Et le chapitre 9 ! Merci à ceux qui ont posté des reviews pour mon histoire, ceux qui l'ont mis en favoris et aussi aux lecteurs de l'ombre ! :)
Après cette harassante journée pour nos deux protagonistes qui s'était finie par l'observation du ciel, plusieurs jours se sont écoulés, 8 traits se sont rajoutés sur le calendrier du commandant qui lit une lettre dans son bureau avec attention.
De nouveaux prisonniers vont arriver du camp voisin qui a été ravagé par la typhoïde. Seulement 20 prisonniers ont survécu, sans compter les bureaucrates et les gardes. Bien maigre sur les 400 âmes qui y survivaient. À se demander si ce n'était pas volontaire.
Mais, dans tous les cas, ce n'est pas le problème de Dean. Il a reçu pour ordre de prendre ces prisonniers, il n'a rien à y redire. L'ordre émane du haut du WHVA, de Himmler lui-même, reichfürher de la police des SS. C'est lui qui s'occupe de l'envoi des prisonniers dans les différents camps.
Dean replie rapidement la lettre et la pose sur son bureau avant de taper du poing sur un bouton argenté incrusté sur son bureau. Aucun son ne surgit, seul le silence lui répond. En attendant que la personne qu'il a appelé arrive pour lui faire un compte-rendu, Dean réfléchit à la situation de ces derniers jours qui sont passés sans trop de problèmes.
Hier, il est allé avec quelques gardes chercher la dépouille de la kapo qu'il avait envoyé à Lucifer, se disant qu'il devait s'en débarrasser avant que l'odeur ne s'étale sur tout le camp, les prisonniers commençaient déjà à s'en plaindre et le brun avait reniflé quelques effluves malodorantes à l'entrée du quartier des gardes.
Une fois arrivés près de la « cage », les deux gardes qui l'accompagnaient avait reculé d'un pas en essayant tant bien que mal de cacher leur terreur face au cadavre de la kapo. Mal dissimulée hélas pour eux, le kommandant l'avait vu sur leur visage. De l'amusement macabre traversa le visage du chef ce jour-là, en fixant ses soldats et la cage toute ruisselante de sang et décorée par les entrailles de la kapo comme des guirlandes de Noël.
Au centre de tout ça, Lucifer suçait une phalange désormais toute blanche. Il sourit et tenta de justifier l'état de sa « chambre » comme il l'appelait.
-Elle ne voulait pas jouer avec moi.
Cela semblait être une bonne excuse pour ce diable et Dean éclata de rire en fronçant le nez.
-Tu es incorrigible Lucifer. Je te ferais pendre pour ça au bunker la prochaine fois. Il se tourna ensuite vers ses hommes et leur lança des sacs ainsi qu'une pelle et une sorte de camisole. Vous attachez ce cinglé puis vous nettoyez tout ce bordel. Verstanden ?
-Ja Kommandantur Winchester !
L'ordre donné, Dean était reparti faire un tour du camp sans plus se préoccuper de ce désagrément qu'est Lucifer.
Un sourire amusé apparait sur les lèvres de Dean en repensant au visage des deux préposés au nettoyage. Hilarant.
Il jette un coup d'œil à l'horloge en s'impatientant du temps que la personne met pour venir. Cela fait moins de deux minutes que le bouton a été enfoncé mais le chef n'est pas connu pour sa patience. Un grognement de mécontentement fait vibrer la gorge du brun qui fait tourner son siège sur lui-même. Une ombre passe rapidement devant sa fenêtre sans être remarquée.
Il s'ennuit, il faudra qu'il trouve quelqu'un à embêter après son rendez-vous. Soudain, la porte s'ouvre en grand et cause un courant d'air qui fait s'envoler la missive de Himmler. Le SS en retard l'attrape au vol et la coince rapidement sous un verre trainant sur le bureau.
Dean tourne toujours le dos à la personne et se retourne vivement face à cette intrusion dans son bureau. Il est le chef tout de même ! On lui doit le respect ! Si c'est cet idiot de Crowley, il l'enverra sur les roses. Malheureusement pour lui, ce n'est pas Crowley, mais Sam. Il lève un sourcil d'étonnement.
