Une première fois commune

Nellie se réveilla avec la main attentionnée de Toby dans le bas de son dos nu. Elle sourit et se leva doucement. Elle prit aussitôt une décision qu'elle allait probablement regrettée plus tard; elle n'ouvrait pas aujourd'hui. La femme voulait prendre son temps avec Toby pour être sûre et certaine que tout serait parfait entre eux.

La cuisinière revêtit alors ses plus beaux sous-vêtements de satin, ainsi que tous ce qui allait avec…Une robe d'un noir profond, rehaussée par des lacets arrière d'un rouge sanglant. Elle y ajouta un pendentif en cœur rouge assortit aux lacets, laça ses bottines et sortit du magasin avertir M. Todd que son fils et elle prenait une journée de congé bien méritée.

Son fils…Elle devrait arrêter de l'appeler de cette façon! Après tout, n'allait-elle pas faire l'amour avec lui ce soir? Seulement en y pensant, elle ressentit dans son ventre d'agréables petits tourbillons. C'était comme si des centaines de petites coccinelles la chatouillaient, de l'intérieur. Mme Lovett se sentait un peu nerveuse, bien sûr! Ce n'était pas rien, être plus vieille que l'homme avec qui elle partagerait un moment si merveilleux…Son plus grand désir serait qu'il apprécie…Elle n'avait plus 16 ans, elle se savait jolie, mais de là à plaire à un jeune homme de son âge, non.

Elle arrêta immédiatement ses pensées et questionnement car ses pas l'avait menée, à son insu, à la porte du barbier. Nellie entra, comme d'habitude, sans frapper. Il était ENCORE assit sur sa chaise de barbier et regardait l'un de ses chers amis…Stupides rasoirs!, elle ne cessait de penser.

- Monsieur T?, annonça Mme Lovett. Je suis seulement venue vous dire que je…euh qu'on prenait notre journée. Donc si vous voulez tuer des gens, il va falloir les dépecer vous-mêmes, je ne veux pas perdre la viande.

- Taisez-vous et laissez moi, femme stupide., grogna Sweeney en ne lui jetant même pas l'habituel regard meurtrier qu'elle méritait. Et de toute façon, qu'est-ce que vous avez d'autre à faire que me pourrir la vie et cuisiner?

- Faire l'amour!, hurla Madame Lovett en claquant la porte violemment.

Elle descendit les marches rageusement et couru dans son magasin. Elle entra dans la chambre en faisait trop de bruit, ce qui réveilla malheureusement le garçon qui dormait encore paisiblement dans le lit chaud et confortable de Mme Lovett.

- Qu'est-ce qui se passe?, demanda Toby d'une voix endormit en se levant pour se planter devant la femme enragée.

- Monsieur T…Il m'enrage!

- Bon alors reposez vous pour…être en forme ce soir, je m'occupe du magasin. Mais si vous n'êtes pas prête je peux vous attendre!

- J'ai décidée de fermer aujourd'hui, mon chéri. Pour qu'on prenne notre temps…

Il la serra contre lui et embrassa légèrement son front…

- J'espère que tous iras bien…, murmura le garçon.

- Je ferais tout pour ton confort., répliqua Mme Lovett en collant sa tête contre le torse de Toby.

- Bon! Tu viens? Je vais préparer à déjeuner! Tu dois mourir de faim!

- J'ai seulement faim de vous…

La femme rougit mais répliqua quand même…

- Allons, Toby! Ne dit pas de sottises! Je suis trop vieille pour être désirée par un jeune homme de ton âge!

- C'est ce qu'on verra…

La journée passa extrêmement vite. Beaucoup trop vite, pensait Nellie en nettoyant le comptoir, salit de la farine qu'elle avait utilisée plus tôt pour leur faire un petit souper bien tranquille, en tête à tête. Monsieur Todd ne c'était pas manifesté, de toute évidence, il avait tué beaucoup, car la cuisinière vit plusieurs hommes monter sans revenir du salon de barbier… Mais bon, elle s'en occuperait demain, ou encore elle perdrait la viande. Elle s'en fichait! Pour le moment, tous ce qui lui importait; Toby.

