Le neuvième, enfin ! Désolé pour l'attente, je n'avais vraiment plus d'inspiration (ni la motivation, je l'avoue... ^^'). au passage j'en profite pour faire une petite annonce : si il y a des situations particulières ou un thème que vous aimeriez voir- en rapport avec le reste, bien entendu- n'hésitez pas ! Je ne pourrais pas satisfaire tout le monde, vu que j'ai déjà une idée de la suite et qu'il faudra que ça colle avec, mais je ferait de mon mieux !
Bonne lecture ! :)
Disparition
Dès que il se réveilla, Kyo su que quelque chose n'allait pas.
Il ouvrit les yeux.
Rien.
Ou plutôt personne...
La place à côté de lui sur le futon était vide et froide, comme si la personne qui l'avait occupée était partie depuis longtemps. Il regarda autour de lui à la lueur de l'aube naissante. La pièce dans laquelle il était n'avait pas changée depuis la veille. Sobre, de couleur claire, uniquement meublée d'une table basse, d'un coffre à vêtement et du futon sur lequel il était maintenant assis. Il se leva lentement se disant que cette journée commençait bien mal. Il passa à côté de la table sans la voir et alla directement ouvrir le coffre. Il manquait un kimono. Le vert, celui assorti à ses yeux. Tout le reste était là, rangé bien sagement.
Il sortit de la chambre presque rapidement, oubliant au passage de refermer la porte derrière lui et s'engagea presque en courant dans le couloir sombre de l'auberge.
Presque.
Ce n'est pas comme s'il était inquiet, n'est-ce-pas ?
Pourquoi le Grand Kyo s'inquiéterait-il de ne pas voir son serviteur n°1 au réveil, hein ? Même si ce n'était pas du tout dans ses habitudes de se lever si tôt -la planche à pain avait plutôt tendance à faire la grasse mat'- et qu'il ne l'avait pas entendu partir. Ni même se lever. Pourtant elle avait pris le temps de ce changer, et ce n'est pas pour dire mais elle n'est pas non plus un modèle de discrétion. Et il faisait quoi lui pendant qu'elle se faisait la malle ? Il n'était pas en train de se battre, ni même de se bourrer au saké, ce qui, entre nous, aurait été un chouilla plus glorieux... Non, il avait décidé que la nuit il dormait. Triste constatation. A quoi ça sert d'être un démon Mibu, si on n'est même pas capable de se rendre compte que quelqu'un bouge à côté de soi ? C'est du joli ! En plus, il y avait fort à parier que la fille s'était encore fourré dans je ne sais quelle galère... La vie est dure parfois, même pour le dernier des Mibu. Donc c'est quand même légèrement (un tout petit peu, pas plus ! ) anxieux qu'il entra dans la salle commune de l'auberge qui était... Vide. Personne. Pas un chat. Enfin on a compris, la gamine n'y était pas. Il continua ses recherches dans la rue. Le soleil pointait à peine et seuls les plus courageux étaient déjà dehors. Il faut dire qu'en ce début de printemps, les matinées étaient encore fraiches. Qu'est ce que la planche à pain pouvait bien faire dehors à cette heure ? Elle était pas un peu folle sur les bords ? Surtout qu'elle avait un don pour ce faire enlever, il n'avait jamais vu ça. Il était sur que même les fils des plus riches seigneurs ne lui arrivaient pas à la cheville. Elle servait d'otage à n'importe qui pour à peu près tout et n'importe quoi...Ça allait des chantages pour attirer Kyo, aux enlèvement shopping d'Akari, en passant par les imbéciles qui voulaient finir en rondelles. Très fines. Donc pourquoi était-elle sortie seule à cette heure ? Elle ne savait pas que c'était le moment préféré des psychopathes (après minuit, bien entendu) ? Non parce qu'après c'est lui qui devait venir la chercher ( sauf pour les virées magasins avec Akari. Il était allé la chercher une fois. ( Pour qu'elle lui donne son porte-monnaie. Soyons clair, il n'était pas du tout inquiet de la laisser faire les boutiques avec le travesti...) Il avait fini avec des sacs plein les bras. Il ne se referait pas avoir). Pas que ça le dérangeait plus que ça... Ça lui faisait une bonne raison de se battre et d'éviter au Tenro de rouiller. C'est que maintenant que l'ex-Roi-Rouge était mort et que le pays était en paix, il n'y avait plus trop de champs de bataille pour dégainer son sabre. Bien sur il continuait sa quête pour devenir le plus fort, mais les hommes ordinaires ne pouvaient être comparer à la puissance Mibu. Oda avait raison en fin de compte. Quand on est tout en haut, qu'est ce qu'on se fait ch... s'embête ! Donc si la fille s'était fait enlever ce n'était pas si grave. N'empêche qu'elle était sortie toute seule de la chambre. Si quelqu'un était entré il l'aurait forcement senti. Et si elle était partie pour ne plus revenir ? Qu'elle l'ai quitté définitivement ? Impossible. Elle avait trop besoin de lui. Et puis elle ne l'avait pas attendu trois ans pour le fuir après. Et si ce n'était pas la première fois qu'elle partait comme ça ? Après tout s'il ne l'avait pas entendu aujourd'hui il était tout à fait possible qu'elle l'ai déjà fait avant. Peut-être qu'elle le trompait ? Non. Elle l'aimait. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Aucun homme ne pouvait l'égaler. Mais elle était où, bon sang ?! Il avait déjà fait le tour du village et pas une seule trace d'elle ! Il n'allait pas s'abaisser à demander si quelqu'un l'avait vu quand même ?! Alors qu'il passait devant une boutique, il surprit une conversation. Une dame toute en rondeurs parlait avec un gros bonhomme moustachu qui semblait être le gérant.
