Titre : Portés disparus
Auteur : Vici Black
Disclaimer : Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un disclaimer, en gros... Si j'avais inventé tous ces merveilleux personnages, je ne serais pas obligée d'écrire sur ce site pour pouvoir faire ce que je veux d'eux ! Et mon compte en banque serait beaucoup, beaucoup plus intéressant...
Note importante : Même si les persos principaux sont HP et DM, CECI N'EST PAS UN SLASH...
Merci à El Rio, ma bêta adorée qui aime bien cette fic... et sans l'avis de qui je ne l'aurais jamais postée !
Résumé général : Drago, agent double pour l'Ordre auprès de Voldemort, se voit confier par le Lord Noir la mission de retrouver Harry Potter. Mais celui-ci a disparu sans laisser de trace. Dumbedore charge Neville, Georges et John (le petit ami de Tonks) de retrouver Harry. Le Survivant, quant à lui, prisonnier dans une maison à la suite d'un appel anonyme, tente de s'échapper, mais tout semble hostile dans ce lieu… Il a même perdu sa cicatrice. Cependant, le Seigneur des Ténèbres semble avoir retrouvé la trace d'Harry…
Résumé du chapitre précédent : Harry découvre dans une salle désaffectée une bibliothèque qui contient tous les livres qu'il a lus et l'intégralité de sa vie en BD magique. Pendant ce temps, Drago arrive dans a maison grâce à un Portoloin et explique à Harry que seul un véritable ami peut le faire sortir de la maison et que Goyle arrivera dans 3 jours pour faire sortir Drago. Les deux jeunes gens semblent bien s'entendre, mais n'est-ce qu'une façade ?
Spoiler tome V
Chapitre 9: On n'est jamais mieux servi que par soi-même
- Je suis crevé. Je vais essayer de dormir une demi-heure avant qu'on se mette à explorer cet endroit, ok ?
Harry acquiesça et se dirigea vers le mur de gauche dans l'intention de relire « Défense contre la magie noire niveau 1 - pour Auror débutant » mais en arrivant devant la section, son regard fut attiré par un petit livre rouge intitulé « Le petit dragon et la licorne ». Harry était sûr de n'avoir jamais lu cet ouvrage, pas plus que « La magie pour les moins de 5 ans », et encore moins « Généalogie des sorciers au sang pur, guide de la bonne société »...
Par contre, c'était exactement le genre de livres qu'aurait pu lire...
- Drago ?
- Oui, un problème ?
- Euh... dis-moi, est-ce que tu as lu ces livres ?
- Potter, j'essaie de dormir ! Je n'ai pas envie de jouer les bibliothécaires !
- Je sais, mais c'est vraiment important...
Avec un soupir résigné, le jeune Malfoy se leva et s'approcha de l'étagère. Il contempla un instant les rayonnages qui lui faisaient face et au bout de quelques instants, une expression de stupéfaction se peignit sur son visage.
- Mais... oui, je les ai tous lus ! C'est extraordinaire ! Je sais que j'ai beaucoup de culture mais quand même...
Harry leva les yeux au ciel... L'arrogance des Malfoys...
- Bon. Alors il doit se passer la même chose que pour moi. Quand je suis entré dans cette pièce, ce mur était couvert de livres que j'avais déjà lus, et le mur du fond… Euh... Tu ferais bien de regarder par toi-même. Mais je te préviens, tu vas avoir un choc.
- Je ne suis pas impressionnable, Potter.
Harry haussa les épaules et laissa Drago s'approcher du mur qui contenait vraisemblablement... sa vie en BD.
- Par Merlin, c'est incroyable ! Drago Malfoy et le cours de Potions...
Le jeune sorcier se retourna et se mit à lire avidement les titres des ouvrages qui se tenaient devant lui. Cependant, au fur et à mesure qu'il parcourait... sa vie, son visage devenait plus grave. Ce fut avec une expression presque menaçante qu'il se retourna vers Harry.
- Potter... est-ce que tu as lu ces livres ?
- Bien sûr que non, je me suis rendu compte que quelque chose n'allait pas lorsque j'ai regardé les livres de l'autre mur..
Mais Drago n'avait pas l'air convaincu. Il avait dans les yeux la même lueur qu'autrefois, lorsqu'il se battait en duel avec Harry en haut de la Tour d'Astronomie.
- Tu ne me crois pas, n'est-ce pas ?
Drago ne répondit pas.
- Tu n'as pas confiance en moi. Tu fais semblant pace que nous faisons partie de l'Ordre.
- Tu me fais une scène de ménage, Potter ?
- Réponds-moi !
- Je crois vraiment que tu es fidèle à Dumbledore, répondit prudemment Drago.
- Cette guerre n'est pas une question de... de chefs ! Dumbledore peut mourir demain et Voldemort aussi. Ce n'est pas pour ça que Mangemorts et Aurors deviendront amis.
