Saving Edward
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…
Et je vous remercie vivement pour toutes vos reviews! On a dépassé les cent, c'est merveilleux! Je suis super contente, je n'imaginais pas rallier autant de monde...
Sinon, pour la suite, je ne vous promets pas qu'elle va arriver demain soir, mais j'ai bon espoir pour jeudi soir. Ce n'est pas tant la longueur du chapitre 10, mais il est un peu plus complexe, et même s'il fait un temps de chien ici, je n'aurais certainement pas trop le temps de traduire, puisque mon frère et ma belle-soeur sont venus nous rendre visite...
Bref, en gros, la suite, c'est pour jeudi soir.
Donc je réitère un grand MERCI pour tous les reviewers, fidèles ou occasionnels, et je vous souhaite une bonne lecture. Et si quiconque a une remarque à me faire, un truc à corriger, à améliorer, qu'il n'hésite pas! Même sur les chapitres déjà publiés... Et encore merci à CLoO : j'ai fait une erreur à la fin du chapitre précédent : au lieu d'écrire "ouvrir", j'ai écris "fermer". Donc, voilà, c'est modifié! Encore merci.
Chapitre 9 : Family
Emmett POV
Je ne pouvais pas croire qu'Edward avait fait ça !
Comment pouvait-il raconter ça à quelqu'un ? Quelqu'un qu'il connaissait à peine, alors qu'il ne nous l'avait même pas dit ! A nous sa propre famille !
Je ne sais pas si je serai capable d'en supporter plus, songeai-je, en faisant les cent pas dans ma chambre, essayant de me calmer. Ça ne fonctionna pas.
Je n'arrivais pas à me retirer de l'esprit que tout le lycée allait être au courant qu'Edward se mutilait. La nouvelle ferait le tour avant la fin de la semaine. J'en étais persuadé. Je n'étais pas inquiet à propos de notre « réputation ». Nous n'en avions pas réellement une. Nous étions juste les nouveaux. Je m'inquiétais pour Edward. Je ne préférais même pas penser à ce qu'il serait capable de se faire si tout le lycée découvrait ça. Et en plus, ce serait uniquement de sa faute. Quelle importance qu'elle ait vu le bandage ! Il aurait pu mentir putain ! Il l'avait déjà fait bien assez souvent.
Et ce boulet n'était même pas capable de lui mentir ! Il avait réussi à nous mentir pendant Dieu sait combien de temps !
Putain, pourquoi est-ce qu'il était incapable de comprendre qu'il avait besoin d'aide et qu'il devait aller à l'hôpital !
Je n'aimais pas le voir s'infliger tout ça. Il n'était peut-être pas mon frère biologique, mais je l'aimais comme mon frère. Bon Dieu, je l'aime ! pensai-je. Et c'était pour ça que ça faisait tant de mal de le voir se détruire ainsi.
J'entendis un moteur bruyant approchait, puis s'arrêter, et je sus que la fille était arrivée. Je ne voulais pas descendre et me présenter, car je ne voulais pas risquer de mettre les pieds dans le plat. Il avait dit qu'elle ne savait rien de ses problèmes alimentaires. Je le croyais, mais je savais que si je descendais, je lâcherai sûrement un truc qui la mettrait sur la voie.
Ce qui ne serait pas très étonnant de ma part.
Je ne pouvais pas regarder Edward. Je ne pouvais rester là, à le regarder. C'était comme si je le voyais dépérir sous mes yeux. Parce que c'est ce qui se passe ! Je me donnai une claque mentale. Il ne mange presque rien ! Pas étonnant qu'il en soit là !
En pensant à ça, je réalisais que je n'avais pas vu Edward manger quoique ce soit depuis longtemps. En fait, je n'arrivais même pas à me souvenir de la dernière fois où il l'avait fait. Ça faisait certainement parti de sa comédie ! songeai-je amèrement. Parce que c'était ça, avec Edward. Tout n'était que comédie. Pour être honnête, il était devenu un putain de bon menteur.
Lorsqu'il était encore à l'hôpital, Carlisle nous avait appris ce qui se passait. Il avait dit que les résultats des examens d'Edward indiquaient qu'il était sévèrement amaigri et sous-alimenté. C'était comme s'il n'avait pas réellement mangé depuis des mois. Ce qui était certainement le cas. Carlisle avait ajouté que ses examens paraissaient être ceux qu'un enfant africain affamé, et pas d'un adolescent de dix-sept ans, d'une famille de classe moyenne des Etats-Unis !
Lorsque j'entendis la camionnette démarrer et s'éloigner sur le chemin, je sus que la partenaire de bio d'Edward était partie. Peu après, Esmé annonça que le dîner était prêt. Je me demande s'il va manger quelque chose ce soir. Il ne l'a pas fait les trois derniers jours, à quoi bon l'espérer ? Parce que c'était tout ce que je voulais. Je voulais qu'Edward mange. Je voulais qu'il se "rétablisse", comme avait dit Carlisle, lorsqu'il nous avait parlé.
