Encore merci pour la review! Je suis contente que mon choix de traduction plaise ^^

Niveau chronologie, il faut garder en tête que l'auteur aime faire des sauts dans le temps. On a rarement 2 chapitres de suite qui se passent à la même époque (surtout au début). Mais à chaque fois, des indices ou des détails sont donnés, au fil du chapitre, pour comprendre à quel moment de l'histoire on se trouve, exactement. Donc c'est normal d'être un peu perdu lors des premières lignes de chaque chapitre. Mais, normalement, ça doit assez vite passer en poursuivant la lecture ;-)

Notes de l'auteur: La chanson de ce chapitre est: I Shall Believe by Sheryl Crow


Chapitre 9: I Shall Believe

Le son du verrou qui se défait résonna dans l'appartement quelques secondes avant que la poignée ne tourne et que la porte ne s'ouvre. Entrant à l'intérieur, Jon parcourut la lumière de l'appartement du regard, trouvant Dany perchée sur le divan devant son ordinateur portable, une tasse de thé nouvellement servie sur la table devant elle.

Ne sachant pas bien quoi dire ni comment le dire, tout ce qu'il parvint à sortir fut "Hey."

Attirant son attention sur lui, les mains de Dany se levèrent sur le dessus de l'écran de l'ordinateur, hésitant un moment avant de le refermer. "Hey."

Prenant cela comme une invitation à se joindre à elle, Jon traversa la pièce et trouva une place sur le divan à côté d'elle.

"Donc, c'était assez bien le bordel ce matin."

"Au moins je sais où j'en suis avec ta famille."

"Ne fais pas ça."

"Faire quoi?"

"Le balayer du revers de la main. Balayer ceci du revers de la main." Il fit un geste de la main entre eux.

"Je ne balaye rien du revers de la main." Son ton était détaché, comme d'habitude.

Jon pencha la tête en arrière avec frustration, "Sois fâchée. Crie-moi dessus. Tu as le droit de l'être."

"Pourquoi je serais fâchée contre toi?"

"Bon sang, Dany. Tu veux bien virer le putain de stoïcisme pendant 10 minutes."

"Donc tu veux que je te crie dessus parce que ta sœur m'a insultée et que tu n'es pas intervenu pour défendre mon honneur?"

"Je veux que tu me montres des foutues émotions humaines. Je veux savoir que tu ressens quelque chose." A un moment durant cet échange, Jon sentit son corps commencer à trembler avec colère. Ses efforts pour garder son sang-froid se révélèrent futiles.

"Ce que ta sœur a dit n'était pas super sympa, mais rien dans ses paroles n'était techniquement un mensonge. Si j'étais à sa place, je ressentirais probablement la même chose."

"C'est quoi, ça?"

Jon vit la tête de Dany se pencher sur le côté alors qu'elle demandait, "Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Ca!" Il pointa un doigt sur elle sur le divan, puis agita sa main entre eux deux, "Ca Dany, c'est quoi, ça?"

Elle ouvrit sa bouche pour parler mais la referma rapidement.

"Qu'est-ce que tu veux? Hein? On dirait que tu veux le meilleur des deux mondes. Tu te comportes comme ma petite-amie quand ça t'arrange, mais tu te dérobes quand ça devient difficile."

"Jon—"

"Non. Je ne joue plus à ce putain de jeu avec toi. Je refuse. A cause de toi, j'ai risqué mon intégrité, foutu en l'air des relations avec ma famille, et je suis là, putain, à en demander encore plus. Je m'implique foutrement à fond. Je n'ai rien dit parce que je sais que ça te met mal à l'aise, mais je ne peux plus faire semblant."

Jon s'interrompit pour reprendre son souffle.

"Cette soirée, hier soir, était incroyable. Etre là, avec toi, m'a rendu heureux. Te voir plaisanter avec mon frère et rire avec Pyp et Sam. Te voir prendre les choses à cœur, Dany, c'est ça que je veux. Si tu ne…" Jon se pinça l'arête du nez, "Si tu ne peux pas être plus sérieuse avec moi et reconnaître notre relation, alors peut-être qu'il est temps que tu reprennes ta recherche d'appartement et que tu trouves un colocataire plus disposé à se soumettre à tes conditions."

