Evilfaut tu lis dans mes pensées ! Seulement ce n'est pas très héroïque comme méthode, alors on va éviter de choquer la sensibiliter des plus jeunes. Et puis si Bakugo décide de s'en inspirer ça va vite mal tournée cette histoire xD
A venir, de la drogue, des larmes, du drame, et des RAVIOLI EN BOITE !
Raiko aurait adoré se réveiller au chapitre suivant en forme et et fraîche comme une fleur. Malheureusement Raiko avait rarement ce qu'elle voulait dans la vie, c'était une triste constatation, aussi triste que de se dire que si c'était pour se réveiller dans un état pareil, elle aurait préféré ne pas se réveiller du tout.
Elle n'avait jamais eut de problème à supporter la douleur das le feu de l'action, mais se retrouver cloué dans un lit d'hôpital avec les os de la jambe gauche en miette, une cage thoracique défoncée, des brûlures sur toute la partie gauche du corps et la sérieuse impression qu'on lui avait menti sur son offre d'emploi. Heureusement, elle n'était pas toute seule.
La morphine lui tenait compagnie avec une fidélité à toute épreuve. Ce qui excusait en partie son comportement totalement ivre, et pourquoi elle parlait toute seule pour maugréer contre ciel et terre.
_ Tu pourrais penser que Recovery Girl aurait put participer un peu ! Ne pas tout soigner mais juste oh je sais pas moi, me décramer la face, ou remettre quelques truc en place ! Mais non ! Madame avait mieux à faire ! Madame préfère soigner des adolescent musclés que des jeune femme ayant encore besoin de leur visage pour faire un bon mariage !
Pendant ce temps là das le couloir une infirmière expliquait aux visiteurs que la patiente risquait de montrer un comportement légèrement inhabituel mais qu'elle la moitié de ce qu'elle dirait dépassait sa pensée et qu'elle n'était pas responsable. En soit, connaissant le caractère de la patiente en question, ce n'était pas bien rassurant. S'attendant au pire Aizawa, qui avait quand même eut la bonne foi de reconnaître qu'il lui devait une fière chandelle et qu'il pouvait au moins lui rendre visite à l'hopitale pour prendre des nouvelles, ouvrit la porte avec toute les appréhensions du monde. Pour tomber sur une rousse chantonnant comme un ivrogne une mélodie douteuse.
_ Est-ce que c'est normal ? Demanda avec hésitation Midoriya.
Le garçon ayant été en première ligne pour voir la gravité de la situation de sa prof avait voulu s'assurer en personne que tout allait s'arranger et s'était donc pointé comme représentant de la classe.
_ Venant de Shibuya ? Rien n'est anormal, répliqua d'une voix sombre le professeur.
_ Je vais vous laisser, si quelque chose ne va pas n'hésitez pas à appeler. Malheureusement avec la dose de morphine qui circule dans son organisme, vous n'obtiendrez pas mieux.
Sur ces derniers mots désolés, l'infirmière retourna à son travail et ferma la porte sur la chambre privé de la rousse qui entre temps avait arrêté de chanter et dévisageait ses visiteurs.
_ Bon, elle est vivante, on y va ? Proposa Aizawa en décidant ne pas s'appesantir en avisant le regard un peu feu de sa collègue.
_ Aizawa-sensei on vient seulement d'arriver ! Fit Midoriya sur un ton de reproche.
L'adulte soupira et alla s'affaler sur un des fauteuils de la chambre.
_ Comment allez vous, Shibuya-sensei ?
_ Comment je vais ? J'ai frôlé en cinq minutes trois types de morts violentes comment tu veux que j'aille ! Répliqua Raiko d'une voix geignarde. La dernière fois que j'ai autant morflé s'était après m'être prise un bataillon de 100 guerillos sur le pif ! Mais merci de demander.
_ Il va vraiment falloir qu'on parle de ces cinq ans au moyen orient, Cheshire, grommela le brun.
_ Nan ! Je te parle pas à toi de toute façon ! T'es qu'un méchant pas beau !
