Bonjours cher lecteurs !

Note de l'auteur :Je tiens à m'excuser pour cette journée de retard. Mais ma cousine est arrivée plus tôt que prévus et voilà seulement que je termine les dernières corrections, donc si il reste des fautes je vous prie de m'excuser. Mais voici, le chapitre 9, et ce chapitre tourne non seulement autour des sortilèges impardonnables, mais aussi sur les nouvelles capacités de Théa, sachez que pour elle, c'est le moment des complications, mais elle peut compter sur le soutiens de Neville. Je ne vous en dirait pas plus. Sinon le tournois des Trois Sorciers approche et le reste de son année ne s'annonce pas de tout repos! Pour ceux qui ne sont pas au courant, je vous invite à lire un recueil d'OS que j'ai créé, sur cette histoire, j'ai laissé beaucoup de zones d'ombres exprès et pour que vous puissiez comprendre mieux l'histoire de Theodora et de sa drôle de famille, ce recueil est là pour vous éclairez sur certaine scène du passer de Theodora, de sa mère, de ses amis, de ses cousins, voir même de son père. Bref, c'est des petites histoires que je mets à des moments qui vous permettes de comprendre un peu mieux l'histoire, donc n'hésitez pas à aller faire un tour sur mon profil auteur, le titre du recueil est "Petits secrets de famille ", donc n'hésitez pas à y aller et laisser une petite review. Je vous remercie de suivre cette fan fic, et merci à la seule personne qui me laisse un commentaire à chaque nouveau chapitre. Je vais y répondre tout de suite.

Koa répond à vos Review :

AquariusBlue L. : Merci pour ta petite Review qui me fait chaud au cœur! Tu es la seule qui commente, mais ta review est toujours un vrai plaisir et elle me donne envie de continuer d'écrire. J'espère ne pas te décevoir avec ce nouveau chapitre.

Disclaimer : L'univers et les personnages sont l'oeuvre de JK Rowling, Theodora et certains de ses amis, ainsi que sa famille sont de mon imagination. Toute ressemblance avec d'autres personnages de fiction est purement impossible.

N'hésitez pas à laisser une petite review, pour me dire ce que vous avez pensez de ce chapitre. Je ne suis pas méchante et je ne mord pas! Sinon je vous retrouve, dimanche pour le quatrième OS sur l'univers de Theodora, qui sera mis en ligne vers 11h30. Encore merci de lire cette fan fic, je sais que je me répète souvent!

Je vous souhaite une bonne lecture!

Bisous, Emy/koa.


Chapitre 9

Les sortilèges impardonnables.

Dans la Grande salle, Theodora et Neville étaient assis à la table de Gryffondor. Remplissant leurs assiettes de côtelettes d'agneau, accompagnées de pommes de terre et de choux de Bruxelles.

- Comment peux-tu aimer les choux de Bruxelles? demanda Neville dégoûter.

- Tu devrais goûter, avant de dire que tu n'aimes pas, dit-elle amusé par sa grimace.

D'un geste rapide, Neville, lui piqua un chou dans son assiette mais au lieu de se plaindre comme elle le faisait constamment, elle préféra lever les yeux en l'air. C'était l'une des choses qu'elle avait appris à ne plus faire attention avec le temps. Combien de fois, n'avait-elle pas frappé Dean, Seamus, Neville ou Allegra, lorsqu'ils venaient lui prendre des aliments dans son assiette. Sûrement plus souvent que n'importe qui, mais là, elle n'avait vraiment pas envie de perdre de l'énergie pour si peu.

- Tiens, tu ne réagis pas? demanda Neville dans un sourire amusé.

- Non, dit-elle en se tournant vers lui, cela s'appelle prendre de la maturité.

- Qui êtes-vous? Qu'avez-vous fait de mon amie Theodora Jedusor? dit Neville en rigolant.

Theodora ria de bon cœur, cela lui faisait du bien, la matinée n'avait pas été la meilleure rentrée de sa vie, mais elle se sentait enfin un peu plus légère.

Lorsque son assiette fut vide, Theodora se retourna vers la table de la maison Poufsouffle et tapota doucement l'épaule d'Anna. Son amie au visage jovial se retourna, un donut à la main et la bouche à moitié pleine. Le stéréotype parfait de ce que les autres imaginaient être un Poufsouffle, Theodora pouffa de rire devant cette constatation.

- Qu'est-ce qui te fait rire? demanda-t-elle la bouche pleine.

