Je ne suis pas specialement fière de se chapitre. La première partie ne mène pas à grand chose selon moi. La seconde par contre, je me suis bien amusé à l'écrire. J'ai une bonne idée de se a quoi je veux faire ressemblé certain personnage et leur caractère se dévoile bien dans se chapitre. Alors j'espère qu'il vous plaira

Je ne repond malheureusement pas au commentaire du chapitre 8 :s Mais je vous remerci tous et toutes de continuer de lire ma fic et de m'encourager!!

Bonne lecture!


La Tentation Du Fauve >

Décontenancée et suspicieuse à la fois, Hermione ne savait trop sur quel pied danser. Après tout, il était là, debout devant elle, n'esquissant aucun geste à son encontre. Seulement là, à la fixer intensément de son regard perçant et... Mais... Quelle était donc cette expression de soulagement qu'il affichait?

Drago se maudit intérieurement. D'accord, il avait été soulagé de la voir là devant lui, debout sur ses deux jambes et semblant être plutôt bien portante, mais cela n'excusait pas qu'il avait laissé son inséparable masque de faux-semblant s'écrouler pour dévoiler cette même expression qui luisait encore à cet instant sur son visage. Se maudissant pour la seconde fois en un laps de temps aussi court, il consentit enfin à reprendre sa Serpentardienne contenance.

- Granger? Questionna-t-il rudement afin de mettre un terme à ce lourd silence peu commun à tout les deux.

Et voilà, le blizzard était de retour. Cette inhabituelle expression sur le visage d'un Malfoy, c'était trop beau pour durer. L'avait-elle imaginé? Après tout, si l'effroyable douleur qui s'était infiltrée en elle était assez puissante pour lui faire perdre connaissance, elle pouvait tout aussi bien lui causer quelque hallucination. Non?

Mais, délire ou fantasme de sa part, elle aurait apprécié et souhaité pouvoir contempler cette rarissime démonstration de sentiments encore un moment.

Habituée à ne voir que dédain, haine, mépris ou indifférence sur ce visage aux traits si fins et harmonieux, elle n'avait eu que trop peu d'occasions d'y distinguer d'autres sentiments plus... joyeux et, lorsque le hasard lui permettait d'entrevoir ne serait-ce qu'une infime partie de ce que le jeune homme semblait tant vouloir cacher à la face du monde, étrangement, elle sculptait dans les moindres détails le changement apporté afin de graver cette image si peu conventionnelle, dans sa mémoire.

Peut-être était-ce là un moyen comme un autre d'essayer de retrouver celui qu'elle n'avait pas assez connu?

Non! Hermione Granger ne pouvait pas vouloir retrouver Drago Malfoy. Apprendre à le connaître peut-être mais le retrouver...

Et pourquoi chercherait-elle à connaître Malfoy? N'étaient-ils pas censés être ennemis?

« Tu t'en mordras les doigts sale sang-de-bourbe!!!»

C'était bien ce qu'il lui avait dit non?

Avait-il vraiment souhaité ce qui lui arrivait?

Était-elle réellement sa prisonnière?

Confuse et angoissée, Hermione releva la tête et fixa le vert et argent.

Scandalisée par l'attitude du Serpentard, la préfète lâcha un juron qui n'attira pas une seconde, malgré la force avec lequel il avait était prononcé, l'attention du garçon.

La prenait-il pour un vulgaire morceau de viande ou quoi?

Il la détaillait nonchalamment de la tête aux pieds, s'arrêtant sur certaines formes plus ... seyantes et avantageuses et passant plus brièvement sur d'autres et cela toujours de ce regard glacé qui le caractérisait si bien.

D'un autre coté, la jeune fille se sentit flattée par cette attention flagrante accordée par le Serpentard. Bien que Malfoy, il était après tout un homme et, depuis un trop long moment déjà, Hermione n'avait eu droit à ce genre d'intérêt de la part de la gent masculine.

