The Screamers FR
Hello lectrices adorées !!!
Je vais faire un truc super original, devinez quoi, je vais dire un grand merci à tout le monde pour les reviews, les mises en alertes et en favoris !!
Et aussi un énorme merci aux filles de TF que j'adoooorrrre et qui me font toujours mourir de rire !
Remerciements aux non-inscrites :
Tagada : T'en fais pas pour la frustration sexuelle, ça va avancer très vite ! Merci beaucoup pour tout, voilà la suite. Bisous.
Doudly : Hello et bienvenue ! Vraiment ravie de te faire rire autant ! Un énorme merci pour ta review . Et t'en fais pas, je n'ai pas du tout l'intention de lâcher. Bises
Séverine : Merci à toi de me suivre depuis le début ! Niveau chaleur, ça va encore s'empirer…mais dans le prochain chapitre. En attendant, voila la suite, bisous.
Flow : Voilà, tu as trouvé le problème d'Edward : il a pas tourné sa langue dans la bonne bouche avant de parler, et le résultat est là ! Par contre, navrée mais le nouveau personnage n'est pas Emmett…pour le moment. En tout cas, un énorme merci pour tes reviews qui me font rire, tes compliments, tes encouragements, c'est super important pour moi ! Gros bisous.
PrincetonGirl818 : Voila la suite ma belle ! Merci pour ta review, biz.
HelleHaare : Ah ça, ils risquent d'avoir quelques soucis… En tout cas, merci pour tes reviews et à très bientôt. Bisous
Nancy : C'est sûr que le cri et la tête d'Alice devaient valoir le coup ! Merci pour tes reviews, biz.
Mimia : Désolée ma belle si tu as eu les larmes aux yeux ! Ce chapitre devrait être plus drôle… Merci beaucoup pour tes reviews. Bisous.
***
Par contre, je ne suis pas surprise, personne n'a trouvé qui allait s'inviter dans ce chapitre, alors je vous laisse lire pour avoir la réponse et je vous retrouve en bas…
Disclaimer :
Les personnages appartiennent à S.M et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire !
Note de l'auteur :
Pour toutes celles qui n'auraient pas vu le sketch des Monthy Python, l'Inquisition Espagnole, je vous recommande vivement de le regarder avant de lire ce chapitre.(N/T :je vous ai mis le lien avec sous titre en français dans mon profil, parce que vous le valez bien, hihihi)
Chapitre 9 :SNL* et l'Inquisition Espagnole
Edward POV
Contente toi de l'ignorer Cullen. C'est la seule manière de résister à ça – SI tu y résistes.
Je vais juste jeter un coup d'œil pour voir ce qu'elle fait – juste un minuscule, minuscule coup d'œil.
Ne la regarde pas ! Est-ce que tu n'as pas le moindre instinct d'auto-préservation ? Regarde seulement ce foutu écran, ok ? Regarde, il y a une course poursuite – regarde toutes ces jolies voitures qui se fracassent en morceaux – c'est marrant !
Oh, Seigneur, elle vient de soupirer. Je peux sentir son souffle. Ahhh….
Arrêtes d'inhaler, idiot ! Tu ne peux pas la sentir si tu n'inhales pas !
Je soupirai. J'étais dans un avion, à côté de Bella, pour cinq heures. Mon `amie' Bella. La fille que je voulais plus que tout au monde et que ne pouvais- devais- pas avoir. Tout mon corps était endolori par l'effort que je fournissais pour ne pas la toucher. Mon Dieu ! J'aurais dû insister pour qu'on prenne des vols différents, mais alors, elle se serait sentie offensée et elle m'aurait collé une putain de gifle, et Dieu me vienne en aide, j'aurais certainement trouvé ça encore plus excitant.
Bon, calme toi, tout ira bien. Mâchouille un ongle ou quelque chose. Y en a plus pour longtemps maintenant. On va atterrir d'une seconde à l'autre…
Je regardai ma montre. Encore quatre heures et cinquante cinq minutes. MERDE !!
***
Bella POV
Le voyage jusqu'à New York fût atroce. Edward et moi étions assis l'un à côté de l'autre, et sa proximité ainsi que sa foutue odeur de sexe enivrante était la plus douce des tortures que j'aie jamais connue. Alice s'assît de l'autre côté du couloir et de moi, et je pouvais dire qu'elle savait ce que j'endurais, mais le lutin diabolique ne proposa pas une fois d'échanger son siège avec moi. Si je ne la connaissais pas mieux, j'aurais juré que c'était notre punition pour les gros titres des journaux d'il y a quelques jours. Elle se pencha vers moi. « Tu fais bon voyage, chérie ? » dît elle sur un ton angélique. J'articulais sans prononcer les mots « Mords moi » avant de me retourner et de tenter désespérément de ne pas toucher le bras d'Edward avec le mien.
Le voyage s'était déroulé pour la plupart en silence. Edward avait mis ses écouteurs dès que nous nous fûmes assis et il essayait de faire semblant de regarder un film d'action. De temps en temps, je le sentais me regarder du coin de l'œil, et mon rythme cardiaque s'emballait.
Les choses avaient été légèrement tendues entre nous depuis l'autre nuit. Nous essayions tous les deux, très difficilement, de respecter notre nouveau pacte de `seulement amis', mais dire que c'était difficile était l'euphémisme du siècle. A chaque fois que je le regardais, mes parties intimes s'inondaient de plaisir, et la triste sensation entre mes jambes devenait de plus en plus gênante. Ca n'aidait pas qu'à chaque fois qu'il me regardait, il érigeait une énorme tente dans son pantalon, que je trouvai, à mon tour, incroyablement excitante et me liquéfiais par conséquence d'avantage… ainsi le cercle vicieux continua.
Je me retournai pour le regarder. Il avait vraiment le profil le plus parfait sur cette planète, mais je commençai à être plus qu'un peu contrariée qu'il refuse de me parler . Je le fixai. Je remarquai que sa respiration s'accéléra. Je soufflai un peu d'air en direction de son oreille. Il cessa immédiatement de respirer et ses yeux clignèrent imperceptiblement. Oh Cullen, si tu crois que tu peux m'éviter pour le reste de ce vol, tu te plantes complèèèètement.