- Et pourquoi pas ?
- Voyons, tu vois ton père organiser une petite fête avec Arthur Weasley ?
Drago sourit malgré lui...
- Quel est le rapport avec toi et moi ?
- Je suis... NOUS sommes du côté du bien. Je me bats aux côtés de Dumbledore contre les meurtriers, les voleurs... les Mangemorts. C'est une question de principes. Les mêmes principes qui font que je n'ai pas été fouiner dans ta vie privée.
- Très émouvant, Potter.. Mais je te crois assez conditionné par l'éducation Gryffondor que tu as reçue pour croire que tu es sincère.
Il y eut un temps de silence. Harry Potter et Drago Malfoy se battaient côte à côte, mais pas encore ensemble...
- Et qu'y a-t-il sur l'autre mur ?
Le changement de sujet n'était pas des plus subtils, mais Harry fit comme s'il n'avait rien vu. Avec un soupir résigné, il répondit :
- Ton futur.
- Tu plaisantes ?
- Je n'ai pas le cœur à la plaisanterie, Malfoy.
- Tu as lu ton futur ?
- Je pense que c'est le piège de cette pièce. T'inciter à te plonger dans ta vie passée et future jusqu'à ce que tu ne puisses plus... ou ne veuilles plus en sortir.
- Hum... possible. Je vais juste jeter un coup d'œil sur une couverture, histoire de ma faire une idée...
Le jeune sorcier s'approcha du dernier mur et en retira un livre à la couverture mordorée dont le titre, pour autant qu'Harry pouvait le voir, était assez court. Drago se retourna vers le Survivant, livide.
- Il y a un problème ?
- Tu étais tombé sur quoi ?
- Euh... mon mariage, répondit Harry non sans rougir quelque peu.
- C'est... euh...
Drago respira profondément puis lut :
- La mort de Drago Malfoy.
Harry déglutit.
- Si j'étais toi, je le reposerais tout de suite.
Machinalement, Drago fit ce que lui conseillait Harry. Puis il sembla se raviser et tendit de nouveau la main vers le livre mais... Un grand éclair de lumière bleue les aveugla tous les deux et quand ils purent à nouveau regarder autour d'eux, le décor avait complètement changé.
Devant les deux garçons se tenaient deux petites étagères, l'une rouge, l'autre verte, contenant chacune quelques dizaines de livres. Harry allait s'approcher de la première étagère mais...
- La curiosité est un vilain défaut, Potter. On ne te l'a jamais dit ?
- Tu peux parler, tu as failli reprendre le livre de ta mort tout à l'heure.
- J'ai pensé qu'il serait intéressant d'un point de vue... stratégique de connaître les circonstances de ma mort.
- Je ne te crois pas, Malfoy. Et puis une fois que tu aurais su comment tu allais mourir, tu aurais évité de mourir de cette façon, non ?
- Pas forcément. Peut-être qu'il était pris en compte dans mon destin que j'allais lire ce livre, tu vois ?
- Hein ?
- Je veux dire...
- Je vois ce que tu veux dire.
Cette situation rappelait à Harry son expérience en troisième année, quand il avait remonté le temps avec Hermione. Les choses s'étaient passées dans la « vraie » vie comme s'ils avaient déjà remonté le temps. Comme pour le Patronus, qu'il avait conjuré comme il l'avait lui-même fait quelques heures auparavant sans le savoir… Sentant la migraine arriver, Harry fit un signe à Drago.
- D'accord, on sort d'ici.
Le Survivant arriva le premier à la porte et tendit la main vers la poignée... qui refusa de tourner.
- Alohomora.
Rien ne se produisit. Quelques dizaines de sorts plus tard, dont deux sorts d'Explosion, un de Disparition et au moins vingt contre sorts, les jeunes sorciers durent se rendre à l'évidence : ils étaient coincés.
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Dans un obscur bar moldu du centre de Londres, trois hommes étaient attablés devant une bière. Deux d'entre eux regardaient le breuvage avec circonspection, mais le troisième semblait plus habitué et buvait, tout en regardant ses compagnons avec le petit sourire en coin qui lui était familier.
- Ce n'est pas mauvais, vous savez... Mon grand-père était à moitié moldu, toute ma famille boit de la bière depuis des générations... et personne n'en est mort.
Neville et Georges se regardèrent un instant, puis portèrent leurs chopes à leurs lèvres de concert. Puis ils grimacèrent
- Mouais, ça ne vaut pas une bonne Bièra...
- Une bonne bière de ton pays, on sait Georges, on sait, le coupa John en adressant un clin d'œil au tenancier qui les épiait de derrière son comptoir. Mais bon, on ne va pas se plaindre non plus...
