Bonjour ou bonsoir.

Les fautes sont les miennes et je m'en excuse.

L'univers d'AC ne m'appartient pas, seulement le personnage de Zipporah.

Bonne lecture !


Zipporah.

Après une heure d'apprentissage à la lecture, le couple s'était mit au lit et cette fois-ci, Zipporah fit attention de s'endormir de son côté du lit. Elle ne fit pas de cauchemar - la calme respiration d'Altaïr à côté d'elle était relaxante - et à l'aube, elle était en pleine forme quand l'assassin la réveilla. Après un petit déjeuner copieux, le couple traversa la forteresse qui était déjà étonnamment en activité.

Descendant les escaliers, le couple avait croisé plusieurs personnes. "Paix et sérénité" les accompagnaient jusqu'à l'entré. Dehors, quelques assassins s'entrainaient déjà, certains aux tires à l'arc, d'autre à la lance, d'autre au corps à corps mais malgré tout ce bruit, Zipporah reconnut une voix. Elle s'arrêta pour en être sûr. Sa vision lui jouait des tours, elle vit une silhouette orange ou jaune entourée la personne, les autres qui étaient autour en bleu.

- Que t'arrive-t-il ? Lui demanda Altaïr.

- Je-je ne sais pas, chuchota la jeune femme. C'est comme si, j'avais trouvé une personne que je recherchais.

Elle regarda Altaïr à ses côtés, elle ne voyait plus son aura.

- C'est lui qui se demande si tu es vraiment l'une des nôtres ? Comprit instinctivement son mari.

- Euh... je pense, comment le sais-tu ?

- Parce que je le vois aussi, sourit simplement le jeune assassin. Attend moi ici.

Avant qu'elle ne put dire quoi que ce soit, Altaïr se dirigea déjà vers son frère et le plaqua contre la barrière qui séparait d'une chute sur la zone d'entrainement.

- Altaïr ! S'écria le petit oiseau.

Zipporah accourra vers son époux qui tenait à bout de bras son frère sur le rebord. Elle l'entendit lui dire enfin plutôt grognait :

- Présentes tes excuses à ma femme !

- Mais qu'est-ce que j'ai fait ?! Essaya de se défendre l'assassin. Je ne l'ai jamais croisé depuis votre arrivés !

- Ne fais pas l'imbécile avec moi ! Je sais que tu dis à qui veut l'entendre qu'elle n'est pas la fille de Yehoshu'a et que le maitre nous ment.

Zipporah reteint sa respiration, les autres qui essayaient de séparer Altaïr se reculèrent. Par culpabilité d'avoir cru à ses questionnements ou parce qu'ils pensaient que cela ne les regardaient pas, ils laissèrent les deux hommes s'expliquer, mais ils restèrent assez proches au cas ou cela s'envenimerait (ou pour entendre ce qui en était).

- Je ne disais pas cela comme une infirmation, je me pose juste des questions !

- Et c'est te poser des questions de reluquer les formes de ma femmes aussi ?!

Altaïr poussa un peu plus son frère sur la rempart, les pieds de ce dernier ne touchaient plus le sol mais il se retenait au bras d'Altaïr. Zipporah gênait comme jamais agrippa le bras de son mari pour l'empêcher de faire une bêtise.

- Je veux que tu présentes des excuses à Zipporah ! Elle souffre déjà beaucoup à cause de son agression, je n'ai pas envie que quand elle est chez elle, elle se sente menaçait par des cons en ton genre !

Le jeune assassin repoussa plus son frère sous les excuses et les supplices de ce dernier.

- D'accord ! Je m'excuse Zipporah, je ne vous regarderai plus et je ne vous calomnierai plus !

- J'accepte tes excuses, sourit Altaïr. Et toi aussi, ma chérie ?

- Euh... Oui moi aussi, balbutia Zipporah. Lâche-le, je t'en pris.

- Ah, tu as de la chance que ma femme vénère un Dieu, je t'aurais jeté par la plus haute tour du château pour t'apprendre une leçon.

Altaïr repoussa son frère à côté de lui qui s'écroula sous les yeux de ses autres frères qui le regardèrent de haut. Altaïr prit la main de Zipporah et l'emmena hors de la forteresse.

- Si les autres avaient des doutes sur notre amour, au moins là ils sont fixés.

Zipporah essaya de plaisanter mais elle était tellement gênée. Elle se revoyait à leur arrivés toute l'attention sur eux. Cela ne semblait pas gêné Altaïr de se retrouver au centre de l'agitation.

