Avec un jour de retard voici ce neuvième chapitre.

Je vous préviens, il est énorme, et oui, c'est un bon gros pavé de 6500 mots qui vous attend. Il fallait absolument que je règle l'histoire de l'enterrement du père de Lydia et que j'insère la suite de l'intrigue.

Mais avant un remerciement s'impose, alors un tout grand merci à vous tous qui prenez le temps de lire et d'apprécier cette histoire.

Un tout grand merci à mes followers; Lea Michaelson, Skipp7, kchalot, kyuketsuki 62, ugo23, EvilAngel38, luun, sakuraetsasuke, Alfgard, CLAllRE, tablearepasser, emichlo, marco29830, Nobora, PsychopathequiAssume, TheBloodyCookie, gleek-forever-3, GretaSchou, Ekana, Gaby-mini, Muschu et Gohatto.16.

N'hésitez surtout pas à envoyer un petit conseil, ou simplement signaler une partie qui vous a paru bien réussie. Les encouragements ça boost le moral :D

Maitenant finit le bla-bla, bonne lecture.

Enjoy !

Votre dévouée Delanthia.


Chapitre 9 : Un premier contact éphémère.

L'alarme du téléphone résonnait dans la pièce depuis quelques secondes déjà. Les mains de Stiles rampait hors de son cocon de couette à la recherche de la source sonore.

Une fois l'alarme éteinte, le jeune homme replongea dans le sommeil.

- Stiles lèves toi tu vas être en retard.

Le jeune Stilinski se redressa en sursaut dans son lit.

Un coup d'œil à l'horloge numérique du radio-réveil : 7h23.

C'était officiel, Stiles était à la bourre dés le lundi.

Tout en maugréant, il fonça à la douche.

Une fois lavé et séché en quatrième vitesse, l'adolescent s'empara de sa brosse à dents.

Stiles finissait de mettre ses habits sur le lit d'une main, l'autre toujours occupée sur la brosse à dents.

Un nouveau passage dans la salle de bain pour finaliser sa toilette.

Tenant une bride de son sac entre ses dents, il dévala l'escalier à cloche pieds tout en essayant de lacer sa converse.

Après un rapide « Salut Papa. », le lycéen attrapa un paquet de cookies et se précipita dans sa jeep.

Il lâcha un juron en constatant que la maison était littéralement assaillie par le lierre et les rosiers.

Tout au long de son trajet sous la pluie battante, il repensa à son rêve.

Il avait vu l'accident mortel de voiture avant que ça ne se produise, il en était certains. Lydia n'avait confirmé qu'une minute après qu'il se soit réveillé en sursaut. Donc, il avait bel et bien fait un rêve prémonitoire. D'ailleurs à chaque fois qu'il faisait un rêve ou un cauchemar, les plantes avait une poussée de croissance. Ce qui confirmait qu'il était à l'origine de cet essor verdoyant.

Sortant de ses pensées, il remarqua un objet blanc sur la route. Un renard blanc, aux oreilles cendrées. Il freina de toutes ses forces en voyant que l'animal ne bougeait pas d'un centimètre. La jeep s'immobilisa.

Stiles sortit en catastrophe, certain d'avoir heurter la pauvre bête.

Il n'en crut pas ses yeux en voyant le renard toujours immobile, le museau contre son pare-choc.

La bête cligna des yeux puis se leva. D'une manière tout à fait naturelle, le renard blanc fit le tour de la jeep, monta par la porte conducteur toujours ouverte et s'installa sur le siège passager.

Stiles jura, il allait être en retard pour de bon si il ne reprenait pas sa route tout de suite.

Le petit animal roulé en boule sur le siège s'était endormi comme si de rien n'était.

Stiles jura de plus belle et redémarra en direction de l'école, pestant car il était complètement trempé à cause du mur d'eau.

Il arriva sur le parking à 7h59.

Il laissa la créature blanche dormir dans la voiture et courut sous la pluie pour rejoindre le bâtiment scolaire.

Le jeune hyperactif déboula dans la salle de cours juste à temps.

Il rejoignit Scott dans le fond et s'installa sur la chaise inconfortable.

- T'as bien failli ne pas rentrer. Commenta Scott en gloussant face au jeune homme complètement imbibé d'eau.

- Je sais ! Mais il m'est arrivé un truc de malade sur le chemin en venant. Encore plus dingue que tes trucs de loups. Répondit Stiles en chuchotant.

- C'est possible ?

- J'ai été forcé de m'arrêter en chemin à cause d'un renard au milieu de la route.

- Et alors ? Suffisait de passer à coter.

- Sauf que j'étais perdu dans mes pensées et je l'ai vu qu'au dernier moment. J'ai cru que je l'avais tué.

- Hein ? Il était pas déjà mort ?

- Non, pas du tout. Il était assis au milieu de la route, bien vivant. Quand ma jeep s'est immobilisée, je suis sorti sous la pluie pour voir si je l'avais pas écrasé. La bestiole avait le museau contre mon pare-choc et ne bougeait pas d'un pouce. Puis d'un coup elle a sauté dans ma bagnole par la porte ouverte et s'est endormie sur le siège passager. J'étais tellement à la bourre j'ai même pas pris le temps de la foutre dehors.

