Résumé : Poudlard. Sixième année. Quand Dumbledore se mêle du Noël de ses élèves... Machinations, disputes, déclarations et nouvelles amitiés... Quand un tirage au sort truqué force les élèves à se rapprocher... #Oui,résumépourri!
Statut : En cours d'écriture.
Pairing : Drago et Hermione, comme toujours. Harry et Snape mentor, parce que j'avais envie. Quant aux autres, je verrai pendant l'écriture...
Raiting : Pour le moment, je met T parce que je ne pense pas aller dans le... too mutch, mais qu'il y aura quand même pas mal de... d'allusions. Vous comprendrez...
Genre : Romance, évidemment. Amitié, beaucoup. Et Famille aussi, un peu.
Disclaimer : L'univers et les personnages appartiennent à sa Majesté JKR Rowling. Seul l'histoire rocambolesque sort de mon esprit, et des personnages qui n'en font qu'à leur tête...
Note d'Auteur : Bonsoir tout le monde !
Bon, comme vous avez pu le remarquer, je poste toujours en début d'après midi ou en début de soirée... En fait, j'attends simplement que mon fils soit couché pour être certaine d'être tranquille pour m'installer sur mon ordi... Et, comment vous dire, aujourd'hui, c'est... très difficile. J'ai eu la merveilleuse idée d'aller me faire charcuter la bouche chez le dentiste alors qu'il n'y avait pourtant aucune urgence (quelques caries, mais pas de douleurs, donc rien de très urgent, oui, je sais, je suis vraiment maso, parce que PERSONNE ne va chez le dentiste sans avoir au moins une putain de rage de dents !) et, franchement, JE REGRETTE ! Je souffre le martyr ! Je sais pas ce qu'elle m'a fait, si elle charcuté un nerfs ou je sais pas quoi, mais bon sang, je douille ! Pourtant, franchement, je suis pas du genre douillette (bon, j'avoue, quand j'étais plus jeune, j'exagérais un peu, beaucoup, souvent, un peu comme Draco dans le Prisonnier d'Azkaban... Désolée, Maman, je sais que tu lis ça, mais, franchement, tu le savais, n'est-ce pas ?), donc, je disais, je suis pas du genre douillette... J'ai quand même accouché sous une péridurale qui ne faisait pas encore effet, et, honnêtement, c'était la pire douleur que j'ai jamais ressenti ! (Je vous passerai les détails...) Mais là... Là, j'ai qu'une seule envie, me bourrer de médocs et dormir pendant dix jours, jusqu'à ne plus avoir mal... C'est horrible ! Au secours ! Qu'on m'achève... J'ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal ! Et le pire, c'est que je peux m'en prendre qu'à moi-même, parce que j'avais pas mal avant, et que c'est bien fait pour moi...
Oui, je vous raconte ma vie, mais j'ai besoin de me plaindre un petit peu. Juste un tout petit peu... Un chouïa... Surtout que j'ai tellement mal, que je peux pas parler, ce qui arrange bien mon chéri parce que, du coup, il n'entend pas mes gérémiades, alors je me venge sur vous, chers lecteurs... Désolée... Compatissez, s'il vous plaît... Pitié, sauvez-moiiiiiiiii !
Bon, vous aurez probablement beaucoup moins envie de compatir à la fin de ce chapitre, désolée...
Réponses aux Reviews Anonymes :
Titnini : Toi, tu en veux à Draco, Ahaha ! Bon, c'était un peu le but, mais... Faut le comprendre, le pauvre. Il est blessé dans sa fierté, il a mal et ne peut même pas se plaindre, et en plus, elle le confronte dans une situation où il n'est clairement pas à son avantage... Son égo en prend un coup, ahaha...
DramioneLove : Aaaah, mais ce serait trop facile si Draco changeait du jour au lendemain... Bon, j'avoue que depuis le début de l'histoire, je dépeints toute la troupe de Serpentards comme des adolescents qui suivent une voix qu'ils n'ont pas vraiment choisi, mais... Ils sont tellement englués dans leurs rôles qu'ils ont un peu de mal à s'en détacher. Surtout Draco. Les enjeux sont beaucoup plus important pour lui... J'espère que la suite te plaira. Oui, il se voile un peu la face, c'est vrai. On verra bien comment il ouvrira les yeux.
Sur ce, Bonne lecture !