- Qui étais-ce ? Demanda-t-elle pour se rappeler de ne jamais plus croiser cet assassin après l'humiliante scène que son mari lui avait fait subir.

Altaïr soupira.

- Farim, l'un des meilleurs ami d'Abbas. J'aurais du m'en douter, grogna-t-il.

- Tu n'y es pour rien, Altaïr. Tu as défendu mon honneur et je t'en serais à jamais reconnaissante.

Zipporah s'était arrêtée pour lui sourire et le serra dans ses bras. Altaïr lui rendit son étreinte mais fut le premier à se séparer quand ils sentirent les gardes les regardaient du coins de l'œil.

- Allons-y, lui dit l'assassin enroulant son bras sous le sien. Jérusalem est vraiment loin d'ici... Et je ne t'ai jamais demandé si tu savais faire du cheval ?

Zipporah baissa les yeux rougissante. Son mari comprit se qu'elle ne disait pas et quand ils arrivèrent aux écuries, Altaïr demanda seulement son cheval. Installant sa femme en amazone, ils partirent au gallo sur les routes, laissant le village encore endormit derrière eux. Quand le cheval passa sous les arcs de pierre, Altaïr fit ralentir sa monture.

- Dès que nous le pourrons, je t'apprendrai à chevaucher, on voyagera plus rapidement si on a chacun son cheval. Et je t'apprendrai à te servir de ça aussi.

Altaïr, qui avait les bras autour de la jeune femme, mit les reines du cheval dans sa main gauche, fit un mouvement avec son poignet droit pour libérer une lame secrète sous un"chling". Zipporah se souvient de ce bruit si caractéristique. L'assassin referma sa main autour de la lame, elle prit la place de l'annulaire qui lui manquait. Elle n'avait jamais remarqué qu'il lui manquait ce doigts-la. Ni même qu'il portait une arme juste ici.

- Alors c'était donc cela que j'avais entendu à Acre, s'écria-t-elle.

Elle entendit Altaïr rire derrière elle, rangeant sa lame avec un autre mouvement ample du poignet.

- Cela s'appelle "la lame secrète". C'est un peu la signature des assassins.

- Comme la robe blanche et la capuche ? Demanda la jeune femme.

Les assassins avaient tellement d'attributs distinctives qu'elle se demandait comment ils faisaient pour ne pas se faire capturer facilement par leur ennemis.

- Aussi, sourit-il. Disons que la capuche et la lame secrète sont la signature des assassins.

Ils chevauchèrent quelques instants dans le calme, un joli levé de soleil les accompagna. Zipporah avait les yeux rivés sur le poignet droit de son mari, plus particulièrement sa main alors qu'il passait devant une grande tour.

- C'est en te servant de ta lame que tu as perdu ton doigt ? Demanda la jeune femme.

- Du tout, pour accéder au rang d'assassin confirmer, on doit se couper l'annulaire afin de porter la lame.

- Mais je ne suis pas un assassin et je le serais sans doute jamais, je n'ai donc pas le droit d'en porter une. Et les autres vont jaser si j'ai une arme aussi importante alors que je n'ai pas subit votre entrainement !

- Tu n'as pas tord, mais je serais plus rassuré de te savoir armée si on était séparés, au moins la lame secrète est une arme peu connu et facile à manier.

- Et... je dois me couper l'annulaire ?

- J'ai toujours pensé que c'était très... Primitif comme rituel. Nous coupés le doigts ne nous rendra pas plus fort, certains sont faible d'esprit et le resteront, un doigts en moins ne les rendront pas plus intelligents.

Zipporah réfléchit : même pour rassurer son époux, elle n'avait pas le courage de se couper l'annulaire pour porter une arme aussi importante. Mais surtout, elle trouvait cela injuste pour les jeunes apprenties qui devaient rêver de porter cette objet.

- Je continue à penser que ce n'est pas juste que je porte une lame secrète sans avoir subit votre entrainement.

- D'accord, je te comprend mais prend au moins ça.

Altaïr sortie une petite dague et la donna à sa femme.

- Tu pourra la cacher là, (avec son doigt il traça une ligne sur cuisse de la jeune femme) personne ne la verra ici. On demandera au forgeron de la confrérie de te fabriquer un fourreau quand on arrivera à Jérusalem.

Zipporah garda la dague dans sa main. Elle était très petite et très légère. Cela lui fit se souvenir du couteau qu'elle s'était servie pour tuer cet homme. Elle priait pour lui, elle pensait que l'inclure dans ses prières allait lui rendre sa paix intérieur mais elle ressentait que de l'amertume. Du dégout envers elle et ce qu'elle avait dû faire. Un frisson lui parcourut le dos.