Je relevai un peu ma jupe et commençai à tracer de petits cercles sur ma cuisse. Je le vis déglutir, et un étrange son étouffé sortît de sa gorge. Mais il ne céda toujours pas.
Bien. Si l'approche indirecte ne marchait pas, essayons ça.
Je m'inclinai vers lui et retirai les écouteurs de ses oreilles.
« Hé ! »
« Oh…Désolée, » dis je embarrassée, « est ce que je t'ai interrompu pendant que tu m'ignorais ? »
Il soupira et se retourna pour me faire face. « Swan, je ne t'ignorais pas. »
« Oh vraiment ? Alors dis moi de quoi parle le film que tu `regardes'. »
Il ferma rapidement les yeux et regarda de nouveau l'écran. « Bien…euh…il y avait un gars…et il avait une voiture… »
« C'était quoi le nom du gars ? »
« Euh…John ? »
« De quelle couleur était la voiture ? »
« Rouge ? »
Je lui mis un coup dans le bras. « Pourquoi est ce que tu m'ignores ?! »
Il se frotta le bras. « Premièrement – AIE !, et deuxièmement… » il regarda dans le vague, « Je ne sais pas…je crois que si j'essaye de faire comme si tu n'étais pas là, je ne serai pas obsédé par le fait que la seule chose à laquelle je puisse penser est que tu sois juste ici. »
« Cullen, » dis je , frustrée, « cette phrase n'a absolument aucun sens. »
Il passa sa main dans ses cheveux. « C'est difficile à expliquer. »
« Essayes encore ! » Il se retourna alors pour me regarder et je sentis la pleine puissance de son regard. J'essayai de ne pas gémir en continuant. « Ecoutes, si on essaye vraiment de faire marcher cette histoire d'amis, alors ne peut pas simplement se taire à chaque fois que ça devient délicat ou embarrassant. Nous sommes certainement assez matures pour avoir une simple conversation- c'est ce que les amis sont censés faire ! »
« D'accord, bien…amie, » souffla-t-il. « Tu veux savoir pourquoi je t'ignore ?Bon, voila pourquoi. » Il se tourna pour regarder de nouveau le minuscule écran mais continua de parler. « Tu vois, si je m'assois comme ça, je ne te vois que dans la périphérie de mon champ de vision. Je peux toujours ressentir ta présence à côté de moi, parce que pour une raison inconnue, ton corps…chaque partie de ton corps, envoie des décharges électriques directement jusqu'à ma queue dès que tu es dans un rayon de moins de trois centimètres. C'est comme ma baguette de sourcier personnelle. Mais assis comme ça, c'est supportable. Maintenant, si je me tourne pour te parler, » il remua dans son siège, « je n'ai pas simplement la queue électrifiée, j'ai aussi la tentation de regarder tes yeux, ta bouche, tes mains, ta peau, etc. et ça vient renforcer la queue électrifiée, et la dureté comme le bois passe de supportable à inconfortable. »
Sa voix était grave et je ressentais les efforts qu'il faisait pour rester calme. Il prît une inspiration mesurée avant de poursuivre. « Si il se trouve que l'un de nous se penche comme ça, » son visage s'arrêta à quelques centimètres du mien, « alors je peux t'effleurer, te voir et…te sentir. » Ma respiration était précipitée maintenant et je ressentais tout ce qu'il décrivait se refléter dans mon corps. Il ferma les yeux et inspira profondément. Quand il les rouvrît , ses yeux étaient presque noirs. Son regard parcourait mon visage, s'arrêtant sur ma bouche. Mon pouls s'emballa et palpita, mais je n'arrivai pas m'arracher du feu qui brûlait dans ses yeux. « Maintenant dans cette position, » grogna-t-il, « ma bite est tellement dure que ça atteint un seuil critique. Ca n'est plus seulement inconfortable, c'est carrément douloureux, et chaque goutte de sang en moi me crie de plonger en toi et de ne pas arrêter jusqu'à ce que la douleur explose hors de moi. » Oh mon Dieu. Mes parois se serraient involontairement à cette pensée, et je fus soudain convaincue que je pourrais devenir membre du club de ceux qui avaient pris leur pied dans les airs d'une seconde à l'autre, sans même qu'Edward ne pose un doigt sur moi.
Nous nous regardions , un désir brut montant entre nous. Nous étions tous deux quelque peu haletants. « Swan, » grogna-t-il, « as-tu la moindre idée..le moindre indice, d'à quel point c'est dur pour moi d'être si près de toi et de ne pas donner à mon corps ce pour quoi il crie ? » Je déglutissais et acquiesçai difficilement. Il se pencha un peu plus. Je pouvais sentir son haleine sucrée. Je voyais sa délicieuse langue entre ses lèvres parfaites. Mes yeux se fermèrent et je m'inclinai vers lui, à la recherche de ses lèvres. Je ne les trouvai pas et mes yeux s'ouvrirent. Il s'était retourné dans son siège, le plus loin possible de moi. Je le regardai remettre ses écouteurs dans ses oreilles. « Alors, Swan, » dît il rudement, en évitant mon regard, « c'est pour ça que je t'ignore. » Il se retourna vers moi et m'adressa un léger sourire. « Je te promets que je ne t'ignorerai pas quand nous serons arrivés à New York, ok ? »
Je lui rendis son sourire et expirai de façon irrégulière. « Il vaudrait mieux. »
Il soupira et ferma les yeux. « Conversation intéressante…amie. »
***
Le jour suivant, je me retrouvai assise en tailleur sur le lit d'Edward à New York, et j'avais des problèmes.
J'avais mal aux yeux parce que je n'avais pas osé les fermer. Mes poumons brûlaient parce que j'avais oublié de respirer, et ma culotte était mouillée parce que …attendez… je parlais de quoi encore?
Il n'y avait aucun doute à ce sujet. J'avais d'énormes défaillances cérébrales. J'entendais que quelqu'un me parlait, mais je ne comprenais plus le français.
Bella ? BELLA ? Edward te parle !! Seigneur !Cligne des yeux – respire – écoute !