Bien sûr, jusqu'à sa 4ième année, Hermione avait nourri de profonds sentiments pour un certain roux, sentiments qui, comme elle l'avait découvert par la suite, avaient été réciproques, mais elle avait connu Victor et à partir de cet instant, tout avait changé. Ou évolué peut-être? Elle n'en était pas très certaine.

Lorsqu'elle fit son retour après avoir rompu avec le célèbre joueur de Quidditch, Ron et elle avaient eu une longue conversation sur les liens qui les unissaient et rapidement, tout deux, en total accord l'un avec l'autre, s'entendirent sur la décision de ne pas briser la si belle amitié qui les liaient eux et Harry. Depuis ce jour, Ron était à ses yeux un ami et un frère.

Malheureusement, les ragots eux allaient bon train et plusieurs mauvaises langues s'amusaient à consolider la rumeur selon laquelle ils étaient passés à un autre stade de l'amitié. Peut-être était-ce pour cela qu'aucun nouveau prétendant ne se bousculait aux portes closes de son coeur?

Ou peut-être était-ce plutôt que... quelqu'un était déjà parti avec la clef?

Replongeant soudainement dans la réalité qu'elle n'aurait pas dû quitter pour de pareilles broutilles d'adolescente, les histoires de coeur n'ayant pas du tout leur place sur un champ de bataille (ou, dans le cas présent: dans une boutique miteuse où le propriétaire semblait dépourvu de balais), Hermione décida qu'elle en avait assez! Après tout, elle n'était pas un étalage de friandises que l'on peut dévorer des yeux à sa guise tout en déversant des tonnes de salive sur le plancher.

- Malfoy! Je te signale que mes yeux sont situés au même endroit que les tiens, et non pas au centre de ma poitrine.

Haaa! Eh bien voilà! Plus aucune crainte à avoir. Granger était saine et sauve!

Uniquement à l'entendre répliquer de ce ton exaspéré et moqueur, il en était convaincu. L'étrange mal dont elle avait été atteinte semblait avoir disparu mais son sens de l'humour ainsi que son légendaire sens de la répartie eux, étaient bel et bien restés, bien que ceux-ci étaient à l'évidence même ce qui attirait en majeure partie le jeune homme en elle.

Drago releva ses yeux au niveau de ceux de sa compagne d'infortune qui se trouvaient bien, comme elle l'avait si bien dit, au même endroit que les siens, avant de pousser un soupir d'agacement.

Elle était là, debout devant lui, fière et courageuse comme la bonne petite Gryffondor qu'elle était, le défiant de trouver quelque chose à répliquer à sa remarque plus que véridique.

En un sens, cela le rassura. Il ne tenait pas à la voir si misérable. Non, il ne le supportait pas.

Plus que tout, il voulait la protéger de cette guerre qui serait sans merci et la voir ainsi, comme il l'avait vue quelques instants auparavant lorsque lui et Zambini l'avaient découverte gisant au sol au centre de la bagarre, lui rappelait l'incompétence dont il faisait preuve.

Un incapable, voilà ce qu'il était.

«Alors n'attends pas et réagis bon sang!»

« La seule chose qui te retenait auprès de LUI est déjà entre ses mains. Si, par une quelconque folie, l'envie lui prenait de mettre à exécution ses menaces, il n'aurait plus rien pour te contraindre.»

Jamais il ne pourrait réagir. Jamais il ne pourrait la protéger comme il le souhaiterait. Jamais...

Serrant les poing en signe d'impuissance, il se détourna de ce regard mordoré qui avait fait de lui ce qu'à présent il était et qui, à ce moment précis, le sondait afin de savoir ce que serait l'issue de cette étrange confrontation.

Un frisson de frayeur sortit Hermione de sa contemplation. Elle lui avait intimé de la regarder droit dans les yeux, mais jamais elle n'aurait dû. Son regard austère et intrigant avait une fois de plus eu raison d'elle, et sans avertissement elle se condamna à errer dans ces deux abysses, mais l'éclair de folie qui traversa l'espace d'un instant les prunelles noircies de haine la rappela à la réalité.