- Toi, on dirait le parfait stéréotype d'un élève de Poufsouffle, dit-elle amusée.

- Parce que j'en suis une, dit-elle amusée. Alors que me vaut le plaisir de cette tape amicale?

- Le professeur Chourave nous a-t-elle donner des devoirs? Je n'ai pas trop fait attention à la fin du cours.

- Tu sais que tu aurais pu me le demander, dit Neville vexer.

- Oui, mais il a autre chose que je voulais savoir en même temps, dit-elle amusé par la moue boudeuse de Neville.

Cette moue boudeuse, la faisait toujours craquée.

- Theodora Jedusor, qui n'écoute pas à un cours... c'est un sacré scoop, dit Zacharia Smith, un autre élève de Poufsouffle.

- Oui, je sais, mais ça arrive parfois, dit-elle en souriant. J'avais trop peur, de ce que Hagrid nous réservait.

- Non, elle ne nous a rien donné, dit Anna.

- Mais elle a bien parlé de quelques choses? demanda-t-elle.

Hannah Abbot se retourna.

- On a parlé d'une élève de notre maison et de son problème d'acné, dit-elle sur ton amusé.

- Qu'est-ce que cela à avoir avec la cour? demanda Theodora surprise.

- Le pus de Bubobulb, que l'on a extrait aujourd'hui, une fois correctement dilué, est un excellent remède contre les formes les plus persistant d'acné, dit Neville heureux d'apporter une réponse.

Ceux qui participaient à la conversation semblaient surpris d'entendre Neville dire une bonne réponse, Theodora connaissait assez bien Neville pour savoir que ce dernier était passionné par la botanique.

- Bon sa m'apporte un élément de réponse, dit Theodora en faisant un clin d'œil à Neville. Mais je suppose qu'il n'y a pas eu que sa?

- Oh que non, dit Hannah, tu connais Éloïse Midgen?

Theodora affirma d'un signe de tête.

- Hannah, si j'étais toi, j'éviterais de parler d'Éloïse comme tu le fais, Théa, n'aime pas... commença Anna avec inquiétude.

- Mais il faut qu'elle sache, dit-elle sous le coup de l'excitation.

Theodora sentait, qu'elle n'allait pas du tout aimer ce qui allait suivre, pour qu'Anna s'en inquiète.

- Éloïse a essayé d'enlever les siens en leur jetant un sort et son nez à changé de place, dit Hannah comme s'il s'agissait du potin du siècle. C'était hilarant...

Neville et Anna observaient Theodora. La jeune sorcière n'écoutait plus ce que racontait Hannah Abbot, il était vrai qu'Éloïse Midgen, n'était pas un canon de beauté, mais elle ne supportait pas d'entendre les autres se moquer des plus faibles, ça la mettait souvent hors d'elle. Elle sentit son sang bouillir dans ses veines, et sa magie lui piquer les doigts, c'était la première fois que cela se produisait, elle essayait de rester calme, mais Hannah Abbot continuait de se moquer ouvertement de la pauvre Éloïse, qui était actuellement à l'infirmerie.

"Et si on lui faisait subir, le même sort qu'en dis-tu? "

La petite voix froide et calculatrice, avait raison, mais de là à lui faire du mal, elle s'y refusait.

" Tu comptes réellement la laisser s'en sortir comme ça? continua la voix froide, sifflante et calculatrice. Après tout ce ne serait qu'un petit sort de rien du tout. Que risques-tu? "

Peut-être plusieurs heures de retenue et une beuglante de sa mère, pour les risques inconsidéré qu'elle prenait.

" Et si la prochaine dont elle se moquait c'était toi? Un jour, tu seras sans doute son sujet de plaisanterie préférée... Ce n'est qu'un sort, fais-lui voir, fais-le! Fais-le! FAIT-LE!"

- Theodora ! dit une voix au loin

Neville était debout, il lui tenait le bras qui tenait sa baguette. Quand est-ce qu'elle avait sorti sa baguette de sa poche, et surtout quand est-ce qu'elle s'était levée? C'était la première fois qu'elle avait ce genre d'absence. Elle regarda Neville, il avait l'air inquiet et en même temps furieux, surement contre elle. Puis elle regarda Anna, elle aussi s'était levée, surement pour l'empêcher de faire une bêtise. Qu'est-ce qu'elle avait failli faire?

- Tu es complètement folle, Jedusor, dit Hannah Abbot en se levant, terrifiée par Theodora.