-Que fais tu là Sam ? J'attends la venue de quelqu'un par rapport aux nouveaux arrivants, pour savoir où nous allons bien pouvoir les caser et…
-C'est pour ça que je suis là Dean. Mes subalternes avaient du travail, c'était donc à moi de m'occuper de ce compte-rendu.
-Ok Sammy, j'attends ton rapport alors.
-Et bien il se trouve que nous n'avons plus assez de place dans les baraquements pour accueillir ne serait-ce que 20 prisonniers. Même avec le fait que nous perdons environ un à deux prisonniers par jour, les baraquements sont pour la plupart déjà bien remplis. Il faudrait qu'on récupère une aile du bâtiment d'Alastair pour installer les… Sam jette un rapide coup d'œil aux feuilles qu'il tient en main, ses cheveux lui tombant devant les yeux. 13 prisonniers restant.
-Ok. Vois ça avec lui. Je crois que l'aile nord est vide, elle doit être assez grande pour plus d'une dizaine de personnes. Lorsqu'ils seront arrivés, tu viendras me faire chercher pour que je puisse saluer ceux qui les accompagnent et qu'ils me donnent peut-être quelques renseignements sur ce qui s'est passé dans leur camp. La fièvre typhoïde peut être désastreuse, j'en conviens, mais pas si elle est attaquée dès le départ avec l'élimination des malades. On s'en est très bien sortis l'année dernière, et avec une perte minimale.
-Ils avaient peut-être pour ordre de vider le camp pour qu'il soit fermé. L'étau commence à se resserrer, les éliminations dû à des « maladies » s'accélèrent.
-Mmh. Je poserais quelques questions quand même, histoire de mettre un peu mon nez dans cette merde pour voir jusqu'où on est embourbés.
-Dean, tu sais que ça finit toujours mal quand tu te mêles de choses qui ne sont pas tes affaires.
-Que veux-tu, j'aime les ennuis et ces petits risques. Ça me change d'embêter les prisonniers. La plupart ne réagissent plus vraiment, il n'y a aucun intérêt.
-Pourtant le Yankee nous cause encore des ennuis. Avant-hier encore, il a tenté de piquer l'arme d'un des SS qui surveillaient l'usine. Résultat il s'est pris une crosse dans la mâchoire et a fini écrasé par terre, après avoir tout de même arraché l'arme des mains d'un garde et mis au tapis deux de ses collègues. Alors qu'il est encore blessé. Et il observe. Il observe les dimensions du camp, les ouvertures, les rainures d'enceinte, l'épaisseur du grillage, le passage des lumières des miradores le soir. Il faut faire attention avec lui, il nous cache des choses et peut bien réussir à se jouer un peu de nous.
Un silence s'installe dans la pièce. Dean réfléchit, Sam toujours debout devant le bureau, dominant son ainé de toute sa hauteur. Novak risque de poser problème avec le temps, il faudrait qu'ils reçoivent assez vite des ordres pour son cas, sinon ils s'en occuperont eux-mêmes. Si Novak sait des choses, ce n'est rien de bien important, même s'il est caporal, il n'a pas été mis au courant des plans de ses supérieurs à part sa petite mission de vider ce camp.
-Envoie le dans mon bureau, je vais avoir une petite conversation avec lui.
Sam acquiesce et sort du bureau en fermant doucement la porte, la poignée semblant bouger toute seule. La journée ne sera pas si ennuyante que ça en fait !
Castiel traverse la cour au pas de course, faisant voler un nuage de poussière derrière lui. Il vient de récupérer un message de Gabriel et se dépêche de trouver un endroit sécurisé pour le lire, même si de toutes façons personne ne comprendrait ce qu'il y a de noté. Le message est codé en enochien, la langue des anges.
Castiel l'a apprise aux hommes sous ses ordres pour coder toutes leurs conversations. Une fois à l'ombre d'un baraquement, Novak déplie soigneusement la feuille couverte de symboles.
Hélas, à peine le temps d'entrevoir une phrase et son prénom que quelqu'un surgit derrière lui. Il peste et enfonce le message dans une des poches de son pantalon avant de se retourner.
-Balthazar ? Qu'est-ce que tu fais là ?
