Salut chers lecteurs et lectrices ! Je reviens après une absence de 1 mois et 5 cinq jours (oui oui je viens de vérifiez exprès la date rien que pour vous) ! Vous l'attendiez avec impatience pas vrai ? Il faut dire que je ne vous ais pas ménagé la dernière fois, un tel suspens, je suis presque inhumaine ! XD Mais vous m'aimez quand même je le sais ! Sinon vous ne laisseriez pas de review n'est-ce pas ? ;) enfin, je suis vraiment fière de cette fic parce qu'en consultant mes stats je me rends compte qu'elle tient presque tête à ma fic en NaruHina ! Merci de me lire même ceux qui ne laissent pas de review ! (bien que je préfèrerais garder une trace de leur passage mais bon...)
Ce chapitre devrait vous plaire je pense car les choses avancent peu à peu entre Hinata et Gaara, au programme de longues discussions et de grandes réflexions, pour le physique il faudra attendre encore un peu, désolée ! Et surtout n'oubliez pas de remercier ma Béta qui m'a beaucoup aidé pour la réaction de Gaara sur l'accident avec Hinata. Ce que vous lisez est la troisième version j'espère qu'elle saura vous satisfaire ! Maintenant si vous le permettez je passe à la review anonyme :
Sugar-junkie : héhé heureuse de te revoir mon amie ! Je savais que le nouveau système de fin de chapitre te plairait ! ;) Mais oui ne t'en fais pas Temari est dévouée corps et âme à Shikamaru *manque de se faire étrangler par une Temari offensée d'être traitée en femme soumise* merci de me suivre encore malgré les mauvais traitements que je vous subir à tous ! XD j'espère que ce chapitre aussi te plaira ! Bisous !
Sur ce il ne me reste plus qu'une chose à vous dire : Bonne lecture !
Desiderata-girl ou Haruko
La fiancée du Kazekage
Chapitre 9 : Les mauvais souvenirs
Temari était vraiment inquiète, cela ne faisait qu'une heure même pas qu'ils avaient quitté le village avec son frère et elle se rongeait déjà les sangs. La Princesse de Suna songeait qu'en ce moment Gaara avait peut-être fait une bourde, que Hinata pleurait sûrement dans sa chambre et qu'elle n'était pas là pour arranger la situation. Bien sûr, la pauvre était à mille lieux d'imaginer ce qui passait réellement. Néanmoins, comme elle n'en savait rien, la kunoichi blonde avançait à pas rapide dans le désert, suivi de Kankurô qui poursuivait la même route pour le moment.
_ Tu crois qu'ils vont s'en sortir, s'inquiéta-t-elle pour la énième fois au grand dam du marionnettiste.
_ Pour la 3456éme fois, oui Temari ne t'en fais pas, la rassura-t-il avec exaspération en levant les yeux au ciel. Nous leur avons laissé des instructions, et on peut compter sur Hinata pour faire ce qu'il faut avec Gaara. Ils vont devoir passer un mois, peut-être plus tous les deux, il est impossible qu'il n'arrive rien.
La jeune femme aux yeux vert sapin soupira. Certes, le soir de son anniversaire ils semblaient un peu plus proches, mais avec Hinata d'un côté qui n'osait jamais dire ce qu'elle avait sur le cœur, et Gaara de l'autre qui se montrait trop souvent distant, rien ne pouvait garantir un bon résultat. Au moins lorsqu'elle était là pour les surveiller, la princesse de Suna pouvait rattraper les bêtises de son cadet et redonner du courage à la Hyûga. Durant une semaine, ils devraient apprendre à cohabiter l'un avec l'autre sans médiateur entre eux.
Comment pourraient-ils faire les choses correctement sans personne pour les aider ? Oh et puis zut, ils étaient grands tous les deux, ils finiraient bien par devenir de plus en plus proches par la force des choses !
Et proche, Temari n'avait pas idée à quel point ils pouvaient l'être en ce moment. Gaara se trouvait étendu par terre un bras allongé au dessus de sa tête et l'autre plié au niveau de son visage. Hinata quant à elle se tenait sur lui, une main agrippant toujours son poignet et l'autre se cramponnant à son épaule.
La jeune femme était complètement écrasée contre le corps de l'homme aux turquoises. Lorsqu'elle rouvrit les yeux après le choc, la Hyûga prit conscience de la situation et en oublia totalement la photo. Promptement, elle redressa la tête pour constater les dégâts.
_ Vous n'êtes pas blessé Gaara, s'inquiéta-t-elle en se surélevant légèrement de manière à ne plus le compresser sous sa masse.
_ Non, le sable a amortit la chute, la rassura-t-il d'une voix neutre en levant la tête à son tour.
Néanmoins, il ne devait pas avoir remarqué combien leurs visages étaient près l'un de l'autre puisque ce faisant, seuls des millimètres les séparaient désormais. Il aurait suffi d'un faux mouvement et alors, leurs lèvres seraient entrées en contact. Leurs yeux s'écarquillèrent simultanément lorsqu'ils réalisèrent la situation dans laquelle ils se trouvaient.
La figure de Hinata vira immédiatement à l'écarlate tandis qu'une violente chaleur la prenait. Rapidement, elle s'écarta, le lâcha et s'enfuit dans sa chambre sans même prendre la peine de l'aider à se relever. Une fois qu'elle eut fermé la porte à clef, la brune tenta de reprendre ses esprits… peine perdue… KAMI-SAMA !
Une maladresse lui aurait coûté un premier baiser accidentel ! Bon sang, dire qu'elle avait été à deux doigts d'embrasser Gaara ! KAMI-SAMA ! Elle porta une main à sa bouche et ferma les yeux, les sourcils froncés avec gêne. Il lui avait même semblé sentir son souffle contre ses lèvres… Qu'est-ce que ça pouvait être embarrassant…
La dernière fois Kankurô avait tenté de l'embrasser, mais aujourd'hui c'était différent. Le frère du Kazekage désirait vraiment ce baiser, l'homme à la chevelure sanguine, lui, aurait subi tout comme elle un imprévu. Et voilà, pour la seconde fois, elle se prenait la tête pour un baiser qui n'avait pas eu lieu.