« Euh ? » Je clignai des yeux en regardant Edward en aspirant une impressionnante bouffée d'air. Il était en face de moi, tenant sa guitare. Il venait juste de jouer les deux chansons qu'il pensait faire pour le Saturday Night Live. Je ne l'avais jamais entendu chanter auparavant – pas à proprement parler. *soupir*Ca avait été une expérience spirituelle.
Dès qu'il ouvrît la bouche, je fus hypnotisée. Sa voix incroyable m'apaisait et m'embrasait tout autant, et soudain, tout ce que je pouvais voir c'était lui. Ses doigts talentueux pinçaient les cordes de sa guitare. Son visage sublime était comme une œuvre d'art, exprimant et ressentant chaque émotion de ses paroles captivantes. Sa voix m'emportait dans une transe envoûtante alors que mon corps s'enflammait sous ma peau.
D'accord, ça suffit les conneries. Concentres toi ! Il te parle !
« Swan, » dît il impatiemment, « est ce que tu vas me répondre dans un futur proche ou tu préfères continuer ta métamorphose en poupée gonflable ? »
Ca retint mon attention. « Qu'est ce que tu viens de dire ? » soufflai je, en relevant un sourcil.
Il se mît à rire doucement. « Tu étais assise là, complètement immobile, avec ta bouche ouverte comme un petit`o'. Tu m'as fait penser à une poupée gonflable. »
Je plissai les yeux vers lui. « Et quelle est l'étendue de ton expérience avec les poupées gonflables, Cullen ? »lui demandai je sur un ton solennel.
Ses yeux s'assombrirent et je ressentis une pulsion de désir. « Swan, j'ai arrêté les drogues, j'ai arrêté la bibine, j'ai arrêté de fumer, et j'ai arrêté les rapports sexuels sans lendemains avec des nanas sexy. Tu ne vas pas OSER t'en prendre à ma petite amie gonflable, ou je vais sérieusement me trouver dans l'obligation de te botter le cul. »
Je me mis à rire. « Bien, mais si j'entends dire que tu maltraites ces poupées, ou que tu leur as fait honte de quelque manière que ce soit»-- il renâcla bruyamment—« alors je DEVRAIS punaiser cette petite obsession. »
Son rire sonore emplît la pièce et mon cœur s'envola. Il me regarda chaleureusement, et je me retenais de le serrer contre moi et de ne jamais le laisser partir. « Swan, comment ça se fait que tu arrives toujours à me faire rire, même quand je suis complètement flippé parce que je vais chanter en direct pour une chaîne de télé nationale ? »
« C'est plutôt simple, en fait, Cullen. T'es pas très difficile. »
Nous rîmes tous les deux en nous regardant. Quand le fou rire s'arrêta, la tension électrique familière que nous générions flottait dans l'air. Ses yeux étaient presque noirs et je me sentis rougir de désir sous son regard intense. Je commençai à vibrer, et maudissais le fait que je devrais changer de culotte, ENCORE, en quittant cette pièce.
Bon Dieu Bella, c'est la quatrième aujourd'hui !
Beh, c'est pas comme si je pouvais m'en empêcher ! Regarde le nom de Dieu !
*soupir* Vrai. Il va nous falloir une plus grande collection de culottes.
Je réalisai que j'avais de nouveau arrêté de respirer, et repris mon souffle en tremblant. Ok, Swan, c'est le moment d'esquiver – arrête de le regarder, change de sujet, et pense aux pauvres enfants affamés en Afrique, et si ça ne marche pas, contente toi de lui lancer un regard furieusement provoquant et serre les cuisses.
Tu SAIS que tu n'aides pas là, non ?
Beh, tu étais celle qui pensait que c'était une bonne idée d'être `juste amis'. Mon Dieu, quelle idiote !
Hé ! Je croyais qu'on avait décidé ça ensemble.
Pas moi chère amie. Je n'aurais jamais accepté de faire quelque chose d'aussi stupide. Je veux dire, sérieusement REGARDE LE ! S'il te plaît dis moi pourquoi on ne SAUTERAIT PAS SUR CA !!!??
« Alors, » dis je vivement, ignorant ma salope intérieure, « qu'est ce que tu disais avant ça ? »
Il baissa le regard et inspira difficilement. Ca me rappelait que je n'étais peut être pas la seule qui devenait folle à cause de la frustration sexuelle. Il se racla la gorge et se passa les doigts dans les cheveux. « Je te demandais ce que tu pensais des chansons. Est-ce que tu penses qu'elles seront bien pour l'émission ? »
Mon Dieu non ! Il ne peut pas chanter ces chansons ! Des femmes partout dans le monde allaient s'embraser spontanément à cause de la surcharge de sexualité – ce serait un désastre. « Et bieeen…Je n'en suis pas sûre, en fait. Tu devrais probablement les rejouer et j'aurais une autre écoute, juste pour être sûre. » Parfois, mon propre génie me surprenait.
Il fronça les sourcils vers moi, et un sourire se dessina aux coins de ses lèvres. Il t'a démasqué Swan. Il connaît telleeeement bien ton petit jeu.
Oh, la ferme. Contente toi de me rappeler de respirer.
Edward posa ses mains sur sa guitare et commença à jouer. Ahhh…chère défaillance cérébrale.
***
Deux heures et quelques culottes plus tard, j'étais dans ma chambre, me préparant à partir pour les studios de la NBC où Edward devait passer l'après midi à répéter pour l'émission en direct de ce soir. J'entendis un coup discret frappé à la porte et Alice entra dans la pièce, n'attendant même pas que je réponde.
« Salut ma toute belle, » carillonna-t-elle joyeusement. « Cadeaux pour toi. » Elle lança un grand sac sur le lit. Je plissai les yeux et examinai le contenu. Des culottes. Des tas et des tas de culottes. Je la regardais incrédule.
« Comment as-tu su…? »
« Oh, je t'en prie ! » se moqua-t-elle. « Je ne suis pas complètement inconsciente de l'impressionnante charge d'hormones déchainées qui se propage depuis qu'on a quitté LA. On pourrait éclairer plusieurs petites villes avec l'énergie sexuelle qui plane entre mon frère et toi(N/T : petit clin d'œil à ma Vinou^^)- c'est pas dur de s'en rendre compte.
