Un peu plus tard, dans les locaux de Mme Stobin
- La nouvelle de la mort d'Ilana m'a peinée, dit-elle
- On a appris qu'elle voulait écrire un nouveau livre, et peut-être parler de votre relation. Cela aurait pu être gênant pour votre réputation, dit Beckett
- Par pitié, ne me ressortez pas cette vieille histoire, dit-elle en frottant le col de la veste de Castle comme s'il y avait une poussière. Je vous jure que je ne suis pas homosexuelle !
- Moi, je vous crois, dit Castle. Pas parce que vous me faîtes du charme, mais c'est la façon dont vous le faîte. C'est très subtil, rajouta-t-il en souriant
- J'aurai pu flasher sur Ilana à l'époque. On s'est embrassée, c'est vrai, mais notre relation n'a duré que deux semaines. Depuis je ne l'ai plus revu.
A la Chase académie, service de sécurité
- - Il semblerait qu'en novembre 78, vous ayez surpris deux jeunes filles dans la voiture du directeur de l'époque, dit Beckett
- - Oh, vous savez nous avons eu pas mal d'incidents avec tous ces adolescents, répondit le chef de la sécurité
- - Une des jeunes filles s'appelait Ilona Yushka et avait l'accent russe !
- - Maintenant que vous me parlez d'un accent russe, oui, je me rappelle !
- - Qui était l'autre jeune fille ?
- - Je ne me souviens plus. Ça remonte à loin, vous savez !
- - Vous avez une belle montre pour un chef de la sécurité, dit Castle
- - C'est un cadeau de mes hommes pour mes années de service !
- - Quand vous l'ont-ils offert ?
- - Il y a deux ans !
- - Deux ans, vraiment ? C'est une antiquité que vous portez au poignet. C'est le modèle coquille d'or, en or massif, et sa fabrication a été arrêtée en 79. Alors comment ont-ils pu en acheter une il y a deux ans ? demanda Castle
- - …
- - Ecoutez, chef, dit Beckett. Peu importe ce que l'on vous a dit ce soir-là. Mais j'enquête sur un meurtre, et cet incident pourrait avoir un rapport avec ce crime. Alors dîtes-moi ce qu'il s'est passé.
- - La jeune russe ne voulait pas que ses parents le sachent et l'autre à passer un coup de téléphone. 20 minutes plus tard, un avocat du nom de Chester Barrows est arrivé et l'a embarqué au nom de ses parents.
- - Comment s'appelait la deuxième fille ?
- - Martha Strike
Ils reprirent le chemin pour le 12th. Le silence régnait dans la voiture. Un silence lourd. Beckett était concentrée sur la route alors que Castle regardait par sa fenêtre. Puis il se tourna et l'observa. Rien qu'en la regardant, il sut qu'elle était en train de réfléchir sur tout ce qu'ils venaient d'apprendre en effet, sa veine frontale ressortait. Mais elle semblait aussi en colère. Et là, il ne savait pas pourquoi. Les entretiens s'étaient bien passés.
- - Castle ?
- - Beckett.
- - Je ne sais pas pourquoi vous êtes revenu, mais si c'est pour vous faire de la pub pour votre retour en ville, vous avez un agent pour le faire. Ce n'est pas la peine de vous immiscer dans mes enquêtes !
- - Qu'est-ce vous dîtes ?
- - Je parle de Tates ! Et il en est de même en ce qui concerne le flirt !
- - Attendez là ! Tates fait tourner un journal, donc il me connaît. Mais il n'est pas le seul. Au cours de nos enquêtes, plus d'une personne va me reconnaître. Je suis un personnage public. Mais, je n'ai pas besoin de faire de la pub, ni pour mon retour, ni pour mes livres ! Si j'avais voulu que l'on sache que j'étais revenu, je l'aurai fait dès le départ. Mais jusqu'à aujourd'hui, personne n'était au courant !