-Y a le Winchester, celui qui s'occupe des baraquements et qui nous a engueulés la dernière fois, il te cherche. Et vu comment tu es parti à l'autre bout du camp, je me suis dit que tu faisais quelque chose qui risquerait de pas plaire au Winchester si tu te faisais prendre. Et suis donc venu te prévenir.
-Merci. Où est-il que j'y aille avant qu'il ne fouille tout le baraquement ?
-À l'Appelplatz.
Un hochement de tête plus tard, Castiel se trouve à l'endroit indiqué. Sam attend au centre de la place, les bras croisés, tournant la tête en tout sens pour trouver Novak du regard.
D'ici, on voit tous les baraquements et les différents bâtiments, c'est donc le meilleur endroit pour chercher quelqu'un qui est censé rester dans son périmètre de travail. Ce que Castiel n'a bien évidement pas fait.
-Alors Sam, vous me cherchiez ?
-Effectivement. Le kommandant vous attend dans son bureau pour une petite discussion. Sam se tourne vers les deux SS qui l'accompagnent. Ils vous accompagneront.
-Je connais le chemin maintenant. Même si je ne pourrais pas le faire les yeux fermés comme pour celui du revier ; mais ça n'empêche que je peux me débrouiller tout seul.
-Vous n'avez pas le choix. Vous êtes prisonnier ici Novak, vous n'êtes rien ne l'oubliez pas. Je vous l'ai déjà dit il y a peu si je me souviens bien. Ils vous accompagneront puis retourneront à leur poste, pas de négociations.
D'un signe de tête de sa part, les deux soldats s'avancent vers Castiel et l'attrapent par les bras avant de se diriger rapidement vers le bureau de Dean, Castiel se retenant de lancer une belle insulte au Winchester, serrant la mâchoire.
Une fois devant le bureau, un des gardes frappe plusieurs fois contre la porte puis attend le signal du commandant pour pouvoir ouvrir celle-ci, ce qu'il fait dans la minute.
Castiel est poussé dans le bureau et la porte se referme lentement derrière lui sans lui laisser une chance d'échappatoire. Le voilà enfermé pour une petite discussion avec le commandant. Tout à fait plaisant.
-Te voilà enfin Novak. Mon frère semble avoir eu du mal à te trouver. Que manigançais-tu encore ?
Le silence lui répond. Dean soupire et croise ses mains avant de poser sa tête dessus. Toujours pas bavard celui-là.
Le commandant fixe intensément Castiel dans les yeux, ce dernier ne détournant pas son regard océan et restant droit comme un piquet, le torse se soulevant lentement, alerte à chaque geste de Dean.
Peur que ce soit ta dernière heure mon soldat ? Dean sourit, amusé de son comportement. Il adore jouer avec les gens de cette manière.
Par contre, ce qu'il n'aime pas, c'est ce regard hypnotisant qui ne le quitte pas. Il faut qu'il fasse quelque chose pour pouvoir arrêter de le fixer sans que cela semble volontaire.
Il hausse des épaules et pose ses pieds lourdement sur son bureau en croisant ses jambes au niveau des chevilles. Novak détourne le regard vers le mouvement que les jambes ont fait, mission réussie.
Maintenant, il faut reprendre là où la discussion s'est stoppée.
-Bon, il semblerait que tu ne veuilles pas répondre à cette question, tant pis, passons. Ah, et je voulais te dire que de toute façon, je t'observe. Depuis le début. Jour après jour, heure après heure mon ange. Tu ne peux pas te cacher d'un démon.
-Je…
-Alors comment cela se passe-t-il au camp ? tu t'ais fait de nouveaux amis ?
Ton ironique. Nouveau silence. De un, Castiel ne veut pas répondre et de deux, il est légèrement paralysé à l'idée que Dean puisse savoir pour les lettres que lui fait passer Gabriel. La boule de papier couverte de symboles pèse dans sa poche.