_ Et sinon, intervint Midoriya dans l'espoir de changer de sujet, qu'on dit les médecins, vous savez quand vous pourrez sortir ?
La question sembla momentanément rendre Raiko un peu plus sobre.
_ Je suis pas sortie avant un moment, soupira-t-elle. Mais ne t'en fais pas j'ai déjà pris mes dispositions pour les cours.
_ Pitié ne me dit pas que tu as demandé à Natsume de te remplacer.
_ Eh si ! Mais ne t'en fais pas, je compte m'échapper d'ici une semaine et je viendrais vous hanter sur mon fauteuil roulant !
_ Et tu dormira dans le vestiaires ? Aux dernière nouvelles tu vis au quatrième sans ascenceur !
_ Je peux flotter !
_ Idiote au point d'utiliser ta quirk blessée ?
_ T'es venu pour quoi au juste, te moquer ou pioncer sur mon mobilier !
_ Est-ce que ça t'arrive de te taire ? On pourrait croire que la morphine ferait son boulot !
Midoriya assista impuissant à la querelle de ses deux profs qui semblaient avoir oublié qu'ils n'étaient pas seuls dans la pièce et qu'un élève les voyait se comporter avec la maturité de gamins. Visiblement se disputer était un de leur hobbie en commun. Mais brusquement Raiko s'interrompit en pleine tirade en grimaçant douloureusement.
Ah ! La douce joie d'avoir des cotes vrillées et une cage thoracique à l'agonie. Heureusement elle ne s'était pas perforé un organe pour une dispute débile...
_ Le spectacle est terminée, grimaça-t-elle avec un sourire tordue. J'aimerai éviter qu'un de mes élèves me voit en train d'agoniser. Désolé Midoriya, merci d'être venu mais là il va falloir que tu partes. Et prend ton bon a rien de prof principal avec toi au passage. Quitte à embarquer le fauteuil.
La rousse se laissa retomber contre son oreiller et les regarda partir, l'étudiant n'osant pas insister pour s'imposer. Il pouvait comprendre que sa prof ait une fierté et ne veuille pas perdre son image. Mais après avoir assister à son combat acharné et à son dénouement violent, il ne regretta pas d'être venu et de s'être assurer que les choses iraient mieux.
Aizawa remarqua alors la pâleur surnaturelle de sa collègue, qui bien que rousse était vraiment plus pâle que la normale les perles de sueur sur son front et sa mâchoire serré qui indiquaient d'eux même que la morphine n'effaçait pas toute la douleur. Il fallait vraiment avoir de l'énergie à gaspiller pour s'épuiser en bêtise comme elle venait de le faire. Il eut le bon goût de reconnaître qu'il était en parti fautif et de se sentir un peu honteux. On oubliait souvent que sous son sourire de Cheshire, Raiko restait humaine.
Vraiment, il ne comprenait pas cette fille. Néanmoins il ne fit pas de vague et sorti de la chambre à la suite de son élève qui avait sorti son téléphone pour tenir informé ses camarades de classe. Au final sa visite avait plus de mal que de bien et il ne l'avait même pas remercié. Au temps pour ses bonnes résolutions. Mais une chose était sur, après l'avoir vu en action, il ne pouvait plus douter d'elle : elle avait la résolution pour être prof. Et elle n'était pas un danger désinformé du moyen orient. C'était toujours une inquiétude en moins mais du coup il se sentait mal de l'avoir soupçonné et de la façon dont il l'avait traité depuis son retour.
Lorsqu'elle avait dit qu'elle s'échapperait au bout d'une semaine, elle ne plaisantait pas. Dès qu'elle réalisa que la morphine ferait de moins en moins effet sur son organisme, et que seul le temps et quelques médicaments pourraient la soigner, elle 'vola' un fauteuil roulant, et traversa l'hôpital tout azimut pour filer comme une furie à UA tandis que Tsukauchi réglait ses frais d'hôpitaux et le prix du fauteuil. Ce n'était pas vraiment une évasion puisque le policier avait prévenu les médecins que retenir Raiko contre son grès était mission impossible et qu'il valait mieux la laisser partir tranquille avec l'assurance qu'elle reviendrait passer ses check up régulièrement.
