Chapitre 9 :
Levy reprit lentement connaissance et ouvrit les yeux sur une lumière aveuglante. La première pensée qui lui traversa l'esprit fut qu'elle était encore en vie. Elle se trouvait dans une pièce inconnue et toute blanche. Le mur vers sa gauche était recouvert de longs stores verticaux, qui laissaient passer les rayons du soleil pour éclairer la chambre. Levy était confortablement pelotonnée dans des couvertures, sur un lit au matelas plutôt dur. Elle en déduit qu'elle se trouvé à l'hôpital et en fut soulagée. Ses derniers souvenirs remontaient au tunnel, où elle s'était sentit si fatigué et qu'elle avait fini par fermer les yeux, pensant qu'elle allait mourir là. Quelqu'un avait dû finir par les retrouver. Tout à coup, ses yeux s'ouvrirent en grand sous l'effet de la panique. Et Gajil ? Est-ce qu'il allait bien ? L'avait-on retrouvé lui aussi ? Etait-il encore en vie ? Il fallait absolument qu'elle en ait le cœur net.
Elle se redressa lentement, au cas où sa tête lui tournerait toujours. Elle tâta le gros pansement qui lui enserrait le ventre et se demanda comment elle avait pu survire en ayant perdu tout ce sang. Mais elle ne fit pas trop état de son cas, désirant plutôt avoir des nouvelles de Gajil. Pourvu qu'il s'en soit sortie. Implora-t-elle pour elle-même.
Au moment où elle s'apprêtait à se lever une femme entra dans la chambre. Elle était de taille moyenne, avait de très longs cheveux blonds, des yeux gris et devait avoir la trentaine. D'ailleurs son visage ne lui était pas inconnu. Il s'agissait de la femme qui travaillait à la mairie et qui les avait prévenus pour les mages. Quand cette dernière l'aperçut elle se mit à rougir violemment.
-Excusez-moi ! J'aurais dû frapper, je ne savais pas que vous étiez réveillé. Dit-elle affolée.
-Ce n'est pas grave. Répondit Levy, avec un sourire.
La femme paru se détendre et s'approcha de Levy.
-Je m'appelle Ayame, je suis… ou du moins j'étais la secrétaire du maire de Mura. Vous vous souvenez de moi ?
-Oui.
Levy se souvint de la peur qu'elle avait eue pour le maire. Le pauvre homme. Lui en tout cas il n'avait pas survécu, ça Levy en était sûre. Peut-être que cette femme avait des nouvelles sur Gajil.
- Comme va mon partenaire ? Où sommes-nous? Demanda la mage, de plus en plus paniqué.
Ayame vint près de Levy et lui posa une de ses fines mains sur l'épaule, en lui souriant.
-Calmez-vous. Nous sommes à l'hôpital de Konugi, où vous dormez depuis plus de dix heures maintenant. Et je vous rassure, votre ami va bien. Il n'a pas encore reprit connaissance, parce qu'il est plus gravement blessé que vous, mais selon les médecins il devrait bien s'en remettre. L'informa-t-elle, d'une voix douce.
Cela eut l'effet de la libérer Levy de son angoisse et de la calmer. Elle se détendit et soupira. Il allait bien. Elle sentit des larmes border ses yeux. Elle avait tellement eu peur pour lui. Elle regarda Ayame devant elle et se demanda pourquoi elle était là ?
- Et vous, que faites-vous ici ? Demanda-t-elle sans vouloir paraitre indiscrète.
Ayame la lâcha et alla s'assoir sur un fauteuil, à côté du lit, un sourire aux lèvres.
- C'est moi qui vous ai retrouvé hier soir au fond de ce tunnel. Après vous avoir indiqué où étaient partit les deux personnes qui étaient partis avec monsieur le maire, je n'arrivais pas à me calmer. J'étais inquiète pour lui. Alors j'ai décidé de vous attendre devant la mairie. Expliqua-t-elle, calmement. Au bout de quelques heures ne voyant revenir ni vous, ni le maire, j'ai décidé de réveiller quelques villageois et venir voir ce qu'il se passé. Nous avons alors aperçut une lumière dans le tombeau à l'arrière du bâtiment. C'est grâce à cela que nous vous avons secouru.
Elle marqua une pause. Mais voyant que Levy ne disait rien elle continua.