All I Want For Christmas
Chapitre 8 : Complot
Jeudi 8 Décembre
Luna était installée seule à la bibliothèque et relisait ses notes d'Astronomie avec beaucoup d'attention. C'était toujours ce qu'elle faisait, lorsqu'elle voulait étudier. S'isoler. Parce que, lorsqu'elle était accompagnée, elle avait un peu de mal à se concentrer. Non pas qu'elle était influençable, ou facilement perturbée, mais… Elle aspirait toutes les émotions qu'elle ressentait autour d'elle, et ne pouvait jamais s'empêcher d'essayer de mettre du Soleil dans le coeur des personnes les plus tristes…
Tous ses proches le savaient pertinemment. Que ce soient ses amis de Serdaigles ou ceux de l'Armée de Dumbledore, tout le monde savait qu'elle aimait être seule pour étudier. Et que, si elle s'installait à part dans la bibliothèque, c'était pour cette raison.
Elle fut donc étonnée de sentir la présence, avant même de le voir ou de l'entendre, du Serpentard à côté d'elle. Sans même lui demander la permission, il s'installa juste en face et l'observa silencieusement. Elle prit le temps de terminer sa relecture avant de lever le nez pour lui sourire.
« Bonjour, Zabini » lança-t-elle avec malice.
« Salut » se contenta-t-il de répondre avec hésitation. Il ne semblait pas certain de ce qu'il faisait, et Luna pouvait parfaitement le comprendre. Ouvrir les yeux sur soi-même demandait beaucoup de maturité, et c'était un énorme pas en avant… « Je… Je crois que tu avais raison » finit-il par soupirer, toujours avec d'énormes difficultés.
Il semblait presque sur le point de faire une crise d'angoisse. Avec tendresse, elle posa une main rassurante sur son poignet et lui sourit. Il sembla s'apaiser instantanément, soulagé.
« Donc, tu es prêt à avouer que tu agis par gentillesse ? » insista-t-elle malgré tout.
Après tout, les Serpentards étaient bons manipulateurs et fins stratèges…
« Oui, c'est vrai » concéda-t-il, non sans retenir une légère grimace. « Ne me force pas à le dire, s'il te plaît. C'est… C'est déjà un gros coup pour mon égo. »
Il éclata de rire à sa plaisanterie, mais Luna ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle. Oui, son égo devait en prendre un coup, et ça ne devait pas être simple de s'en accommoder. Mais, pourquoi en rire ? Peut-être était-ce un rire nerveux…
« Dans ce cas, je veux bien t'aider » accepta-t-elle, toujours en souriant. « A une condition. »
« J'ai déjà accepté d'avouer mes réelles motivations » ronchonna-t-il avec mauvaise humeur. « Qu'est-ce que tu veux de plus ? »
« Que tu m'aides à trouver un cadeau pour ton ami, Théodore Nott » déclara la Serdaigle. « J'ai pioché son nom, et je ne le connais pas vraiment. Et, moi, j'ai vraiment envie de lui offrir quelque chose qui pourrait lui plaire. »
Zabini fronça légèrement les sourcils, mais Luna n'ajouta rien de plus. Il semblait hésiter à poser une quelconque question, tout en réprimant une immense sourire - ou un éclat de rire, elle ne savait pas dire. C'était comme si cette information était une très bonne plaisanterie que lui seul pouvait comprendre. La blonde aurait aimé qu'il partage sa joie avec elle, mais ils ne se connaissaient pas vraiment suffisamment pour ça, et puis… Elle pouvait accepter de ne pas tout savoir, tant que le visage du jeune homme était resplendissant de bonne humeur, ça lui suffisait.
« C'est d'accord ? » demanda-t-elle au bout d'un long silence.
« Marché conclu » accepta-t-il, avant de se pencher en avant d'un air conspirateur. « Veux-tu connaître tous les vilains secrets de Théo ? Je suis certain que tu vas en mourir de rire... »
°O°O°O°O°O°
« Tu es sûr que ça va, Mione ? » demanda Ron pour la énième fois.
La jeune fille se contenta d'un grognement indistinct pour toute réponse. Oui, elle allait bien. Non, elle ne voulait plus parler de ce qui s'était passé la veille, l'avant-veille et l'avant-avant-veille. Oui, elle avait été idiote. Non, ça ne se reproduirait plus. Et, oui, elle s'en remettrait rapidement.
Pourquoi se sentaient-ils obligés, Harry et lui, de lui poser mille questions depuis le réveil ?