- Je-je ne peux pas porter cela, murmura la jeune femme.

Elle leva les yeux vers Altaïr qui la regarda les sourcils froncés.

- Je sais que cela te rassura mais... Je-je ne peux pas... C'est comme si je revivais la-la...

Altaïr comprit ce qu'elle voulait dire. Il rapprocha sa femme, entourant un bras autour de sa fine taille.

- Ce que tu as dû faire, Zipporah, était juste. Tu n'as pas à t'en vouloir, je sais que s'il avait un autre moyen tu l'aurais saisie mais... (il soupira) des hommes comme lui, tu en croiseras plein dans ta vie, et des plus dangereux maintenant que nous sommes mariés. Être armée te permettras de te défendre, pas nécessairement tuer mais au moins blessé le temps que tu t'enfuisses et je sais que tu en es capable.

Zipporah baissa les yeux sur la dague entre ses mains. Elle les revit tâchée de sang.

- Et je sais que tu pourras survivre à cette épreuve, chuchota l'assassin.

La journée passa rapidement, ils avaient chevauché sans prendre de pause et le soir venu, Zipporah avait du sable partout qui collait à sur son visage à cause de la transpiration. Heureusement qu'Altaïr avait établi leur camp près d'un puits, le petit oiseau a pu se passer de l'eau fraiche sur le visage et cou. Après un repas, Altaïr avait continué ses leçons malgré le voyage, moins soutenue, plus détendue mais cela fit plaisir Zipporah de pouvoir continuer ses efforts. Une bonne nuit de sommeil et le couple se remit sur les routes de Jérusalem. Ils avaient mit 6 jours. Le voyage était plus plaisant que Zipporah l'aurait pensé. Elle admirait le sable, les dunes, les oasis et Altaïr lui raconta des histoires de ses anciennes missions, comme par exemple le fait qu'il s'était échappé du camp ennemi en plein siège d'Acre en se faisant propulser par une catapulte. La jeune femme ne savait pas ce qu'était une "catapulte" alors l'assassin lui détailla son fonctionnement. Mais l'histoire préférée d'Altaïr était comment il était devenu Maitre Assassin à seulement 24 ans. Le plus jeune selon lui. Altaïr avait dû s'infiltrer dans la forteresse prit d'assaut et réussit à sauver Al Mualim. Il était seul car ses frères c'était presque tous enfui, en particulier Abbas.

- Les Hommes sont étranges, lui dit le petit oiseau. Ils te détestent alors que tu as sauvé leur Mentor et leur maison.

- Ils me détestent parce que je suis meilleur qu'eux, précisa Altaïr alors que le couple arriva devant une falaise.

Pas très loin, Zipporah vit les grandes porte de la cité et des arbres tellement grands. La vue était magnifique, le petit oiseau avait les yeux qui brillaient et souffla a son mari :

- C'est là que le Christ est enterré...

Altaïr dirigea la monture vers la pente où des voyageurs allaient et venaient.

- Eh bien, si tu es sage je pourrais t'emmener à son tombeau.

Zipporah tourna la tête vers Altaïr surprise.

- Que veux-tu dire par "sage" ?

- Ce que je veux dire, petit oiseau, c'est ne chantes pas sur tout les toits que tu es catholique, les musulmans ont reprit la cité récemment.

- Tu penses que je devrais mettre mon voile de prière ? Les femmes doivent être toutes voilées dans la cité maintenant.

- Ce n'est pas une mauvaise idée.

Arrivant en bas de la pente, la jeune femme mit son voile de prière sur ses cheveux. Le cheval passa devant les marchands itinérants et d'autres voyageurs mais comme à Acre, l'entré était gardé. Altaïr mit pied à terre et aida Zipporah. Cette dernière ce demanda comment ils allaient faire pour passer la garde. Il devait y avoir des autorisations maintenant pour accéder dans la ville sainte. Pendant qu'elle se demandait comment ils allaient faire, son mari revient à ses côtés après avoir mit leur monture au écuries.

- Comment allons-nous faire pour passer ? Lui demanda Zipporah inquiète.

- Si, ça n'a pas changé, il va avoir un roulement dans quelques minu...

Mais l'assassin ne finit pas sa phrase, les gardes s'éloignaient déjà de l'entrée. Attrapant sa femme par la main, le couple entra dans la ville sacré.

