Coucou !

Voici comme promis le chapitre 9.

Avouez sur ce coup là j'ai été rapide ! ça mérite bien un petit commentaire, non?

Et j'ai pas vraiment eu mon enthousiasme et mes acclamations pour le dernier chapitre! Du coup je suis toute démoralisée, snif ! :'(

EN tout cas Eclipse1995 a deviné juste ! c'est du pur Louis de Funès dans la Folie des Grandeurs. On l'applaudit bien fort, surtout qu'elle m'envoit un commentaire à chaque fois, alors Merci, Merci, Merci !

Et pour la Folie des Grandeurs, c'est un film que tout francophone devrait connaître !

Au fait, vous allez voir à un moment qu'Erisia mange des Mikados à la fraise.

Apparement ça existe en Amérique et au Japon, j'ai vu des photos sur internet mais ça ne donne pas très envie, à la place du chocolat, il y a une espèce de crème parfumée à la fraise. Enfin, bon, chacun ses goûts... Je préfère mes bons vieux Mikados au chocolat !

Sur ce, je vous laisse. Bonne lecture !

Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo et Erisia Nakayama à CeredwenFlame !


Chapitre 9

Une montagne d'homme

Elle s'était rendue à la quatrième division pour son apprentissage dans le kido de guérison. Après s'être entretenue avec Unohana, le capitaine de la division de guérison avait sourit et appelé l'un de ses officiers, Hanataro Yamada, pour être son professeur. C'était un gentil garçon, un peu maladroit, mais il était très sympathique et elle appréciait de travailler avec lui.

En sortant du bâtiment, elle heurta brusquement une montagne. Du moins, c'est ce dont elle avait eu l'impression. Elle réalisa qu'il s'agissait d'une personne et murmura une excuse polie tout en levant les yeux vers le haut... et encore vers le haut. Elle s'était heurtée à une montagne humaine. Elle avala difficilement sa salive en notant les cicatrices et le cache-oeil. Il avait l'air... imposant ? Même si la coiffure en pics avec les clochettes était assez curieuse, cela ne diminuait en rien la terreur qu'il pouvait inspirer.

Et il se passa une chose très étrange. Il y eut soudain un flash rose brisant le tableau en mille morceau. Une petite voix enfantine résonna. « Qu'est ce qui s'est passé, Ken-chan ? Pourquoi on s'est arrêté ? » Eri battit des paupières en remarquant ce qui avait l'air d'une petite fille en shihakusho perchée joyeusement sur l'épaule de l'homme monstrueux. Puis la petite fille baissa les yeux et remarqua Erisia.

« Oh, je me rappelle pas celle-là, Ken-chan. Tu la connais ? »

« Non, Yachiru, me dit rien. » répondit une voix bourrue.

Yachiru sauta au sol et se mit à examiner Erisia qui commençait à s'inquiéter. Ce qui provoqua un pic dans son reiatsu. Alors que ce Ken-chan regardait ailleurs, son œil se fixa sur elle à l'instant où son reiatsu s'éleva. « Tiens, ça devient intéressant. »

« Qu'est ce qui est intéressant ? » Demanda Erisia en faisant des efforts pour rester calme.

« Le pic de reiatsu. Me serait pas attendu à quequ'chose comme ça chez quelqu'un comme toi. »

« Et alors ? »

« Tu te bats ? »

« Non. »

« Dommage. Allez, Yachiru, on a du sang neuf aux baraques. Temps d'voir c'qu'ils ont dans les veines. »

« Chouette ! » S'écria la petite fille aux cheveux roses. Elle se trouva soudain de retour sur l'épaule de l'homme et ils partirent. Erisia eut l'impression qu'elle aurait pu fondre contre le mur. Elle attendit assez longtemps pour être sure que la montagne et la fille rose étaient bien partis avant de tenter de sortir à son tour de la quatrième division.

Alors que les dernières traces de panique disparaissaient, elle sentit un bras serpenter autour de son épaule.

« Dis donc, regarde ce qu'on a là. Peux pas dire que j'ai vu que'qu'chose d'aussi joli depuis un bout de temps. Tu allais quelque part ? » demanda une voix bizarre. Elle tourna la tête suffisamment pour apercevoir un maquillage étrange aux yeux et une tête chauve.

Il continua sa tentative de flirt jusqu'à ce qu'elle arrive à se dégager en se faufilant sous son bras. « Excusez moi. Je dois y aller. » Dit-elle rapidement avant d'utiliser le shunpo pour filer le plus vite possible bien loin d'ici.

« Tu as dû l'effrayer, Ikkaku. » La voix de Yumichika laissait transparaître son amusement.

Erisia ne s'arrêta pas une seule fois avant d'avoir enfin atteint la sixième division. Elle se dirigea en ligne droite vers le bureau et ferma immédiatement la porte derrière elle avant de s'appuyer dessus. Son souffle était irrégulier sous le coup de la peur et de l'essoufflement. Elle avait certainement l'air d'avoir été effrayée.

