Je t'aime mais ne le dis à personne.
Pardon pour ne pas avoir répondu à vos reviews personnellement, mais finalement, les vacances n'ont pas été de tout repos (vous savez, révisions des partiels, boulot et autres…)
Bref, Ce chapitre est l'un des plus longs que j'ai écrit, j'attends de savoir ce que vous en penser !
Louison : Finalement, tu n'auras pas à attendre bien longtps )
Eli : et oui, prévenant et tout ce qu'il faut. Perfect Edward ^^
Nenette1712 : quelle longue review comme d'hab, c'est super important ! Tu aimes la Muse ? Chouette alors !
Sosweet : trop beau pour être vrai ? Je n'arrive pas à croire que tu puisses penser ça MDR. Qui vivra verra lol
Linou : tu verras que les conquêtes ne sont pas réellement présentes !
Cromantique : Murmuré-je n'était sûrement pas ce que je comptais écrire ! Lol Pardonne-moi.
Ulkan : il la coince contre la porte ? Oh le malotru MDR
CBfriends : l'espoir fait vivre à ce qu'on dit ! Tu as le droit de rêver, moi ça me fait rire et ça m'inspire )
Petitelulu27 : merci beaucoup pour tous ces compliments ! J'espère que la suite les méritera encore.
Je n'ai pas répondu à tout le monde, mais je vais faire le maximum pour ce chapitre. Merci toujours et encore pour votre présence )
Bonne lecture )
Ch7 : Défis
EDWARD POV
Je me passai une nouvelle fois la main dans les cheveux. J'avais peu dormi après avoir raccompagné Bella à cet escalier lugubre. Je l'avais suivie des yeux, me rappelant la douceur de ses lèvres contre les miennes, la beauté de son sourire...
Au cours de la soirée, j'ai vu son regard s'illuminer. Les angoisses d'être découverte la dominaient, mais elle avait su apprécier les moments et spectacles. Je regrettai presque que la fête soit finie. Je ne comptais toutefois pas m'arrêter là. Et puis, même après les tournois, il y aurait d'autres fêtes, d'autres soirées...
Des petits coups frappés à la porte me ramenèrent à la réalité. Celle où Bella était la fille illégitime du seigneur chez qui j'étais installé avec ma famille, de manière temporaire. Je me pinçai l'arête du nez tout en signalant à mon visiteur qu'il pouvait entrer.
_ Je ne voulais pas vous déranger.
Sa voix éveilla mon corps. Je relevai la tête pour croiser ses prunelles noisette. Elle rougit alors que je restai à contempler sa robe vert sombre qui dessinait sa taille fine -dont j'eus un avant-goût la veille- et son gilet.
_ Tu ne déranges pas, Bella. Je finis mon assiette, et je sors. Lui indiquai-je.
Elle fit une révérence, et je la vis se diriger dans ma chambre. Elle hésita une seconde devant la porte, puis entra d'un pas décidé. Je fixai l'endroit où elle s'était tenue, l'imaginant malgré moi étendue sur ma couche... (N/Caro : Malgré toi, mon cul ouais !)
_ Edward ! Tu n'es pas prêt ! Lança Emmett en entrant.
_ Si !
Je levai les yeux au ciel, avalai les derniers morceaux de viande et attrapai ma cape sur l'un des canapés. Alors que nous enfilions nos gants noirs, Alice vint demander où était Bella.
_ Dans ma chambre, il me semble. Répondis-je avant de rencontrer le regard entendu de mon frère.
_ Tu ne sais plus quelle femme tu as laissé dans ta chambre, Edward ? Rit-il alors que Bella sortait de la pièce.
_ Messires, Mademoiselle. Salua-t-elle en faisant une révérence.
_ Bella ! J'ai absolument besoin de toi tout de suite ! S'écria ma jumelle.
_ Bien sûr, mademoiselle. Messires.
Elle passa devant nous, à la suite d'Alice. Je cherchai son regard une dernière fois, mais elle l'évita soigneusement. Je me retins de lui prendre le poignet. J'avais besoin de savoir que la semi-promesse de la veille tenait toujours. Nous allions nous revoir. Nous avions tant de choses à partager...
_ Tu n'étais encore pas avec nous, hier soir, Edward. Remarqua Jasper et je me concentrai sur ses propos.
_ Quel surnom débile avez-vous trouvé pour les filles, alors ? Demandai-je, pensant que c'était ce dont il s'agissait.
_ Oh ! Le petit mutin est toujours d'actualité. Non, non, Edward, nous nous inquiétons. Intervint Emmett en me faisant signe de m'asseoir au même endroit qu'un instant plus tôt.
J'obéis, Jasper resta debout, à mes côtés, appuyé au mur, alors qu'Emmett s'asseyait. Le conseil de guerre pouvait commencer.
_ Il faudrait que tu te montres un peu plus dans les prochains jours. Commença Jasper.
_ Je croyais que la discrétion était de mise dans ce château. Fis-je.
_ Oui, enfin, sauf que certaines choses se passent par ici, et il vaudrait mieux que les soupçons ne se portent pas sur toi. Insista-t-il.
_ Expliquez-moi, je n'y comprends rien. Exigeai-je.
Ils se consultèrent du regard, puis Emmett commença avec sérieux.
_ D'abord, une guerre se prépare. James et ses hommes pensent appeler des chevaliers permanents du château pour les accompagner. (N/Caro : ça sent pas bon tout ça ! mdr)
À ce nom, mes cheveux se hérissèrent sur ma nuque. Je sentais que quelque chose de mauvais se préparait avec un homme tel que James dans les parages.
_ L'avantage c'est qu'on ne verra plus sa tête de rat pendant notre séjour. Commenta Emmett.
_ D'accord, et ensuite ?
_ Des choses étranges se passent. Hier, à la taverne, les gens parlaient de la disparition d'une jeune fille. Il paraît que ce n'est pas la première fois, et comme de par hasard aux moments où James et les siens sont de retour. (N/Caro : faut tuer James ! Besoin d'un coup de main ! lol)
Je me levai, les membres tremblant d'une fureur rentrée. Comment pouvaient-ils continuer leurs actions ? !
