Disclaimer : J'aimerais tellement pouvoir les revendiquer, malheureusement, je ne peux pas. Ils appartiennent à Madame JKR.
Avertissement : cette fic contient des situations sexuelles entre hommes.
Cette histoire est le fruit de l'imagination d'Arineat qui m'a gentiment donné l'autorisation de la traduire. Le lien vers l'histoire originale est dans mes favoris.
Merci beaucoup à Clina (tu m'as manqué sur le dernier chapitre !) et à Eichi.
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Caught - Chapitre 8
Albus était assis dans un confortable fauteuil, près du feu, dans les appartements privés du Professeur Malfoy, une main occupée par une tasse d'Earl Grey à moitié vide, alors que l'autre tenait la main de Scorpius. Ça l'avait un peu surpris lorsque, pendant le diner, l'élégante chouette brune avait lâchée une missive sur ses genoux, l'invitant à venir prendre une tasse de thé avec Scorpius dans la soirée. Cependant, Albus n'était pas trop inquiet, vu la teneur de sa précédente rencontre avec le professeur, il était simplement curieux de savoir ce qu'il voulait.
Le brun fut ravi de réaliser que cette invitation était simplement la manière du Professeur Malfoy de faire savoir à Scorpius qu'il n'allait pas le renier et même qu'il approuvait son couple. Quelle que soit l'appréhension qu'Albus avait pu avoir, à passer une soirée avec l'ainé des Malfoys, elle fut rapidement oubliée en voyant le soulagement et la joie qui submergèrent Scorpius lorsque le blond réalisa la signification de cette entrevue. Assuré du support de son père, Scorpius put se relaxer et les garçons passèrent une agréable soirée en prenant du plaisir à discuter avec Draco.
« Ce fut une agréable soirée, les garçons » dit Draco en finissant sa tasse de thé, « cependant il est un peu tard et je suis sur que vous avez des choses plus excitantes à faire avant le couvre-feu »
« Merci de m'avoir invité, Professeur » dit poliment Abus malgré la rougeur qui envahissait ses joues devant l'insinuation de Malfoy.
« De rien, Albus. Je pense qu'il était temps de te connaitre un peu mieux puisque tu es si proche de mon fils. Je dois dire que j'ai tout d'abord eu de sérieux doutes sur ses goûts mais, en ayant passé une soirée avec vous, je dois admettre que je n'ai aucun reproche à lui faire sur son choix ».
« Merci Papa » dit Scorpius avec un sourire resplendissant en résistant à l'envie de se jeter dans ses bras. Il savait qu'une telle démonstration d'affection devant une autre personne pouvait ne pas être bienvenue. L'opinion de son père avait une grande importance pour lui et il était submergé par le bonheur d'avoir son approbation.
Draco inclina simplement la tête en ouvrant la porte et en les incitant à sortir d'un élégant geste de la main.
« Je vous verrais en classe. Passez une bonne soirée » dit-il avec un sourire complice avant de refermer la porte derrière eux.
« Et bien, ça ne s'est pas trop mal passé, n'est-ce pas ? » demanda Scorpius en se tournant pour se diriger vers le couloir.
« Absolument. Et ce fut beaucoup plus agréables que les rencontres avec mon père » dit Albus en frémissant encore au souvenir de son père agitant les brochures et parlant de sécurité en matière de sexe.
« Définitivement » agréa Scorpius, remerciant Merlin que son père ne l'ait pas embarrassé comme celui d'Albus l'avait fait.
« Vous prenez toujours le thé ensemble pendant la semaine ? »
« Très souvent, bien que ces derniers temps j'ai été assez distrait par ta sexy personnalité » dit Scorpius en lui faisant un clin d'œil. « Papa est un homme d'habitude, toujours très ordonné, même dans son emploi du temps. Si je le connais aussi bien que je le crois, il a lavé sa tasse après avoir fini son thé et l'a rangée dans le placard. Et, juste à l'instant, il prend une douche ».
« Wow, c'est drôlement précis ! »
« Nous avons été tous les deux seuls si longtemps que ce serait dingue que je ne connaisse pas ses habitudes. Bon, assez parlé de mon père alors que nous pourrions faire tout un tas d'autres choses plus intéressantes » dit-il en prenant un ton suggestif et en plaquant Albus contre le mur le plus proche.