Byakuya était parti régler des affaires ailleurs, il n'y avait plus que Renji dans le bureau. En entendant la porte se fermer, il leva les yeux vers elle et remarqua son air bouleversé. « Ça va ? »

Elle se contenta de hausser les épaules. Elle allait bien mais ne se sentait pas bien. Elle avait l'impression que son cœur allait exploser de l'intérieur. Renji marmonna quelque chose et se leva pour préparer du thé. Une fois prêt, il alla prendre ses mains et la mena s'asseoir, déposant une tasse devant elle.

Une fois que ses mains cessèrent de trembler, il l'interrogea. « Alors, qu'est-ce-qu'il s'est passé ? »

Elle déglutit péniblement en fixant sa tasse de thé. « J'étais... à la quatrième division. Pour ma leçon sur le kido de guérison. Quand je suis sortie... j'ai atterri dans une espèce de montagne humaine. » Commença-t-elle.

« Montagne humaine ? Mince ! » pensa Renji. « Cheveux en pics avec des clochettes au bout ? Décoration d'épaule du type gamine avec cheveux roses ? ». Il demandait pour être sûr.

Elle hocha la tête. Au moins, elle n'avait pas senti sa soif de sang, elle ne s'en serait pas remis. « C'est le capitaine de la onzième division et son lieutenant. Kenpachi Zaraki et Yachiru Kusajishi. » Expliqua-t-il.

La onzième division ? Le cerveau d'Erisia était sur le point d'imploser, sa peur grandit encore plus rétrospectivement.

« Qu 'a-t-il fait ? »

« Rien. Il m'a demandé si je me battais et a dit que c'était dommage lorsque je lui ai répondu par la négative. Après, il a fait un commentaire sur du sang neuf aux baraques. La petite a crié chouette et ils ont disparu. Ce... ce n'est pas vraiment ce qui m'a effrayé. » Dit-elle en soupirant.

« Qu'est-ce-que c'était alors ? »

Elle expliqua. Et il se frappa le front, exaspéré. « Ikkaku. Troisième siège de la onzième. Contente toi de l'ignorer. Il n'est pas aussi méchant qu'il en a l'air. Il fait parti de ceux qui ne blesseraient jamais une fille. Mais bon, le tact n'est pas sa spécialité. Pas étonnant que tu sois bouleversée. Avoir rencontré le top trois des membres de la onzième en moins de trente minutes... » Renji réfléchit un instant. « Attends, y avait pas quelqu'un avec Ikkaku, un type avec des plumes sur son visage ? »

« Je crois que oui. Pourquoi ? »

« Le top quatre alors, étant donné que la onzième n'a pas de quatrième siège. »

« Comment sais-tu tout cela ? »

« Faisait parti de la onzième avant d'être promu. »

« Qui était l'autre alors ? »

« Yumichika Ayasegawa. Ne te fie jamais à sa tête de joli cœur. Il est aussi sanguinaire que le reste de la onzième. » Il se mit à rire.

Elle cligna des yeux. Ça faisait un paquet à digérer. Elle finit par se calmer complètement alors que Renji était retourné à sa paperasse, marmonnant et jurant dans sa barbe. Ce qui amusait énormément Erisia. Elle s'éclipsa un moment pour chercher à manger au manoir Kuchiki. Après les rencontres de ce matin, elle sentait qu'elle avait bien mérité ce petit réconfort. Elle prit l'un des sacs qui l'avaient accompagné ici et en sortit une boîte de mikados à la fraise.

En rentrant dans le bureau, elle s'aperçut que Byakuya était revenu. Renji lui avait expliqué ce qui s'était passé. Si bien que lorsqu'elle s'installa à sa place habituelle près du mur pour dessiner tranquillement, ils se contentèrent de la saluer. Elle avait laissé son carnet de dessin au manoir car elle contait reprendre les notes de ses cours.

Byakuya regarda son lieutenant et Erisia. Elle avait commencé le kido et la guérison. Il était temps de s'occuper de l'autre versant des arts shinigami.

« Lieutenant. »

« Oui, capitaine ? »

« Demain, je voudrais que vous introduisiez Erisia-san au maniement de l'épée. Trouvez lui une épée d'entraînement et faites qu'elle soit au moins à l'aise lorsqu'elle en tient une. Elle pourra alors commencer à s'entraîner au combat à l'épée. »

« Bien sûr, capitaine. »

Erisia leva les yeux. Une part d'elle n'avait aucune envie de s'atteler à l'aspect du combat. Mais elle était néanmoins curieuse d'apprendre, quoique un peu inquiète. La plus proche expérience qu'elle ait pu avoir était de regarder sa mère pratiquer le Tai Chi. Mais une part d'elle était impatiente d'apprendre, peut-être cette même part qui cherchait constamment à protéger les autres. Elle verrait demain.