Elle avait évité les sujets épineux avec beaucoup d'habileté. C'était trop tôt. Son ego avait prit un sacré coup. Et, comme toujours, les garçons manquaient de tact. Ils se comportaient bizarrement avec elle, depuis ce matin là. Comme s'ils ne savaient pas comment lui parler. Hermione en était profondément agacée.
Mais elle essayait d'être le plus aimable possible, et de faire comme si tout allait bien.
C'était donc pour cette raison qu'elle les avait laissé, sans grande protestation l'entraîner à la bibliothèque. Qu'Harry et Ron prennent cette initiative d'eux-même était signe d'apocalypse, mais elle soupçonnait qu'il cherchaient simplement à la réconforter un peu.
Elle n'avait pas besoin d'être réconfortée.
Néanmoins, lorsqu'ils pénétrèrent enfin dans son sanctuaire, elle se sentit immédiatement de meilleur humeur. Ici, elle était à sa place. Elle connaissait les lieux mieux que personne. Peut-être même mieux que Madame Pince, la bibliothécaire. Elle aurait pu s'orienter parmis les rayonnage les yeux fermés…
« On va s'installer dans le fond ? » demanda Harry, presque suppliant.
Elle acquiesça, parce qu'elle savait que son meilleur ami, depuis l'année précédente et toute l'attention qui s'était abattue sur lui à l'époque, il préférait s'isoler un peu. Ils prirent donc la direction du fond de la salle et s'installèrent à une table isolée entre deux rayonnages. Dictionnaires de Runes et Études d'Arithmancie. Personne ne venait jamais dans cette partie de la bibliothèque. Ils seraient seuls pendant un bon moment.
« Vous voulez des chocolats ? » proposa Ron, en sortant de son sac de grosses poignées de petits carrés de chocolat. Blanc, au lait, noir, mentholé, à la liqueure, praliné… Il y en avait de toutes sortes, et pour tout les goûts…
« Où est-ce que tu as eu ça ? » lui lança Harry, les yeux écarquillés de surprise, tout en piochant dans le tas une douceur à la cerise.
« La nourriture est interdite dans la bibliothèque, Ron » riposta Hermione au même moment, les sourcils froncés pour illustrer sa désapprobation.
Les garçons échangèrent un regard avant de lever les yeux au ciel.
« Les Efles de Maison en ont déposé partout dans le château, pour la Saint Nicolas » avoua le roux, la bouche pleine de praliné. « J'ai un sixième sens pour les trouver, alors j'en ai récupéré beaucoup. Et pour ton information, Hermione, il y en avait même dans la bibliothèque. Donc, je suppose qu'exceptionnellement, pour les fêtes, le règlement ne s'applique pas aux chocolats de Noël... »
La jeune fille n'était pas certaine de la véracité de ses propos mais… Elle secoua les épaules et piocha un carré de chocolat blanc fourré au caramel.
« C'est exceptionnel » menaça-t-elle en les désignant d'un doigt ferme. « Si Mme Pince nous voit, je n'ai rien à voir là-dedans. »
Ils acquiescèrent en silence et continuèrent de manger leurs chocolats. Quand le tas eut diminué de moitié, Hermione sortit ses cours et se mit au travail.
Seulement, quelques minutes plus tard - elle avait à peine eu le temps de relire le premier paragraphe de sa traduction d'un vieux décret en Runes - des rires francs résonnèrent à quelques rayons seulement et elle fronça les sourcils, inquiète. Elle espérait vraiment que les garçons n'aient rien remarqué, sinon ils voudraient…
« Ce n'était pas Luna ? » interrogea Ron, en tournant la tête en direction du bruit pour tenter d'apercevoir la Serdaigle. C'était impossible, évidemment, de là où ils étaient installés, ils ne pouvaient rien voir d'autres que des étagères pleines de livres poussiéreux. « Vous croyez qu'elle est avec Ginny ? J'ai besoin de parler à ma soeur… Harry, tu viens voir avec moi ? »
Le brun n'hésite pas une seule seconde à se lever, et Hermione en fit de même, non sans réprimer un nouveau soupir d'agacement.
Luna n'était pas avec Ginny. Ou alors, elles étaient avec un garçon quelconque. Parce que le rire qui avait accompagné celui de la blonde ne pouvait appartenir qu'à un homme. Pourquoi Ron et Harry se sentaient-ils toujours obligés de se mêler de la vie des filles qui les entouraient ?
