Disclaimer: Ce manga fantastique n'a pas été dessiné par moi. Sérieusement j'ai deux mains gauches quand je dessine. Et plus que tout, je ne me nomme pas Yana Toboso! Donc non je ne suis pas l'auteur. Je ne fais qu'empruter les personnages pour jouer avec.
Genre: A peu près tous les genres. Slave fic. J'espère être originale. Je vais essayer de ne pas tomber dans le pathos ou le drama total, vous en faites pas. Dans ce chapitre : Drama et Angst.
Personnages de l'histoire: A peu près tous.
Parings: Plusieurs.
Warning for: Dom/Sub, Slave!Fic, Crime, Complot.
Rating: M
Chapitre 8: Un horrible beau-frère
Vincent détesta d'emblée le beau-frère.
Il avait un regard cruel et avide. Il l'avait déjà dévoré des yeux. Dire qu'ils n'étaient là que depuis une heure à peine. Assis près de son ''maître'', mal à l'aise, il regardait cette famille du coin de l'oeil.
La mère de Diederich semblait froide au premier regard. Sa sœur semblait douce mais clairement soumise et triste. Et ses enfants ne faisaient pas grand bruit. Les plus jeunes étaient trop calmes. Et le plus vieux, un jeune homme de 18 ans, lançait des regard méprisant à son père. Vu la différence d'âge entre l'aîné et les 3 cadets (qui avaient entre 6 et 10 ans), Vincent se demanda si il n'était pas un enfant forcé pour pouvoir ensuite épouser la mère...
Possible.
Ce type semblait assez répugnant pour ça.
Il était fort pour sentir la nature profonde de ce genre de personne.
Il se concentra à nouveau sur la discussion en entendant la voix froide du beau-frère.
«Et bien cher beau-frère, tu as du goût. Il est absolument magnifique. Un corps parfait pour de multiples tâches.» L'homme cracha un peu de fumée de sa cigarette, lorgnant le concerné qui restait près de son ''maître'' autant que possible. Inquiet. Refusant de croiser son regard. Vincent haïssait ce regard. Ce regard qu'il connaissait parfaitement pour l'avoir si souvent vu durant sa captivité. Convoitise.
Diederich avait parfaitement comprit le sens du mot ''parfait''. Et savait ce que voulait son beau-frère. Seulement il était absolument hors de question qu'il laisse son esclave entre les mains avides de ce monstre sans cœur. Il ne voulait même pas imaginer l'état du pauvre être le lendemain. Ni le regard qu'il aurait après des heures avec cet homme. Souriant d'un air mauvais, il sourit «Je suis pleinement satisfait de ses talents. De tout ce qu'il fait pour moi.
- J'aimerais en avoir un aperçu.
- Tu l'auras au repas. Et il sert aussi de précepteur à mes fils. Efficace dans tous les domaines.» il eut un sourire amusé, si rare chez lui «Sauf en ce qui concerne la cuisine.» Il eut un sourire moqueur devant la moue agacée du mari de sa sœur. Le soulagement envahit l'ancien noble, rassuré. Les doigts dans ses cheveux ne lui parurent plus aussi détestables qu'avant. Au contraire, il commençait à aimer ça.
«Tu fais exprès de ne pas comprendre?
- Possiblement. Je n'ai pas envie d'abîmer mon serviteur. Il est encore un peu sensible.
- Tu ne devrais pas le gâter. Il va se croire tout permit.
- Je n'ai pas de leçon à recevoir de toi. Rappelles moi ce qui est arrivé à tes deux esclaves...hum….rappelles moi leurs noms déjà déjà?
- Comment tu es au courant de ça? Tu as joué les loups solitaires pendant des années, faisant un bien piètre chef de famille.
- Comme tu l'as si aimablement dit, je suis le chef de famille.» Il se laissa aller dans le fauteuil, sa main se plongea de nouveau dans les cheveux soyeux de Vincent, caressa sa nuque, faisant se tendre avec délice l'être concerné. Visiblement, il avait trouvé un point sensible. Amusant.