_ Sans compter une fameuse Victoria, avec qui James se montre. Cette fille est folle à lier. Elle a déjà accusé un écuyer de l'avoir brutalisée. James l'a exécuté cette nuit. Finit Jasper.
_ Cette nuit ? !
Je le fixai, avant de me détourner. Je me passai une main dans les cheveux. J'avais peut-être été plus inconscient que je le pensais avec Bella. Si James avait croisé notre route, nous nous serions sûrement battus, et Bella... Je n'osais imaginer les problèmes qu'elle aurait eus. (N/Caro : bah oui, fais marcher la tête !)
_ Un conseil entre nous, Edward. Même si tu dois cacher ta relation, essaie de faire en sorte que nous te voyions, au moins un instant avec nous.
_ Je comprends. J'étais du côté de la vieille forge.
_ Avec les danseurs ?
_ Oui.
_ Ils t'ont vu ?
Jasper se détacha du mur, réfléchissant.
_ Je suppose. Je me suis tenu à l'écart, mais quand même.
_ Oui, tu passes si difficilement inaperçu qu'il y a au moins une ou deux filles à t'avoir remarqué. Assura Emmett d'une voix grave. (N/Caro : C'est étonnant ça ;))
Je levai les yeux au ciel.
_ Elle ne veut peut-être pas que vous soyez vus ensemble. Supposa Jasper.
J'appréciai qu'il ne donne pas de nom. Même si visiblement, tous deux avaient compris de qui il s'agissait.
_ En effet.
_ Alors fais-toi voir sans elle, puis retrouve-la. Propose Jasper. Au moins cette semaine, Edward. Il semble que Ben va mener une enquête, s'il s'aperçoit de quelque chose d'étrange, cela te mènerait devant Aro.
_ Ce n'est pas forcément une mauvaise idée. Grognai-je, conscient que c'était toutefois dangereux et que jamais je n'aurais la possibilité de faire ce à quoi je pensais.
_ Bien ! Maintenant, les choses sérieuses ! S'enthousiasma mon frère en frappant des mains.
_ Parce que ça n'en est pas ? M'étonnai-je.
_ Bah non ! Sérieusement, Elle est restée ici cette nuit ? Demanda-t-il en insistant sur le mot 'elle'.
Je soutins son regard pour lui assurer que ce n'était pas le cas. Certes, les minutes passées contre cette porte à l'ancienne forge avaient été féériques, mais j'avais conscience que ce n'était pas le lieu et encore moins le moment.
_ Mouais ! Soupçonna encore Emmett.
Jasper se contenta de sourire et de nous rappeler que nous devions descendre aux entrainements.
Pendant que nous descendions, Emmett me raconta les babioles que les filles avaient achetées la veille.
_ Encore un truc qu'elles vont honorer deux jours pour le délaisser. Conclut-il.
_ C'est un peu le même principe que tous ces gants que tu te procures...Répondit Jasper, amusé.
_ Hey ! C'est utile au moins des gants ! Se défendit Emmett alors que nous arrivions dans le hall.
Nous restâmes silencieux, mais n'en pensions pas moins.
A peine avions-nous mis un pied dehors que déjà Démétri et les autres nous firent signe de nous dépêcher. Le temps était à l'orage, nous devions travailler plusieurs choses avant de rentrer. Seth me tendit mon cheval avec un sourire que je lui rendis.
_ Bonne journée, messire.
_ Merci, Seth.
J'éperonnai mon cheval et pris ma place dans notre groupe.
_ Aujourd'hui, nous rejoignons les hommes du seigneur Marcus, messieurs. Nous pourrons voir où vous en êtes dans les joutes à cheval. Expliqua Démétri en avançant.
Nous sortîmes du château, au pas, avant de lancer nos montures au trot. Je remarquai les regards inquiets de certains d'entre nous, et compris qu'ils étaient susceptibles de suivre James. (N/Caro : Bah ouais à leur place moi aussi, je ferai la gueule !)
En parlant de James, nous entendîmes un groupe de chevaux lancés au galop nous suivre. Démétri nous fit signe de nous arrêter, et de laisser passer ces chevaliers. James ralentit, un sourire mauvais aux lèvres. Il salua Démétri et nous observa tous.
_ J'espère que vous savez galoper, messieurs. Le trot est réservé aux dames. (N/Caro : Pfff Connard ! *tire la langue*)
Son compère ricana derrière lui, imité par les autres. Je m'impatientai, et ma monture aussi. Parmi nous, certains murmures d'indignation se firent entendre. Je serrai fermement sur les rênes pour ne pas le défier. Je n'aimais pas ce qu'il avait dans le regard. C'était un tueur, il rêvait de sang.
_ Tu sais comme moi qu'ils seront prêts quand tu ordonneras le départ. Fit Démétri, diplomate.
_ C'est vrai, tu es l'un des meilleurs, Dém, j'avais presque oublié.
Démétri ne releva pas. Il se contenta de fixer James dans les yeux. Il me sembla qu'il était bien l'un des seuls à oser le faire.
Son destrier noir s'impatienta sous lui, alors James fit signe à ses hommes de repartir. Il fit demi-tour et lança une dernière fois son venin
_ Amusez-vous bien, messieurs. Bientôt, il vous faudra prouver que vous êtes des hommes.
_ Comment...
_ Quel rat !
_ Je vais le tuer ! Cracha Emmett, le regard fixé sur les brins d'herbe arrachés par le galop des chevaux.
_ Du calme, messeigneurs. Ne vous occupez pas de lui. James aime provoquer son monde. Ressaisissez-vous. Réclama Démétri.
_ Em.
Jasper posa une main sur l'épaule d'Emmett. Il serra les mâchoires, et soupira. En moins de cinq minutes, notre bonne humeur avait disparu.
Nous n'entendions maintenant que les sabots au sol, le souffle de nos montures. Nous étions tous dans nos pensées.