Lorsqu'ils furent enfin arrivés près de la table de la Serdaigle, Hermione ferma fort les paupières et se mit à prier pour disparaître. Ou, mieux, pour avoir de nouveau la possibilité de remonter le temps. Soit pour s'empêcher elle-même de sortir de son lit, ce matin là, soit pour empêcher ces idiots d'amis de l'entraîner à la bibliothèque, ou à cette foutue table, ou à la recherche de leur amie parmis les rayonnage.
Parce que rien ne pouvait être pire que ce qu'elle avait sous les yeux.
« Salut Harry ! Salut Ron ! Salut Hermione ! » lança joyeusement la Serdaigle, sans sembler inquiète face aux réactions choqués des deux garçons.
La brune, elle, préférait se tenir en retrait et ne rien laisser paraître.
Quand au garçon qui accompagnait Luna, ils se figea, tourna lentement la tête vers eux et plissa légèrement les paupières, comme pour les fusiller du regard, ou les examiner, les jauger. Puis il reprit contenance. Il se redressa dans une parfaite position de sang-pur aristocrate et arrogant et leur lança un regard dédaigneux.
« Je crois que je vais te laisser, Luna » déclara-t-il, sans méchanceté mais sans amabilité non plus. « Ça commence à sentir mauvais, par ici. »
Hermione vit la catastrophe se produire comme au ralenti. Ron eut un mouvement de recul et sortit instinctivement sa baguette. Le Serpentard avait déjà la sienne dans les mains et ne perdit pas une seule seconde avant de désarmer le rouquin. Mais Harry en profita pour sortir la sienne et pour menacer leur adversaire sans aucune hésitation.
Les deux jeunes filles, elles, n'avaient pas fait le moindre geste.
« Pose ta baguette, Zabini » ordonna Harry d'une voix ferme. « Et rend la sienne à Ron. »
« Et si je refuse ? » se moqua le Serpentard avec dédain. « Tu vas m'envoyer voler dans les rayonnages ? »
Le Survivant se crispa légèrement à la mention, sous-entendue, de l'accident avec Malfoy. Hermione aussi, s'était crispée, mais pas pour les mêmes raisons. Elle poussa un profond soupir et s'avança d'un pas, se plaçant juste entre les deux adversaires. Elle en avait marre, de leurs chamailleries puériles. Elle en était fatiguée.
« Ça suffit » cingla-t-elle en plongeant le regard dans celui de son meilleur ami. « Harry, s'il te plaît, ça suffit. »
Elle le suppliait. Mais il ne fit pas un geste pour baisser sa baguette.
« La baguette de Ron » ordonna-t-il une nouvelle fois.
Hermione pivota sur elle-même et soutint le regard froid du Serpentard. Combien de fois devrait-elle se retrouver à affronter ce genre de regards ? Depuis quelques jours, elle avait l'impression de ne faire que ça. Entre la boutique de l'apothicaire, la provocation de Parkinson au Trois Balais, sa discussion avec Malfoy en cours de Défense, sa rencontre impromptue avec Nott et les Greengrass devant l'infirmerie, sa dispute avec Malfoy à son chevet, et maintenant Zabini dans la bibliothèque… Elle n'en pouvait plus. Trop de Serpentards autour d'elle, ces jours-ci. Elle en avait juste marre.
Ils avaient tous cette même fierté dans leur posture, ce même dédain dans le regard…
Zabini finit par tendre à Hermione la baguette de Ron, sans la quitter des yeux et sans baisser sa propre baguette. Lorsqu'elle eut récupéré l'arme, il haussa un sourcil, presque moqueur. Elle poussa un profond soupir.
« Harry, baisse ta baguette, maintenant » ordonna-t-elle à son tour, sans pour autant se tourner vers lui.
Du coin de l'oeil, elle le vit s'exécuter, sans pour autant se désarmer. Le Serpentard en fit de même.
« Autoritaire, Granger » se moqua-t-il à voix basse, si basse qu'elle était probablement la seule à pouvoir l'entendre. « J'adore ça. » Puis il se tourna vers la Serdaigle. « On se voit plus tard, Luna. »
Il s'en alla d'une démarche fière sans leur jeter le moindre regard.
A peine eut-il quitté leur champ de visions que les garçons s'exclamaient déjà…
« Pourquoi tu as fait ça, Hermione ? » lança Harry, visiblement vexé.
