! si vous croyez que je ne vous ai pas vue verser cette poudre d'ambre gris dans le chaudron de votre voisine, vous vous trompez ! 10 points en moins pour Serpentard.

Il reprit toute la potion avec Neville et Gregory, les aidant à choisir les ingrédients en leur indiquant comment reconnaitre un bon ingrédient d'un ingrédient périmé ou aillant perdu toutes ses propriétés. En suite, il leur expliqua les meilleurs gestes pour couper, broyer ou effiler ces ingrédients. Il les conseillait sans pour autant leur faire leur potion. Il eut également le temps de passer voir les autres pour leur donner des conseils et les reprendre juste au moment où ils allaient faire une erreur. Séverus avait beau essayer de désavantager les Gryffondors, Léo s'arrangeait toujours pour être à coté de lui au moment où il se prenait à l'un d'eux. A un moment, excéder, il faillit se déchainer sur la pauvre Pansy Parkinson qui, à cause d'un mouvement malheureux de Seamus Finnigan, son partenaire, avait renversé de la bile d'éléphant sur sa robe. Léo reprit donc le professeur et le sermonna sur son mouvement d'humeur.

Quand les élèves sortirent, Léo leur demanda de l'attendre quelque instants dans le couloir. Il se retourna vers Séverus qui était assis à son bureau, le corps secoué de tics nerveux avec, devant lui, une ligne de fioles de potions qui semblaient prometteuses.

- J'ai vérifié dans la réserve, les racines de mandragores et de caroube sont périmés, il n'y a plus ni d'œil de triton, ni d'oreille de chauve souris et je ne suis pas arrivé à mettre la main sur le bocal de pied de lézard doré des steppes, non, que je ne le trouvais pas, mais je pense qu'un petit malin lui a jeté un sort parce qu'il se déplace tout seul.

Séverus ne répondit pas. Il resta prostré dans son fauteuil, le corps encore tremblant.

- Séverus ?

- Comment avez-vous osé ? lui hurla presque le professeur d'une voix étranglé. Comment avez-vous put me reprendre ainsi devant mes élèves ? C'est inamissible de faire ceci à un collègue et surtout à moi ! je…

- Maintenant, ça suffit !

Les yeux de Léo étaient durs et froncé. Il regarda Séverus de haut qui se ratatina dans son fauteuil. Il se maudit de faire ça, mais il ne pouvait pas faire autrement devant le regard glacé de Léo.

- Écoute-moi bien Séverus, je trouve ta conduite avec ces élèves inqualifiable. Je comprends parfaitement qu'un professeur peut se montrer dur envers ses élèves pour les pousser en avant. Mais ton but à toi n'est pas de les élever mais de les rabaisser plus bas que terre et en particulier les Gryffondor.

- Tu ne sais rien de moi, comment peux-tu me juger, éructa Séverus en passant soudain au tutoiement.

- Tu crois ça ? Je sais par exemple que ta haine des Gryffondors vient du fait que tu as été persécuté par James Potter et Sirius Black lors de ta scolarité et que maintenant, tu fais un transfert sur tout les Gryffondors et en particulier sur Harry qui est le portrait craché de son père.

- Je…, balbutiai rogue, blême.

- Je dois dire que pour un adulte, tu as un comportement de gamin. Tu es immature et complètement stupide. Je suis sur que tes élèves pourrait te rendre fier si tu leur enseignais vraiment les potions et pas en les lâchant dans ce bourbier et en attendant qu'ils se cassent la gueules pour que tu puisses te foutre d'eux.

- Certain de mes élèves, s'en sorte bien…

- Oui, comme Draco Malefoy, se moqua Léo. Mais lui, c'est un mordus, il aime les potions depuis bien avant toi, alors il n'attend pas tes cours pour apprendre. Les autres ne connaissent que toi et c'est ça que tu veux leur donner comme image, des heures de torture à galérer ? Tu ne leur as même jamais parlé des subtilités des potions ou de ce qui fait que tu aime autant ça.

- Ils ne pourraient pas comprendre et ce ne sont pas leurs affaires.

- Bien sur que si. Une personne qui parle avec passion de ce qu'il aime est toujours écouté. Pense à ça.

Léo fit volte-face et sortit. Séverus resta seul, noyé dans ses pensées.