« Ha oui ? » le taquina Albus en plaquant ses hanches contre celle du garçon alors qu'il se trouvait lui-même piégé entre les pierres froides du mur et le corps brûlant de son petit ami. « Et si je résiste ? »
« Et bien, je pense que je devrais simplement trouver une façon de te persuader, n'est-ce pas ? » répondit Scorpius en tournant ses hanches, causant ainsi une délicieuse friction.
Lentement le Serpentard se pencha, il posa ses lèvres contre celle d'Albus dans un semblant de baiser taquin avant de tourner sa tête pour déposer une série de baisers sur la mâchoire de l'autre garçon, il suivit la ligne partant de son oreille pour finir par mordiller la chair tendre de son cou. Albus gémit doucement et frotta ses hanches contre celle de Scorpius, il descendit ses mains le long du dos de Scorpius et en glissa une sous sa chemise pendant qu'il attrapait son cul pour le rapprocher.
« Il semblerait que tu n'opposes pas beaucoup de résistance, Amour » murmura Scorpius dans son oreille, sortant la langue pour en tracer le contour, puis il mordilla sensuellement le lobe.
Soudainement, Albus renversa leurs positions en agrippant les hanches de Scorpius pour le plaquer contre le mur, ses yeux s'écarquillèrent avant de briller de désir. Il aimait lorsqu'Albus utilisait la force.
Albus se penchait pour capturer les lèvres de Scorpius lorsque son père passa le coin du couloir. Le brun se recula à contrecœur en jurant, libérant son prisonnier, puis il arrangea ses robes pour cacher les preuves évidentes de leurs petits jeux.
« Hey, les garçons, comment allez-vous ? » demanda Harry en s'arrêtant net lorsqu'il les remarqua.
« Ça va, Papa » répondit Albus en soupirant, ennuyé par l'arrivée de son père, une fois de plus, au mauvais moment.
« Content de l'entendre. Qu'est-ce que vous faites ? » demanda Harry en ne donnant aucun signe qu'il allait continuer son chemin et les laisser à leurs embrassades mouillées.
« Nous revenons de chez mon père » répondit Scorpius pour son petit ami. « Il voulait connaitre Albus un peu mieux maintenant qu'il sait que nous nous voyons »
« Ho, je vois »
« A vrai dire, Papa » commença Albus, une idée se formant dans son esprit. « Nous te cherchions, le professeur Malfoy a dit qu'il voulait te parler »
« Vraiment ? » demanda Harry, se demandant de quoi Malfoy pouvait bien vouloir lui parler si tard.
« Ouais. Il a dit que c'était quelque chose d'assez important. Peut-être que tu devrais aller voir ce qu'il veut » continua-t-il en lançant un regard d'avertissement à son petit ami, lui demandant de le suivre.
« Bon, d'accord. Et bien je suppose que je devrais y aller avant qu'il ne soit trop tard » se hasarda Harry.
« Ça semble une bonne idée. De toute façon, nous étions en train de remonter, tu n'as donc pas à t'inquiéter d'interruptions malvenues » dit Albus avec un regard entendu pour Scorpius.
Scorpius, étant un Serpentard rusé, fut capable de comprendre l'insinuation cachée et en dépit de sa confusion persistante sur les raisons d'Albus d'embarquer son père dans un tel coup monté, il joua le jeu et dit à Harry, « le mot de passe est 'baguette en sucre' ».
Harry rougit légèrement en entendant le mot de passe, l'image de Draco avec une sucette flottait de manière inopportune devant ses yeux, avant de se secouer et de tourner à nouveau son attention vers les garçons.
« D'accord, merci. A bientôt les garçons et rappelez-vous de bien vous comporter » avertit-il avant de se retourner pour se diriger vers les cachots.
Ils regardèrent Harry se diriger vers les quartiers de Draco. Une fois qu'il eut disparu, Scorpius se tourna vers son petit ami qui souriait toujours et s'autorisa à laisser paraitre sa confusion.
« C'est quoi cette histoire ? » demanda-t-il.
« Ho rien. Juste une petite expérience » répondit Albus, ses yeux verts brillants d'espièglerie.
« Tu réalises que ton père va rentrer et trouver le mien nu… dans la douche ? » demanda Scorpius, incrédule sur le fait que son petit ami ait placé leurs parents dans une telle situation compromettante.
