Disclaimer : Bouhouhou! Vous croyez vraiment que si ces personnages étaient à moi, Itachi aurait-trouvé la mort ?

Note : Je tiens à préciser que j'étais en avance pour ce chapitre...en avance que je vous dis...et c'est pas ma faute, c'est la sienne -bon ok, c'est aussi ma faute! Vous avez vu la taille du pavé!- Pyrane voulait que je vous le précise, pour qu'on sauve notre vie...et oui, elle aussi est en sursis! Je remercie à nouveau ce qui laisse des reviews...vous me convainquez que cette histoire vaut la peine, et que ça sert à rien d'avoir une vie sociale le samedi soir! Enfin, pour ceux qui se demande, cette fic fera entre les 15 et 20 chapitres; pas plus je pense.

Réponses aux anonymes sur mon profil

Donc vote terminé!

Gaara/Kiba : 14

Kiba/Hinata : 2

Ah! C'était très serré! ù_ù

Bref! Vous avez comprit, ce sera un Gaara/Kiba!

Sur ce, bonne lecture!

Chapitre 9

Naruto resta figé sous le choc, la surprise, ou encore l'amalgame de sentiment qui s'abattait sur lui. Itachi, ne remarquant même pas ou ne faisant pas attention à sa raideur, passa un bras derrière son dos et le tira vers lui brutalement. Ses lèvres se déplaçaient avec une aisance étonnante contre les siennes.

« Aaaaaaaaargh ! Mais profite, merde ! Ce sera peut-être la seule fois ! » S'écria la voix, frustrée au possible.

Itachi appliqua un chaste baiser sur ses lèvres avant de se déplacer pour embrasser son menton, son nez, ses joues, ses paupières. La douceur du toucher associée à l'humidité de la pluie, chatouilla Naruto qui ne put s'empêcher de rire légèrement. Itachi profita de sa bouche à demi ouverte pour fondre sur lui à nouveau. Sa langue vint lécher sa lèvre supérieure, doucement. Quand enfin Naruto se mit à agir, le corbeau ouvrit les yeux victorieusement, et il se laissa complètement aller.

Sa langue pénétra sa bouche, rejoignant celle du blond pour se rencontrer dans une danse endiablée, se cherchant, se caressant, se battant jusqu'à se mêler pour ne plus se séparer. Sa main passa sous sa chemise pour caresser son dos, tentant de réchauffer sa peau humide et glaciale. Les gestes de Naruto étaient maladroits, il ne savait ni quoi faire, ni comment agir. Il n'avait qu'une certitude : il ne voulait pas perdre cette incroyable chaleur. Pour un instant, il oublia son nom, sa famille, ses amis, tout. La seule chose qui pouvait imprégner sa mémoire était la sensation des lèvres d'Itachi sur les siennes. Alors, il monta ses mains dans les cheveux noirs et y mêla ses doigts.

Il pouvait sentir ses joues chauffer, que soit à cause du manque du souffle ou alors la violente chaleur qui montait en lui. Le blond tenta de reculer légèrement, mais Itachi passa sa seconde main derrière sa nuque et le tira à lui, au point que chaque partie de leurs visages furent en connexion : lèvres, menton, nez, joues. Sentant le souffle chaud de Naruto qui devenait de plus en plus erratiques, il arrêta à contrecœur tous ses gestes et posa un dernier baiser chaste sur ses lèvres. Pourtant, il refusa de se reculer et posa son front contre le sien, le regardant droit dans les yeux. Naruto leva lentement la tête, et pour la première fois il ne sut pas ce qu'il voyait dans ces prunelles charbons.

« Voilà. »Souffla Itachi. « Vous ne pourrez plus dire qu'il n'y a jamais rien eu entre nous. »

« Vous ne comprenez pas. » Murmura Naruto déstabilisé, alors que sa volonté s'amenuisait à chaque parole, chaque geste d'Itachi.

« Non, c'est vous qui ne comprenez pas Naruto-kun. Je vous l'ai dit, et je n'ai pas l'habitude de donner des paroles en l'air : je vous veux. Vraiment, sincèrement, et je vous aurai, ce n'est pas qu'un simple caprice de ma part. Je vous veux entièrement. »

« Et voilà miss Volonté qui s'est tirée en voyage longue durée à Mexico ! » Se réjouit la voix.

Et Naruto dut bien avouer que c'était vrai. La sincérité des paroles d'Itachi le touchait profondément. D'ailleurs, il ne fut pas le seul à être surpris d'une telle honnêteté, en effet Itachi en resta interdit. Pour la première fois, il s'était laissé aller et avait parlé sans arrière pensée. Il avait avoué à Naruto tout ce qui lui passait par la tête, ce n'était même pas un nouveau discours pour le séduire. C'était la stricte, et la simple vérité. Et il n'aimait pas ça.

Jamais auparavant il s'était exprimé sans avoir une idée derrière la tête, la vérité n'est jamais récompensée Les manipulations et le mensonge : oui. C'est ce qu'il avait apprit en affaire, c'est ce que vous appreniez quand vous étiez dans la famille Uchiwa. A vouloir être trop honnête vous en perdiez des plumes. Mais avec Naruto qui le regardait avec ses yeux si purs et si clairs, et sa stupidité qui relevait plus de la naïveté… il ne pouvait pas être ce terrible homme d'affaire, héritier de la grande famille des Uchiwa.

Et il n'aimait toujours pas ça.

Naruto remarqua que la grande taille d'Itachi le protégeait de la pluie alors que lui se changeait presque en fontaine. Il lui prit doucement la main et le tira vers la porte du toit.

« Vous avez raison, il est temps de se mettre à l'abri. »

Itachi hocha pour donner son assentiment et suivit le blond, les doigts entrelacés aux siens, le raccompagnant à sa voiture. Les couloirs de l'université étaient vide, et au vu du temps c'était on ne peut plus normal, tous avaient dû courir dans les dortoirs. La marche se fit dans un silence total, quelque fois entrecoupé par le bruit des semelles d'Itachi sur le carrelage, ou les gouttes d'eau qui battaient contre les vitres. Tous deux ne savaient pas quoi se dire, enfin surtout Naruto, Itachi étant d'un naturel silencieux. Il était clair pour lui à présent qu'il ne voulait pas le quitter, pas avant d'avoir eu au moins une chance avec lui, et puis il n'était toujours pas marié. Sasuke ne pourrait pas voir ça comme une trahison. De toute façon, même s'il voulait respecter sa promesse à la lettre, il savait qu'Itachi l'en empêcherait. Après tout, le corbeau avait été on ne peut plus clair sur le toit, et si ce baiser n'avait pas été suffisant, les doigts qui serraient les siens à lui faire mal lui rappelait sa courante possessivité.