J'acquiesçai et fixai le sol. « Tu as remarqué le nombre de fois ou j'ai envoyé mes sous vêtements à la blanchisserie, c'est ça ? »
Elle s'écroula sur le lit. « Ouais, et sincèrement, le personnel de l'hôtel commence à jacasser. » Elle me sourît chaleureusement. « Bon sang, Bells, ce n'est qu'Edward. Le même Edward qui pétait sur mon oreiller avant que j'aille me coucher. Le même Edward qui mettait mes Barbies toutes nues dans des positions sexuelles de lesbiennes. Je suis sûre que si ton vagin savait tout ce que je sais de lui, il serait beaucoup moins intéressé . »
Parie pas la dessus. Rien que de penser à Edward déshabillant les Barbies d'Alice et les mettant dans des positions compromettantes me faisait me tortiller encore plus. PUTAIN !
« Aloooors…comment se passe l' approche amicale pour toi ? » demanda-t-elle innocemment.
Je poussai un gémissement et m'écroulai sur le lit à côté d'elle. « Je déteste ça ! Je déteste chaque seconde ou je ne suis pas avec lui, ou je ne le touche pas, ou je n'entends pas sa stupide voix sexy. Ca me donne envie de frapper quelque chose ! »
« Je pourrais toujours téléphoner à Tanya Denali. »
Je riais. « Déjà vu, déjà fait. Seigneur, Alice, Je sais qu'on fait ce qu'il faut mais….arrrggghhhh !!! Tu comprends ? »
« Tu vois Bells, c'est pour ça que j'ai créé les règles. Pas de toucher. Toucher c'est mal. Toucher laisse les choses déraper et devenir incontrôlables, et maintenant vous êtes tous les deux au Purgatoire et tout ce que je peux faire c'est m'assoir et dire JE VOUS AVAIS PREVENUS ! »
« Je sais, » marmonnai je, « mais Alice, je pense vraiment qu'il pourrait y avoir quelque chose de spécial entre nous. »
Elle se moqua. « Oh JE SAIS qu'il y a quelque chose de spécial entre vous. Pourquoi est ce que tu crois que je t'ai `engagée' à la base ? »
Je plissai les yeux en la regardant, soudainement très étonnée. « De quoi est ce que tu parles ? »
Elle s'assît et me prît les mains. « Bella, la toute première fois que je t'ai vue avec mon frère, je savais que tu étais la seule. C'était évident. La manière dont vous vous parliez, la manière dont il te regardait, la manière dont tu traitais avec lui - vous êtes faits l'un pour l'autre. »
« Mais alors pourquoi est ce qu'on EST pas ensemble ? »
« Bella, » dît elle patiemment, « le timing n'est simplement pas bon. » J'expirai lourdement. « Ecoutes, si vous vous précipitez tous les deux dans quelque chose maintenant, ce serait terminé avant même d'avoir commencé. Vous avez tous les deux des secrets, un passé délicat…et si vous accumulez tout ça ensemble, maintenant, vous allez tous les deux crouler sous le poids de tout ça. VOILA pourquoi j'ai fait les règles. J'espérai repousser l'inévitable juste assez longtemps pour que vous régliez vos merdes tous les deux. Mais, je pense que ce plan est tombé à l'eau maintenant. »
Je me laissai de nouveau tomber sur le lit et posai mes mains sur mon visage. « Alors, Alice, qu'est ce que je dois faire ? S'il te plaît, dis le moi parce que je vais devenir folle là. »
Elle s'allongea à côté de moi et ôta mes mains de mon visage. « Chérie, il faut juste que tu essayes d'agir le plus normalement possible. Si être proche de lui est si traumatisant, gardes tes distances. Si passer du temps avec lui est trop tentant, fais une pause, vas faire un soin, mets toi au kick-boxing. »
Je la regardai et je savais qu'elle pouvait lire la tristesse dans mes yeux.
« Sois patient Bells. Je te garantis que l'attente vaudra le coup. » Elle m'embrassa sur la joue et bondît du lit. « Maintenant, finis de te préparer, grognasse, parce qu'on part dans dix minutes. » Elle marcha vers la porte et me regarda. « Si ça peut te consoler, chérie, il souffre aussi. » Elle sourît tristement. « Peut être même plus que toi. » Elle ferma délicatement la porte derrière elle.
C'était une petite consolation de savoir que je n'étais pas seule dans cet enfer. Je me demandai ce qu'Edward faisait en ce moment. Je me tortillai sur moi-même en réalisant qu'il était certainement en train de faire mumuse avec Popol, pour évacuer un peu de son trac d'avant le spectacle. Putain, ce mec doit avoir un talent fou même pour la masturbation.
C'est peut être quelque chose qui pourrait soulager ton stress…
Pfff ! Je ne vois vraiment comment être proche de l'impressionnante bite d'Edward sans pouvoir la toucher va faire quoi que ce soit à part ACCROITRE mon niveau d'anxiété.
Non, idiote. Je veux dire te toucher…toi-même.
Oh !..tu veux dire…câliner minette ?
Pourquoi pas ? En tout cas, ça ne peut pas faire de mal, et tu pourrais même te faire du bien.
Hmmm. C'était un concept intéressant. La masturbation n'était pas quelque chose que j'avais beaucoup pratiqué ces dernières années. La principale raison était un problème d'intimité. En fait, il n'y a rien de pire que de se caresser dans une ruelle sombre, pour finir par réaliser que ce sale pervers de Mike Newton te mate depuis l'angle de la ruelle. Je me rappelai de la première fois ou ça s'était produit. J'étais au bord de l'orgasme, impatiente de jouir, quand je remarquai un mouvement du coin de l'œil. Je me retournai pour y voir Mike, se caressant par-dessus son pantalon crasseux et me regardant comme si j'étais un Happy Meal. Il passa sa langue sur ses lèvres et vint vers moi, en titubant, déboutonnant son pantalon pendant qu'il marchait. Je me redressai aussitôt en position assise et préparai mon meilleur regard « t'as pas intérêt d'oser ». Il l'ignora. Quand il s'arrêta en face de moi, il attrapa sa pathétique érection et la branla de façon suggestive. « hey, Bella, » susurra-t-il, les relents d'alcool arrivant jusqu'à moi, « qu'est ce que tu penses de ça ? »
Je regardai furtivement son pénis avant de reposer mes yeux sur son visage. « Je crois que ça ressemble au pénis de Mikey, juste plus petit. » Il baissa le visage et s'éloigna. C'était pratiquement ma première et dernière tentative d'auto satisfaction.