- Tu es en train de me dire qu'il y a un renard blanc dans ta jeep en ce moment même ?

- Ouaip. Je pensais aller voir le Dr Deaton après les cours pour m'assurer qu'il aille bien parce cette bête agissait vraiment bizarrement.

- Stilinski et McCall ! Un mot de plus et vous êtes collés.

Les deux élèves interrompirent leur conversation sous la menace du professeur.

Le cours se termina et les deux amis ne purent reprendre la conversation faute de cours en communs.

Arrivé dans la classe, Stiles ouvrit son cahier. Le plus discrètement possible c'est à dire caché derrière son plumier, il envoya un message aux membres de la meute dans le lycée : « A la pause de midi faut que je vous montre quelque chose. Rendez vous dans le hall d'entrée. »

Ensuite il se concentra sur la contemplation de l'orée des bois à travers la vitre, observant avec attention la pluie qui tambourinait le sol avec violence, l'herbe ployant sous l'assaut aqueux. Quelque chose attira son attention. À la limite de la forêt, une petite silhouette sombre.

Stiles cligna des yeux.

L'ombre fugace avait disparue.

Le lycéen secoua la tête, pestant contre sa fatigue due à ses cauchemars nocturnes récurrents. Il lui manquait trop d'heure de sommeil à son goût.

Enfin, la cloche sonna la libération.

Stiles fourra ses affaires dans son sac et partit rapidement en direction du hall.

Ses amis n'étant pas encore là, Stiles alla jusqu'à sa voiture.

Sa capuche sur la tête pour se protéger un peu de la pluie incessante, le lycéen ne vit pas les deux petites silhouette l'observer depuis la sylve.

Il ouvrit sa portière, le renard blanc le regarda de ses grands yeux verts.

- Viens là mon gars. Ma belle plutôt. Dit Stiles en passant sa main par en dessus de la boule de poils, sans l'ombre d'un doute c'était une femelle, et la souleva.

Il plaça la petite créature contre lui, en dessus de son pull pour la protéger du mur d'eau. Il rejoignit en courant le hall, les deux bras serrés autour de son ventre pour éviter que la petite renarde ne glisse.

Stiles débarqua dégoulinant dans le hall du lycée. Les derniers élèves traînant dans les couloirs se dirigeait vers la cafétéria, il s'assit sur les marches en guettant l'arrivée de la meute. La petite créature contre son corps remua un peu, cherchant une position confortable.

- Stiles ! C'était quoi le truc que tu voulais nous montrer ?

Stiles sursauta, il était tellement absorbé par les pulsations contre son ventre qu'il n'avait pas entendu les adolescents approcher.

Stiles releva la tête et leur décocha un sourire radieux.

- Bonjour a vous aussi.

- J'ai faim moi, accouches ! Déclara Isaac moqueur.

L'hyperactif leur résuma rapidement son rêve.

- C'est tout ? On pouvait en parler au réfectoire. Fit Erica boudeuse.

- Attends, j'ai garder le meilleur pour la fin. Déclara le jeune brun.

Sans plus de cérémonie, il ouvrit la fermeture éclair de son pull, découvrant la renarde blanche roulée en boule contre son ventre. L'animal releva le museau, inclina la tête sur le coté et observa l'assemblée avec ses grands yeux brillants.

- Voici Cataleya ! Déclara-t-il, triomphant.

- C'est trop mignon ! S'émerveillèrent les filles.

- Il a pas la rage au moins ? Demanda Isaac méfiant.

- D'abord c'est elle, ensuite vu qu'elle n'a pas d'écume sur les babines et qu'elle est plutôt calme je pense pas. Intervint Stiles, visiblement vexé de la remarque.

- Et c'est quoi ce nom ? Cataleya ? Continua le frisé.

- C'est trop cool ! Tu vois la tache qu'elle a dans la gorge ? Ça ressemble beaucoup à l'orchidée colombienne du nom de Cattleya Skinneri. Ma mère adorait cette fleur, on en avait toujours deux-trois dans la maison quand elle était toujours là. Objecta Stiles, sa voix faiblissant sur la dernière phrase.

Il se reprit et leur raconta comment la petite créature avait atterrit dans sa voiture.

Sans s'en rendre compte, le jeune homme s'était mis à grattouiller l'animal derrières les oreilles. Manifestement cela lui plaisait énormément, la renarde avait fermé les yeux et profitait pleinement des caresses.

Stiles acheva son récit.

Il se rendit compte de ses gestes et pensa : « Faudra absolument que j'essaye sur Derek. » Le jeune homme gloussa à cette pensée.

D'un commun accords les adolescents décidèrent d'aller manger.

Stiles leur signala qu'il les rejoindrait et ses cinq amis le laissèrent.

Stiles jeta un coup d'œil à l'extérieur, la pluie n'avait pas faiblit.

Le jeune brun hésita entre ramener la renarde à sa voiture et par la même occasion se faire doucher pour la troisième fois de la journée ou trouver autre chose. Les idées germaient à toute vitesse dans son esprit.

Stiles débarqua dans la cafétéria, ses livres en main et son sac sur le dos.

Il posa ses bouquins sur la table de ses amis et alla chercher un plateau.