Mais comment faire autrement ? En plus, son cœur battait la chamade encore plus que lors de l'incident avec le marionnettiste. Bon sang, elle n'oserait plus regarder Gaara en face avant un bon moment. Du moins, c'est ce que la détentrice du byakûgan pensait, mais deux coups retentirent contre la porte de sa chambre. Elle sut automatiquement qui était son visiteur et ce fut la raison pour laquelle la femme aux perles nacrées hésita à lui ouvrir.
Sa main enserra la poignet sans parvenir à la tourner pendant plus de cinq longues minutes. Quand elle pensa que le Kazekage avait fini par se lasser, Hinata lâcha l'objet et s'éloigna de la porte. Cependant, juste à ce moment-là, un bruit de cliquetis se fit entendre. Lorsqu'elle se retourna, l'homme à la chevelure sanguine se tenait à l'intérieur de la pièce, les bras croisés sur son torse.
Immédiatement, son visage reprit une teinte carmin et elle se courba devant lui avec malaise.
_ Je, je, je suis désolée de ne pas vous avoir laissé entrer, s'excusa-t-elle piteusement, mais je, je…
_ Écoutez, je ne suis pas là pour vous faire la morale, l'interrompit-il. Je sais parfaitement pourquoi vous ne m'avez pas ouvert. Et c'est justement de ça que je veux vous parler.
Vivement, Hinata se redressa et le dévisagea avec étonnement.
_ C'est, c'est-à-dire ?
_ Ce qui vient de se passer, l'accident, expliqua-t-il avec son impassibilité habituelle, je sais que ça vous a troublé, mais il ne faut pas que vous y accordiez une quelconque importance. J'ai trébuché, nous sommes tombés l'un sur l'autre et ça s'arrête là.
La jeune femme remarqua que la vision des choses de Gaara était beaucoup plus rationnelle que la sienne. Et elle songea qu'il avait raison d'être aussi terre à terre. Néanmoins...
_ Oui, vous, vous avez raison je, je sais que cela ne représente rien mais... Cela ne vous a pas gêné de voir mon visage aussi proche du votre ?
_ Non, répondit-il en la fixant d'un regard impénétrable. Ce n'était qu'un accident, je ne vois pas pourquoi je m'en ferais pour ça.
Sa réponse mit Hinata encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà. Décidément, elle était vraiment trop prude, ce n'était qu'un petit incident, elle n'aurait pas dut se sentir aussi chamboulée. Malgré tout, la Hyûga ne pouvait contrôler les battements de son cœur. L'avoir vu aussi près d'elle n'était en rien quelque chose d'anodin. Cela lui semblait normal d'avoir le rythme cardiaque qui s'affole dans une telle situation. Mais comme à son habitude, le ninja du sable n'avait eu aucune réaction.
Si seulement la femme au regard de nacre savait qu'en réalité, c'était simplement par orgueil que Gaara refusait de lui avouer qu'à ce moment-là, son cœur s'était emballé l'espace d'une microseconde. Après tout, il n'avait aucune expérience en ce qui concernait les baisers et les choses qui impliquaient d'être aussi proche d'une autre personne. Hinata avait tout de même été la première femme qu'il ait serrée dans ses bras.
Le fait qu'elle se soit retrouvée sur lui quelques instants auparavant ne l'avait pas dérangé plus que ça non plus. Durant les quelques secondes où ils étaient restés allongés par terre sans bouger, le ninja du sable avait senti pour la deuxième fois les courbes de la brune épouser son corps. Il avait perçu les battements rapides de son cœur au travers de l'opulente poitrine écrasant son torse. Il avait humé son parfum délicat juste avant qu'elle ne s'échappe.
Gaara ne voyait pas en quoi cela pouvait être gênant. Pourtant, lorsqu'il y songeait, l'homme aux turquoises remarquait que cela faisait deux fois que la Hyûga avait su par sa proximité faire battre son cœur légèrement plus vite que d'habitude. La première étant au moment où il l'avait porté sur son dos en rentrant de son refuge secret. Pour un laps de temps vraiment court certes, mais il n'empêche que c'était bien réel. Cependant, il ne savait pas à quoi attribuer ces pulsations. Pourquoi dans une telle situation ? Cela devait certainement être dû à la surprise qu'il avait ressentie à ce moment-là.
En effet, quand leurs visages avaient été trop proches, cela l'avait étonné plus qu'autre chose. Ce n'avait été qu'à l'instant où le souffle de la jeune femme se mêlait presque au sien que l'homme à la chevelure sanguine s'était crispé. Voilà le moment où il avait comprit qu'un mouvement brusque pourrait faire entrer en contact leurs lèvres. Ils s'étaient regardés avec stupeur, les yeux dans les yeux l'espace d'un bref instant. Jamais l'ancien jinchuriki n'avait vu les prunelles nacrées d'aussi près.
Et il devait bien avouer qu'un regard pareil avait de quoi en charmer plus d'un. De par sa pureté, sa blancheur immaculée, et ce côté presque surnaturel qui s'en dégageait. Lui-même avait une fois était troublé par ses orbes perlés même s'il n'aimait pas vraiment le reconnaître… Mais le Kazekage se reprit aussitôt en songeant qu'il ne devait pas accorder d'importance à cela...
En revanche, la réaction de Hinata, elle, était un fait qu'il ne pouvait passer outre. Cela ne l'avait pas étonné, au contraire, l'homme aux turquoises s'attendait bien à ce qu'elle se mette dans tous ses états. Il se souvenait parfaitement de la manière dont avait réagi la Hyûga lorsque Kankurô avait tenté de l'embrasser. Le trouble qu'il avait lu sur son visage ce jour-là était identique à celui qu'il voyait aujourd'hui. Enfin, cela prouvait encore une fois qu'elle était vraiment innocente. Et sur ce point-là, Gaara ne pouvait pas lui en vouloir.
_ Oui c'est vrai, confirma-t-elle d'un petit hochement de tête. Excusez-moi de vous avoir demandé ça, c'était idiot...
Le ninja du sable dévisagea un instant la kunoichi de Konoha et remarqua l'air dépité qu'elle affichait. Décidément, il n'avait pas mit bien longtemps pour faire une bourde... Cette fois-ci néanmoins, il réussirait à se tirer d'affaire sans l'aide de personne. De toute façon, il n'avait pas vraiment le choix... Pour commencer, il fallait une diversion, en consultant sa montre, le Kazekage eut une idée.
_ On y va, l'invita-t-il en s'avançant vers la porte.