«Tu nous espionnes?
- Non. J'ai des sources.
- Qui?
- Ce ne sont pas tes affaites mon cher.» il prit sa tasse de thé, et but une gorgée. Prenant un biscuit il mordit dedans. «Tu m'as l'air un peu nerveux.»
L'homme plissa les yeux et lança un coup d'oeil à l'esclave. Celui-ci lui lança alors un regard noir, méprisant. «Tu ne l'as pas bien dressé.
- Je l'ai eu il y a un mois à peine, en mauvais état. Je le laisse récupérer un peu. Je ne serais pas violent ou punitif s'il ne le mérite pas.
- Tu dois le soumettre.
- Pas besoin pour le moment, il m'obéit.»
Vincent n'aimait pas cette discussion et se blottit contre le fauteuil de Diederich, le seul qui pouvait le protéger ici. Le soumettre, le battre...pourquoi parler de lui comme d'un chien désobéissant? Il se sentait mal quand on parlait de lui comme ça. Mal et sale. Une rage brûlante enfla en lui. Une envie de crier, d'insulter et de se révolter.
«Vincent?»
Il releva la tête, curieux. Et soulagé, sachant instinctivement que l'homme allait lui permettre de partir, de quitter cette pièce qui devenait étouffante pour lui. Une profonde gratitude le traversa pendant quelques secondes.
Diederich sourit légèrement «Va en cuisine, et dit à Tanaka que le repas doit être servit dans...» Il regarda sa montre, pensif et rajouta «...3H00.
- D'accord.»
Il pouvait enfin quitter cette pièce étouffante, être loin de cet homme qui le dévorait des yeux.
«Et...»
Il se retourna vers le brun, inquiet.
«Tu as quartier libre après. Dans 2H30, tu descends aux cuisines et tu aides à tout préparer!
- Oui.» Il sortit rapidement, soulagé.
Réellement soulagé.
Le beau-frère souffla, méprisant «Tu es trop doux.
- Et toi trop tyrannique. Il m'obéit, pourquoi userais-je de violence ?
- Pour lui montrer qui est le maître!»
Hermann eut un haussement de sourcil blasé devant le regard de l'homme. Dire que c'était son père. Il leva les yeux au ciel. «Alors mon oncle. Vous allez au château au printemps?
- Oui. Le roi me veut près de lui pour la rencontre diplomatique.
- Tu iras avec les jumeaux?
- Oui. Je dois les présenter à la cour. Le roi était à Britannia l'année dernière. Ils étaient trop jeune pour un tel voyage.»
Son beau-frère eut un sourire mauvais, sachant visiblement quelque chose que le cadet de son épouse ignorait «Tu n'y étais pas.
- L'héritier était malade. Je suis resté à ses côtés pendant qu'il récupérait chez moi.
- C'est tout à ton honneur.»
Derrière la porte, Vincent reprit son souffle. Il haïssait cet homme. Mais en même temps...il l'avait déjà vu.
Des mois auparavant. C'était un des gens qui accompagnaient le jeune prince Edgar à Britannia. Le prince avait accompagné son oncle et en avait profité pour visiter attentivement la capitale.
Maintenant qu'il y songeait...Diederich devait être là puisqu'il était le tuteur officiel du prince non?
«Réfléchis...»
Il écarquilla soudain les yeux.
Mais oui.
Il était là.