« J'y compte bien. Nous allons avoir une soirée beaucoup plus intéressante s'ils sont tous les deux trop distraits pour nous interrompre »
Le choc de Scorpius se transforma en amusement et il glissa les bras autour de la taille de son intelligent partenaire.
« Quel petit salopard sournois. C'est très Serpentard de ta part, je dois dire. Et dire que je pensais que tu étais un doux Gryffondor. Loyauté et honneur, mon cul ! » s'esclaffa Scorpius.
« Je devais trouver un moyen de t'avoir tout pour moi, n'est-ce pas ? »
« Mmmm, faire passer tes propres désirs avant ta loyauté envers ton père… Merlin, je ne crois pas avoir été autant excité de toute ma vie » le taquina Scorpius, puis il effleura sensuellement de sa langue la marque qu'il avait laissé sur le cou d'Albus.
« C'est bon à savoir. Viens, Amour, allons dans un endroit plus privé. Que je sois damné si quelqu'un nous interrompt encore » dit Albus en attrapant la main de Scorpius pour le conduire vers les escaliers.
« Où allons-nous ? » demanda Scorpius lorsqu'il réalisa qu'il n'allait pas à la tour des Gryffondors comme il l'avait d'abord supposé.
« Dans un nouvel endroit. James m'en a parlé ce soir après que tu sois parti ».
Lorsqu'ils atteignirent le septième étage, Albus se laissa aller à un moment de faiblesse et retrouva leur précédente position, pressant à nouveau Scorpius contre un mur et attaquant ses lèvres avec urgence. Ils se collèrent l'un à l'autre, chacun essayant d'être plus près de l'autre. Scorpius gémit lorsque qu'Albus délaissa sa bouche et commença à lécher son cou pendant qu'il déboutonnait sa chemise, ses lèvres effleurant chaque morceau de peau découvert.
« Albus… Allons-y… à moins que tu ne veuilles… mmm… jouir dans le couloir… » réussit à dire Scorpius pendant qu'Albus commençait à attraper l'agrafe de son pantalon.
Pressé de finir ce qu'il avait commencé mais ne voulant pas être attrapé dans le couloir, Albus se redressa et réaffirma sa prise sur la main de Scorpius. Il le traina énergiquement le long du corridor et s'arrêta devant une vieille statue et ce qui semblait être un pan de mur totalement vide.
« Al, qu'est-ce que… » commença Scorpius. Albus lâcha sa main et commença à passer plusieurs fois devant le mur avec un visage concentré.
Soudainement, une porte se matérialisa sur le mur et Albus se recula avec un regard de triomphe. Le garçon aux cheveux bruns se retourna vers son amant et ouvrit la porte en trainant le Serpentard ahuri derrière lui.
Scorpius parcourut la pièce du regard, choqué de trouver un véritable nid d'amour éclairé par des centaines de bougies, un immense lit à baldaquin trônait au centre de la pièce.
« Quel est cet endroit ? » demanda-t-il totalement émerveillé.
« C'est James qui m'en a parlé. Elle te fournit les choses dont tu as… besoin. C'est la salle sur demande » répondit-il en souriant et il se pencha pour recommencer à embrasser son petit ami. La porte disparut comme si elle n'avait jamais été là, les isolant du monde extérieur. Aucun des deux garçons ne le remarqua, trop occupés à se dévorer mutuellement.
Harry s'arrêta devant la porte de Malfoy. Il se demandait de quoi le blond voulait lui parler, il était un peu trop tard dans la soirée pour une conversation mondaine. Peut-être qu'il devrait attendre le petit-déjeuner demain matin pour lui demander, ce n'était surement pas important au point de ne pas pouvoir attendre. Il sentit son cœur s'emballer à la pensée d'être seul avec l'objet de ses désirs dans un endroit privé, sans aucune chance d'être interrompu. Aucune chance de s'échapper.
Le brun frémit à l'idée de sa propre lâcheté lorsque ces pensées traversèrent son esprit. Il était un Gryffondor, par Merlin, et, après tout, ce n'était pas la faute de Malfoy si ses hormones le faisaient réagir comme un chat en chaleur à chaque fois que le blonds était aux alentours. Malfoy ne l'encourageait nullement à le désirer et il lui donnerait probablement un bon coup de poing dans la mâchoire s'il connaissait la moitié des choses qui passaient dans son cerveau d'obsédé sexuel. Ses émotions étaient de sa propre responsabilité et ce n'était pas sympa de sa part d'ignorer le blond pour avoir la paix.