Devant elle se tenait un fils de Mangemort. Elle était à sa merci, et la soudaine colère sourde dont il semblait pris n'aidait en rien à la rassurer.

La Gryffondor jeta un coup d'oeil rapide à l'endroit où sa baguette devait, selon les dires de son "geôlier", se trouver. Hermione soupira de soulagement. Les indications qu'il lui avait données étaient effectivement vraies.

Imperceptiblement, elle s'engagea dans sa direction, Malfoy toujours dos à elle. Malheureusement, en plus d'être recouvert d'une épaisse couche de poussière, le parquet n'était pas des plus solide, grinçant sous son poids.

Craignant que Malfoy ne se demande la provenance de ces crissements sinistres, Hermione pris sur elle de lui parler pour couvrir le bruit.

- Que se passe-t-il Malfoy? Pourquoi sommes-nous ici?

Mauvaise idée. Sa voix était empreinte d'une certaine émotion qui transparaissait aisément.

La crainte. La crainte d'être pris en flagrant délit de diversion, aussi pitoyable fusse-t-elle.

Surpris qu'elle reprenne la parole, Drago se retourna pour à nouveau faire face à la lionne. Il fut étonné de la voir s'élancer rapidement en direction du comptoir où sa baguette magique était déposée comme si cette dernière craignait pour sa vie.

Était-ce le cas?

Il n'eut pas le temps d'approfondir sa question puisqu'une scène plus que pittoresque se joua devant ses yeux glacés.

N'ayant pas remarqué la cape du jeune sorcier qui lui avait servi d'oreiller pendant son "sommeil" et qui reposait toujours au sol, Hermione trébucha et s'étendit de tout son long.

Drago ne se serait pas privé de rire de ce spectacle cocasse s'il n'avait pas aperçu la jeune préfète attraper violemment son bras gauche et le ramener précipitamment contre sa poitrine avant d'atteindre le parquet crasseux pour y laisser échapper un léger râle de douleur.

Ravalant le sourire moqueur qui avait failli naître ainsi que ses sarcasmes dégradants, il la rejoignit en deux enjambées, l'aidant péniblement à se relever. Une fois debout, la jeune brunette ne lâcha toute fois pas sa prise. Serrant son poignet fermement contre sa poitrine, elle réfréna les larmes qui menaçaient d'inonder ses joues rougies sous le coup de la douleur.

Oui, la douleur.

Elle était toujours présente. Beaucoup moins forte, plus subtile, mais toujours là.

Drago, suspicieux, l'observa. S'était-elle blessée? Une cassure peut-être?

Alors qu'il allait lui poser la question, une ombre se rapprocha de la vitrine qui lui faisait face. Reconnaissant facilement le masque sur le visage de l'importun, Drago jura.

Saisissant le bras valide de sa comparse, il l'entraîna derrière le comptoir caissier pour s'y cacher. Au même moment, la clochette les avertit que quelqu'un venait de franchir l'entrée.

Effrayé à l'idée que quelqu'un les découvre ainsi, Drago enserra Hermione, la rapprochant aussi près de lui qu'il le put. Un instant, le contact de ce corps si frêle contre le sien le grisa, mais lorsque la clochette tinta à nouveau pour laisser passer un second Mangemort, il se reprit.

Hermione, surprise de ce soudain changement de comportement, compris l'ampleur de la situation lorsque, alors que Drago la plongeait derrière le comptoir, elle distingua nettement la silhouette encapuchonnée sur le pas de la porte. Aussi, lorsque Drago se crispa et l'étreignit, la rapprochant au plus près de son torse, elle ne pipa mot, tentant de calmer sa respiration déficiente face à la panique dont elle était prise.

Soudain, l'oreille collée au buste du blond, elle se calma. Les battements du coeur de Drago lui parvenaient distinctement. Réguliers, ils eurent le don de la détendre.

Comment pouvait-il être si calme durant pareille situation?