Pour l'heure, elle se retrouvait avec un corset qui l'empêchait de s'affalait et de prendre une mauvaise position dans le but de laisser sa cage thoracique et ses cotes guérir sans qu'elle n'aggrave son état, et un fauteuil roulant avec un emplacement spécial pour sa jambe entièrement plâtrée. Elle avait une poignée de médicament à ingérer par jour, et avait promis de ne pas utiliser sa Quirk avant au moins un mois. Étant donné que l'enfermement allait la rendre folle, malgré la douleur elle se sentait tout à fait heureuse de pouvoir prendre l'air et quitter cette chambre d'hôpital aux allures de prison. Malgré toute la force de ses bras, elle n'eut pas le temps d'aller bien loin et Tsukauchi la rattrapa après avoir rempli les papiers, déterminé à l'escorter à bon port.
Et Raiko sut avant même qu'il ne parle qu'elle n'échapperait pas deux fois à la même conversation.
_ Je sais que tu ne veux pas en parler, mais il le faut bien Shibuya.
_ De toute évidence je n'ai nul par ou fuir cette fois ci, grommela la rousse, vas y, dis ce que tu as a dire qu'on en finisse.
Le policier soupira devant tant d'obstination.
_ Quand Kirisawa nous à quitté-
_ Il est mort, pas en congé sabbatique, le reprit sèchement Raiko.
_ … Lorsqu'il est mort tu es partie avant qu'on n'ait put mettre ses affaires en règle.
_ Et alors ?
_ Tu sais très bien que certaines d'entre elles te concernaient... Il faut que arrête de te voiler la face Shibuya. Soyons honnête, c'est ce que tu as fait pendant ses six dernières années, en disparaissant dans un pays aux antipodes du notre ! Ça marchait peut être, mais plus maintenant, plus quand tu es de nouveau à Tokyo et que n'est toujours pas aller visiter sa tombe !
_ Et qu'est-ce que ça changera ?! J'ai pu lui faire mes adieu en live, si tu te rappel bien ! S'écria-t-elle rageusement. Je l'ai eut agonisant dans mes bras sans rien pouvoir faire pour le sauver ! J'ai vu son regard s'éteindre, qu'est-ce que tu veux de plus pour ne pas se voiler la face merde ?! Qu'est-ce qu'il y a de bien à faire ressurgir toute cette histoire maintenant ?
Elle soupira ses dernier mot, envahi par la lassitude. Tsukauchi s'en voulait d'insister ainsi, mais il fallait retirer le couteau de la plaie une bonne fois pour toute pour que la blessure puisse enfin guérir normalement. Il fouilla dans la poche de son imper, et en sorti une petite boite noire qu'il lui tendit avec un regard sans appel.
Raiko n'en voulait pas. Elle refusait de prendre cette boite, sachant déjà au fond de ses tripes ce qu'elle trouverait à l'intérieur. Pourtant elle ne put retenir ses mains quand elles reçurent le petit objet dedans, ni ne put empêcher ses doigts de l'ouvrir. Elle entendit distinctement les derniers vestiges de son cœur se briser quand son regard accrocha l'objet qu'elle contenait. C'était vraiment trop cruel. Pourquoi lui infliger ça maintenant quand elle avait enfin réussit à tourner la page, a faire semblant au moins ?
_ Je te déteste...
_ J'ai déposé le reste de vos affaires chez toi, il est temps que tu acceptes ce qui s'est passé, et que tu arrêtes de fuir. Pour toi, comme pour lui. Vous le méritez autant l'un que l'autre.
Il la laissa devant son bâtiment, sachant que pendant son hospitalisation Natsume avait fait faire des travaux pour qu'elle puisse y accéder même en fauteuil. Pour l'instant, il valait mieux qu'il la laisse, parce qu'il était sûrement la personne qu'elle haïssait le plus au monde.