-Nous avons tout de suite prévenu les autorités et nous vous avons porté secours. Heureusement qu'une de mes amies est infirmière. Elle a pu vous porter les premiers soins à vous et à votre ami. Dit-elle avec un sourire. Sinon je doute que vous ayez survécu. Malheureusement, il était déjà trop tard pour monsieur le maire et pour les deux autres. Ajouta-t-elle, avec une pointe de tristesse dans la voix.
Levy ne put d'être peiné pour la femme face à elle.
-Nous avons prévenu votre guilde. D'après ce j'ai compris quelques membres viendrons pour s'assurer que cette fois vous rentrerez sans encombre. Annonça-t-elle, avec en riant.
-Je vous remercie, madame. Dit Levy en attrapant une de ses mains. Du fond du cœur, merci.
Ayame devint à nouveau rouge comme une pivoine.
-Non, c'est plutôt à moi de vous remercier. Sans vous ces mages auraient pu s'emparer de cet horrible sceptre, et dieu sait ce qu'ils auraient fait avec.
-Qu'avait vous fait du sceptre ? Lança Levy apeurée.
-Des membres du conseil de la magie ont dit qu'ils se chargeraient de le mettre en sécurité. Nous n'avons plus rien à craindre maintenant ne vous inquiété pas.
C'était de l'histoire passé. Elle allait retrouver Fairy Tail et tous ces membres. Tout redeviendrait comme avant. Ca ne resterait qu'un horrible souvenir.
-Au fait ! Lança Ayame en ouvrant le sac qu'elle avait sous le bras.
Elle récupéra sa main et en sortie une petite robe blanche et bleu à Levy.
-Tenez. Dit-elle en lui tendant le bout de tissus. C'est à ma petite sœur, je pense qu'elle vous ira.
Levy la saisit et la remercia. Elle n'en avait pas que l'air, elle était très gentille.
-Ce n'est rien, elle ne rentre plus dedans de toute façon. Et vu l'état de votre robe, il valait mieux la remplacer. Ajouta-t-elle avec un sourire.
Elle se leva et s'inclina.
-Je vais prévenir une infirmière que vous êtes réveillé.
-Bien sûr, encore merci.
Elle attendit quelques minutes plus tard, en compagnie d'une infirmière et qui ausculta Levy. Elle lui annonça qu'elle allait bien, mais qu'il fallait changer son bandage. Ce qu'elle fit sur le champ, laissant voir les dégâts à Levy. Ce n'était franchement pas joli à voir. D'ailleurs elle préféra tourner la tête et fermer les yeux. Dès qu'elle eut terminé elle sortit de la pièce. Levy se leva. Sa blessure la tirailla un peu, mais ce n'était rien comparé à ce qu'elle avait souffert précédemment.
-Je vais mettre la robe. Dit-elle à Ayame, qui l'attendait près de la porte.
Elle lui sourit et Levy se dirigea vers la salle de bain. Elle se regarda dans le grand miroir, qui se trouvait sur un des murs. Elle n'était pas dans un si mauvais état que cela. Hormis ses cheveux complétement emmêlés, et ses pansements : elle en avait un à la joue, aux genoux, aux mains et quelques autres sur le reste de son corps. Elle se déshabilla et mit la robe blanche. Elle lui arrivait vers le milieu des cuisses, était toute blanche hormis quelques motifs bleus ciel. Elle était un peu large, mais au moins elle dissimulait bien son grand bandage au ventre. Elle se coiffa avec une brosse et se lava le visage.
Puis retourna dans sa chambre.
-Elle vous va bien. Lança Ayame en l'apercevant.
-Oui, merci.
Maintenant qu'elle avait e confirmation qu'elle allait bien, il ne manquait plus qu'une chose : aller voir Gajil.
-Pourriez- vous m'emmener dans la chambre de mon coéquipier s'il vous plaît ? Demanda-t-elle.
-Oui, oui, bien sûr. J'aurais dû vous le proposer avant. Répondit-elle en se faisant une petite tape sur le front. Que je suis étourdie. Ajouta-t-elle en ouvrant la porte. Je vous y emmène.
Elles traversèrent l'hôpital et descendirent un étage. Ayame s'arrêta devant une des portes, qui portait le numéro 26. Et se tourna vers Levy.
-Et voilà ! Vous y êtes. Dit-elle avec un sourire.
-Merci. Répéta Levy, qui avait l'impression qu'elle n'avait que ce mot à la bouche, ce qui était assez étrange pour une mage des mots.