"Donc, tu veux que je m'en aille?"

"C'est sérieusement ce que tu retiens de mon soliloque?"

"Techniquement, ce n'est pas un solil—"

"Bon sang, je sais. Arrête."

Echangeant l'ordinateur sur ses genoux pour son thé et tapotant les doigts sur la tasse, Dany refusa de rencontrer son regard.

"C'est moi qui m'imagine des choses? Tu es géniale quand tout va bien, mais à la minute où j'aborde le sujet de nous…"

"C'est quoi, nous?"

"C'est une question sérieuse?" Jon était plus que frustré. "Bordel de merde, Dany. Pourquoi tu es là? Avec moi? Si tu en avais fini avec tout ça il y a trois ans, pourquoi tu m'as appelé quand tu n'avais nulle part où aller? Je suis juste pratique pour toi ?"

Dany se pinça la lèvre inférieure entre l'index et le pouce.

"Je suis désolée."

"Quoi!" La colère de Jon avait programmé son esprit à anticiper une réponse agressive; se calmant et reprenant son souffle, il radoucit sa voix. "Quoi? Pourquoi?"

"Je ne sais pas comment faire ça." C'était la première fois qu'il entendait ce qui pouvait ressembler à de l'exaspération de sa part.

"Faire quoi, Dany? Qu'est-ce qu'on est en train de faire?"

"Si je le dis tout haut, alors ça devient réel." Elle se frottait les mains ensemble, distraitement. "Si ça devient réel…" Elle lâcha un profond soupir.

"Si ça devient réel…" Encouragea-t-il.

"Si ça devient réel, alors je vais te perdre." Ses derniers mots furent un murmure.

Jon s'assit à côté d'elle sur le divan, lui prenant la tasse des mains et la plaçant sur la table devant eux.

"Tu ne peux pas sérieusement le penser après ça," Il prit une profonde inspiration, refusant de laisser sa colère prendre le dessus. "Après tout ça, après tout ce qui s'est passé entre nous…."

Avant qu'il ne puisse finir, elle interrompit, "Mais c'est exactement ça le problème. Regarde ce qui s'est passé parce qu'on est, eh bien, peu importe ce qu'on est." Elle haussa les épaules, "Tu veux que j'admette que je m'en veux d'avoir fait du mal à Ygritte? Que je sais que si je n'avais pas été là, tu serais probablement fiancé maintenant? Que si je ne t'avais pas autant poussé la première fois, rien de tout ça ne serait un problème ? Parce que je sais toutes choses, et je l'ai toujours su."

"C'est sérieusement ce que tu penses?"

Elle refusa de le regarder.

"Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je suis là de mon plein gré." Il s'interrompit, désespéré, "Personne d'autre que moi ne m'a mené jusqu'ici."

"Mais tu l'as dit toi-même. Regarde ce que ça t'a fait d'être avec moi."

"J'ai foiré, oui. Mais les péchés que j'ai commis sont les miens; je vais devoir les expier." Il se glissa encore plus près d'elle, plaçant sa main sur sa mâchoire et lui caressant la joue avec le pouce tandis qu'elle se blottissait contre lui.

"Je sais que je ne t'ai pas toujours traité de la meilleure des façons." Elle se retint d'en dire plus mais rencontra son regard interrogateur avec des yeux tristes.

"Je suis désolé de ne pas être intervenu tout à l'heure."'

"Si on le fait," Sa voix était mal assurée, "Si je succombe à ça, je ne peux pas le faire à moitié." Anticipant son interruption imminente, elle leva la main pour le faire taire. "Tu dois me promettre que tu ne profiteras pas de ça, de moi et de ma confiance."

"Dany, jamais je ne—"

"Mais tu l'as fait. Tu l'as fait à quelqu'un que tu aimais, ou que tu croyais aimer."

Il posa ses coudes sur ses genoux, plaçant sa tête dans ses paumes. "Je l'ai aimée, je l'aime — dans le sens que je veux ce qu'il y a de mieux pour elle."

