Merci encore à Kuchinanao,toilefilante,Layla,JuuneF pour vos commentaires. Ils m'aident beaucoup et me touchent particulièrement. Merci aussi à ceux qui lisent dans l'ombre comme d'habitude j'essaye de vous comprendre haha commenter c'est gratuit!


BONNE LECTURE


Correction en Cours...


Flashback:

《Je me souviens de ce jour comme si c'était hier. Il pleuvait des cordes comme aujourd'hui. La tempête était si grande et violente que certains hommes du village avaient été assignés pour aider les victimes de l'inondation qui avait coûté la vie à de nombreux habitants des bas fonds. Ma mère, malgré son grave état de santé avait refusé catégoriquement que mon père et Dylan restent à son chevet avec moi.》

- Votre place est avec ces autres hommes du villages! Vous devez sauver ceux qui peuvent encore l'être... Je suis dans la maison rien ne m'arrivera... ne refusez pas de tendre votre main à ceux qui en ont besoin pour moi! Comment pourrais-je me le pardonner?

- Mais Risa... et si jamais... commença mon père

- Vous mieux que quiconque savez à quel point je m'en veux lorsque ma maladie vous empêche d'avancer... je vous en prie! lâcha t-elle avant de tousser violemment.

Donnah accouru à son chevet d'un air paniqué.

- Mère! Vous ne devez pas élever la voix! S'écria la jeune fille en lui tendant un tissu afin d'essuyer le sang qui débordait déjà de sa bouche.

Dylan et son père fixaient Risa Winderbergth d'un air triste. Ils savaient. Oui ils savaient parfaitement qu'elle n'avait même plus la journée à vivre. Depuis quelques heures, son état s'était aggravé irrécupérablement. Elle ne pouvait plus parler qu'avec une voix rouillée et une gorge douloureuse. Elle toussait constamment du sang et faisait de la fièvre qui ne semblait pas vouloir baisser. Des cernes violacés avaient pris place sous ses yeux tandis que son visage était d'une pâleur fantomatique.

Il était trop évident qu'elle les poussait à s'en aller car elle ne voulait pas qu'ils soit là quand elle s'en ira pour de bon.

Risa fixait son mari droit dans les yeux silencieusement. À ce moment on aurait pu croire qu'ils communiquaient sans pour autant prononcer de mots. Après quelques lourdes minutes, Jack Winderberght s'approcha de son épouse avant de la serrer dans ses bras en lui caressant la tête doucement. Donnah pouvait voir des larmes ruisseler sur les joues de ses deux parents. Sa conscience d'enfant ne lui permettait pas de comprendre la situation mais les larmes de ses deux parents traduisaient une situation triste alors sans même s'en rendre compte, elle se mit à pleurer.

Son frère Dylan accouru rapidement à son chevet et la calma doucement, lui même en larmes.

- Donnah ça ira... mais il faut qu'on y aille moi et papa. Tu resteras avec maman d'accord?

L'enfant hocha la tête en pleurs.

- Tu veilleras bien sur maman? Tu promets? Demanda t-il de nouveau en la serrant dans ses bras.

- Je promets... ajouta t-elle en resserrant son étreinte.

Dylan pleurait. À chaudes larmes. Il comprenait parfaitement la situation. Même si ses parents ne le disaient pas à haute voix, cette situation était un adieu. Quand lui et son père reviendraient de la mission de sauvetage leur mère aura déjà quitter ce monde. Il avait mal. Il voulait hurler, se rouler au sol, exprimer sa douleur mais ce genre de scène ne ferait qu'effrayer Donnah. Alors considérant sa petite sœur, il caressa sa courte chevelure frisée avant de s'approcher de son visage.

- Promets moi que tu diras à maman qu'on l'aime et que tu lui feras des bisous pour moi et papa? Tu peux me promettre ça?

La petite hocha la tête de nouveau avant de sentir son frère désserrer son étreinte. Il se redressa et lui fit face avec un sourite, triste...

La petite fille vit son aîné s'approcher de leur mère et la serrer dans ses bras... elle aurait donné tout pour savoir ce qu'il avait ressenti à cet instant.

Quelques minutes après Jack et son fils sortirent lentement sans jamais se retourner. Tandis que Risa appela Donnah s'allonger près d'elle.

- Mère... pourquoi tout le monde est triste? Demanda t-elle en serrant sa maman dans ses bras d'un air curieux.

Risa rigola avant de déposer un baiser sur son front.

- Eh bien tout le monde est triste parce que le grand monsieur dans le ciel a appelé maman plus tôt que prévu...

- Le grand monsieur qui est dans le ciel? répéta naïvement l'enfant.

- Oui... le Roi des nuages... Il a appelé maman pour prendre soin de ses jardins. Maman doit aller dans son royaume.

La petite fille se mit à pleurer.

- mais moi je veux pas que maman elle s'en va!

- Chuut... Maman ne va nulle part. Elle sera toujours là... à travers vous mes enfants... à travers tout ce qui m'appartient ou qui m'a appartenu mon bébé...