Mais il n'y a rien pour t'en empêcher maintenant, Swan. Tu as une porte ET une serrure.
Hummm, j'avais dix minutes, de très longs doigts, et des images fraîches d'Edward avec sa guitare pour m'aider à atteindre mon but. Putain, pourquoi pas ? Je retirai mes vêtements, verrouillai la porte, m'allongeai sur le lit et m'apprêtai à faire un peu mieux connaissance avec moi-même.
***
Edward POV
J'attendais dans le salon, mâchouillant une rognure d'ongle particulièrement coriace, quand j'entendis un cri en provenance de la chambre de Bella. Je courrai jusqu'à la porte et frappai impérieusement. « Bella ? Tu vas bien ? » J'entendis un bruit sourd suivi par un « Ow ! » étouffé.
« Bella ?! »
« Je vais bien ! » clama-t-elle, la voix légèrement étranglée. « Parfaitement bien. Je suis simplement tombée du lit. Pas de quoi s'inquiéter. » J'essayai la poignée. C'était fermé à clé. Qu'est ce qu'elle foutait sur le lit ? Elle était pas juste censée se préparer ?
« Tu ne peux pas entrer Edward ! » cria-t-elle, proche de l'hystérie.
« Je sais ça Bella, » dis je calmement, « tu as verrouillé la porte. »
« Hah ! C'est vrai ! J'ai une porte, et une serrure et j'ai bien l'intention de m'en servir ! »
Je fronçai les sourcils et passai ma main dans mes cheveux. Bordel, qu'est ce qu'il lui arrive ? « Alors, tu vas bien ? » dis je frustré.
« Oui, Cullen, je vais bien. Mieux que bien en fait. TRES détendue. Peut être plus détendue que toi ! »
Je secouai la tête et m'écartai en marchant. Par moment, je n'arrivais simplement pas à comprendre cette fille.
***
« Alice, ne sois pas ridicule ! »
« Je ne suis pas ridicule, Edward, tu ne peux pas l'avoir ! »
« Pourquoi pas ?! »
« Parce que le timing ne coïncide pas ! »
« Ca pourrait coïncider. Tu veux toujours que les choses se fassent à TA manière. Et il se passe quoi pour ce que je veux moi ? Ce dont j'ai besoin ? »
« Tu n'as pas BESOIN d'elle, Edward.. »
« SI ! J'ai plus besoin d'elle que toi ! »
Je dévisageai ma sœur. Elle soupira bruyamment et attrapa mes mains. « Ecoutes, mon tendre, ennuyeux et casse-couilles de frère. J'ai seulement besoin de Bella pendant une heure. Il faut qu'on rencontre le Directeur Général de ta maison de disques pendant que nous sommes dans la Grosse Pomme et comme tu es occupé tout l'après midi, j'ai besoin d'elle dans mon équipe. Après tu pourras l'avoir, ok ? Tu es un grand garçon, Edward. Tu n'as pas besoin que quelqu'un te tienne la main pour une simple prise de son et une répétition. »
Je relâchai ses mains et m'affalai dans le canapé, en plaquant les miennes dans mes cheveux. « Ce serait juste sympa de l'avoir avec moi Alice, » plaidai je. « Elle me calme, et tu ne l'as peut être pas remarqué, mais je flippe légèrement là. »
Elle s'assit à côté de moi et passa ses bras autour de moi. « Elle sera là, ok ? Vas au studio, installes toi, répète, et après elle sera là, bien avant que le spectacle ne commence. »
Je fis une petite moue et regardai en direction du fauteuil où Bella était assise patiemment. Elle me regarda et essaya de dissimuler un sourire. « Cullen, est que tu te sentirais mieux si je te disais à quel point tu es adorable quand tu boudes ? »
Je croisai mes bras sur mon torse et soufflai. « Non…et je ne boude PAS, Swan. »
Le portable d'Alice sonna. Elle regarda brièvement l'écran. « La voiture est là. C'est le moment d'y aller. »
Je m'extirpai du canapé et récupérai mon sac de vêtements et l'étui de ma guitare. Alice m'embrassa sur la joue. « J'ai quelques coups de fil à passer pour confirmer l'heure de notre rendez vous, mais je te vois plus tard, ok ? » J'acquiesçai tristement alors qu'elle se retournait et partait dans sa chambre, me laissant seul avec Bella. Je regardai vers elle et elle se leva.