Zipporah regarda autour d'elle avec une curiosité dévorante. Elle était à Jérusalem. A Jérusalem ! Le berceau du Christianisme ! Les arbres était tellement grands (des palmiers avait-elle entendu dire Altaïr) et il y avait tellement de monde aussi. Un brouhaha étourdissant. Et qu'est-ce que la ville était diverse ! Altaïr dirigea sa femme entre les maisons et échoppes habillement, il devait déjà être venu ici, se dit-elle. Arrivés dans une petite ruelle très calme, Altaïr se retourna vers sa femme une main sur une échelle :

- Tu penses pouvoir grimper ?

Zipporah sourit. Une chose dont elle était très douée c'était l'escalade. Avec un sourire arrogant, elle repoussa son mari qui lui rendit son sourire. Il croisa les bras et regarda le petit oiseau grimpait. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas exercé et son épaule était toujours douloureuse. Arrivée à mi-parcours, la jeune femme mut par une arrogance dévorante, accéléra mais trébucha et tomba à la renverse. Elle poussa un petit cri de surprise mais Altaïr était là pour la rattraper.

- Ah voila, je savais que tu allais tomber, se moqua l'assassin qui porter sa femme façon jeune mariée.

- J'ai peut-être mal évaluer mon état physique, essaya de se défendre le petit oiseau les joues rouges de honte.

Altaïr remit Zipporah sur ses pieds et la retourna vers l'échelle les mains sur ses hanches. La jeune femme agrippa les barreaux alors qu'elle entendit derrière elle.

- Recommences, et cette fois-ci, n'essayes pas de m'impressionner.

- Je n'essayais pas de t'impressionner, fit-elle outragée mais toujours rouge de honte.

- Si tu essayais, soutient Altaïr. Maintenant grimpe, les gardes ont dû entendre ce très joli couinement.

- Je n'ai pas couiné ! S'écria-t-elle.

- Zipporah, ne m'oblige pas à te mettre une tape sur les fesses pour te faire grimper.

Ne voulant pas le tenter, Zipporah monta à l'échelle, rouge de honte. Elle fit plus attention cette fois et arriva sans avoir trébuché sur le toit. Savourant sa victoire, le petit oiseau remarqua le symbole de la confrérie des assassins gravé sur le toit. Pour la discrétion, ils pouvaient repasser. Juste en haut du dessin, il y avait une ouverture. On ne pouvait pas distinguer grand chose seulement une fontaine muraille.

- Tu penses pouvoir descendre ou bien je dois te porter ? Demanda le jeune homme sarcastiquement qui venait d'arriver.

- Il y a de l'eau en bas, tu penses pouvoir descendre ou je dois te tenir la main ? Répondit Zipporah sur le même ton. Eh oui, je n'ai pas oublié.

La jeune femme était surprise de sa réponse. Elle ne voulait pas être méchante mais l'assassin l'agaçait avec son sarcasme et son arrogance.

- Alors ça... C'était bas, femme.

Zippporah sauta dans la petite entrée sans jeté un regard vers le jeune homme et atterrit assez bruyamment dans un vestibule. Il y avait un tapis et des cousins au sol, elle sentit de l'encens qui émanait de la porte d'à gauche et entendit la fontaine intérieur derrière elle, puis elle sentit Altaïr lui prendre la main. Elle ne l'avait même pas entendu arriver.

- Eh oui, c'est comme cela qu'on atterrit, souligna le jeune homme avec un sourire au coin.

- Roh, tais-toi, grogna la jeune femme levant les yeux au plafond.

L'assassin dirigea sa femme à l'endroit d'où émanait l'encens laissant place à une salle qui ressemblaient à un magasin de carte.

- Paix et séréni...

Altaïr s'arrêta d'un coup quand il découvrit qui était le Rafik de Jérusalem.

Zipporah observa les deux hommes se faire face à face, n'essayant, ni l'un ni l'autre, de cacher leur dédain. Le Rafik devait avoir environ le même âge qu'Altaïr, il avait les cheveux très noir, une Djellaba noire comme Jabal, sans doute l'uniforme des Rafik. Il était aussi grand qu'Altaïr, le même physique à vrai dire. L'homme en face d'eux fit un mouvement pour laisser apparaitre qu'il lui manquait son bras gauche. Le petit oiseau regarda son mari qui avait blêmit face au bras manquant du Rafik. Elle ne savait pas trop quoi faire, c'était la première fois qu'elle vit Altaïr muet. Prenant la décision de détendre l'atmosphère qui était à couper au couteau, Zipporah dit d'une voix confiante.

- Paix et Sérénité.