Risa soupira tristement avant de refouler quelques larmes. Sous le regard curieux de Donnah.

- Je suis tellement désolée... je ne pourrais pas être là pour ton mariage... pour toi... pour vous... je... je vous attendrais au royaume patiemment mon bébé... lâcha t-elle en pleurant.

- Mère...

Donnah fixait sa mère pleurant sans rien comprendre. Tout ce qu'elle savait était que sa mère ne serait plus là et que cela lui faisait affreusement mal... elle n'avait pas le choix?

La petite fille posa sa main sur la joue de sa mère avant d'essuyer une larme et d'y déposer un bisous. Elle effectua le même mouvement sur l'autre joue sous le regard attendri de sa mère avant de sourire.

- Dylan m'a fait promettre de te faire des bisous à leur place... et il a dit que je te dise que.. bah il t'aime beaucoup! Comme moi! Pas plus que moi mais comme moi! Et que...que...

La jeune enfant se mit à pleurer. Sa mère venait de fermer les yeux avec un sourire. Sa tête retombait doucement sur son coussin lorsque l'enfant se redressa et se mit à paniquer.

- Mère? Ma..mann?

Risa ouvrit les yeux lentement avant de lui lancer un sourire triste...

- Désolé si je t'ai fait peur... je... parler me prend beaucoup d'énergie...

- Je suis désolée maman! Je vais plus te faire parler!

Risa sourit tendrement de nouveau.

- Chuuut... ce n'est rien mon bébé.

Elle tira Donnah dans ses bras avant de coller celle-ci contre elle en fermant les yeux.

- Tu as une très bonne mémoire. Tu penses que tu pourrais me la prêter?

- Tout ce que vous voulez... lâcha l'enfant le cœur battant.

Sa mère s'approcha de son oreille avant de la serrer de nouveau contre elle et d'une voix faible elle continua...

- Tu diras...à ton papa... que je l'aime beaucoup beaucoup... tellement que si jamais il devient malheureux à cause de moi je ne me le pardonnerais jamais... tu lui diras que rien n'est de sa faute... et qu'il devrait toujours garder cela en tête pour aller de l'avant... d'accord?

Donnah hocha la tête en répétant les mots de sa mère en murmures...

- Tu diras à Dylan... que je l'aime plus que mon existence même. Dit lui qu'il devra toujours veiller sur toi et sur papa quand il vieillira... il devra toujours prendre les meilleures décisions dans la vie en prenant en compte et toi et ton père. Dis lui de vivre une belle vie... d'accomplir tout ce qu'il veut. D'être heureux...

Elle fit une pause et se mit à tousser violemment mais Donnah ne cessa de répéter les mots de sa mère... elle ne devait pas oublier... après quelques minutes elle sentit sa mère la serrer encore plus fort avant de pleurer.

- je... je suis tellement désolée mon bébé... il y a... tellement...tellement de choses que je veux vous dire à tous mais j'ai peur de ne pas avoir assez de temps et d'énergie... tu... tu peux m'emmener du papier et de l'encre ?

Donnah hocha la tête et courut vers la table. Elle ramassa tout ce dont sa mère pouvait avoir besoin avant de lui ramener aussi rapidement qu'elle le pouvait.

Elle aida sa mère à se redresser avant de poser un tabouret devant elle et y déposer les feuilles et encre. Sa mère la remercia avec un sourire et se mit à écrire.

Pendant plusieurs minutes, Donnah fixait sa mère écrire à son père et son frère. Elle avait conscience que le temps coulait pour elle. Sa mère avait ce visage tellement faible et triste... elle avait l'air tellement pas heureuse de partir.

- Mère...

- Hum? répondit celle-ci sans pour autant quitter les feuilles des yeux.

- Si je viens avec vous chez le monsieur du ciel vous serez plus contente?

Risa tiqua. Elle se tourna vers sa fille d'un regard profond.

- Non. Je serais plus contente si tu restais avec ton père et ton frère et que vous veilliez les uns sur les autres... c'est ça mon bonheur.

Donnah la fixa tristement avant de refouler quelques larmes.

- D'accord..

- Donnah... va prendre une douche je... je vais te faire du thé comme les filles de la ville tu en as toujours voulu non?

- Oui!

Sa mère se redressa lentement

- Vas prendre une douche et fais la longue... si je vois la moindre saleté sur toi ou le moindre coin sec tu n'y auras pas droit.

Donnah rigola avant de courir vers la salle de bain

- Promis! lui lança t-elle en lui souriant.

Sa mère lui rendit son sourire.


