J'avais passé ses 5 jours à « réfléchir à mon attitude ». C'était ce que je devais faire mais à la place je fis de merveilleux dessin digne de Picasso. Une chose m'inquiétait un peu était l'absence de mon père à chaque repas depuis maintenant 2 jours. Il n'avait pas pour habitude de manquer les repas, je voulais en savoir plus mais je devais avant tous purger ma peine, il ne me restait qu'une journée, il ne fallait pas la gâcher

Malheureusement ce jour-là, ne le voyant pas pour à énième fois pour le dîner, j'étais assez inquiète.

Ne pas savoir ce qui se passait me coupait l'appétit. Je pris mon assiette et je décidai de l'apporter dans sa chambre, j'étais à bout de nerf et il ne fallait pas m'énerver ce que Wonka ne comprit pas apparemment

- Wonka a ordre de ne pas laisser mademoiselle s'approcher de la chambre de maître Rogue

- Wonka ! Je ne suis pas d'humeur, je suis inquiète et folle de rage alors je te conseille de dégager ! Le prévins-je sentant monter en moi une vague de colère

La petite créature s'obstinait, à bout, je hurlais « dégage » et une rafale de vent assez puissant le fit voler à l'autre bout de la pièce. Il se cogna contre la table basse qui se cassa, devant une scène qui me semblait familière, je me mise à paniquer accourant vers lui mais il disparut

Je ne savais pas s'il était blessé et je ne savais pas quoi faire. J'en oubliais le professeur pour me mettre à sa rechercher. J'avais regardé partout, aucune trace de lui nulle part. Le seul endroit où je n'avais pas regardé était la petite pièce près de la cuisine.

Mon cœur faillit sortir de ma poitrine en le voyant saigner, je ne savais pas si c'était grave ou pas mais il avait l'air de souffrir le martyr et je ne pouvais rien faire. Je le portais jusqu'à ma chambre et je le couchais dans mon lit, qu'il le veuille ou pas j'allais chercher le professeur mais même lui ne répondait pas. Je pris l'initiative d'ouvrir la porte où je le trouvais dans son lit avec les yeux rivés vers le plafond.

Dans cet état il ne pouvait rien faire. Je repartis en direction de la chambre paniqué, je ne savais pas quoi faire. Je pleurais cherchant désespérément une solution. Je me souvenus qu'une fois j'étais parvenue à soigner oiseau mais je ne l'allais fait qu'une fois. J'avais besoin d'un miracle et tout de suite même.

Je m'approchais de lui posant ma main sur sa poitrine, voyant que rien ne se passait, je fermais les yeux priant le ciel de me venir en aide. Quelques minutes plus tard alors que j'étais sur le point de me jeter de la fenêtre, je sentis une force se dégager de mes mains. Une forte lumière, comme celle qu'on pouvait voir dans les films lorsque les anges viennent sur terres, le pénétrait la poitrine et l'apaisait. Cela prouvait que cela marchait.

Le cas de mon père était pire, il était bouillant de fièvre et il avait l'air de souffrir le martyr. Je ne savais pas quoi faire, je le fixais sans réagir. J'essayais le même coup que je fis avec Wonka mais rien ne se passait. Je posais ma tête sur sa poitrine priant les cieux de m'aider à les sortir de cette situation.

Je ne voulais pas les perdre et je ne voulais pas me retrouver seule. Après plusieurs minutes, la lumière réapparut et lui avait l'air de se calmer.

Moi de mon côté je sortis de la pièce, je pris une douche froide pour me remettre les idées en place avant de m'occuper d'eux. Wonka dormait paisiblement et mon père aussi, je m'assurais que la serviette que j'avais posé sur leurs fronts restaient froides et pour cela je devais la changer toutes les demi-heures. Il était une heure du matin lorsque je décidais de me reposer un peu. J'avais débarrassé la table, fait la vaisselle et un peu de ménage dans le but de me calmer les nerfs.

J'avais mal de partout et j'étais fatiguée. Je m'allongeais un peu dans le fauteuil voulant fermer les yeux une minute avant d'aller les voir, il était six heures du matin lorsque j'ouvris les yeux.