- Paix et sérénité, "ma sœur", répondit le Rafik coupant tout contact visuel avec son frère pour regarder la jeune femme. Tu dois être le petit oiseau, Zipporah, fille de Yehoshu'a et femme d'Altaïr. Je dois avouer, femme, que je t'admire pour être coincé pour l'éternité avec lui.

La jeune femme ne savait pas quoi répondre. Elle se dit qu'il ne devait pas porter Altaïr dans son cœur lui aussi. Alors qu'elle essaya de trouver les bons mots, Altaïr décida maintenant de ce faire remarquer.

- Paix et sérénité sur toi Malik, dit-il sans un soupçon de haine, arrogance ou sarcasme dans sa voix.

Le Rafik prénommé Malik soupira et se tourna vers son frère.

- J'y aspire mais tu me prives des deux avec ta présence, cracha-t-il avec amertume. Que venez-vous faire ici ?

- Al Mualim m'a...

- Donné une mission afin d'obtenir peut-être la rédemption ? On m'a dit que tu avais bien débuté mais tu es revenu mariée avec une étrangère.

Zipporah entendit à côté d'elle Altaïr prendre une grande respiration, sans doute pour se calmer et il lâcha sa main pour se mettre juste devant le Chef du Bureau.

- Dis moi tout ce que tu sais à propos de Talal, demanda Altaïr sans préambule.

- Ce n'est pas à moi de le trouver et de le tuer.

- Tu feras bien de m'aider. Tout le monde profitera de sa mort.

- Et toi ? Sa mort ne te profitera dont pas ?

L'homme fit un geste de la tête vers Zipporah qui était restée à l'entrée. Elle observa les deux hommes. Il y avait quelque chose de fascinant dans leur rivalité, elle ne savait pas comment l'expliquer. Heureusement qu'ils n'était que tout les trois, elle n'aurait pas supporté de se retrouver encore une fois au centre de l'attention.

- Cela ne te regarde pas ! Siffla de rage Altaïr.

- Au contraire, s'écria Malik en faisant un geste vers son bras manquant. Tous ce que tu fais me regarde !

- Très bien ! Ne m'aide pas je vais le trouver seul !

Altaïr se dirigea déjà vers la sortie.

- Attend, attend, soupira le Rafik. Tu arriveras à rien si tu hères dans la cité. Il y a trois endroits intéressants : au sud, les marchés qui séparent les quartiers juif des quartiers musulman, ensuite au nord, près de la mosquée du quartier et enfin à l'est devant l'église Sainte-Anne.

- C'est tout ?

- Tu devras t'en contenter, Novice. C'est plus ce que tu ne mérites.

Sans remerciement, Altaïr tourna le dos au Rafik.

- Je vais faire préparer une chambre pour vous deux, informa Malik qui s'était remit à ses parchemins. Et elle reste ici pendant que tu mènes à bien ta mission.

- Non, elle m'accompagne.

- Ce n'est pas discutable, Novice.

L'assassin se dirigea dangereusement vers le chef de Bureau mais Zipporah arrêta Altaïr en le saisissant par le bras. Elle avait comprit que cela l'irritait au plus profond de lui de se faire appeler Novice, mais il ne devait pas s'attirait plus de problèmes alors qu'il était en plein rédemption.

- Ne t'inquiète pas, je vais rester, souffla Zipporah pour calmer son époux. Je suis épuisée de toute manière.

- Tu feras bien d'écouter ta femme, elle semble bien plus sage que toi.

Altaïr jeta un regard assassin vers Malik, avant de se tourner vers son épouse et de lui donner un long baiser sur les lèvres. La petit oiseau ne savait pas quoi faire, alors elle attendit qu'il finisse. Son époux partit sans jeté un regard vers son frère. Zipporah ne savait plus où ce mettre. Elle comprenait qu'il devait paraitre être un couple soudée et très amoureux mais montrer autant d'affection en publique la rendait mal à l'aise. Un baiser sur le front aurait été plus que suffisant. Encore une fois, elle était soulagée qu'ils n'étaient seulement trois. Malik regardait Altaïr exaspéré. Quand il fut sûr qu'il fut parti il soupira :

- Sincèrement femme, je ne sais pas ce que tu lui trouves.

- Il m'a sauvé la vie, lui répondit simplement Zipporah, essayant de cacher son embarras.

- Altaïr ?! S'étonna le brun. On parle bien du même Altaïr ? Grand, brun, les yeux dorés, très arrogant ?

Zipporah acquiesça. Étais-ce si difficile de croire qu''Altaïr pouvait faire preuve d'altruisme quand il le voulait ? N'était-ce pas dans la philosophie de la confrérie l'altruisme ?