Hannah Abbot quitta la Grande salle, suivie de près par Zacharia Smith. En regardant autour d'elle, la jeune sorcière remarqua que plusieurs élèves la regardaient.

- Je... je... bafouilla-t-elle, mais elle ne savait pas comment l'expliquer.

- Mais bon sang, qu'est-ce qu'il t'a pris? questionna Neville.

Theodora regarda Neville dans les yeux, les voir emplis de colère envers elle, la déstabilisait. Elle se retourna et commença à sortir d'un pas rapide de la Grande salle.

- Théa ! appela Anna au loin.

Mais elle quittait la salle, Neville sur ses talons.

- Tu peux me dire ce qu'il t'a pris? demanda-t-il furieux

- Je n'en sais rien, laisse-moi tranquille! dit-elle en accélérant le rythme de ces pas.

Mais il ne voulait pas la lâcher.

- Si je ne m'étais pas mis devant toi, elle serait à l'infirmerie à l'heure qu'il est, dit-il quand il l'eut rattrapé. Mais bon sang, Theodora, dis-moi ce qu'il ne va pas?

- Je vais bien, Neville, siffla-t-elle.

- Non, c'est faux ! dit-il en se mettant devant elle, lui barrant le passage. Tu sais bien que j'ai peur pour un oui ou un non, tu sais que je n'ai pas confiance en moi, mais je veux sincèrement t'aider.

- Tu veux m'aider? demanda-t-elle entre la rage et la panique.

Elle se sentait instable, sa tante Elliope avait raison, elle avait plus de mal à assimiler cette nouvelle dose de pouvoir. Le sceller de la quatrième année, c'était bien briser, mais elle n'avait pas encore tout assimilé. Et le pauvre Neville, se trouvait justement sur son chemin, elle ne voulait pas lui faire du mal.

- Alors laisse-moi tranquille, dit-elle en reprenant contenance.

Elle contourna Neville, elle était proche du portrait de la grosse dame. Encore quelques pas, et elle s'enfermerait dans le dortoir des filles, là où Neville ne pourrait pas la suivre.

- Fariboles, dit-elle à quelques pas de la grosse dame.

Le portrait bascula, laissant voir le trou menant à la salle commune. Theodora pénétra dans la salle commune, Neville toujours sur ses talons. Il fallait qu'elle le sème dans le dortoir des filles, elle se précipita vers l'escalier et après quelques marches Neville lui attrapa le bras.

- Théa, je suis ton ami, si tu ne me dis pas ce qui ne va pas, je ne saurai pas t'aider, dit-il de plus en plus inquiet.

Elle fit volte-face, elle était en colère maintenant, pourquoi ne comprenait-il pas qu'il devait la laisser tranquille.

- Je t'ai dit de me laisser tranquille! hurla-t-elle de rage.

Et c'est là que ça s'est produit, Theodora laissa sa magie s'échapper, les vitres de l'escalier de pierre en colimaçon explosèrent, Neville se protégea le visage et durant un moment, elle eut peur de tenir sa baguette, mais elle l'avait rangée dans sa robe de sorcière. Les morceaux de verre retombèrent sur le sol et Theodora rouvrit les yeux, le spectacle qui s'offrait à elle la terrifiait. Neville regarda son amie d'un air terrifié, puis le sol joncher de morceaux de verre, puis l'endroit ou quelque temps auparavant se trouvaient les fenêtres où le vent passait à présent librement.

Theodora fixait Neville, son air terrifié laissa place à la résiliation. Une légère entaille, barrait la joue de ce dernier, elle l'avait blessé sans le vouloir.

- J'ai compris Théa, je m'en vais, dit-il soudain tristement.

Il tourna le dos à Theodora et soudain, elle fit un geste qu'elle ne se serait jamais cru capable de faire, elle comprit qu'elle avait besoin de lui. Attrapant un pan de sa robe de sorcier, il s'arrêta net, elle fixait son dos d'un regard vide.

- Je croyais que tu voulais que je te laisse seule, dit-il dans un sourire.

Theodora laissa ses larmes s'échapper.

- Reste avec moi, s'il te plaît, dit-elle entre deux sanglots.

Neville lui fit face, monta les quelques marches la séparant d'elle et la prit dans ses bras. Theodora se cramponnait à lui comme à une bouée de sauvetage. Il la laissa pleurer pendant un moment, puis lorsqu'elle se redressa, elle essuya ses larmes d'un revers de manche et le regarda de nouveau.