Ça faisait 3 ans. C'était la seconde visite du prince. La première visite de l'héritier s'étant déroulée 8 ans auparavant à peu près. A cette époque, Rachel était enceinte et avait préféré ne pas accompagner son époux aux réjouissances, la fatigué s'étant abattu sur elle. Il y était allé seul, autant en temps que membre de la noblesse que en tant que espion et agent personnel de sa reine. Elle lui avait demandé de garder un œil sur les visiteurs. La seconde visite s'était aussi déroulé sans accroc. Rachel était encore absente pour cause de crise d'asthme. Une fois de plus, il avait surveillé les arrivants. Sachant que ce ne serait probablement pas une grosse affaire. Il les avait longuement fixé, méfiant. Il n'accordait guère de confiance à ce pays, craignant une trahison. Ces personnes utilisaient l'alchimie et la chimie également.
Cependant alors que la magie s'était perdue à Britannia...chez eux elle était toujours existante. Ainsi que l'esclavage. La magie était surtout basée sur ce point-là. Apparemment. Mais personne n'avait jamais pu avoir d'informations à ce sujet. Son pays détestait l'idée de faire ça. Sauf qu'on ne pouvait pas imposer quelque chose à un simple partenaire commercial. Un simple allié.
Vincent regarda les personnes descendre de leurs chevaux, des militaires et des hommes habillés de façon plus riches. Ce fut sur eux que son attention se posa en premier. Après tout, les soldats ne faisaient qu'obéir aux ordres, ils étaient donc moins intéressants que les gens qui gravitaient autour du roi et de son jeune héritier. Celui-ci parlait avec un militaire qui tenait tranquillement les rênes de son cheval. Il ne semblait posséder aucun esclave, contrairement aux autres qui avaient laissé leur monture entre les mains de personnes plus ou moins jeunes. Un jeune homme habillé de violet, le serviteur du prince apparemment, tendit la main pour prendre le cheval. L'homme chuchota quelque chose et lui ébouriffa les cheveux avant de tourner les talons, rejoignant le groupe, suivit par le prince.
«Espérons que l'héritier est plus visionnaire que son oncle.
- Et qu'il prendra de bonnes décisions.
- Oui des décisions allant dans notre sens.»
Vincent grimaça. Qu'ils parlent encore plus fort. Les invités devaient parler la langue du pays. Le roi ne prenait pas n'importe qui avec lui pour aller chez eux. Et si le neveu entendait tout, hein?
Il secoua la tête. Rachel lui manquait. Il aurait aimé avoir quelqu'un a qui parler. Même si en ce moment, en plus d'être malade, elle déprimait car sa sœur lui manquait. Il l'avait cherché pourtant mais elle n'avait laissé aucune trace dans sa fuite. Elle avait probablement quitté le pays. Ou elle était bien cachée. Mais Rachel en avait le cœur ravagé tant elle était parfois inquiète. Elle avait donc préféré rester au chaud, avec les serviteurs, à lire et à se distraire. Dommage que Vincent n'ait pu donner une semblable excuse.
Parfois il détestait les bals ou visites diplomatiques. Surtout quand la tension était palpable. Il sentait comme une dangereuse menace.
Il se contenta de regarder attentivement les invités.
Ceux qui étaient, à ses yeux, intéressants. Ceux qu'ils fallait surveiller. Surveiller attentivement. Ceux qui pouvaient représenter un danger. Il repérait ceux qui avaient un regard sournois. Ceux qui ricanaient doucement. Ceux qui savaient déjà ce que leur roi avait préparé.
Il fallait les garder à l'œil. Leurs pays, bien qu'en paix, étaient rivaux dans la course au progrès. Et par fierté, il ne voulait pas que son pays perde cette lutte. Il voulait que l'empire garde sa suprématie. Surtout face à un pays qui gardait un système archaïque d'esclavage.
Ce groupe de visiteurs était intéressant sur de nombreux points. Même si beaucoup de gens pinçaient les lèvres, montrant les jeunes esclaves dans la cour, qui restaient près des chevaux, certains avec un livre et d'autres qui écrivaient dans un cahier. Aucun ne semblait malheureux.