《Cet instant je le regrette jusqu'à aujourd'hui... ces larmes qui coulaient sur ses joues tristement malgré le sourire radieux qu'elle m'avait lancé. Jusqu'à aujourd'hui je me dis... Je me dit que peut être si... si j'étais restée à son chevet... elle... elle aurait pu me dire ce qu'elle n'avait pas pu me dire de face... pour ma part je n'ai eu qu'une lettre de 5 feuilles... sur cette lettre on peut voir les taches d'encre emmêlés avec ses larmes... je n'ai jusqu'à aujourd'hui pas pu finir de la lire...la douleur me possède rien qu'en revoyant les larmes de ma mère et en me remémorant sa douleur et la mienne... ce 7 Octobre... le jour où elle a rejoint le grand monsieur dans le ciel》

Donnah ouvrait lentement ses yeux. Elle avait une nouvelle fois rêvé de cette journée... c'était plus un souvenir qu'un rêve qui venait la hanter constamment chaque 7 octobre. Depuis la mort de sa mère elle faisait des crises abominables au moindre choc émotionnel et ce rêve...

La jeune femme remarqua la grande pendule en face de son lit, Il était tôt, très. Et pourtant elle sentait cette présence près de son lit. Curieuse, Donnah tourna sa tête et remarqua Livaï endormit sur le lit en face d'elle. Il n'avait pas fermé les rideaux de son lit dont tout portait à croire qu'il l'avait observé à un certain moment... ou peut être même veillé sur elle?

Donnah secoua violemment sa tête afin d'éloigner ces pensées le plus rapidement possible. Jamais le caporal ne veillerais sur elle. Pourquoi le ferait-il d'ailleurs? Il était bien visible qu'il ne portait pas grand intérêt à son égard. Il l'avait bien fait remarquer.

Donnah soupira en se tournant doucement dans son lit pour lui faire face.

Les traîts du jeune homme était si relaxés quand il dormait. Ses légendaires sourcils toujours froncés étaient pour cette fois relâchés lui donnant un air plus paisible et innocent. En cet instant on aurait du mal à croire que le caporal était un individu aussi froid et distant. Cette vue faisait battre le cœur de Donnah inexpliquablement. Elle savait parfaitement qu'il lui faisait de l'effet mais jamais elle n'aurait penser qu'il lui en ferait autant.

En cet instant elle avait la folle envie qu'il ouvre les yeux ne serait-ce qu'une fois... et qu'il lui sourisse. Avait-elle déjà vu son sourire? Le caporal était tellement distant et froid avec elle que uniquement par《 sourcils froncés 》 et 《 cigarette 》elle pouvait le qualifier. Cette pensée l'amusa et sans s'en rendre compte, elle rigola à haute voix. Un rire doux et silencieux mais il fut assez pour sortir Livaï de son somme.

Donnah le vit ouvrir les yeux doucement avant de poser ses yeux sur elle. Pendant plusieurs minutes il ne changea pas d'expression. Il la fixait d'un air qu'elle ne pouvait traduire. Son regard persistant mit la jeune femme mal à l'aise et elle se mit à rougir inconsciemment.

À cet instant elle aurait juré avoir vu un sourire sur son visage mais elle n'eut pas le temps de le regarder plus longtemps que le jeune homme se redressa sur son lit. Il balança sa chevelure en arrière avant de se sortir une cigarette.

Donnah ne le quittait pas des yeux. Cette proximité avec Livaï lui plaisait beaucoup et elle aimait surtout le fait que pour une fois, il ne faisait pas tout pour éviter son regard.

Cigarette à la bouche, Il se tourna vers elle. Elle rougit de nouveau avant de détourner le regard, de gêne.

- Tu ferais mieux de faire quelque chose par rapport à ton état de santé... aucun patient ne voudrait d'un médecin qui ne peut pas prendre soin d'elle même en premier. Lâcha t-il avant de s'adosser contre ses coussins et de fixer le vide.

Donnah tiqua... elle n'avait donc pas rêvé la veille. C'était bien lui...

- Alors c'est vous qui m'avez aidé hier? Demanda t-elle en se redressant doucement.

Livaï continua de fixer le plafond d'un air pensif avant de se mettre à jouer avec son briquet.

- "Aider" serait trop dire... ce n'est pas comme si je suis un neurochirurgien qui t'as opéré du cerveau... ça moi j'appelle ça "aider"...

Donnah sourit. Ce qu'il venait de dire était à double sens... d'une part c'était une réflexion et d'une autre c'était très certainement l'expression de sa gratitude envers elle.

Livaï lui lança un regard rapide. Elle souriait, elle avait donc compris ce qu'il avait insinué.

- En tout cas... désormais on est quittes...

Donnah se plaça en position assise elle également avant de se tourner vers le caporal.

- En tout cas je vous remercie sincèrement. Endetté ou pas vous m'avez permis d'échapper au pire et je ne vous remercierais jamais assez.

Livaï témoigna un visage neutre, mais elle savait qu'il l'écoutait alors elle se permit de continuer.

- Je... je suis désolée si mes services ou ma prestation médicale n'était pas assez bien ou ne vous a pas suffit... Je tiens à aussi à préciser que je n'ai jamais cherché a vous ordonn...

- Ah ça va... j'ai compris... tu regrettes que nous deux on ne s'entendes pas aussi bien mais crois moi c'est mieux comme ça...

