Auteur : Will-low
Genre : Pov de Draco. Le rating n'est absolument pas là pour faire décoration. Il est ici question de maison close et donc d'un lieu de plaisir. Relations en tout genre, mais principalement homosexuelles. Une bonne couche de guimauve à découvrir.
Important : Pour des raisons de prévention, je rappelle que lors de relations sexuelles, il faut se couvrir. Ceci n'est pas là pour faire jolie mais uniquement car pour une simplicité de l'écriture des lemons/limes, l'inclusion d'une protection n'a pas été insérée. Mais les maisons closes ne sont pas des lieux de plaisir simple et de dépravation, il y a aussi une certaine politique de protection.
Disclaimer Tous les personnages en rapport avec le monde de JKR ne m'appartiennent pas, le reste si.
Blabla : Désolée pour le léger petit retard…Imprévus en force…
Bonne lecture...
Maison close : Lieu de luxure.
¤9¤
Je suis totalement mort. Autant le dire, j'ai la tête qui tourne, les yeux qui se ferment tout seul, la bouche pâteuse, le cerveau qui fonctionne – on se demande bien comment – et j'ai cette impression constante d'avoir froid. Pourtant, je porte un manteau, un pull col roulé, un sous pull, un foulard et un pantalon assez épais. Alors je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai froid. En fait si je le sais, mais j'aimerais que ça passe rapidement.
Lorsque
je me suis réveillé ce matin, j'étais déjà
dans cet état, je grelottais alors que le chauffage marchait à
fond, j'ai beau avoir jeté un sort de chaleur sur la pièce,
c'était toujours pareil. J'ai pris une douche, ça
n'a pas servi à grand-chose. Lorsque j'ai voulu quitter ma
chambre pour me rendre à la cuisine, j'ai eu l'impression
que descendre l'escalier était la pire épreuve de ma
vie. C'est lorsque je suis arrivé à la cuisine que
j'ai entendu l'étrange conversation. Je n'en reviens
toujours pas. Apparemment, quelqu'un aurait réussit à
pénétrer les lieux sans que personne ne s'en rende
compte. La soubrette qui nous a servit à boire aurait passé
la commande à une jeunette en lui spécifiant bien que
mon verre serait celui qui ne contiendrait pas de pamplemousse –
j'ai horreur de ça – parce qu'elle avait une commande
impérative pour une autre table. Lorsqu'elle a récupéré
la commande, le plateau était posé sur le petit meuble
de l'entrée de la cuisine et il n'y avait plus personne.
Elle a juste songé qu'elle avait du avoir quelque chose
d'urgent à faire. Et voila, comment je me suis retrouvé,
limite, empoisonné pour je ne sais quelle raison.
Mais
j'ai assez étudié les potions durant ma jeunesse pour
me souvenir de quelques effets et façons de les reconnaître
et je suis certain que c'en est une.
Alors pourquoi suis-je
dehors en ce moment même ? Surtout alors que j'avais
l'interdiction de quitter mon lit ? Tout simplement parce que
j'ai un rendez-vous, qu'il m'est impossible d'annuler parce
que je n'ai rien pour le joindre, et que je ne veux pas lui poser
un lapin. Je sais, je m'accroche, il pourrait comprendre que
j'avais un empêchement, mais je ne sais pas, quelque chose me
pousse à m'y rendre, à ne surtout pas le faire
douter, faire apparaître une lueur de tristesse dans ses
prunelles alors qu'il désirait ce cinéma. J'aimerais
tellement réparer tout ce que je lui ai fait subir dans le
passé. Je voudrais pouvoir tout effacer, néanmoins ce
n'est pas possible, alors juste faire en sorte que mes présentes
actions le rendent heureux.
Lorsque Mama Taïs va se rendre compte que je suis sorti par la fenêtre de ma chambre et que j'ai donc dérogé une fois de plus à ses paroles, elle va me faire la peau. Mais bon, passons. Concentrons nous plutôt sur une chose. Le cinéma. Je regarde à gauche, puis à droite. J'ai l'impression que tout se ressemble. Je passe une main tremblante sur mon visage, me massant rapidement les yeux. Je vois trouble en plus, je suis vraiment mal parti. Je me remets en route, l'arrêt de bus n'est pas loin, je devrais y arriver. Je sors ma carte et l'attrape de justesse. Je monte dedans, chancelant et trouve un siège libre, je regarde ma montre, génial, je suis en retard. Je tente de rester éveillé et me frotte les mains. J'ai vraiment froid. J'ai des fourmillements dans tout le corps.