"Alors qu'est-ce qu'on faisait."

La conversation tournait en rond et, à ce stade, il était trop fatigué pour se disputer. "Est-ce que je serais toujours avec elle si tu n'avais pas été là? Peut-être. Je ne sais pas. Je l'aime, oui, dans le sens où on ressent de l'amour pour quelqu'un qui n'est plus dans notre vie mais dont on garde de bons souvenirs." Il redressa sa posture et posa un bras sur le dossier du divan, se penchant à nouveau vers elle. "Si la situation avait été inversée, cependant. Si c'était toi que j'avais fréquenté et que j'avais été avec elle à Londres?" Il expira avec un sifflement, "Ca n'aurait même pas été une putain de compétition. Ce que je ressens pour toi, Dany, je n'ai pas de mots pour le décrire. Je n'arrive pas à rester loin de toi même quand j'essaye. Et je n'ai plus envie d'essayer."

"J'en pas envie non plus."

N'ayant pas besoin de plus d'encouragement, il combla l'espace entre eux et lui prit tendrement le visage entre les mains, posant son front contre le sien avant de fermer les yeux et de l'embrasser avec douceur.

A un moment ou un autre, ses mains à elle trouvèrent son cou. Alors qu'il se reculait et ouvrait les paupières, il vit l'affirmation qu'il recherchait depuis longtemps briller dans ses yeux.

Tentant sa chance et décidant de le dire une fois de plus, "Dany, je t'a—"

"Je t'aime, Jon."

Il ne put contenir l'énorme sourire qui s'étendit sur son visage. "Souviens-toi de qui l'a dit en premier." Il se pencha pour un autre baiser, mais elle recula légèrement, cessant ses mouvements.

"Tu dois être patient avec moi. Et tu ne peux pas me laisser foutre tout en l'air." Ses yeux examinèrent les siens.

Ne sachant pas quoi dire, il captura ses lèvres et l'attira contre lui, essayant de communiquer la profondeur de sa dévotion.


Ils partagèrent son lit cette nuit-là, comme ils l'avaient fait durant la plus grande partie des huit derniers mois, mais c'était différent, d'une façon ou d'une autre. C'était une promesse scellée, un amour enfin consumé.

Ce fut remarquablement facile de passer de la relation ambigüe qu'ils avaient partagée à quelque chose de plus sérieux, de plus fini.

Dany vint au coup d'envoi de l'été de son entreprise en tant que petite-amie. Elle rencontra ses collègues et les charma avec facilité. Etant au courant de son seul rencard avec une collègue, Eloise, quand la femme et elles se retrouvèrent à discuter, Dany fût l'incarnation de la sympathie et de la politesse; devenant curieusement amicale avec la femme. Rendant curieusement sa vie au travail juste légèrement plus facile.

Il voulut vraiment qu'elle assiste à la cuisson du homard de fin d'été de sa famille durant le weekend de la Fête du Travail, pour prouver que leur relation était plus que des erreurs de jugement de jeunesse. Mais elle s'était déjà engagée à assister au mariage de Drogo.

Il n'avait pas fallu beaucoup de discussion pour que Jon croit que Dany y allait pour apporter son soutien à son ami.

Surtout après qu'elle lui ait dit que Drogo était l'une des personnes qui l'avaient convaincue de faire face à ses sentiments pour Jon.

Même s'il avait toujours été méfiant du type à l'école, et terrifié de lui à Londres, l'homme de deux mètres n'avait jamais ne serait-ce que lancé un regard prédateur en direction de Jon. Et ç'aurait été justifié, surtout après qu'il soit venu leur rendre visite à Londres et que Dany ait avoué que son semi petit-ami était au courant de la relation que Jon et elle avait, déjà même avant qu'il ne prenne l'avion.

Il fallut une quantité significative de persuasion, mais Jon convainquit Dany de renoncer à ses projets habituels de Thanksgiving avec Missy et de venir dans la maison de sa famille; malgré le fait que c'étaient les premières vacances que Missy et Grey passaient de retour sur la côte est.