Nous croisâmes bien vite les premiers champs dépendants du château du seigneur Marcus. Les paysans et paysannes y chantaient, parlaient, tout en travaillant la terre avec les bêches et charrues. Ils nous saluèrent gaiement d'un signe de la main, et retournèrent à leurs activités.
Certains souriaient à celles qui se trouvaient sur les bords du chemin. Parfois, une ou deux répondaient, alors que d'autres se détournaient d'un haussement d'épaules. Alors, les plaisanteries revinrent dans notre groupe, et nous retrouvâmes les autres chevaliers avec un meilleur entrain.
Nous nous saluâmes, et bientôt, les discussions furent animées. Certains étaient curieux de notre style de vie chez Aro Volturi, nous l'étions du leur chez Marcus Volturi.
_ Ce soir nous faisons un banquet. Proposa Alistair, l'équivalent pour nous de Démétri.
_ Oh oui !
Les exclamations et envies fusèrent. Beaucoup convinrent de leur d'arrivée alors que d'autres n'étaient pas sûrs.
_ Bien, maintenant, au travail, messires. Exigea Démétri.
Nous étions sur un terrain plat, à l'ouest du château de Marcus Volturi. Nous nous mîmes en position. Les uns en face des autres, nos casques sur nos têtes, nos lances verticales, nous n'attendions que le signal pour lancer nos montures les unes contre les autres.
Au moment opportun, nous rabaissions nos lances, et visions la cotte de maille de nos adversaires. Beaucoup atterrirent au sol, d'autres se déportèrent pour éviter d'être touché. Une série de couinements et gémissements nous échappa, alors que nous reprenions notre souffle.
_ Prenez vos épées ! Ordonna Alistair.
Nous sautâmes au sol, enchainant les mouvements sans réfléchir. Seuls nos corps bougeaient, évitaient les coups, paraient, et attaquaient.
Nous transpirions dans nos tenues, des casques étaient au sol, rendant moins lourds les mouvements. Le soleil finit par perdre la partie contre les nuages et la pluie. Les plus forts d'entre nous continuaient de se battre. Nous répondions aux ordres en un quart de seconde. Délaissant les épées et boucliers pour les bâtons. Au fur et à mesure que nous fatiguions, nos coups étaient moins précis, moins puissants. Avec la pluie qui tombait dru, nous glissions sur la terre humide, nos armes nous échappaient des mains. (N/Caro : ça c pas cool^^)
Je pris un coup dans le ventre et me retrouvai les genoux dans la boue, le souffle court. Mes épaules me faisaient souffrir, je respirai avec difficulté à cause du sang qui s'écoulait de mon nez.
_ Ecartez-vous Edward. M'interpella Démétri.
J'obéis, me redressant avec peine, et allai m'affaler contre le tronc d'un arbre. J'essuyai du revers de la main le sang sur mon visage, et acceptai la gourde que me tendait Emmett. Il avait dû s'éloigner aussi, un violent coup à la tête l'avait presque assommé.
_ Il ne reste plus grand monde. Remarqua-t-il en observant les derniers chevaliers sur le terrain.
Jasper se battait encore. À ses côtés, deux autres de notre groupe accusaient les coups pour en rendre d'autres. Ceux du château de Marcus étaient aussi nombreux que les nôtres.
_ Rosalie va faire la tête quand elle va voir l'état de mon visage.
_ Les autres ne sont pas mieux. Le rassurai-je.
_ Fais voir toi.
Il se pencha en avant pour avoir une meilleure idée de mon état. Le sang s'était arrêté de couler, ma tête me faisait un mal de chien autant que mes épaules.
_ Tu vas avoir un beau bleu, vieux ! (N/Caro : C viril un bleu ! mdr)
_ Je te remercie.
_ C'est père qui va nous faire une crise aussi.
_ Il serait capable de nous clouer au lit. Approuvai-je.
Il hocha la tête, le regard soudain pleins d'idées lubriques. Je lui tapai sur la tête, et il rit.
_ Ça ira pour aujourd'hui, messeigneurs. Dirent Alistair et Démétri.
Tous approuvèrent en chœur. Emmett et moi nous redressâmes, et nous saluâmes les autres.
_ Bon travail, Jazz. Le félicita Emmett.
_ Ça va vous ?
_ Parfaitement. Dis-je.
Il sembla sceptique, mais ne dit rien.
En moins d'une minute, les armes et éléments de nos armures étaient à leur place, et nous remontions à cheval.
Nous nous séparâmes sans un mot, la tête courbée sur l'encolure de nos montures, épuisés.
L'arrivée se fit en silence.
Nous atteignîmes la galerie qui menait à nos appartements, quand Esmée sortit de chez elle. Elle s'immobilisa une minute, jaugeant nos visages contusionnés, nos capes mouillées, et nos gants pleins de terre. (N/Caro : Maman va faire la tronche ! On a abimé c bébés ! mdr)
_ Allez vous nettoyer, un peu. Je demande à Bella d'apporter de quoi soigner vos blessures. Annonça-t-elle en entrant chez les filles.
Nous obéîmes. Nous séparant, je vis Bella auprès d'Alice, des tissus dans les mains.
Je rejoignis ma chambre, lentement. Je craignais que mes douleurs ne s'intensifient. Plus j'allais me reposer, et plus mon corps allait me faire remarquer les souffrances que je n'avais pas senties dans le feu des entrainements.
Je retirai ma cape et mes gants, défis ma ceinture où mon épée et ma dague se trouvaient. Puis, je m'assis sur les canapés, le long de la fenêtre. La pluie frappait sur mes carreaux, je m'étendis, abandonnant l'idée d'ôter ma cotte de maille. Elle me paraissait trop lourde pour le moment. Je grimaçai en sentant les mailles s'ajuster dans mon dos, puis fermai les yeux. La journée avait été plus épuisante que d'ordinaire.
De légers coups portés à la porte m'évitèrent de sombrer dans un sommeil réparateur. Je me redressai.
_ Entrez.
Je réussis enfin à retirer ma cotte de maille. Quand je relevai la tête, je vis Bella qui attendait sur le seuil. Je souris, et lui fis signe d'avancer.