- Je l'ai aidée à se relever, la pauvre petite avait l'air affolée comme si elle avait le diable aux trousses ! Elle avait les genoux en sang, et quand je lui ai demander si ça allait elle m'a fait un pauvre sourire et elle est repartie... Ah, que je m'en veux ! J'aurais du la retenir ! Mon fils est médecin vous savez ? Il aurait pu la soigner et ils auraient fait connaissance... ils seraient tombés amoureux et ce seraient marier ! Mon fils est très beau vous savez ? C'est qu'elle était jolie ! Des longs cheveux clairs et de grand yeux verts ! J'ai toujours voulu avoir des petits-enfants métisses !
Alors que Kyo allait demander (exiger sous forme de question ) où était aller la fille et en profiter pour remettre en place les idées de cette vieille pie sur le futur de son fils et de SA planche à pain, le gérant intervint lui sauvant involontairement la vie.
- La petite blonde ? Je l'ai vu passer, elle allait vers la forêt ! Elle avait l'air complètement perdue …
Kyo n'attendit pas la suite et partit en courant vers le le bois sombre. Il parcouru quelques mètres sous le couvert des arbres avant de la trouver enfin. Elle était assise sur une pierre, ses pieds nus dans ruisseau, ses genoux égratignés fraichement lavés et ses yeux fixant le vide devant elle. Il s'approcha lentement, sans un bruit.
- C'est là que tu te cachais...
Yuya ne sursauta même pas. Elle se retourna lentement et lui servit un faux sourire.
- Tu m'as fait peur...
Kyo ne se laissa pas démonter par cette étrange attitude et repris :
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Quand je me suis réveillée, j'avais horriblement chaud. Et j'avais soif aussi. J'ai voulu prendre quelque chose à boire à l'auberge, mais il n'y avait personne... Alors je suis venue ici. Dit-elle d'une voix faussement enjouée.
Kyo leva un sourcil du genre « c'est quoi c't connerie, tu crois vraiment que je vais gober un truc pareil ? ». Il ne fit cependant aucun commentaire et se rapprocha encore jusqu'à pouvoir la toucher. Il essuya les traces de larmes sur ses joues d'un revers du pouce.
- Ça aussi c'est parce que tu avais soif ? Dit-il d'un ton moqueur.
Elle resta un moment silencieuse, le détaillant du regard, ne savant plus trop quoi penser. Soudain elle fondit en larmes en se jetant dans ses bras.
- J'ai eu tellement peur ! Tout le monde était en train de mourir. Il y avait Oda dans le corps de Nozomu, l'ex-Roi-Rouge et des monstres partout... Ils voulaient tous nous tuer, je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas bouger. Et tu n'étais pas là ! S'écria t-elle en abattant ses poings sur son torse.
Kyo, désemparé, referma maladroitement ses bras sur elle, la serrant doucement contre lui. Elle avait fait un cauchemar ! Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle fois faisait ce genre de rêve, alors pour quoi se mettait elle dans un tel état ?
- Je suis là... dit-il simplement.
- Menteur ! Tu vas repartir, comme tu l'as fait avant ! Tu vas me laisser toute seule ! Comme Nozomu ! Je te déteste ! Je vous déteste tout les deux !
Alors là il y avait un problème. Encore qu'elle dise qu'elle le déteste... elle le faisait à longueur de temps. Mais qu'elle dise qu'elle déteste son frère ? Impossible. Il y avait forcement un truc pas net. Il posa sa paume sur le front de la fille. Évidemment qu'elle délirait ! Elle était brulante !
- On rentre planche à pain...
- Je ne suis pas une planche à pain !
Au moins il y a des choses qui ne changeront jamais.
- De toute façon je te sers juste de porte-monnaie ! Pour toi je ne suis qu'une gamine stupide et bruyante ! Pourquoi tu resterais avec moi, hein ? Va t-en ! Pars !
Et voilà qu'elle repartait dans son délire... Il fallait vraiment tout lui dire... Kyo s'assit par terre en poussant un long soupir las. Ce qu'elle pouvait être fatigante des fois !
- Écoute, si je voulais partir, je l'aurais fait depuis longtemps. Et si je te supporte, c'est qu'il y a bien une raison. Tu ne crois pas... Yuya ?
Ses yeux s'écarquillèrent et ses sanglots reprirent de plus belle. Kyo poussa un autre soupir énervé. Il lui offrait une phrase complète avec sujet, verbe CONJUGUER, complément et en prime il l'avait appelée par son prénom pour la première fois depuis... depuis longtemps et elle n'était toujours pas contente ? Il était où le problème ?
- Quoi encore ?
- Je suis heureuse.
L'homme haussa un sourcil perplexe. Pourquoi pleurait-elle si elle était heureuse ? Décidément il ne comprendrait jamais rien aux femmes.
Fin
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