Vers 21 heures, il reposait sur le divan, en la regardant avec envie. Elle se planta devant lui et lui dit d'une voix où l'ont pouvait très facilement lire la peur…

- Suis-moi.

Elle l'entraîna dans sa chambre et ferma la porte au moment où son futur amant la passa…

- Tu es toujours sûr de toi?

- Plus que jamais, Madame Lovett.

- Bien…Alors fait tout ce que tu veux, je suis là pour toi, mon chéri. Fait seulement attention s'il-te-plait, je suis plutôt sensible…

- Ne vous inquiétez surtout pas! Mais…je commence par quoi?, interrogea Toby, le regard peiné.

- Déshabille-moi!

- Pardon?

- Attends, je vais te montrer…

Nellie s'approcha d'un pas nerveux de son fils, et enleva lentement la chemise qu'il portait en recouvrant son torse de petits baisers sensuels. Ses mains parcouraient sans difficultés les lignes de son corps, et baissèrent son pantalon en enlevant ses chaussures et chaussettes. Elle remonta sa bouche contre l'intérieur des cuisses du garçon, s'approcha dangereusement de son entre jambes mais…

- Sa suffit! Si vous voulez que je vous démontre mon amour avant de…enfin, arrêtez!

- Haaaaa! Les hommes!, dit-elle en se relevant tranquillement.

- À votre tour, ma belle Nellie…, chuchota Toby en capturant ses lèvres dans un baiser puissant et amoureux.

- Attends!, jappa la femme quand son fils toucha délicatement sa joue. Je veux seulement te dire que je suis heureuse d'être avec toi pour ma première fois…

- Votre première fois, mais…?

- Faire l'amour…Un grand mot hein? Mais il y a le mot amour dedans…Ce que les autres fois je n'ai jamais ressentit. Je suis tellement contente de le faire avec toi…

- Oh, Madame Lovett…

Il l'embrassa tout en se demandant si cet amour était réciproque… Il se rendit bien compte que oui lorsque celle-ci guida sa main jusqu'à son sein…

- Touche-moi… Goûte-moi…, murmura Nellie Lovett à l'oreille du garçon qui ne se fit pas prier…

Toby glissa sa main dans le dos de Mme Lovett et descendit par terre, pour finalement être agenouillé devant elle. Ses mains se promenaient le long d'une de ses jambes, descendant le bas long, remontant les jupes et embrassant chaque centimètre de la peau de la jambe droite de Nellie. Il fît de même avec la gauche, en enlevant les souliers par la suite.

Le garçon délaça la robe, le corset et la petite culotte, les faisant tombés au sol dans un bruissement de tissus doux. Elle était à présent complètement nue, Toby ne portait qu'un caleçon. Il la regarda avec des yeux ronds et la bouche ouverte, observant chaque détail de son corps. Les yeux de la cuisinière se remplirent de larmes à la vue du regard de son fils…

- Écoute Toby je…Je t'avais avertit que je n'avais plus 16 ans… Je sais que mon corps n'est pas…enfin. Laisse moi, va t-en. Je ne t'en veux pas, je m'y attendais.

- Vous êtes…magnifique…

Ce que Nellie avait au départ pris pour du dégoût s'avéra plutôt être une admiration sans bornes. Le jeune homme la regarda et enfouit sa tête entre les seins de Madame Lovett qui gémit lorsque la bouche tendre atterrit sur l'un de ses mamelons dressé. Caressant d'abord les contours du sein moelleux, Toby embrassa ensuite la chair molle et douce qui se trouvait entre les deux…

- Toby, je…pourrais passée la nuit à me faire embrasser les seins mais pour toi ce n'est…ahhh…pas l'idéal. Lève-toi…

Il embrassa une dernière fois le milieu du sein droit, et se releva en la regardant avec amour… D'un mouvement de doigt habile, Nellie enleva le caleçon de son fils. Ce dernier rougit en dévoilant le sexe long et effilé, déjà dressé.