« Viens, Cullen, » dît elle , en passant son bras derrière moi et en me conduisant jusqu'à l'ascenseur. « Si tu n'arrêtes pas de faire la tête, je vais être obligée de suçoter tes délicieuses lèvres et alors le monde tel que nous le connaissons s'écroulera. »
« J'adore ce plan, Swan, on a qu'à faire ça. »
Elle me regarda ironiquement. « Tiens toi bien. » Elle m'arrêta devant l'ascenseur. « Tu es parfaitement capable de faire ça. Alors vas y et sois la star que je sais que tu peux être. »
« Alors, quoi, je devrais être revêche, exigeant et sexuellement odieux ? »
Elle se crispa. « Non, ça se serait être toi-même. Sois calme, sois gracieux et pour l'amour du ciel essayes de tenir le coup jusqu'à ce que j'arrive là bas. » Elle me sourît et je sentis une montée de plaisir. Elle se redressa et enroula ses bras autour de ma nuque, me serrant fortement. Je laissai tomber mes sacs et passai mes bras autour d'elle, l'attirant contre moi et inspirant son odeur enivrante. Ses mains caressaient mes cheveux, me faisant grogner et je la serrai davantage. J'enfouis mon visage dans son cou, sentant mon érection s'intensifier entre nous. Je l'appuyai contre elle avant de la sentir se dégager. Elle était légèrement tremblante et je devins instantanément plus dur en lisant le désir dans ses yeux. Elle baissa son regard vers mon entre-jambe et fronça un sourcil. « Hummm…on aurait peut être dû lui demander sa propre loge. »
Je riais. « Oui, tu aurais peut être dû. Je le trouve plutôt insupportable en ce moment. »
Elle expira difficilement. « C'est à moi que tu dis ça. » Elle m'embrassa sur la joue et me fît un signe de la main comme une ménagère des années 50. « Passes une bonne journée, chéri ! Ne fais rien qui justifie que j'aie à te botter le cul plus tard ! »
Je lui fis un clin d'œil et empoignai mes sacs. Je me retournai pour la regarder pendant que les portes de l'ascenseur se refermaient. « On se voit bientôt, Mme Pipi. »
Elle tira la langue et m'adressa un doigt d'honneur. « Pas si je te vois avant, Trou du Cul. »
***
On frappa à la porte de la loge. « Cinq minutes avant la prise de son, Mr. Cullen ! »
« Merci. » Je finissais d'accorder ma guitare et attrapai une bouteille d'eau.
Cinq minutes ? Encore le temps pour un petit plaisir solitaire ?
Bon Dieu, Cullen, tu plaisantes. Au nom du ciel, tu vas finir par souffrir de Lésions dues aux Efforts Répétés du Pénis.
Ouais, mais au moins, je serai détendu.
Sors de là, pervers ! Tu pourras te violer toi-même plus tard.
Je marchai jusqu'au studio et fus rapidement accueilli par le Producteur Exécutif de SNL, Lorne Michaels.
« Edward, » dît il en me serrant la main vigoureusement, « je commençai à croire qu'on ne t'aurait jamais dans notre émission. »
Je ricanai. « Lorne, vous savez que ma sœur me tuerait plutôt que de laisser ça arriver. »
« Comment va Alice ? »
« Petite, autoritaire, chiante – comme vous le savez, toujours la même. » Il se mît à rire et me dirigea vers la scène où un jeune homme débraillé révisait ses fiches avec un assistant de la production.
« Ok, alors, je fais le truc d'Harry Potter, puis le gag des cheveux, ensuite Adam se lève et fait la métamorphose en Dali, puis je fais « nous avons un spectacle génial ce soir…Edward Cullen est là. »…énormes cris…c'est fini. »Il passa sa main dans les cheveux en riant nerveusement. « Facile. »
Lorne l'appela. « Rob, j'aimerais te présenter quelqu'un. » Il vint vers nous en me souriant. « Robert Pattinson j'aimerais te présenter Edward Cullen. Edward, voici le nouveau phénomène du moment, Rob Pattinson. »
Je m'avançai et lui serrai la main. « Salut Rob, ravi de te rencontrer. »
Il attrapa ma main avec enthousiasme. « Waow, mec…c'est un véritable honneur. Je suis un grand fan. Je suis impatient de t'entendre chanter en direct. »
Je me mis à rire nerveusement. « Mon travail est plutôt facile ce soir, comparé au tien. Comment tu te sens ? »
Il passa ses doigts dans ses cheveux et ricana. « Je suis mort de trouille pour être honnête, mais Lorne m'a assuré que si je foirais, il y n'y aurait plus qu'une lumière qui clignoterait.. »
Lorne gloussa et lui mît une tape dans le dos. « Rob tu es un des rares invités qu'on ait reçu qui ait réellement appris son texte – tu vas t'en sortir. Maintenant, il faut que j'aille tourmenter mon équipe, alors je vous vois plus tard. »
Alors qu'il s'éloignait, Rob se tourna vers moi. « Bon sang, Edward, pourquoi est ce qu'on se laisse embarquer dans ce genre de folies ? »
Je secouai la tête. « Qui sait Rob…J'ai l'impression de vouloir me dépecer, partir en courant et en hurlant, et vomir, tout ça en même temps. »
Il acquiesça sérieusement. « Impressionnante description, mec. Je crois que je pense comme toi. »
Nous marchions jusqu'à la scène de musique où les techniciens apportaient la touche finale au son et à l'éclairage. « Alors, Rob, je me rappelle avoir lu quelque part que t'étais aussi musicos ? »
Il se mît à rire et se frotta le visage. « Ouais, en amateur, mais tu sais je veux pas être un de ces types qui disent tous « Ouais, je suis acteur, mais ce que je voudrais vraiment faire c'est du Rock'n Roll. » Je trouve ça trop ringard. »
Je souris. C'était sympa de rencontrer un acteur qui n'avait pas un ego de la taille d'un pays. J'aimais bien ce gars. « Bien, peut être qu'après ma prise de son, on pourrait se faire un bœuf dans la loge, juste pour se marrer. »
Ses yeux s'illuminèrent et un énorme sourire irradia son visage. « tu te moques de moi ? Ce serait EXTRA !! J'arrive pas à croire que je vais faire un bœuf avec Edward Cullen. Terrible ! Je vais aller chercher ma guitare ! » Il commença à partir, mais se retourna rapidement et revint. « Euh…juste pour que tu sois au courant, j'avais prévu d'avoir l'air beaucoup plus décontracté devant toi. J'ai eu l'air d'un parfait abruti, non ? »
Je me mis à rire et baissai les épaules. « Pas un PARFAIT abruti… »
Il glissa ses mains dans ses poches et me fît sa plus belle mimique à la James Dean. « Fais ta putain de prise de son, Cullen. Je te retrouve pour un bœuf entre mecs dans vingt minutes. »
« Oui, Mr. Pattinson, » dis je sérieusement, « comme vous voudrez. »
Il m'adressa un autre énorme sourire et sautilla comme une fille.
***
Après la prise de son, Rob vint dans ma loge et on joua pendant un moment, essentiellement du R&B, mais aussi des morceaux plutôt difficiles de Bluegrass (N/T : sorte de country). Il était vraiment doué. Il avait une voix exceptionnellement mélancolique, et hormis le fait que je ne comprenais pas un mot de ce qu'il chantait, je trouvais que ce type avait du talent.