-Je vous laisse là. Merci encore pour tout. Lança-elle en s'inclinant. Revenez nous voir un de ces jours. En espérant que vous passiez un séjour plus agréable. Dit-elle à Levy avant de s'éloigner et de disparaitre au tournant du couloir.
Cette femme était vraiment très gentille. Elle mit la main sur la poignée et entra le plus silencieusement possible, pour ne pas le réveiller. Mais elle trouva Gajil assis dans son lit, en train de la scruter, tout à fait réveillé. Levy compris soudainement pourquoi Ayame avait rougit quand elle était rentrée dans sa chambre sans avoir toquer, parce que ses joues devinrent légèrement roses.
-Désolé… j'aurais dû frapper. Dit-elle gêner.
Mais l'idée que lui ne s'en serait même la donnée la peine la fit se ressaisir. Il paraissait aller bien, malgré son teint pâle et son air fatigué. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras et le serrer fort contre elle. Mais rien qu'à cette idée elle se sentit rougir et préféra passer à autre chose.
-Comment tu vas ? Enchaina-t-elle en se rapprochant du lit.
-Je ne me suis jamais senti aussi bien. Lui répondit-il sans que Levy ne puisse déterminer si c'était ironique ou sarcastique. Et toi ?
-Ça va. Répondit-Levy, s'arrêtant à côté du lit.
De longues mèches de ses cheveux noirs lui tombaient de chaque côté du visage et quelques mèches lui tombaient sur le front, cachant son bandage. Il avait le poignet et la tête enroulés dans des bandes et certainement un autre bandage aux côtes. Mais le plus voyant était ses larges marques autour de son cou. Tout à coup le sentiment de culpabilité envahit Levy à nouveau. Elle eut une moue triste et baissa la tête.
-Gajil… Je suis désolé. Commença-t-elle d'une petite voie. Tout est de ma faute. Si je n'étais pas partie en mission seule tu ne serais pas dans cet état. Pardon. Dit-elle les larmes montant à nouveaux à ses yeux.
Il poussa un soupir qui lui fit mal aux côtés. Il ne voulait qu'elle rejette la faute sur elle. C'est lui qui avait voulu s'en prendre aux deux mages. Et puis c'était pour la bonne cause non ? Ils avaient sauvé plus qu'un village cette nuit-là, mais la vie de milliers de gens. Et elle s'en voulait ? Décidemment, elle ne se rendait pas vraiment compte de ce qui avait failli se produire. Mais il lui expliquerait un autre jour, il n'avait ni l'envie, ni la force se le lui raconter maintenant. Tout ce qu'il vouait c'était se reposer.
-C'est pas ta faute, c'est celle à ces deux enfoirés à ce maudit mage noir.
Levy releva la tête vers lui et le regarda.
-De toute façon, c'est terminé maintenant. Tu as rempli ta mission et en prime on a arrêté deux fous furieux. En plus, on est tous les deux vivants. C'est tout ce qui compte au final. Ajouta-t-il, en haussant les épaules.
Ces mots avaient réussi à réconforter Levy. Il ne lui en voulait pas. Il ne la tenait pas pour responsable de tout ce qu'il c'était passé. Et contrairement à ce qu'il voulait faire croire, il n'était pas si inamical. Il fallait croire qu'il pouvait même être gentil quand il le voulait. Elle ne put s'empêcher de le revoir en train de se faire frapper par la magie du sceptre. Elle avait vraiment cru le perdre ce soir-là. Songer à cela lui fit à nouveau monter les larmes aux yeux.
-Ah non ! Ne te met pas à chialer maintenant ! S'exclama-t-il.
Il fit une grimace et porta la main à sa tête.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Levy, interloqué par son rictus.
-C'est rien, ça me lance un peu.
Levy fut tout à coup intriguer par quelque chose. Une chose à laquelle elle n'avait pas pensé jusque-là.
-Gajil ? Comment ça ce fait que la magie du sceptre ne t'ai pas tué ?
Il réfléchir quelques secondes.
-Peut être qu'il ne devait plus rester assez de magie dans le corps de Kyoku pour qu'elle puisse lancer le sort correctement. Je ne vois que ça. Ou alors elle n'était pas assez mauvaise pour réussir à tuer quelqu'un avec de la magie noire.
Il réfléchit encore quelques secondes et reprit :
-Pfft ! En fait j'en sais rien. J'ai même pas envie de le savoir. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Demande-t-il remarquant l'air ailleurs de Levy.