_ Dame Esmée m'a prévenue que vous étiez ici...
Elle approcha lentement. Je vis un pot dans ses mains. Elle le posa à mes côtés, et resta incertaine près de moi.
_ Les entrainements. Répondis-je à sa question muette. (N/Caro : Ouais version boucher, si tu veux mon avis)
Elle se mordait la lèvre inférieure, son regard était plein d'inquiétude.
_ Je n'ai rien, rassure-toi. C'est pour moi ?
_ Oui. C'est à appliquer sur les contusions.
_ D'accord.
Aucun de nous ne bougea. Nous étions silencieux, les yeux dans les yeux.
_ Tu m'aiderais ? Hésitai-je. (N/Caro : moi me porte volontaire! )
Elle rougit, en baissant les yeux sur ses mains.
_ Bien sûr.
Elle prit le pot d'onguent, et attendit.
_ Où êtes-vous blessé ?
_ Aux épaules, dans le dos. Grimaçai-je.
Elle hocha la tête et me laissa ôter ma tunique. Un cri de surprise lui échappa. Je baissai les yeux et vis les bleus qui se formaient sur mes côtes.
_ Ce n'est pas si affreux que ça en a l'air. Certains datent d'avant aujourd'hui. Tentai-je de la rassurer. (N/Caro : je suis pas sûre qu'elle te croit mais bon...)
Elle croisa mon regard, j'y lus ses hésitations à me croire. Puis elle me conseilla de rester immobile.
_ Ca risque d'être froid. M'informa-t-elle, en appliquant une première couche.
Je retins ma respiration, par la douleur et la température aussi. Bella se mordait les lèvres, tout en étalant l'onguent avec soin.
_ Que voulait Alice ce matin ?
Elle releva les yeux sur moi, et plongea longuement dans mon regard.
_ La demoiselle avait un problème avec un patron de robe. C'est réglé.
_ Bien.
_ Vous...Il faut vous allonger pour que je puisse en mettre dans votre dos. (N/Caro: Ô ouais...)
J'obéis. Elle me proposa un coussin à mettre sous ma tête. Je la regardai du coin de l'œil. A genoux à mes côtés, ses mains massaient avec attention mon dos. J'appréciai son toucher, ma peau frémissant à son contact. Ses doigts devinrent plus légers, ils frôlaient ma colonne vertébrale. Ma respiration se fit plus hachée, ses mains caressaient mon dos, jusqu'à mes épaules. J'en attrapai une, soudant son regard au mien. Sans un mot, je me mis sur le côté, et l'attirai à moi. Bella se laissa faire. Son souffle se mêla au mien, son visage proche de moi. Je dessinai ses traits, autorisant mes doigts à caresser son épaule, son bras, pour entrecroiser nos doigts.
_ Tu m'as manqué, Bella. Murmurai-je en m'approchant.
_ Vous aussi Edward.
Nos lèvres se joignirent d'un même mouvement. Je demandai l'accès à sa bouche, et sa langue vint à ma rencontre. Bella gémit alors que je passais une main dans ses reins, réduisant l'espace entre nos deux corps. Les lacets de son gilet étaient contre mon torse. Je sentis sa poitrine s'élever au rythme de sa respiration désordonnée. Je souris, frôlai ses lèvres. (N/Caro: Wow ! Je fonds...)
_ Où nous voyons-nous ce soir ?
_ Vous êtes blessé, Edward...Commença-t-elle, mais je l'interrompis.
_ Je peux encore marcher que je sache ! J'ai besoin de te voir, Bella.
Elle rougit, baissa les yeux avant de les relever.
_ Où vous voudrez sire. Capitula-t-elle.
_ Rejoins-moi dans la bibliothèque. Murmurai-je à son oreille.
Elle hocha la tête, ses lèvres en même temps que les miennes cherchèrent l'autre. D'abord tendre, notre baiser s'intensifia. Bella fut sur le dos, alors que j'évitais de peser sur elle. Ses bras s'enroulèrent autour de mes épaules, ses doigts dans mes cheveux. Une de mes mains passa doucement sur son côté, prenant conscience de la rondeur d'un sein, de la finesse de sa taille...
Nous haletions quand je savourais la ligne de sa mâchoire. (N/Caro : Fait chaud dans l'quartier ! mdr)
_ Edward...
Sa voix disant mon nom, quand son corps tremblait sous mes doigts, devint une mélodie à mes oreilles. Son corps se cambra contre le mien, je n'arrivais plus à réfléchir. Je voulais juste goûter sa peau...
_ Je... Je ne peux rester !
Ses mains se détachèrent de moi, me repoussaient. Je m'écartai, aimant voir ses lèvres gonflées de mes baisers. Je détournai le regard. Elle était bien la première à me faire réagir si fortement. Je pensais être bien élevé, être capable de contrôler ce que d'autres libéraient sans honte...J'étais pire qu'eux. (N/Caro : mais non, mais non...moi ça me va DD)
_ Pardon, tu as raison...Bella...
_ A ce soir, Edward.
Elle sourit, caressa ma joue, puis se redressa. Elle effaça des plis sur sa robe, refit sa coiffure sous son bonnet, et s'éloigna, le pot d'onguent dans les mains.
Je retombai sur le canapé, en soupirant.
OoOoOoO
Comme Emmett et Jasper me l'avaient conseillé, je sortis avec eux ce soir-là. Nous passâmes à la taverne, avalant quelques coupes de vin avant que je rentre, prétextant la fatigue dû à nos entraînements. Je passai retirer ma cape dans ma chambre, puis retournai à la bibliothèque. En approchant, j'entendis rire et me stoppai. La porte était entrebâillée.
_ Il n'est pas furieux contre toi, Bells, rassure-toi.
_ Si tu savais ! L'entendis-je dire.
_ Hey ! Tu pourrais faire semblant, au moins ! S'indigna un troisième.
_ Jake, vous faites du très bon travail, tu connais Aro.