A la porte d'entrée, Itachi retira précautionneusement son manteau des épaules de Naruto et lui mit sur la tête.

« Je ne voudrais pas que vous tombiez malade. »

« Mais et vous ? »

Le corbeau haussa des épaules avec nonchalance.

« Hey ho ! Non, je ne suis pas d'accord ! » Protesta vivement Naruto, en tentant de retirer le manteau, mais Itachi lui attrapa le poignet.

« Je ne vous conseil pas de faire ça, votre état est assez pitoyable ainsi. Vous n'êtes pas bien Naruto-kun, vous feriez mieux de rentrer chez vous et sans discuter. »

« Vous me donnez un ordre ?» S'insurgea Naruto, alors que son côté rebelle et son agressivité naturelle reprit le dessus.

« Pour une fois, je me le permets. » Dit Itachi en le tirant par le bras.

Le blond remarqua qu'Itachi ne tremblait pas malgré toute la pluie qui s'abattait sur lui, alors qu'il était complètement à découvert... Bordel, ce mec ne pouvait pas avoir l'imperfection des êtres humains, pour une fois ?

Ils traversèrent la route et Itachi le raccompagna à sa voiture, allant jusqu'à lui ouvrir la portière. Naruto grogna mais consentit à ne pas discuter davantage avec lui ce soir, de toute façon il n'était pas vraiment d'humeur. Il remarqua que le corbeau s'apprêtait à faire quelque chose avant de suspendre le geste de sa main. Puis quelques secondes plus tard, il lui attrapa le menton, se baissa et posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant passionnément au point de le laisser à bout de souffle.

« Que... » Dit Naruto, complètement perdu.

« Je n'hésiterais plus à présent, Naruto-kun. » Dit Itachi avec un rictus. « Alors j'attends de vous que vous releviez le défi, surmontez donc votre insécurité. »

Le blond détourna le visage. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre ? Ce n'était pas de l'insécurité, mais toute relation entre eux était vouée à l'échec. Il leva à nouveau les yeux vers Itachi et ne vit dans ses yeux, sa posture et sa voix que la confiance absolue. Apparemment il ne lui laissait pas le choix.

« Ce n'est pas comme si ça te chagrinait. » Commenta la voix.

Itachi eut un bref rictus en voyant que Naruto n'allait pas à nouveau nier ou le refuser. Il ferma la portière et fit demi-tour, laissant le principal intéressé pensif.

Le blond mit ses mains sur le volant, il baissa la tête et vit des tâches d'eau qui commençaient à se répandre sur le sol et le siège. Puis subitement, il se mit à éternuer... tout simplement génial. Tout ce qu'il lui restait c'était cette bagnole... et le paquet de cigarette vide de Gaara sur le siège à ses côtés. Gaara, voilà le seul endroit où il pourrait être accueillit convenablement. Hors de question d'aller chez sa traîtresse de famille ce soir. C'est avec cette destination en tête, qu'il démarra le moteur.

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Gaara regardait les gouttes d'eau qui battaient furieusement contre sa vitre dans des cliquetis, couvrant le silence habituel de sa chambre. Il se leva de son lit et alla prendre son téléphone portable sur sa commode. Le roux grimaça, aucun message de Naruto. Généralement, il n'était pas du genre à se prendre la tête, mais sachant la situation désastreuse dans laquelle se trouvait son ami, il s'inquiétait tout de même. Il ne l'avait pas beaucoup vu ces derniers temps, et il espérait que Naruto n'oubliait pas ce qu'ils devaient faire la semaine prochaine.

Un coup à la porte interrompit ses pensées.

« Entrez. »

« M. Namikaze demande à vous voir. » Dit un homme en tenu de majordome en entrant, étais-ce un nouveau ? Gaara resta pensif, on changeait de domestiques comme on changeait de chemises, ici.

« Faîtes-le entrer. » Commanda Gaara, en marchant à nouveau jusqu'à la fenêtre.

« Mais euh... Excusez-moi, mais il n'est pas dans la tenue adéquate et puis...la...la moquette...et...et les sièges sont en cuir. » Balbutia le domestique, outré et gêné.

Le roux haussa un sourcil.

« Et ? Vous voulez être viré ? Je vous ai dit de le faire entrer. » Parla froidement Gaara, sans hausser le ton.

« Non... Excusez mon impolitesse. » Répondit automatiquement le domestique, incrédule.

« Bah, t'en a mis le temps ! » S'exclama Naruto en poussant le domestique pour entrer, allant immédiatement sur le lit et se laissant tomber.

« Dehors. » Commanda Gaara, ne se détournant pas un seul instant du spectacle que faisait les éléments en se déchaînant.

Le domestique s'exécuta... Il comprenait pourquoi il y avait beaucoup d'offre d'emploi pour travailler ici.

Le roux se retourna enfin, et haussa un sourcil interrogatif sur l'état de Naruto. Celui-ci soupira, il n'était pas venu chez lui pour parler de ça encore une fois. Il tourna le visage et laissa son esprit se complaire de la froideur qu'émanait de la « chambre » de Gaara. Oh, ne vous méprenez pas : elle était immense et luxueuse, mais si impersonnelle… Les murs étaient d'un blanc fade, ornés de bandes noires verticales il n'y avait qu'une commode, un immense lit, quelques fauteuils et un bureau pour l'ordinateur. Pas une photo, un poster, une décoration, ou quoi que se soit d'autre. Et le blond en ce moment aimait cette atmosphère, au moins cette chambre ne « mentait » pas. Elle reflétait la vie chez les Sabaku : ennuyeuse, sans sentiments, sans préoccupations autres que les affaires. Contrairement à sa chambre qui semblait si faussement chaleureuse, rassurante, avec ses couleurs vives, son bazar, ses tonnes de photos… Tout celà n'était qu'un mensonge, il n'avait jamais été protégé dans sa famille.

« Je ne veux pas en parler. » Répondit Naruto à la question muette du roux.

« Mais moi je veux. » Rétorqua Gaara en cherchant une serviette dans sa commode avant de la lancer au blond.

Celui-ci l'attrapa, se redressa et la passa lentement sur son visage et ses cheveux.

« Je suis officiellement fiancé. » Dit Naruto, tentant de paraître neutre. Il ne voulait pas laisser la colère et l'amertume transparaître. Ce n'était pas lui, il n'était pas quelqu'un d'haineux, et il ne laisserait rien changer cette image qu'il avait de lui.