Soudain, la porte s'ouvrît en grand et Bella déboula, fouillant dans son sac à mains à la recherche de Dieu-sait-quoi et apparemment pas de super bonne humeur. « Bordel de Dieu, putain d'enfoiré de chauffeur de taxi qui m'a entraîné faire une visite touristique de tout New York avant de finir par me déposer ici. Putain de fils de pute ! Alors, je suis vraiment en retard, Cullen. Alors, qu'est ce que j'ai raté ? » Elle s'arrêta net quand elle leva les yeux et vît Rob. Elle le fixait la bouche grande ouverte. Puis elle me regarda. Puis elle le regarda de nouveau. Un petit gloussement hystérique s'échappa de ses lèvres. Bon Dieu, ça a fini par arriver. Elle vient officiellement de perdre la tête.
« Bella, voici Rob Pattinson. C'est l'invité d'honneur du show de ce soir. Rob voila mon…amie… Bella Swan. »
Rob posa sa guitare, marcha vers Bella et lui tendît la main. « ravi de faire ta connaissance, Bella, » dît il chaleureusement. Bella ne bougea pas. Sa bouche s'ouvrît encore d'avantage. Ses yeux repassèrent de lui à moi. Un autre gloussement s'envola.
« Bordel, Swan, serre la main de ce mec, ou il va se mettre à penser que tu n'es qu'une folle que j'ai ramassée dans la rue. » Ca attira son attention. Elle plissa les yeux vers moi puis se tourna rapidement vers Rob.
« Salut, »marmonna-t-elle, en prenant sa main. « Ravi de te rencontrer Rob. » Rob allait retirer sa main mais Bella l'empoigna, l'apporta à la hauteur de son visage, en l'inspectant minutieusement. Elle me regarda brièvement de nouveau puis encore une fois sa main. « Seigneur, » l'entendis je murmurer doucement.
« Bella ? » dis je patiemment. « Est-ce que tu as avalé tout un tube de pilules qui rendent dingues en venant ici, parce que je crois que tu es en train d'effrayer mon pote Rob. » Bella relâcha sa main et Rob commença à rire en passant sa main dan ses cheveux. Bella resta bouche bée face à lui. Merde Swan, ressaisis toi. Tu me fais honte. Qu'est ce qui déconne chez toi ? Je la vis cligner des yeux rapidement et secouer la tête, pour tenter de s'éclaircir les pensées.
« Alors…euh…. Bella, » dît Rob nerveusement, « on dirait que ta journée n'a pas été positivement mémorable ? Soit ça, soit tu adores vraiment jurer. »
Elle finît par revenir à la réalité. Elle se concentra sur Rob et se mît à rire. « Ouais, en fait, après la plus longue course en taxi du monde, j'ai atterri au contrôle de sécurité et j'ai été soumise à à peu près tout hormis une fouille corporelle par Clarence, le mec de la sécurité le plus minutieux sur Terre. »
Rob éclata de rire. « Ouais, il m'a fait la même chose. C'était comme cette foutue Inquisition Espagnole. »
Bella sourît. « Hah ! Personne n'attend l'Inquisition Espagnole. »
Rob plissa les yeux vers elle. « Leur arme principale est la surprise. »
Bella plissa les yeux à son tour. « La surprise ET la peur. »
Rob se corrigea lui-même. « Leurs DEUX armes principales sont la surprise et la peur… »
« Et une efficacité sans pitié, » l'interrompît elle. Il se passait quoi là ?
Rob se concentra. « Leurs TROIS armes sont la surprise, la peur et une efficacité sans pitié… »
« Et une dévotion quasi-fanatique au Pape… »
Rob fît une grimace de frustration. « Ohhh ! Je reviendrai… » Soudain, Bella et lui éclatèrent de rire comme deux hystériques. Je regardai autour de moi frénétiquement. On se moquait de moi ? J'avais l'impression d'être dans la quatrième dimension.
Rob parvint à se calmer suffisamment pour siffler « Je savais pas que les Ricains aimaient les Monthy Python. »
Bella s'essuya les yeux. « C'est pas qu'on les aime pas. La plupart des gens les comprennent pas. »
« Ok vous deux, » dîs je sévèrement, « alors c'est quoi un Monthy Python, et qu'est ce qui vous fait rigoler comme deux andouilles ? » Ca les fît repartir de plus belle. *soupir*
Bella se pencha vers Rob et lui empoigna le bras, des larmes coulant le long de son visage. Rob posa son bras sur son épaule, en appuyant son poids alors que son rire redoublait. Mon visage rougissait. Je sentis monter une soudaine vague de colère.
« Oh, Pattinson, » soupira-t-elle. Pattinson ? Elle l'appelait par son nom de famille ? Mais c'était NOTRE truc ! « Je n'ai pas autant ri que depuis que j'ai surpris Cullen en train de danser sur une chanson de Miley Cyrus. »
Je devenais écarlate de colère. « Swan, je ne dansais PAS. Je me tortillais de douleur parce que tu venais de me mettre un énorme coup. »
Elle se tapotait la joue en réfléchissant. « Oh ouais, je m'en souviens maintenant, » elle se remît à rire comme une folle. Elle reprît le bras de Rob et le fît s'assoir sur le canapé prés d'elle. Mais que… ? Je fus forcée de m'installer dans le fauteuil en face d'eux.
« Alors, Pattinson, » - ENCORE le nom de famille ? – « quoi de neuf en ce moment ? »
Rob passa ses doigts dans ses cheveux – encore. Bon Dieu, mais il ne se rendait pas compte du nombre de fois ou il faisait ça, et à quel point c'était agaçant ? Je soupirai et passai mes doigts dans mes cheveux. Merde…
« Et bien, je suis en ville pour faire la promo de mon nouveau film, Little Ashes. C'est une sorte de biographie sur Salvador Dali. »
« Oh oui, j'en ai entendu parler. Mon amie Alice l'a vu. Elle a dit que t'avais une super tête pendant l'orgasme. »
Il rît et posa ses mains sur son visage. « Oh Seigneur. C'est la scène la plus difficile que j'aie jamais faite… »
« Alors comment est ce que tu… joues quelque chose comme ça ? » demanda-t-elle, en se penchant en avant. Comment n'était elle pas gênée par cette conversation ?Elle posait des questions à un parfait étranger sur la tête qu'il faisait en jouissant, putain. Est ce que cette femme n'avait aucune honte ? ? Et le pire, c'est qu'il lui répondait !