_ Aller où, s'étonna-t-elle sans bouger de sa place.
_ Manger, répondit-il avec nonchalance comme si c'était l'évidence même. Il est déjà midi et j'ai faim, pas vous ?
Hinata n'eut pas le temps de répondre, son estomac le fit à sa place. Aussitôt, son visage prit une teinte encore inconnue du rouge et l'homme à la chevelure sanguine eut presque l'impression que la jeune femme allait s'évanouir tant elle semblait embarrassée. Néanmoins, pour cette fois Gaara se retint d'enfoncer le clou et ne dit rien quant à son petit incident interne.
_ Vous venez, répéta-t-il d'un ton calme en l'attendant sur le pas de sa porte.
La Hyûga acquiesça difficilement et le suivit. Une fois que sa chambre fut fermée à clef, les deux jeunes gens prirent le chemin de la sortie. Comme à leur habitude, le trajet se fit en silence, à croire que durant ces moments, ils devenaient complètement muets. L'homme aux turquoises cherchait du regard un restaurant qui pourrait convenir à la brune et accessoirement lui changer les idées. Et au bout de dix minutes d'observation, il se rendit compte avec dépit qu'il ne connaissait pas assez ses goûts pour lui proposer un endroit approprié.
Par chance, son visage impassible masquait sa frustration mais cela ne réglait pas le problème. En plus il avait vraiment faim. Tant pis, le moment était venu de se jeter à l'eau. Alors que le ninja du sable était sur le point d'interroger la femme aux orbes perlés, il réalisa qu'elle fixait déjà un petit stand de ramens. Il aurait pu être satisfait en se disant : « ça y est, elle a trouvé ce qu'elle voulait manger pour le déjeuner ! » néanmoins, en voyant la figure qu'elle affichait, il lui parut évident que ses pensées étaient à mille lieues de son estomac.
Son regard paraissait si triste et l'aura qui se dégageait d'elle si sombre. Dire que cela ne faisait que quelques heures depuis le départ de Temari et Kankurô et Gaara avait déjà besoin d'aide. Voyons, que lui avait dit sa sœur déjà ?
Des ramens, et un petit garçon blond dévorant avec appétit le contenu de son bol. Une vision pouvant passer inaperçue aux yeux des villageois mais qui revêtait une importance particulière dans la symbolique de Hinata. Voilà que juste après l'incident avec Gaara, il fallait qu'elle tombe sur ça. S'il y avait bien un sujet sur lequel la jeune femme ne s'était pas étendue depuis le début de son arrivée à Suna, c'était bien ses anciens sentiments pour Naruto. Certes, elle avait mentionné un passage une fois avec le frère du Kazekage, mais jamais elle n'était entrée dans les détails.
On a beau dire que le temps a raison de tout et efface n'importe quel événement, un premier amour ne s'oublie pas. Et malgré ses efforts pour ne pas penser à l'Uzumaki, la Hyûga ne pouvait s'en empêcher dès que son regard croisait quelque chose s'y rapportant de près ou de loin. Peut-être qu'avec les années son amour avait diminué, mais il restait encore présent tout au fond de son cœur. Elle connaissait la façon de ne plus penser à un homme, il suffisait de le remplacer par un autre. Mais voilà, la femme aux perles nacrées s'était jurée de ne plus jamais tomber amoureuse.
Cette décision la pesait par certains côtés mais au moins, elle ne vivrait plus la souffrance de l'amour à sens unique. À quoi bon aimer un homme, la détentrice du byakûgan n'avait même pas les armes pour séduire. Il fallait de l'audace pour ce genre de choses, et de la persévérance pour espérer un jour voir ses sentiments devenir réciproques. Âgée de seulement vingt ans, Hinata avait tiré un trait sur ce type d'existence. Elle n'avait pas le courage de retenter l'expérience et de toute façon, un nouveau prétendant l'attendait chez elle à Konoha.
Sans même savoir qui il était, la brune prévoyait déjà qu'elle ne le supporterait pas. C'était toujours pareil… Au moins ici à Suna, elle se sentait bien. La présence de la famille Sabaku No lui remontait le moral même si les effectifs étaient réduits au nombre de un. En songeant que c'était Gaara qui devait veiller sur elle à présent, la Hyûga prit le parti de ne pas l'ennuyer avec ses soucis. Malgré ce que lui avait dit Kankurô, c'était plus fort qu'elle, et puis son frère avait déjà du travail en tant que Kazekage, elle n'allait pas l'embêter avec son passé. Néanmoins, cela la frustrait un peu de savoir que pendant plus d'un mois, elle allait devoir se passer de réconfort, de câlins par exemple…
Et qu'est-ce qu'elle pouvait aimer ça les câlins… Il ne lui avait fallu que deux mois pour devenir complètement accro. Chez elle personne ne lui en donnait jamais. Son père ? Quelle blague, ce n'était pas du tout le genre d'homme à montrer un quelconque signe d'affection par des gestes tendres. Sa sœur ? Hanabi commençait tout juste à apprendre ce genre de choses dans les bras de son petit ami Konohamaru, et avant l'influence du clan ne lui aurait jamais permit de montrer ne serait-ce que de l'amour familial. Son cousin ? Même s'il avait changé d'opinion sur Hinata avec le temps, Neji était bien trop hautain pour se laisser aller à des attentions comme les étreintes.
Conclusion ? La détentrice du byakûgan n'avait jamais fait l'expérience d'un seul câlin avant de venir à Suna. Elle se souvenait encore de la première fois que Temari l'avait prise dans ses bras, quel choc ! D'habitude quand elle se mettait à déprimer, Kiba se contentait de poser une main sur son épaule en lui demandant ce qui n'allait pas et Shino commençait tout un exposé sur les insectes et leur façon de se comporter en groupe. La jeune fille qu'elle était à l'époque s'en contentait à peu près.
Néanmoins, avec le temps ces maigres attentions bien que nobles de la part de ses compagnons, ne suffisaient plus à combler son manque cruel d'affection. Il lui en fallait davantage, quelque chose de plus significatif, de plus chaleureux. Et grâce à la sœur du Kazekage, la Hyûga découvrit enfin ce qui lui faisait défaut. Une étreinte, quoi de plus significatif de chaleur humaine ? Comparée à l'attitude glaciale des membres de son clan, la gentillesse de la blonde lui avait fait l'effet d'une apparition divine.