« Tu n'as pas signé le contrat, n'est-ce pas ? » Demanda le roux, en s'affaissant dans son canapé, en face de son ami.

« Si, que pouvais-je faire d'autre ? » Soupira Naruto.

Gaara écarquilla les yeux, franchement étonné par cette réponse.

« Lui mettre le stylo là où tu penses. Naruto, as-tu vraiment signé ? »

« Oui, j'allais tout perdre ! »

« Finalement, j'aurais dû dire au domestique de te foutre dehors. » Songea Gaara. « Qui es-tu ? Tu n'es pas Naruto. »

« Je suis pas d'humeur Gaara. »

« Je ne te savais pas aussi vénal.»

« Je ne le suis pas ! » Cria Naruto, excédé. « Tu le sais, ce n'est pas pour l'argent que j'ai fais ça. Mais c'est ma famille, et je ne pouvais et ne voulais être la cause de leur déchéance ! Jamais ! »

« Tu les considères encore comme ta famille ? »

Naruto passa la main dans ses cheveux et prit un air pensif, qui devint triste.

« Je ne sais pas...Gaara... tu sais ce qui est le plus drôle ? »

« Non, je ne vois absolument pas. »

« C'est que je ne leur en veux même pas pour ça...je leur en veux parce qu'ils ont gâché ma chance d'être avec un type génial. »

Gaara ne put s'empêcher de ricaner, c'était bien du Naruto, ça : penser avec ses fesses plutôt qu'avec sa tête.

« Et dire que j'étais tombé amoureux... »

Le roux s'arrêta soudainement. Naruto...le blond qui était horrifié rien qu'à l'idée de la St-Valentin, était tombé amoureux. Qui avait pu accomplir un tel exploit ? Il leva le visage vers son ami et plissa les yeux devant son air triste. Ne devrait-il pas être joyeux ? A moins que l'autre ne l'aimât pas ? Non...impossible, vous ne pouviez qu'aimer Naruto. Surtout si celui-ci avait décidé de se consacrer entièrement à vous.

« Pourquoi parles-tu au passé ? »

Le blond cligna des yeux. Gaara était-il stupide ?

« Je sais que j'ai beaucoup de défaut mais je n'ai jamais trompé personne. »

« Et qui tu tromperais, hein ? Tu n'es pas encore passé devant l'autel à ce que je sache. »

« Là n'est pas la question, bordel ! J'ai signé ! J'ai donné ma parole, et je ne vais pas la reprendre ! »

« J'aurais vraiment dû dire au domestique de te foutre dehors. » Songea Gaara.

« Oh, tu commences vraiment à me... »

« Tais-toi, épargne-moi ta grandeur d'âme, elle me donne envie de vomir. » L'interrompit-il, froidement. « Je ne sais pas ce qui t'est arrivé Naruto, mais merde, reprends-toi ! Où est le Naruto rebelle, hein ? Où est celui qui a été capable de transformer le gymnase en une rave party, hein ? Où est celui qui, un jour, a été capable de voler une voiture, avec juste son sac sur le dos. Tout ça pour partir dans un endroit totalement inconnu, juste pour assister à un concert, alors qu'il n'avait que 14 ans ? »

« Il s'est prit des vacances. » Répondit Naruto en se renfrognant, n'aimant pas être celui qui reçoit des leçons.

« Arrête. » Gronda Gaara. « Tu ne vas pas me dire que tu vas laisser un putain de mariage dicté ta vie. Vas-y profite, merde ! Je ne sais pas tout de ton histoire et je m'en fiche, mais à ta place j'en profiterai...et puis ça fera chier tes parents. » Dit-il, soudainement plus léger.

Les yeux de Naruto s'illuminèrent soudainement.

« Ça les fera vraiment chier ? »

Gaara secoua la tête, incrédule. C'était uniquement ça qu'il retenait ? Malgré tout, il ne put s'empêcher de sourire.

« Sûrement. »

Naruto ricana. Il avait évidemment écouté son meilleur ami, et il avait raison : ce qu'il était devenu ne lui plaisait pas. Ce mariage l'avait rendu plus triste qu'il ne le croyait, mais pas seulement. Itachi aussi l'avait changé. Devant cet homme, il s'était forcé à agir comme quelqu'un qu'il n'était pas (un autre symptôme qui démontrait bien qu'il était amoureux), il était temps de redevenir ce Naruto aventurier, parfois rebelle, souvent déganté et imprudent. Il allait vivre pleinement cette aventure avec Itachi.

Mais une part de lui, une part très enfouit à présent, maintenait que ce n'était pas juste.

Gaara soupira de soulagement, rassuré que son meilleur ami ne soit pas une loque. Surtout qu'il allait avoir besoin de lui.

« Naruto, tu te souviens de ce qu'il y a la semaine prochaine ? »

Le blond se gratta l'arrière de la tête.

« Non... »

Il vit le regard noir de Gaara et se força à se souvenir.

« C'est pas ton anniversaire, ni celui de ton raton laveur, euh... »

« Naruto ! »

« Désolé. » Dit-il contrit. Le roux soupira et tenta de se calmer, s'avouant que ces derniers temps, son meilleur ami avait eu pas mal de choses en tête.

« Le dîner annuel avec mon père. »

Le blond se tapa le front du plat de la main. Comment avait-il pu être aussi stupide. Le dîner annuel avec le père de Gaara, le seul dîner où il se forçait à être présent auprès d'eux. Ce même diner se déroulant le jour où la mère de Gaara était morte.

La haine entre son meilleur ami et son père était presque palpable, ils se détestaient tous les deux, d'ailleurs ils ne faisaient rien pour le cacher. Le chef des Sabaku parce qu'il rendait Gaara responsable de sa mort -elle était morte durant l'accouchement- et le roux par pure défense, même si Gaara ne l'avouerait jamais. Alors le moyen génial que son ami avait trouvé pour énerver son paternel, c'était emmener Naruto chaque année à ces dîners… où celui-ci ne se privait pas pour être le plus emmerdant possible.

« Oh, excuse moi, mais je ne suis pas sûr de pouvoir. J'ai beaucoup de choses à faire : le gala, Itachi… » Répondit Naruto, l'air vraiment sincère.

Gaara grimaça, et malgré son mécontentement, le nom d'Itachi parvint à l'intéresser. Étais-ce l'homme dont il était amoureux ? Non, impossible. Le seul homme dénommé Itachi qu'il connaissait ne pouvait sûrement pas être celui qu'aimait son ami.

« Je suis vraiment désolé, mais si tu veux je peux m'arranger » Proposa Naruto.