L'hyperactif revint et posa son plateau avant de s'asseoir. Avec la plus grande précaution il posa son sac entre ses jambes et entrouvrit la fermeture éclair.

- Ne me dits pas que tu l'a mise dans ton sac. Lydia le dévisageait avec une moue réprobatrice.

- J'allais quand même pas la laisser dans mon casier.

- Dans ta voiture !

- Et puis quoi encore ?! J'en ai marre d'être tremper, moi ! Je commence seulement à sécher. Et puis tu peux pas dire non à cette bouille. Répliqua l'hyperactif en désignant la petite tête visible dans son sac.

- De toute manière il ne me reste plus qu'une heure de cours vu qu'il n'y a toujours pas de remplaçant pour Harris. Ajouta-t-il.

La rousse capitula.

Stiles se dépêcha de finir son repas, pendant que les autres, qui avaient fini leu assiette depuis longtemps, parlaient des cours, des examens approchant.

Stiles tilta, les examens c'était déjà dans trois semaines. Il réalisa que ce début d'année s'était déroulé à une vitesse surprenante.

La cloche rappela aux élèves que la pause était finie.

Stiles roulait prudemment, les risques d'aquaplanages était très important depuis que Beacon Hills subissait les pluies diluviennes.

Heureusement pour lui, la renarde ne s'était pas fait remarquée pendant sa dernière heure de classe.

Les lignes de la clinique vétérinaire apparurent au loin.

Le jeune homme se gara, la boule de poils blanche releva les oreilles.

Stiles ouvrit son pull et la petite créature devança ses intentions en s'installant elle même contre lui.

Il traversa les trombes d'eau et pénétra dans le bâtiment.

Il resta planter sur le paillasson, gouttant sur le sol, en attendant que le vétérinaire arrive.

Intriguée par l'odeur, la renarde passa sa tête par le coll et huma les lieux.

Le Dr. Deaton arriva au comptoir et visiblement, ne s'attendait pas à voir le jeune brun.

- Qu'est ce qui t'amène mon garçon ?

- La petite que voici. Répondit Stiles en ouvrant un peu son pull et laissant apparaître la renarde qui s'était cachée à l'arrivée du vétérinaire.

- Viens avec moi.

L'homme en blouse blanche lui ouvrit le comptoir et se dirigea vers la salle de consultation.

La renarde semblait intimidée par l'environnement de la clinique, elle s'était repoussé à l'extrémité de la table contre Stiles en cachant son museau dans son sweat.

- Je voulais la faire examiner à cause de son comportement étrange. Histoire d'être sûr qu'elle ne soit pas blessée.

Le jeune homme entama pour la deuxième fois la narration de sa rencontre avec la petite renarde blanche aux oreilles cendrées et avec cette tache florale noire sur la gorge, détaillant l'assurance et la nonchalance manifeste de la petite peluche ivoire aux grands yeux verts pétillants.

De son côté, Deaton écoutait attentivement les dires du jeune homme tout en réalisant les contrôles sur le petit animal.

Une fois l'auscultation terminée, la renarde semblait habituée au lieu.

Bien qu'elle soit toujours proche de Stiles, la renarde blanche était assise sur la table de métal chromé, ses yeux dévorait chaque recoins de la pièce et sa queue balayait doucement la table d'opération.

- Elle me semble en pleine forme.

- C'est une super nouvelle ! Déclara l'hyperactif, sourire aux lèvres, ses mains rejoignant le pelage duveteux et débutant les caresses sur la petite créature.

- Il y a tout de même quelque chose qui me tracasse. Cet animal est bien trop familier avec les humains. C'est comme si il avait été élevé au contact de l'homme. Fit le vétérinaire, perplexe.

- C'est pas vraiment un problème. Et puis au moins comme ça, j'ai un argument pour la garder. Merci.

Stiles régla la note de consultation de ce qu'il considérait comme son animal de compagnie désormais et pris la route pour rentrer chez lui.

Ce n'est qu'une fois chez lui que le jeune homme remarqua que la pluie incessante avait fait place à un ciel gris, aux nuages compactes.

La renarde fila droit vers la cuisine. Stiles se retint de jurer, il aurais aimé introduire la peluche autrement. Préparant mentalement ce qu'il allait pouvoir dire à son paternel pour faire passer la pilule, le jeune homme aligna ses pas en direction de la pièce.

Le shérif était assis à la table et sirotait son café tout en lisant le journal tranquillement.

Par pure chance, la renarde était montée sur la chaise sur laquelle Stiles s'asseyait habituellement et était hors de vue pour le père Stilinski.

Le jeune homme soupira de soulagement.

- Alors ta journée ?

La question fit lever les yeux de l'homme de son journal.

- Tu rentre bien tard. Je croyais que tu avais une petite journée.

Stiles grimaça.

- On fait un deal. Échange d'informations.

- Pardon ?

- Réponds à mes questions et je réponds aux tiennes.

Le shérif hésita un instant, se demandant ce que son rejeton projetait.

- Une journée classique. Plutôt tranquille même. Ton tour.

- Je suis passé à la clinique vétérinaire.

- Pourquoi ?

- Mon tour d'abord.