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Dans la cohue sortant du cours de potion, Ron s'était fait bousculé par Draco et n'avait pas apprécié. Profitant de la dispute entre les deux ennemis, Hermione réussit à approcher Blaise et le prendre par le bras pour l'emmener dans un cachot vide, juste à coté. Harry ayant vu la scène et sachant parfaitement ce que son amie projetait de faire, la suivit. La jeune Gryffondor poussa Blaise dans la pièce et ferma derrière Harry.

- Eh ! Qu'est ce qui vous prend ? Vous êtes malade ?

- On doit te parler, seul à seul, dit Hermione.

- On est au courent pour toi et Ron.

Blaise déglutit et baissa les yeux. En le détaillant, Harry comprit comment Ron avait put craquer sur lui, au moins physiquement. Blaise était un métis à la peau sombre. Il avait une silhouette agréable et était extraordinairement grand pour son age. Il avait un visage d'adolescent romantique avec ses yeux bleu en amande et ses cheveux noirs et raides, un peu long qui faisait irrésistiblement au Sirius Black qu'avait vu Harry dans les souvenirs de Rogue. Un charmeur, c'est ce qui était dangereux.

- É…écoutez, je sais que c'est mal. Mais je vous en pris, n'en voulez pas à Ron. C'est moi qui l'ai séduit. Si jamais ça devait lui valoir du tord, je me retir…

Hermione leva la main, faisant taire le Serpentard. Elle s'avança vers lui et le regarda droit dans les yeux. Blaise déglutit devant l'intensité de son regard, mais incapable de s'en détourner.

- Est-ce que tu es sérieux ?

- Quoi ?

- Est-ce que tu aimes Ron ?

- Je…

- Écoute-moi bien. Pour Harry et moi, Ron est comme un frère. On veut être sur qu'il ne lui arrivera rien.

- Mais…

- Je n'ai pas finit. Harry et moi avons discuté et nous somme tombé d'accord. Nous sommes tout à fait disposés à ce que Ron te fréquente, mieux, nous trouvons cette idée formidable.

- Oui, je…

- Mais ! Si jamais tu te fous de lui ou que tu lui fais du mal, Harry et moi t'attendrons au tournant. C'est clair ?

Blaise hocha la tête.

- Bien, maintenant je répète ma question, est-ce que tu aimes Ron ?

- Oui.

Blaise avait prit une inspiration et avait fermement répondu. Ni sa voix ni son corps n'avait tremblé et il avait soutenu le regard d'Hermione aussi fort qu'elle. Celle-ci sourit et lui ébouriffa les cheveux.

- Bienvenue dans la famille, beau-frère, plaisanta-t-elle.

Elle se tourna vers Harry qui se tenait toujours dans un coin. Celui-ci soupira.

- Et bien je n'aurais plus qu'à supporter Malefoy au moment des réunions de familles.

- Ose dire que ça te déplairait.

- Hermione ! Gémit Harry en jetant des regards affolé vers Blaise.

- Allez venez, sinon, le professeur Laderault va partir sans nous.

- Au fait Potter…

- quand on est seul, appelle-moi Harry.

- D'accord Harry. Ce que je voulais dire, c'est que Draco n'est pas vraiment comme ça, comme tu le connais. C'est un masque.

- Mais il me hait trop pour l'ôter devant moi et moi je ne lui fait pas confiance pour tenter de lui faire ôter.

- Si un jour tu y arrive, tu verras que c'est un gars bien.

- Merlin t'entende, murmura Harry en sortant.

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La dispute entre Ron et Draco s'était calmé du fait de la venue de Léo qui les avait séparés et qui les sermonnait. Il avait déjà enlevé dix points à chacune des maisons et promettait de leur en enlever le double si ce genre d'incident recommençait. Harry et Hermione reprirent leur place au milieu des Gryffondors et Blaise retourna près de Draco.

Une fois qu'il eut finit son serment, il leur annonça qu'il les emmenait à leur cour. Pendant le trajet, Neville remercia Léo de son aide.

- Ce n'est rien voyons, c'est un peu mon boulot.

- Le professeur Rogue n'est pas comme ça.

- Il a d'autres façons de faire. Il ne m'appartient pas de contester sa façon de faire dans son dos.