- Tu ferais mieux d'aller à l'infirmerie pour soigner cette coupure, dit-elle doucement.

- J'aurais qu'à dire que c'est Theodora Jedusor, qui m'a mis un poing dans la figure parce que je ne voulais pas la laisser tranquille, dit-il en rigolant. Tout le monde, pensera que c'est vrai.

Elle rigola légèrement.

- Par contre tu devrais réparer la fenêtre avant que quelqu'un ne rentre dans la salle commune et ne découvre le massacre, dit-il en lui souriant.

Elle sortit sa baguette de sa poche et dans un léger mouvement de poignet, elle agita sa baguette.

- Oculus Reparo!

Les morceaux de verre sur le sol volèrent autour d'eux, se remettant chacun à leur place d'origine, reformant la vitre briser quelques minutes plus tôt. Theodora et Neville regardèrent les vitres, il ne manquait rien, c'était comme si rien de tout cela ne s'était produit.

- Et notre souci s'envole, comme par magie! dit Neville admiratif. Je ferais mieux d'y aller, j'ai cours de divination.

Theodora regarda Neville s'éloigner. Puis elle se tourna à nouveau vers la vitre. La pensée de Neville la fit sourire "notre soucis s'envole comme, par magie! ".

- Comme par magie ! dit-elle dans un soupir de bien-être.

o0o0o0o0o

Jeudi, Theodora avait réussi à éviter la conversation avec Neville, plus d'une fois sur les événements du premier jour de cour. Elle avait quand même blessé Neville et se dernier en portait toujours la marque sur sa joue gauche. Même après avoir appris par son ami, la transformation de Malefoy en fouine par le professeur Maugrey et l'accident de Neville au cours de potion, son humeur ne changea pas. Son moral n'avait pas remonté, elle s'en voulait toujours pour ce qui s'était passé.

Dans la classe du cours de défense contre les forces du mal, Theodora s'assit sur le banc, en face d'Hermione, sortit son exemplaire de Forces Obscures : comment s'en protéger, et attendit en silence. Neville s'était assis à côté d'elle, laissant son amie tranquille, tant qu'elle ne voulait pas en parler il ne la forcerait pas. Ils entendirent le son caractéristique du pas de Maugrey, le claquement de sa jambe de bois sur le sol résonna en écho dans le couloir, il entra dans la classe.

- Les livres, vous pouvez les ranger, grogna-t-il, en allant s'installer à son bureau. Vous n'en aurez pas besoin.

Ils remirent aussitôt leurs manuels dans leurs sacs. Maugrey sortit un registre, secoua sa longue crinière de cheveux gris pour dégager son visage tordu et couturé, puis commença à faire l'appel, son œil normal suivait la liste des noms tandis que l'œil magique tournait dans son orbite, se fixant sur chaque élève qui répondait "présent".

- Bien, dit-il, lorsqu'il eut terminé. J'ai reçu une lettre du professeur Lupin au sujet de cette classe. Il semble que vous ayez acquis de bonnes bases en ce qui concerne la protection contre les créatures maléfiques. Vous avez vu notamment les Epouvantards, les Pitiponks, les Strangulots, les loup-garous et quelques autres, c'est bien cela?

Il y eut un murmure d'approbation.

- Mais vous êtes en retard - très en retard - en matière de défense contre les mauvais sorts, poursuivit Maugrey. Donc je suis là pour vous remettre à niveau en vous enseignant les sortilèges dont se servent les sorciers entre eux. Les mauvais sorts. Ils peuvent prendre les formes les plus diverses et leur puissance varie considérablement, selon les cas. Si l'on s'en tient aux recommandations du ministère de la Magie, j'ai pour mission de vous apprendre quelques sortilèges de défense, rien de plus. Je ne suis pas censé vous montrer comment les maléfices interdits se manifestent tant que vous n'aurez pas atteint la sixième année. En attendant, on vous estime trop jeune pour les connaître en détail. Mais le professeur Dumbledore se fait une plus haute idée de votre caractère et pense que vous êtes capable d'en apprendre davantage. J'ajoute que, plus vite vous saurez ce qui vous attend, mieux ça voudra. Comment pourriez-vous vous défendre contre quelque chose que vous n'auriez jamais vu? Si un sorcier s'apprête à vous jeter un sort interdit, il ne va pas vous avertir de ses intentions. Il ne fera pas ça gentiment et poliment. Il faut que vous soyez préparés à réagir. Vous devez être attentifs, toujours sur vos gardes. Miss Brown, vous n'avez pas besoin de regarder ça pendant que je parle.