L'hyperactif chercha ses mots avec soin, essayant de formuler sa question. Il ne trouvait pas de formulation appropriée.

- Il n'y a pas eu de mort ?

Le shérif resta un instant interloqué devant la question. Il pensa que son fils était simplement inquiet à cause de la tuerie qui s'était produite quelques jours plutôt. L'homme frissonna en revoyant la scène.

- Un accident de voiture uniquement. À moi, pourquoi es tu aller chez le vétérinaire ?

- Pour faire examiner Cataleya.

- Qui ?

- C'est mon tour.

Pendant l'échange, Stiles s'était rapproché de la table. Il avait rejoint sa chaise et la renarde blanche s'était roulée en boule pour entamer une sieste.

- Tu n'as pas plus d'infos sur l'accident ?

- Le rapport indique qu'à première vue, la conductrice a essayé d'éviter quelque chose sur la route et à cause de la météo a finit sa course dans la forêt. Maintenant dis moi qui est Cataleya.

Stiles souleva la petite créature au dessus de la table, accompagnant son mouvement d'un « Tadam ! ».

Le shérif eut un mouvement de recul face aux deux grands yeux verts le fixant, le museau rosé, les oreilles cendrées, les vibrisses, les petits crocs pointus et la langue d'un rose vif ressortant légèrement de la gueule entrouverte de l'animal.

- Génim Stilinski, quelle est cette chose ?

Le jeune homme se tendit en entendant son prénom.

- Ben c'est une renarde blanche. Répondit-il naturellement.

- Je le vois bien, mais qu'est-ce que tu fais avec une renarde ?

Face à l'expression exaspérée de son père, Stiles opta pour une réponse franche et concise.

- J'ai failli la renversée ce matin alors du coup je l'ai emmenée chez le vétérinaire, histoire de m'assurer qu'elle allait bien.

- Mais pourquoi tu la ramène à la maison, tu pouvais pas la libérer dans la forêt en revenant ?!

- Deaton a certifié que c'était un animal domestiqué quand il a vu ses réactions. Regarde comme elle est à l'aise avec les humains.

Stiles illustra ses propos en posant la bête a terre. Il se recula de quelques mètres et s'assit en tailleur.

Aussitôt Stiles assit, la renarde accourut et se lova contre lui.

Stiles laissa sa main parcourir la toison immaculée, la renarde profitant pleinement des caresses prodiguées.

- Tu vois ? C'est idéal comme animal de compagnie. C'est l'équivalent d'un petit chien tout beau tout propre.

- Une seule crasse et je l'expédie par dessus la clôture.

- Merci !

Stiles emporta la peluche en direction de sa chambre.

Il installa une vieille couverture dans le seul coin a peu près rangé de sa chambre puis laissa la renarde s'endormir.

Les marches grincèrent imperceptiblement quand Stiles les descendit.

- Stiles.

- Oui ?

L'interpellé passa la tête par l'encadrement de la porte séparant le hall et la cuisine.

- Tu vas où comme ça ?

Le shérif désigna du menton son fils.

Stiles s'observa un instant fraîchement douché, un costume gris sombre, une chemise blanche. Il ne pensait pas avoir fait une faute vestimentaire.

- Ben à l'enterrement du père de Lydia.

- Si tôt ? Ça ne commence pas avant 7h00 tu sais.

- J'ai un truc à réglé avant. Et par un truc, il voulait dire un Hale à récupérer.

- D'accord. Sois prudent sur la route.

Le jeune homme ouvrait à peine la porte de sa voiture que la renarde montait dedans. Stiles restait impressionné par l'assurance du petit animal. Le moteur de la jeep gronda et le véhicule se mit en mouvements.

Deux coups rapides résonnèrent dans le loft. Peter s'extirpa du canapé avec réticence. Arrivé à un mètre de la porte l'aîné Hale éternua. Il lâcha un juron et ouvrit la porte.

Un nouvel éternuement se fit entendre, suivi du gloussement de Stiles.

Peter lui décocha un regard mauvais, chargé du plus de menace qu'il pouvait émettre avec la goutte au nez. Il aperçu la petite forme blanche aux pieds de l'humain.

Un nouvel éternuement.

Peter identifia la forme comme étant un renard.

- Éloigne ça tout de suite. Ordonna le loup en désignant le petit canidé aux oreilles cendrées qui le fixait de ses grands yeux.

Il éternua à nouveau et jura.

Stiles essayait de contenir son amusement mais celui si transparaissait sur son visage.

- Je ne pensais pas que tu étais diabolique à ce point.

- Heu... Stiles était un peu perdu face à la déclaration du loup.

- Ta bestiole !

- Ben quoi ?

- Je suis allergique aux renards ! D'ailleurs je ne vois même pas comment tu as réussi à être au courant.

- Pause ! Normalement en tant que loup tu n'es pas censé ne pas être malade ? La curiosité de Stiles venait d'être piqué à vif.

- Je suis né lycanthrope !

- Et ?

- L'allergie est survenue après. La guérison m'empêche juste de faire un choc histaminique pas d'éternuer face à ta bestiole. Maintenant fous le camp.

- C'est quand même un comble pour un loup-garou d'être allergique à une canidé.