« Qu'est-ce qu'il foutait avec toi, Luna ? » demanda Ron, en même temps.
Les deux jeunes filles échangèrent un regard désabusé.
« Il est gentil » déclara Luna la première, en secouant les épaules. « Il voulait une idée de cadeaux pour Ginny, parce qu'il a pioché son nom pendant le tirage au sort. »
« Et tu ne t'es pas dit qu'il voulait simplement te manipuler pour avoir des informations contre nous ? » répliqua le roux, furieux. « C'est un ennemi, Luna ! »
« Je ne crois pas » répliqua la blonde avec son innocence coutumière. « Et puis, si c'était le cas, pourquoi m'aiderait-il à trouver un cadeau pour Théodore Nott ? »
« Pourquoi tu veux offrir un cadeau à Nott ? » interrogea Harry, surpris.
« Le tirage au sort » se contenta-t-elle de répondre.
Les garçons échangèrent des regards surpris et inquiets. Hermione, elle, restait en retrait.
« Oui, mais pourquoi tu veux lui offrir un cadeau ? » insista Ron. « Pourquoi ne pas te contenter d'une tablette de chocolat, ou d'une babiole sans importance ? »
Luna le dévisagea comme s'il était l'homme le plus idiot du monde.
« Parce que c'est Noël » répliqua-t-elle.
Puis elle rassembla ses affaires et quitta la bibliothèque sans rien ajouter de plus.
Les trois Gryffondors retournèrent jusqu'à leur table. Hermione n'avait toujours pas dit un mot, et elle écoutait simplement les commentaires sarcastiques et inquiets de ses deux meilleurs amis. Paranoïaques. Ils en étaient déjà à conclure que Zabini était de mèche avec Malfoy pour comploter ils-ne-savaient-quoi, dans le but certain de leur nuire, puisqu'ils étaient forcément des Mangemorts en devenir.
La jeune fille referma brusquement son dictionnaire de Runes et les fusilla du regard.
« A ma connaissance, Zabini n'est pas un futur Mangemort » déclara-t-elle, avec mauvaise humeur. « Ce n'est pas parce qu'il est à Serpentard qu'il va forcément prendre le parti de Voldemort. Et puis, ce n'est pas toi, Harry, qui nous raconté qu'il avait ouvertement critiqué Malfoy dans le Poudlard Express ? »
Le brun ne répondit pas. Ron ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises, cherchant visiblement ses mots. Son visage s'assombrit tout à coup.
« Pourquoi tu prends leur défense ? » interrogea-t-il sèchement, suspicieux.
« Parce que Luna n'a pas tort » répliqua-t-elle avec agacement. « On passe notre temps à imaginer le pire mais… C'est Noël, bon sang ! Dumbledore a clairement demandé une trêve, et je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas, pour une fois, se contenter de mettre nos rancoeurs de côtés... »
« Donc, tu as l'intention d'offrir un joli cadeau à Malfoy ? » cracha le roux avec dégoût.
« Je n'ai jamais dit ça » réfuta-t-elle, mais l'idée était pourtant bel et bien là. Parce que c'est Noël, avait dit Luna. Et elle avait tellement raison…
« Mais qu'est-ce qui t'arrive, Hermione ? » s'exclama Ron, si fort qu'elle fut certaine de voir débarquer la bibliothécaire d'une seconde à l'autre pour les réprimander ou les mettre à la porte.
Elle se mit à ranger ses affaires.
« Je n'ai absolument rien, Ron » répondit-elle sèchement. « C'est vous qui êtes devenus complètement paranoïaques. Vous avez passé bien trop de temps avec Fol'Oeil, pendant les vacances. Vous êtes pires que lui. »
« Donc, tu ne penses pas que Malfoy prépare un sale coup ? » insista Harry, visiblement vexé et surpris.
La douleur sur son visage n'était pas feinte. Il pensait vraiment qu'elle ne le soutenait pas. C'en était blessant pour elle.
« C'est un Serpentard » se contenta-t-elle de répliquer. « Bien sûr, qu'il complote quelque chose. Est-ce que ça veut dire qu'il est devenu un Mangemort et qu'il oeuvre pour Voldemort ? Pitié, Harry, on parle de Malfoy ! Ce type est un lâche, même Voldemort n'en voudrait pas. »
« Si tu continue d'être naïve à ce point, tu finiras par te faire tuer » répliqua Harry, sans aucune douceur.
