Chapitre 9

Harry qui savait très bien pourquoi il l'avait amené ici ne dit rien quand Draco lui retira ses vêtements, lui aussi le désirait, le contact de son amour lui manquait tellement et ne sachant pas si il retournerait un jour dans son époque près de son Draco il choisit de vivre sa passion pour celui-ci entièrement et sans penser à rien d'autre.

Quand il fut nu le blond caressa d'un air pensif le torse à la peau mate, le simple fait de le toucher le faisait vibrer et il se dit que peut être qu'une fois qu'il l'aurait eut sous lui, qu'il l'aurait possédé il cesserait de hanter ses pensées.

Il le poussa assez rudement sur le lit déterminé à le prendre immédiatement et sans préliminaire.

Seulement Harry lui ne voyait pas les choses de la même façon, il fit rouler Draco sous lui et le bâillonna d'un baiser quand il tenta de protester, ses mains se mirent à parcourir le corps pâle tout en le déshabillant.

Il ne laissa aucune occasion au blond de se redresser, il le noya sous ses caresses et quand il prit dans sa bouche l'érection bien tendue Draco s'avoua vaincu, il se mit à gémir et soupirer sous les va et viens, il protesta assez faiblement une dernière fois quand les doigts d'Harry pénétrèrent son intimité mais abandonna rapidement.

Après une longue préparation le brun se plaça entre les jambes du blond, il le fit remonter sur ses cuisses et entra en lui d'une brusque poussée.

Harry s'immobilisa et ferma les yeux, ses reins brûlaient d'un désir intense et il se mit à aller et venir d'abord lentement puis à la demande du blond il accéléra le rythme, il se retint jusqu'à ce que Draco cri son plaisir et là il se laissa aller.

Lentement il reprit ses esprits tout en caressant les cuisses du blond et ouvrit les yeux.

Son regard vert plongea dans les pupilles grises qui subitement s'assombrirent.

Draco qui réalisa pleinement qu'il venait de se donner à un esclave se redressa d'un coup en le repoussant brutalement sur le côté et se leva, sans un mot il se rhabilla rapidement et sortit de la cabane.

Harry qui l'avait observé sans bouger soupira, il aurait tellement voulut un moment de tendresse, il entendit le galop du cheval qui s'éloignait et se précipita vers la porte.

« Comment je vais rentrer moi ?

Soupirant de nouveau il se dirigea vers la petite source dans laquelle il se lava.

A l'écurie Blaise lui avait dit qu'il pouvait se servir du grand abreuvoir en bois qui se trouvait derrière la grange pour prendre un bain mais il n'en avait pas encore eut l'occasion.

Après s'être rhabillé dans la cabane il se mit en route.

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Neville fulminait, la jalousie et la tristesse lui broyait le cœur et il arrachait avec des gestes rageurs les mauvaises herbes du jardin.

Severus recevait en ce moment même la visite du maire du village accompagné de sa fille aînée et il avait comprit en les écoutant, juste avant que la jeune fille lui donne l'ordre d'une voix désagréable de sortir, qu'il était question de mariage.

Il était heureux avec Severus il avait une peur bleue de le perdre et ne voulait pas d'une tierce personne entre eux.

Il eut l'impression que l'entrevue durait des heures et quand enfin il les vit sortir et s'éloigner il rentra dans la maison.

Tête basse il se dirigea vers la cuisine en passant près de Severus assit dans son fauteuil favori.

Ce dernier le suivit du regard, ses yeux noirs et habituellement durs s'adoucirent et un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

Il se leva et le suivit.

Neville était assit au bord d'un banc le front posé sur ses bras repliés sur la table.

Silencieusement Severus se plaça derrière lui et il lui encercla le cou des deux mains dans une caresse, cela fit sursauter le jeune homme qui leva la tête vers lui.

« Je ne serais toujours qu'un esclave ! murmura t-il les yeux embués.

Severus le fit se lever et le prit dans ses bras.

« Tu es celui que j'aime et il n'y aura personne d'autre dans cette maison à part nous deux !

« Viens ! reprit-il en se dirigeant vers la porte du cellier………..je vais te montrer mon petit secret !

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Ron ouvrit les yeux et bâilla, dés qu'ils étaient revenus de la cantine Blaise qui voulait absolument qu'il se repose l'avait fait s'allonger pour lui passer l'onguent que Severus lui avait donné et sous la douceur de ses mains il s'était rendormi.

Il s'assit et fit rouler ses épaules, le remède du contremaître avait fait des miracles, il ne sentait pratiquement plus rien.

« Lâches moi gros porc ! entendit-il en même temps que le bruit d'une chute.

Ron s'approcha du bord et regarda en bas.

Blaise apparemment en colère faisait face à un gardien qui était en train de se relever, un rictus mauvais aux lèvres ce dernier déroula le fouet qu'il détacha de sa ceinture.

« Je vais t'apprendre le respect ! fit l'homme menaçant.

Le rouquin hors de lui fit un bond et atterrit près de Blaise qui le regarda d'un air surprit.

Poings serrés, Ron se plaça devant lui, ses yeux bleus étincelaient de rage.

« Faudra commencer avec moi !

Le garde qui était une recrue récente recula d'un pas, il avait cru que le bel esclave à la peau sombre était seul et malgré les ordres bien précis de Severus qui interdisait depuis toujours aux gardiens d'abuser des esclaves, il s'était dit que s'amuser un peu avec lui n'était pas bien méchant mais là il se retrouvait face au second fils Malfoy et il y avait une interdiction formelle de s'en prendre à lui de quelque façon que ce soit, l'ordre venait directement du fils aîné et en cas de désobéissance le garde savait qu'il risquait sa peau, Draco Malfoy savait se montrer particulièrement vindicatif et sans pitié.

L'homme tourna les talons et s'enfuit.

Blaise enlaça Ron qui se tourna vers lui en passant les bras autour de son cou.

« Tu es mon héros ! souffla Blaise en souriant.

« Jamais je ne laisserais quelqu'un te toucher ! fit doucement le rouquin qui l'embrassa tendrement.

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Du regard Neville fit le tour de la petite pièce que Severus nommait son laboratoire puis se fixa sur ce dernier, il lui sourit et s'approcha pour lui passer les bras autour du cou, il venait de lui donner une grande preuve de sa confiance, ce qu'il faisait ici était puni de mort, l'alchimie étant assimilée à la sorcellerie, et c'était comme si il remettait sa vie entre ses mains à lui.

« Je t'aime ! lui murmura t-il.

A demain !