Je voulais que mon frère revienne.
Je croisai Edward dans les escaliers. Il paraissait si maigre et si fragile, je me demandai comment il faisait pour rester debout. Ça doit demander beaucoup d'effort. Je m'arrêtai au bas des escaliers, et me tournai vers lui.
- Tu ne nous honores même pas de ta présence ? demandai-je, avec plus de sarcasme que je ne l'aurais souhaité.
Il ne se retourna même pas, et gravit les dernières marches. Je soupirai et me traînai jusqu'à la salle à manger.
- Emmett, me morigéna Carlisle, d'un œil réprobateur. C'était inutile. Je sais que tu es inquiet. Bon Dieu, nous le sommes tous !
Je le dévisageai, à moitié en colère, et à moitié surpris. Carlisle ne jurait jamais, même pas un peu.
- Mais nous devons penser à Edward. Nous ne voulons pas lui faire de la peine.
- « Nous devons penser à Edward» !? , répétai-je.
Je ne voulais pas m'énerver contre Carlisle, mais les mots s'échappèrent avant que je puisse les arrêter.
- Tu crois vraiment qu'il pense à nous !? IL NE PENSE PAS A NOUS !!! POURQUOI EST-CE QU'ON DEVRAIT SE SOUCIER DE LUI !? IL NE PENSE QU'A LUI ! IL SE FICHE DE NOUS FAIRE DU MAL !!!
Sans m'en rendre compte, je m'étais mis à crier. Ce n'était pas mon intention, mais j'étais tellement en colère, de la manière dont il traitait notre famille que je ne pouvais pas m'en empêcher. Sans vraiment le vouloir, je saisi l'assiette qu'Esmé a mis à la place d'Edward, et je l'envoyai valser au sol.
- TU CROIS VRAIMENT QU'IL VA EN AVOIR BESOIN ?
- Emmett, CALME-TOI !
C'était Jasper qui répondait à mon accès de rage.
- Tu oublies qu'Edward est vraiment très fragile en ce moment. Tu te rappelles ce qu'il a fait après ce que tu lui as dis, hier !? Tout ce que tu feras tant que tu es dans cet état n'aidera pas Emmett !
- Jasper a raison, Emmett, intervint Carlisle. Calme-toi, et je pense qu'alors, nous pourrions tous ensemble, avec Edward, discuter de ce qu'on va faire.
Il regarda Esmé, qui se tourna vers lui et acquiesça.
- De ce qu'on va faire ? raillai-je.
Je pouvais rester plus longtemps dans cette pièce, avec eux. Mon petit frère était en train de se tuer, et c'était comme s'ils s'en fichaient !
Je retournai dans le salon, et remarquai un sac, sur la table du salon.
Sachant exactement ce qu'il y avait à l'intérieur, je le pris et me ruai dans les escaliers avant qu'aucun d'eux n'ait eu le temps de m'arrêter. J'arrivai face à la porte d'Edward, et je l'ouvris sans même prendre la peine de frapper.
Il était allongé sur son lit, écoutant son Ipod. Si je ne voyais pas son torse monter et s'abaisser au rythme de sa respiration, j'aurais pu penser qu'il était mort. Putain, un cadavre aurait meilleure mine, songeai-je tristement.
Je réalisai alors que des larmes coulaient le long de mes joues. Je ne pris pas la peine de les essuyer. Je voulais qu'Edward combien j'étais bouleversé, peut-être qu'alors, il prendrait les choses un peu plus au sérieux.
Après un moment, Edward ouvrit lentement les yeux. Il tourna la tête vers moi, et commença à s'asseoir doucement. Il éteignit son Ipod, et retira ses écouteurs avant d'être complètement redressé.
- Emmett, dit-il prudemment. Qu'est-ce que tu fais ?
Je ne lui répondis pas. En le voyant, je ne pouvais pas parler. J'agrippai le sac encore plus fort, et m'avançai lentement dans sa chambre, secouant la tête dans tous les sens, les larmes dévalant toujours mes joues. Je ne les essuyais toujours pas lorsque les yeux d'Edward quittèrent mon visage pour se poser sur le sac que je tenais dans mes mains, avant de revenir vers moi.
La réalisation envahit ses traits.
- Emmett, geignit-il.
La peur était perceptible dans son ton, alors qu'il réalisait ce que j'allais faire.
- Ne fais pas ça.
Carlisle POV
Je pensais que c'était une bonne chose qu'Edward commence à établir quelques relations autour de lui. Même si c'était seulement pour un projet de biologie, je savais que ce serait bon pour lui.
Je n'étais pas convaincu que ce soit une bonne idée qu'il lui ait parlé de l'automutilation. Cependant, j'étais fier de lui, et je le croyais lorsqu'il disait qu'il était persuadé qu'elle ne dirait rien. Qu'Emmett commence à s'énerver et refuse de rencontrer cette fille n'aidait pas. Mais bien que je ne le dirai pas, j'étais très fier d'Edward. C'était courageux de sa part d'avouer ça.