Dans la boite reposait un solitaire scintillant qui semblait se moquer d'elle.
Lorsque Sama, celui qui l'avait trahi pour le compte de l'oeil, l'avait torturée avec sa Quirk de manipulation des souvenirs, il n'avait jamais compris ce qui avait le pouvoir de la briser. Il avait cru a tord que lui renvoyer les pires jours de sa vie suffirait, mais il s'était tromper. Tout ce que ça avait fait était de la rendre immunisé aux images, elle avait finit par devenir insensible à ses cauchemars et avait cru à tord qu'elle était immunisée à vie. Mais ce n'était pas les cauchemars qui pouvaient la réduire en pièce, c'était les rêves. Toute sa vie elle avait encaissé malheur sur malheur, profitant des moments d'accalmie, elle n'avait jamais vraiment rêvé d'une meilleure vie, ou d'être heureuse. L'absence de malheur lui suffisait empalement, elle aurait pu vivre éternellement sans la moindre attente de l'avenir.
Sauf qu'elle était tombé sur un naïf au grand cœur, modèle de droiture d'âme qui avait fais chavirer son cœur et avait bouleversé sa conception d'une belle vie. Elle était tombée amoureuse, et avait commencé à rêvé d'un avenir lumineux rempli de bonheur, avec l'homme de sa vie. La seule personne au monde pour qui elle était irremplaçable, et qui était irremplaçable à ses yeux. Et c'était ça plus que tout autre chose qui l'avait détruite. Elle avait perdu cette avenir, et en avait enfoui les derniers espoirs au confins de son être, incapable de les regarder en face.
Cette bague venait de tout libérer d'un coup, et en un geste fluide et sans pitié avec fait éclater son cœur d'un coup sec. Proprement. Ne laissant qu'une plaie béante qui avait jadis fais l'illusion d'avoir cicatrisé.
Elle aurait voulu prendre cette stupide boite et la jeter le plus loin possible, au lieu de quoi elle la serra précieusement contre elle en s'acheminant lentement jusqu'à son appartement, où elle s'effondra sur le canapé. Les couleurs vives de son chez elle avaient disparues. Alors finalement, elle éclata en sanglots incontrôlés comme elle ne l'avait plus fait depuis des années.
Cela faisait bien une semaine que Raiko était supposée avoir quitté l'hopital, mais on n'en avait toujours pas vu l'ombre à UA, ce qui perturbait Aizawa plus qu'il ne voulait le reconnaître. Il s'était déjà mentalement préparé à un retour en fanfare alors ce silence radio était dérangeant, voir inquiétant. Sachant l'appartement de la rousse a quelques pas de l'école, il finit par se résoudre à y passer pour voir s'il y avait un quelconque signe de vie. Après les cours, écoutant la voix du remord qui le triturait depuis la visite à l'hopital, l'homme blasé se rendit devant l'appartement et tendit l'oreille. Il n'était pas un stalker ou quoi que ce soit, mais sonner s'il n'y avait personne très peut pour lui.
Bon ok, il essayait juste de se trouver une bonne raison de filer sans demander son reste. Il ne voyait pas de quel secours il pourrait bien être à la rousse, ni ce qui le poussait à dévier de son chemin pour se préoccuper de son sort, mais pour une fois ce fut cette dernière impulsion qui l'emporta.
Il sonna.
Et personne ne répondit. Ce qui le mit suffisamment en rogne pour en faire une affaire personnel et le poussa à sonner sans interruption jusqu'à ce qu'on daigne lui ouvrir. Mais lorsque la porte s'ouvrit enfin, il n'était pas préparé au spectacle de désolation qui l'attendait.
Dire que Raiko était une loque serait un doux euphémisme. Ses cheveux étaient en fracs, ses yeux étaient gonflés et injecté de sang et elle était pâle comme un vampire n'ayant pas vue la lumière du jour depuis des siècles.
_ Quoi ? Renifla-t-elle misérablement. Qu'est-ce tu m'veux ?