Faisant fonctionner son cerveau à pleine puissance, Hermione se mit à réfléchir à la situation dans laquelle elle se trouvait.

Si vraiment elle était prisonnière de Malfoy, pourquoi la cachait-il de ces Mangemorts? Ne devrait-il pas plutôt exhiber sa fière capture? Pourquoi l'avait-il amenée ici alors qu'elle se souvenait très bien avoir perdu connaissance dans l'une des rues où les attaques étaient des plus implacables? Cela n'avait pas de sens.

Était-il des leurs? Du coté des justes? Après tout ce qu'il lui avait dit sur le sang pur de sa famille et sur les sang-de-bourbes? Peut-être que le fait de sauver la meilleure amie du survivant aiderait à parfaire sa couverture et ainsi lui permettre de continuer sa mission à Poudlard?

Eh oui, Hermione était au courrant des raisons qui avaient poussé le nouveau Serpentard à fréquenter Poudlard après avoir tant calomnié son Directeur pendant le tournois des trois sorciers. Et d'ailleurs, elle n'était pas la seule.

Dumbledore, ayant accepté ce nouvel élève aux racines plus que noircies, dû faire face à l'ordre du Phoenix qui désapprouvèrent sa décision. Un fils de Mangemorts avoué n'avait pas sa place à Poudlard selon certains. Pour d'autres, chacun avait droit à sa chance et Malfoy junior n'y faisait pas exception.

Excédé par les conflits que son choix avait causé, le directeur de la célèbre école entreprit de se plier aux exigences que certains membres haut placés souhaitèrent aussi, Drago Malfoy fut placé sous surveillance tandis que quelque Aurors se lancèrent à la recherche de tous renseignement susceptible de prouver l'innocence du jeune Malfoy ou sa loyauté auprès du seigneur noir.

Bien vite, les résultats se firent entendre. Malfoy était un espion chargé de renseigner Voldemort sur les agissements de Dumbledore ainsi que ceux du jeune Potter.

Cette nouvelle ne surpris personne, rien de plus normal de la part d'un des descendants d'une des plus grande et illustre famille sorcière les plus noirs que la Grande Bretagne n'ait porté, mais le directeur décida de passer outre les avertissements et de n'en faire qu'à sa tête, acceptant tout de même l'héritier Malfoy dans son établissement.

Bien sûr, la surveillance se resserra davantage, le corps enseignant surveillant ses moindres faits et gestes et agissements en tout genre. Jusqu'à ce jour, rien ne tentait à prouver que le nouvel attrapeur des Serpentards avait pris ou tenté de contacter le seigneur noir, mais tout de même... le doute persistait.

Toujours dans les bras de Drago, la jeune préfète se surpris à espérer que les informations que les Aurors avaient fournis à l'ordre du Phoenix étaient fausses, qu'il avait seulement changé d'école afin de se rapprocher un peu plus du côté du bien. Après tout, il se cachait bien de ces deux Mangemorts, la protégeant du même coup.

Même si cette idée la rassura quelque peu sur les intentions du blond, cela ne l'empêcha toutefois pas de se sentir soulagée lorsque la clochette signala le départ des démons.

- Pourquoi m'as-tu sauvée? Se hasarda-t-elle à questionner à voix basse lorsqu'elle fut certaine que les deux ombres masquées étaient suffisamment éloignées.

- Je n'en sais rien. Répondit-il durement mais tout aussi bas que le ton employé par la brunette.

- Pourquoi? Re-questionna-t-elle, voulant absolument une réponse.

C'est bien connu, Hermione Granger était une incurable Miss-je-sais-tout, mais pour une fois, ne pouvait-elle pas laisser aller une réponse qu'elle ne connaissait pas. Excédé, Drago répondit à contre coeur:

- Parce qu'une sang-de-bourbe au milieu d'un champ de bataille ne m'a pas semblé être une excellente idée! Ça te va ça?

- Ben il ne fallait pas te donner cette peine alors! Railla-t-elle, blessée qu'il se montre si hargneux.