Stiles s'éclipsa vers les escaliers avec un sourire moqueur. La renarde le suivit, sautant de marche en marche.

Au son de l'eau ruisselantes, Stiles devina que Derek était sous la douche.

Il pénétra dans sa chambre et s'installa sur le lit aux draps sombres.

Une fois sec et prêt le loup noir entoura sa serviette sur sa taille et quitta la salle d'eau.

La première chose qu'il remarqua en entrant dans sa chambre fût les effluves sucrée de lys, de menthe et de forêt, puis la veste de costume grise foncée posée sur le dossier de la chaise.

En voyant Stiles endormi sur le ventre dans son lit, le jeune homme aux cheveux de jais sourit.

C'est seulement en approchant que le loup discerna la boule de poils blanche dormant dans le creux du dos du jeune homme et parfaitement camouflée sur la chemise blanche.

La renarde darda ses iris émeraude sur le nouveau venu quand il s'approcha à moins d'un mètre.

Elle se redressa, s'étira longuement.

Derek s'accroupit et détailla la petite créature devant lui.

Les yeux toujours ancrés dans ceux de son vis à vis, la renarde posa son museau contre le nez du loup garou.

Ce dernier tressaillit lors du contact entre la truffe rosée et humide et sa peau.

- Elle t'aime bien.

Derek releva les yeux surpris, il n'avait pas entendu de changement dans le rythme cardiaque indiquant le réveil de l'humain.

Le jeune homme à la tignasse brune avait tourné la tête sur le coté pour observer le loup et la renarde. Un sourire fugace sur les lèvres et les yeux brillants.

Derek se releva, laissant la renarde se rouler en boule dans le lit.

Stiles s'était redressé et assis sur le bord du lit. Il observait Derek chercher dans sa penderie.

« Tu ferais mieux d'arrêter de le reluquer de la sorte, niveau discrétion tu es au niveau -1000. » Se sermonna Stiles.

L'hyperactif reporta son attention sur la renarde, ses mains parcourant le pelage soyeux mais son esprit s'attelait à produire des images du corps de Derek.

Le jeune homme redressa la tête, les joues cramoisie suite à la production foisonnante de son imaginaire.

Le loup garou avait revêtu un ensemble noir, pour ne pas changer, et une chemise blanche. Il hésitait face à la cravate à choisir.

Stiles quitta le lit, attrapa la cravate fine noire et la passa au cou du loup.

Celui-ci resta impassible face au geste de son cadet.

Stiles finit de nouer la bande de tissu sombre autour de la gorge de loup, observant le résultat, il sourit.

Derek afficha son sourire de prédateur et le lycéen se retrouva pressé contre le mur, une main sur la taille et l'autre s'attardant dangereusement à la limite entre sa fesse et sa hanche, le visage du lycanthrope proche du sien.

Stiles lui décocha son sourire diabolique. Il remonta ses mains le long du torse musclé du loup, ses bras passèrent les épaules et s'enroulèrent au cou du loup.

La pression exercée par Stiles le força à se rapprocher davantage.

Le lycanthrope se tendit perceptiblement quand les doigts du jeune homme effleurèrent sa nuque. Il se détendit quand ceux-ci pénétrèrent dans sa chevelure. Il soupira même lorsque Stiles entama des grattouilles derrière ses oreilles.

- Qu'est ce que tu faits ? Grogna-t-il alors que sa tête se nichait dans le cou de l'hyperactif.

- Je vérifiais que les loups garous réagissaient comme les chiens face aux grattouilles. Fit Stiles, un sourire moqueur à l'appui.

Derek grogna pour la forme et serra un peu plus son corps contre le lycéen.

Ses bras se serrèrent un peu plus autour de la taille de l'hyperactif.

Les effluves émanant de la peau claire du jeune homme lui titillait les narines.

Ne pouvant résister plus longtemps, le loup succomba à ses envies et ses lèvres établirent le contact avec la peau du jeune homme.

L'épiderme frémit sous le contact.

Stiles stoppa les mouvements dans le cheveux charbons, sa prise se raffermit en obligeant Derek à se presser encore un peu plus contre lui.

L'humain s'imprégnait du parfum musqué de cuir et de pin ainsi que de la chaleur du loup. Il s'apprêtait lui aussi à poser ses lèvres sur la peau de son partenaire.

Un jappement aigu perça le silence.

La renarde se tenait au pied de la porte et les regardait intensément.

Derek se sépara brusquement de Stiles.

Les deux jeunes gens se dévisagèrent un instant.

Derek semblait gêné et en colère.

Stiles affichait une expression d'incompréhension et de déception.

Sans un mot, le lycanthrope se faufila hors de la chambre.

Stiles se passa une main dans la nuque, et laissa son cœur le temps de décélérer.

Il attrapa sa veste, jeta un coup d'œil à sa montre et sortit à son tour, la renarde à ses côtés.

Avant qu'il ne puisse poser la question, Peter y répondit.

- Devant ta jeep.

- Merci.

Le froid saisit Stiles lorsqu'il quitta le bâtiment.

L'hyperactif revêtit sa veste et rejoignit le lieu de stationnement de son bébé motorisé.

Il repéra son passager, appuyé contre la portière, affichant son air renfrogné.