Elle se coucha sur le lit, ouvrit ses cuisses et attendit. Il se pencha au dessus d'elle quelques instants plus tard, appuyant ses mains proches du visage de sa belle…

- Va-y…, chuchota Mme Lovett.

Toby pénétra violemment en elle, les larmes de douleur et le cri de souffrance explosèrent en même temps, venant bien sûr de Nellie. Les larmes ne cessaient de couler et le garçon se retira lentement en se confondant en excuses…

- Je suis désolé Madame Lovett! Je…je me disais que en y allant d'un seul coup…

Il se pencha sur elle, leur visage près l'un de l'autre. Elle enterra sa tête dans l'épaule du jeune homme, les larmes tièdes coulant sur son cou…

- Oh Mon Dieu… Je…je…

- Ce n'est pas grave, ce n'est pas grave… Tu ne savais pas, mon chéri…, chuchota la femme dans un murmure à peine audible. Va-y un peu plus doucement, tu veux?

- Je vous promets…

Il pénétra en elle de nouveau, beaucoup plus délicatement. Quand il sentit son sexe se resserré sur le sien, il s'arrêtait et attendait. Il commença alors un lent mouvement de va et viens qui fit gémir la femme, de plaisir, cette fois. Tout en continuant, il embrassait les lèvres de Nellie avec une douceur peu commune. Une douceur dans laquelle se lisait amour et passion. Au bout d'un certain moment, il sentit les jambes de la cuisinière s'agripper à ses hanches, son corps montant de plus en plus haut, en redescendant après. Son corps était devenu chaud et plutôt moelleux. Il éjacula en elle, se retira et embrassa tendrement le sexe meurtrit de la femme. Sa langue se faufila facilement entre les longs poils soyeux et bouclés, pour se trouver une place au fin fond du sexe de Mme Lovett. La langue tournoyait et se perdait dans toutes les nouvelles saveurs délicieuses que lui apportait la chair tendre.

Nellie respirait bruyamment, sa poitrine se soulevait régulièrement, mais de plus en plus haut. Toby ressortit sa langue, embrassa une dernière fois le haut de son sexe, puis se coucha aux côtés de la femme qui lui avait fait l'amour pour une première fois…

- Je voulais tellement que tout soit parfait pour votre bonheur…Je m'étais dit que je serais délicat et j'ai échoué…Je m'excuse…

- Allons, Toby. J'ai déjà vécue pire., affirma la femme en se collant contre le torse accueillant. Mon mari me forçait à lui faire l'amour…Alors que toi, c'est différent. Bien que tu n'es sûrement pas satisfait de cette première fois je peux t'assurer que la prochaine fois, mes caresses se feront plus développées. Je voulais seulement que tu t'habitues…aux bases si on veut.

- La prochaine fois? Alors…vous m'aimez vraiment?

- Mais bien sûr, mon chéri. N'en doute plus une seule seconde…

- Et arrêtez de vous chercher des excuses. Cette première fois je m'en rappellerais toute ma vie. J'ai adoré être avec vous, bien que je me sens tellement mal de vous avoir heurtée.

- La douleur va passer très vite, ne t'inquiète pas…, chuchota Nellie. Par contre demain j'aurais peut-être de la misère à marcher…, ricana t-elle.

- Oh ne dites pas ça! Je me sentirais encore plus coupable!

Elle éclata d'un beau rire féminin et franc. Il plongea la tête en dessous des couvertures et chatouilla son ventre de ses deux mains. Elle hurla de rire en le suppliant d'arrêter…

- Arrête…!, s'esclaffa la cuisinière.

Il se releva et la regarda. Elle avait les yeux rieurs, la bouche redressée dans un énorme sourire et la poitrine haletante.

- Je vous aime…

- Moi aussi, Toby…

Il la serra dans ses bras et embrassa le dessus de sa tête en pensant avec enthousiasme qu'il tenait la femme qu'il aimait entre ses bras. Plusieurs rêvaient de cette belle dame aux courbes généreuses et aux airs maternels, mais c'était dans ses bras qu'elle se berçait, à présent…