Et pour le flirt, ce n'est pas moi qui aie fait du charme à cette femme c'est plutôt le contraire ! Et dans le cas au j'aurai besoin de me trouver une femme, je n'ai pas besoin de chercher pendant les enquêtes, sachez-le.
- - Oui, mais c'est l'occasion qui fait le larron ! Il suffit de lire ce qu'on dit de vous !
- - Je ne sais pas ce que vous avez lu, mais vérifiez vos sources. Je ne suis plus ce genre d'homme depuis bien longtemps !
- - Moi, j'appelle un chat, un chat. Les journalistes ne peuvent pas tout inventer ! Et les photos sont assez suggestives ! En attendant, je ne veux plus de ça sur mes enquêtes, sinon vous resterez dans la voiture !
Ou mieux, vous pourrez rester chez vous ! Personnellement, je ne vous ai pas réclamé. J'ai vécu sans vous connaître jusqu'à présent et je peux très bien continuer. Et je pense que de votre côté, si vous êtes revenu, ce n'est pas pour notre partenariat. Quand je suis allée sur le site de votre maison d'édition, vous n'êtes revenu que pour la sortie de votre livre et parce que vous aviez une annonce à faire. Et il ne faut pas être devin pour savoir que c'est pour dire que vous arrêtez votre saga. Alors ne faîtes pas semblant et reprenez votre vie, et laissez-moi vivre la mienne !
Castle ne sut plus quoi dire. C'est vrai qu'il avait eu une vie dissolue, mais plus depuis qu'il l'avait connu. Mais comment lui faire comprendre.
Le silence se réinstalla jusqu'au commissariat.
Quand ils arrivèrent, les gars virent que quelque chose n'allait pas. Mais ils préférèrent ne rien dire. Ils en parleraient avec Castle dès que Beckett aurait le dos tourné.
- - Alors les gars, qu'est-ce que vous avez trouvé ?
- - On a interrogé Mr Kenneth Strike, dit Ryan. D'après lui, s'il y a bien une boîte qui mérite d'être dénoncée, c'est bien la « Chase Académie », une vraie maison des horreurs. En plus, le personnel est sadique. Mais pour lui, Ilona ne pouvait écrire que sur la mafia.
- On a aussi rencontré sa sœur, Martha. Elle a fait ses études en Suisse et ne revenait que pour les vacances pour voir son frère.
Leur mère est morte en 74. Il n'avait que leur beau-père
Beckett fixait le tableau blanc. Quelque chose n'allait pas.
- - Attends, tu dis que sa sœur était en Suisse ?
- - Oui, une institution appelée Rosaire, pourquoi ?
- - Le chef de la sécurité nous a dit que deux filles avaient été surprises en train de se bécoter dans la voiture du directeur. Et d'après lui, c'était Ilona et Martha !
- - Ce n'est pas possible. Elle était à plus de 5000 km de là.
- - Retournez la voir, je veux en avoir le cœur net, ou plutôt non, dîtes-lui de passer ici !
Les deux gars partirent
Beckett était toujours devant le tableau, analysant les éléments de l'enquête. Après un profond soupir, elle alla vers la salle de repos pour se faire un café. Castle la rejoignit et s'en prépara un, lui aussi. Il s'installa en face d'elle à la table.
- - Et si c'était le frère qui était dans la voiture ? demanda-t-il
- - Castle, je vous rappelle qu'on a parlé de deux filles. Et vu sa photo, Mr Strike n'a rien d'une fille !
- - Il aurait pu se travestir ! Ça ne vous paraît pas étrange qu'un avocat se déplace en pleine nuit pour embarquer sa cliente !
- - Oh, vous savez, avec les gens de la haute, plus rien ne me surprend ! Plus ils ont un comportement loufoque, plus ils se croient importants ! Ils croient avoir tous les droits ! Et plus on parle d'eux, plus ils sont contents.
- - Vous avez une piètre opinion de ces gens-là !
- - Non, Castle. Je suis réaliste. On entend parler de leurs frasques partout où ils vont. Et il n'y a qu'à voir les dossiers qu'on a sur certains d'entre eux pour voir de quoi ils sont capable !
