Titre: Harry Potter et la quête aux horcruxes
Genre: léger UA (par rapport au passé des personnages seulement), crossover (HP/X-men), slash (mild)
Personnages: Harry/Scott, cast
Disclaimer: Les personnages ne sont pas à moi, ils appartiennent à leurs créateurs respectifs.
Résumé: Après l'Ordre du Phénix, Harry décide de s'enfuir pour s'entraîner et se préparer à faire face à Voldemort. Il va retrouver la seule personne en qui il avait confiance quand il était enfant : Scott Summers. Le courant passe.
Spoilers : Jusqu'au tome cinq plus des éléments du six et sept
Merci à tous ceux qui ont reviewé
Chapitre 8
Cela ne prit pas longtemps à Harry pour se souvenir de la nécessité de regarder les souvenirs de Slughorn. A vrai dire, aussitôt que le souper fut terminé, Harry se précipita dans sa chambre, après avoir dit bonne nuit à tout le monde et promis à Scott qu'il saurait très bientôt ce qu'il se passait. Il s'assura que personne ne pourrait entrer avant de mettre les souvenirs dans la pensine qu'il avait achetée pas très longtemps après son arrivée à l'Institut. Il l'avait surtout utilisée pour chasser les cauchemars en réduisant l'intensité de certains souvenirs pour un moment mais il n'avait, bien sûr, pas tardé à les remettre à l'intérieur de son esprit, sachant que ce n'était pas bon de les laisser moisir dans la pensine pendant trop longtemps.
Une fois que cela fut fait, il se prépara à faire face à ce qu'il verrait à l'intérieur et plongea tête la première. Le flot des couleurs et des sons qui arrivaient à ses yeux et ses oreilles alors qu'il descendait au milieu du souvenir était aussi mauvais que dans les souvenirs qu'il gardait de ses voyages à l'intérieur des pensines de Dumbledore et Rogue.
Ce qu'il y vit fut assez pour glacer son sang.
C'était le souvenir d'une conversation entre un Professeur Slughorn beaucoup plus jeune et un Tom Jédusor de seize ans. Il n'y avait aucun doute possible quant au fait que les deux étaient plus proches de ce qui était normal pour un professeur et son élève. Ils semblaient se connaître très bien et cela n'était probablement pas la première fois qu'ils avaient partagés une conversation en dehors de ce que constituait le cursus scolaire. Cela rappelait à Harry ses conversations avec Lupin en troisième année.
C'était par contre le sujet de la conversation qui faisait peur à Harry. C'était la première fois qu'il entendait le terme de horcrux mais, aussitôt que Slughorn eut commencé son explication, il comprit pourquoi. C'était de la magie noire, probablement la plus terrible sorte à exister. Cela s'occupait de la mort et de la nécessité absolue d'un sacrifice humain pour cacher une partie de l'âme d'un être humain à l'intérieur d'un objet pour la garder à l'abri.
Alors, c'était pour cela que Voldemort n'était pas mort cette nuit-là ; c'était parce qu'une partie de son âme était à quelque part d'autre et, si Harry ne se trompait pas, il n'avait pas seulement créé un horcrux. Non, il avait créé, comme il avait demandé à Slughorn si cela était possible, sept d'entre eux.
Bien sûr, il savait que sept était un nombre très puissant en magie et cela faisait sens que Jédusor ait voulu cela. Il voulait atteindre l'immortalité et il ne pouvait pas se contenter d'un seul horcrux pour cela. C'était trop peu. Mais sept, comment est-ce qu'il pouvait rester quelque peu d'humanité en lui ? Cela était impossible. Son âme était bien trop abimée pour cela.
Cependant, lorsqu'il quitta la pensine, ce n'était pas l'idée que Voldemort ait réalisé autant d'horcruxes qui le préoccupait. Non, ce n'était pas cela qui lui donnait l'envie d'hurler et de pleurer face à l'injustice de la vie. C'était la pensée que, peu importe combien d'entrainement il avait, peu
importe combien il travaillait pour être capable de faire face à Voldemort, il ne pourrait pas survivre à l'affrontement final, pas s'il souhaitait que Voldemort meurt et ne puisse jamais revenir.
Tuer quelqu'un avant d'enfermer une pièce de son âme à l'intérieur de quelque chose hors de son corps était la recette pour fabriquer un horcrux. Et cette nuit d'octobre, Voldemort avait tué Lily Potter et laissé une part de lui-même à l'intérieur d'Harry. Même s'il doutait que c'était ce qu'avait souhaité Voldemort, Harry était devenu son dernier horcrux cette nuit-là, au lieu du sacrifice pour le fabriquer, ce qu'avait probablement planifié Voldemort. Cela voulait dire qu'il devait mourir pour mettre fin à la guerre.