- Ça reste très étonnant, dit Malik. Il doit alors être vraiment amoureux.

Zipporah rougit. Altaïr n'était pas amoureux d'elle. Une amitié était en train de s'établir entre eux mais les sentiments n'étaient pas là. Cependant, venant d'un des frères d'Altaïr, qui devait le connaitre depuis son enfance, elle se demandait s'il n'avait pas un soupçon de vrai.

- Ou bien, il savait que tu étais la fille de notre très regretté Yehoshu'a et il t'a épousé pour recevoir des éloges de la part de notre maitre. Cela lui ressemble beaucoup plus.

Cela vexa Zipporah. Ce n'était pas la première fois qu'elle entendit cela de la part d'un frère de son mari. Personne ne savait que la jeune femme était la fille de leur illustre assassin, seulement quelqu'un qui savaient que Yehoshu'a s'était marié et avait eu une fille. Alors comment Altaïr aurait-il pu le savoir ?

- Pourquoi est-ce si difficile à croire qu'Altaïr puisse être gentil ? Il est très arrogant, buté, sarcastique et souvent tête à claques, je te l'accorde mais il reste très gentil quand on apprend à le connaitre en dehors de son rôle d'assassin. Il avait accepté de m'escorter dans une autre cité quand on s'est rencontré et il m'a épousé pour me sauver la vie, peut-être par pitié ou bien par amour mais il ne l'a pas fait pour mon pedigree !

Malik regarda la jeune femme surpris par son énervement. Zipporah aussi était étonnée de s'être énervée contre le Rafik de Jérusalem. Cela pouvait causer plus d'ennui à Altaïr. Mais à vrai dire, elle était plus en colère contre Altaïr, qui ne disait pas ce qu'il avait fait pour mériter autant de haine, de rancœur et d'hostilité de la part de ses frères, qu'envers ces mêmes frères qui devaient connaitre l'arrogant assassin depuis leur enfance et savaient comment il pouvait être. Reprenant son calme, le petit oiseau allait s'excuser auprès de Malik quand celui-ci se mit à rire. Elle ne comprenait pas ce qu'il y avait de si drôle.

- Altaïr doit vraiment avoir à côté "gentil" qu'il ne montre qu'à toi pour que tu le défendes si ardemment ! Ria-t-il avant de reprendre son sérieux de Rafik. Je te crois ma sœur, il peut être "gentil" mais cela n'empêche pas qu'il n'a pas respecté nos trois grands préceptes par arrogance, ce qui engendra des conséquences lourdes pour chacun d'entre nous, mais cela tu dois le savoir, non ?

La jeune femme ne savait rien des agissements néfastes d'Altaïr, mais elle savait qu'elle devait jouer la bonne épouse qui connaissait les plus noirs secrets de son époux, alors pour éviter les commérages, elle acquiesça et demanda où se trouvait la chambre afin de couper court à une discutions qui pouvait mal tourné pour elle et l'arrogant assassin. Malik lui montra leur chambre, elle devait être cellr des assassins importants parce qu'elle était très grande. Voulant se retrouver seule, elle annonça qu'elle pouvait s'occuper des préparatifs de la chambre. Ranger lui permettra de ranger ses pensées explosifs.

Altaïr devait être le responsable de la perte du bras de Malik et encore bien plus. Pendant leur voyage, il n'avait fait référence seulement de ses prouesses militaires, mais si le couple voulait être crédible dans leur rôle de jeunes mariés, la jeune femme devait aussi savoir pourquoi la confrérie était si hostiles envers lui. La jalousie avait-il dit mais il devait avoir plus que cela. Alors pendant que la jeune femme arrangea leur lit et prit un bain pour faire disparaitre le sable du désert, elle essaya de trouver une stratégie pour faire parler Altaïr. Il s'était refermé comme une pierre quand elle lui avait demandé s'il connaissait Yehoshu'a. Sans doute parce qu'il faisait référence à son père ? Elle savait que sa mère était morte en couche mais elle ne connaissait rien de la famille d'Altaïr. Comment convaincre les gens de leur passion si elle ne savait rien de lui ? Elle avait été transparente sur sa vie, à son tours.

Après le bain, le soleil s'inclinait déjà vers l'ouest et Altaïr n'avait toujours pas pointé le bout de son nez. Zipporah décida d'aller chercher leur repas en cuisine. Malik lui avait dit que les cuisines se trouvaient au bout du couloir de droite de leur chambre. Un repas chaud délira peut-être la langue de son mari. La cuisine était agitée, pas étonnant puisque le jour commençait à se terminer. Personne ne s'était arrêté pour la regarder, elle en était reconnaissante mais le chef semblait avoir remarqué sa présence.