Les trois jeunes gens avaient décidé d'attendre la nuit avant de se rendre au premier endroit qu'ils voulaient visiter : la poste moldue où Harry possédait une consigne.
- Tu es sûr que tu sais comment t'y prendre, John ?
- Mais oui, je vous assure que ce n'est pas du tout compliqué.
- Et s'il n'a laissé aucun message là-bas ? demanda Georges
- Il n'a rien laissé de prometteur au Bureau à part la clé de la consigne, répondit Neville. Il faudra aller se renseigner à l'endroit de sa dernière mission, même si cela fait plusieurs jours qu'on l'y a envoyé.
- Mais il n'aurait pas déjà dû faire son rapport ? questionna John
- Pas forcément. Harry est officiellement Auror mais il passe la moitié de son temps en missions secrètes pour l'Ordre, et on n'a parfois de ses nouvelles qu'après une semaine ou deux. Mais Dumbledore, lui, sait toujours où il se trouve...
Il était vrai que Harry n'était pas vraiment un Auror à part entière. C'est pour ça qu'on ne lui confiait que des missions de second ordre, ses périodes au " Bureau " étant pour lui pratiquement des vacances. Le titre d'Auror était une bonne couverture et surtout... lui conférait de nombreux avantages.
L'horloge du bar sonna une, deux... dix fois. Les trois sorciers se levèrent et quittèrent le bar aussi discrètement qu'ils étaient arrivés. Ils se fondirent dans la foule des passants qui, ce samedi soir, migraient en flots de leurs domiciles vers les bars et les boîtes de nuit.
A l'angle d'une rue, John aperçut la poste qu'ils cherchaient et fit un signe à ses compagnons. Négligemment, Neville s'appuya au mur, tournant le dos à l'entrée, afin de cacher Georges et John qui examinaient la porte.
- Il y a une alarme, chuchota John. Je vais insonoriser la ruelle. Silencio.
- C'est bon, je peux l'ouvrir ? Alohomora.
Les trois sorciers retinrent leur souffle. Un léger déclic se produisit, puis plus rien. La voie était libre. Avant de rentrer dans l'immeuble, ils se lancèrent mutuellement un sort de Désillusion, afin d'éviter d'être identifiés par les caméras de vidéosurveillance. Même si l'Ordre devait se charger de leur couverture, on n'était jamais trop prudent...
- Lumos, murmura Georges, non sans s'imaginer la tête que feraient les policiers si la cassette leur parvenait un jour entre les mains. Une petite lumière s'allumant dans la nuit noire... Il étouffa un éclat de rire.
- C'est le numéro 31, comme sa date d'anniversaire, annonça Neville
Quelques minutes plus tard, le coffre était ouvert. Les trois amis examinèrent son contenu. Il y avait là l'album photo qu'Hagrid avait offert au petit Harry lors de sa première année, le miroir qui lui avait permis de communiquer avec Sirius jusqu'à sa mort, et un médaillon que Georges reconnut comme le cadeau d'anniversaire de ses parents pour le 18ème anniversaire de Harry. Il représentait un lion entouré d'un phœnix et d'un chêne, l'emblème de la famille Weasley, et, gravé sur le revers de la médaille, on pouvait lire A notre7ème fils.
Un peu mal à l'aise, les jeunes sorciers remirent les objets à leur place et se dirigèrent vers la sortie. Mais au bout du couloir, ils aperçurent quatre hommes en uniforme qui avançaient lentement, leur arme au poing.
John jura et poussa ses amis dans un recoin.
- Des policiers !
- On fait quoi, on s'enfuit ? proposa Georges.
- Impossible, intervint Neville. Ils vont s'en souvenir et ils se douteront de quelque chose s'ils ne sont pas sur le film de la vidéosurveillance...
- C'est vrai, approuva John. A trois, vous les pétrifiez pendant que je vais fermer la porte. Inutile d'attirer plus de monde ici.
Avec une rigueur toute militaire, les trois sorciers exécutèrent leur plan sans faille et moins d'une minute plus tard, les quatre policiers terrorisés se retrouvaient sur le sol sans savoir qui les avait attaqués ni comment.
John, qui avait l'habitude de l'utiliser sur les blessés moldus qu'on amenait à Ste Mangouste, jeta un sort d'Oubliettes aux quatre hommes puis leur injecta un sédatif. Ils se réveilleraient quelques instants et quelques rues plus loin, sans aucun souvenir.
Dans Camelia Road, un petit chat gris vit avec stupéfaction apparaître trois hommes à l'accoutrement un peu étrange, qui s'engouffrèrent dans la bouche de métro le plus proche, dans l'intention de gagner la banlieue de Londres au plus tôt.
Voilà ! Je compte sur vos reviews et vos suggestions… Que va-t-il se passer ? Lol… Mais si, mais si, mon histoire est ab-so-lu-ment passionnante ; )