Donnah se tourna vers lui d'un air stupéfait.

- Pardon?

Il se tourna vers elle avant d'écraser sa cigarette et de rigoler.

- Tu crois...

Il descendit du lit.

- Sérieusement...

Il se planta devant elle en plaçant ses deux mains des deux côtés de ses jambes.

- Que je n'avais pas remarqué l'intérêt que tu me portes? Lâcha t-il finalement avec un sourire narquois, cruel, moqueur.

Le cœur de Donnah battait si fort qu'on pouvait l'entendre à des kilomètres et bien sûr ces battements n'échappaient pas à Livaï qui rigola.

Elle entendait pour la première fois son rire. Un rire doux mais tellement sadique. Elle pouvait remarquer la moquerie dans sa voix. Il la narguait. Il avait conscience de l'effet qu'il lui faisait. Il savait parfaitement qu'elle était entrain d'en tomber amoureuse petit à petit et il ne pouvait faire autre chose que de rire. Rire de cette idée ridicule qui était d'aimer quelqu'un comme lui.

Donnah le fixait, perturbée, son visage était si près, qu'elle pouvait ressentir sa respiration sur sa joue. Il ne l'avait pas quitté des yeux. Ce sourire s'était effacé laissant place à un sérieux destabilisant.

- Je... commença t-elle.

- Tu?

Donnah détourna le regard, la proximité avec Livaï la perturbait tellement.

- Je...

Livaï continua de la fixer avant de soupirer d'agacement et de se redresser.

- Tu ne peux même pas me regarder dans les yeux... n'essayes pas de nier l'évident. Lâcha t-il en se tournant, prêt à rejoindre son lit quand il sentit la main de la jeune femme le retenir.

Ce simple contact provoqua des millier de frissons chez le jeune homme dont le cœur rata un battement. Effrayé par cette réaction, Livaï rejeta la main de la jeune femme avec violence avant de se tourner vers elle.

Elle avait l'air surprise mais surtout vexée par sa réaction. Visiblement il n'y avait aucun signe de réciprocité. Alors, elle refoula cet espoir qui avait prit place quelques secondes plus tôt.

Livaï la regardait avec tellement de froideur et de mépris en cet instant que la jeune femme ne pouvait penser à autre chose que le mot "pathétique".

- Je... je suis désolée... je

- F...fais plus jamais ça! Cria t-il en lui faisant face.

Il avait l'air en colère certes... mais surtout destabilisé et cela échappa bien sûr à Donnah qui évita son regard et continua.

- Je suis sincèrement désolée... c'était déplacé...

Il recula

- Merde! S'écria t-il en s'éloignant d'elle. Son cœur battait toujours aussi fort et cela l'énervait. Il ne voulait absolument pas que ce qu'il craignait prenne place.

- Je suis tellement honteus...

- Faut pas! Toute les façons on se verra plus. Lâcha t-il en sortant de la chambre.

Donnah soupira avant de balancer sa longue chevelure brune en arrière d'un air perturbé.

- Nom d'un chien Donnah! Tu devrais pas être derrière lui! C'est le contraire! Lâcha t-elle d'un air honteux.

Après quelques minutes, elle se calma et fixa le vide d'un air pensif.

《 Faut pas! Toutes les façons on se verra plus》

Que voulait-il dire par là? C'était vrai qu'il serait libéré de l'hôpital dans quelques jours mais... même dans ce cas là Donnah travaillait et habitait dans le même cercle que lui. Que voulait-il vraiment dire? À moins que ça ne soit qu'il l'éviterais? Elle était perdue.


3 heures plus tard

- Mikasa mais enfin! Lâcha Armin en arrachant un sac des mains de Mikasa.

La jeune femme soupira d'agacement une nouvelle fois, avant de se lever d'un air menaç la matinée Armin lui avait empêché de faire ses bagages et elle était à bout. Elle était censée partir le lendemain.

Armin balança le sac loin d'eux d'un air boudeur.

- Alors moi je te le dis déjà! Tu n'iras nulle part...

Mikasa soupira avant de se planter devant lui.

- J'ai pas le temps de jouer là. Donnes moi mon sac!

- Mais non enfin! Quelle est cette idée de partir? Pourquoi?

- J'ai juste besoin de temps...

- Mais merde! Mikasa! Le Caporal en Chef Livaï est déjà sur pied, bientôt il sera de retour, c'est pas la peine de te morfondre à ce point...

Mikasa soupira, si seulement il savait la vraie raison... elle avait déjà eu du mal elle même à prendre cette décision... Armin ne faisait qu'aggraver la situation en lui barrant le chemin.

Armin, voyant parfaitement son amie hésiter tenta une nouvelle fois de la dissuader. Il se rapprocha d'elle en posant une main chaleureuse sur son bras, ses yeux plongés dans les siens d'un air très sérieux.

- Mikasa... Je veux dire... tu iras où? Ta vie est ici, ta famille... Certes ce que tu as fais est condamnable mais ce n'est pas la peine de t'infliger autant... On est là tu sais si tu veux parler... moi, Sacha... Eren?