Et plus le temps passait, plus Hinata prenait plaisir à ce genre de contacts tendres. Parfois ce n'était même pas pour satisfaire un besoin de réconfort, simplement par envie. Elle se jetait dans les bras de son amie spontanément juste parce qu'elle était heureuse de la voir. En un sens, ce comportement faisait prendre conscience à la brune qu'elle devenait plus sociable et légèrement moins coincée qu'auparavant. Cependant, ses progrès se limitaient à Temari. La preuve lors de son slow avec Gaara, il lui avait fallu énormément d'efforts se presser contre lui. Et la gêne qu'elle avait ressenti au moment où ses bras l'avaient enlacés…
Décidément, les contacts avec les hommes, ce n'était pas vraiment ça… Même lorsque Kankurô l'avait prit dans ses bras pour la réconforter tout à l'heure, Hinata avait été incapable de le lui rendre. Pourtant le brun était son ami au même titre que la princesse de Suna. Alors pourquoi ne pouvait-elle pas se sentir aussi à l'aise qu'avec la kunoichi blonde ? Enfin, s'il en était bien un qui remportait la palme c'était le Kazekage ! Déjà qu'il ne semblait pas vraiment familier avec les contacts physiques, le simple fait de s'imaginer en train de lui faire un câlin paraissait aussi réel que de voir un ours polaire danser le tango avec un phoque ! Néanmoins…
Néanmoins, la femme aux orbes perlés aurait bien voulu revivre cet instant unique qu'elle avait partagé avec l'homme aux turquoises la veille. Cela avait été si agréable cette étreinte, même si à la base ce n'était que pour la danse, la Hyûga avait eu l'impression qu'il l'enlaçait pour de vrai. Ils étaient tellement rassurants les bras de Gaara… Comme une douce chaleur qui l'enveloppait, un sentiment d'apaisement. Oui, une fois la gêne passée, il ne restait plus que la sensation de sécurité et de confort. Cela ressemblait légèrement à l'impression que lui donnait Temari mais il y avait tout de même quelque chose de différent.
Pourtant, ils étaient tous les deux ses amis, et faisaient partis de la même famille. Alors pourquoi cette idée que quelque chose les séparait ? Peut-être était-ce dû au fait qu'elle se sentait moins proche de Gaara que de sa sœur ? Mais non, ce n'était pas ça puisque cette sensation s'était insinuée en elle après qu'elle se soit trouvée complètement à l'aise avec lui. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien être alors ?
_ Dites, l'appela soudainement la voix grave de l'homme auquel la jeune femme pensait.
Brusquement, Hinata se souvint de sa présence et sursauta avant de se retourner pour lui faire face.
_ O, oui, que, qu'y a-t-il Gaara, l'interrogea-t-elle fébrilement, son rythme cardiaque accéléré par la surprise.
_ Vous fixez ce restaurant depuis tout à l'heure, l'informa-t-il en désignant du menton l'établissement en question. C'est là-bas que vous voulez manger ?
À ce moment-là, la Hyûga oublia totalement le fait qu'elle se triturait les méninges à propos du Sabaku No. En effet, la simple évocation du restaurant de ramen ramena à son esprit le sujet trop vite écarté de Naruto Uzumaki. Cependant, comme elle avait faim et devinait qu'il en était de même pour son vis-à-vis, la kunoichi de Konoha décida de ne pas faire de manière et cacha son embarras.
_ Euh oui… oui, oui, confirma-t-elle en hochant vigoureusement de la tête.
Sans plus de cérémonie les deux jeunes gens se dirigèrent vers l'endroit où ils pourraient enfin se restaurer et s'assirent devant le comptoir pendant que le cuisinier leur apportait la carte avec les différents ramens au menu. Aussi, quelle ne fut pas la surprise de la brune lorsqu'elle vit parmi les plats, un qui portait le nom de : « Uzumaki ramen ».
_ Qu'est-ce que c'est que ça, s'exclama-t-elle malgré elle, les yeux exorbités par la stupeur.
Le Kazekage pencha la tête sur son menu pour voir de quoi elle parlait et haussa un sourcil indifférent.
_ Oh ça… C'est simplement que la dernière fois que Naruto est venu à Suna, il a mit tellement de temps à choisir entre les différents ramens que le chef lui a proposé de lui en créer un spécialement pour lui. Et comme la recette marche plutôt bien, il l'a gardé dans son menu, expliqua-t-il d'une voix nonchalante.
_ Un peu qu'elle marche bien, c'est la plus chère et pourtant tous mes clients se l'arrachent, s'empressa de renchérir le cuisinier avec un sourire commercial.
Il avait les yeux braqués sur la jeune femme, un regard de petit chiot perdu dans la montagne qui n'attendait qu'une seule chose, qu'elle lui dise que c'était ce plat-là qu'elle voulait prendre. Néanmoins, sa bouche se tordit en une petite moue, du Naruto, elle en avait soupé pendant toutes ces années...
_ Ah oui... Je vais prendre un ramen au porc s'il vous plait, demanda-t-elle poliment en lui rendant la carte.
Le patron afficha une mine déçue avant de se tourner vers l'homme à la chevelure sanguine avec espoir.
_ Et pour vous Kazekage-dono ?
_ Un Uzumaki ramen, répondit-il rendant un visage radieux au propriétaire du restaurant.
_ Je vous prépare ça tout de suite !
Pendant qu'il retournait à ses fourneaux, Hinata baissa la tête en soupirant. Décidément ce Naruto... Il avait même ses propres ramens à Suna ! La femme aux orbes perlés priait pour que ce soit le seul endroit du village qui propose ce plat sinon elle ne pourrait plus toucher à un seul ramen durant son séjour.
En même temps, lorsqu'elle y songeait, cela faisait plusieurs années déjà qu'elle n'avait pas mangé de ramen. Cela ne lui manquait pas plus que ça, après tout, elle n'était pas ramenophile, pas comme un certain blond de sa connaissance. Même si avant la jeune héritière traînait souvent à l'Ichiraku dans l'espoir de l'y croiser, mais il était bien trop concentré sur son repas pour lui accorder une quelconque importance, comme d'habitude.
Même une mouche aurait suffi à lui faire oublier sa présence tant elle manquait de charisme... Pourquoi était-elle née avec un caractère aussi effacé ? Une fois de plus, un soupir glissa hors de ses lèvres.