Lavande sursauta et rougit. Elle était en train de montrer à Pavarti, sous son pupitre, l'horoscope qu'elle avait achevé. Apparemment l'œil magique de Maugrey arrivait à voir à travers le bois aussi bien que derrière sa tête.

- Alors... Quelqu'un peut-il me dire quels sont les maléfices que les lois de la sorcellerie réprimande avec le plus de sévérité?

Plusieurs mains ses levèrent timidement, y compris celle de Ron et d'Hermione. Theodora ne ressentait pas le besoin de lever la main, mais fit étonner de voir Ron lever la sienne. Maugrey montra Ron du doigt, son œil magique toujours fixé sur lavande.

- Heu..., dit Ron, d'une voix mal assurée, mon père m'a parlé d'un maléfice. Ça s'appelle le sortilège de l'Imperium, ou quelque chose comme ça.

- Ah, oui, dit Maugrey d'un air appréciateur, c'est sûr que ton père le connaît, celui-là. À une certaine époque, il a donné beaucoup de fil à retordre aux gens du ministère, l'imperium.

Maugrey se leva avec lenteur, ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit un bocal en verre. À l'intérieur, trois grosses araignées s'agitaient en tous sens pour essayer de sortir.

Maugrey plongea une main dans le bocal, attrapa une des araignées et la posa au creux de sa main pour que tout le monde puisse la voir. Il pointa ensuite sa baguette sur elle et murmura :

- Impero!

L'araignée sauta alors de sa main, se laissa descendre le long d'un imperceptible fil de soie et commença à se balancer comme si elle exécutait un numéro de trapèze. Puis elle tendit les pattes et fit un saut périlleux en arrière, rompant le fil et tombant sur le bureau où elle se mit à faire la roue en décrivant des cercles. Maugrey agita sa baguette magique et l'araignée se dressa sur ses pattes de derrière en sautillant comme un danseur de claquettes.

Tout le monde se mit à rire. Tout le monde, sauf Maugrey et Theodora.

- Vous trouvez ça drôle, hein? grogna-t-il. Ça vous plairait que je vous oblige à faire la même chose?

Les rires s'évanouirent presque instantanément. Theodora, regardait toujours l'araignée d'un regard vide.

- Contrôle total, dit Maugrey à voix basse tandis que l'araignée se recroquevillait et roulait sur elle-même d'un bout à l'autre du bureau. Je pourrais lui ordonner de se jeter par la fenêtre, de se noyer, ou de sauter dans la gorge de l'un ou l'autre d'entre vous. Il y a des années, nombre de sorcières et de sorciers se sont retrouvés soumis à un sortilège d'Imperium. Les gens du ministère ont eu bien du travail pour déterminer qui avait été forcé d'agir sous la contrainte et qui avait agi de sa propre volonté. L'imperium peut être combattu, et je vais vous apprendre comment, mais il faut une vraie force de caractère pour s'y opposer et tout le monde n'en est pas capable. Il vaut mieux éviter d'en être victime si c'est possible. Vigilance constante!

Maugrey remit l'araignée sauteuse dans son bocal.

- Quelqu'un peut-il me citer un autre sortilège interdit?

La main d'Hermione se tendit à nouveau, mais également, à la surprise de Theodora, celle de Neville. Il était inhabituel de le voir lever la main à un autre cours que celui de botanique. Lui-même fut surpris de sa propre audace.

- Oui? dit Maugrey, son œil magique se tournant vers lui.

- Il y en a un... Le sortilège Doloris, dit Neville d'une petite voix.

Maugrey regarda fixement Neville, avec ses deux yeux, cette fois.

- Tu t'appelles Londubat? dit-il, son œil magique se posant à nouveau sur son carnet.

Neville, mal à l'aise, approuva d'un signe de tête.

- Le sortilège Doloris, dit Maugrey. Il va falloir l'agrandir un peu pour que vous compreniez mieux le principe.

Il pointa sa baguette sur l'araignée.

- Amplificatum! marmonna-t-il.

L'araignée enfla aussitôt. Elle était à présent plus grosse qu'une tarentule. Maugrey, leva à nouveau sa baguette, la pointa sur l'araignée et murmura :

- Endoloris!