À l'entente de son nom, Mikasa repoussa la main de son ami avant de reprendre place sur son lit.

- Je ne sais pas... finit-elle par lâcher après plusieurs minutes perdue dans ses pensées.

Armin, inquiet s'accroupit pour lui faire face.

- Mikasa...

Elle lui fit face d'un air distrait et il continua.

- Je ne suis pas rassuré... je m'inquiète déjà assez que tu ne me dises pas quand tu vas mal alors s'il te plait... hun?

On pouvait voir de la pure inquiétude dans les grands yeux bleus du blond. Il avait raison... Elle n'était pas vraiment du genre à extérioriser et cela depuis qu'ils étaient petits. C'était tout simplement sa nature. Seulement ces derniers temps avait elle commencé à demander conseils... se confier... et cela l'effrayait.

La jeune femme soupira. Elle était trop faible... Malgré sa détermination à s'en aller loin de cette vie, à s'échapper juste quelques jours, elle ressentait une envie folle de rester et d'espérer une nouvelle fois... Espérer que sa relation non-existante avec Eren évolue un temps soit peu. Mais... cette Vanessa... Ces fiançailles revenaient toujours hanter sa conscience... Elle ne savait pas si elle était assez forte pour prétendre que rien ne s'était passé avec Eren... et que la relation du jeune soldat avec la jeune bourgeoise la laissait indifférente... elle n'était juste pas si confiante...

En un dernier soupir la jeune femme capitula...

- ... je...

- Tu restes?! La coupa t-il complètement excité.

Elle rigola avant d'hocher la tête avec un sourire. Il se releva en bougeant dans tous les sens, rassuré.

- Je suis content que tu restes! C'est une très bonne décision...

- Oui mais...

Elle fut coupée par le haut parleur.

- 《 Eren Jaeger et Mikasa Ackerman sont convoqués au bureau du Commandant en Chef immédiatement je répète...》

Mikasa se tourna vers Armin d'un air interloqué.

- Qu'est-ce que ça veut dire? lança t-elle en se relevant.

- Peut être tu reprendras du service aujourd'hui qui sait?

- J'en doute... Livaï n'a pas encore été libéré de l'hôpital... lâcha t-elle en enfilant ses chaussures avant de courir hors de la chambre.

Dans le couloir la jeune femme se rongeait les ongles nerveusement. Cela faisait déjà quelques jours que le caporal en chef Livaï avait reprit conscience mais elle doutait qu'il soit complètement rétabli. En tout cas pas assez pour assister à une réunion non? Elle n'était sûre de rien. Mais visiblement le fait qu'on la convoque elle et Eren avait certainement un rapport avec la mission de près ou de loin.

Alors qu'elle s'engageait dans le couloir qui menait au bureau d'Erwin elle reconnu la silhouette de Eren de dos. La jeune femme fit un pas en arrière en remarquant que sa fiancée était avec lui.

Elle n'entendait pas ce qu'ils se disaient mais sa jeune fiancée souriait. Eren souriait-il également? Elle n'en était pas sûre. Mais ils avaient l'air heureux. Vanessa souriait en caressant sa joue d'un air que Mikasa ne saurait décrire mais... pour elle cette expression qu'elle témoignait porterait à croire qu'elle était heureuse.

- Ackerman?

La jeune femme sursauta de surprise en remarquant le Caporal en Chef Livaï juste derrière elle. Elle se redressa rapidement avant de le saluer formellement.

Il la regardait avec insistance d'un air totalement indifférent. Mikasa remarqua qu'il avait toujours un gros bandage sur la tête et un plâtre à la jambe droite. C'était tout simplement incroyable. Elle voyait le Grand Caporal en Chef Livaï Ackerman marcher avec des béquilles. Elle avait du mal à y croire.

- Que fais tu encore là? Continua t-il, il n'avait pas bougé d'un poil.

Gênée, la jeune femme chercha un mensonge rapide. Elle ne pouvait tout de même pas lui dire qu'elle était entrain d'espionner deux fiancés alors qu'elle devait se rendre au bureau du commandant... et puis d'ailleurs, lui également que faisait-il là? Maintenant il n'y avait aucun doute. Si il assistait à la réunion c'est qu'il s'agissait de la mission.

- Tu ne réponds pas? Lança t-il, perdant patience.

- Euh si... Je..

- Caporal? La coupa Eren qui les avait rejoint.

Depuis quand était-il là? Sa fiancée était également présente et dévisageait Mikasa d'un air qui signifiait bien le mépris. Mikasa dégluta. Cette jeune femme était absolument magnifique. Des yeux bleu perçants d'une beauté unique et une longue chevelure blonde retombant en quelques vagues autour de son visage.

- Qu'est-ce que vous faîtes là? Le a dit que vous n'aviez pas la permission de sortie. Continua Eren

- J'en ai rien à foutre aux dernières nouvelles... lâcha sèchement celui-ci en les dépassant froidement.