- Je peux t'aider ? demanda le cuisiner. Tu veux peut-être qu'on cuisine le plat préféré d'Altaïr ?

Le plat préféré d'Altaïr ? Elle n'avait pas la moindre piste. Essayant de rattraper le coup, elle tenta :

- Vous avez déjà préparé le repas du soir, je ne vais pas vous rajouter encore du travail. Je viens juste chercher nos collassions.

- Eh bien, vous faites un couple bien différent. Toi compatissante et lui arrogant. Il aurait donné des instructions sur ce qu'il voudrait mangé et aurait patienté qu'on lui apporte dans sa chambre comme un petit prince.

N'avait-il donc pas un seul être humain dont Altaïr n'avait pas frustré sur cette terre ? Ce soir, il allait lui faire une liste de toute les personnes dont il avait été un gros connard, au moins elle saurait comment réagir quand les gens lui feront part du comportement odieux d'Altaïr. Zipporah voulut prendre leur plat mais le cuisinier insista qu'on les lui ramena dans leur chambre. La jeune femme repartit les mains vides mais avec des apprentis qui portaient son repas autour d'elle. Elle n'allait jamais s'y faire se dit-elle.

La nuit était tombée alors qu'Altaïr faisait enfin son entré dans leur chambre. Zipporah faisait les cent pas dans la pièce, inquiète qu'Altaïr était si long à revenir (des informations à collecter ne prenait pas autant de temps, si ?) mais aussi essayant de trouver les bons mots pour avoir des réponses sincères de sa part.

- Qui a-t-il ?

Il s'assit sur leur lit la capuche baissée.

- Il faut que nous parlions, dit Zipporah déterminée.

- Je peux manger avant ?

- Non.

- Non ?!

- Non.

- Et je peux savoir pourquoi ?

Altaïr était surpris par la fermeté de Zipporah. Lui qui pensait faire affaire à un petit oiseau blessé, il avait affaire à une autre personne en ce moment.

- Parce que je veux des réponses à mes questions, dit-elle les mains sur les hanches. Je peux comprendre pourquoi certains de tes frères soient jaloux de toi, mais que toute la confrérie ait de l'hostilité envers toi, je ne comprend pas. Malik m'a rit au nez quand je lui ai dit que tu pouvais faire preuve d'altruisme et le cuisiner m'a dit qu'on faisait un couple étrange puisque qu'on était très différent. J'aimerai comprendre pourquoi tout le monde te déteste ! Si tu me disais se que tu avait fait, je pourrais t'aider mais j'ai juste peur qu'il t'arrive quelque chose de leurs mains !

- Parce qu'ils sont jal...

- Et ne me dit pas qu'ils sont jaloux de tes capacités !

La jeune femme avait quitté sa cité pour une nouvelle vie beaucoup plus simple et sans danger, mais maintenant elle se rendait compte qu'Altaïr pouvait se faire égorger en pleine nuit, ou bien, une dague dans le dos de la part de ses frères. Ce dernier la regarda surpris par la colère de sa jeune femme. Il se leva et Zipporah se recula. Elle s'attendait à ce qu'il la corrige. Le petit oiseau avait déjà vu des hommes frappaient leur femmes en publique dans les rue d'Acre. Elle se rendit compte que sa colère avait prit le dessus et elle avait manqué de respect à son époux et maitre. Altaïr leva la main et Zipporah flanchât, elle ferma les yeux pour attendre le choque mais elle le sentit seulement caresser ses cheveux. Le petit oiseau ouvrit les yeux surprise.

- Si les assassins ne prennent pas leurs femmes sous la contrainte, ils devront pas lever la main sur elles aussi, tu ne crois pas ? Aller vient on mange et je te raconte pourquoi tout le monde est jal... enfin pourquoi il y a tant d'hostilité à mon égard.

Assis à table, dégustant leur délicieux repas, Altaïr expliqua sa trahison. Il avait enfreint les trois grands principes des assassins : ne pas se faire voir, ne pas verser le sang d'un innocent et ne pas mettre la confrérie en danger. Il avait fait le tout en une semaine. Il avait tué un vieil homme innocent, avertit Robert de Sablée de leur présence par arrogance avant d'essayer de l'occire se qui entraina la mort du frère de Malik et la perte de son bras mais le succès de leur mission. Pas grâce à Altaïr mais à Malik qui avait tant perdu à cause d'un artefact inutile. Le tout avait amené l'armée de De Sablé aux portes de Masyaf mais Altaïr bouta l'ennemi hors des murailles, seul.