_ Quelque chose ne va pas ?
Avec étonnement la Hyûga tourna la tête vers celui qui venait de lui parler.
_ Pardon ?
Le Sabaku No planta ses turquoises impénétrables dans ses orbes nacrés, un bras posé sur le comptoir et le torse face à la jeune femme.
_ Vous n'arrêtez pas de soupirer depuis tout à l'heure alors j'en ai conclu que vous aviez des soucis, l'informa-t-il d'un ton calme mais légèrement suspicieux.
Mince, elle était tellement troublée par ses états d'âmes qu'elle ne l'avait pas remarqué. Le mieux serait de feindre un comportement normal pour ne pas l'inquiéter davantage. L'inquiéter, répéta-t-elle intérieurement. Est-ce que Gaara s'inquiétait vraiment pour elle ? La première fois qu'il lui avait posé des questions ce n'était que dans le cadre de la mission. Hinata n'était pas idiote, elle avait fini par comprendre sa façon d'être au bout de deux mois. Elle avait bien comprit qu'il n'avait pas l'habitude de s'intéresser franchement aux problèmes des autres.
Et aujourd'hui, aujourd'hui qu'en était-il ? Est-ce qu'il se faisait du souci ? Pour de vrai ? Oh et puis de toute façon, à quoi bon s'interroger là-dessus ? La kunoichi de Konoha n'avait pas l'intention d'en parler. Naruto était un sujet tabou et quelques soit la personne qui désirait en parler, elle ne répondrait pas. À force d'être ignorée en permanence, la brune avait apprit à tout garder pour elle. On ne se préoccupe pas des faibles dans le clan Hyûga. Voilà quelle logique avait rythmé sa vie jusqu'à présent et cela continuait. Les personnes de haut rang n'ont pas à connaître les tracas de ceux qui leur sont inférieurs.
Même s'il était son ami, il n'en restait pas moins Kazekage. Et en tant que tel, la détentrice du byakûgan ne pouvait pas lui confier ses problèmes. Avec Temari ou Kankurô ça passait, mais avec lui, c'était impossible. Alors elle fit pivoter sa tête de droite à gauche dans un mouvement de négation et se força à sourire.
_ Vous vous trompez, mentit-elle, tout va très bien.
Néanmoins, l'indifférence feinte sur son visage ne suffit pas à convaincre le ninja du sable.
_ Vous en êtes sûre, insista-t-il en fronçant un sourcil quasi inexistant. Parce que ce n'était pas l'impression que vous donniez.
Bon sang, pour une fois qu'elle n'avait pas envie de révéler ce qui l'oppressait, il ne pourrait pas agir comme à son habitude et rester distant ?
_ Non, je vous assure qu'il n'y a rien, rien d'important en tout cas, ajouta-t-elle malgré elle.
_ D'accord… Je vous écoute, déclara-t-il après une longue pause.
Interloquée, Hinata se contraint à le regarder dans les yeux pour comprendre ce qui n'allait pas chez lui. Il avait les oreilles bouchées ou quoi ?
_ Mais, je viens de vous dire que…
_ J'ai très bien entendu, rétorqua-t-il en fronçant les sourcils d'un air sévère. Néanmoins, Temari m'a confié que lorsque vous dites « qu'il n'y a rien d'important » c'est que quelque chose vous perturbe au contraire. Alors je vous écoute, que vous arrive-t-il ?
Temari, maugréa-t-elle intérieurement. Qu'est-ce qui lui avait prit de dire ça à son frère ? Et lui, pourquoi s'entêtait-il à lui poser des questions ?
_ Puisque je vous dit que tout va bien, pourquoi refusez-vous de me croire, s'énerva-t-elle en serrant les poings.
_ J'ai le droit de vous poser une question, se défendit-il calmement mais avec une très faible pointe d'irritation.
L'ambiance commençait à devenir électrique, leurs regards s'accrochaient de plus en plus agressivement.
_ Oui vous pouvez, mais quand cette question n'a pas lieu d'être ce n'est pas la peine de vous fatiguer à le faire ! Et même si effectivement il y avait quelque chose, le simple fait que je refuse d'en parler devrait déjà vous dissuader de vous obstiner, lâcha-t-elle avec colère.
Les turquoises s'assombrirent l'espace d'un instant.
_ Vous reconnaissez donc que quelque chose vous ennuie...
Il marqua une pause, la Hyûga tenta de répliquer mais le Sabaku No reprit la parole plus vite que prévu.
_ Et je suppose que si cela avait été Temari ou Kankurô à ma place, vous n'auriez pas été aussi réticente, n'est-ce pas, interrogea-t-il d'un ton grave.
Ses mots auraient pu dénoter une certaine tristesse si son visage n'avait pas été si impassible. Prononcés d'une façon plus émotive, ils auraient pu donner l'impression que cela le blessait qu'elle repousse l'idée de lui raconter ses soucis. Même si elle savait que ce n'était pas la réalité, cela la troubla légèrement et elle n'osa plus le regarder dans les yeux.
_ Je…
_ Vos commandes, s'exclama joyeusement le cuisinier en déposant les bols devant eux.
Sauvée par le gong comme on dit. À ce moment-là, la brune remercia le patron mais ce n'était pas uniquement pour la raison qu'il imaginait.
_ Itada kimasu, dit-elle en séparant ses baguettes d'un petit geste sec.
Elle souffla doucement sur le plat fumant et commença à manger en toute innocence. Il avait vraiment choisi un timing parfait, cela lui laissait un peu plus de temps pour savoir quoi répondre à vis-à-vis. Concentrée sur son déjeuner et s'obstinant à ne pas lever la tête de son récipient, la Hyûga ne remarqua pas le regard frustré que posait sur elle l'homme à la chevelure sanguine.
Pour une fois qu'il s'était aperçu de lui-même que quelque chose n'allait pas, pourquoi ne voulait-elle pas lui livrer ce qu'elle avait sur le cœur ? Avait-elle si peu confiance en lui ? C'était vraiment déplaisant comme sensation. Pourtant, lorsqu'ils s'étaient rendus au Palais après s'être séparés de Temari et Kankurô, Hinata lui avait parlé de ses parents. Qu'est-ce qui pouvait être plus grave que cela pour s'obstiner à ce point à se taire ?