Eren le regarda s'éloigner avec amusement.

- Comme c'est drôle tout ça... lança t-il en remarquant à quel point Livaï se sentait mal à l'aise rien qu'en parlant d'elle.

- Qu'est-ce qui est drôle "mon amour" ? Lança Vanessa en enroulant ses mains autour de son bras. Surpris, il se tourna vers elle. Elle souriait, son sourire semblait forcé... alors il comprit.

Il se tourna vers Mikasa à qui le terme "mon amour" n'avait pas échappé. Elle ne le regardait pas mais fixait les mains de Vanessa sur son bras.

Étrangement il se sentait mal. Cette proximité avec une autre femme devant Mikasa le dérangeait... le gênait. Mais pourquoi? Le jeune homme n'avait pas le temps d'y penser. Il venait de voir Livaï pénétrer le bureau du commandant. Il se rappela alors pourquoi ils étaient tous là.

Il se tourna vers Mikasa qui fixait toujours la main de Vanessa et alors, dans un mouvement impulsif, il repoussa Vanessa et prit Mikasa par le bras avant de l'entraîner dans le couloir.

- On va être en retard. Lâcha t-il avant de marcher rapidement dans le couloir sans prêter attention à Vanessa qui l'appelait et jurait de colère.

Mikasa quant à elle fixait la main d'Eren sur son bras d'un air perdu. Quelques secondes après ils se trouvaient tous les deux la porte du bureau d'Erwin. Entre ouverte, Ils pouvaient voir qui s'y trouvait et s'est alors qu'Eren resserra sa main sur le bras de Mikasa d'un air nerveux.

Alertée par la douleur qu'elle ressentait sur son bras, Mikasa se tourna vers son ami d'enfance d'un air curieux. Il avait l'air tendu. Très... pourquoi?


Donnah ouvrait les yeux lentement. Plus tôt après la "conversation gênante" avec Livaï elle avait décidé de se rendormir. Combien de temps avait-elle dormi cette foid? Elle ne s'en souvenait pas. Elle ressentait toujours une énorme fatigue.

La jeune femme soupira lourdement avant de tenter de se redresser mais la force lui manqua alors elle retomba lamentablement sur le lit.

- N'essayez pas de vous lever. Ça ne ferait que vous épuiser encore plus... lâcha une voix féminine derrière elle.

Curieuse, la jeune femme tenta de regarder autour d'elle mais une fois de plus les forces lui manquaient. C'est alors qu'une infirmière se plaça devant elle. Elle la reconnu tout de suite. C'était cette infirmière de la veille qui lui avait annoncé que le Docteur Geir avait disparu.

Elle dévisageait Donnah curieusement avant de sourire en remarquant l'air perdu de Donnah.

- Vous n'avez pas à vous méfiez de moi. Je ne vous veux aucun mal.

- Je n'ai jamais dit le contraire... lâcha t-elle en la dévisageant curieusement à son tour.

L'infirmière rigola à haute voix cette fois avant de se tourner vers Donnah.

- En effet... mais votre frère si...

Donnah se redressa impulsivement cette fois. Avec tellement de violence qu'elle en grimaça de douleur mais peu lui importait.

- Que venez vous de dire? Lâcha t-elle d'un air sérieux.

L'infirmière déposa les aiguilles avant de se tourner vers elle.

- Vous savez je connais Dylan Winderberght depuis quelques années déjà. Il n'est jamais venu à l'hôpital à cause d'une blessure. Tout comme l'ancien soldat Annie désormais connue sous le nom de titan féminin.

- Qu'insinuez vous? Que mon frère est un titan?

- Allons ne soyez pas si tendue je vous ai déjà dit que je ne suis pas votre ennemie.

Donnah la dévisagea durement.

- Tout porterait à croire le contraire.

L'infirmière rigola

- Pourquoi? Parce que je vous dit la vérité?

- Comment savez vous que ce que vous dîtes est vrai?

- Je sais que le commandant Erwin vous a également fait part de ses doutes concernant votre frère... pourquoi prétendre devant moi? N'est-ce pas hier que vous avez fait un malaise à cause de lui?

- Ce n'était pas...

L'infirmière rangea ses outils avant de s'éloigner.

Alors qu'elle était à la porte elle se tourna vers elle.

- Pensez-y Donnah. Il arrivera un moment où vous devrez choisir votre camp... et si vous ne choisissez pas le bon vous en subirez les conséquences. Toute seule.

Donnah vit la silhouette de la femme disparaître derrière la porte et elle resta seule dans la salle à repenser à ses propos. Pourquoi tout le monde semblait douter de Dylan? Elle voulait en avoir le cœur net.

La jeune femme se redressa et décida de prendre une douche avant de commencer son service médical. Elle avait prit la résolution d'aller voir Dylan plus tard dans la soirée et de le tester. Elle ne supportait plus de douter de lui.


- Nom d'un chien Erwin c'est quoi cette connerie? Lâcha un Livaï furieux en se redressant violemment de sa table.