Quelques mois plus tôt, il ne s'en serait probablement pas soucié. Quelques mois plutôt, il aurait accueilli l'idée de mourir à bras ouverts. Mais maintenait, maintenant qu'il avait trouvé un endroit qu'il pouvait appeler chez lui ainsi que quelqu'un qu'il aimait et qui l'aimait, il ne pouvait pas supporter l'idée de tout quitter et, pourtant, il savait qu'il n'avait pas d'autre choix. Silencieusement, les larmes commencèrent à couler sur ses joues.
A peine capable de contenir les sanglots qui menaçaient de remonter à la surface, il lança rapidement un charme de silence sur sa chambre, s'assurant que personne ne l'entendrait pleurer à fendre l'âme et se coucha sur son lit, le visage caché dans son oreille, alors qu'il commençait à pleurer de plus belle, les sanglots faisant tremblant son corps, jusqu'à ce qu'il s'endorme, terrassé par une fatigue émotionnelle sans pareille, une dernière pensée lui traversant l'esprit.
Je suis désolé Scott, il semble que je ne pourrai pas tenir cette promesse après tout…
Etrangement, même avec la révélation d'une mort à laquelle il ne saurait échapper, Harry ne rêva pas cette nuit-là et il se sentit complètement reposé quand il se réveilla le lendemain. Il ne sentait plus de tristesse ni de colère, simplement une sorte de résignation. Il n'y avait aucun moyen pour lui d'éviter son destin mais il pouvait par contre faire en sorte de vivre ses derniers mois dans ce monde normalement, sans que personne ne cherche à le réconforter ou ne ressente de la pitié. Il ne pouvait pas laisser les gens savoir quel serait le prix à payer pour l'ultime défaite de Voldemort. Ils ne comprendraient pas.
C'était pourquoi, alors qu'il alla prendre son petit déjeuner, il s'assura que ses émotions étaient presque totalement sous contrôle. Bien sûr, ce n'était pas parce qu'ils n'étaient pas capable de voir jusqu' à quelle profondeur s'étendait son trouble que les mutants étaient incapables de voir que quelque chose n'allait pas.
« Qu'est-ce qu'il se passe, Harry ? » demanda Kurt. « Tu sembles perturbé. »
La plupart des autres murmurèrent leur accord et Harry savait qu'il ne pouvait pas leur mentir même s'il n'y avait aucune chance pour qu'il leur dise l'entière vérité.
« J'ai trouvé quelque chose hier. Quelque chose qui explique beaucoup et qui pourrait être la clef de la défaite de Voldemort, » dit-il.
« X-Men, nous devrions nous réunir plus tard pour en parler, » résonna la voix de Charles dans leurs esprits, voulant éviter de parler d'un tel sujet devant les élèves.
Harry acquiesça, approuvant l'idée de ne pas inclure les plus jeunes dans cette conversation. Ils finirent leur petit déjeuner sans un mot de plus sur le monde magique, mais cela ne retarda pas très longtemps l'inévitable. Avant qu'il ne s'en rende compte, tous les X-Men étaient réuni dans le bureau de Charles, attendant qu'Harry leur parle de sa découverte.
« Alors, Harry, tu dis que tu as peut-être trouvé quelque chose qui pourrait mener à la clef de la chute de Voldemort. Qu'est-ce que c'est ? » demanda le Professeur alors que tous les autres étaient rivés à ses lèvres, attendant la réponse eux-mêmes.
« Il a créé des horcruxes, » dit Harry. « C'est pour cela qu'il n'a pas pu être tué il y a quinze ans et qu'il ne peut toujours pas l'être. »
Si la plupart des personnes dans la pièce étaient incapables de réaliser la portée de ce qui venait d'être dit, ce n'était pas le cas de Charles et il pâlit considérablement.
« Seigneur, et tu dis qu'il en a crée plus qu'un ? »
« Six, » dit Harry. « Il en a fait six. »
Aussitôt que les mots quittèrent sa bouche, il sentit les yeux de Logan sur lui et il comprit que l'autre homme avait sentit son mensonge aussi facilement qu'il avait repéré l'odeur de Scott sur lui dès leur première nuit ensemble. Il savait que le mutant ne dirait rien en public et viendrait probablement lui parler plus tard, exigeant des réponses qu'Harry n'était pas encore prêt à donner mais, pour l'instant, il pouvait éviter la confrontation.
« Et qu'est-ce qu'un horcrux, Sugar ? » demanda Malicia alors que tout le monde approuvait la question.