Vincent détourna le regard. Sans doute avaient-ils reçu l'ordre d'ignorer les habitants de son pays ou ne parlaient-ils pas la langue. Mais il n'avait vu nul trace de rage, d'appel à l'aide ou de désespoir. Ils restaient calmes et silencieux et ne répondaient pas aux questions. Sauf à certaines, sans doute celles ne concernant pas leurs maîtres. Et ils restaient ensemble, comme s'ils étaient inquiets de rester seuls dans un pays inconnu. Comme s'ils craignaient d'être enlevé.
Objectivement Vincent ignorait d'où venait les esclaves. D'autres pays? Des gens du pays voisin qui se retrouvaient dans cette situation pour de multiples raisons?. Peu d'informations à ce sujet étaient disponibles. Et ce n'était pas faute d'avoir cherché. Les rares espions envoyés n'étaient pas revenus.
Et le roi Aliestair n'y fit même pas allusion.
Il croisa le regard de l'un deux.
Ce n'était pas un militaire. Mais un noble. Ses yeux étaient bleus foncés et un sourire de prédateur ourlait ses lèvres. Vincent plissa les yeux. Il n'allait certainement pas se laisser avoir par un séducteur de bas étage. Qui le regardait comme un morceau de viande fraîche.
Dommage pour lui, il ne se laisserait pas séduire si facilement. Il était le séducteur ici. Lui et personne d'autre. Et ce type ne lui plaisait pas le moins du monde. Il était tellement banale.
Il l'évita, dignement.
Coucher pour obtenir ensuite des informations à l'aide d'un couteau bien pointus...d'accord mais pas ce soir, pas quand sa femme était malade et pas avec un type comme lui.
Après plusieurs heures à snober cet homme, une poigne de fer se referma sur son bras.
Il se retourna, regardant froidement l'arrivant «Je ne vous ai pas donné la permission d'être aussi familier!»
L'homme le fixait. Et le lâcha. «Voyons je ne veux qu'échanger quelques mots.
- Je n'ai guère de temps à vous accorder. Vous m'en voyez désolé.» Il se détourna, prêt à partir mais l'autre lui bloqua la route.
«Est-ce l'hospitalité de votre pays?» railla l'homme «Un tel mépris à l'encontre de mes origines...»
Vincent le fixa dans les yeux, sa fierté titillé. Cet homme n'avait aucun intérêt pour lui. Le peu qu'il avait apprit à son sujet lui confirmait la chose. Ce n'était même pas le chef de sa famille. Il n'était même pas soldat. «Je n'offre le respect qu'à ceux qui le mérite.
- Ho? J'ai affaire à un précieux?»
Une main le frôla de trop près. Vincent abattit sa poigne de fer sur l'avant-bras de son interlocuteur, le serrant aussi fort que possible. «Ne me touchez pas.»
L'autre allait dire quelque chose quand une voix retentit.
«Kurt! Qu'est-ce que tu fais? Ton fils te cherche.» Un homme venait d'apparaître. Grand, les cheveux et les yeux noirs, un pli mécontent aux lèvres.
Le dénommé Kurt se tourna vers l'arrivant «Mais voyons cher beau-frère, je ne fais que faire connaissance avec...
- Dégage.»
Un seul mot.
D'une froideur absolue.
L'insulté pâlit de rage «Pour quelqu'un mit à l'écart par sa famille...
- Cher et détestable Beau-frère ..Je suis certain que le roi apprécierait d'apprendre certains petits écarts diplomatiques d'un de ses plus serviles et pathétiques suivants non?»
Kurt s'éloigna de Vincent, se dégageant d'un geste sec, grimaçant sous la douleur de son bras. Il lui souffla «Ce n'est que partie remise mon joli.»
Il passa devant son beau-frère, qui tourna la tête vers le noble resté immobile et hocha la tête, murmurant doucement «Je suis désolé pour l'attitude de cet homme, je vais sévir une fois rentré dans notre pays.» avant de partir à la suite de son compatriote.