Celui-ci détourna la tête de honte alors qu'un vieil homme prit la parole.

- Eren Jaeger doit être remit sous la responsabilité de la noblesse de Rose. Nous avons appris le malheureux et tragique échec de la mission #076 visant à la reconquête de Sina, et vu les nombreux morts et la possible perte de l'élément important que constitue Eren dans notre société, notre parti demande au corps militaire de nous confier Eren Jaeger. Toutes missions le concernant devront être soumises à l'avance par une procédure de demande de signature du parti. Il résidera toujours dans le QG mais ses missions seront toutes choisies méticuleusement par notre parti. Nous ne pouvons nous permettre d'user de son pouvoir pour des causes mineurs.

- Parce que la conquête de Maria est une cause mineur pour vous?! S'exclama Eren en se levant de sa chaise.

Mikasa à sa droite, le retint par le bras et tenta de le calmer.

- Eren... ça ne sert à rien de crier... calmes toi..

Eren dévisagea les membres de ce parti avec haine. Certains d'entre eux formaient les nombreux voleurs d'impôts du peuple de Maria qui résidait désormais à Rose. Forcément ce genre de décision mettaient leurs revenus à profit.

Sa colère montait. Il ne supportait pas ces porcs qui préféraient l'argent et le luxe à une situation stable du peuple.

Erwin se redressa également de sa chaise. Depuis le début de cette réunion, il n'avait pas placé mot.

- Donc si je comprend bien vous voulez mettre Eren à votre propre service? lança t-il soudainement en ce plaçant au centre de la salle au milieu de tout le monde.

L'un d'entre eux déglutit avec difficutlé.

- Eh bien... pas concrêtement..

- Alors vous voulez utiliser une arme aussi importante pour l'humanité pour vos intérêts personnels et non ceux du peuple?

- Baisses d'un ton! Impertinant! Lâcha une vieille femme membre du parti.

Erwin rigola ironiquement avant de continuer.

- Vous les riches êtes vraiment pire que des titans. Aussi gourmands qu'eux... aussi cruelles qu'eux mais les titans eux au moins ne se déguisent pas pour faire le mal... vous êtes de misérables porcs possédants des lingots d'or.

- Comment osez...

- Vous direz! Au Roi Fritz que tant que je vivrais Eren sera sous la garde exclusive de l'armée soit moi même Erwin Smith! Votre demande est rejetée. Revenez avec plus d'arguments.

Les membres du parti des nobles se lancèrent des regards avant de dévisager Erwin et ses subordonnés d'un air méprisant.

- Nous reviendrons... lâcha la vieille femme avant de sortir de la salle suivit de près par les autres membres. Lorsqu'ils furent tous sortis, Eren se rassit.

- Tous aussi dégoûtants les uns et les autres... lâcha Livaï en dévisageant la dernière silhouette qui disparaissait derrière la porte.

Eren soupira tandis que Mikasa se tourna vers lui.

- Ça va? Demanda t-elle en posant une main sur son épaule.

Ce contact le fit tiquer et il se tourna vers elle.

- Oui.. lâcha t-il en la fixant avec tendresse.

Mal à l'aise la jeune femme rompit leur contact et se tourna vers Erwin qui lui faisait face.

- Livaï tu as dit l'échec de la mission #076 ne mérite pas que l'on suspende Mikasa n'est ce pas? Lâcha celui-ci sans même lancer un regard à Livaï

Celui-ci qui jouait avec un papier soupira

- Ouais... je suis déjà sur pieds ça sert à quoi de se morfondre et d'en faire un drame. Et puis même si elle a désobéit aux ordres, son intention était bonne.

Erwin hocha la tête avant de déposer son badge, son équipement tridimensionnel et sa tenue devant elle.

Ce moment était si intense que Mikasa refoula des larmes. Une partie de son identité était revenue. Même si elle n'avait pas fini sa mission personnelle de se retrouver elle n'en était pas pour le moins triste.

Elle se tourna vers Eren qui lui souriait. Lui aussi semblait rassuré qu'elle soit de nouveau de service.

- Ça veut dire que tu ne pars plus? Lança soudainement celui-ci.

Elle lui fit face d'un air gêné avant de sourire.

- On dirait que je n'ai pas le choix. Lâcha t-elle

Il sourit avant de poser une main sur sa tête et d'ébouriffer ses cheveux.

- C'est mieux comme ça! Lui lança t-il en rigolant.

- Vous deux vous pouvez disposer. Livaï approche s'il te plait. Lâcha Erwin.

Quelques minutes plus tard, quand Eren et Mikasa furent sortis, Erwin prit place face à Livaï.

- Et alors par rapport à cette mission de un mois à la région Sud de Rose? Tu as décidé quoi? Lui demanda Erwin d'un air sérieux.

- J'irais... répondit celui-ci en jouant toujours avec son bout de papier

Erwin surprit se redressa.

- Sérieusement? Je n'aurais jamais ceu que tu aurais accepté.