- En tout cas, vous êtes plutôt fort.

- Moi ? Non voyons. Faire une potion, c'est comme la cuisine, il suffit de savoir suivre une recette et de bien connaitre les ingrédients. Mais je suis incapable de créer une potion ou de l'améliorer d'une façon ou une d'autre. Le meilleur dans cette discipline, c'est le professeur Herzicos, il est très fort dans tout les domaines magiques.

Ils arrivèrent enfin au bord du lac. Il y avait quatre grandes caisses en plastiques aux couleurs de l'école, et un drap blanc enroulé autour de deux bâtons. Léo demanda à tous les élèves de s'assoir par terre.

- Bien, nous sommes maintenant dans mon cour de Soins aux Créatures Magiques. Pour notre premier cours, je vais d'abord vous parler de ce que j'envisage pour cette année. A chacun des trimestres, nous étudierons un milieu de vie. Le premier trimestre sera consacré aux créatures aquatiques, le second aux créatures aériennes et le troisième aux créatures terrestre. A la fin de l'année, si nous avons le temps, je ferais un cours spécial sur les dragons. Si vous avez des questions, levez la main. Oui Mrs Granger ?

- Pourquoi mettez vous les dragons à part dans votre classification ?

- Et bien parce que c'est une créature qui est à la fois aquatique, aérienne et terrestre.

- Mais ce n'est pas la seule, il y a aussi…

- Je le sais parfaitement, mais nous avons déjà un programme bien rempli et nous ne voyons déjà pas toutes les créatures dans chaque milieu. J'ai dut faire une sélection en fonction des…impératifs du ministère, finit-il avec une grimace.

- Et les dragons sont au programme du ministère ?

- Bien sur que non Mr Finnigan.

- Mais vous avez dit…

- J'ai dit que je me référais à la liste du ministère. J'ai donc ôté de ma liste toutes les créatures mentionnées par cette liste car elles étaient forcément trop inintéressantes. Bien, pour commencer, nous allons pendant une heure étudier la faune se trouvant au fond du lac. Oui, Mrs Brown ?

- Ce n'est pas dangereux ? je veux dire, il y le calamar géant…

- Le Kraken ? Ne vous inquiétez, pas, malgré les apparences, ce n'est pas du tout un animal dangereux, il est même très gentil.

- Et pour les habitants du lac ?

- Excellente question, monsieur Zabini. Mais il n'y a pas lieux de s'inquiéter, car, il y un traité de non agression entre les directeurs de l'école et les rois Ondins tant qu'on n'approche pas de leur citée. C'est pour cela que je vous demanderez de ne pas vous éloigner du groupe. Une dernière question, Mr Goyle ?

- On n'a pas de maillots.

- Prosaïque mais intéressante. Nous avons tout prévus. A cause du froid des profondeurs, vous ne pouvez pas simplement mettre des maillots, alors vous aurez chacun une combinaison.

Il ouvrit la caisse rouge et en sortit une combinaison minuscule. Les élèves regardèrent incrédule l'habit pas plus grand qu'un vêtement de poupée rouge et doré.

- Vous mettrez ceci. C'est évidemment une combinaison Gryffondor. Les Serpentards en auront une aux couleurs de leur maison.

- C'est minuscule, s'exclama Théodore Nott.

Avec un petit sourire, Léo prit les deux manches et les étira jusqu'à ce que ses propres bras soient écartés au maximum.

- Tissu ultra extensible, ultra moulant, extra sex…

- Hum ! hum ! fit une voix dans le dos des élève.

Sophie venait de les rejoindre. On sentait son regard noir même à travers ses lunettes.

- C'est pas trop tôt Fifi.

- Je te prierais de ne pas m'appeler autrement que Sophie ou je te fais sauter la tête.

- Ok, Ok. Donc le docteur Quimperre aideras les filles à s'habiller tendis que j'aiderais les garçons. Mais d'abord, je vais vous faire une petite démonstration.

Il commença à se déshabiller, enlevant d'abord sa robe, puis ses bottines. Il détacha la ceinture de son pantalon et le fit glisser le long de ses jambes. Malgré son apparence fragilité, on sentait les muscles rouler sous sa peau d'albâtre. Alors qu'il allait enlever sa chemise, Harry se rappela que Léo était aussi un espion chez les mangemorts et devais donc porter la marque. Mais lorsqu'il vit les bras fin de Léo, ils étaient parfaitement purs. Sans vraiment savoir pourquoi, Grégory sentit son regard attiré par un fil noir noué autour de son poignet gauche.