- Tu aurais préféré que je te laisse là peut-être? Demanda-t-il.

- Oui. Répondit-t-elle de but en blanc, le laissant estomaqué.

- BIen... Je serai prévenu pour la prochaine fois. Déclara-t-il, coléreux.

Eh bien, il ne s'était pas attendu à celle-là! Il ne s'attendait pas vraiment non plus à un merci mais là, c'était pousser le bouchon pas qu'un peu. Elle aurait pu au moins se montrer reconnaissante.

- De toute manière je ne craignais rien! Répondit-elle à son tour, hargneuse.

Hermione, rageuse, tenta de se relever, mais Drago maintint son étreinte.

Si cela eu pour effet de la surprendre, le sentir plonger son visage dans sa tignasse broussailleuse la sidéra.

Confuse, elle allait s'hasarder à lui demander ce qu'il faisait quand le jeune homme la pris de court.

- Qu'as-tu au bras?

La question avait été soufflée au creux de son oreille, comme s'il avait voulu que seule elle puisse l'entendre, mais cette question plus que n'importe quelle autre la figea sur place.

Se relevant précipitamment, Drago fut obligé de lâcher sa proie.

Hermione, comme une furie, attrapa sa baguette et se précipita vers la sortie, mais les réflexes du joueur de Quidditch eurent raison d'elle. Réagissant instinctivement, Drago l'agrippa par le bras et la ramena à ses cotés. Seulement, le bras par lequel il la ramena à lui fut celui de sa déchéance.

Hurlant sous la surprise, Hermione s'effondra à genoux.

Mordant sa lèvre inférieure jusqu'à en faire couler son sang, Hermione n'implora qu'une seule chose:

Qu'il la lâche!

C'est tout ce qu'elle souhaitait.

Pétrifié face à la réaction de la jeune fille, ses doigts enserrant toujours son poignet délicat, Drago comprit avec effroi.

Avec appréhension, la curiosité de savoir si ce qu'il redoutait était exact prenant le dessus, il souleva avec douceur la manche du chemisier d'Hermione où quelques taches vermeilles étaient apparues. Celle-ci continuait de le supplier inlassablement de la relâcher, commençant à se débattre lorsqu'elle comprit ce qu'il tentait de faire.

Trop tard. S'il avait su, jamais il n'aurait fait ce geste. S'il avait su ce qu'il dévoilerait devant ses yeux, jamais il n'aurait dénudé ce bras...

S'il avait su...

Jamais...

Ce qu'il découvrit sur la peau satinée de celle pour qui il avait été prêt à tout abandonner le glaça sur place.

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D'une poussée, Ronald Weasley envoya son ami le survivant au sol. Au même moment, un éclair verdâtre passa au-dessus de leurs têtes.

- Merci Ron! Souffla Harry, se relevant rapidement afin de reprendre son chemin.

- Mais rien de plus normal Harry! Lui assura-t-il, copiant son geste.

Cela faisait maintenant dix bonnes minutes qu'il était maintenant de retour au village et combien de Stupefixes, de Doloris et d'Avada Kadavras avaient-ils évité, lui et son ami le rouquin?

Il n'aurait su le dire. Ce qu'il savait par contre, c'est que jamais bataille ne fut plus farouche que celle-ci depuis le retour du Seigneur des ténèbres.

La guerre était déclarée et si, du coté de l'Ordre on évitait de prendre la vie d'autrui, Mangemorts ou non, l'autre coté, eux, semblait vouloir en prendre le plus possible, sang pur ou non. Toute personne se trouvant dans leur sillage était considérée comme une nouvelle victime à leurs yeux.

Trop de hauts de coeur avaient frappé les deux jeunes Gryffons depuis qu'ils s'étaient lancés à la recherche de leur amie. Des cadavres cadencés leur ouvraient la route.

Combien de camarades Poudlariens avaient-ils aperçus au sol, morts?

Trop!