Gaara secoua la tête, non. Il n'allait pas forcer son meilleur ami, sûrement pas en ce moment. Il doutait vraiment que Naruto soit d'humeur.

« Il me faut juste trouver un autre crétin inconscient. »

« Hey ! »

Quel crétin, inconscient de son risque de mort en présence de son père, pouvait-il emmener ? Surtout dans un délai aussi court ?

Bon, il doit être insolent, stupide, naïf, sans gêne et...tout à coup un visage apparut dans sa tête et un sourire à faire peur étira ses lèvres.

Naruto manqua de se recroqueviller... qui que Gaara ait trouvé...la pauvre victime aurait besoin d'une thérapie.

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Naruto fut introuvable les jours qui suivirent, il était apparemment aux abonnés absents. Ses parents étaient légèrement inquiets, surtout Minato qui était en « mauvais termes » avec son fils... Ils avaient appelés l'université, et apparemment ça faisait près de deux semaines qu'il séchait plusieurs cours. Minato avait tenté d'appeler le peu d'ami de Naruto qu'il connaissait, mais ils étaient tous aussi perdu, et Gaara quant à lui, refusait de lui répondre et raccrochait à chacun de ses coups de fils. Un instant, il crut bien que Naruto s'était enfui mais il avait laissé toutes ses affaires ici, sa carte de crédit comprise. Ce serait stupide de partir sans cela. De plus, il était conscient que son fils avait besoin d'espace.

Tout ce qu'il souhaitait c'était de le revoir au plus vite et de s'expliquer avec lui...pour qu'il puisse enfin redormir dans un lit. Fallait-il préciser que Kushina l'avait jeté de sa propre chambre ?

« Yo ! » S'exclama une voix qu'il ne connaissait que trop bien. Minato grogna, dire qu'il se croyait à l'abri dans le bureau au dernier étage de l'immeuble Namikaze Industrie. Peut-être aurait-il dû s'installer sur le toit ?

« Yahiko, es-tu mourant ? »

« Hein ? » Répondit-il confus, en s'asseyant sur un siège devant le bureau de son frère.

« Oui, je ne t'ai jamais vu mettre un pied dans cette entreprise sans que tu y sois emmené de force. » Répliqua Minato en lâchant son stylo, dans le but d'être totalement concentré sur les raisons qui avaient poussé Yahiko à venir ici, sachant qu'elles n'étaient sûrement pas des moindres.

« Très drôle. A vrai dire, je voudrais ton carnet d'adresse. »

« C'est un moyen détourné de me dire « Il faut qu'on parle. »? »

« Non... » Ricana Yahiko. « Je veux vraiment ton carnet d'adresse. »

« Non Yahiko, je n'ai pas de nouvelles femmes riches dans mes amies. »

« Je suis gay Minato. » Répondit-il avec un air blasé. « A vrai, dire c'est pour Naruto. » Continua le blond, sachant que son aîné ne pourrait rien lui refuser.

« Naruto ? » S'écria-t-il, presque. « Tu as de ses nouvelles ? Tu sais où il est ? »

« Bah, chez Gaara...ce n'est pas une révélation. »

« Tu lui as parlé ? »

« Non, mais tout le monde le sait. Tout le monde sauf toi. » Répondit Yahiko, sérieusement et sans reproche. Lui faire des reproches ? Non, il n'était pas si hypocrite.

« J'ai essayé de lui parler. » Soupira-t-il.

« Tu n'avais même pas besoin, c'est l'évidence même qu'il est chez Gaara. Tu connais si peu les amis de ton fils ? »

« Je n'ai pas toujours le temps, merde ! J'ai une entreprise à gérer ! Je ne peux pas m'intéresser à chaque personne dans la vie de mon fils. » Se renfrogna Minato, pensant qu'il l'accusait.

« Continu à penser ainsi et oui, tu n'auras vraiment plus de temps. Tu sais, je pense que tu n'es pas différent des aînés qui ont traité Kushina avec mépris au début de votre relation. » Dit-il, pensif.

« Que veux-tu dire ? »

« Eh bien, parce que Naruto ne respecte pas le protocole et agit parfois sans réfléchir... »

« À 14 ans, les flics me l'ont ramené parce qu'ils le prenaient pour un dealer ! »

« Bah, sa tenue prêtait à confusion ! »

« Oui hein, quand on est dans une ruelle sombre à 3 heures du matin, avec un t-shirt « j'emmerde la société » et une seringue en main, ça prête à confusion ? »

« Tu sais que ce n'était pas lui Minato. Il avait aidé un ami, tu ne vas pas lui reprocher ça ? »

« Et l'alcool, hein ? Quand ils l'ont ramené bourré ? »

« Euh...mauvais endroit au mauvais moment. » Tenta Yahiko

Minato pivota sur son siège vers la baie vitrée qui prenait la place d'un mur entier. Et le pire dans tous ça, c'est que malgré sa voix qui commençait à monter dans les aiguës à cause de sa colère, il n'en voulait pas à Naruto. C'était de sa faute à lui : s'il l'avait mieux éduqué, peut-être n'aurait pas aussi mal tourné.

« Tu penses que tu as tout raté avec Naruto, n'est-ce pas ? »

« Oui... » Soupira-t-il.

« Mais c'est faux. Naruto a grandi pour devenir quelqu'un de bien. Je sais que son attitude ne le montre pas, mais c'est ce qu'il cache qu'il faut voir. Moi je considère ses petites frasques comme...euh...des erreurs d'adolescent qui continuent à perdurer ? »

« Tu sais Minato...c'est ton fils, il t'aime malgré toute la colère qu'il ressent. Il t'aime et rien ne te l'enlèvera, surtout pas moi. » Reprit Yahiko, plus sérieusement.

Minato fut touché par ses paroles, mais aussi gêné que son frère cadet puisse aussi aisément lire en lui.

« Pourquoi je doute de ta sincérité ? »

Yahiko ricana.

« C'est vrai que je t'ai souvent envié, mais pas au point de te le voler. Bref, arrêtons de parler de ça, je commence à passer trop de temps dans ce bureau et ça me rend mélodramatique ! Donc, ton carnet d'adresse ? »

« Oh... » Minato le sortit distraitement, et le lança à Yahiko.

« Tu ne vas pas faire de bêtise avec ? » Demanda-t-il, méfiant, comme s'il parlait à un petit enfant.

« Non, c'est pour Naruto. »

« Pourquoi en aurait-il besoin ? »

« Il organise le gala de charité de l'université et il a besoin de contacts. »

« Quoi ? » S'écria Minato, en clignant des yeux. « Mon fils qui s'intéresse à l'université... ah, la bonne blague. »

« Bah... » Balbutia-t-il en détournant le visage.