- Je sais... je ne l'aurais pas fait si ce qui a eu lieu ce matin ne s'était pas passé.

Erwin tiqua

- Que veux tu dire? Quelque chose s'est passé?

Livaï ignora la question

- Par rapport à cet espion... qu'est-ce que tu comptes faire?

- Dylan?

- Oui...

- Bonnie s'en occupera.

Livaï rigola ironiquement

- Dans ce cas je ne préfère pas m'en mêler... elle a tendance à briser les hommes cette sorcière...

Erwin rigola à son tour.

- En effet elle est plutôt douée pour le job mais n'oublions pas qu'il y a deux personnes.

Livaï détourna le regard.

- Mais vous m'aviez dit que cette Donnah n'était pas une espionne non? Non... Bonnie me l'a même certifié.

Erwin soupira.

- Oui elle ne l'est pas. Mais sa naïveté et sa confiance en son frère pourrait constituer un danger et nous devons la mettre de notre côté

Livaï soupira avant de se redresser.

- Cette fille est trop simple... il suffit de quelques beaux yeux et discours et vous l'aurez dans votre pôche... moi en tout cas je refuse de me mêler à l'histoire de ces deux là.

Erwin sourit.

- Curieux. C'est toi qui as commencé toutes les suspiçions.

Livaï se tourna vers lui d'un air froid.

- J'avais mes raisons.

Erwin rigola

- Je sais...

Alors que Livaï rendait à Erwin son sourire la porte du bureau claqua.

- 《Oh mince!》se fit entendre.

Livaï lança un regard à Erwin alerté et la seconde d'après les deux couraient derrière la porte.

- C'était Donnah j'en suis sûr! lâcha Livaï

- Comment tu le sais? demanda Erwin.

Comment lui dire qu'il maîtrisait le son de sa voix? Ou qu'il connaissait son parfum? Livaï décida d'ignorer la question.

- Crois moi! lâcha t-il. Laisse moi m'occuper de ça.

Erwin lui lança un regard curieux et, après quelques minutes, il décida de le laisser continuer la poursuite seul.


Il ne fut pas longtemps avant que Livaï ne la rattrape. Il la retint par le bras et elle se retourna effrayé.

- Qu'est-ce que tu faisais là bas hein? cria t-il en la coinçant contre le mur.

Donnah se mit à trembler. La voix de Livaï était si haute qu'on pouvait ressentir la colère rien que par son ton.

- Je...je

- Tu as perdu l'usage de la parole?!

Donnah détourna le regard avant de le repousser.

- Je n'ai rien fait de mal! Je venais voir... le...le commandant pour lui parler de mon frère! Et j'ai vu qu'il n'était pas seul alors je suis partie! expliqua t-elle avec difficulté.

Livaï la dévisageait pour percevoir le moindre signe sous entendant qu'elle lui mentait. Mais tout ce qu'il pouvait voir était ses yeux humides, sincères. Il se sentit presque mal d'avoir douté d'elle une fois de plus.

Elle repoussa la main du jeune homme qui lui empêchait de s'en aller avec colère mais il reposa une main sur son bras avant de la tirer vers lui. Elle se tourna vers lui avec colère.

- Où tu vas?! Lâcha t-il d'un air confus... Livaï était perdu entre la honte et l'hésitation. Il ne savait pas comment il devait réagir à cet instant. Visiblement encore une fois il avajt douté d'elle pour rien.

Donnah repoussa de nouveau sa main.

- Laissez moi tranquille.

Trois mots... il fallut trois mots à Livaï pour comprendre... Il comprit à cet instant qu'elle également ne lui était pas indifférente... Ces trois mots lui avaient fait s'imaginer qu'elle l'évitait, qu'elle ne ressentait rien pour lui, qu'elle trouvait un autre homme. Pourquoi à cet instant s'imaginait-il des scènes aussi hors contexte? Imaginer qu'il y avait une chance qu'elle passe à autre chose... qu'elle l'oublie le perturbait étrangement. Une possessivité venait de s'installer.

《Elle est à moi》

Livaï, d'un réflexe qu'il ne saurait décrire la retint de nouveau par le bras avant de la rapprocher de lui.

- Répètes pour voir?

Donnah lui lança un regard confus. Qu'est-ce que tout cela voulait dire? Visiblement le jeune homme n'avait pas apprécié qu'elle lui dise de la laisser tranquile mais pourquoi semblait-il aussi perturbé et bouleversé par une simple expression de défense? Pourquoi lui serrait-il le bras aussi fort? Donnah grimaça de douleur ce qui ramena Livaï à la réalité. Il lâcha son bras et elle recula de quelques pas. Son bras était rouge...

- Mais qu'est-ce qui vous a prit? Lâcha t-elle en dévisageant la rougeur sur son bras.

Livaï honteux s'éloigna rapidement et rejoignit le bureau d'Erwin sous le regard perdu et curieux de Donnah.

- Qu'est-ce que ça veut dire?


*À Suivre*


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