Hermione encaissa le coup sans broncher. Mais ses yeux s'embuèrent de larmes et, tandis que Mme Pince apparaissait dans son champ de vision pour les réprimander, elle s'enfuit de la bibliothèque à toute vitesse.
°O°O°O°O°O°
« Tu m'as l'air de bien bonne humeur, Blaise » fit remarquer Pansy avec amusement. « Tu partages ? »
Son meilleur ami lui lança un regard charmeur et intriguant, mais ne prononça pas le moindre mot. Ça ne la dérangeait pas. Elle le harcèlerait jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Il dut lire sa détermination sur son visage, puisqu'il éclata de rire et se pencha vers elle pour lui chuchoter à l'oreille.
« Devine qui a pioché le nom de Théo au tirage au sort... » souffla-t-il avec amusement.
Elle le dévisagea longuement, puis elle écarquilla les yeux en comprenant la raison de son hilarité contenue.
« Elle l'a piochée aussi ? » s'exclama-t-elle à voix basse. « Sérieux ? »
Il hocha vivement la tête.
« Je lui ai demandé de l'aide pour trouver un cadeau à la Mini-Belette » expliqua Blaise avec détachement, comme si c'était normal - et, venant de lui, ça l'était probablement, puisqu'il était celui qui avait le plus de difficulté à en vouloir au monde entier pour leur situation. « Et elle m'a demandé, en retour, de l'aider à trouver un cadeau à Théo... »
Pansy se retint de justesse de sautiller sur son siège tout en tapant des mains comme une gamine.
« C'est génial ! » s'extasia-t-elle. « Il faut absolument qu'on profite de cette chance pour essayer de faire quelque chose pour eux. »
« Oui, mais quoi ? » répliqua son meilleur ami avec beaucoup moins d'entrain.
« Vous vous entendez bien, tous les deux ? » demanda-t-elle alors, l'ébauche d'un plan se formant déjà dans son esprit stratège.
Oh, depuis le temps qu'elle attendait une occasion de mettre son grain de sel dans la relation à sens unique de Théo et Lovegood...
Ils passèrent près d'une heure à mettre leur plan en place, assis dans un canapé de leur salle commune, sans s'occuper des autres Serpentards autour d'eux. Blaise avait, de toute façon, lancé plusieurs sortilèges qui assurerait un minimum d'intimité à leur conversation.
« Au fait ! » s'exclama-t-elle soudain, une fois qu'ils eurent finit de peaufiner les derniers détails. « Si Lovegood a pioché Théo, ça veut dire que... »
« Que le tirage au sort était truqué » acquiesça Blaise avec un soupir.
Ce qui signifiait donc que les personnes qu'ils avait pioché les avaient pioché en retour… Par Morgane ! Non seulement, elle allait devoir offrir un cadeaux à Weasmoche, mais en plus, il lui en offrirait un ! Ce balourd serait bien capable de lui offrir des chocolats, à elle, elle qui détestait ça !
Elle avait probablement penser ces derniers phrases à voix hautes, puisque son meilleur ami éclata de rire.
« Vois le bon côté des choses » riposta-t-il une fois qu'il se fut calmé. « Ça veut dire que Granger a pioché Draco. »
Le visage de Pansy s'illumina. Combien de plan machiavélique pouvait-elle mettre en place dans une seule et même soirée ?
« Et si... » commença-t-elle, espiègle.
« Non ! » coupa-t-il sèchement. « Hors de question. Pas pour eux. Tu ne feras rien du tout. »
« Et pourquoi ça ? » répliqua-t-elle avec véhémence. « Tu sais comme il est. Il n'arrivera jamais à la séduire avec sa mauvaise humeur et son entêtement. Ils ont besoin d'un petit coup de pouce, ça fait des années qu'on le pense, toi et moi. »
« C'est vrai » concéda Blaise. « Mais, je pense qu'ils pourront se débrouiller seuls, cette fois. »
Il semblait tellement convaincu…
« Qu'est-ce que tu sais que j'ignore encore, Blaise Zabini ? » l'interrogea Pansy de sa voix menaçante.
« Beaucoup de choses, ma chérie » souffla-t-il, énigmatique. « Beaucoup de choses. »
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Installé près de lui sur son perchoir, comme à l'accoutumée, Fumseck poussa une complainte mélancolique tellement soudaine que le Directeur tourna vivement la tête vers lui, inquiet. Que s'était-il donc passé pour que le phoenix se mette à geindre de cette façon ?