Vincent rouvrit d'un coup les yeux. Mais oui. Cet homme aux cheveux noirs, c'était Diederich. Ils n'avaient pas vraiment parler. Et cela expliquait cependant son impression de déjà vu qu'il avait eu la première fois qu'il l'avait vu, dans ce maudit marché aux esclaves.
Il ferma les yeux. Et s'appuya à la porta, aux aguets. Il retint sa respiration pour mieux écouter, lâchant à peine son souffle, le cœur battant fortement. Il sourit doucement en percevant parfaitement les voix. Ses talents n'avaient pas perdu de leurs forces.
Il entendit la voix de ''son maître'', à peine étouffé par le bois de la porte «Tu vas à Britannia au printemps?»
Vincent ouvrit de grands yeux. Son pays. Le beau-frère de Diederich allait dans son pays. Son pays. Et si...si...Il secoua la tête. Non. C'était une mauvaise idée.
Il perçut un petit rire «Oui. Avec une délégation. On envoie un nouvel ambassadeur.
- C'est vrai qu'il prenait de l'âge.
- Pendant ce temps, toi tu seras invité au château par le roi.»
Diederich eut un petit rire. «Le roi organise une immense réception. Des invités venus de différents pays. Cela permettra à mes fils de voir la capitale et une fête royale. Un voyage intéressant à de multiples points de vue.
- Le roi espère toujours trouver une femme.» Soupira sa mère, posant sa tasse de thé. «Ce pauvre homme en cherche une à son goût depuis des années.
- Il serait temps qu'il s'y mette en effet. Et il ne cherchait pas vraiment avant. Puisqu'il voit le prince Edgar comme son fils.» Fit la sœur de Diederich, nommée Alexandra, en caressant gentiment les cheveux de son plus jeune fils. «Je ne veux pas le critiquer mais il s'est un peu trop amusé ces dernières années.
Son mari lui lança un coup d'œil agacé «Il n'est pas si vieux pourtant. Il a 35 ans.
- C'est vrai, il a encore le temps.» Rit doucement le maître de maison. Il prit un petit biscuit et le croqua.
Son beau-frère eut un sourire railleur «Et vas-tu emmené ta beauté dans ce voyage?»
Vincent eut une sueur froide. L'homme pouvait le laisser là. Le sceau sur la statue du jardin permettait de le laisser là. Mais rester cloîtrer des jours et des jours sans pouvoir sortir? Il eut un frisson. Et ne pas pouvoir empoisonner la vie de Diederich pendant peut-être plus d'un mois? Ce serait un vrai enfer. Un mois à tourner en rond. D'accord il serait libre d'aller dans un espace de deux kilomètres. D'accord il pourrait lire, passer du temps avec ses enfants...mais il n'aurait personne à ennuyer.
«Bien entendu. Tanaka restera ici pour prendre soin de Sieglinde et Leo. J'aurais donc besoin de Vincent à mes côtés»
Le concerné eut un frisson d'anticipation. Une possibilité. Si il pouvait parler au roi...peut-être pourrait-il avoir sa liberté? Son cœur battit plus fort. Être libre...il en rêvait. Il le voulait tellement. Il reprit son souffle doucement, prêt à écouter plus attentivement la suite.
«Dis moi mon cher fils.» intervint soudain la femme la plus âgée. «Penses-tu à te remarier?
- Je n'ai guère envie de me trouver une nouvelle femme, je dois te l'avouer mère.
- Et un compagnon?»
Vincent plissa les yeux, entendant un petit rire. Et la voix bourrue retentit «Je verrais en fonction de mes désirs, pas ceux des autres.» Un bruit de froissement fit comprendre au l'ancien noble que quelqu'un venait de se lever. «A ce propos, j'ai quelque chose pour vous mère...» Des pas retentirent et celui aux yeux bleus s'écarta rapidement de la porte avant qu'elle ne s'ouvre mais garda une expression de défi pur.