« Bah quoi ? Exprime-toi. »

« C'est Orochimaru, il a fait euh...un marché avec lui. »

« Orochimaru ? » Répéta Minato en grimaçant. Qu'est-ce qu'il pouvait détester cet homme. Dans sa jeunesse, il avait été à la tête de Namikaze Industrie avec comme partenaire son père : Jiraiya n'ayant pas voulu se séparer de son meilleur ami, et à la tête de l'entreprise à cette époque, n'avait pas hésité à le prendre comme partenaire. Et cet être abject n'avait pas hésité à le poignarder dans le dos et à vendre les actions dès que le moment semblait le plus opportun. Ils avaient bien cru perdre une grosse part de l'entreprise mais heureusement, Jiraiya avait su marchander avec les acheteurs. Après ça, était-il nécessaire de préciser que le serpent n'avait plus trouvé de travail dans aucune entreprise ?

« Et depuis quand mon fils marchande avec cette crapule ? »

« Depuis que le marché est intéressant. » Répondit Yahiko avec un sourire. « De toute façon, il est trop tard pour me reprendre le carnet. Et puis tu ne ferais pas ça à Naruto ? »

« Non, crétin. »

Il y eut un silence avant que Minato ne reprenne.

« C'est mon fils qui l'a organisé ? »

« Oui. »

« J'ai peur. »

Pour la première fois depuis longtemps, les deux frères rirent de bon cœur.

Yahiko allait se lever pour partir, quand Minato lui attrapa de justesse le carnet des mains.

« Hey ! Tu fais quoi ? »

« Laisse-moi faire. » Répondit l'aîné en prenant son téléphone.

Yahiko haussa les épaules, cachant dans sa nonchalance son étonnement. Mais bon, il n'allait pas se plaindre d'avoir du boulot en moins.

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Les jours passèrent et Naruto se dit qu'il avait oublié quelque chose d'important, et quand Orochimaru l'appela à la résidence Sabaku, il sut ce qu'il avait oublié... Merde... C'était...ce soir...le...le... Oh putain !

Oh putain, oh putain, oh putain.

« Ça, tu l'as dit. » Commenta la voix, en se demandant quelle couleur lui irait le mieux pour son enterrement.

Il fit mine de ne pas entendre la sonnerie et s'élança... Bah où ? Merde, que pouvait-il faire ? Orochimaru allait le tuer : dans sa petite dépression, il avait complètement oublié le gala. Itachi et Orochimaru allaient le tuer... Oh merde, Itachi. Il l'avait peut être sauvé des griffes du serpent, mais pas des siennes. Naruto n'était pas sûr que le corbeau ait apprécié qu'il le laisse tout faire seul, sans compter le fait qu'il l'évitait depuis le baiser.

« Crétin... »

N'étant pas tout à fait sûr de ses sentiments et pas entièrement convaincu de la marche à suivre.

« Double crétin... »

Le blond ignora cette petite voix et se précipita jusqu'à l'armoire de Gaara. Il l'ouvrit et...noir, c'est noir... Évidemment pas d'orange, hein ? Qu'est-ce qu'il disait déjà ? Ah oui, « tant de gens de mauvais goût ». Par chance, il dégotta une chemise bleue... Depuis quand Gaara avait-il du bleu ? Et puis ça fit soudain tilt dans sa tête... C'était celle qu'il lui avait offert l'an dernier ! Il garda son fidèle pantalon noir et se propulsa jusqu'à la sortie. Qui avait dit qu'il fallait être bien habillé, hein ?

Les mains fébriles à cause de sa mort imminente, il ouvrit la portière de sa voiture et conduisit jusqu'à l'échafaud.

Le soleil était au crépuscule, la nuit allait bientôt tomber et le gala débuter. Naruto accéléra et arriva avant les premières voitures au parking… heureusement que Gaara n'habitait pas loin. Une minute pour se regarder dans le rétroviseur, puis il sortit, tentant de paraître calme alors que tous ses membres sentaient leur prochaine destruction.

Heureusement, il lui sembla être en avance, puisqu'aucunes voitures ne se trouvaient encore là. Il remarqua avec étonnement un portier à la sortie du parking, puis il se rappela que les personnes présentes ce soir seraient sûrement des vieux schnocks, mais des vieux schnocks riches et populaires.

« Allez, marchons droit vers le couloir de la mort ! » Commenta la voix. Pourquoi Naruto avait la mélodie de la marche funèbre qui lui revenait en tête ?

Il remarqua que les couloirs étaient bien sombres pour l'occasion, la lumière assez tamisée Tu m'étonnes ! Orochimaru ne voulait pas montrer à tous ses invités ce qu'il faisait avec l'argent du contribuable.

Naruto prit une grande inspiration quand il vit l'immense porte devant lui : l'entrée de la salle des fêtes. Remarque, il était toujours temps de faire demi-tour et de se cloîtrer à nouveau chez Gaara. Soudain, il sursauta et plaça instinctivement sa main contre sa poitrine. Son cœur avait manqué un battement et son souffle était resté coincé dans la gorge quelques secondes. Il abaissa les yeux et...

« Ahhhh ! Un fantôme ! »

Une main blanche à la pâleur cadavérique serrait son épaule à lui en laisser des contusions. La faucheuse était-elle venue pour lui ?

« Parce que tu crois que ça existe ce truc ? » Susurra la voix, l'air franchement dépressive d'être une partie de l'inconscient d'une telle andouille.

Il se retourna lentement, déglutissant.

« Ah ! C'est pire que le fantôme ! » Geignit Naruto. En effet, Orochimaru se tenait derrière lui arborant une mine mi-blasée, mi-furieuse.

« Tu es un idiot, Namikaze. »

« Non, juste réaliste. »

Il sentit la poigne sur son épaule se resserrer.

« Mais bon, même le réalisme est relatif. »

La poigne se desserra.

« Dîtes...vous ne voulez pas enlever vos pattes velues de... »

La poigne se resserra.

« Oh, cool le rythme ! Desserré, resserré, desserré, resserré, tadada ! » Chantonna la voix.

« Auriez-vous l'obligeance de retirer votre main, s'il vous plaît ? »

« La politesse ne t'as pas tué, Namikaze ? » Demanda Orochimaru, en remarquant la grimace de son étudiant. Malheureusement, non, elle ne l'avait pas tué.

« Trêve de blabla inutile, voyons ce que tu as fait avec cette salle. »

Naruto sentit une goutte de sueur se former sur son front. Oh putain.