Harry sentait son sang battre violemment dans ses tempes, la rage s'éparpillant dans tout son corps. Comment pouvait-on être cruel au point d'avoir l'audace d'assassiner de sang-froid de jeunes élèves sans, pour la plus part, aucune défense?

L'absence de sang accentuait le coté morbide de la situation. Comme toute personne ayant vécu sa jeunesse du coté Moldu, Harry avait étudié les guerres incessantes dont son monde avait été victime, tout autant qu'il avait vu et regardé de nombreux films de guerre avec son cousin Dudley. Cousin qui ne s'était pas privé de faire de son parent le persécuté de ses jeux violents appris par la télévision.

Cependant, ce qui se déroulait ici, devant leurs yeux encore trop jeunes pour ce qu'ils y voyaient, rien de tout cela n'était un jeu.

Toujours à courser à en perdre haleine, Harry remarqua du coin de l'oeil un jeune Serdaigle avec qui il avait déjà joué une partie d'échecs version sorcier, aux prises avec un Mangemort.

Alors qu'Harry stoppait sa course effrénée, baguette pointée vers le tueur, le jeune Serdaigle tomba au sol, rigide et sans vie.

Le survivant détourna la tête, révolté.

Il n'avait rien pu faire. Encore une fois. On le surnommait l'élu, le survivant, le sauveur et là, juste devant lui, à quelque mètres seulement, quelqu'un d'autre avait rendu son dernier soupir et ce, sans qu'il n'ait le temps de réagir.

Une victime de plus à qui l'existence avait été ravie injustement par ces être abjects à qui ces masques de métal ne servaient qu'à dissimuler la cruelle vérité:

Tous des monstres, voilà ce qu'ils étaient! Des monstres ne méritent pas de fouler la même terre où les corps de leurs victimes reposaient!

Un jour, ils le paieraient. Harry le jurait! Un jour, ils goûteraient à leur propre médecine. Il vengerait ces morts qui n'avaient fait que se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Regardant une dernière fois en direction de celui à qui la vie avait été volée, en signe d'excuse face à son insuffisance, il se figea un instant avant de reprendre contenance.

- Attention Ron! Hurla-t-il avant d'entraîner à son tour son ami avec lui au sol, leur évitant ainsi un nouvel éclair vert lancé par l'assassin du jeune Serdaigle.

- Eh bien tu vois! C'est chacun son tour!

- Ouais! Comme ça on est quittes.

Se regardant tous les deux, allongés sur le dos, il échangèrent un bref sourire ironique avant d'être interrompus.

- Mais quelle belle amitié! Railla une voix. Ce n'est pas que de vous voir ainsi me dérange, mais pourriez vous avoir la gentillesse de bien vouloir vous relever de sur moi! Fini-t-il plus rudement.

Surpris, les deux Gryffondors se relevèrent précipitamment avant de se rabaisser aussitôt sous l'assaut de quelques sortilèges. Le Mangemort ne semblait pas vouloir les lâcher de sitôt.

- Et bien cette fois vous avez au moins fait l'effort de ne pas replonger sur moi. Se moqua le jeune garçon.

- Zambini! On peut savoir ce que tu fiche ici?

- Mais quelle question Harry. Il est venu filer un coup de main à ses potes Mangemorts voyons!!

- Hey bien détrompe-toi mon roux et ami!

- Roux et ami?? Questionna Ron, piqué au vif avant d'être brutalement tiré vers l'arrière.

- Ron! Hurla Harry, se redressant vivement, baguette parée à l'attaque.

- Expelliarmus! Cria l'homme masqué, faisant ainsi sauter l'arme des doigts du survivant qui alla, sous le coup, s'effondrer contre l'une des façades d'un petit restaurant.

- Harry!! Cria Ron avant que le Mangemort ne le projette rudement au sol.

- Silence! Lui ordonna-t-il avant de lui asséner un féroce coup au niveau de l'estomac, lui coupant ainsi pendant quelques secondes la respiration.

Fier de sa prise, le Mangemort s'approcha dangereusement du survivant assommé et pris au piège sans baguette à portée de main comme de vue.