Léo prit ensuite un sac posé sur le sol et en retira une combinaison un peu semblable aux autres, mais d'un bleu foncé avec des bandes argentés sur les cotés. Il rentra ses doigts dans le col et l'étira au maximum pour y faire entrer une jambe. Celle-ci glissa dans la combinaison et se logea dans le chausson. Il fit la même chose avec l'autre jambe, puis se releva pour enfiler les manches. Il l'ajusta au niveau des doigts et serrant et desserrant les mains.

- Comme je le disais, ces combinaisons sont très flexibles, mais aussi résistante et vous protégeront du froid.

- Jeunes filles, on arrête de baver et on écoute, fit remarquer Sophie à certaines gryffondors et Serpentards.

- A votre tour maintenant, dit Léo en dressant le paravent avec l'aide de Sophie. Les garçons à gauche, les filles à droite.

- L'autre gauche Mr Finnigan, dit Sophie. J'ai des traitements spécifiques pour les problèmes de vue bien qu'ils soient parfaitement écœurants.

Le jeune Gryffondor déglutit et préféra aller de son coté de la barrière. De son coté, Harry se demandait ce qu'il avait bien put faire dans une vie antérieur pour que le destin s'acharne ainsi sur lui. Déjà au cours précédant, la présence de Draco à coté de lui l'avais rendu fou, mais maintenant, il allait devoir le regarder se changer. Il se demandait si Léo n'avait pas fait exprès. Il préféra donc se mettre les plus loin possible et dos à lui.

Malheureusement, Draco avait alors un aperçut direct sur son postérieur ce qui le déconcentra et il se cassa la figure, les pieds emmêlés dans son pantalon. Mort de honte mais toujours avec son masque froid sur le visage, il se releva sous les rires des autres élèves et plus particulièrement les Gryffondors.

- Dépêchez-vous au lieu de rire, dit Léo qui se retenait lui-même à grand peine.

Lorsque tous les élèves furent prêts, ils s'assirent de nouveau sur le sol. Sophie rangea le drap, le reposa par terre et retourna à son infirmerie. Léo retourna au bord de l'eau et en sortit un sac. Il l'ouvrit et en sortit quelque chose qui ressemblait à un enchevêtrement de queues de rats grisâtres et gluante.

- Ce n'est pas très ragoutant, mais il va falloir surmonter votre dégout et l'avaler. C'est ce qui va vous permettre de respirer.

- C'est dégoutant, gémit Lavande.

- C'est exactement ce que je viens de dire Miss Brown, inutile de répéter. Quelqu'un sait-il ce que c'est ?

Evidemment, la main d'Hermione se leva, rapide comme la foudre. Léo soupira et l'ignora tout simplement, comme le faisait Rogue. Il survola l'ensemble des deux classes et son choix tomba sur Neville qu'il avait vu lever timidement la main pour la baisser ensuite.

- Mr. Londubat ? Je n'ai entendu que des éloges à votre propos de la part du professeur Chourave, pourrez-vous m'expliquer ce qu'est cette plante, ses effets et tout ce que vous savez sur elle.

Neville rougie, mais s'apprêtait à répondre alors qu'un ricanement le coupa.

- Puis-je savoir la raison de votre hilarité, Mrs Bullstrode ?

- Je voulais juste faire remarquer que pour attendre une réponse correcte de Londubat, il faudrait attendre qu'il neige en Septembre.

Neville rougie de nouveau, mais se sentit vexé. Il laissa glisser sa main au sol et son simple contact fut pour lui comme un électrochoc. Il sentit une vigueur nouvelle parcourir ses membres et se sentait prêt à relever le défi que lui lançait la jeune Serpentard.