« Hmm... Vous êtes sûr que vous ne voulez pas aller chercher un petit café avant ? Je vous invite ! »

« Hein ? » Pensa la voix.

« Hein ? » Pensa-t-il, lui-même.

« Malgré ce que dit les rumeurs, je ne suis pas pédophile. » Ricana Orochimaru, en abaissant la poignée de la porte.

Malgré l'anxiété dans laquelle il se trouvait, Naruto ne put s'empêcher de répliquer :

« J'ai 18 ans, merde ! »

La porte s'ouvrit lentement, si lentement qu'il avait l'impression que des heures s'écoulaient en quelques secondes. Le grincement des vieux verrous se changeait soudain dans une mélodie plus tragique. Naruto ferma les yeux en entendant le glapissement de surprise d'Orochimaru... Ah, ça ne sentait pas bon !

Une paupière après l'autre, il ouvrit lentement les yeux. Et, bah... resta sur le cul, comme le serpent.

La salle était… bordel, magnifique. Il passa à côté d'Orochimaru et entra pour être sûr de ne pas rêver. Et après on disait que les miracles ça existait pas, hein ? La tapisserie était d'un bleu nuit comparable au ciel, ornée par des arabesques argentées, en harmonie avec les rideaux scintillant de la même couleur. Des plafonniers muraux étaient accrochés, apportant une lumière tamisée, laissant la couleur argent des rideaux et des motifs scintiller librement. Un tapis bleu menait de la porte à une estrade énorme, en passant par le centre de la salle. Des tables ovales étaient éparpillées de façon symétrique de part et d'autre de la pièce, de façon à ne pas être accolées. De chaque côté de la pièce, il y avait un homme en tenu de serveur, devant une table remplit de plats. Ah, vive Dieu !

Ce n'était pas de l'orange, mais bon, c'était pas si mal !

Il se tourna, un sourire victorieux aux lèvres en direction d'Orochimaru et haussa un sourcil sceptique quand il vit son air...déçu.

« Vous avez vu, hein ? J'ai fais un de ces boulot ! »

« Je peux pas le coller. » Murmura-t-il en l'ignorant.

Naruto roula des yeux, avant de s'éloigner au plus vite de cette chose, et surtout pour se planquer afin de ne pas être le centre d'attention. La fausse politesse avec les viocs et les snobs quand ils arriveraient, très peu pour lui. Orochimaru était là pour leur lécher les bottes, et alléger leur portefeuille. Pendant ce temps, lui ferait son grand mea-culpa à Itachi... y'avait pas à dire, ce type était parfait, pensa-t-il avec un léger sourire aux lèvres.

Quelques minutes plus tard, les premiers invités arrivèrent et il manqua de tressaillir tant l'expression d'Orochimaru était laide... il essayait de leur sourire, là ? Une femme assez obèse, des colliers en pagaille autour du cou, le stéréotype de la poule de luxe quoi, ricana quand le serpent lui baisa la main. De l'air ! Il lui fallait de l'air !

Et ainsi de suite s'en suivit les vieux, les snobs, etc. Heureusement pour lui, personne ne l'avait vu : Dieu merci, quelqu'un avait pensé à mettre une table au fond. Mais Naruto avait oublié qu'il ne fallait jamais soupirer de soulagement trop vite. En effet, la femme de tout à l'heure vint à sa table, un sourire arrogant collé sur la face. Elle se pencha pour tendre sa main à Naruto, qui avait à présent une vue sur ses énormes seins qui dépassaient de sa robe rose criarde... C'était peut-être la mère de Sakura ?

Elle ne s'attendait tout de même pas à ce qu'il baise la main ?

A la place, il la lui serra vivement, et celle-ci le regarda comme si il était stupide, avant de reprendre un visage faussement polie.

« Bonsoir, je me présente : Rita Matsuhi, héritière de...

Qu'est-ce qu'il en avait à battre de son titre.

Et la suite se finit en interminable blabla, où il n'eut même pas la politesse de paraître intéressé. Il haussa un sourcil quand il la vit se taire, l'air curieux.

« Oh, je suis Namikaze Naruto. »

« Namikaze ? » Répéta-t-elle, alors que son sourire s'agrandit. « Le fils de Minato Namikaze ? »

« Oui. » Hocha-t-il vivement de la tête. « Son fils illégitime, après un troisième mariage avec...non, je ne peux pas vous le dire... »

« Si, vous pouvez. » Rétorqua la femme, avide de scoop. Ah bah, en plus c'était une commère !

« Oh... » Son air se fit faussement attristé. « Avec...une roturière...la...la patronne d'une filière. »

« Une filière ? » Répéta-t-elle, horrifié. « Même pas une société mère ? »

« Non. » Répondit-il en baissant la tête.

« Oh pauvre enfant, tombé si bas. Euh...je suis désolée, on m'appelle. »

Bien sûr qu'on ne l'appelait pas, mais elle ne voulait sûrement pas être vue en si mauvaise compagnie.

Bah, bon débarras. Il s'affala ensuite sur la table, la tête cachée entre ses bras croisés, et soupira. Le temps passait lentement.

Il entendit soudain un autre bruit et releva la tête, elle n'était tout de même pas revenu, si ?

« Yo ! »

« Kiba. » Sourit Naruto en voyant son ami prendre place sur le siège à côté de lui.

« J'ai vu une femme partir, t'as une touche ? »

Le bruit d'une claque résonna et quelques secondes après Kiba se frotta l'arrière de la tête.

« C'est Rita Matsuhi. » Répondit Gaara d'une voix morne. « C'est une grande héritière, vous devriez vous y intéresser. »

« Ah Gaara ! Tu es là ? »

« Oui. » Répondit-il ne voyant pas le sens de la question. « Dois-je te rappeler que je fais partie de la famille Sabaku, ma présence est nécessaire et c'est parfait pour nouer quelques relations avantageuses. »

Ah, les Sabaku, il n'en manquait pas une.

« Non, ce que je voulais dire c'est, pourquoi tu m'as pas prévenu ? » Cria le blond en le pointant d'un doigt accusateur.

« Parce que tu as organisé le gala, donc tu le savais. CQFD »

Naruto déglutit. Ouais, parfois il pouvait être stupide.

« Triple crétin. » Accorda la voix.

Une heure plus tard, le reste de sa bande vint faire son apparition. Neji accompagnant Hinata, l'héritière des Hyûgas, Shikamaru parce que son père ne voulait pas y aller (la fainéantise était un gêne héréditaire chez eux). Temari et Kankuro aussi, apparemment, le paternel voulait le plus de Sabaku possible. Et bien sûr Ino, sans doute pour montrer sa belle robe. Plus loin, il vit la bande à Sasuke, sans Sasuke dieu merci. Ainsi que quelques camarades de classes. Il reconnut aussi quelques personnes associées de son père et merde... son père ?