Les douleurs de la nuit précédente étaient présentes, j'avais mal, je m'étirais un peu mais c'était un vrai supplice. Souffrant le martyr et surtout fatiguée, je me rallongeais un peu, la chose que je n'avais pas prévu était de me rendormir.

Ce qui me réveilla, c'était le vacarme infernal qui émanait de la cuisine, en voyant Wonka derrière les fourneaux, je faillis l'assommer et le balancer à la flotte

- Non mais ça ne va pas ? Demandai-je en lui arrachant le fouet des mains. Je t'ai presque tué et toi tu cuisines !

- Wonka va mieux, Wonka remercie mademoiselle de s'être occupé de lui, dit-il en me souriant

- Wonka va sentir la main de mademoiselle dans sa figure dans deux minutes s'il n'arrête pas tout de suite ce qu'il fait ! Dis-je en lui lançant un regard rageur.

- Vous êtes bruyante de si bon matin Evans, constata une voix derrière moi

Je me retournais lui lançant un regard rageur à son tour tout en me retenant de l'assommer et l'envoyer dormir avec les poissons

- Que vous arrive-t-il encore ? Demanda-t-il en s'avançant vers la porte

- Ce … ce qui m'arrive ? Demandai-je en respirant à fond. Vous êtes tous les deux en train de me rendre folle !

- …, il me regarda interrogatif

- Vous étiez censé vous reposer tous les deux ! Repris-je énervé.

- …, devant son expression je pétais un câble

- Oh et puis foutez-moi la paix et faites ce que vous voulez ! Dis-je en me dirigeant vers la sortie

Il me fit barrage me faisant rage un peu plus, moi qui croyait avoir atteint mon paroxysme je venais de découvrir que je pouvais aller encore plus loin.

- Ça vous dérangerez de vous pousser ? Dis-je en faisant le geste

- Allez-vous asseoir ! Dit-il calmement

- Je n'ai jamais dit que je voulais m'asseoir professeur ! Répondis-je toujours sur les nerfs

Il me regarda un moment avant de sortir sa main de sa poche, de me saisir l'oreille et de m'attirer vers un coin de la pièce.

- Vous resterez ici jusqu'à ce que vous vous soyez calmée ! Dit-il en s'éloignant

Je n'en croyais pas mes yeux, il venait de me punir. Je lui avais sauvé la vie et lui il m'a puni et pour une durée indéterminée qui plus est. Je mangeais de la rage dans mon coin, dans ma tête je le balançais pour la troisième fois au requin. Cette pensée me faisait rire et m'apaisait aussi, je devais me l'avouer

- Vous êtes-vous calmée ?

- Oui ! Dis-je en sentant tous mes nerfs lâcher

- Alors vous pouvez venir vous asseoir !

Je sortis au coin, me laissant tomber sur la chaise, fatiguée et avec une envie de regagner mon lit. Je ne cessais de bailler et de me frotter les yeux, j'étais si heureuse de constater que les soins faits avaient portés ses fruits

- Prépare-lui un bol de lait chaud ! Ordonna-t-il à Wonka qui s'exécutait

- Je suis contente que vous alliez mieux, dis-je les yeux mi-clos

- Nous en reparlerons plus tard, pour le moment suivez-moi, dit-il en se levant

- Je n'ai pas la force de faire un pas de plus, j'ai mal de partout, dis-je en m'étalant sur la table

Il s'approcha et me porta jusqu'à ma chambre. Je posais ma tête sur lui sentant le sommeil me gagner

- Ne vous endormez-pas tout de suite, dit-il en montant à l'étage.

Une fois arrivée, il me prépara un bain chaud dans lequel il versa une petite fiole qu'il venait de tirer de sa poche. Cela faisait du bien de prendre un bon bain chaud, mes muscles se détendaient à l'intérieur et moi je voulais m'endormir à l'intérieur. Une fois que j'eus assez je me changeai, mettant le pyjama qu'il avait mis sur la chaise pour moi, il pouvait être chou et prévenant à la fois

Je compris pourquoi il avait demandé un bol de lait chaud, cela me réchauffait de l'intérieur comme de l'extérieur. Il me coucha, tira les rideaux avant de me laisser me reposer.