- Cette plante est appelé Branchiflore, poussant aux abords de la Méditerranée, elle donne à celui qui la mange la capacité de respirer et de se mouvoir sous l'eau. Une première fois découverte par Elladora Ketteridge elle fut redécouverte un siècle plus tard par Beaumont Marjoribanks et diffusé dans le monde. Aujourd'hui encore, on n'en trouve qu'en Méditerranée ainsi que sur certaine cote d'Australie ayant le même climat favorable à son développement depuis son exportation en…

Harry souriait, il savait que Neville saurait tout à propos de cette plante. Malgré ses aires un peu innocent, il était indéniable qu'il avait un talent certain avec les plantes et l'Herbologie. Il ne deviendrait sans doute pas auror comme le souhaitait sa grand-mère, mais s'il décidait de se spécialiser dans cette matière, il deviendrait sans aucun doute un spécialiste.

La plupart des Serpentard le regardait bouche bée, surtout Millicent qui avait lancée la pique et qui se retrouvait maintenant prise à son propre piège. Soudain, elle sentie quelques chose de froid se poser sur sa nuque. Elle y porta sa main et la ramena mouillée. Une autre sensation de froid, sur son nez cette fois, lui fit lever la tête. Au dessus d'elle, un petit nuage s'était formé et déversait sur elle quelques flocons de neiges.

- Vous voyez Miss Bullstrode, tout peut arriver. J'enlève 10 points à Serpentard pour votre manque de discernement et pour vous être moquée d'un camarade. En revanche, j'accorde 20 points à Gryffondor pour la performance de monsieur Londubat.

Il distribua les Branchiflores aux élèves qui regardaient la plante avec dégout, plus particulièrement Harry en avait déjà fait l'expérience et qui savait quel horrible gout elle pouvait avoir.

- Bien ! dit enfin Léo après avoir vidé le sac. Je finis de me préparer et on va y aller.

- Vous n'avez pas de branchiflore ? demanda Hermione.

- Non, j'ai autre chose en ma possession.

Il prit son sac et y mit la main. D'un geste ample et rapide, il en sortit un long voile qui semblait être fait d'écailles et d'eau. Il en entoura sa taille et l'attacha comme un paréo. En reculant, il entra dans l'eau. Dés que celle-ci effleura le voile, il s'illumina. L'eau s'anima et entoura le professeur qui se recroquevilla à l'intérieur de la sphère aqueuse qui se formait autour de lui. Une lueur bleue s'illumina en son centre et balaya les visages incrédules des élèves. Lors que la lueur s'éteignit tout à fait, la sphère s'effondra et retomba dans le lac. Les élèves s'avancèrent et scrutèrent la surface de l'eau mais il n'y avait plus de trace de leur professeur.

- Regardez ! Là ! s'exclama Goyle.

Un ombre s'avançait vers eux sous la surface. Les élèves reculèrent. Mais lorsque l'ombre ne fut plus qu'à quelques mètres d'eux, elle surgit des flots. Ébahis, les élèves virent leur professeur s'élever dans les airs, ses cheveux, à présent détachés, volant autour de son visage et la queue de poisson bleu sombre et argenté qui avait remplacé ses jambes, fouetter l'air avant de retomber dans une gerbe d'écume. Léo nagea jusqu'à un rocher presque émergé et s'y assit, regardant ses élèves. Même sa combinaison avait changée. Bien sur il n'y avait plus la partie inférieur, mais la de la partie supérieur, il ne restait plus q'une bande recouvrant son torse et enserrant son cou. Le reste, les manches et le dos, avaient disparus.

- Avant que vous ne posiez la question, je vais vous informer que l'objet que j'ai utilisé est un artefact puissant provenant d'une civilisation sous-marine millénaire et dont peu d'exemplaires ne sont disponibles sur le marché. Au contact de l'eau et d'un corps vivant, il fusionne avec lui pour lui permettre la vie amphibie et ne s'en sépare que lorsqu'il est sec. Généralement, ils sont appelés talisman magique d'eau, ce qui est une appellation erronée vu qu'il ne s'agit en aucun cas de magie. Le nom le plus approprié et le d'ailleurs le plus poétique est voile écailleux. Maintenant plus de question et si vous voulez bien entrer dans l'eau, il serait temps que nous commencions le cours.

Les jeunes sorciers entrèrent dans l'eau en grimaçant. On était à la fin de l'été et l'eau commençait à être fraiche. Léo les rassura sur ce point en précisant que la combinaison allait bientôt se réguler pour rester à température du corps. En effet, quelques secondes plus tard, une chaleur se diffusa dans leurs membres et ils purent avancer plus facilement. Au signal de Léo, ils avalèrent tous avec plus où moins de dégout, la plante amphibie et plongèrent. Personne ne vit que Drago n'avait pas avalé sa Branchiflore.