Oh putain !

« Tu te répète. » Nota la voix.

Minato avait remarqué son fils depuis le début et avait assisté à la scène avec Rita Matsuhi. Bien qu'il ait été incommodé des blagues de Naruto à propos de sa filiation -cette grosse gourde le croirait encore longtemps-, il n'avait pu s'empêcher de ricaner : son fils avait fait ce qu'il rêvait de faire depuis des années.

L'aîné nota avec tristesse que Naruto ne semblait pas du tout souhaiter sa présence, et c'était un euphémisme. Son fils venait de lui lancer un regard assassin avant de détourner son visage, niant totalement sa présence. Le blond se retint de soupirer avant de faire à nouveau semblant d'écouter son associé. De toute façon, il n'était pas venu ici pour passer du temps avec Naruto, mais pour le connaître et voir quelle sera la réaction de son fils à sa surprise de ce soir...oh bordel, comment avait-il pu faire ça ?

Souriant et riant avec ses amis, Naruto ignorait le regard qui n'avait cessé de le suivre.

Itachi était adossé à un coin, dans l'obscurité, écoutant Kisame se plaindre au téléphone d'un employé incompétent. Dès que le blond était entré, il avait dû se retenir de foncer sur lui pour lui donner son avis quant à son manque de responsabilité et son comportement. Mais sa présence le soulageait de cette inquiétude grandissante qu'il avait ressentit cette dernière semaine quant à la disparition de Naruto. Pourquoi avait-il autant d'ami, hein ? Aucun moyen pour le voir seul... Il faudrait encore attendre.

Un coup brutal à son épaule fit vaciller Naruto sur sa chaise. Il ouvrit lentement les paupières avant de bailler.

« Hein ? Qu'est-ce passe ? » Dit-il, d'une voix ensommeillée.

« Tu t'es endormi, crétin ! » Cria Ino, le poing toujours serré.

Le blond se retourna à l'entente d'un ronflement.

« Bah, Shikamaru aussi ! »

« Vous avez quel âge ? » Hurla Ino, hurlement qui ne parvint pas à réveiller le dormeur. Ses épaules s'affaissèrent en signe de soumission.

Naruto remarqua quelque chose d'étrange, c'était calme...trop calme...

Il tourna la tête dans tous les sens et remarqua enfin le problème. La moitié était déjà partie tandis que l'autre moitié s'apprêtait à partir.

« Quelle heure est-il ? »

« 2 h30 du matin. » Répondit la voix de Gaara dans son dos.

Le roux était debout derrière sa chaise, faisant un bref geste d'au revoir à une femme qui mettait son manteau.

« Les affaires ont été bonne ? »

« Assez, je rentre, tu viens ? »

« Hmm. » Bailla à nouveau Naruto en s'étirant, finalement il aurait survécu à cette soirée. Et pour cause, Itachi n'était pas venu. Il sentit une pointe de déception mais il la chassa aussitôt, assez d'être une loque.

De loin, Minato entendit les derniers bruits de pas et remarqua que son fils était prêt à partir. C'était le moment. Il se dirigea jusqu'à l'estrade, monta les petits escaliers et s'empara du micro au milieu de la scène.

« Mesdames et Messieurs, je vous demande votre attention s'il vous plaît. Maintenant que la partie la plus barbante est passée. »

Minato entendit quelques rires et sourit, ses yeux fixés sur ceux de son fils qui le regardait interrogatif.

« Je pense qu'il est temps que ce gala ait la véritable allure d'une fête. Donc, je pense que nous avons eu assez de longs discours pour cette nuit. »

Quelques regards fusèrent en direction d'un Orochimaru furieux.

« Alors laissons place à la musique. »

L'immense rideau qui couvrait le mur derrière l'estrade s'ouvrit pour laisser passer Yahiko et Nagato avec deux immenses chaînes stéréo. Minato fit signe au serveur et ceux -ci sortirent de la caisse sous la table de...l'alcool ? Le chef Namikaze jeta un coup d'oeil vers Yahiko.

« Bah quoi, c'est pas une fête sans alcool ! »

Putain, là Naruto, ils ont foutu un truc dans ton jus d'orange. Yahiko alla ensuite placer une énorme boule à facette sur le sol et Nagato enclencha la musique techno.

La plupart des associés et autres connaissances de Minato Namikaze restèrent figées. Le chef d'entreprise haussa les épaules et continua d'observer son fils, qui était entrain de se...pincer. Il eut un petit rire. Le peu de vieilles personnes restantes, outrées par un tel comportement, et devenu sourdes par le volume de la musique partirent, non pas avant de lancer un regard courroucé à Orochimaru... Cette université était une honte !

A la plus grande surprise de Naruto, plusieurs personnes haussèrent des épaules, se mirent à sourire avant de rejoindre le centre de la pièce et de se mettre à se trémousser. Oh ! Y'avaient pas que des balais dans le cul.

« Qu'est-ce qu'il est cool ton père ! » Cria Kiba en passant un bras autour des épaules de son ami.

« QUOI ? » Répéta le blond, n'arrivant pas à entendre ses paroles à cause du volume de la stéréo.

« J'AI DIT ! Qu'est ce qu'il est cool ton père ! »

Gaara et Naruto échangèrent un regard, s'il savait. Mais là, Naruto dut avouer malgré tout qu'il l'avait épaté, il ne l'aurait jamais cru capable de faire ça... Merde! Y'avait même de l'alcool ! Incapable de le remercier, car sa colère ne disparaîtrait jamais avec ce petit geste, il se contenta de lui accorder un sourire avant de se laisser traîner par Ino sur la « piste », si on pouvait dire.

Minato sourit et hocha de la tête dans sa direction. Si on lui avait dit qu'il aurait le droit à un tel sourire de Naruto, il l'aurait fait bien avant... Quoique pour l'alcool... Saleté de Yahiko. Il sauta de l'estrade pour sortir Ce n'était pas pour lui cette fête, et puis son fils avait bien le droit de s'amuser sans l'avoir sur son dos. En sortant, il rencontra le regard courroucé d'Orochimaru et ne put s'empêcher de penser que ça en valait vraiment la peine.

« Qu'est-ce que c'est que ça, Namikaze ? »

« « Ça » s'appelle s'amuser. »

« Pas pour longtemps, ils vont voir cette ban... »

« Oh, je ne vous le conseil pas. » L'interrompit Minato. « Si j'apprends que vous avez annulé le vrai plaisir de la soirée, vous serez heureux de trouver un emploi dans une école primaire. Vous m'avez comprit ? » Bien que les yeux de Minato étaient joyeux, sa voix ne l'y trompait pas.