- Le seigneur sera sûrement heureux que je te ramène à lui, Potter! Siffla-t-il de sous son masque qui laissait apercevoir un rictus vaniteux.

Harry le fixa un instant. Il n'était certes pas en position de force désarmé devant lui, mais jamais il ne se rendrait.

- Ce ne sera malheureusement pas partagé. Répliqua-t-il, se remettant sur ses jambes, faisant ainsi face à son assaillant de toute sa hauteur.

- Harry! Grinça Ron, se remettant lui aussi sur ses jambes.

Harry lui jeta un rapide coup d'oeil et compris rapidement ce que Ron tentait de lui faire comprendre. Tout comme lui, son ami le rouquin était sans baguette.

- Ne crois pas que ton chien chien pourra t'aider Potter! Susurra le démon, lui indiquant d'un coup de tête son autre main où la baguette magique de Ron reposait.

Devant le visage confus du survivant, le Mangemort ne put s'empêcher de laisser un rire grotesque quitter ses lèvres.

- C'est la fin maintenant, Potter!

- Hep! Pas si vite mon grand! Surpris, le mangemort tourna la tête en direction du jeune homme qui l'avait si inconsidérément interrompu. Il ne faut pas parlé trop vite. Accio baguette de Potter. Cria-t-il avant que le bout de bois à la plume de phoenix n'atterrisse dans sa main.

- Et que comptes-tu en faire Zambini? Questionna-t-il.

- Moi? Rien mais... Un sourire goguenard étira ses fines lèvres. Potter attrape! Lui hurla-t-il, lui lançant sa baguette qu'il fut heureux de récupérer.

- Sectumsempra!

Dans un horrible déchirement, du sang gicla de la poitrine du Mangemort avant qu'il ne s'effondre au sol. Ses bras inertes heurtèrent lourdement le sol et laissèrent tomber les deux baguettes. Ron se précipita à ses cotés, attrapa la sienne et envoya au loin, d'un coup de pied, celle du Mangemort.

- Bravo Potter! S'exclama joyeusement Zambini. C'est du joli! Je ne te...

Malheureusement pour lui, il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Ron s'était jeté sur lui, l'accotant rudement à la porte d'entrée du restaurant qui, sous la force de l'impact, s'ouvrit pour permettre à Ron d'écraser le Serpentard sur une table, sa baguette pointée sur son visage.

- Du calme Ron, Lui intima Harry qui, après avoir bien saucissonné le Mangemort pour ne pas le laisser s'échapper (bien que dans son état cela aurait été peu probable), ait rejoint son ami à l'intérieur. Et toi Zambini si tu ne veux pas finir saucissonné ici tu ferais bien de t'expliquer. Tous les élèves ont reçu l'ordre de retourner au château alors que fais-tu ici?

- Je vous retourne la question!

- Espèce de Serpent! S'emporta Ron!

- Et fier de l'être très cher!

- Cesse de nous faire perdre notre temps. Harry, stupéfixions le et repartons à la recherche d'Hermione!

- Je ne crois pas que ...

- Comme ça vous chercher la Miss-Je-Sais-Tout? Les interrompit-il.

- Ouais et? Questionna Ron, hargneux.

- Et bien Weasley, je suis moi même à la recherche de celui qui se trouve avec ta chère fille de moldue! Sourit-il, satisfait.

- Qui! S'emporta le rouquin, empoignant le jeune Serpentard par le col. Serpentard à qui le sourire de satisfaction disparu pour laisser place à une grimace de douleur.

- Ron! Cria Harry agrippant l'un des bras de son ami, stoppant ainsi son geste. Il nous a quand même sauvé la vie je te rappelle. Puis, portant son attention sur Zambini lui demanda : Mais dis- moi donc Zambini, tu me sembles bien calme dans tout ce carnage! N'es-tu pas inquiet?

- Si ce n'est de ton chien de garde qui m'étrangle (resserrement de la main du chien de garde autour de sa prise), pourquoi le serais-je Potter?