Les pattes de l'araignée cédèrent alors sous son corps. Elle roula sur elle-même, agitée d'horribles convulsions, se balançant de tous côtés. Theodora, baissa le regard, elle ne pouvait pas regarder l'animal souffrir davantage. Son regard fut attiré par les mains de Neville, elles étaient crispées sur le bord de la table, ses jointures livides, ses yeux écarquillés de terreur. Elle posa une main réconfortante sur son bras, mais il était bien trop obnubilé par la scène qui se jouait devant lui, pour prêter attention à elle.

- Arrêtez! s'écria Hermione d'une voix perçante.

Maugrey leva sa baguette. Les pattes de l'araignée se détendirent, mais elle continua de convulser. Il l'a remis dans le bocal, et se retourna vers eux.

- Le sortilège de la douleur, dit Maugrey. De nombreux sorciers, sont devenus fous par l'action répéter de ce sortilège. Ce sortilège était très souvent utilisé à cette même époque. Quelqu'un peut-il me citer d'autres sortilèges interdits? Peut-être vous, miss Granger?

Theodora regardait Hermione, sa condisciple de maison agitait sa tête de droite à gauche, c'était la première fois que Theodora la voyait refuser de répondre à un professeur.

- Non, dit Maugrey un rien déçu.

Maugrey Balaya la classe du regard, aucune main ne s'étaient levées, les élèves regardaient leurs pupitres pour éviter le regard magique de Maugrey, mais celui-ci se posa instantanément sur Theodora. Il fit une grimace, qui aurait dû ressembler à un sourire.

- Peut-être que miss Jedusor, pourrait nous dire quel est le dernier sortilège interdit?

Elle n'osait pas regarder Maugrey, tout son corps tremblait et la petite voix froide et calculatrice se fit à nouveau entendre dans sa tête.

" Il sait qui tu es! Il sait! Il a affronté plusieurs d'entre eux! Il sait de qui, tu es l'enfant ! Il fait que tu es la fille de Lord Voldemort! "

Elle ignora cette voix qui avait déjà causé assez de problème comme ça, mais la peur la tenait et elle ne pouvait s'empêcher de chercher une échappatoire.

- Le sortilège de la mort, dit-elle avec des tremblements dans sa voix.

- Qui est? dit Maugrey, en fixant la jeune fille avec une grimace plus large.

Theodora savait ce qui attendait la dernière araignée, elle savait aussi que c'était le pire, elle le regarda d'un air suppliant, elle ne voulait pas le dire... mais elle se résigna à le faire.

- Avada Kedavra, murmura Theodora.

- Nous y voilà, dit Maugrey, en esquissant un sourire qui tordit sa bouche asymétrique. Le dernier et le pire.

Il glissa sa main dans le bocal et, comme si elle devinait le sort qui l'attendait, la troisième araignée se mit à courir frénétiquement au fond du récipient pour essayer de lui échapper. Mais Maugrey l'attrapa et la posa à son tour sur le bureau où elle commença à courir, en proie à une véritable panique.

Maugrey leva sa baguette.

- Avada Kedavra! rugit Maugrey.

Il y eut un éclair aveuglant de lumière verte et un bruit semblable à une rafale de vent, comme si quelque chose d'invisible et d'énorme avait brusquement pris son vol. Aussitôt, l'araignée roula sur le dos. Elle était apparemment intacte mais il n'y avait aucun doute : elle était morte sur le coup. Dans la classe, plusieurs filles étouffèrent un cri, Theodora avait préféré détourner la tête de la scène, les yeux clos pour empêcher sa peur de sortir. Elle ne voulait pas penser à son père, mais la pensée fût trop forte, c'était ainsi qu'il s'y était pris avec chacune de ses victimes, tous ceux qui lui résistaient, c'était ainsi que les Potter et bon nombre de familles de sorciers étaient morts. La petite voix froide, résonnait en échos au fond d'elle.

D'un geste de la main, Maugrey balaya le bureau, jetant par terre le cadavre de l'araignée.

- Pas très agréable, dit-il d'une voix calme. Pas amusant du tout. Et il n'existe aucun moyen de conjurer ce sortilège. Impossible de le neutraliser. On ne connaît qu'ne seule personne qui n'ait jamais réussi à survivre et cette personne est assise devant moi.

Tous les regards étaient posés sur Harry, même Theodora avait posé son regard un bref instant sur lui, avant de fixer à nouveau son banc. Voilà que cela la reprenait, la peur de le regarder en face.