- - Vous parlez d'eux en général, là, ou de moi ?
- - Oh, votre dossier est bien fourni aussi : conduites contraires aux bonnes mœurs, refus d'obtempérer, vol du cheval d'un policier sur lequel vous étiez nu… Et aucune charge n'a été retenue contre vous. Et tout ça grâce à vos relations, comme le maire
- - Que voulez-vous, le Maire est un de mes plus grands fans, mais si vous voulez, mettez moi la fessée pour me punir, je l'ai bien mérité, dit-il, se rappelant la première fois où elle l'avait interrogé
- - Castle, votre petit numéro de charme ou de mauvais garçon défiant l'autorité marche peut-être avec les starlettes et les midinettes, mais pas avec moi !
Castle n'en revenait pas. Elle venait de lui donner quasiment la même réponse qu'à l'époque. Comment était-ce possible ?
Il fut interrompu par l'arrivée des gars et de la sœur de Kenneth Strike. Ils l'installèrent dans la salle d'interrogatoire.
- - Voilà Melle Strike, dit Esposito en voyant Beckett arriver
- - Très bien, je vais l'interroger.
- - Je ne sais pas si c'est important, mais on a remarqué que dans l'entrée de leur appartement, il manquait une bottine d'homme !
- - Et alors ?
- - Tu ne mets qu'une chaussure pour sortir, toi ?
- - Ok, je vais me renseigner. Merci, Espo.
Elle s'installa de l'autre côté de la table, en face de la femme. Castle prit la chaise à côté de Beckett
- - Bonjour Melle Strike, je suis le Lieutenant Beckett et voici Mr Castle
- - Je ne vois pas pourquoi vous m'avez demandé de venir. J'ai déjà répondu à vos collègues ce matin.
- - Il se trouve que suite à nos investigations, nous avons besoin d'informations supplémentaires.
- - Lesquelles ?
- - En novembre 78, Melle Ilona Yushka a été surprise avec une autre jeune fille dans une voiture…
- - Ce n'était pas moi, j'étais en Suisse à cette époque. Vous n'avez qu'à vérifier ! Je n'étais en ville que pour les congès. Et je ne vois pas le rapport avec ce qui lui est arrivé. Mon frère l'a dit à vos collègues, c'est la mafia russe !
- - En parlant de votre frère : mes inspecteurs ont remarqué qu'il ne portait qu'une bottine depuis leur passage. Vous pouvez m'expliquer ? Il y a eu un problème entre leurs deux passages ?
- - Après le passage de vos inspecteurs, il est sorti prendre l'air car il avait été très touché par la mort d'Ilona. Quand il est rentré, il boitait. Il m'a dit qu'il s'était fait agresser. Je lui ai dit qu'il fallait appeler la police mais il n'a pas voulu. Et je sais pourquoi !
- - Et pourquoi d'après vous ?
- - Parce que la mafia a tué Ilona et ils ont découvert que Kenneth allait tout révéler à la presse !
Beckett arrêta l'interrogatoire là.
Assise devant son bureau, elle réfléchissait. Elle se repassait les entretiens et malgré tout ce qu'ils avaient recueilli comme renseignements, rien ne collait. Tout ce qu'elle savait, c'est que tout la ramenait vers Kenneth Strike.
- - Et si ça n'avait rien à voir avec la mafia, dit Castle. Peut-être qu'on devrait fouiller dans la vie des Strike ? dit Castle.
- - Ryan, Esposito, trouvez-moi tout ce que vous pouvez sur la famille Strike, histoire, compte en banque, téléphone… Enfin, comme d'habitude. Si vous pouviez avoir tout ça pour demain…
- - Pas de souci, Beckett, dit Ryan. Tu auras tout sur ton bureau quand tu arriveras demain matin, quel que soit l'heure !
- - Merci.