Intérieurement, le jeune Stilinski soupira. Il ne comprenait pas du tout les agissements du loup.

Stiles déverrouilla la voiture et ils montèrent à bord.

La renarde blanche s'installa sur la banquette arrière, non sans avoir essayé les genoux du loup noir.

Stiles consulta le tableau de bord. Il en retira deux informations premièrement ils arriverait au cimetière avec un quart d'heure d'avance et deuxièmement la température externe avait chuté à 9 degrés.

Stiles alluma la radio, chercha la chaîne météo locale.

- Bonsoir chers auditeurs. L'alerte générale sur toute la localité de Beacon Hills vient d'être déclarée à l'instant. Selon l'institut météo national, une tempête de neige est à prévoir pour demain. Il est conseillé à tous les habitants de rester chez eux. Les premiers flocons toucheront le sol durant cette nuit.

Une fois la radio éteinte, Stiles se concentra sur la route alors que son cerveau s'activait.

Lydia et lui s'était trompé, la tempête avait un jour d'avance par rapport à leur prévisions. Inconsciemment, Stiles se mordilla la lèvres inférieure.

Sa jeep se parqua sur le parking aux abords du cimetière.

Malgré la clarté du crépuscule, les spots éclairant les lieux étaient déjà tous allumés.

Derek sortit du véhicule et s'adossa contre celui-ci.

La mâchoire crispée, poins serrés et le regard dur et froid.

Dans toute son attitude, le loup exprimait son désir d'être seul.

Stiles s'apprêtait à sortir quand il remarqua que son corps était figé. Ses mains contractées sur le volant, légèrement tremblantes. Sa gorge était nouée. Un sentiment de malaise confus noua son estomac. Ses iris se voilèrent et entamèrent une oscillation saccadée et très rapide de droite à gauche. Son pouls s'accéléra et sa respiration devint hachée.

Ses poumons s'embrasèrent. La sensation de brûlure se répandit dans tous son être.

Pris de spasmes, le jeune homme à la tignasse brune essayait d'appeler à l'aide mais aucun son ne sortait de sa bouche.

La renarde à la robe de neige perçut le malaise de l'humain. Sentant la panique et la douleur irradier du corps de Stiles, l'animale se mit à tambouriner la fenêtre avec ses deux pattes avant.

Le cliquetis des griffes de la renarde contre le verre tira Derek de sa bouderie. C'est à ce moment qu'il ressentit le désarroi, la panique et la souffrance de Stiles. Toutes ses émotions transparaissait par les battements saccadés et trop rapide du muscle cardiaque.

Le lycanthrope aux cheveux noirs se roua dans la voiture.

Derek grimaça face à la scène. La crise était bien plus puissante que tout ce qu'il avait vu depuis longtemps.

Stiles convulsait sur le siège conducteur, le volant était malmené par les mains presque soudées dessus, ses iris vibraient, les larmes ruisselaient sur les joues blanche. La mâchoire du jeune homme était crispée par les convulsions, deux traînées de sang partait de sa lèvre inférieure dans laquelle ses dents était plantées.

Doucement, Derek prit le jeune homme dans ses bras, conscient qu'il ne pourrait rien faire d'autres que d'attendre que la crise passe et espérer que sa présence suffise à la faire refluer.

Stiles repris conscience. La dernière chose dont il se souvenait s'était le début de la crise de panique. Les murs crème lui était familier.

Sa gorge se serra.

Le « bip » régulier d'une machine confirma ses craintes.

Il détourna ses yeux des murs et s'apprêtait à voir le corps de sa mère dans le lit, les traits tirés par la maladie.

Ce n'était pas sa mère dans le lit.

Même yeux noisettes, même chevelure brune, la même peau diaphane à l'exception de la mâchoire légèrement plus marquée, des pommettes un peu plus saillantes c'était lui.

Il était relié à tous un tas de machines : aide respiratoire, surveillance des paramètres vitaux, des cathéters en tout genre.

Son sentiment de malaise augmenta encore d'un cran en voyant son père et ses amis qui veillaient sur lui pendant son coma.

Mélissa McCall entra dans la chambre, tendit une tasse de café au shérif.

Lydia avait Allison et Scott à ses cotés. Erica et Isaac encadrait leur ancien Alpha. Celui-ci avait les yeux emplis de tristesse et les cernes sous ses yeux indiquait qu'il ne dormait plus depuis très longtemps.

Mélissa ressortit, reprenant son travail.

Ils se tenaient tous immobiles. D'un signe de la tête Scott salua le shérif. Sans en mots les trois adolescents sortirent de la pièce. Une minute plus tard, Derek se leva. Il échangea un poignée de main rapide avec Stilinski senior avant quitter la pièce avec ses deux bêtas non sans avoir lancer un dernier coup d'œil dans la direction du corps allongé dans le lit d'hôpital.

Stiles, tout du moins sa conscience, se déplaça dans la pièce.

Il se figea en passant devant le calendrier. Le 8 décembre.

Il regarda les fiches sur l'avant du lit.

La date d'admission : Jeudi 24 novembre. 04H30.

Il en resta interloqué, c'était 2 jours après de l'enterrement du père de Lydia. Donc il était dans le coma depuis 2 semaines précisément.