- Je comprend pourquoi Malik est si hostile en ta présence, dit Zipporah quand Altaîr avait finit son récit. Il a tant perdu à cause de ton arrogance.

- Je le sais bien, soupira ce dernier. C'est pour ça qu'Al Mualim m'a donné cette mission pour que je puisse me racheter.

- Si je l'avais su, jamais je t'aurais demandé de m'épouser.

- Et tu serais où à l'heure qui l'est, si je ne t'avais prise pour épouse ? Sans doute à la merci de plusieurs hommes.

Il avait raison. Il l'aurait escorté à Tyr ou Damas ou Antioche et elle se serait retrouvée par elle-même dans une ville qu'elle ne connaissait pas.

- Je pense que tu devrais tout de même t'excuser auprès de Malik, suggéra-t-elle.

- Vu comment il me parle, ses excuses il peut se les...

- Altaïr ! Fit-elle outragée. Tu te comportes comme un enfant ! Des excuses sincères diminueront sans doutes sa haine envers toi.

- Tu as raison... Mais comment tu sais cela ?

- C'est dans les sermons des prêtre pendant la messe. Si le pardon t'ais accordé, tu devras aussi te faire pardonner de tes erreurs passée. L'un des meilleurs chemin vers la rédemption.

- Les messes sont en latin... Comment tu as compris tout cela ?

- C'est plutôt simple. Le latin ressemble énormément au franc et à l'anglais.

Voyant qu'Altaïr la regarda avec des yeux surpris elle continua en haussant les épaules.

- Les clients de Dame Dana étaient très diverse. Un joli cadeau de départ, fit la jeune femme avec amertume.

Un silence s'installa entre eux. Ils entamèrent leur dessert alors qu'Altaïr lui demanda :

- Tu parles l'arabe, l'hébreu, le latin, le franc, l'anglais... Ensuite ?

- Et seulement la langue de Castille.

- Cela fait déjà six langues différentes ! Je savais que tu nous sera utile mais ça montra aussi aux idiots que tu es bien la fille de Yehoshu'a. On dit qu'il parlait plus d'une dizaine de langue différente et les apprenait avec facilité. Si tu dis que tu as apprit ces langues seulement en écoutant les gens parlait, il n'y a pas de doutes tu es bien sa fille.

- Je ne sais seulement les parler, pas les lire ni les écrire. je ne sais pas comment je pourrais me rendre utile...

- Si tu savais le nombres d'assassin qui ont encore du mal à lire...

- Altaïr soit gentil... soupira la jeune femme.

Son chemin vers la rédemption lui sera beaucoup plus difficile qu'elle ne le pensait.

- J'énumère seulement un fait, certains ont des difficulté à lire, d'autre à écrire alors ça ne fait pas de toi quelqu'un d'idiot. En apprenant à lire, écrire, compté, tu pourras nous aider à traduire des messages, à être la traductrice des autres confréries à travers le monde ! Tu ne sais pas à quel point cela a été difficile quand Yehoshu'a a été tuer, on a perdu contact avec de nombreux cite prometteur pour la confrérie parce qu'on ne pouvait plus communiqué avec eux.

Zipporah sourit à l'Altaïr. Pour la première fois de sa vie, elle se sentit utile. L'apprentissage de l'écriture et de la lecture permettra à Zipporah de terminer l'œuvre de son père. Cependant, les agissements des assassins étaient contre ses convictions. Mais ôter la vie à une personne pour en sauver des centaines d'autres était plus préférable, non ? La jeune femme n'en était pas convaincue. Il devait avoir des chemins beaucoup plus diplomate que de verser le sang. Si Yehoshu'a était vraiment juif, comment pouvait-il être assassin à la fois ? Elle avait encore tant de question et malgré le fait qu'elle savait qu'Altaïr était sincère avec elle, le petit oiseau savait que son jugement était biaisé envers la seule vie qu'il n'ait jamais connu. Son père avait peut-être laisser des écrits ? Comprendre comment il pouvait faire coexister ses convictions religieuses et sa vie si controversé. Si elle voulait ses réponses à ses questionnements, elle devrait amélioré ses connaissances scolaire.

- Alors je dois m'améliorer sans tarder, annonça-t-elle avec détermination.


Voila pour le chapitre 9.

Je m'excuse pour le temps, je n'ai plus de chapitre en réserve donc maintenant les updates prendront beaucoup plus de temps.

J'espère que ce chapitre vous a plu, j'aimerais beaucoup avoir vos retour.

A bientôt.