Harry commença d'abord à étouffer, puis ses branchies prirent le relais de ses poumons alors qu'il les remplissait d'eau. Il regarda ses mains, voyant l'interstice entre ses doigts se combler à l'intérieur de la combinaison qui s'adapta à la nouvelle forme. Il arriva le même phénomène à ses pieds qui s'allongèrent pour lui fournir un moyen de propulsion. Il regarda autour de lui pour voir comment les autres s'en sortaient. Léo allait de l'un à l'autre pour les aider à s'adapter, les calmants de quelques gestes rassurants. Il se retourna vers ses amis qui semblaient assez bien supporter la transformation. Hermione voulut lui dire quelque chose mais seul des bulles sortirent de sa bouche. Surprise, elle porta sa main à sa gorge. Autour d'eux, d'autres avaient déjà fait l'expérience et étaient dans la même position, ou presque, que la jeune fille.

- J'avais oublié de vous dire, dit Léo qui, lui, pouvait parfaitement parler. La Branchiflore empêche d'exprimer les sons articulés de façon humaine, il vous sera donc impossible de communiquer entre vous, ce qui n'est pas plus mal vu que ça évitera les bavardages. En revanche moi je peux vous comprendre grâce à mon voile ce qui me permettra de répondre à vos questions. Pour faciliter les déplacements, nous allons nous déplacer à l'aide du Buddy System, c'est-à-dire en binôme. Pour ne pas nous prendre la tête, on va garder les mêmes que celles que nous avons fait en Potion.

De nombreuses bulles s'élevèrent des bouches des élèves mais aucun vrai son ne sortit de leur bouche. Comme Léo ne semblait pas près de revenir sur sa décision, ils ne purent qu'obéir.

- Et tenez-vous la main, vous risquez moins de vous perdre.

Heureusement pour Harry, L'eau dissimula le rouge que prirent ses joues lorsqu'il prit la main de Draco. Trop préoccupé à fuir le regard de Draco, il ne remarqua pas le petit sourire satisfait de son professeur, mais Draco, lui, le vit. Ses yeux s'étrécirent ce qui ne fit qu'agrandir le sourire de Léo. Il ondula en redescendant tout en donnant des conseils.

- Essayez d'avoir toujours un autre groupe dans votre ligne de mire. Ne lâchez pas la main de votre binôme. Si vous commencez à avoir mal aux oreilles, ce n'est pas grave, c'est que vous n'avez pas encore bien assimilé la branchiflore. Dans ce cas là, décompressez en vous bouchant le nez, en fermant la bouche et en soufflant.

Les groupes se maintinrent environ un mètre au dessus du fond, frôlant certains récifs et effrayant des bancs de poisson. Harry regardait tout autour de lui. Tout, était tellement fantastique qu'il en avait presque oublié la main de Draco au creux de la sienne, mais celui-ci se rappela à son bon souvenir en le remontant alors qu'il s'approchait d'un récif pour voir un énorme poisson lune qui se déplaçait au raz des graviers.

- Nous allons arriver près d'un banc de sable. Ralentissez, c'est là que le Kraken prend ses bains de soleil pendant la journée.

Lors que Léo s'arrêta, il étendit les bras en demandant aux élèves de ne plus avancer. Sur le banc de sable jaune éclairé par les rayons réfractés du soleil, le calamar géant se reposer. Sa masse imposante bougeait doucement et certains de ces tentacules glissaient sur le sable, se tendant et se détendant.

- Le calamar géant fait partie de l'espèce des céphalopodes décapodes et appartient au genre Architeusthis. Celui-ci fait partie d'une espèce très rare et dissimulé aux yeux des moldus appelé Architeusthis Scandinavus en l'honneur du premier de l'espèce le fameux Kraken, créer par une divinité scandinave, qui a fait couler de nombreux navires dans l'antiquité jusqu'au moyen âge et même après.

Blaise Zabini émit une série de bulles.