"Ok, j'ai pris une bouteille de notre vin rouge préféré et de mon mousseux préféré." Dany radotait alors qu'elle remplissait les sacs de courses réutilisables. "On a le poulet enrobé de bacon, qui doit juste être réchauffé. Le pain à la canneberge et la sauce à l'ail que tu as dit que tes sœurs aimaient."

Elle était tellement débraillée et distraite, il ne put s'empêcher de la repousser malicieusement contre le comptoir pour l'embrasser.

'On n'a pas le temps pour des distractions, tu as pris le bourbon et tu as regardé qu'il y a suffisamment d'eau pétillante dans la voiture?"

Blottissant son nez contre sa joue, il ne put s'empêcher de la taquiner. "Tu es irrésistible quand tu es nerveuse."

Essayant de le chasser, elle réprimanda, "Je pense que tu aurais du mal à me dire à quel moment je suis effectivement résistible."

"Tu as probablement raison," Il sourit dans son cou alors qu'il mordillait et la souleva sur le comptoir, ses mains traçant des lignes le longs de ses jambes couvertes.

Le calmant avec quelques bisous, elle le repoussa, souriant. "Tu réalises que tu as eu ta chance pour ça il y a trois heures."

Se reculant à peine, Jon lui sourit. "Oui, mais je voulais garder mon cardio pour notre jogging."

"Et maintenant?" Défia-t-elle.

"Maintenant, je réalise que je suis en meilleure forme que ce que je pensais." Il se pencha en avant et lui mordit la lèvre inférieure, obtenant un gémissement bas et discret.

Le repoussant, elle dit finalement, "On ne peut pas faire ça maintenant. Je dois faire bonne impression devant ta famille." Après un battement, "Ou essayer de faire une bonne deuxième impression, au moins."

Il l'embrassa brièvement une fois de plus avant de se reculer et de mordre l'air juste devant son nez tandis qu'elle agrippait chacune de ses mains baladeuses, les soulevant entre eux. "Tu as de la chance que je t'aime," Dit-elle avant de lui donner un dernier bref bisou et de glisser du comptoir pour soulever les sacs remplis du sol.

Malgré son rejet flagrant de ses avances, il ne put empêcher le sourire sur son visage. Si quelqu'un lui avait dit, juste cinq mois plus tôt, que Daenerys Targaryen admettrait librement son amour, sauterait de son comptoir et lui ordonnerait de l'emmener au Thanksgiving de sa famille, il ne les aurait jamais cru. Mais c'était exactement ce qui était en train de se passer.

Sa mère et son père lui avaient tous deux assuré que Dany était la bienvenue. Robb était à la maison pour les vacances et avait amené sa petite-amie Talisa, dont la famille avait entendu parler durant l'entièreté de séjour à l'étranger, mais ne rencontrait que maintenant. Plus on est de fous plus on rit, avaient-ils dit.

Thanksgiving se passait dans la résidence secondaire, la propriété avait été achetée quand Robb était au lycée et Jon en dernière année de collège. Juste à l'époque où les Bureaux de la Famille Stark, LLC. avaient décroché de multiples clients fortunés et avaient permis à leur père, non seulement d'étendre son affaire, mais aussi de prendre un peu de recul et de laisser ses employés de confiance gérer les stress les plus importants.

Pendant une journée normale de Novembre, le trajet de Somerville jusqu'à Chatham aurait pris deux heures maximum. Comme c'était Thanksgiving, les routes étaient bondées. Presque trois heures après leur départ, ils étaient assis là, dans l'Explorer défoncée de Jon.

"Tu es sûre que tu es prête?"

Alors que Dany se préparait à répondre, une paire de poings commença à tambouriner sur sa fenêtre, "Frère Stark et Dany, sortez pour vous joindre à la fête!"

Dany le regarda et rigola avant de tirer sur la poignée et de sortir de la voiture.

"Eh bien regardez qui a enfin décidé d'arriver." Taquina Robb.

"On y a été un peu fort avec les boissons du petit-déjeuner, hein?" Rétorqua Dany.