Un mauvais pressentiment au creux du ventre, Albus se leva de son fauteuil et s'avança vers l'oiseau pour lui caresser la nuque avec tendresse de sa main saine. La détresse qui s'échappait de la créature était telle que le vieux sorcier se courba d'un coup, comme si le poids du monde venait de s'abattre sur ses épaules - ce qui était plus ou moins le cas depuis un certain temps. Il croisa le regard de Fumseck, et les larmes qui y naissaient lui donnèrent la nausée.
Il n'avait pas besoin de plus pour comprendre. Il ne se tourna même pas vers le patronus en forme d'aigle qui venait d'apparaître dans son dos. Il n'écouta que d'une oreille les sombres nouvelles que la voix de Kingsley lui apportait.
Lorsque le silence étouffa soudainement le bureau directorial, Albus leva sa main libre et, usant de la magie qui vibrait tellement en lui qu'il n'avait même plus besoin de sortir sa baguette pour l'employer, il fit venir à lui une fiole de potion. Lorsque le verre entra brutalement en contact avec sa main morte, il grimaça de douleur. Le bruit de la fiole qui se brisa au sol, puisqu'il n'avait pas été capable de l'attraper, le fit presque sursauter. Il poussa un profond soupir, tandis que Fumseck reprenait sa litanie. La musique mélancolique lui emplissait le coeur et faisait naître dans ses yeux des larmes d'impuissance.
Il s'assit à même le sol, son corps soudain trop vieux pour supporter tout le poids qui pesait sur lui. A l'instant, il ressentait chacune de sa centaine d'années dans les courbatures qui meurtrissaient ses muscles. Le phoenix vint se poser sur ses genoux et se mit à pleurer par dessus sa main meurtrie mais, comme à chaque fois que Fumseck s'y essayait depuis ce jour-là, la main du directeur resta désespérément noire et inerte. Albus sourit tristement à son compagnon, et le rassura d'une petite caresse sur la tête.
Il se sentait tellement las… Tellement fatigué qu'il ne chercha même pas à se relever lorsqu'il sentit la magie de la gargouille qui gardait l'entrée de son bureau se mettre en oeuvre. Quelques secondes plus tard, sa sous-directrice entrait dans la pièce avec précipitation. Il ne releva même pas la tête vers elle, se contentant d'observer le phoenix sur ses genoux d'un air absent.
« Albus » souffla Minerva, la gorge nouée de larmes. « Oh, Albus… Que pouvons-nous faire ? »
« Rien » répondit-il, et il fut horrifié d'entendre sa voix se briser. « Absolument rien. C'est trop tard. »
Le silence s'abattit sur eux. Même Fumseck ne chantait plus. Le vieux sorcier aurait pourtant préféré qu'il continue sa triste mélodie. Cela aurait pu justifier les larmes qui coulaient librement sur ses joues…
« Je refuse de rester là sans rien faire » finit par s'exclamer la lionne, brisant le lourd silence qui s'était installé. « Il faut faire quelque chose. N'importe quoi. »
« L'attaque est terminée » souffla le Directeur. « Et les prisonniers se sont échappés. Nous ne pouvons absolument rien faire. »
« Et que comptez-vous faire pour Alastor ? » riposa Minerva. « Et pour Bill Weasley, et pour Nymphadora Tonks, et... »
« C'est trop tard... » murmura Albus. « C'est trop tard. »
Note d'Auteur : Vous voyez, qu'est-ce que je disais, vous avez beaucoup moins envie de compatir, n'est-ce pas ? Mais, que voulez-vous, je crois que je suis incapable d'écrire de belles histoires où il ne se passe rien de... brutal, inattendu, horrible... Je suis sadique, que voulez-vous...
Toujours pas d'inspiration pour les titres de mes chapitres... Ca devient pathétique...
Demain, de l'inquiétude, des réconciliations, des rapprochements, et... et je crois que c'est déjà pas mal...
Sur ce, je vais aller m'anesthésier à grand coup de... de je sais pas quoi, mais faut que je trouve un moyen de faire taire cette horriiiiiiiiiiiible douleur dentaire ! Et, non, je n'exagère absolument pas.
Douloureusement vôtre,
Dabisous !
Yumi Kate !