- En fait personne ne sait trop la raison qui fait que le tout premier Kraken attaquait les vaisseaux. Il y a eut de nombreuse théories, malédiction divine, contrôle par magie, etc. Mais le plus probable est qu'un bateau à un jour détruit une couvée et que l'animal en a gardé rancune, rancune que n'a pas gardée la génération suivante puisque ce kraken ci est totalement inoffensif. Personne ne sait comment est mort le vieux Kraken, dit Léo pour répondre à la question de Lavande. Probablement de vieillesse ou un combat avec une créature plus grosse et plus forte. C'est la loi de la nature.

Il les invita à s'approcher en incitant les plus craintifs. Il leur permis de le toucher mais leur demanda de ne pas en faire trop pour éviter de le réveiller. Il les laissa se promener en leur laissant une dizaine de minutes. Harry, tout heureux tira Draco pour s'approcher de l'animal qui manifestement n'en avait pas envie. Il caressa la peau rugueuse et fut surpris de la sentir exactement comme si sa combinaison n'existait pas. Soudain, une sorte de courent passa par la main qui tenait Draco et se propagea dans son corps avant de ressortir par son autre main. La créature la ressentit et Harry vit son œil immense s'ouvrir juste à coté de lui. L'iris doré de l'animal était à lui seul plus grand que les adolescents qui le regardaient, fascinés.

- Harry ? Draco ?

Les deux garçons se retournèrent. Léo les regardait, les bras croisés, ses longs cheveux flottant autour de lui comme un halo.

- D…désolé, je voulais pas le réveiller, je…

- Il faut toujours que tu te fasses remarquer Potter.

- Quoi ? T'es jaloux.

- De toi ? Certainement pas. Un rat crevé serait plus intéressé à jalouser que toi.

- Tu es jaloux d'un rat crevé Malefoy ?

- Par rapport à toi, oui…

- Tu passe de fouine à rat crevé, c'est…

- Ça suffit vous deux ! Ce n'est pas grave. Maintenant il est réveillé et il se rendormira quand il voudra.

Léo gratta l'animal à coté de l'œil qui émit une sorte de couinement. L'animal sembla rouler sur lui-même sous la caresse. Les élèves se rassemblèrent autour de lui pour le regarder câliner le kraken comme s'il s'agissait d'un chien. Soudain, ils entendirent une série de trilles joyeuse venir de derrière eux. Ils se retournèrent et virent une bande d'être de l'eau qui se poursuivaient joyeusement et c'était leurs rires qu'ils entendaient. Quand ils virent les élèves, ils s'arrêtèrent et les deux groupes se regardèrent avec curiosité. Leurs corps gris et écailleux se mouvaient lentement comme leurs cheveux verts algues. Léo passa devant ses élèves et s'approcha d'eux.

- Par l'immensité de l'Océan et la Profondeur des Eaux, je vous salue et je vous remercie de nous avoir permis d'étudier la faune de ce magnifique lac. Je suis Léo Laderault, Professeur de Soin aux Créatures magique de Poudlard.

Il accompagna son discours d'une lumière qui s'alluma dans son œil mais qu'aucun de ses élèves ne vit. Les êtres de l'eau se concertèrent de leur voix rauque et l'un d'eux s'avança pour aller à la rencontre de Léo. Il devait être important car les autres s'écartaient avec respect devant lui. Il avait plus de collier que les autres autour du cou et une mâchoire de requin entière qui lui servait de diadème. Il se posta devant le professeur et s'inclina à son tour.

- Par la Promptitude des Courants et la Vivacité de la vie Marine. Je vous salue Léo Laderault de Poudlard. C'est un honneur de faire visiter notre demeure aux continuateurs des Quatre.

L'Être de l'eau se nommait Kaleb et était le fils du roi avec lequel Dumbledore avait un accord. Il proposa à Léo de les guider pour faire le tour du lac. Le professeur accepta avec joie et les laissa prendre en main ses élèves. Il s'éloigna un peu du groupe en direction d'une crevasse. Se laissant un peu porter par le courent il s'enfonça dans les profondeurs avec volupté. Ses yeux virent alors deux semblables dans la noirceur du gouffre. Il se retourna alors et nagea jusqu'à ses élèves. Il passa devant le groupe d'Harry et Draco et jeta un petit sourire au Serpentard qui le regardait avec suspicion.

À suivre…