Se rendait-elle compte à quel point cela pouvait être blessant ce refus de lui raconter ses malheurs ? Gaara était parfaitement capable d'écouter une personne, d'ailleurs en dehors de remplir des papiers cela représentait la moitié de son travail de Kazekage. Entendre à longueur de journée les membres du conseil se plaindre des problèmes du village.
Lui qui pensait avoir fait un pas de plus dans son amitié avec la brune, voilà que celle qui faisait toujours le plus d'effort entre eux se refermait sur elle-même. Mais que pouvait-il faire de plus à part insister pour que la Hyûga parle ? Le Sabaku No ne savait pas encore lire dans les pensées aux dernières nouvelles.
Peut-être que si la détentrice du byakûgan avait davantage confiance en lui, la situation serait différente. Mais comment faire ? C'était loin d'être facile d'accepter de s'ouvrir aux autres, et l'ancien jinchûriki en savait quelque chose...
Pourtant, Temari lui avait conseillé de discuter avec la kunoichi de Konoha si celle-ci ne se sentait pas bien. Et c'était bien ce qu'il tentait de faire, alors pourquoi cela ne fonctionnait pas ? Si sa sœur arrivait tout le temps à lui remonter le moral par des mots, pourquoi ne pouvait-il pas en faire autant ? Que pouvait-il donc faire de plus ?
« Sinon tu peux utiliser une autre méthode » avait-elle commencé par dire avant de s'interrompre brusquement et de poursuivre d'une voix moins assurée en lui tapotant sur l'épaule d'un air résigné : « euh... non, finalement Gaara contente-toi de lui parler c'est la seule chose que tu puisses faire pour elle à ton niveau... ahem... ».
À ce moment-là, l'homme aux turquoises n'avait pas réellement comprit là où elle voulait en venir. « À ton niveau » qu'entendait-elle par là ? De quel niveau parlait-elle ? Certainement comportemental, une attitude que sa réserve lui empêchait d'adopter.
Voyons, que faisait la blonde pour réconforter son amie habituellement ? Tout en mangeant silencieusement son plat, Gaara se concentrait pour trouver dans ses souvenirs un événement qui pourrait lui être utile. Il se rappela de la fois où il avait fait pleurer Hinata. Lorsqu'elle était partie en courant rejoindre la princesse de Suna.
Maintenant l'homme à la chevelure sanguine voyait mieux à quoi elle faisait référence. En effet, ce n'était pas vraiment dans ses habitudes d'étreindre une personne. Il ne lui semblait même pas avoir le souvenir de l'avoir fait avec son frère ou sa sœur alors une femme qu'il connaissait depuis deux mois à peine !
La seule personne qu'il ait jamais serré dans ses bras dans son enfance c'était son ours en peluche. Des attentions tendres, des caresses, des câlins ou ne serait-ce que de petits baisers pour s'endormir le soir, ce genre de choses que n'importe quel enfant reçoit chaque jour en se disant que c'est normal, jamais il ne les avait connu.
Et maintenant âgé de vingt ans, il était bien trop grand pour rattraper le temps perdu. Les rares tentatives de Kankurô ou de Temari pour l'enlacer s'étaient soldées par des échecs. Même si leurs rapports avaient largement évolués depuis cette époque où il n'était tourné que vers lui-même, même si à présent un véritable amour familial les liait, il était trop tard maintenant.
Les contacts physiques entre eux n'avaient jamais existé et désormais il y avait toujours une sorte de gêne qui les empêchaient de s'étreindre. Il n'y avait qu'à voir son comportement au moment de leur départ. Ils avaient étreints Hinata, mais lui était resté en retrait se contentant de leur adresser un bref signe de la main.
Voilà la raison pour laquelle l'homme aux turquoises devrait s'efforcer de remonter le moral à la femme aux orbes perlées rien qu'avec des mots. D'ailleurs, ils venaient tous deux de finir leur repas.
_ Alors, leur demanda immédiatement le cuisinier, c'était bon ?
La brune hocha passivement de la tête.
_ Oui merci, combien vous dois-je, l'interrogea-t-elle d'un ton neutre.
_ Oh ça ira pour vous, c'était la première fois que vous veniez, tant que vous avez aimé vous ne me devez rien, lui assura-t-il avec un sourire jovial.
La réaction de la Hyûga ne se fit pas attendre. Aussitôt elle fronça les sourcils avec gêne.
_ Comment ? Mais enfin je ne peux pas, ce ne serait pas correct, dites-moi combien, insista-t-elle avec conviction.
_ Je vous le dirais la prochaine fois que vous viendrez, s'exclama-t-il en éclatant d'un rire franc.
Cette déclaration la laissa sans voix et elle ne put qu'acquiescer, la tête baissée et confuse. Le Sabaku No lui, n'eut pas à subir cette scène, tous les commerçants savaient qu'il ne supportait pas les traitements de faveur, alors il déposa l'argent sur le comptoir, remercia le patron et s'en alla suivit de Hinata.
Cette fois-ci, Gaara songea que le trajet ne se ferait pas en silence. Du travail l'attendait au Palais, il mettrait donc à profit le voyage pour parler à la jeune femme.
_ Au sujet de ce dont nous discutions tout à l'heure, commença-t-il avec son impassibilité habituelle. Je voulais que vous sachiez que si vous ne voulez vraiment pas m'en parler ce n'est pas grave.
Ces paroles firent faire un arrêt à la kunoichi de Konoha qui dévisagea son vis-à-vis avec incrédulité.
_ Ce, c'est vrai, bredouilla-t-elle interloquée.
_ Oui, mais, poursuivit-il un peu plus sérieux, je tiens également à ce que vous soyez consciente que je serais toujours là pour vous écouter si jamais l'envie vous prenait. Quelque soit le moment, si vous vous sentez prête n'hésitez pas et passez me voir.
_ M, merci Gaara, je... merci vraiment, balbutia-t-elle rouge de reconnaissance.
Ces quelques mots semblaient la soulager, comme quoi il pouvait parfaitement se débrouiller tout seul après tout ! Néanmoins, il y avait une dernière chose qu'il ne pouvait s'empêcher de lui dire.
_ Bien sûr, je sais que je ne suis ni Temari ni Kankurô et j'imagine que la situation actuelle doit vous mettre mal-à-l'aise mais... vous devrez vous contenter de moi, acheva-t-il d'une sorte de ton à la fois triste et résigné, malgré sa figure impénétrable.