Cette fille, Bella – je trouvais son nom charmant -, elle paraissait gentille, et j'étais content qu'elle soit la partenaire d'Edward pour son projet.
Une fois qu'elle fut partie, Esmé nous appela pour le dîner. Edward ne resta pas. Il monta à l'étage, ne désirant apparemment pas prendre parti à la comédie que nous jouions tous en voulant prétendre que tout allait bien. J'entendis Emmett descendre les escaliers.
- Tu ne nous honores même pas de ta présence ? lança-t-il à Edward.
Nous n'avions pas besoin de ça. Pas besoin d'une réminiscence de la soirée d'hier, qui, d'après ce que j'avais cru comprendre, avait été agitée, et c'était terminée avec mon intervention pour mettre un bandage au bras d'Edward, alors qu'il dormait.
- Emmett, le réprimandai-je, espérant que mon visage reflétait mon ton désapprobateur. C'était inutile. Je sais que tu es inquiet. Bon Dieu, nous le sommes tous !
Il me dévisagea, son expression valsant entre la colère et la surprise. Je détestai blasphémer, même un tant soit peu, mais je savais que la situation le requerrait.
- Mais nous devons penser à Edward. Nous ne voulons pas lui faire de la peine.
- « Nous devons penser à Edward !? », répétai-je.
Je savais que ce n'était pas après moi qu'il en avait. C'était à Edward qu'il en voulait. Tout tournait autour de mon fils adoptif, et cette situation nous touchait tous. Je savais que nous devrions agir très bientôt, avant qu'il ne soit trop tard.
- Tu crois vraiment qu'il pense à nous !? IL NE PENSE PAS A NOUS !!! POURQUOI EST-CE QU'ON DEVRAIT SE SOUCIER DE LUI !? IL NE PENSE QU'A LUI ! IL SE FICHE DE NOUS FAIRE DU MAL !!!
Tout à coup, un bruyant fracas me tira des inquiétudes qui me vrillaient l'esprit. Emmett avait pris l'assiette qu'Esmé avait mise à la place qui revenait d'habitude à Edward, et l'avait envoyé valdinguer au sol.
- TU CROIS VRAIMENT QU'IL VA EN AVOIR BESOIN ?
- Emmett, CALME-TOI ! s'écria Jasper, répondant à son soudain accès de rage. Tu oublies qu'Edward est vraiment très fragile en ce moment. Tu te rappelles ce qu'il a fait après ce que tu lui as dis, hier !? Tout ce que tu feras tant que tu es dans cet état n'aidera pas Emmett !
- Jasper a raison, Emmett, intervins-je calmement, essayant de faire entendre raison à Emmett, bien que je sache qu'il n'y pas grand-chose à faire lorsqu'il était dans cet état. Calme-toi, et je pense qu'alors, nous pourrions tous ensemble, avec Edward, discuter de ce qu'on va faire.
Je me tournai vers Esmé, dont les traits reflétaient l'angoisse et la peur qu'elle ressentait pour Edward. Elle acquiesça, les larmes emplissant ses yeux, sachant que je ferais ce qu'il faudrait le plus tôt possible.
- De ce qu'on va faire ? railla Emmett.
Il se détourna alors et quitta la pièce. Aucun de nous n'était plus d'humeur à manger. Je n'avais plus faim, et je doutais que les enfants veulent manger après le coup d'éclat d'Emmett. Regardant tour à tour le reste de ma famille, je discernai toute leur angoisse et leur tristesse.
Des larmes silencieuses coulaient le long des joues de Rosalie, ruinant le maquillage qu'elle mettait tant de temps à mettre le matin.
- Papa, dit-elle, d'une voix à peine plus élevée qu'un murmure, que va-t-il arriver à Edward ?
Je dévisageai ma femme, et mes enfants, qui me regardait tous, espérant que je puisse répondre à cette question. Je secouai la tête.
- Je ne sais pas, Rose.
Ses larmes redoublèrent. Je remarquai qu'Alice pleurait également, et les yeux de Jasper brillaient, et son visage exprimait une profonde inquiétude et une extrême frayeur.
- Je ne sais pas.
Je voulais leur dire que tout irait bien. Qu'Edward irait mieux, mais je ne croyais pas que c'était vrai. Je l'ignorai totalement.
Jasper quitta la pièce, probablement pour aller voir si Emmett allait bien. Il revint, la confusion envahissant son visage.
- Est-ce que quelqu'un a bougé le sac sur la table du salon ? demanda-t-il.
Nous le regardâmes tous, troublés. Les filles secouèrent la tête.
- Non, répondit Esmé.
Je niai.
- Il n'y est plus.
Je compris.
- EMMETT!!!! criai-je, me ruant à l'étage, dans la chambre d'Edward, où, sans aucun doute, se trouverait Emmett. ARRÊTE !
NON !!!!!! me hurla ma conscience. NON !!!
review...?
