Titre : Never Say Die stories : Once again*
Source : Gundam Wing AC
Auteur(e) : Lysanea
Genre : yaoi, romance, basée sur l'histoire originale et sur ma fic Never Say Die
Disclamer: aucun des personnages ne m'appartient sauf le Dr Hills et autres médecins, kiné etc.
Rating : T
Personnages : Quatre Raberba Winner, Trowa Barton
Notes : Bonjour à tous. Merci à ceux d'entre vous qui ont pris le temps de me laisser un commentaire sur mon précédent chapitre. Cet os appartient à la série demandée sur les amnésies de Trowa. Il est très court, c'est juste pour dire que je continue mon recueil envers et contre tout !
Bonne lecture !
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Endless waltz... of memory
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Protectorat de Shamaland
Appartement de Trowa et de Quatre,
Janvier AC 201
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C'est une sensation désagréable qui réveille Quatre ce matin-là : à travers son empathie, il ressent la confusion et l'angoisse de Trowa, qui s'est pourtant endormi paisiblement à ses côtés, la veille au soir.
Enfin, un peu plus paisiblement que certaines autres fois…
Il ouvre les yeux et le trouve assis, balayant la pièce de son regard.
Quatre sait qu'il ne va pas aimer le croiser, mais il n'a pas le choix, de cela aussi, il en a la certitude.
- Trowa…
- "Trowa"… ? répète-t-il en tournant ses yeux à la fois vides et confus vers lui.
Quatre repousse l'angoisse sourde qui lui retourne le cœur, sans savoir si elle vient de Trowa ou bien du plus profond de lui-même.
Sûrement un mélange des deux…
- Oui, Trowa, c'est ton nom. Ca va aller, ne t'en fais pas, je vais tout t'expliquer. Il t'arrive parfois d'avoir des pertes de mémoire, mais rassure-toi, elles ne durent jamais longtemps.
C'était vrai jusque-là, tente-t-il de se rassurer in petto.
Il sourit pour dissimuler sa propre appréhension et pose une main qui se veut réconfortante sur l'épaule de Trowa.
Celui-ci ne dit rien et se contente de le regarder, sans montrer le moindre signe de peur, de surprise, d'inquiétude ou de confusion, que Quatre perçoit pourtant à travers son empathie.
- Je te propose d'aller prendre une douche en premier, pendant que je prépare le petit-déjeuner. Tu me rejoindras à la cuisine dès que tu auras fini. Nous pourrons discuter un peu tout en mangeant. Nous allons avoir besoin de forces.
- D'accord.
- Après le petit-déjeuner, je te laisserai un moment pour aller me doucher à mon tour. Et puis, nous prendrons la voiture et nous irons dans ma villa au bord de la mer. C'est là que nous ferons en sorte que tu retrouves ta mémoire.
Trowa hoche simplement la tête.
Mais Quatre sait qu'il a atteint le but recherché en lui présentant clairement les choses et en prenant tout en main : il le sent un peu plus rassuré, même si l'angoisse demeure, allant et venant comme le ressac.
Son numéro commence a être bien rodé.
Après tout, n'est-ce pas la sixième fois qu'il le joue ?
La cinquième fois que la même scène se répète au matin, au point que les mots sortent naturellement, sans qu'il n'ait plus à les penser et les choisir avant.
Il est en mode « pilote automatique » dès l'instant où son empathie perçoit la confusion de Trowa, invariablement confirmée par le regard vide qu'il pose peu de temps après sur lui.
Comme s'il faisait partie du décor…
Une table, une chaise, un tableau, un lit, un mec, une lampe, une porte…
Dans l'autre sens, maintenant : une porte, une lampe, un mec, un lit…
Et on revient sur le mec après tout, il est le seul à pouvoir répondre aux questions…
Quatre chasse ses pensées et refoule sa tristesse : Trowa a besoin de lui et il n'est en rien responsable de ce qui leur arrive à tous les deux…
Pas consciemment ni directement, en tous les cas.
Mais il doit bien reconnaître que ce cycle d'amnésie qui semble s'être mis en place est inquiétant et mystérieux…
- La salle de bain est juste là, lui dit-il en lui montrant la porte au fond de la chambre. Je vais te préparer tes affaires avant de descendre.
Trowa se lève et se fige soudain devant le psyché lui renvoyant son reflet.
Ses yeux glissent doucement sur son corps, son torse nu et ses bras où les multiples cicatrices rosées ou blanchâtres racontent tout du grave accident qu'il a eu, plusieurs mois plus tôt.
Devinant sa question même s'il ne la pose pas, Quatre se lève à son tour et s'approche de lui.
Mais pas trop, pour éviter d'apparaître à son tour dans le miroir.
Trowa est encore concentré sur sa propre personne et il vaut mieux que cela reste ainsi.
Or, si Quatre se rapproche trop, l'attention de Trowa risque de se reporter sur lui.
Et il remarquera alors la difficulté qu'éprouve Quatre, encore à présent, à poser les yeux sur ses traces indélébiles de leur pire cauchemar.
Dans son état actuel, Trowa ne comprendra pas, pas plus que les autres fois, que ce n'est pas du rejet ou du dégoût de la part de Quatre.
Non, loin de là…
C'est simplement qu'il a du mal à gérer le flot d'émotion que cette vision continue de générer, même après tout ce temps, en lui rappelant ce qu'il a déjà perdu et qu'il a failli le perdre, lui aussi, à jamais.
- Tu as été gravement blessé, il y a neuf mois, lui explique-t-il. Tu ne remarches seul sans aucune aide depuis trois mois, seulement, d'ailleurs, donc ne t'étonnes pas si tu as quelques raideurs, parfois. Tu guéris vite, fort heureusement.
- Mais je suis amnésique.
- Depuis ton réveil, il y a cinq mois, c'est arrivé quatre fois, déjà, répond Quatre. Chaque mois, en fait. C'est pour ça que je sais que tu vas retrouver la mémoire avant la fin du jour. Mais nous devons suivre le programme que je t'ai présenté, pour cela.
- D'accord. Merci…
- Quatre. Je suis ton compagnon.
- Je sais.
- Oui, c'est assez évident, reconnait-il en souriant tristement.
- Je l'ai deviné, mais je crois que je le sais aussi… C'est étrange.
La tristesse disparaît du sourire de Quatre.
C'est la première fois que Trowa lui fait cette réflexion.
- Pas tant que ça, vu ce qui nous lie…
- J'aimerai en savoir plus.
- Alors, à la douche ! conclut Quatre en gagnant leur armoire pour préparer les affaires de Trowa.
Avec naturel et sans aucune gêne, celui-ci ôte son bas de pyjama, qui constitue son seul habit, et le pose sur la chaise.
Avant de se diriger vers la salle de bain, aussi nu que le jour de sa naissance, sous le regard amusé et attendri de Quatre.
Et un peu frustré, aussi, parce qu'il lui aurait bien sauté dessus à cet instant, en oubliant totalement les traces de son combat pour survivre et guérir, remplaçant ces marques par les siennes, le temps d'une étreinte oh ! combien nécessaire et salvatrice…
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Merci d'avoir lu ce modeste texte, à bientôt pour la suite et bonne continuation à vous.
Lysanea