« C'est une menace ? »

« Non, une promesse. »

Orochimaru siffla dédaigneusement avant de sortir de la salle, sachant que ces menaces étaient à prendre aux sérieux. D'après vous, qui avait fait en sorte qu'il ne trouve plus jamais de travail dans les affaires ?

Minato le suivit sifflotant... Ah, la soirée n'avait pas été si mauvaise.

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Itachi observait dans son coin Naruto enfiler verre sur verre. Il fronça les sourcils en direction d'Ino Yamanaka qui était bien trop collée à lui. Ces festivités n'étaient pas vraiment son genre mais il devait avouer que c'était moins ennuyant que le gala.

Sa langue vint sans s'en rendre compte pourlécher ses lèvres, ses yeux ne quittant plus les hanches de Naruto, qui bougeaient au rythme de la musique dans une invitation sensuelle. Son pantalon moulant ses courbes laissait voir tous ses déhanchements avec une précision diabolique. Subitement, il se figea, les yeux du blond venaient de se braquer sur lui. Il abandonna la jeune femme, qui n'avait sans doute rien remarqué puisqu'elle continua à danser, et s'avança lentement vers Itachi en balançant ses hanches fines à chaque pas.

Dès que Naruto avait vu Itachi, tous ses doutes s'étaient envolés. Il en était certain à présent, il voulait tenter cette aventure avec cet homme, et même si l'alcool y était pour quelque chose dans sa résolution si hâtive, ça n'avait pas d'importance. Pour l'instant seul l'homme, debout en face de lui, entrain de le dévorer du regard lui importait.

Le blond se posa lascivement contre lui, mettant ses mains sur les hanches d'Itachi alors que les siennes baladaient contre son ventre. Dans un mouvement qui parut d'une infinie lenteur il s'abaissa lentement, contre lui, frottant son corps au sien. Ses mains descendirent sur les jambes d'Itachi les caressant en synchronisation avec la musique.

Itachi le regarda fasciné, perdant peu à peu son contrôle contre son grès. La tête de Naruto était à présent au niveau de son entrejambe et des tas de scénarios lui vinrent à l'esprit, en même temps que la chaleur montait en lui... Naruto était-il entrain de l'allumer ?

« Vous êtes ivre. » Souffla Itachi.

Le blond releva la tête et sourit. Remontant à nouveau vers Itachi, ses mains grimpèrent avec lui sur les cuisses, les hanches, puis le torse du corbeau. Son visage à quelques millimètres du sien, il murmura :

« C'est possible, mais ça m'est égal, j'ai envie de vous. »

Itachi ne pourrait expliquer que plus tard, quel était le nouveau sentiment qui s'était ajouté à celui de victoire, quand Naruto avait prononcé ces paroles.

« Vous l'avouez enfin ? »

« Hmm. » Gémit Naruto avant de se tourner dos à Itachi, pour se coller à lui. Il sentait le torse musclé du corbeau contre son dos et soupira d'aise avant de se remettre à bouger, à danser, son corps contre le sien. Itachi passa ses bras autour de sa taille avec possessivité et le ramena encore plus près, si c'était possible. Mais le blond prit les mains d'Itachi et les plaça sur ses propres hanches pour que le corbeau le guide dans sa danse.

Leur deux corps brûlaient, s'allumant comme ce n'était pas permit et Itachi en oublia toute retenue. La pensée que si quelqu'un les voyait, ce serait fini ne vint même pas lui effleurer l'esprit. Seul le corps délicieusement chaud qui se frottait contre lui pouvait occuper ses pensées. Ses mains montèrent sur le ventre du blond, qu'il pouvait voir par un pan de chemise qui s'était ôté, et se mit à le caresser lascivement.

Un gémissement sourd le fit revenir à la réalité, et pour une fois ce n'était pas le gémissement de Naruto mais bien le sien. Le blond, c'était à nouveau baissé, frottant ses fesses contre son bas-ventre... S'en rendait-il seulement compte ?

D'un geste brusque, il se sépara de Naruto avant de le pousser contre le mur derrière lui. Son corps coincé contre le sien ne faisait que l'exciter plus et il l'embrassa avec passion, avec la même passion qui l'avait poussé sur le toit, avec cette passion que le blond n'avait cessé d'accroître jusqu'à son paroxysme cette nuit, avec cette excitation encore plus grande que lui avait apporté l'aveu de Naruto et enfin avec la satisfaction absolue de l'avoir contre lui. Leurs langues se rencontrèrent, s'abreuvant du goût de l'autre avant de se mêler sans aucune retenue. Les mains d'Itachi vinrent se mêler à celles du blond, tandis que la jambe de celui-ci vint se frotter contre son sexe. Le corbeau soupira avant de le plaquer à nouveau contre le mur.

« Vous tenez à me rendre fou ? »

« Êtes-vous entrain de me succomber ? » Rétorqua Naruto avec un sourire séduisant, en continuant ses mouvements de jambes.

« Possible. » Avoua Itachi, en tentant de se calmer. « Mais pas ici, pas comme ça, vous méritez plus. »

« Ah bon ? »

« Oui, je veux vous inviter à dîner demain. »

« Un dîner ? » Répéta Naruto.

« Pas seulement, je veux que vous passiez la nuit avec moi. »

Fin du chapitre !

Reviews ? Pas reviews ? reviews ? Pas reviews ? reviews ? Pas reviews ? Yeeeeeah! J'ai le rythme!

Voilà! Je suppose que vous devinez aisément ce qu'il y aura dans le prochain chapitre ? allez! ça commence par un L et finit par un N...mystère!

For intérieur : Là tu vas peut-être pas te faire tuer à cause du contenue, mais t'as vu où tu t'es arrêté ? ù_ù

Moi *allumant la lumière pour éviter les couloirs sombres* : Bah quoi ! Non mais oh! Ce chapitre a fini en beau...aaaaaaaaah! *se baisse pour esquiver à nouveau des pommes o0 (je vais ouvrir un magasin de fruit et légume je crois) une aile de dragon, une boule de feu, un piano, une bombe atomique et finalement...l'épave du titanic fut la perte de l'auteur...*

R.I.P

For intérieur : Ah la merde...putain...y a pas un jésus dans l'assistance pour la ressusciter là où au moins un médecin pas trop glauque ?

A+

Naruto Uchiwa, auteur qui vient enfin de rencontrer son idole...Casper!