Elle reprit ses esprits et le dévisagea avec une moue triste.
-Tu sais Gajil... Quand tu as été touché par ce sort. J'ai- J'ai vraiment cru que tu étais mort. Et…
Elle sentit son cœur s'accélérer et sa gorge se nouer. Elle eut du mal à continuer et à s'empêcher de pleurer en même temps.
-Tu ne peux pas savoir comme j'ai eu peur pour toi. Avoua-t-elle, les larmes bordant ses yeux commençant à couler le long de ses joues. Je… J'ai cru que mon cœur allait exploser. Je ne savais plus quoi faire. J'avais tellement mal…
Elle ne put se retenir plus longtemps et se mit à sangloter.
Gajil fut complétement dépassé par ce qu'elle venait de lui avouer. Alors comme ça elle avait eu peur pour lui. Il sentit une bouffée de chaleur l'envahir. Et si ses sentiments étaient réciproques ? Il n'y avait jamais réfléchit, s'étant rendu compte de ce qu'il ressentait pour la mage la veille. Après tout lui aussi s'inquiété pour elle, et avait mal quand elle était blessé ou en détresse. Mais sur le moment il se rendit surtout compte qu'il n'avait pas du tout l'habitude de ce genre de situation. Il se trouvait complètement désemparé fasse à ses larmes. Mais que pouvait-il bien faire pour qu'elle se calme ?
-Levy… Commença-t-il sans trop savoir par quoi continuer.
Mais il ne prit pas le temps de réfléchir plus longtemps et fit ce qu'il lui passait par la tête. Quelque chose dont il avait une irrépressible envie depuis déjà un moment. Il se redressa un peu, posa sa main derrière la tête de la jeune fille et l'attira contre son torse. Il mit on autre bras sur sa taille et la serrer délicatement contre lui. Il sentit ses joues s'empourprés et un frisson lui parcouru le corps. Il n'arrivait toujours pas à croire ce qu'il faisait, mais n'en était pas mécontent.
-Arrête de pleurer… Lui chuchota-t-il en la serrant un peu plus contre lui.
Levy en avait presque eut le souffle coupée par la surprise et l'émerveillement. Elle si attendait assurément pas, mais elle dû avouer que c'était loin d'être désagréable. Ses sanglots se stoppèrent et elle se lova contre lui. Elle était si bien dans ses bras. On aurait dit que tout ce qu'ils leur étaient arrivés avait volé en éclat à ce contact. Elle serait restée ainsi pour toujours.
Mais au bout de quelques secondes, Gajil desserra son étreinte. Levy leva la tête vers lui et ses yeux se plantèrent dans ceux du mage, qui faisant tant battre son cœur. Et quand les lèvres de ce dernier se posèrent sur les siennes, elle tressaillit, sans toutefois rompre son baiser, qu'elle attendait depuis si longtemps. Quand ils se séparèrent, ils étaient tous deux complètements rouges, ne sachant plus trop quoi dire. Bien que ce qu'ils venaient de faire en disait déjà très long.
Et au moment où Levy ouvrait la bouche pour parler, Gajil la repoussa. Elle se retrouva à nouveau debout à côté du lit, sans trop comprendre pour quelle raison il avait fait ça. Et brusquement la porte de la chambre s'ouvrit en grand et une foule de personne pénétra dans la pièce en criant les prénoms des deux mages. Gajil se ressaisit en vitesse, tandis que Jet, Droy et Lucy ne se jettent sur Levy les larmes aux yeux.
-Levy ! Crièrent-ils en cœur, tellement contents de retrouver la petite mage des mots.
-On a eu tellement peur pour toi ! Enchainèrent ses deux coéquipiers, qui n'avaient pas aperçu les joues toutes rouge de leur amie.
Ce qui n'échappa pas à Lucy, qui remarqua aussi l'air contrarié de Gajil. Ce pourrait-il qu'ils les aient interrompus ? Se demanda-t-elle en dissimulant un petit sourire remplit de soupçons.
-Ne vous inquiétez pas, je vais bien. Répondit Levy en leur souriant.
Elle était contente de les revoir, mais agacer de leur intrusion.