Cependant, les faibles émotions qui avaient réussis à filtrer à travers sa voix ne tombèrent pas dans l'oreille d'une sourde. La brune dont le visage était encore rayonnant de gratitude quelques instants auparavant se décomposa en une grimace de culpabilité.
_ Oh Gaara, vous... vous l'avez prit pour vous, s'alarma-t-elle automatiquement. Il, il ne faut pas ! Je, vous aviez raison, c'est vrai que je ne me sens pas bien, mais...
En une fraction de seconde, la détentrice du byakûgan saisit entre ses mains tremblantes l'une du jinchuriki qui écarquilla les yeux avec surprise.
_ Mais même si votre frère ou votre soeur m'avaient posé la question j'aurais eu exactement la même réaction, lui assura-t-elle avec un regard sincère. Ce, c'est un sujet vraiment douloureux et je n'en ai jamais parlé à personne... Je, je sais bien que c'est stupide et que ce n'est qu'en parlant que j'irais mieux mais, je, je n'y arrive pas...
En baissant la tête, la femme aux orbes nacrés sembla remarquer la prise qu'elle exerçait sur la main de l'homme à la chevelure sanguine car immédiatement elle le lâcha.
_ Ah ! Je, je suis désolée, s'excusa-t-elle en détournant le visage sur le côté, se grattant nerveusement la joue. Et puis vous savez... si je me suis mise en colère ce, c'était parce que je ne savais pas si vous vous inquiétez vraiment pour moi ou si c'était simplement pour la mission que vous vous faisiez du souci. Je, ça m'a un petit peu vexé...
Sa voix diminuait à mesure qu'elle lui faisait ses aveux et sa figure se colorait peu à peu de teintes pivoines. Et c'est à ce moment-là que Gaara prit conscience d'une chose. Depuis qu'ils étaient au restaurant, non même avant cela. À l'instant même où il avait lu le mal-être sur son visage lorsqu'ils étaient encore dans sa chambre, l'homme aux turquoises avait voulu faire quelque chose pour effacer cette expression douloureuse.
En y repensant, le ninja du sable n'avait absolument pas réfléchi aux incidences que cela pourrait avoir sur la mission, il avait juste voulu lui remonter le moral, juste la voir sourire à nouveau. Quand il lui avait posé des questions, c'était vraiment dans le but de savoir ce qui la chagrinait pour être capable de l'aider à aller mieux. Tout naturellement, l'ancien jinchuriki s'était préoccupé d'elle et de ce qu'elle pouvait ressentir.
Pour la première fois il lui semblait s'être comporté comme un véritable ami.
_ Je sais que jusqu'à présent je n'ai pas fait preuve d'une grande sensibilité à votre égard, reconnut-il de bonne grâce, mais j'étais honnête et cela n'avait aucun rapport avec la mission quand je vous ait demandé si vous aviez des problèmes.
_ A, alors vous vous inquiétiez vraiment pour moi, l'interrogea-t-elle en le regardant soudainement dans les yeux.
Le Kazekage put déceler une lueur d'espoir dans ses prunelles laiteuses. Est-ce que c'était donc si important pour la kunoichi de Konoha qu'il se préoccupe d'elle ?
_ Oui, acquiesça-t-il.
Cette réponse pourtant laconique eut pour effet d'étirer les lèvres de Hinata en un magnifique sourire. Son visage respirait le bonheur en cet instant. Apparemment, elle appréciait réellement que l'on fasse attention à elle. En même temps, quoi de plus normal ? Mais cela n'était pas si évident pour Gaara qui, s'il était un ninja hors pair, avait cependant encore énormément de progrès à faire dans le domaine des relations sociales.
Néanmoins, il avisa que la présence de Hinata à ses côtés durant la semaine à venir l'aiderait certainement à s'améliorer. La suite du trajet se fit dans une ambiance beaucoup plus légère que celle de leur départ. Le simple fait de voir ce sourire éblouissant sur le visage de son amie le détendait. Il savait désormais qu'aucun incident ne pourrait perturber leur bonne entente du moment.
Les deux jeunes gens rentrèrent au Palais et le Kazekage prit le chemin de son bureau… Talonné par la kunoichi de Konoha qui ne rejoignait pas sa chambre.
_ Pourquoi est-ce que vous me suivez, s'étonna-t-il en ouvrant la porte de sa pièce attitrée.
_ Temari m'a dit de vous aider, expliqua-t-elle en lui emboîtant le pas. D'autre part, je préfère largement rester ici avec vous pour classer des dossiers ou que sais-je, plutôt que de me balader toute seule dans le village.
Inconsciemment, seule la phrase « je préfère largement rester ici avec vous » marqua l'homme à la chevelure sanguine.
_ Si ça vous fait plaisir de passer tout l'après-midi entourée de paperasses, pourquoi pas, lâcha-t-il en haussant les épaules.
Il alla prendre place sur son fauteuil et examina les dossiers devant lui, effectivement, un peu d'aide ne lui ferait pas de mal. Au moment où il allait expliquer à la brune en quoi elle pourrait lui être utile quelqu'un frappa à la porte.
_ Entrez.
La porte s'ouvrit sur un homme d'une quarantaine d'années, les cheveux blond cendrés coupés court et des yeux en amandes d'un noir de jais cachés derrière une paire de lunettes à forte monture.
_ Ah ! Kazekage-dono, vous êtes enfin rentré, s'exclama-t-il avec soulagement. Je vous aie cherché partout !
L'interpellé tourna la tête vers le nouvel arrivant, il s'agissait de l'un de ses conseillers. À voir l'expression sur son visage, le sujet qu'il voulait aborder ne semblait pas critique et cela rassura son supérieur.
_ Que se passe-t-il Hiroshi-san ?
_ Eh bien, comme vous avez manqué certaines de nos réunions ces derniers temps, rappela-t-il en sortant une feuille d'un porte-document, je ne savais pas si vous étiez au courant pour le matsuri qui aura lieu dans deux jours au village.
Sur ce, il déposa la fiche sur la table et Gaara put en prendre connaissance. Au programme, la même chose que chaque année d'après ce qu'il pouvait constater, des stands animés dans les rues, des décorations suivant un thème précis et pour couronner le tout un feu d'artifice à minuit. Cependant, un élément était tout à fait inédit.