S'étant fait la morale à lui-même, Harry leva le poing et tapa deux fois sur la porte. Il ne reçut aucune réponse et essaya à nouveau avant de penser qu'il devrait peut-être renoncer après tout. Alors qu'il se retournait pour partir, il se rappela le mot de passe qui lui avait donné Scorpius. Maudissant le fait qu'il ne pouvait pas se laisser aller à son envie de fuir, il se retourna pour faire face une fois de plus à la porte. S'éclaircissant la gorge, il murmura « baguette en sucre » et se recula lorsque la porte s'ouvrit doucement devant lui.
« Malfoy ? » appela-t-il en passant le seuil pour entrer dans la pièce.
Harry pénétra dans un salon douillet, pratiquement similaire, dans son agencement, au sien, avec des fauteuils placés devant une cheminée où un feu crépitait. Entre les deux fauteuils, il y avait un échiquier avec des pièces placées comme si elles attendaient patiemment d'être jouées. Dans le coin le plus éloigné de la pièce, il y avait un bureau qui était aussi ordonné que celui d'Harry était en fouillis. A gauche du bureau, des étagères, remplies à craquer de livres, emplissaient l'espace du sol au plafond. Harry se dirigea vers elles et étudia quelques titres, il passa paresseusement son doigt sur la tranche usée d'un livre qui s'appelait « Tout ce qui meurt » de John Connolly. Ça devait être un de ses romans policiers dont Malfoy lui avait parlé. Cette pensée le fit sourire avant qu'il se rappelle pourquoi il était là.
Il se détourna de la bibliothèque et observa la pièce sans trouver le moindre signe de la présence de Malfoy. Découvrant une porte sur le mur opposé, il traversa la pièce et alla frapper dessus.
« Malfoy ? » appela-t-il en attendant une réponse. N'en recevant aucune, il devint légèrement nerveux. Harry se demandait si le blond s'était déjà couché ou bien s'il l'ignorait simplement. Peut-être devrait-il juste passer la tête pour voir. Il s'arrêta quelques instants, la main posée sur la poignée, en réalisant à quel point cela paraitrait pervers et inapproprié s'il était en train de dormir et l'attrapait en train de l'espionner dans son lit. Non, si Malfoy voulait tellement lui parler, il n'avait qu'à venir le voir.
Harry était déjà tourné pour partir lorsqu'il entendit un bruit sourd et un juron de l'autre coté de la porte. Alors le blond était dans sa chambre et il l'avait simplement ignoré. Complètement irrité à l'idée qu'il avait été convoqué seulement pour être si ouvertement ignoré, Harry ouvrit la porte dans l'intention de confronter le Serpentard.
Il s'arrêta net, la bouche encore ouverte pour commencer ses récriminations lorsqu'il réalisa qu'il n'y avait personne dans la chambre. La pièce était sombre, la seule lumière provenait de la porte ouverte qu'Harry supposait être la salle de bain. Il entendait l'eau couler et réalisa que Malfoy était dans sa douche. Son esprit bloqua sur l'idée d'un Draco Malfoy nu et mouillé et avant qu'il réalise ce qu'il était en train de faire, il se retrouva devant la porte ouverte.
Pendant un moment, il ne put avoir aucune pensée rationnelle, ce qui lui valut de paniquer. Qu'était-il en train de faire, à la porte de la salle de bain de Draco Malfoy, écoutant les sons provenant de la douche ? Son obsession devenait incontrôlable. Alors qu'il commençait à faire demi-tour, Draco gémit de douleur. Pensant que peut-être le blond avait glissé ou s'était blessé, Harry entra immédiatement dans la salle de bain pleine de vapeur avec l'intention de secourir l'autre homme. Ce qu'il vit fit bondir son cœur dans sa poitrine et son pénis devint immédiatement dur.
Là, debout dans la douche vitrée, appuyé contre le mur, avec un bras levé, se tenait Draco Malfoy et il ne souffrait définitivement d'aucune douleur. Harry regardait l'homme, inconscient de ces yeux qui le fixaient, se donner du plaisir sous le jet d'eau qui coulait. Draco gémit à nouveau, ce qui causa une nouvelle décharge de plaisir dans le pénis d'Harry. Le blond rejeta sa tête en arrière alors que ses hanches bougeaient et que son cul se serrait délicieusement dans le mouvement.