Le reste du cours, ils le passèrent à prendre des notes sur chacun des trois Sortilèges Impardonnables et personne ne songea à dire le moindre mot jusqu'à ce que la cloche retentisse. Neville et Theodora rangèrent leurs affaires, mais à la surprise de la jeune fille, Neville quitta précipitamment la classe, laissant derrière lui un livre. Elle prit le livre et suivit son ami de quelques pas en arrière, elle comptait bien lui rendre ce livre. Il s'arrêta dans un couloir latéral, fixant le mur en face de lui, avec ce regard terrifié.

- Ah, te voilà! dit-elle, en essayant de remettre un peu d'entrain dans sa voix. Tu as oublié un livre derrière toi...

Il la regarda, mais c'était comme si son regard passait au travers d'elle. Pour la première fois, elle se sentait invisible aux yeux de son ami.

- Neville, tu es sûr que tu... commença-t-elle inquiète avant d'être interrompue par la voix d'Hermione.

- Neville, dit-elle avec douceur.

Il se tourna vers Harry, Ron et Hermione. Theodora, se sentait de plus en plus invisible aux yeux de Neville, il s'était tourné vers eux, plus vite que vers elle. La jeune fille baissa la tête résignée par ce qu'il se passait devant elle.

- Ah c'est vous, dit-il, la voix beaucoup plus aiguë que d'habitude. Intéressant comme cours, non? Je me demande ce qu'il y a au dîner ce soir, je... je meurs de faim, par vous?

- Neville, ça va? s'inquiéta Hermione.

À nouveau, il répondit de cette voix étrangement aiguë, il s'emmêlait dans ses mots, il cachait quelque chose, tout comme elle.

- Tu es sûr que tu vas...? s'inquiéta Theodora en s'interrompant en entendant un bruit familier.

Un claquement sec et régulier retentit dans leur dos et ils virent arriver Maugrey, qui s'avançait vers eux de sa démarche claudicante. Tous les cinq se turent en l'observant avec inquiétude, mais lorsqu'il leur parla ce fut d'une voix beaucoup plus douce qu'à l'ordinaire.

- Ne t'inquiète pas, fils, dit-il à Neville. Si tu veux, tu peux passer dans mon bureau, d'accord? Allez, viens, on prendra une tasse de thé...

Neville parut encore plus apeuré à la perspective de boire une tasse de thé avec Maugrey. Il n'osa ni bouger, ni parler.

Maugrey tourna vers Harry puis Theodora, son oeil magique.

- Ça va, Potter?

- Bien sûr, répondit Harry, presque avec défi.

- Et toi, Jedusor?

- Ça peut aller, il y a toujours mieux, dit-elle en baissant le regard.

Maugrey lui sourit, ravi par la réponse que la jeune fille lui avait donnée. Puis il se tourna à nouveau vers Harry.

- Il faut que tu saches, dit alors Maugrey. C'est peut-être un peu brutal mais tu dois savoir. Ça ne sert à rien de faire semblant... Allez, viens, Londubat. J'ai quelques livres qui pourrait t'intéresser.

Neville lança à ses amis un regard implorant.

- Veux-tu que je vienne avec toi, Neville? s'inquiéta Theodora, devant le regard implorant de Neville.

- Il n'a pas besoin d'une nourrice, Jedusor! grogna Maugrey.

Theodora baissa le regard.

- Désolé, professeur, dit-elle tristement.

- Ne t'inquiète pas pour moi, dit Neville de sa voix aiguë, on se voit dans la salle commune, je devrais te parler.

- D'accord, dit Theodora, dans un mélange d'inquiétude et de surprise. Je mettrais ton livre sur ton lit.

Neville hocha la tête en signe d'approbation et se résolvait à suivre Maugrey qui l'entraînait déjà, une main noueuse posée sur son épaule. Theodora, passa devant le trio et prit la direction de la salle commune. Elle voulait éviter les questions d'Hermione et les commentaires de Ron et par-dessus tout, le regard d'Harry. Elle ne se sentait pas le courage de l'affronter maintenant.

o0o0o0o0o

La salle commune était vide à cette heure tardive. Elle avait décidé de descendre, lorsque Hermione était arrivé dans le dortoir, elle voyait bien qu'elle désirait lui parler, mais la jeune fille ne se sentait pas encore prête et puis, Pavarti et Lanvande, étaient elle aussi dans le dortoir, mettant fin au regard insistant d'Hermione. Elle connaissait suffisamment Theodora pour ne pas la brusquer. Devant le feu de la cheminée qui dansait joyeusement, la jeune sorcière songea à tout ce que qu'elle avait appris jusqu'à présent. La vérité sur son père, le cours du professeur Maugrey, tous les éléments qu'elle avait rassemblé bout à bout jusqu'à maintenant... Il y avait trop de zones d'ombre dans cette histoire, et elle ne connaissait qu'une infime partie. Sa mère avait raison... elle n'était pas prête à tout connaître, et la simple vérité toute nue, l'effrayait encore davantage. Comment sa mère, avait pu épouser cet homme, faire un enfant avec lui et en était tombé amoureuse? Elle avait toujours su que sa famille était bizarre, mais jamais au point de la trouver psychotique.