Je descends à ma station, il manquerait plus que je la loupe. Il doit me rester cinq bonnes minutes à pied. Courage. Lorsque j'arrive enfin devant le cinéma, il n'y a personne. Je regarde de nouveau ma montre. Un quart d'heure de retard. Je tape du pied et me retiens au mur. Je fais quoi maintenant moi ? Je reste là, à fixer un instant les nuages. Je suis vraiment trop bête. J'aurais du rester couché. Ça m'aurait évité une telle déception. Je tousse avant de soupirer. Mon état va pas aller en s'arrangeant. Non mais j'aimerais vraiment savoir ce qu'une potion est venue foutre dans mon cocktail.
Alors que tout commençait à aller pour le mieux, je m'attire des tuiles. Je vais finir par croire que je suis bon qu'à ça. Et voila, regardez moi ça, je me mets à me lamenter, fichue potion. Je fais un vif mouvement et me prends la tête dans les mains. Restons calme. Les séances ont toutes commencées, je fais quoi moi. Je ne vais pas taper au guichet jusqu'à ce qu'on daigne me vendre un ticket. Je me laisse glisser le long de la paroi et cale ma tête entre mes genoux. Je suis misérable. Alors que je me morfonds comme pas possible, une main me fait sursauter lorsqu'elle se pose sur mon épaule. Je relève la tête et tombe sur deux prunelles vertes.
- Est-ce que ça va ?
Il est là, devant moi, son sourire plaqué sur les lèvres, une sorte de soulagement dans les yeux. Je réponds à son sourire. Je suis soulagé d'un poids. Il n'est pas parti. Il me montre deux tickets.
- Comme tu n'arrivais pas, je me suis dis que je pouvais me permettre de choisir le film. C'est grave si ça a débuté ?
- Pas du tout.
Je me relève, tout de suite, ça va un peu mieux, c'est surtout que comme je ne souhaite pas l'inquiéter, je prends énormément sur moi.
- J'ai pensé que tu n'aurais pas attendu.
- Je savais que tu viendrais.
- Vraiment ?
- Oui. Et en retard vaut mieux que ne jamais venir.
Il me prend la main et me traîne vers la salle, il fait tout de suite plus chaud depuis qu'il a fait ce geste. Il est apaisant. J'ai juste le temps de voir le titre du film au dessus de la porte qu'on rentre en essayant de se faire discret. A cette heure, il n'y a pas grand monde et je reperds rapidement qu'il ne doit y avoir en tout et pour tout qu'une petite dizaine de personne. Ce n'est pas une grande salle non plus. On se glisse dans une allée libre, faisant attention de ne gêner personne en passant devant l'écran. On s'installe dans le noir, sur les sièges. Harry tient toujours ma main, il finit par la lâcher pour retirer son manteau, je fais pareille, mais j'ai l'impression que le froid en profite pour s'engouffrer sous mes vêtements. Je tremble et Harry se tourne vers moi.
- Tu as froid ?
- Non ça va.
Il me reprend la main et la serre fort. Je tente de focaliser mon attention sur l'histoire que nous avons prise en cours de route. En fait, je vais éviter de tenter de comprendre, parce que, je ne déchiffre rien. Mon cerveau refuse de stocker les données pour en faire quelque chose. Je vois juste des images, floues, défiler, des voix, lointaines, débiter des dialogues à faire pâlir un veracrasse en période de reproduction. Non ça ne va pas du tout, si je me mets à reparler comme à l'époque de Poudlard, ça va vraiment plus. Je chasse tout ça de mon cerveau alors que je tente de suivre de nouveau le film mais c'est peine perdue.