« Doux Merlin ! » murmura Harry d'une voix profonde et remplie de désir.
En entendant l'exclamation, la tête de Draco tourna brusquement, stoppant des mouvements séduisants et ses yeux se plissèrent d'avoir été interrompu.
« Bordel qui… Harry ? » demanda Draco surpris.
Avant de pouvoir se contrôler, Harry ferma brièvement les yeux alors que son sexe tressautait de bon cœur en entendant Draco dire son nom d'une voix rauque qui ne devrait être entendue que dans une chambre à coucher.
« Potter que fais-tu dans ma salle de bain ? » demanda Draco par-dessus son épaule pendant qu'il fermait le robinet.
La question permit à Harry de reprendre pied dans la réalité et lui occasionna une belle crise de panique. Il se tenait dans la salle de bain de Malfoy qui était nu et terriblement en rage contre lui. Il bégaya quelques instants des paroles sans aucun sens en tentant de s'expliquer.
« Hum… Je… Tu… Heu… » commença-t-il en secouant la tête pour essayer de former une phrase cohérente.
« Si tu n'as rien d'intéressant à dire prochainement, tu pourrais au moins te rendre utile et me passer une serviette ? » demanda Draco, son amusement clairement perceptible derrière la dureté des mots.
« Ho, bien sur » dit Harry en s'étranglant. Il parcourut la salle de bain du regard avant d'attraper une grande serviette moelleuse et de la tendre dans la direction de Malfoy, sans le regarder – bien qu'il ait déjà vu tout ce qu'il y avait à voir de l'homme.
« Peut-être pourrais-tu t'approcher un peu, Potter, j'ai peur de ne pas pouvoir l'attraper » dit Draco de sa voix trainante en levant un sourcil à la distance qu'Harry avait placé entre lui et la douche.
Harry se rapprocha à contrecœur en gardant son regard résolument détourné lorsque Malfoy ouvrit la porte de la douche pour attraper la serviette. Au bout d'un moment, il osa un regard et découvrit qu'il avait enroulé la serviette autour de sa taille. Harry pouvait encore deviner la forme de son érection au travers du tissu, sa poitrine musclée et dégoulinante était toujours exposée mais c'était déjà mieux qu'être face à un Draco complètement nu.
« Essayes à nouveau, veux-tu ? Que faisais-tu dans ma salle de bain en train de me regarder me masturber ? » demanda Draco en sortant de la douche avec un curieux sourire. Il se tenait beaucoup trop près d'Harry pour son propre confort.
« Je… Albus m'a dit que tu voulais me parler »
« Vraiment ? Alors tu as pensé qu'il serait préférable de me parler pendant que j'étais mouillé et nu plutôt que m'attendre dans mon bureau ? »
« Non, bien sur que non. C'est juste… tu n'as pas répondu à la porte et ton salon était vide… » dit Harry, se sentant de plus en plus irrité par la situation.
« La plupart des gens auraient pris ça comme un indice qu'il fallait revenir plus tard » dit Draco d'un ton songeur en levant un sourcil.
« Il m'a dit que c'était de la plus haute importance, alors j'ai attendu quelques minutes. Puis comme ça m'ennuyait, j'ai voulu partir lorsque je t'ai entendu jurer. J'étais en rogne que tu m'ais fait descendre ici pour me faire asseoir et me tourner les pouces. Ensuite je t'ai entendu… » Harry traina ne voulant pas finir sa phrase.
« Tu as entendu quoi ? » demanda Draco en se rapprochant du brun, l'amusement clairement évident sur son visage.
« Je t'ai entendu… gémir… J'ai pensé que tu t'étais fait mal… »
« Et alors, tu es venu me sauver ? Comme c'est gentil Potter. Mais comme tu peux le voir je ne ressens aucune douleur. Quoique je puisse dire que ça pourrait rapidement devenir le cas » dit Draco en montrant la bosse que formait sous la serviette son érection toujours dressée.
« Ça peut difficilement être de ma faute, Malfoy »
« Mais c'est de ta faute, Harry »
« Q-quoi ? Pourquoi ? »
« Tu es celui qui m'est tombé dessus juste au moment où j'allais venir. J'étais si proche de la satisfaction. Tes manières héroïques m'ont coûté un orgasme » répondit-il en grognant légèrement et en s'approchant du Gryffondor. « Peut-être devrais-tu venir à mon secours et résoudre le problème que tu as causé ».