Cependant, ce ne fut pas Harry qui répondit mais Xavier. Harry laissa l'homme expliquer de quoi il en retournait sans essayer de répondre par lui-même parce qu'il ne connaissait pas grand-chose sur ce sujet.
« C'est un conteneur, par manque de mot plus approprié, pour une partie de son âme. »
« Que voulez-vous dire, Professeur, on ne peut pas séparer une âme en plusieurs morceaux, » dit Scott, ne comprenant guère ce que son mentor voulait dire.
Harry aurait probablement réagi de la même manière s'il n'avait pas vu Voldemort durant son temps d'errance dans les limbes et le visage qu'il portait depuis sa résurrection. Cela était trop loin de quelque chose d'humain pour qu'il ait été surpris d'apprendre que le seigneur des ténèbres n'avait plus son âme entière dans son corps. Il n'était plus humain.
« Malheureusement, Scott, cela est réellement possible, » dit tristement Xavier.
« Comment ? Comment est-ce qu'une abomination pareille peut exister ? » demanda Ororo, déboussolée par la seule pensée de commettre un acte aussi contre nature que celui-là.
« Le meurtre, » murmura Harry et tous les yeux se tournèrent vers lui. « Quand vous tuez un innocent, vous perdez une partie de vous-mêmes. Pour faire un horcrux, il faut capturer cette partie et l'emprisonner à l'intérieur de quelque chose. »
« Pourquoi est-ce que quiconque voudrait faire cela ? » demanda Kitty, horrifiée.
« L'immortalité, Mademoiselle Pride, » répondit Xavier. « Parce que, aussi longtemps qu'un horcrux est toujours là, la personne à laquelle il appartient ne peut être tuée. C'est comme cela que Voldemort a survécu lorsque le sortilège de mort immédiate l'a touché. »
« Pourquoi six, Harry ? » demanda Scott.
Il n'aimait déjà pas l'idée de quelqu'un séparant son âme en deux mais autant que cela ?
« Il voulait en faire sept, à vrai dire, pas six mais il n'a pas eu le temps de créer le dernier avant cet Halloween. Je pense qu'il voulait que je sois le sacrifice pour le septième horcrux mais, puisqu'il n'a pas été capable de me tuer, il ne l'a jamais fait, » dit Harry.
Cette fois-ci, il ne mentait pas. Il y avait pensé pendant la matinée et, comme Voldemort savait qu'il était celui qui devait le battre, cela semblait logique qu'il ait voulu qu'Harry soit celui qu'il tuerait pour accomplir son dernier pas en direction de ce qu'il considérait l'immortalité. »
« Et il en voulait sept parce que c'est un nombre très puissant en magie, » finit Xavier à sa place. « Intéressant et inquiétant. »
Harry approuva.
« Il l'a dit lui-même, il est allé plus loin que quiconque sur le chemin de l'immortalité. Et aussi longtemps que ses horcruxes ne sont pas détruits, il ne mourra pas. Il faut que je les trouve et que je les détruise. »
« Comment est-ce que tu peux faire cela ? » demanda Bobby et Harry savait que le garçon l'aiderait du début à la fin s'il le pouvait.
« Je pense savoir comment les détruire. Je- j'en ai déjà détruit un il y a quelques années, » ajouta-t-il avec un rire forcé. « Mais je vais avoir besoin d'un peu d'aide de l'intérieur. »
Il savait qu'il devait retourner à Poudlard et le seul moyen pour lui de faire cela était d'avoir quelqu'un du monde magique prêt à l'aider. Heureusement, il savait déjà qui pourrait le faire et sourit à la pensée de le revoir.
« Tu as l'intention de retourner dans ton école ? » demanda Logan, haussant un sourcil.
« Je n'ai pas vraiment le choix, » soupira Harry. « Il me faut un crochet de basilic et c'est pas comme si je pouvais aller m'en acheter un au supermarché du coin. Ça ne fait rien, je connais quelqu'un qui m'aidera sans aller le répéter au Directeur alors il n'y a pas de souci. »
« Tu n'iras pas seul, » déclara Scott et Harry roula presque les yeux à son amant.
« Non, tu vas venir avec moi, » répondit-il, souriant innocemment et il entendit Logan grogner pendant que quelques autres pouffaient de rire. « Mais cela ne va pas être pour tout de suite, il faut que je trouve ces foutus horcruxes avant de pouvoir les détruire et je ne suis pas vraiment sûr de ce qu'ils peuvent être. »
« Tu n'en as pas la moindre idée ? » demanda Ororo.