_ Tu devrais retourner à l'hôpital, fut tout ce qu'il trouva à dire.
Voyant la porte se refermer à une vitesse alarmante, il réagit par reflexe et la bloqua du pied.
_ Dégage.
_ Je suis sérieux, t'aurai jamais du en sortir en premier lieu ! Insista-t-il.
_ J'ai pas besoin d'aller à ton foutu hôpital ! S'écria Raiko en se cassant la voix sur les derniers mots. Mes médocs fonctionnent très bien, et ça n'a rien à voir, alors fou moi la paix !
Elle aurait put rendre la porte intangible et la fermer sur le pied de son vis à vis, mais elle avait fait un promesse et de toute façon son esprit était trop embrouillé pour qu'elle ait la concentration nécessaire. Alors elle compromit de céder le terrain, et lacha la porte pou aller s'enfermer dans sa chambre cette fois-ci, évitant tous les objets étalé par terre en grand désordre et claquant la porte derrière elle.
Elle avait passé la semaine à pleurer, ressasser des souvenirs en vidant les cartons laissés par Tsukauchi, et avaler des ravioli en boite pour faire passer ses médicaments. Et au bout de sept jours de se train de vie, elle se sentait un peu moins misérable. Il y avait tellement de bon souvenir que malgré elle, elle se surprenait à éclater d'un rire étrangler avant de fondre à nouveau en larme quelque minutes plus tard. Elle commençait à croire qu'elle survivrait à tout ça. En attendant, elle se laissa doucement tomber sur le lit, et s'endormit avant même que sa tête ne tombe sur l'oreiller.
S'étant attendu à tout sauf à cette solution de retraite, Aizawa reste un instant figé sur le seuil de la porte avant de se ressaisir : c'était le moment ou jamais d'enquêter sur l'origine inconnu du drame non déclaré. Il enclencha l'interrupteur et laissa la porte ouverte en songeant qu'un peut d'aération ne serait pas du luxe (ce qui venant d'un célibataire geek endurci était l'hôpital se foutant de la charité) et commença par jeter un œil aux divers éléments par terre. La plupart était des photos qu'il mit de coté pour plus profonde investigation, mais il y avait aussi un mug, des serpentins estivaux , des bougies d'anniversaires, des coupons de réduction passé d'âge, un porte document en cuir contenant une carte de police, une pochette cartonnée épaisse contenant des dossiers, et encore des photos ranger cette fois-ci dans un album.
Évitant soigneusement le canapé, il s'installa sur une des chaise dépareillé et feuilleta parmi les photos.
C'était toujours le même groupe de personne, Raiko comprit, des collègues de travail sûrement. Il se souvenait avoir lu sur son dossier qu'elle avait travaillé avec la police pendant deux ou trois ans. Il y avait des photos de scène de crime mélangées dans le tout qui le firent grimacer. Quelle idée de faire des études de héros pour ensuite aller dans la police ! Finalement, parce qu'il n'était pas plus avancé – que faisait une photo de mascotte géante de lapin rose et qui est Doudou le lapin?- il ouvrit la pochette en songeant qu'il y trouverait sûrement des affaires en lien avec son nouvel état.
Il tomba sur des rapports d'intervention pour libérer des otages, des infiltrations mené à bien, et rien pour le moment ne pouvait expliquer la rupture émotionnelle de sa collègue. Il commençait à se dire qu'elle avait les hormones détraqué par les médicaments quand il mit la main sur le dernier dossier. Il reconnu la photo comme celle d'un des membre du groupe sur les photos, et son mauvais pressentiment se confirma.
Kirisawa Hiroshi était le lieutenant en charge de l'unité avec qui Raiko avait travaillé, et était mort poignardé par un mafieux qui s'en était sorti sans être inquiété. En lisant le dossier en détail, il trouva tous les témoignages de ses collaborateurs qui semblaient inconsolables, et réalisa que la date coïncidait avec le départ précipité de la rousse. Il soupira, la mort d'un coéquipier était difficile à expliquer, mais ça n'expliquait toujours pas son état. Elle aurait très bien pu tomber sur ses archives et être prise de nostalgie, et un peu de vague à l'âme, mais depuis le temps elle aurait du s'en remettre. Quoi d'autre alors ?