_ Justement ! Il n'est pas comme ça d'habitude! Je suis sûr que James y est pour quelque chose ! Si je le croise, celui la !
_ Tu ne feras rien. Réclama-t-elle.
Je fermai les yeux, appuyé à la porte et écoutai encore une minute.
_ Bella, il se croit fort, mais avec Jake on est plus fort que lui !
_ Embry ! Je t'en prie, James est... Il part bientôt de toute façon.
_ Si ça pouvait être sa dernière guerre... (N/Caro : Je vote pour !)
Ils restèrent silencieux, et je décidai qu'il était temps que ces hommes quittent la pièce. J'entrai, l'air de rien, et m'arrêtai pour les voir assis autour de Bella, le long d'une longue table.
_ Messire...Me saluèrent-ils avec une révérence.
_ J'espère ne pas déranger.
J'avançai encore dans la pièce, d'un pas décidé.
_ Non ! Bien sûr que non. Nous partons. Signala Bella en se levant.
Les deux autres acquiescèrent.
_ Vous pourriez rester un instant Bella ?
Elle croisa mon regard.
_ Évidemment.
J'allai vers le clavicorde, Bella alluma une autre bougie. J'entendis ce qu'ils disaient encore.
_ N'oublie pas, demain, réunion, Bells.
_ Je serai là, Embry. Acquiesça-t-elle.
Je les regardai du coin de l'œil, elle souriait. L'un d'eux lui prit la main et murmura à son oreille. Je serrai les mâchoires alors qu'elle hochait la tête.
_ Bonne nuit monseigneur. Firent-ils en même temps.
Je les remerciai, ils saluèrent Bella de la main, refermant la porte derrière eux.
Elle se tourna lentement vers moi, comme si elle sentait ce qui se passait en moi. Elle sourit et approcha.
_ Jake et Embry travaillent les livres. Je les ai trouvés là, alors qu'ils partaient. Expliqua-t-elle.
_ Ce sont des amis à toi ?
Je ne pus retenir la pointe de jalousie dans ma voix. Je passai une main gênée dans mes cheveux. (N/Caro : ptdr !)
_ Ils sont bien les seuls amis que je peux compter. Ils travaillent ici depuis longtemps, vous souvenez-vous, un soir au début de votre arrivée, nous étions un groupe ici ?
Je fronçai les sourcils, puis acquiesçai.
_ Comment vous sentez-vous ? Demanda-t-elle après un moment de silence.
Je m'assis sur le banc du clavicorde. Mon regard était fixé sur elle.
_ La pommade que tu as appliquée agit. Je ne ressens presque plus rien.
Elle sourit et s'assit à son tour. Je pris ses mains dans les miennes, y déposai un baisemain. Elle rougit, et détourna le regard.
_ J'ai eu peur que tu refuses de rester. Avouai-je.
_ Je ne veux pas que les gens sachent, seigneur. Aro pourrait...
Elle baissa la tête. Deux doigts sous son menton, je la forçai à me regarder dans les yeux.
_ Pourrait quoi ?
_ M'enfermer...M'éloigner...Je ne sais, Edward. Mais si un jour il savait que...Même pour vous c'est dangereux.
_ Nous ne risquons rien.
Je m'approchai et pris ses lèvres dans un baiser tendre. Bella enroula ses bras autour de ma nuque, et mine de rien, cela me rassura sur ses intentions. Malgré la peur, elle ne voulait pas renier ce qui se passait. Je passai les mains dans ses cheveux attachés, bataillai avec les épingles. Je m'écartai pour voir sa cascade de cheveux noirs tomber dans son dos. Elle sourit, fit un mouvement souple de la tête pour arranger ses cheveux. (N/Caro : parce que je le vaux bien ! Mdr) Son regard tomba par la suite dans le mien, et j'oubliai tout ce qui nous entourait. Nous passâmes la soirée à discuter des manuscrits autour de nous, et de la décision d'Aro Volturi et James de réquisitionner des chevaliers permanents pour une prochaine campagne.
_ Qui est ce James ? Osai-je demander au bout d'un moment.
Elle détourna le regard, une lueur de panique s'alluma dans ses yeux. Je regrettais d'avoir posé la question quand elle y répondit.
_ Personne ne sait vraiment. Il est arrivé au château il y a cinq ans, d'abord en tant que chevalier sous les ordres de Démétri, puis il a gravi les échelons, et a pris la tête de sa troupe. Ce sont des mercenaires à la solde des seigneurs Volturi. Ils aiment résider ici, plutôt qu'ailleurs.
Ses paroles la firent frémir. Elle resserra ses bras autour de ses épaules, et jeta un regard apeuré autour de nous. Je l'attirai vers moi, sa tête sur mon épaule.
_ Tu n'as pas à avoir peur de lui, Bella. Murmurai-je dans son oreille.
_ Vous ne le connaissez pas, Edward. Il est violent, nous l'évitons toutes au maximum. Confia-t-elle.
Je passai derrière son oreille une de ses mèches de cheveux. Elle se blottit contre moi. J'embrassai sa tempe.
Le silence s'installa, dans la lumière vacillante de la dernière bougie, je sentis Bella s'apaiser entre mes bras.
_ Tu dors debout, Bella. Souris-je.
_ Oh pardon ! Je suis désolée...
_ Ce n'est rien. Allons dormir.
Elle hocha la tête et se releva.
Nos mains jointes, nous retournâmes en silence jusqu'à cet escalier où elle me laissa, rejoignant sa chambre.
OoOoOoO
BELLA POV
Une semaine s'était écoulée depuis la fin de la fête du printemps. Toutes les chambres étaient prêtes à accueillir les invités du seigneur Aro, les recommandations de la famille Denali étaient respectées dans les moindres détails, il ne manquait plus qu'eux.
Depuis la veille, en plus, les allées et venues s'étaient multipliées dans le château. Entre les nouveaux chevaliers Denali et d'autres contrées, et les premières dames issues de châteaux éloignés, la tranquillité du château était rompue.
Nos journées consistaient alors à poursuivre nos travaux habituels, associés aux demandes qui nous étaient faites: couture, linge, guides et déménagement.