- Je ne sais pas moi! Peut-être parce que tout autour de nous tout le monde s'affronte et se lance des sorts à tout va!

- Je ne crains pas les sorts Potter!

- Si tu es immunisé contre les sorts tu ne l'es sûrement pas contre moi! Souffla Ron, menaçant, resserrant encore plus sa prise autour du col du jeune homme.

- Je ne suis pas immunisé contre les sorts sombre crétin, seulement, je ne les craint pas! Ils ne me font pas peur!

Ron serra plus fort, ce qui coupa le souffle de Zambini.

- J'éviterais de traiter de crétin celui qui te tient à la gorge présentement.

- Bon conseil Potter! Haleta-t-il entre deux petites bouffées d'air.

- Alors, si on en revenait à Hermione hein? Questionna le rouquin, relâchant un peu la pression sur la gorge de son ennemi.

- Que veux-tu savoir Weasley?

- Où est-elle?

- J'en sais rien.

- Tu viens de dire qu'elle était avec quelqu'un que tu cherchais!

- Justement Ron, il le cherche! Avec qui est-elle?

Un long sourire sibyllin s'étira sur ses lèvres avant qu'un petit rire ne s'en échappe.

- Quoi? Questionnèrent les deux lions, surpris de cette nouvelle attitude.

- Est-ce l'oxygène manquant à ton petit cerveau qui te fait rire ainsi? Questionna le jeune brun à la cicatrice.

- Elle est avec Malfoy. Ricanna le vert et argent.

Épouvanté, Ron lâcha prise.

Avec Malfoy... Elle est ... avec Malfoy.

Cette information se répercutait dans sa tête à n'en plus finir.

Heureux d'enfin pouvoir respirer à sa guise, Blaise se planta devant les deux garçons, un air vainqueur sur le visage.

Weasley semblait abasourdit par cette révélation. Après tout, Malfoy n'avait pas la réputation d'avoir le coeur tendre avec les sang-de-bourbes, et surtout, si celle-ci est la meilleur amie de son pire ennemi, il y a de quoi s'inquiéter. Pourtant, Potter à qui le même résonnement avait dû traverser l'esprit était étrangement calme, ne semblant absolument pas en faire de cas. Aurait-il pris exemple sur Malfoy Senior pour rester si impassible?

Curieux, Blaise lui jeta un regard interrogateur, fixant son regard aux deux émeraudes que le survivant tenait sans conteste de sa mère. Après quelques secondes, Harry répondit enfin à son questionnement par un sourire équivoque.

Il n'était donc pas le seul à avoir des doutes...

- Où sont-ils! Requestionna Ron qui semblait avoir enfin repris contact avec la réalité.

- Mais je t'ai déjà dit que je l'ignorais! Es-tu sourd ou simplement stupide?

- Zambini! Intervint Harry sentant la confrontation de plus en plus probable. Soit tu nous aides dans notre recherche...

- Mais Harry... voulut s'interposer Ron.

- Ou, continua Harry comme si Ron ne l'avait jamais interrompu, tu retournes au château immédiatement avant que je ne révèle à l'ordre que tu étais ici pour aider tes très chers amis encagoulés!

- Allons Potter, je sais bien que tu ne ferais pas ça! Assura Blaise.

- Détrompe-toi. Ce n'est pas parce que l'on me surnomme l'élu que je suis un ange de vertu!

Le regard glacé et déterminé qu'afficha à cet instant le survivant le fit frissonner et il avala difficilement. S'affilier à Potter et sa bande? Pourquoi pas! Cela pourrait s'avérer utile dans un avenir proche et cela serait sûrement des plus divertissant.

Souriant de toutes ses dents, Blaise tendit une main confiante en direction des deux Gryffondors. Harry, téméraire, l'accepta.

- Très bien, j'accepte.

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Oui, je crois qu'avec Blaise je vais bien m'amuser!

J'espère que se chapitre vous aura tout de même plus! Sur ce, je vous dit à la prochaine!!