Distraitement, il passa en revus les objets trouvés dans ses poches avant l'autopsie, et cilla en voyant le nom d'un petit coffret de bijouterie. Son regard dériva alors sur l'album photo, et lorsqu'il l'ouvrit se fit le déclic.
_ Ah.
Effectivement, elle aurait dut se remettre de la mort d'un collègue, mais d'un presque fiancé, un peu moins.
Finalement il aurait préféré qu'elle soit un agent désinformé du moyen orient, ç'aurait été beaucoup plus simple à gérer. Il songea à passer un coup de fil à Natsume pour lui refiler la patate chaude, mais sa conscience se révolta. C'était vraiment trop lâche et grossier, maintenant qu'il y était, a lui de trouver une solution ! Sur les pages de l'album, des photos d'une certaine rouquine rayonnant le narguèrent et il soupira.
_ Fais chier.
Il rangea soigneusement le tout dans la boite et resta un moment assis à réfléchir. Il n'y avait vraiment pas grand chose qu'il puisse faire, mais partir n'était vraiment pas une option.
Lorsqu'elle émergea après sa sieste, Raiko avait l'impression d'avoir un mauvais cas de gueule de bois. Sa tête pulsait douloureusement et renvoyait momentanément tout le reste en second plan. Elle se leva dans un état second, et tituba avec sa béquille jusque dans le salon – déverrouillant sa porte au passage sans se souvenir pourquoi elle l'avait verrouiller en premier lieu. Il lui fallait de l'eau ! Et une douche. Depuis combien de temps ne s'était-t-elle pas lavé ? En même temps avec tout le fatras qui lui enserrait le corps prendre une douche relevait du parcours du combattant. Un bain alors. Et pour diner/déjeuner elle ouvrit son placard à boite dont les réserve avait été entamée ces derniers jours et
_ Wow, et ce ne sont que des ravioli en boite ? Siffla une voix impressionné depuis la table derrière elle.
Elle fit un bon et se retourna prête à hurler au meurtre seulement pour réaliser qu'Aizawa avait semble-t-il élu domicile sur une de ses chaises de brocante. Aizawa ne mentait pas cependant, il était réellement impressionné par son stock de ravioli, après tout il ne pouvait pas critiquer lui c'était les nouilles instantanées qu'il collectionnait alors bon.
_ Mais qu'est-ce que tu fou là ?!
Plutôt que d'avouer qu'il n'en savait fichtre rien, il préféra tout simplement ignorer la question. D'ailleurs la rousse put réaliser qu'il faisait comme chez lui était faisait allez savoir quoi sur son ordinateur. Plutôt que de protester – ce qui aurait décupler son mal de tête – elle choisi de l'ignorer et de se tourner vers le four pour y voir qu'il était largement l'heure de sa séance de cachet de la soirée. Elle avala le tout cul sec avec un verre d'eau qu'elle balança dans l'évier, et clopina jusqu'à la salle de bain où elle s'exclama avant de claquer la porte :
_ Quitte à squatter réchauffe une boite ! C'est pas compliqué les instructions sont sur la boite !
Elle ne savait pas quelle mouche l'avait piqué de camper dans son salon quand il n'était clairement pas le bienvenue, mais malheureusement elle n'était pas en état pour le mettre dehors. Elle fit couler l'eau du bain, rajouta une haute dose de produit moussant, puis referma donc la cuvette des toilettes et s'assît dessus pour commencer à déscratcher son atèle de jambe puis son corset. L'odeur qui s'échappa de la peau qui s'était retrouvé coincé en dessous la fit méchamment grimacer. Elle puait, et grave.