"Seulement parce que mon frère préféré et sa petite-amie n'étaient pas là pour me ralentir." La gaieté de Robb était infectieuse et Jon ne put empêcher l'excitation qui déferla sur lui. Thanksgiving avait toujours été sa fête préférée. Il n'y avait pas d'intentions cachées durant cette journée, pas de recherches de cadeaux ni d'obligations envers l'Eglise. Juste la famille ensemble pour le plaisir d'être ensemble. Et, évidemment, pour manger.

"Salut, moi c'est Talisa," La beauté étrangère de Robb tendit sa main à Dany. "Ca fait plaisir de savoir que je ne serais pas la seule non-Stark ici."

Jon ne put s'empêcher de remarquer l'adoration qui brillait dans les yeux de son frère pour cette femme. "Voici Dany, ma petite-amie et compagne de débauche." Il l'attira contre lui, à son grand dam, et lui embrassa la tempe. "Moi c'est Jon. Ca fait super plaisir d'enfin rencontrer la femme qui a inspiré mon frère à prolonger son séjour à Londres." Jon tendit la main et attira Talisa dans une étreinte amicale.

"Bon sang, Robbie, tu ne mentais pas. Les photos ne rendent pas justice à votre ressemblance." Réprimanda Talisa, se dégageant de Jon.

Dany sourit à Talisa, "Eh bien, au moins, on y survivra ensemble, pas vrai?"

"Robb, tu veux me donner un coup de main?" Demanda Jon, penchant la tête vers le coffre de sa voiture.

"Prenons juste ça," Dany se glissa entre eux et attrapa le sac avec le vin, le prosecco et les amuse-gueules, "Vous pouvez vous occuper du reste." Elle fit un clin d'œil à Jon et, d'une manière ou d'une autre, se dirigea d'un pas confiant vers l'intérieur avec Talisa.

"Alors," Robb souleva un sourcil en parlant, "On dirait que les choses se passent bien avec Dany." Son frère sembla sortir une cannette de bière légère de nulle part et la tendit à Jon. L'ouvrant joyeusement et trinquant avec son frère, Jon prit une gorgée.

"Ca va tellement bien." Il s'interrompit, "Trop bien, presque. C'est comme attendre le retour du bâton." Une longue gorgée, "Mais ensuite je me souviens de ce qu'il a fallu pour qu'on en arrive là et ça ressemble à de la gratification différée par excellence."

Tandis que Robb et Jon vidaient leurs boissons et amenaient les courses à l'intérieur, Jon vit Dany sur le seuil de la cuisine, l'air désolée et silencieuse

"Hey." Dit-il, laissant tomber les sacs dans ses bras, "Tout va bien?"

A ce moment-là, Talisa sortit avec un gobelet de vin et le tendit à Dany, trinquant son verre avec elle. "Y en aura plus pour nous alors, pas vrai?"

Curieux, Jon pencha la tête sur le côté et questionna Dany avec un front plissé, "Huh?"

Prenant une grande gorgée de son gobelet, Dany rencontra son regard, "Peut-être que tu aurais pu me dire que ta mère et tes sœurs avaient une intolérance pour les sulfates dans le vin que j'ai acheté?"

"Pour être honnête, je ne suis pas allergique, je déteste juste le vin." Dit Arya, arrivant avec une cannette d'eau pétillante dans les mains, et elle fut immédiatement attirée dans une grosse étreinte par Jon.

"A vingt ans, tu devrais prendre tout l'alcool que tu peux avoir sans poser de question." Jon fit un clin d'œil. "C'est quoi ça? De l'eau pétillante ? Allez, tu ne peux pas laisser les vieux avoir tout le fun."

"Qu'est-ce qu'on raconte sur les vieux?" Ned enroula un bras autour de chacun de ses fils, "C'est bon de vous revoir ensemble les garçons. Peut-être qu'un bon Thanksgiving en famille te convaincra de revenir à la maison." Dit-il à Robb tout en donnant un coup de coude à Jon.

"Bah, en fait, j'ai quelques nouvelles à annoncer."