Moi de mon côté, je m'endormis comme une souche après la nuit que j'avais passée je méritais bien un peu de repos.

Il devait être 14h00 un truc du genre lorsque j'émergeais enfin de mon sommeil et mon ventre criait famine. Wonka qui venait d'apparaitre avec un papier de légume me regarda un moment, attendant que je lui demande quelque chose

- Je pourrais avoir de quoi manger ? Demandai-je en entendant mon ventre gargouiller

- Wonka prépare un en-cas mademoiselle ! Dit-il en se mettant au travail

Je m'étais assise attendant patiemment, en voyant ce qu'il voulait dire par en-cas, je lui jetais un regard désespéré, j'avais prévu du gâteau ou encore de la pizza ou des bonbons mais pas du porridge. J'avais décliné son offre préférant attendre l'heure du dîner avec impatience, sur le chemin de ma chambre, je rencontrais mon père qui m'invita à le rejoindre au salon

Il demanda à Wonka de m'apporter un bol de porridge, il fut surpris que cela soit si rapide.

- Ne commencez pas Evans ! Dit-il d'un air menaçant en voyant que je ne le prenais pas

A contrecœur je pris le bol et je commençais à le manger. C'était assez bon en faites même si j'avais une envie de manger une pizza aux trois fromages avec de la glace au chocolat et à la vanille.

- Wonka m'a expliqué ce qui s'est passé hier ! Commença-t-il me faisant m'étouffer dans mon verre d'eau

- Je … je suis désolée, je ne voulais pas le blesser, je … je ne sais pas comment j'ai fait, dis-je en pâlissant

- Je voulais juste vous remercier, dit-il calmement

- Je ne vais pas avoir d'ennui alors ? Demandai-je en me mordillant la lèvre inférieure

- Vous faites allusion à Wonka je suppose et à ma magnifique table basse qui m'a coûté une fortune

- Je … je travaillerais pour la rembourser, il … il faut juste me dire le prix et … et je vous rembourserai, ne me renvoyez pas à la rue, dis-je en écarquillant les yeux

- Calmez-vous ! Je n'ai nullement l'intention de vous punir, ni même de vous demander quoique ce soit, dit-il en faisant apparaitre une tasse de thé, que s'est-il passé hier ?

Je me mise à tout lui raconter. Je n'oubliais aucun détail, j'avais honte d'avoir blessé Wonka et je savais que c'était moi mais je ne savais pas comment j'avais fait. A la fin de l'histoire, je me triturais les mains attendant qu'il parle. Son silence était vraiment pesant me faisant me sentir de plus en plus mal

- Vos pouvoirs se réveillent bien plus vite que prévu, finit-il par dire.

- Je suis désolée de vous causer tant de soucis, dis-je honteuse de moi

- C'est normal, vous êtes une jeune sorcière, rassura-t-il

- Et si je vous blessais ? Demandai-je inquiète

- Je suis bien plus résistant qu'il n'y parait, dit-il rassurant

- Ce n'était pas l'impression que vous m'aviez donné hier soir ou les deux derniers d'ailleurs ! Répliquai-je sur un ton désinvolte

- Cela ne vous concerne pas ! Dit-il sévèrement, mais merci quand même

- Vous n'allez plus me faire une telle frayeur, hein ? Dis-je en sentant les larmes me monter aux yeux en le revoyant. Je n'ai pas envie de vous perdre moi

Il vint près de moi, me pris dans ses bras et me promis qu'il ne me ferait plus peur. Il m'avait fichu une de ses trouilles le connard. Plein de chose s'était passé dans ma tête, j'avais imaginé toute sorte de chose invraisemblable et inimaginable à cause de lui. Je lui avais posé plein de question mais il refusait bien évidemment de me répondre me menaçant à plusieurs reprises de me suspendre la tête à l'envers si je n'arrêtais mon interrogatoire. Je me demandais s'il en était vraiment capable, je n'allais pas le pousser à bout pour le découvrir même si je me doutais un peu de la réponse


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