Diederich haussa un sourcil «Pourquoi ne suis-je pas étonné.?» rit-il en haussant un sourcil «Tu tombes bien mon mignon...» Il lui tapota la tête et ajouta «Sois un bon garçon et va chercher la boite posée sur mon bureau, d'accord?»
Vincent se demanda pendant quelques secondes si mordre l'homme serait puni par le sceau.
Oui. Probablement.
Une ''attaque'' était une ''attaque''.
Il tourna les talons et partit rageusement vers le bureau. Le sang battant à ses oreilles. Cherchant comment se venger sans que cette saleté de sceau ne le punisse cruellement. Il haïssait sa situation.
Et son impuissance. Et le fait d'appartenir à quelqu'un. Lui entre tous. Il était quelqu'un qui dominait, pas qui était dominé.
Rachel était peut-être toujours vivante.
Peut-être pourrait-il tenter de retrouver sa sœur aussi?
Il ne connaissait que son prénom, ce qui limitait les possibilités.
Entrant dans le bureau, il vit la boite. Curieux il l'ouvrit et vit un livre, probablement un album, et des photographies plus ou moins anciennes. Ainsi que quelques dessins, ceux que les enfants avaient fait spécialement pour cette visite. Il prit la boite et la serra contre lui, prêt à retourner dans ce salon. Et ses yeux furent attiré par un éclat rouge à sa gauche. La tableau de famille qu'il avait remarqué la dernière fois qu'il était allé dans le bureau, même si il n'y avait pas fait attention à l'époque.
Elle avait des cheveux rouges.
Des yeux couleur rubis.
Il...il manqua de lâcher la boîte. Il pâlit. Et reposa rapidement la boite pour s'approcher du faisait encore clair mais il se dépêcha d'allumer pour que le tableau soit bien éclairé afin de voir clairement les choses.
Angelina.
C'était elle.
Il en était certain. Complètement.
Il la reconnaissait. Même s'il ne l'avait pas vu pendant près de 11 ans. Rachel avait un tableau de sa sœur chez eux. Il savait bien à quoi elle ressemblait.
«Ce n'est pas possible.»
Quel était la probabilité qu'il atterrisse chez le mari d'Angelina?
Mais...Diederich avait bien dit que sa femme était morte après la naissance de son dernier fils non?
Chassant la pensée parasite qu'il appelait son ''maître'' par son prénom au lieu d'un qualificatif peu reluisant...ou juste un qualificatif tout court, il ferma les yeux. Le chagrin et la déception lui serra le cœur.
C'était trop bête.
Elle était là.
Chez un proche de la couronne.
Diederich était là 3 ans avant, ça devait être juste après la mort de sa femme...
Si seulement il avait su avant. Rachel aurait été si heureuse de savoir qu'elle avait des neveux...
Il éteignit la lumière et referma la porta, retournant vers le salon, nauséeux. Comment avait-elle atterrit ici? L'autre n'avait-il pas qu'il n'était pas amoureux de sa femme? Pourquoi s'étaient-ils mariés? Par convenance? Diederich avait dit qu'il n'était pas amoureux de sa femme même s'il l'aimait beaucoup et ils avaient eu 4 enfants. Cela devait être un mariage de raison.
Il irait dans la chambre de l'homme ce soir et lui poserait la question.
Plusieurs heures avaient passés et il n'avait pas réussi à se retrouver seul avec ''son maître'' pour parler, ce qui commençait à l'énerver.
Une voix retentit soudain derrière lui «Salut beauté.»
Il s'immobilisa et se retourna. Son cœur faisant un bond. Le beau-frère se tenait devant lui, souriant cruellement. L'homme avança vers lui. Il le dépassait d'une tête et tendit la main pour le toucher. Vincent recula d'un coup, les yeux lançant des éclairs.
«Ne me touchez pas.