_ Quand Eléazar et ses filles doivent-ils venir ? Demandai-je à Ben, dans le hall.
_ Dans deux jours. Tout est prêt dans l'aile Sud ?
_ Oui.
_ Je cherche Maggie. M'apprit-il alors que je m'éloignai, un panier plein de linge dans les bras.
_ Elle est chez Dame Sulpicia avec Emilie.
Il hocha la tête pour me remercier, et je poursuivis mon chemin jusqu'au sous-sol. Des chevaliers s'interpellèrent à quelques pas de là. Finalement habituée à leurs voix, je les ignorai, et atteignis enfin les escaliers qui m'intéressaient.
En bas, j'entendais les autres servantes discuter.
_ Il compte m'emmener chez le seigneur Marcus. Disait Judith.
_ Ils font sans cesse des banquets. Rajouta Jessica, le regard brillant.
Elles frappaient les draps, alors que d'autres les pliaient.
Je m'installai à une vasque et sortis les tuniques de mon panier.
_ Laurent s'est battu avec Alec ce matin. Lança Lauren.
_ Quelqu'un l'a dit à Jane ? Interrogea Jessica.
_ Me dire quoi ? Intervint l'intéressée en descendant les marches.
_ Ton frère a pris un sale coup de la part de Laurent. Expliqua Judith.
_ Ça lui apprendra à s'occuper de ce qui ne le regarde pas. Elle haussa les épaules et m'aida à étendre les vêtements que je venais de laver. (N/Caro : Il n'aurait pas pu le tuer ! GRR ! Je le sens pas)
_ Il a voulu arrêter Laurent qui menaçait Seth d'un poignard. Assura Lauren.
_ Pourquoi le faisait-il ? Demandai-je.
Elles se tournèrent vers moi comme une seule, à croire qu'elles avaient oublié que j'étais là. Je les fixai, attendant une réponse. Jane me la donna.
_ Seth est passé au mauvais endroit au mauvais moment, quand Laurent sortait son destrier de son box.
_ Oh !
Je replongeai dans la corbeille de linge à étendre. Le jeune Seth était un écuyer soutenu par messire Marcus. Il aurait pu s'installer chez lui, mais Seth voulait rester avec sa sœur Leah, et leurs parents malades. Son statut était connu de tous, et parfois, des rancœurs se formaient à partir de cela seulement.
Les récits de leurs soirées, et des installations de tentes derrière les remparts du château prirent le dessus sur les conversations, et je restai silencieuse. J'avais mes propres soirées en tête. Celles pendant lesquelles Edward et moi restions des heures à discuter, à l'ombre des arbres, dans le jardin privé. (N/Caro : Tu m'étonnes !)
Ses blessures s'étaient atténuées, même si parfois, il grimaçait pendant les repas, en tendant le bras. Je supposai que les entrainements étaient plus durs ces derniers temps, étant donné que la plupart des chevaliers que l'on attendait pour ces tournois étaient présents. Tous devaient s'entrainer plus dur pour gagner.
En remontant dans le hall, accompagnée de Jane, aussi silencieuse que moi, je vis les trois chevaliers Cullen entrer. Ils étaient encore souriants, malgré les feuilles sur leurs capes, et leurs traits fatigués. Je croisai son regard, et vis la lueur briller malgré la distance entre nous. Je retins mon propre sourire, et suivis Jane jusqu'à l'aile réservée aux Cullen, consciente qu'ils nous suivaient. Ils parlèrent bas jusqu'au moment de passer la lourde porte de cette aile. Alors, nous les entendîmes rire, j'imaginai leurs coups de coudes complices et souris. (N/Caro : moi aussi j'imagine *soupire*)
_ Nous portons du linge pour les seigneurs. Commença Jane alors que Dame Esmée était devant nous, à la porte.
_ Bien sûr ! Les voici d'ailleurs. Seigneurs ! Mais quand rentrerez-vous sans aucune blessure ? S'exclama-t-elle en secouant la tête. Bella, auriez-vous encore de cet onguent ?
Je rougis, sans le vouloir, aux souvenirs de la dernière fois que j'en avais appliqué sur le torse de monseigneur Edward. J'évitai de croiser son regard, de peur de me trahir.
_ Bien sûr, ma dame.
_ Je prends le linge. Proposa Jane.
J'acquiesçai, fis une révérence, puis m'éloignai en direction de la salle des médecines. Je pris un pot, et retournai voir les Cullen. Ils plaisantaient dans le salon commun des jeunes gens.
_ Moi d'abord ! Exigea Emmett en levant la main.
Je lui tendis le pot, dame Esmée lui ordonna de tirer sur sa tunique pour l'aider. Il grinça des dents en fermant les yeux alors qu'elle lui appliquait une couche sur le torse.
_ Ça t'apprendra à ne pas faire attention à toi, Emmett.
Edward leva les yeux au ciel, et comme si sa mère l'avait vu, elle commenta.
_ De même pour toi, jeune Edward !
_ Oui mère.
En parlant, il avait le regard fixé sur moi. Je sentis cette agréable langueur me parcourir, comme à chaque fois que mon corps attendait son toucher. J'avais beau savoir que ce n'était pas autorisé, que nous aurions des ennuis si nous étions découverts, je voulais toujours le sentir près de moi. Je voulais passer les mains dans ses cheveux décoiffés, et laisser ses mains me faire frémir de plaisir.
_ Ça ira, Bella. Je crois que je vais pouvoir gérer ces personnes. Me signala dame Esmée.
Je souris, et fis une révérence en quittant la pièce, à la suite de Jane.
_ Allons retrouver les autres. Dit Jane, me rappelant alors l'heure du dîner approchant.
Dans le hall, le calme régnait. Plus personne n'était là, à part Tyler, devant la porte qui conduisait à la salle du trône.
_ Quel calme ! Fit-il en souriant.
_ Ils sont tous partis ? Demanda Jane.
_ Oui. Ben vient d'emmener les derniers à leurs quartiers.