Il laissa traîner son regard sur les vieux journaux. Celui du jeudi 24 novembre était au dessus de la pile.

Il lut le titre de la première page « La fin de la tempête pour Beacon Hills. »

Il recula un peu, son cerveau turbinait, cherchant des explications.

Quelque chose en lui tempêtât. Un incendie naquît dans son cœur et ses veines devinrent des flots de lave, toute sa peau se consumait.

La douleur s'échappa de son corps.

Stiles revint à lui, ses poumons s'emplirent d'un bouffée d'air piquant à cause du froid. Il récupéra doucement son souffle, les battements de son cœur se calmèrent. Ses yeux parcoururent l'étendue devant lui à travers son pare-brise. Il reconnut le cimetière bien que les végétaux aient subi une poussé de croissance très importante. Les fleurs sur les tombes s'étaient enracinées et étaient désormais vivaces, le lierre et les ronces avaient envahis tous ce qu'ils pouvaient, les mauvaises herbes transperçaient le sol de gravier. Les cerisiers japonais plantés avait retrouvés un feuillage printanier masqué par les fleurs blanche-roses ornant les branches en masses. La frondaison frémit sous le vent.

Stiles ressenti une vibration, puis une forme blanche se planta devant ses yeux. La renarde le dévisagea un instant, puis elle se roula en boule sur le tableau de bord.

Une nouvelle vibration se fît sentir, cette fois il crût entendre un son très faible. Une douce chaleur se diffusait près de lui.

Il reporta son attention sur la source.

Il tomba nez à nez avec Derek. Ses yeux bleu de givre mêlés à une couleur cuivre bordant la pupille le fixaient.

Le loup recula, lui laissant un minimum d'espace vital.

Stiles essaya de parler mais une sensation de déchirement éclata dans sa gorge. Ses mains toujours tremblotantes ouvrirent la boîte à gants, récupérant une bouteille d'eau et son inhalateur.

Il but le demi litre d'eau et inspira deux doses de Ventoline, tout en regardant Derek dont les lèvres s'agitaient.

- Je vais bien.

- T'en a pas l'air.

Derek posa deux doigts sur sa bouche, la sensation de picotement caractéristique de la guérison parcourut ses lèvres.

L'adolescent abaissa le pare-soleil et regarda son reflet dans le petit miroir incrusté.

Il lâcha un juron bien sentit et muni d'un mouchoir, il essuya le sang le long de son menton et de son cou et les traces luisantes de larmes sur ses joues.

Derek l'observait avec ses yeux perçant.

- Quoi ?

- Tu compte me dire ce qu'il t'es arrivé, oui ou merde ?! Derek s'emporta et ses yeux s'irisèrent du bleu électrique.

- De un tu vas te clamer Big Bad Wolf. Et de deux, une crise de panique c'est une crise de panique.

- Tu te fous de moi ! C'était pas une crise de panique, je t'ai vu en faire assez pour faire la différence entre ça et autre chose.

Stiles sortit du véhicule en silence claquant la portière. Derek sortit à son tour, laissant une fenêtre entrouverte pour la renarde qui dormait profondément. Ils se dirigèrent vers l'entrée du cimetière où quelques personnes se rassemblaient.

Les deux jeunes hommes s'étaient reclus dans un mutisme mais se tenait proche l'un de l'autre.

Isaac et Erica descendirent d'une voiture et rejoignirent leur chef de meute.

Lydia arriva accompagnée d'Allison et de Scott. Elle salua rapidement les membres de sa famille venus pour les funérailles et fondit sur le lycéen et le loup.

Elle attrapa Stiles par le bras et s'éloigna un peu.

La jeune rousse portait un ensemble blazer-jupe noir rayé verticalement serré à la taille, ses cheveux flamboyant était maintenu dans un chignon épinglé et une mèche suivait le contour gauche de son visage.

Même en deuil, la jeune femme restait d'une élégance époustouflante.

- Que s'est il passé ? Les yeux verts de la jeune fille examinaient son visage à la recherche de n'importe quel indice.

- Une petite crise de panique.

Lydia remarqua que Derek pinça les lèvres en percevant les paroles de l'hyperactif.

- Une petite crise ? C'était quand même suffisant pour reverdir tous les environs. Son regard balaya le paysage.

Stiles grimaça en constatant l'ampleur du phénomène.

Lydia compris que le jeune homme ne dirais rien de plus.

Elle passa son bras sous celui de son camarade.

Ils se dirigèrent vers l'entrée du cimetière, croisant un Scott qui haussa les sourcils de surprise.

Stiles savait que vu de l'extérieur leur attitude donnait l'impression que Lydia et lui était plus qu'amis.

Le reste de la meute leur emboîta le pas.

La cérémonie de mise en terre commença.

Au premier rang se trouvait le shérif, Mme Martin, Lydia, Stiles et de l'autre coté de l'allée, des membres de la famille Martin.

Derek avait pris place juste derrière Stiles et les membres de la meute avaient pris placeà la gauche du loup noir.

À un moment de la cérémonie, Mme Martin et la conjointe du défunt firent un discours.

Les mots des deux femmes émurent l'assemblée.