Et d'un coup, c'est le trou noir, je ne vois plus rien, j'ai subitement très froid et mon corps est très lourd. Ma tête se pose sur son épaule et ma main relâche la sienne. Je ne sais pas si il a senti le fait que je m'étais d'un coup avachit mais, sa main est toujours dans la mienne, ma tête sur son épaule et il ne bouge plus. Le temps passe, je somnole. Ça me fait du bien. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait du bien. C'est comme si j'étais dans une sorte de bulle. Je ne sais même pas de quoi parle le film. Et dire que j'aurais pu profiter d'une séance, dans un cinéma pratiquement vide, avec le mec qui me fait craquer. Et me voila comment ? Avachi totalement sur lui, me sentant mal, et tout ça pourquoi, parce qu'on m'a relativement fait boire un truc pas net. Ce serait rageant si je n'étais pas si bien.
Une main passe sur mon visage pour remettre une mèche en place, je rouvre doucement les yeux, c'est amusant de voir que les ténèbres sont pratiquement toujours présentes devant mes prunelles. Je me relève doucement, la douleur me vrille les tympans. Je dois grimacer parce qu'Harry tourne mon visage totalement vers lui.
- Tu ne te sens pas bien ?
Je détourne mon visage pour me relever, pas sans me tenir au fauteuil.
- Si parfaitement.
- Le film n'est pas fini.
Je me laisse retomber et il hoche doucement de la tête.
- Tu ne vas pas bien. Si ça n'allait pas, il ne fallait pas venir.
- Et te laisser poireauter là comme un con, c'est ça.
- Ce n'était pas grave.
- Si.
J'ai l'impression que la fin du film est à présent là. Je me lève et Harry me suit. Je dois marcher bizarrement parce qu'il passe rapidement son bras autour de ma taille.
- Et tu crois vraiment que je vais te croire. Tu es dans un état assez pitoyable.
- Merci de me le faire remarquer. Je n'avais absolument pas l'impression qu'un rouleau compresseur me passait dessus constamment.
Il m'aide à enfiler mon manteau et à peine je mets le nez dehors que je me remets à trembler de tout mon corps. J'ai froid. Il le voit parce qu'il se poste devant moi.
- Je n'habite pas loin, tu veux te poser.
- Non, faut que je rentre, déjà que je n'avais pas le droit de sortir…
Je chancelle et Harry est toujours là pour me maintenir debout.
- Et après, tu comptes rentrer dans cet état ?
- Je suis bien venu.
- Dray.
- Oui c'est moi.
- Allez viens.
Et vous pensez que dans mon état je pourrais faire quoi que ce soit pour partir dans l'autre sens. Autant vous dire que ce n'est pas vraiment le cas. Bien que j'ai tenté. Il ne faut pas croire comme ça. Mais étrangement, je n'ai pas pu aller bien loin. Il me soutient alors qu'on traverse quelques ruelles. Pour qu'il m'invite chez lui, c'est qu'il habite côté moldu. D'un autre côté, ça se comprendrait presque. Quelques minutes plus tard, on entre dans un petit hall. Il me fait monter dans un ascenseur. Oui, les escaliers, il peut toujours rêver. On doit croiser quelqu'un, parce que je l'entends parler mais c'est toujours aussi flou. Une fois dans la boîte de conserve, je m'adosse au mur.
- Tu es inconscient.
- Ça, je le savais déjà.
Il soupire avant de me soutenir de nouveau pour quitter les lieux. Il glisse une clé dans une porte et on rentre dans un endroit qui, rien qu'à l'odeur et à l'atmosphère qui s'en dégage, me semble bien chaleureux. Il me retire mon manteau, je fais de même pour mes chaussures et je vais jusqu'au canapé. Je m'assois. J'aimerais bien voir à quoi ressemble l'intérieur de chez Harry Potter.
- Je vais te donner quelque chose de chaud.
- Merci.
Je ne cracherais certainement pas dessus. J'ai vraiment froid. Je me laisse glisser sur les coussins. Mes bras entourant mon corps. J'ai une impression de protection. Je pourrais presque m'y habituer. Le noir se fait de nouveau devant mes yeux et mon esprit se déconnecte totalement de la réalité.
A suivre…
Et voila un petit chapitre de plus dans l'évolution de cette histoire. Je ne remercierais jamais assez toutes les personnes qui prennent le temps de me laisser un petit mot pour cette histoire. Merci encore. A dimanche prochain. En n'espérant pas de nouvel imprévu.
Bon courage à tous ceux qui sont en exams.
Bye