« Malfoy… es-tu…en train de me draguer ? » demanda Harry avec la plus grande incrédulité.
Draco s'approcha encore d'Harry, son souffle effleurant son visage, des gouttes d'eau tombaient de ses mèches platine, le faisant ressembler à une séduisante sirène.
« Peut-être » répondit-il avec un sourire malicieux. « Effrayé Potter ? » murmura-t-il une expression amusée sur le visage.
Harry plissa les yeux en entendant la phrase familière, celle qui n'avait jamais manqué d'entrainer une réplique. Plutôt que de répondre avec des mots, Harry céda à la tentation. Attrapant le visage du blond, il rapprocha son visage et plaqua ses lèvres sur celles de l'autre homme dans un rude mouvement. Il avait l'intention de l'embrasser rapidement mais dés que ses lèvres rencontrèrent celles de l'autre homme, un feu intense courut dans les veines d'Harry, rendant impossible le fait de se séparer. Il enroula ses bras autour du torse nu et mouillé de Malfoy et dessina du bout de ses doigts les muscles de sa poitrine et de son dos.
Le cœur de Draco s'arrêta lorsque le brun l'embrassa. Il avait fantasmé une centaine de fois sur Harry l'embrassant mais rien n'avait approché la réalité. Penchant la tête pour gagner plus d'accès, Draco s'abandonna dans le baiser. Il suça, lécha et mordilla avec délectation ses lèvres pleines, criant presque de joie lorsqu'Harry ouvrit la bouche lui donnant accès à sa langue. Il se rapprocha d'Harry, pressant ses hanches, toujours couvertes de la serviette, contre celles d'Harry. Il apprécia grandement de sentir l'érection flagrante qui se pressait contre la sienne.
Harry ne pouvait plus ni respirer, ni penser à autre chose qu'au doux goût de Malfoy, il était perdu dans un océan de plaisir et de sensation. Ses mains continuaient leur exploration de leur propre volonté, touchant chaque centimètre carré de peau qu'il pouvait atteindre avant de se glisser sous la serviette pour agripper son derrière nu et ferme, ce qui les fit gémir tous les deux. Ses hanches bougeaient inconsciemment contre celles de Malfoy, cherchant la délicieuse friction du pénis de l'autre homme.
Malfoy se tourna légèrement pour reculer ses hanches brièvement et permettre à la serviette de tomber sur le sol carrelé, puis avec un doux murmure, il se pressa à nouveau contre le brun. Harry grogna à la sensation du Serpentard nu et consentant dans ses bras, pendant que les lèvres de l'autre homme quittaient les siennes pour tracer un chemin de morsures et de suçons le long de son cou, tirant de lui des exclamations de plaisir. Malfoy se délectait de chacun des cris et gémissements qu'il causait alors qu'il déboutonnait la chemise d'Harry, sa bouche s'attaquant à chaque parcelle de peau dorée révélée.
Harry voulait plus de cette bouche, de ce goût, c'était comme une drogue. En manque, il attrapa rudement Malfoy par les cheveux pour réclamer à nouveau ses lèvres. Harry plongea dans le paradis de la bouche de Draco, il passa avidement sa langue sur celle de l'autre sorcier, en savourant le goût. Il ne savait pas qu'embrasser quelqu'un pouvait être aussi excitant et il n'avait jamais atteint un tel niveau de plaisir et de désir avec qui que ce soit dans toute sa vie. Pas même avec Ginny.
Cette pensée lui fit l'effet d'un seau d'eau glacée et il sauta loin de Malfoy en haletant.
« Merde » jura Harry violement en cherchant à retrouver une respiration normale, sa poitrine à moitié nue se soulevait et sa chemise froissée suivait le mouvement.
« Harry, je… » commença Malfoy mais il fut brutalement interrompu.
« Je dois partir… » dit Harry rapidement en secouant violemment la tête. Il contourna Malfoy, échappant à sa tentative de l'attraper et se précipita hors de la pièce en claquant brutalement la porte derrière lui, dans sa hâte de s'échapper de la pièce, et plus important, de l'homme qui menaçait d'effacer le souvenir de sa femme défunte.
A suivre
Ha, Harry et le déni ! A bientôt pour la suite…