« Et bien, tu sais…tu n'as qu'à te servir de ton…euh… imagination. » Il leva les yeux vers elle et rougît. Pattinson, tu vas quand même PAS rougir devant ma nana .Je vais te briser comme une brindille.
Bella s'éclaircit la voix et fît un clin d'œil. « J'imagine. » Elle expira et se tortilla dans le canapé. QUOI ?! IL LA FAISAIT SE TORTILLER ? NOOON ! C' EST MON ROLE ! LE MIEN ! PAS LE SIEN ! PUTAIN ! « On devrait peut être changer de sujet, » dît elle en vitesse. TU CROIS ?
Mon pouls s'accélérait. La colère palpitait dans mes veines et j'avais tout à coup un désir incommensurable de lyncher ce Rosbeef. Je me levais d'un coup et attrapais une bouteille d'eau. Je pris une brève gorgée et commença à ronger mes ongles nerveusement. Bella me dévisagea.
« Cullen, tu vas bien ? »
Je la fixai. « J'irai bien quand arrêteras d'essayer de te taper le British sur le canapé de ma loge ! » criait mon cerveau rageusement. « Je vais bien, Swan, » crachai je. « Je t'en prie… ne vous interrompez pas pour moi. »
Soudain, on frappa à la porte. « Entrez ! » hurlai je sèchement. Alice apparût dans l'encadrement de la porte. Elle tournoya autour de moi et bloqua soudainement à la vue de Rob et Bella sur le canapé. Elle resta bouche bée devant Rob. Elle me regarda. Elle regarda Rob de nouveau. BORDEL, il se passait quoi ici ?! Elle marcha jusqu'au fauteuil et s'écroula dessus, ne lâchant jamais Rob du regard. Elle jeta un bref coup d'œil à Bella. « Bordel de merde ! » marmonna-t-elle rapidement.
Bella acquiesça et sourît. « Je sais, hein ? » Arrrgghh !! S'il vous plaît, pour l'amour de Dieu, que quelqu'un vienne me dire ce qu'il se passe parce que j'ai l'impression que je deviens cinglé !Rob et moi soupirâmes bruyamment et passâmes nos mains dans nos cheveux. MERDE !!
« Rob, voici Alice, ma meilleure amie et la sœur et manager de Cullen, » dît Bella rapidement. Rob s'avança pour lui serrer la main. « Ah oui, Alice, je vois tu es l'experte en tête d'orgasme cinématographique… » Elle gloussa et prît sa main. Sa mâchoire inférieure tomba alors qu'elle la regardait. Elle se retourna vers Bella. Bella acquiesça énergiquement. « JE…SAIS ! » Je tirai frénétiquement sur mes cheveux. J'avais besoin d'une cigarette – MAINTENANT !
On frappa de nouveau à la porte. « QUOI ?!! » criai je furieusement. La tête d'une assistante de production terrorisée se faufila. « Dé-désolée de vous déranger, Mr Cullen, » dît elle nerveusement. « Je voulais seulement vous faire savoir à vous et à Mr Pattinson que le spectacle commence dans trente minutes. » Je soupirai et marmonnai mes remerciements.
Rob se leva et Bella le suivît jusqu'à la porte. « Bon, je ferais mieux d'y aller, » dît il doucement. Ouais tu devrais le British, avant que je te pète les deux jambes et que je te tabasse à mort avec ta guitare. Il se retourna et serra furtivement Bella dans ses bras. « Content de t'avoir rencontré Bella. Je te vois à la soirée après le show ? » Par-dessus mon cadavre.
« J'espère bien, » dît elle en souriant. Miss, il gèlera en enfer avant que je ne te laisse approcher cet abruti à nouveau.
Il serra la main d'Alice et me fît une légère tape sur l'épaule. « Ok, tout le monde, on se voit plus tard. Bon show, Edward. »
« Toi aussi, » balbutiai je entre mes dents alors qu'il fermait la porte derrière lui.
Sans prévenir, la pièce fût remplie de cris hystériques. Je regardai nerveusement autour, désespérément à la recherche de hordes de fans qui auraient réussi par je ne sais quel moyen à se faufiler dans ma loge. Après quelques secondes, je réalisai que c'était Bella et Alice. Elles bondissaient sur place, se tenant la main et poussant de petits cris comme des gosses.
« Oh mon Dieu ! »
« Je sais ! J'arrive pas à y croire ! »
« J'arrive pas à y croire non plus ! »
« Est-ce que t'as jamais… ? »
« Jamais !! »
« Seigneur Dieu, » priai je silencieusement, essayant désespérément de me calmer, « s'il vous plaît dites moi ce que j'ai bien pu vous faire pour mériter cette torture. »
Je jetai ma bouteille d'eau sur la coiffeuse et me dirigeai vers la salle de bains, laissant les Criardes derrière. Je fléchissais ma main droite en anticipant, avant de fermer la porte. « Prépare toi à un marathon manuel, » me murmurai je à moi-même, « Eddie a BEAUCOUP de tension à évacuer, et seulement trente minutes pour le faire. » J'expirai et essayai de me concentrer.
J'essayai désespérément de me sortir des images de Bella chevauchant sauvagement le British de la tête alors que je me mettais en position et me consacrai à mes petites affaires.
*SNL : Saturday Night Live, show américain assez déjanté, je vous ai mis un lien du passage de Taylor en décembre sur mon profil mais désolée c'est pas sous titré !
Bon, j'espère que le nouveau personnage vous plaît et que la température ne monte pas trop vite !
Dites moi ce que vous en pensez !
Au prochain chapitre, la suite du show et la soirée qui suit…
Gros bisous à toutes.
Vanessa