"Crache le morceau alors."

"J'espérais attendre que tout le monde soit là."

"Ahh, c'est important alors?" Plaisanta Jon.

"Ahem!" Ned appela vers la cuisine, à travers le salon ouvert. "Mesdames, Robb a quelque chose à nous dire."

Cessant leur conversation et se déplaçant pour les rejoindre, Sansa, Catelyn et Talisa arrivèrent jusqu'à eux, intéressées.

"Eh bah, pas de pression, Papa." Recevant un haussement d'épaules de la part de son père, Robb continua, "Pas la peine de tourner autour du pot, je suppose. Je reviens vivre à la maison en Janvier."

Tout le monde poussa des cris de joie et Catelyn se rua sur son aîné, plaçant des baisers maternels sur son visage, "Oh enfin!"

L'agitation retombant maintenant légèrement, Jon ne put s'en empêcher, "Il y a plus, pas vrai?"

Rencontrant le regarde de son frère, Robb sourit et se dirigea vers Talisa, glissant un bras autour de sa taille, "Talisa vient avec moi." Il fit une pause pour un effet dramatique et la pièce resta silencieuse. "En étant ma fiancée!"

Cette fois, ce fut Sansa qui sauta dans ses bras avec excitation tandis que Ned attirait gentiment Talisa dans une étreinte et Catelyn resta immobile, des larmes de joie coulant le long de ses joues.

Jon était fou de joie, son frère était parti trop longtemps et cette femme était parfaite pour lui. Se laissant emporter par l'humeur joyeuse, il réalisa soudainement que Dany se tenait derrière le groupe.

Lui faisant signe de la tête pour qu'elle se joigne à eux, elle prit place à côté de lui. "Félicitations, Robb. Je suis vraiment heureuse pour toi." Elle prit une gorgée de sa boisson, "Ce sera aussi amusant de voir les quatre cent coups que les garçons Stark vont faire en étant ensemble dans la même ville."

"Oh ne t'en fais pas," Sourit Talisa, "Toi et moi, on devra faire nos propres quatre cent coups."

Interrompant leur conversation, Sansa demanda, "Où est-ce que vous pensez que vous allez emménager?"

"Oh, probablement au nord de la ville, Somerville ou Cambridge je crois. On veut rester sur la ligne rouge."

"Pourquoi pas Southie? C'est sur la ligne rouge."

Jon leva les yeux au ciel, "Southie est parfait quand tu viens d'être diplômé de la fac et que tu veux avoir l'impression d'être toujours sur un campus."

"Oh, je t'ai demandé ton avis?"

"Fais attention Jon, elle mord." Lança malicieusement Arya.

"Comme je disais," Sansa fit une pause pour s'assurer qu'une autre interruption n'allait pas se produire. "Comme je disais, le loyer est meilleur marché à Southie et on a la ligne rouge."

Robb eut un petit rire, "C'est BIEN vrai. Mais, il faut prendre le bus pour arriver à la gare et je n'ai pas envie d'affronter ce parking cauchemardesque."

"Ce n'est pas si horrible que ça," Souffla Sansa et elle prit une gorgée de son gobelet.

"Peu importe où on finira, ce ne sera pas loin, je te le promets."

"S'il vous faut un endroit où dormir quand reviendrez, au début, ton ancienne chambre est libre et peut être à toi pour somme modique."

"En fonction de comment la recherche se passe, on va peut-être te prendre au mot."

Sansa s'excusa, ayant apparemment perdu tout intérêt pour la discussion.

"Tant que c'est bon pour la chef, évidemment." Robb fit un signe de tête vers Dany.

"Ca me va tout à fait. Mais fais attention, il me fallait un endroit temporaire où dormir quand j'ai emménagé là et maintenant je suis coincée avec celui-là." Elle souleva son verre en direction de Jon.

Talisa gloussa et enroula un bras autour des épaules de Dany, "Oh, on va s'entendre à merveille." Dany souleva son verre pour trinquer celui de Talisa et lança un sourire rapide mais sincère vers Jon.

Putain, les choses allaient bien, pensa Jon.