Nous hochâmes la tête et rejoignîmes notre salle. Toutes étaient là, en silence, attendant la fin de la journée.
J'aidai à la mise en place des couverts, surprise de ne pas voir Angela. Monseigneur Aro entra en premier, d'un pas lourd dans la pièce. Il s'assit en maugréant.
Il était de mauvaise humeur et plus.
Ça ne faisait que commencer ! (N/Caro : Aie ! Ça promets -_-')
Quand les Cullen entrèrent, je vis Dame Sulpicia rejoindre elle aussi la table. Monseigneur Aro me congédia d'un geste de la main, et Maggie m'informa que je pouvais rester au nettoyage.
Je hochai la tête, comprenant que la présence de Dame Sulpicia à la table réorganisait les places de chacune dans le service. Je me retirai pour ne pas gêner mes comparses, et attendis le retour des plats successifs.
À la fin, il n'y eut plus que Maggie, Jessica et moi, comme tous les soirs, pour éteindre les bougies et chandeliers de la salle. Alors que nous étions presque dans le noir, j'étais fébrile de retrouver Edward. Je savais que cela attendrait malgré tout. Il se devait, ces derniers temps, de sortir avec les autres. Je remontai à ma chambre, en profitant pour refaire quelques points de couture à ma chemise blanche. Dehors, sur le chemin de ronde, deux guetteurs discutaient. Je me plaçai à ma fenêtre, derrière mon rideau et les observai au clair de lune. Leurs casques posés à côté d'eux, ils s'échangeaient une gourde au fil de leur conversation. Leur relève vint à son tour et ils quittèrent leur poste en faisant de grands signes vers les champs autour du château.
Messire Edward et Seth discutaient quand ils entrèrent dans la cour, pour rejoindre l'aile des Cullen. Ils s'arrêtèrent, se saluèrent, et Seth repartit tranquillement. Je posai ma couture, et passai mon manteau sur mes épaules. (N/Caro : chic ! Chic ! Chic !)
Edward m'attendait sous l'arbre habituel, appuyé au tronc, les bras croisés. Son visage, à moitié caché de la Lune, me regardait arriver. Quand je fus à un pas, il tendit les bras, et me serra contre lui. Ma tête dans son cou, j'inspirai son odeur d'homme, et enroulai mes bras autour de ses épaules.
Nous nous embrassâmes, sans un mot, puis nous nous assîmes à même le sol. Edward me tenait contre lui, ses bras autour de ma taille. Il plongea son visage dans mes cheveux -je les détachais, sachant qu'il aimait cela-, et resserra sa prise sur moi.
_ Pourquoi n'es-tu pas restée ce soir ?
_ Monseigneur Aro m'a attribué un autre poste en cuisine.
_ Ce n'est pas juste.
Je souris, posai une main sur sa joue pour qu'il me regarde.
_ Dame Sulpicia refuse de me voir, Edward. Il valait mieux cela, plutôt qu'une crise d'hystérie de la part de son épouse. (N/Caro : c'est clair)
Sa mâchoire se contracta sous mes doigts, et ses yeux noircirent.
_ Allons nous promener. Dit-il soudain en piquant un baiser sur mes lèvres.
_ Où ça ?
_ As-tu déjà vu les tentes des chevaliers de près ? Il fronça les sourcils, alors que je souriais.
_ Non. Vous m'emmèneriez ?
Il hocha la tête, son sourire en coin à sa place, et m'attira à lui pour m'aider à me lever. Il mit ma capuche sur mon visage, et nous empruntâmes le chemin qui conduisait aux pieds des remparts.
Les chevaliers allaient et venaient autour de nous, leurs épées visibles dans leurs fourreaux. Leurs bottes claquaient sur la terre, les capes ondulaient par le vent qui soufflait, et les saluts se multipliaient.
Edward tenait fermement ma main dans la sienne, marchant à mon pas. Je m'arrêtai devant une tente plus grande que les autres. Les deux rabats de la porte étaient ouverts, laissant voir les litières recouvertes de velours autour d'une longue table pour un repas en cours. Les dames y étaient majoritaires, entourées de jeunes écuyers et quelques domestiques. Leurs robes et leurs coiffures portaient les insignes d'une famille des royaumes de France. Des bijoux brillaient sur leurs épaules, à la base de leur cou. (N/Caro : Waouh c'est beau)
_ Ce sont les épouses de chevaliers de la Narbonnaise. Murmura Edward dans mon oreille. Les écuyers à leur table sont leurs protégés.
_ Elles sont belles. Soufflai-je en réponse.
_ Une beauté bien pâle à côté de la tienne. Répondit-il, une de ses mains dans le creux de mes reins.
_ Messire. Souris-je.
Je tournai la tête, et croisai son regard émeraude. Je passai ma langue sur mes lèvres, joignant nos mains sur mon côté.
_ Allons boire quelque chose. Proposa-t-il soudain.
Je le suivis, le faisant ralentir pour mieux observer tel destrier, telle toilette, tel combat. Edward m'attira contre lui quand nous passâmes les portes d'une taverne mobile. Je rabattis d'instinct ma capuche sur ma tête, et gardai les yeux au sol. Les gens se bousculaient pour atteindre le tavernier, ils criaient leurs commandes, lançaient des bourses.
_ Edward !
Un homme de haute taille interpella Edward. Il lui faisait de grands signes, une coupe à la main.
_ Une seconde. Demanda Edward en me désignant un endroit plus calme sur le côté.
J'acquiesçai, alors qu'il rejoignait l'autre. Ils se saluèrent, pendant que je m'appuyai au mur. L'avantage d'être servante fit que je savais passer inaperçue. Je restai ainsi, observant ces hommes venus pour se battre. Ils étaient de toutes les tailles, de toutes les origines. Certains plus pâles que d'autres, plus ou moins habillés ou coiffés. Certains étaient plus jeunes que moi, alors que d'autres semblaient bien âgé pour porter une épée. Je fus happée par un mouvement de foule et me retrouvai hors de la tente plus vite que je ne l'aurais cru possible avec tout ce monde. Je sentis mon manteau s'accrocher à quelque chose, ma capuche retomba sur mes épaules. Mes cheveux volèrent sous le coup d'une rafale de vent. Je me retournai pour contrer la force du vent, attraper mon manteau pris dans un câble qui maintenait la tente au sol. (N/Caro : Ô merde !)