Lydia, qui essayait de se montrer forte depuis la mort de son père, se laissa aller. Son sanglot était silencieux, elle se réfugia dans les bras de Stiles.

Isaac écrasa le pied de Derek et désigna les mains du loup noir.

Derek cacha ses griffes dans ses poches, tout en observant les deux jeunes gens devant lui.

La jalousie lui nouait les tripes. Il se résolu à baisser les yeux pour ne plus voir le jeune hyperactif étreindre la rousse tendrement.

La cérémonie touchait à sa fin.

Les proches passèrent faire leurs adieux à la dépouille, déposant une fleur ou une prière.

La pierre scella le tombeau du cercueil.

L'assemblée se dispersa.

Lydia salua ses amis, embrassa Stiles sur la joue en lui murmurant un « Merci » à l'oreille.

La meute se sépara et chacun rentra chez lui.

Il ne restait que Derek et Stiles sur le parking.

Ils se dévisagèrent un instant.

Derek semblait en colère.

Stiles se rapprocha d'un pas.

-À quoi tu joues ? La voix du loup était dure.

Stiles resta silencieux, il avait beau réfléchir il ne voyait pas ce que le loup lui reprochait. En fait il voyait très bien.

Ses joues s'empourprèrent.

- J'ai cru qu'il y avait quelque chose c'est tout.

- Tu te fous de moi ? Tu sais très bien que Lydia ne te considéreras jamais comme ça. Cracha le jeune Hale.

- Quoi ? Stiles était complètement perdu, il pensait que Derek allait faire référence à la scène de la chambre.

- J'ai vu comment tu agis avec elle. Arrêtes de faire l'innocent.

- Tu es vraiment con quand tu t'y mets. S'emporta le lycéen aux cheveux bruns.

Stiles avait un poing serré, de l'autre main il pointait de l'index le loup.

Derek fit trois pas en avant, se stoppant lorsque son buste rencontra l'index du jeune Stilinski.

Il montra les crocs et ses yeux s'embrasèrent de leur lueur bleue.

Il saisit les deux poignets du jeune homme.

- T'es vraiment aveugle. Oui pendant longtemps j'ai espéré qu'elle me remarque, qu'il y ai une étincelle. Je me suis résigné, 7 années c'est long et j'ai eu tout le temps qu'il me fallait pour faire une croix sur elle.

Déstabilisé, le loup desserra sa prise et Stiles dégagea ses poignets.

- Même elle l'avait compris et pour tout te dire c'est elle qui me l'a fait m'en rendre compte. Et toi, tu faits une crise de jalousie parce je la soutien dans son deuil ! Il serait temps que tu prennes en compte les sentiments des autres, que tu dégèles un peu ce cœur de glace.

Le loup restait silencieux.

Stiles cogna ses deux poings rageusement sur le torse du loup.

Derek entoura ses bras autour de l'adolescent et l'emprisonna contre lui, plongeant son visage dans les cheveux du lycéen.

Les battements du cœur de Stiles accélérèrent un peu.

Derek se recula un peu redoutant une crise.

Stiles ne faisait pas de crise de panique, ses joues étaient d'une belle teinte écarlate, il se mordillait doucement la lèvre inférieure.

Derek sourit face à la manie de l'humain. Une manie qu'il qualifia à la fois de mignonne et d'aguicheuse.

Il se décolla de l'hyperactif rassuré. Sa main descendit le long du bras de ce dernier et il entremêla leurs doigts.

Ils marchèrent en silence parmi les tombes.

Les deux jeunes gens arrivèrent devant la crypte familiale des Hales.

Stiles fît mine de s'éclipser pour laisser un moment le lycanthrope.

Derek le retint et l'enlaça. Stiles posa sa joue contre son épaule.

Stiles vit une larme perler au coin des yeux du loup, vite chassée par une rafale de vent chargée de pétales de fleurs de cerisier.

Il sentit la prise du loup se raffermirent autour de sa taille.

Le loup contempla quelques minutes supplémentaires l'entrée du caveau. Chaque nom était gravé dans le marbre.

Un sensation glaciale dans sa nuque déclencha un frisson le long de l'échine de Stiles. Il leva les yeux et vit les flocons ballottés par le vent.

Derek suivi son regard et un flocon se posa sur son nez, le faisant loucher et frémir au contact.

Ils quittèrent le cimetière collé l'un à l'autre.

Stiles était assis sur le capot de sa jeep.

Derek se glissa entre les jambes de l'hyperactif, plaquant ses mains de chaque coté des cuisses du jeune homme.

Stiles enroula ses main au cou du loup et le tira un peu vers lui.

Les mains remontèrent le long des jambes du jeune Stilinski pour venir enserrer sa taille en une étreinte possessive.

Ils se fixèrent un instant dans les yeux.

Stiles amorça le mouvement, réduisant la distance entre leur visages.

Leurs lèvres se frôlèrent lorsque la renarde jappa.

Derek se tendit, huma l'air en plissant les yeux. Ses crocs et ses griffes apparurent et ses yeux scrutèrent la lisère de la forêt bordant le parking au travers de la neige tombante.

Les deux jeunes hommes enlacés aperçurent quatre paires de point orange dans la nuit.