Grey, Erza et Panther-lily lancèrent un petit sourire suspicieux Gajil. Ce qui eut pour mériter de d'énerver ce dernier. Il se douta qu'il n'avait pas encore réussit à reprendre complètement contenance et qu'il devait encore avoir les joues rosies par ce qu'il venait de se passer entre Levy et lui. S'il n'était pas aussi fatigué il les aurait vite dégagés de sa chambre.
-Comment vas-tu Gajil-Kun ? Lui demanda Juvia, apparemment inquiète à son sujet.
Finalement, il fallait croire qu'il n'y avait pas que Levy qui s'en faisait pour lui. Il n'eut cependant pas le temps de répondre, puisque Natsu entre la mage d'eau et lui, les mains de chaque côté des hanches, et un grand sourire.
-Si tu voyais ta tronche!? Lui lança ce dernier, en se mettant à rire.
Parmi toutes les personnes ici présentent, c'était Natsu qui le don de l'énerver au plus haut point.
-Ferme là ! S'exclama Gajil.
Il fit une grimace qui n'échappa pas à Wendy, qui vint vers lui et s'empressa de le soigner, grâce à sa magie. Levy leur raconta ce qu'il c'était passé, tandis que les autres commentait son récit. Et en plein milieu de l'histoire, une infirmière entra dans la salle et poussa un cri en voyant tous ces gens s'exciter autour du patient. Elle s'énerva et demanda à tout le monde de sortir, car Gajil avait besoin de repos. Natsu en profita pour lancer une ou deux remarques clinquantes pour se moquer de lui, mais l'infirmière l'entraina dehors de force, tandis que les autres membres de la guilde quittaient la chambre.
C'était vrai que Gajil se sentait vraiment épuisé. En même temps, il s'était quand même prit un sort de magie noire en pleine poire. Et même si ça ne l'avait pas tué, il fallait avouer que ça l'avait pas mal affaibli. Wendy avait fait de son mieux pour le soigner. Il n'avait presque plus rien au front, ni au cou. Et même si ses côtes et son poignet ne s'étaient pas entièrement rétablis, ils lui faisaient moins mal. C'était mieux que rien après tout. Elle en avait aussi pour profiter pour soigner Levy, qui n'avait pratiquement plus rien. Levy… Dès qu'il se remettrait de ses blessures, il faudrait qu'ils aient une discussion tous les deux. Même si il se doutait qu'il n'y avait pas trente-six mille façons d'expliquer ce qu'ils venaient de se produire. Il poussa un soupir.
L'infirmière pas la tête par la porte et lui lança d'une voix sévère.
-Et maintenant vous avez besoin de repos. Alors plus de visite avant demain !
Dès qu'elle eut fermé la porte, celle qui menait à la salle de bain s'ouvrit sur Levy.
-C'est bon elle ne m'a pas vu.
-Les deux autres vont venir te chercher. Lança Gajil, en levant les yeux au ciel.
Elle se rapprocha de lui en souriant.
-Ça m'étonnerait. C'est Lucy qui m'a caché le dedans et je la connais elle ne les laissera pas passer. Ajouta-t-elle en riant.
-Tu penses qu'elle s'est rendu compte de quelque chose ? Lui demanda-t-il, en la regardant s'assoir à ses côtés.
-A part Natsu, je ne pense que tout le monde à remarquer ton air contrarié et tes joues rouges. Déclara-t-elle, en pouffant.
Il fit une petite grimace et tourna un peu la tête. De toute façon Natsu ne comprenait jamais rien. Il sentit Levy se blottir contre lui et ses joues s'empourprèrent à nouveau. Il passa ses bras autour du corps frêle de la mage, en humant sa bonne odeur.
Levy était comme sur un petit nuage. Combien de fois avait-elle rêvé de ce moment sans jamais penser qu'il ne se réalise un jour ? Presque toutes les nuits de puis qu'ils étaient rentrés de l'ile Tenrou. Elle se demanda comment allaient réagir les autres membres de la guilde en apprenant leur liaison, et finit par se dire qu'après tout elle s'en fichait bien. Tout ce qu'il lui importait c'était qu'ils soient ensemble.
-Gajil… Je t'aime. Avoua-t-elle sans gêne, mais en se sentant rougir tout de même.
Mais aucune réponse ne lui parvint. Elle se redressa un peu, se demanda pourquoi il ne lui répondait pas et vit qu'il était paisiblement endormit. Elle sourit, déposa un baisé sur sa joue, et sombra dans le sommeil à son tour, enlacée par les bras de celui qu'elle aimé, rêvant à leur avenir ensemble.