_ Bella !
Edward me rejoignit, jouant des coudes. Je pus lire de l'inquiétude dans son regard. Il remit ma capuche sur ma tête, alors que je souriais.
_ Je n'ai rien. Tout le monde bouge si vite !
_ Tu n'as rien ?
_ Non. J'ai été surprise par le vent.
_ Nous ferions mieux de quitter les lieux, plusieurs chevaliers sont dans les parages.
_ Il n'y a que des chevaliers, Edward.
Il baissa les yeux sur moi, esquissa son sourire en coin.
_ Ceux avec qui je m'entraine, je veux dire.
Je hochai la tête, et nous quittâmes le terrain de tentes.
En silence, nous regagnâmes le jardin privé, puis la galerie menant à mon étage.
_ Je suis désolé de t'avoir laissée.
_ Vous ne pouvez ignorer vos amis à cause de moi, Edward.
Il ne dit rien, caressant ma joue tendrement.
Il fit tomber ma capuche sur mes épaules, ses mains prenant mon visage en coupe. Ses lèvres se posèrent sur les miennes avec douceur. Je sentis mon corps se détendre, je me laissai aller contre lui, passant les mains autour de sa nuque. Notre baiser fut plus impatient alors qu'Edward me faisait reculer jusqu'au mur. Les souvenirs de cet instant dans l'ancienne forge me revinrent. Mon corps réagit de la même manière, s'incrustant autant que possible à celui d'Edward. Je gémis contre lui, une de ses mains descendant sur mon épaule, et mon bras pour venir se loger dans mes reins, à la naissance de mes fesses. Nos bassins étaient appuyés l'un contre l'autre. Quelque chose de dur se logea contre mon ventre, la main d'Edward trouvant son chemin sur ma hanche, jusqu'à ma cuisse. (N/Caro : Gloups...)
Je détachai mes lèvres des siennes. Ma respiration hachée, mes lèvres gonflées de ses baisers, je vis briller une lueur magnifique dans ses prunelles. Rien ne fut dit. Edward reprit mes lèvres avec les siennes, sa langue menant tout de suite un combat sensuel avec la mienne. Je fourrageai dans ses cheveux, passai les mains sous sa cape, sentant les muscles de ses épaules et son torse sous mes doigts. Edward mordilla ma lèvre inférieure en même temps que je sentais le bas de ma robe remonter le long de ma jambe.
Nous étions dans le noir, près de la porte qui me conduirait à l'étage. Mon cœur battait fort dans ma poitrine, je sentais celui d'Edward contre le mien. Tout autour de nous était dans un brouillard que je me refusais à retrouver. Tout, dans les bras d'Edward, était décuplé, lumineux, joyeux. (N/Caro : rhoo c'est trop beau...pour durer !)
_ Edward...Soupirai-je, sa langue venant dans mon cou.
Je crochetai mes doigts dans ses cheveux, libérant mon cou pour lui faciliter l'accès. Il délaissa ma jambe pour défaire le bouton de mon manteau.
_ Tu es si belle. J'ai tant envie de t'avoir avec moi ce soir, Bella. Murmura-t-il, entre deux baisers.
Je rouvris les yeux, figée contre ce mur, haletante sous ses caresses. Je tirai sur ses cheveux, pour le forcer à me regarder dans les yeux. Je voulus parler, mais aucun son ne quitta ma gorge. Ma vision se fit plus floue alors que je secouais la tête.
Je libérai sa chevelure, et, tremblante, je rajustai mes vêtements.
Il resta silencieux, ses yeux suivants mes mouvements, avant de sembler enfin comprendre. Ses yeux plongèrent dans les miens, ses doigts vinrent sur mes joues humides.
_ Bella...
_ Je...Non, Edward.
_ Je ne te ferai pas de mal, Bella, je...
_ Edward, je vous en prie. Je n'ai jamais...
_ Je sais ! Bella...
_ Je n'ai pas le droit, Edward.
Ma voix trembla, mes larmes refirent surface.
Aussi illégitime que j'étais, je ne pouvais m'offrir à qui je voulais. Le seigneur Aro aurait fait tuer Edward pour cet outrage. (N/Caro : qui se dévoue pour tuer Aro ? Moi ! Moi ! Moi !)
Il détourna le regard, respira à fond, puis me fixa à nouveau.
_ Je sais, Bella. Pardon, je ne voulais pas insister.
Je penchai la tête sur le côté, tentant un sourire.
_ J'aimerais, Edward. Confiai-je pour le rassurer.
Il sourit, se pencha sur mes lèvres pour un baiser chaste. Nous restâmes silencieux, immobiles pendant un instant de plus.
_ Monte donc dormir, Bella. Reçois mes excuses.
_ Bonne nuit, Edward. À demain.
Il acquiesça. Son regard était dans mon dos quand je montais les escaliers. Je tentai de rester aussi calme que possible mais à peine ma porte refermée, je m'étendis sur mon lit, secouée de pleurs incontrôlables.
Je savais que rien ne durerait. Je savais que quelque chose nous séparerait.
Cette relation avec Edward m'était interdite. Je ne voulais pas risquer sa vie en cédant à mes plaisirs. Je ne voulais pas risquer sa vie tout cela pour ne pas avoir à me donner à celui que mon père désignerait le jour où il le déciderait.
L'aube se levait quand je tirai ma couverture sur moi. Avec ce nouveau jour, je réalisai combien j'étais amoureuse du chevalier Edward Cullen. De manière inconditionnelle et irrévocable. (N/Caro : Et ouais ça c'est tout Edward...)
Toujours aussi fan ? Profitez bien, je sens que la suite ne sera pas aussi agréable. Mouahahahaha
Bises, Spuffy