« Un… un a déjà été détruit, comme je l'ai dit. C'était un journal. Un journal qui était là pour ouvrir la Chambre des Secrets et honorer la mémoire de Salazar Serpentard. Ce n'est pas trop tiré par les cheveux de penser qu'il aurait pris quelque chose des autres fondateurs mais la question est, a-t-il été capable de trouver quelque chose pour tous les quatre ou non ? »
« Alors, il y a un journal et au maximum trois autres, » déclara Hank, le docteur bleu. « Il y en a encore deux qui manquent. »
« Je pense que l'un d'entre eux est Nagini. Je veux dire, le gars se fait plus de souci à propos de son serpent que de ses partisans. Autrement, je me creuse la tête mais je ne suis pas sûr de comment trouver. »
« N'oublie pas de demander de l'aide si tu en as besoin pour les retrouver une fois que tu auras déterminé ce qu'ils sont et où ils sont, » lui rappela Xavier.
« Je n'oublierai pas, Professeur. Merci, » dit sincèrement Harry.
La réunion se termina sur ces paroles et Harry retourna dans sa chambre, capable d'éviter Logan et ses questions à propos de son petit mensonge de début de séance. Il ne savait pas jusqu'à quand il sera possible pour lui de ne pas dire la vérité au mutant mais il savait qu'il y serait confronté tôt ou tard. Heureusement, il était plus que probable que l'homme respecte son souhait de ne rien dire à personne.
Aussitôt qu'il entra dans la chambre, Harry retourna son attention sur la potion qu'il était entrain de préparer. Cela faisait déjà un moment maintenant qu'il avait complété la version temporaire de la potion et il avait, il n'y avait pas si longtemps que cela, trouvé comment la rendre permanente. Oh, pas tout seul, non, il avait eu de l'aide. A vrai dire, il avait envoyé une lettre à Rogue, la signant comme s'il était un ancien étudiant à lui, ce qui était techniquement parlant la vérité. Heureusement, son écriture était substantiellement différente quand il utilisait un stylo moldu alors l'homme ne la reconnaîtrait probablement pas. Le Maître des potions, même s'il ne savait pas exactement quelle potion son correspondant préparait, avait été capable de le pousser dans la bonne direction et, grâce à lui, après quelques essais plus ou moins ratés, il avait réussi à trouver la formule exacte. Il avait travaillé à concocter la version finale depuis la semaine dernière.
Il avait dû la laisser reposer pendant quarante-huit heures avant qu'il ne puisse y ajouter l'ingrédient final, ce qu'il fit à ce moment précis. Maintenant, tout ce qu'il devait faire était attendre cinq minutes et, si elle était correctement préparée, elle devrait prendre une teinte violette foncée. Une fois cela fait, il pourrait l'enlever du feu.
Il venait de finir d'ajouter ce qu'il devait et avait regardé sa montre pour vérifier l'heure lorsqu'il entendit quelqu'un frapper et ouvrir la porte. Il leva les yeux et, voyant Scott, lui fit signe d'entrer.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Harry, un peu confus quand à la raison pour laquelle l'homme voulait le voir aussi tôt après la réunion.
Scott se laissa tomber avec grâce sur le sol, aux côtés d'Harry, et embrassa le jeune homme puisqu'ils n'avaient pas encore eu le temps de se dire bonjour convenablement ce jour-là. Quand ils se séparèrent, Harry souriait, tout comme Scott, même s'il semblait encore un peu inquiet.
« Est-ce qu'il y a quelque chose que tu ne nous as pas dit à la réunion ? » demanda-t-il, espérant qu'Harry ne le prendrait pas mal.
Harry secoua la tête. Il n'aimait peut-être pas mentir à Scott mais il ne supportait pas l'idée de lui briser le cœur en lui disant la vérité.
« Non. Je suis juste inquiet à propos de comment trouver les horcruxes et… un peu agacé parce que je suis presque sûr que Dumbledore savait à ce sujet et n'a pas pensé que ce serait une bonne idée de me le dire, » soupira-t-il.
Il se laissa aller en arrière, son dos s'appuyant confortablement contre le corps de Scott et regarda avec attention sa potion tourner lentement au violet foncé, un léger sourire graciant ses lèvres lorsqu'il vit que c'était un succès. Il jeta un autre coup d'œil à sa montre et, après avoir attendu quelques secondes de plus, il éteignit le feu.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Scott, intrigué.
Harry se tourna vers son amant et lui fit un sourire à cent mille watts, heureux d'être finalement en mesure de lui redonner sa vue.
« C'est quelque chose pour toi et Malicia, » dit-il, sachant que Scott comprendrait immédiatement et riant doucement à la manière dont la mâchoire de Scott se décrocha dès qu'il comprit le sens de ses mots.