-Tsss ! Ce n'est pas que ça me gêne forcement de faire la conversation tout seul… Enfin si ça me soule mais voilà. Il semblerait que la marionnette qui se tient un peu trop comme un poteau électrique devant moi ne veut pas ouvrir sa petite bouche en bois. Vous êtes vraiment tous pareil vous les Yankees. Bornés comme pas possible et fier de votre patrie comme si c'était votre femme ou votre enfant ! Je ne comprends même pas pourquoi je prends tant de soin à m'occuper de ce camp… Un balayage serait tellement plus facile, et je n'aurais plus besoin de voir vos putain de têtes de squelette. Plus besoin de m'épuiser à garder mon autorité, à empêcher ce camp de couler, plus besoin d'essayer de rendre un père fier de son fils puisque de toutes façons, il s'en fout pas mal de moi !
Un verre tombe contre le sol dans un fracas en explosant, Dean frappe violement du poing contre son bureau, tentant d'étouffer sa soudaine colère, la présence de Castiel oubliée.
-Tu voudrais nous voir tous mort ? Nos corps se convulsant sous les balles tirées par tes soldats ou sous le ziglon B, c'est ça ? Nos yeux déjà vides, noirs comme la nuit, remplie des monstres qui te poursuivent ? Arriverais-tu à nous regarder dans les yeux en nous envoyant à la mort ? Arriverais-tu à voir partir les enfants sans ciller ?!
Dean relève la tête, surpris par la présence de Castiel, du fait qu'il se soit décidé à parler et du ton si grave, rauque de sa voix.
Le soldat a les poings serrés, ses bras tremblant sous la force qu'il met à se contrôler. Il a la mâchoire close et ses yeux ont pris une teinte de mer déchainée. Son aura respire la rage bien plus puissamment que celle de Dean, faisant des éclats bleus iceberg autour de lui alors que celle de Dean ressemble à un nuage de suie, son centre rougeoyant coupé par quelques éclats verts.
Suite aux paroles de Castiel, Dean s'affaisse sur lui-même, ses épaules retombant comme supportant une réalité trop lourde pour lui.
-Les enfants… Je…Je m'excuse… Il se passe une main sur le visage et tourne son fauteuil vers sa baie vitrée pour tenter d'apercevoir l'emplacement des enfants. Oublie ce que j'ai dit, veux-tu ? Pour moi, c'est déjà le passé. Il sort d'un de ses tiroirs une bouteille d'alcool et en vide presque la moitié en une fois avant de la ranger de nouveau à sa place.
-Et pour oublier plus rapidement, on fait passer tout ça en buvant, c'est ça ? Magnifique.
-Je n'ai pas besoin de t'entendre me réprimander. Je décide moi-même de ce qui est bon ou non pour moi.
-Je vois. Tu es… Impulsif en plus.
-Il se pourrait bien oui. Mais ce ne sont pas tes affaires. La seule chose à savoir c'est que je ne suis pas un monstre comme Kramer. Même moi ce type il me fait froid dans le dos. J'ai senti ta comparaison dans le ton de ta voix.
Les deux se détendent même si Castiel reste toujours sur ses gardes ; on ne sait jamais avec l'autre impulsif.
-Pourquoi t'es-tu lancé dans le nazisme, grand kommandantur ? Que t'est-il arrivé pour que tu détestes autant les Yankees comme tu nous appelles ?
-Un des vôtres a assassiné un membre de ma famille, seulement parce qu'elle était allemande et que l'on vivait en Allemagne pendant la première guerre. Il a fait brûler notre maison en pleine nuit et il a tenté d'enlever Sam qui n'était qu'un bébé à l'époque. Ma mère a tenté de l'en empêcher et elle a réussi à sauver Sammy ; mais pas elle-même.
-Un Américain aurait tué un membre de ta famille ? Et donc tu as décidé de te mettre à nous haïr et à devenir nazi ? Okay d'accord ! C'est pas un peu excessif ça ?
-Azazel était une ordure et vous êtes tous comme lui.
-Azazel ? Ted Evans, le mercenaire aux yeux jaune qui était un peu timbré ? C'est sûr que si tu nous compares à ce type, tu ne dois pas avoir une très belle image de notre pays. Ce type était un psychopathe Dean. Il est mort, il a fini sur la chaise électrique. J'étais même là le jour de son exécution. Tu dois vraiment être très naïf pour croire qu'une si grande nation ressemble à un seul homme et pour avoir cru aussi fermement à un père qui semble ne pas réellement t'apprécier. Tsss…Bon exemple d'un chef nazi que tu me montres. Maintenant que nous en avons fini, je vais retourner avec les autres.