Avec précaution, elle s'assît sur le bord de la baignoire et commença à se décrasser. Tout en délicatesse, elle savonna sa jambe en essayant de la défriper un peu, reconnaissante de ne pas l'avoir eut plâtre. Elle se décrassa avec minutie, se lava les cheveux deux fois puis plongea dans la baignoire, toujours attentive à ne pas se faire plus de mal. De toute évidence, passer une semaine à se vider de toute les larmes de son corps sans restriction lui avait fait du bien, elle se sentait purgé, et la sieste qu'elle venait de faire avait de toute évidence clôturé l'épisode tragique. Craquer une bonne fois pour toute lui avait permis de tourner la page pour de bon cette fois ci, et même si elle se sentait toujours très mal en évoquant ses souvenirs, elle pouvait encore avancer, se relever, et reprendre sa route.
Faire le point. Elle avait perdu quelque chose de très précieux, d'unique, mais en contre partie, elle avait gagné en force, et en pugnacité. Elle avait rencontré des gens formidable au cours de ce voyage qu'elle n'aurait jamais fait sinon, et sauvée des vies qui étaient oublié du monde entier. A défaut d'avoir trouvé le bonheur, elle avait trouvé une certaine forme d'accomplissement en devenant quelqu'un de bien. Elle avait participé à la libération d'un pays mince ! Et même si tout n'était pas encore réglé là bas, elle n'avait pas le moindre doute que ses amis et anciens élèves parviendraient à sauver leur peuple.
Finalement, elle soupira, consciente que si elle restait plus longtemps elle finirait par se geler le postérieur et que retarder l'échéance de l'épreuve du séchage ne servait à rien. Elle vida donc la baignoire et se redressa avec mille précaution, s'assit sur le bord de la baignoire, pivota de l'autre coté, fit passer sa jambe morte à mano, et attrapa un drap de bain pour se sécher. Ensuite elle se débattit avec son pyjama, et enfin, récupéra ses béquille pour sortir de la salle de bain, son sac de cheveux enfoui dans une serviette pour ne pas lui dégouliner dessus.
_ Bon alors ses raviolis ?
Aizawa lui indiqua un bol chauffant à l'autre bout de la table et grimaça. C'était trop demander de le faire gratiner au four avec du fromage ?! Ce type n'était vraiment pas utile du tout. M'enfin, au moins c'était chaud. Il aurait aussi bien pu lui vider la boite dans un bol sans aucune autre considération. Ce n'était donc pas le pire cas de figure possible. Elle se rappela Hiroshi et sa cuisine digne d'un quatre étoile, et son expression s'allongea.
_ Pourrais-tu avoir l'obligeance de dégager le plancher maintenant ? Demanda-t-elle avec une politesse mielleuse.
Si dans dix minutes ils squattaient toujours, promis elle appelait Natsume pour qu'elle vienne l'en débarrasser. Maintenant qu'elle ne ressemblait plus à un zombi elle pouvait se permettre d'appeler son amie à la rescousse. Elle se concentra sur ses raviolis en ruminant. Elle devait absolument passer voir Recovery Gril pour qu'elle soigne au moins sa jambe. Elle avait conscience que dans l'état ou elle était à l'hôpital la soigner n'aurait pas été une mince affaire, mais maintenant que toute était retombé il ne devrait pas y avoir de problème. Et puis mince elle n'avait pas envie de faire une convalescence de trois mois !
_ Je n'ai pas eu l'occasion de te remercier pour l'USJ, lâcha soudain Aizawa. Si tu n'était pas intervenue j'aurai passé un sale moment, alors merci.
Raiko le dévisagea comme si une deuxième tête venait de lui pousser, ce qu'il trouva très insultant. Quoi il n'avait pas le droit d'être sympa une fois de temps en temps ?
_ Tu t'es pris un mauvais coup sur le crâne ? Demanda avec sérieux la rousse. Ne le prend pas personnellement, je l'aurai fait pour n'importe qui hein. Que ça te monte pas à la tête ou quoi que ce soit...
_ … n'empêche si s'était pour te prendre une dérouillée pareil c'était bien la peine de dire que tu chargeait du Nomou.
_ Du quoi ?