- - Beckett ? Vous pouvez venir dans mon bureau ? dit Gates
- - Oui, chef
Elle se leva et se rendit dans le bureau de Gates
- - Alors, comment ça se passe ?
- - Cette enquête m'agace. Rien ne colle. Mais je commence à être convaincu que la mafia n'a rien à voir là-dedans ! Partout où on tourne la tête, on se retrouve avec Kenneth Strike !
- - Et avec Castle ?
- - Je fais avec. Mais je ne l'aime pas. Au cours du premier entretien, j'ai bien cru qu'on allait parler de lui, et pendant le second il s'est laissé draguer par la femme qu'on interrogeait. Je ne sais pas comment il était avant, mais pour quelqu'un qui a déjà travaillé avec la police, ce n'est pas très professionnel.
- - Il doit peut-être reprendre ses marques. Ça fait deux ans qu'il n'a plus enquêté, tu sais. Mais, à l'époque, quand vous étiez bloqués, des fois il sortait une de ses théories, et ça vous aidait. Et il a parfois de bonnes idées, il peut remarquer des choses que nous nous n'aurions pas relevé !
- - Oui, il m'a fait le coup. Il a remarqué que le chef de la sécurité portait une montre en or massif ! Non, mais tu te rends, de l'or massif ! Je n'avais pas fait attention à ce détail. Ce qui nous a permis de connaître la vérité !
- - Tu vois, c'est ce que je disais. Laisse-toi encore quelques jours et on verra après, d'accord ?
- - Ok
- - Bon, je crois que pour aujourd'hui, ça ira. Rentre chez toi et repose-toi !
- - Merci, bonne soirée, Victoria, à demain. J'essaierai d'être à l'heure demain.
- - T'inquiète pas pour ça. Bonne soirée, Kate
Pendant que Beckett était dans le bureau de Gates, les gars avaient entraîné Castle dans la salle de repos.
- - Alors Castle, ce premier jour au 12th ? demanda Ryan
- - J'ai connu mieux. Beckett crois que je suis revenu pour me faire de la pub, et pour me faire draguer par les témoins
- - Pourquoi elle croit ça ?
- - Tates m'a reconnu et la femme qu'on a interrogée a flirté avec moi pendant l'entretien !
- - T'as laissé faire ?
- - Je m'en foutais !
- - Allez, Castle ! Une belle nana qui te drague, ça n'a pas dû manquer pendant ces deux dernières années et tu n'as pas dû refuser beaucoup d'avance, non ? souleva Esposito qui ne cachait pas ce qu'il pensait du comportement de Castle
- - Tu n'es vraiment qu'un sombre crétin, Esposito ! Oui, je suis parti, oui j'ai vu des femmes ! Mais je suis toujours seul ! Vous m'en voulez, je le sais. Comme quand je suis revenu des Hamptons. Mais pourquoi vous m'en voulez cette fois : parce que je n'ai pas téléphoné, parce que je suis parti ? Pourquoi au juste ? Est-ce que vous le savez au moins ? Je n'ai rien gagné en partant, contrairement à ce que vous pensez. J'ai perdu le lien que j'avais avec ma fille, avec ma mère, et …
- - Qu'est-ce qu'il se passe ici ? demanda Gates en entrant dans la salle. Vous voulez que tout le monde vous entende ? Dans mon bureau, tout de suite.
Ils y allèrent sans un mot. Une fois installé
- - Alors, quel est le problème ? Je croyais vous avoir demandé de faciliter le retour de Mr Castle ? dit-elle en s'adressant à ses deux inspecteurs
- - Je voulais juste savoir, dit Esposito
- - Savoir quoi ?
- - Pourquoi il nous avait laissé tomber du jour au lendemain, pourquoi il n'avait pas répondu à nos appels et pourquoi il n'était pas venu voir Beckett à l'hôpital ?
- - Je pense que Mr Castle en parlera quand il sera prêt. Il avait sûrement ses raisons. Mais s'il ne souhaite pas en parler… Il vous faudra respecter son choix. Car si j'ai bien compris, c'est entre lui et Beckett.