Castiel tourne des talons et se dirige vers la porte d'entrée lorsque qu'une ombre passe rapidement devant lui et le plaque contre le mur près de ladite porte. Dean tient son visage à quelques centimètres de celui du soldat.
-Je sais que ça ne fait pas longtemps que tu es là, korporal, mais par rapport aux autres, tu possèdes cette lumière de défi, d'arrogance pure mais aussi de bonté d'âme prête à se sacrifier. Ne préparerais-tu pas quelque chose par hasard ? Tu me tiens tête, ne souhaites t'incliner en aucun cas fier soldat. Dean se rapproche plus de Castiel, la main passant sur sa joue. Il rapproche ses lèvres de son oreille, sa joue gauche frôlant la joue blessée de Castiel. Et tu sais quoi ? C'est… Intéressant. Dit-il dans un murmure. La respiration du soldat se bloque, il ne bouge plus, les yeux légèrement écarquillés du subit changement de caractère de Dean et ne pouvant voir le sourire sur les lèvres du commandant. Une petite douleur fait grimacer le caporal, une sensation froide et légèrement gluante vint la recouvrir, Dean lui léchant le lobe de l'oreille lentement. Grisant. Cas, Cas, Cas. Tu es perturbant.
Un rire murmuré secoue les épaules de Dean. Cas… Ce petit surnom fait illogiquement sourire Castiel qui se détend légèrement. Puis flash, retour à la réalité. Où il est, avec qui, ce qu'il se passe.
En deux secondes, la situation est analysée et Castiel panique un peu, un filet de sueur coulant le long de sa tempe, son cœur battant la chamade.
Il attrape rapidement Dean par les épaules et tout aussi vite, ne prenant pas le temps de lire la surprise sur le visage de l'autre, le plaque contre le mur à sa place et s'éloigne d'une vingtaine de centimètres. Effarés tous les deux. Ils jouent avec le feu.
Soudainement, Castiel change radicalement voyant que Dean ne peut bouger. Il resserre sa poigne sur la veste que Dean avait réenfilée plus tôt, un sourire carnassier apparaissant sur son visage. Il se rapproche et embrasse doucement le commandant sur la bouche, lui mordillant la lèvre inférieur sous le regard d'un Winchester ahuri par la tournure qu'a pris les événements.
-Moi aussi je peux jouer Dean. Maintenant je m'en vais. Ne me retiens pas, ou sinon je t'envoie mon poing dans la figure et là ça risque de te faire mal. Chose que tu mériteras amplement. Donc sssshhhh…
Castiel embrasse une dernière fois le commandant avec un sourire joueur puis le repousse à nouveau fortement contre le mur, froissant son uniforme pour appuyer ses propos.
Un sourire nait sur le visage du brun qui passe lentement sa langue sur ses lèvres. Cas fixe ces dernières puis cligne rapidement des yeux avant d'ouvrir rapidement la porte et de sortir.
Dean se penche par l'embrasure de la porte et le regarde s'éloigner, son sourire toujours sur les lèvres. Il replace rapidement sa cravate et repasse les plis de sa chemise du plat de la main avant de fermer sa porte. Il ne sait pas ce qui lui a pris lorsque Cas a voulu partir, ni la réaction du soldat avant qu'il ne prenne la poudre d'escampette mais il en est satisfait. Il a pu étudier une autre facette du soldat et cela l'a énormément amusé.
Cas… Un petit surnom qu'il a dit tout naturellement. Son cœur fait illogiquement un bond dans sa poitrine en entendant ce surnom qu'il se murmure pour lui-même.
Un nouveau sourire apparaît, plein de… De douceur ?! Comment est-ce possible ?! Le grand Dean Winchester, chef d'un camp de concentration et redouté par toutes personnes dudit camp, sourit avec douceur ?? Étonnant.
Il semblerait qu'il y a des changements qui s'annoncent.
Verstanden : compris
Je vous l'avais dit, nos deux chouchous commencent enfin à se rapprocher ! ;) Et cela va continuer dans comme ça .A dimanche prochains chers lecteurs !