_ Le colosse, ils l'appelaient Nomou.
_ Oh.
Elle percuta le reste de la phrase
_ Mais je t'emmerde ! C'est pas toi avec tes petit bras qui aurait réussit à le retenir suffisamment longtemps pour l'arrivée des renforts ! Je suis déjà étonné que t'ai tenu contre les deux casos.
Ils auraient pu continuer a se chamailler longtemps comme ça, mais Aizawa avait autre chose en tête.
_ C'était assez … spéciale, la technique que tu as utilisé contre lui, c'est quelque chose que tu as appris au Moyen Orient ?
L'image de ses mains couverte de sang flotta dans l'air et Raiko eut le bon goût de paraître gênée.
_ Je sais que ce n'était pas particulièrement agréable à voir, mais malgré ce que tu peux en penser je ne l'utilise pas dans ce contexte sur les gens en général. Ce Nomou était plus monstre qu'humain, alors je me suis permise une entorse mais...
_ Et pour quoi tu l'utilise habituellement ? L'interrompis Aizawa qui semblait sceptique.
_ …Remettre des trucs en place sans avoir à passer en chirurgie, avoua finalement la rousse. Le problème quand tu monte un groupe de rebelle c'est qu'on peut difficilement aller à l'hôpital en cas de pépin, alors il a bien fallu qu'on trouve un moyen de se soigner avec des systèmes D.
_ Je croyais que tu était partis travailler pour le gouvernement ?
_ Oui, à l'origine. Mais ce que j'ai vu était trop insupportable pour que je reste les bras croisés. Ma mission était de mettre un terme aux agissements d'une guérilla, l'Oeil du Lapis. Et je m'y suis employée, c'est pour ça qu'ils continuaient de me payer d'ailleurs. Seulement, au passage, il se peut que j'ai former deux où trois personne à utiliser leur pouvoir pour libérer leur pays ?...
_ Ne me dit pas que tu es la fondatrice du Front de Libération d'Orient...
_ Peut être bien, pouffa la rousse. Bref, quand le gouvernement s'en est rendu compte ils m'ont gentiment demander de ramener mes petite fesses japonaise sur ma terre natale et de ne plus remettre un pied chez eux. J'étais triste de devoir partir, mais après tout je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas pendant suffisamment longtemps hein.
_ Comme si ça t'avais jamais empêché de quoi que ce soit.
_ Certes, mais la j'étais moyennement intéressée par l'incident diplomatique donc bon. Je suis rentrée, et je me suis refais une vie civile.
_ Et qu'est-ce qui t'a inspiré ce départ soudain en pays étranger ?
La rousse le regarda dans le blanc des yeux en silence un instant, avant de hausser les épaules.
_ J'ai perdu mon partenaire, se contenta-t-elle de répondre en omettant de préciser que c'était un partenaire tant au boulot que dans la vie. Ce qui était lâche mais je ne m'en excuserai pas, parce que j'avais vraiment besoin de cette coupure et que j'y ai gagné en technique. Et toi ? Qu'est-ce qui t'as pousser à laisser ton agence pour devenir prof ?
_ L'héroine de l'agence d'à coté était folle à lier, se contenta de répondre Aizawa avec un air sombre. Et il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour faire le tri dans ces légions de gamins déterminés à devenir des héros.
La conversation la plus civile qu'ils n'aient jamais eut sembla alors arriver dans un cul de sac. Considérant l'heure et le fait que sa vis à vis ne semblait pas vouloir fondre en larme, le brun songea qu'il pouvait partir l'esprit en paix : il avait même eut droit à des réponses à ses questions et ne comptait pas pousser sa chance.
_ Ah j'y pense, Mic Hero cherche des profs pour commenter les matchs du festival, intéressée ? Je crois me souvenir qu'à l'examen d'entrée tu n'avais pas ta langue dans ta poche
_ Carrément ! Où est-ce que je signe ?!
Soupirant, Aizawa quitta la chaise de brocante et pris le chemin de la sortie. Ce festival risquait d'être animé.