_ Il y a un bal cette année, lut-il en arquant un sourcil quasi inexistant. Ce serait bien la première fois.
_ Ah oui justement, commença le dénommé Hiroshi avec une légère gêne dans la voix, Kazekage-dono, il faudrait que vous ouvriez le bal. Le conseil pense que c'est une bonne occasion pour que vous fassiez connaissance avec vos prétendantes, en choisissant l'une d'entre elles pour cavalière.
K'so, dire qu'il faisait exprès d'éviter les réunions pour ne pas s'encombrer de ce genre de problèmes…
_ J'ai bien peur qu'il ne puisse pas satisfaire vos attentes, intervint une personne qui ne s'était pas encore manifestée jusque là.
Les deux hommes tournèrent la tête vers celle qui venait de parler et la dévisagèrent chacun avec incrédulité.
_ Je suis une bien piètre danseuse, avoua avec embarras la Hyûga, et Gaara s'est gentiment proposé pour m'apprendre en prévision d'un événement de ce genre. Ce serait un crime de me laisser y aller avec quelqu'un d'autre que lui, imaginez un peu les dégâts que je pourrais faire !
Tout en disant cela, elle fixait avec insistance le conseiller qui se confronta presque immédiatement au chef du village.
_ Vraiment Kazekage-dono, vous aviez déjà choisi votre cavalière ?
Bien qu'il n'en mena pas large, celui-ci acquiesça en se demandant néanmoins comment la jeune femme avait fait pour trouver ce mensonge en si peu de temps.
_ Oui, je lui avais promis de l'accompagner si l'occasion se présentait, confirma-t-il d'un ton neutre mais convaincant. Donc la question du choix ne se pose plus, vous pourrez en informer les membres du conseil.
Cela n'arrangeait pas les affaires de Hiroshi qui aurait largement préféré que les choses se déroulent selon le plan établit. En effet, cela faisait deux mois déjà que le Kazekage aurait dû rencontrer ses futures fiancées, mais une fois de plus, à cause de la kunoichi de Konoha, tout tombait à l'eau. C'était à croire qu'elle le faisait exprès. Mais elle semblait si innocente… Néanmoins, l'homme à lunette hocha de la tête, récupéra son document et prit congé après s'être respectueusement incliné devant son dirigeant, complètement inconscient de s'être fait dupé.
À suivre, dans le prochain chapitre :
« _ Vous, vous voulez faire ça ici, s'exclama-t-elle en s'arrêtant devant la porte du bureau.
_ Oui pourquoi ? Vous auriez préféré le faire dans ma chambre, interrogea-t-il en posant la main sur sa hanche de manière désinvolte.
La Hyûga rougit et acquiesça.
_ Ce, ce serait plus confortable je pense. »
Haruko : *sourit avec sadisme* MOUAHAHHAAHAHAHAHAHAAHHAAH ! Je paris que vous êtes tous en train de vous dire "bon sang ça y est elle a pété son câble et elle nous sort le lemon avant l'heure !" Bande de naïfs ! *repart dans un fou rire complètement dément*
Gaara : *déçu même s'il essaie de le cacher* si tu sais que personne ne va croire au lemon pourquoi tu te sens obligée d'écrire des phrases qui prêtent autant à confusion ?
Haruko : parce que c'est marrant tiens ! Tu te rends compte une phrase pareille qui sort de ta bouche mais c'est presque de l'incitation à la débauche ! èé
Gaara : *passa négligemment une main dans ses cheveux et secoue la tête avec désinvolture* je ne vois vraiment pas pourquoi.
Haruko : *bave devant cette scène diablement sexy*
Hinata : *soupire et se tourne vers Gaara* qu'est-ce que tu as encore fait cette fois-ci ?
Gaara : *fronce un sourcil quasi inexistant* mais rien, j'ai juste fait ça *reproduit la même action diablement sexy que précédemment* et elle s'est mise à... *ne finit pas sa phrase en voyant que Hinata a exactement la même réaction que l'auteur devant son charme involontaire mais ravageur*
Naruto : *s'approche discrètement pendant que l'auteur et Hinata sont totalement overdosées par l'aura éblouissante de Gaara* tu pourrais pas me donner un tuyau pour parvenir à un tel effet ? Depuis que Hinata ne rougit plus devant moi je suis trop frustré...
Gaara : *croise les bras sur son torse en le fixant d'un air hautain* parce que tu crois vraiment que je te donner des conseils pour reconquérir Hinata après tout le mal que j'ai eu à l'avoir ? Mais t'es stupide ou tu le fais exprès ?
Naruto : *commence à pleurnicher* steuplaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit ! Tu pourrais partager un peu non ? TOT
Gaara : *fronce les sourcils avec irritation* non ! ça me gonfle déjà de savoir que tu vas... *ne peut pas finir sa phrase parce que l'auteur vient de se jeter sur lui pour l'empêcher de parler*
Haruko : *super énervée* mais t'es malade ou quoi ? èé T'as failli révéler des détails de la suite !
Naruto : *profite du fait que l'auteur engueule Gaara sur les règles à respecter en matière de spoil, pour aller voir Hinata* dis Hinata je me demandais si ça te dirait d'aller manger des ramens avec moi. *lui fait au passage un sourire craquant made in Naruto en espérant qu'elle accepte*
Hinata : *rougit légèrement parce que ça fait un moment que Naruto ne lui a pas fait d'avances* euuuh... je, je ne sais pas trop... je viens tout juste d'en manger en plus...
Naruto : *ne lâche pas l'affaire* ben on pourrait manger une glace sinon, en souvenir du bon vieux temps ? *lui fait des mégas-chibi-eyes envoûtants*
Hinata : *finit par céder* bon mais pas trop longtemps d'accord ?
Naruto : *aux anges* mais oui tout ce que tu veux ! *l'entraîne chez le premier marchand de glace venu*
Gaara : *se rend soudainement compte de la disparition de Naruto et Hinata puis se tourne vers l'auteur d'un air menaçant* où est-ce qu'ils sont partis ?
Haruko : *réalise à son tour* aucune idée et de toute façon c'est l'heure de réclamer les reviews ! *se tourne vers les lecteurs* bon voici donc le nouveau chapitre, qu'en avez-vous pensé ? Est-ce que Naruto sera encore en vie lorsque Gaara aura comprit qu'il est parti avec Hinata ? Tout ça dans le prochain !