- Ho tu restes toujours aussi fier? Même réduit à ce que tu es devenu?» Railla l'homme, le regardant des pieds à la tête, moqueur.
«Je ne suis pas un jouet.
- Tu es l'esclave de mon beau-frère, tu dois m'obéir.
- Non. Il m'a donné l'autorisation de me défendre.» Cet homme provoquait autant de dégoût en lui que avant. Ce regard de fouine. Ce regard trop ambitieux. Il se demanda même s'il n'avait pas une idée cachée derrière cette visite. Il eut un frisson, une boule dans son ventre. Et une poussée de sentiment protecteur.
«Je doute qu'il t'ai donné l'autorisation de lever la main sur sa famille.
- Il ne vous considère pas comme sa famille. Les autres oui mais pas vous.»
Il sentit son corps se tendre sous le mouvement brusque de l'individu et recula d'un coup, évitant la gifle. Un sourire moqueur ourla ses lèvres «Frustré que ''même réduit à ça'' je me refuse toujours à vous?
- Toi l'agent spécial de la royauté. Si parfait. Réduit à un esclave. Je me demande combien de fois tu as été traîné plus bas que terre.
- Je préfère être traîné qu'être un immonde individu comme vous.» Il évita la main qui se plaqua contre le mut à côté de sa tête. «J'ai le droit de lever la main sur vous et je ne vais pas me gêner.
- Vraiment?
- ….
- Tu sais, je vais à Britannia le mois prochain. Enfin au printemps. Et je pourrais transmettre une lettre, n'est-ce pas? Diederich ne le ferait pas mais moi...»
Ce n'est pas qu'il ne voulait pas mais qu'il ne pouvait pas.
Non?
Non?
Il pourrait transmettre une lettre à sa sœur. Lui dire qu'il était vivant. Et la revoir, si elle venait jusqu'ici.
Pour quoi? Diederich t'a dit qu'il ne pouvait enlever le sceau. Tu ne pourrais pas partir et tu ne te séparera jamais de tes enfants non?
«Ou je pourrais apporter la confirmation de ta mort...après tout ta famille, selon les rumeurs à la frontière, a des doutes. Ce serait si simple d'apporter un tragique message confirmant votre mort...non?»
Une sensation glacée se referma sur son ventre. Il serra les dents. Donner une lettre pour Frances ou être déclaré définitivement mort? Il sentit un battement à ses oreilles, une sourde angoisse. Il détestait cet homme. Ce chantage, ces menaces...il aurait tant voulu revoir sa famille, leur écrire qu'il allait bien. Il savait ce que l'homme voulait en échange...il se mordit la lèvre.
«Alors beauté?»
Vincent serra les poings. Il allait frapper cet homme, le tuer, sans aucun remord.
Il allait...
En même temps un horrible désespoir l'envahit.
Et s'il n'avait pas le choix?
Si c'était la seule solution pour contacter sa famille?
Un bras enroula soudain sa taille et le colla contre un torse musclé. Une odeur épicée emplit ses narines. Il leva les yeux, les plongeant dans deux prunelles noires. Un regard emplit de rage envers son beau-frère. L'ancien noble se sentit stupidement heureux de sa présence. Et sentit de légères brûlures sur ses joues.
«Je peux savoir ce que tu fais à mon serviteur Kurt?
- Je pensais le convaincre de s'amuser un peu.
- Ce n'est pas ce que j'ai entendu...» Il plissa les yeux «Qu'on soit bien clair...tu ne l'approches plus hors de ma présence durant tout ton séjour. Tu ne le touches pas. Et tu ne lui parles pas.»
Son beau-frère lui lança un regard noir mais souffla «Comme tu veux cher chef de famille.» Et il s'éloigna, ricanant.
Vincent déglutit, des frissons parcourant son corps. Il ouvrit la bouche pour parler mais l'autre le coupa, lui caressant la joue de sa main libre «Allons dans ma chambre...nous y serons mieux pour parler.»
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