- - Pour le moment, je ne souhaite pas aborder le sujet, dit Castle
- - Mais tu étais fou de Kate ! Je ne comprends pas que tu aies pu la laisser tomber comme ça !
- - Esposito, tu es mal placé pour me dire ça. Je te rappelle que tu n'as pas été capable de retenir Lanie, alors qu'elle, elle était avec toi. Moi, je n'ai même pas eu cette chance.
- - Mais maintenant, on est en couple, je te signale.
- - Je te félicite. Bon maintenant, je vais rejoindre Beckett
- - Elle n'est plus là, Castle, dit Gates
- - Où est-elle ?
- - Elle est rentrée chez elle. Donc vous pouvez en faire autant, à moins que vous vouliez aider Ryan et Esposito
- - S'ils veulent de moi, je ne vois aucun problème.
- - Allons-y, Castle, dit Ryan
- - Esposito, attendez une minute, dit Gates alors que Ryan et Castle sortaient en refermant la porte
- - Un problème, chef ?
- - Oui, vous ! Rentrez chez vous et reprenez-vous. Je vous ai demandé d'être tolérant envers Mr Castle. Regardez Ryan, il fait des efforts pour se montrer aimable. Je vous rappelle que c'est pour aider Beckett.
- - Justement, on a des trucs à faire pour Beckett
- - Pas vous. Ryan va le faire avec Castle. Vous, vous rentrez ! Maintenant !
Esposito quitta le bureau, prit sa veste et sortit du commissariat.
- - T'inquiète pas, dit Ryan à Castle, il va se calmer
- - Je sais. Mais pourquoi toi, tu fais comme si tu ne m'en voulais pas ?
- - Tout simplement parce que je vous connaissais toi et Beckett. Et si tu es parti, c'est que tu avais une raison. Et je pense que Beckett n'est sûrement pas toute blanche dans l'histoire. En plus, on en a discuté avec Lanie et hier soir j'en ai parlé avec Jenny et c'est ce qu'elle pense elle aussi. Tu as fait un choix, Beckett a fait le sien. On n'y peut rien. Mais maintenant, on doit l'aider. Nous, on a fait ce qu'on a pu, maintenant c'est à toi de jouer.
- - Lanie a toujours su lire en nous ! Et Jenny ! Jenny, la girouette ! Tu te rappelles ! Tu es toujours avec elle ?
- - Plus que jamais ! On est marié depuis un an !
- - Oh, mais c'est génial ! Toutes mes félicitations !
- - Merci, Castle. Il faudra que tu passes chez nous, et on fêtera ça ! Qu'est-ce que tu en dis ?
- - J'en serai ravi. Si tu veux, on peut organiser ça au Old Haunt ?
- - Ce serait génial. Comme au bon vieux temps ! Je peux demander aux autres de venir : Espo, Kate, Lanie et Gates et son mari ?
- - Il n'y a aucun problème.
- - Merci, Castle. Bon, on les fait ses recherches ?
- - D'abord, je voudrai te demander quelque chose ?
- - Vas-y
- - Vos numéros sont toujours les mêmes ?
- - Oui, pourquoi ?
- - Ben … je les avais désactivés pendant … Et je voulais savoir…
- - Pas de souci, je comprends
- - Et celui de Beckett ?
- - Toujours le même, aussi
- - Et son adresse ?
- - Toujours la même…
- - Ok
- - Je ne sais pas si un jour tu arriveras à te l'avouer, mais je pense que tu l'aimes toujours. Dis-moi si je me trompe ?
- - Non, c'est vrai. Mais maintenant…
- - Tu n'as pas pu le dire à la Beckett d'avant, mais celle d'aujourd'hui, c'est la même, la mémoire en moins. Je suis sûre que tu peux la conquérir. Mais ce coup-ci, n'attends pas. Vous avez déjà perdu six ans !
- - J'y penserai. Et merci, Ryan. On s'y met ?
- - C'est parti. Content de te revoir !