- Tu es encore debout, Théa? demanda la voix de Neville derrière elle.

Theodora sortit de ses pensées et regarda son camarade. Il lui souriait, un livre à la main.

- Je n'arrivais pas à dormir, dit-elle calmement.

- Moi non plus, dit-il en venant s'asseoir à côté d'elle. Le livre que m'a passé le professeur Maugrey est incroyable, il parle des plantes se trouvant dans les lacs d'Écosse.

Theodora sourit doucement, la passion de Neville pour la botanique refaisait surface.

- C'est ton domaine de prédilection, dit-elle avec douceur. C'est normal, que ce livre te passionne.

- Oui, dit-il avec un sourire. Mais, et toi, tu es sûr que tout va bien? Je veux dire, entre le jour où tu as explosé les vitres et toutes tes absences lorsque l'on est ensemble, je me demandais si tu allais bien?

Il n'avait rien oublié. Theodora regarda sa joue gauche, sa blessure était plus fine, mais toujours bien visible. Neville prit une profonde inspiration.

- C'est difficile de te dire sa, commença-t-il, mais je dois savoir. Theodora, je sais que tu es la fille de...

- Tu-sais-qui! dit-elle en l'interrompant, le regard fixer sur ses mains. Comment l'as-tu...?

- Je pense que je l'ai toujours su, dit-il, mal à l'aise. Ma grand-mère, me l'a révélé avant notre entrés en troisième année.

Sa grand-mère était au courant. Cette révélation, ne surprit pas la jeune fille, combien de sorciers et sorcières, étaient au courant de son lien de parenter avec le mage noir?

- Elle le savait, ce sont mes parents qui lui on dit que, Tu-sais-Qui, venait d'avoir un enfant, peu de temps avant que...

Neville s'interrompit. Theodora, vit son visage viré au rouge vif.

- Avant que, quoi? demanda-t-elle.

- Avant que plusieurs mangemorts, ne rendent mes parents fous avec le sortilège Doloris! Je déteste parler de cette nuit, je ne m'en souviens pas, mais ma grand-mère, n'arrête pas de me répéter que je devrais faire honneur au nom que je porte, parce que cette nuit, ils se sont comporté en héros. Et eux, ils ne le sauront jamais!

Il lui parlait de la nuit de la chute de son père, la nuit où Harry Potter était devenus célèbre pour quelques choses qu'il n'était même pas en mesure de comprendre. Cette même nuit, les mangemorts avaient commis leurs derniers méfaits. Theodora déposa une main chaleureuse sur Neville, il avait l'air très abattu. Elle n'avait jamais su, ce qui était arrivé à ses parents et maintenant, il lui révélait la vérité.

- Je suis désolé, dit-elle tristement.

- Tu n'y es pour rien, ce n'est pas de ta faute, dit-il en mettant une main sur la sienne. Je suis fier d'être leur fils et j'aimerai qu'ils soient fiers de moi. Depuis combien de temps, es-tu au courant pour ton lien de parenté avec lui?

- Depuis la fin de cet été... Juste après l'apparition de la marque des ténèbres, à la finale de la coupe du monde de Quidditch. Ma mère, me l'a annoncé après que Barty Croupton, m'a menacé avec sa baguette.

- Et ça va? Je veux dire, ça n'est pas trop dur de...?

- Si, c'est plutôt lourd à porter, surtout quand tu en apprends un peu plus sur ses méthodes chaque jour qui passe.

Neville regardait son amie, Theodora restait Theodora, rien n'avait changé. Mais en ce moment, son amie avait l'air plus abattue que jamais. La révélation qu'avait livrée Neville avait eu l'effet d'une bombe supplémentaire, et poids qu'elle portait sur ces épaules semblait s'alourdir davantage. Theodora était fatiguée, elle posa sa tête sur l'épaule réconfortante de Neville.

- Tu restes avec moi? demanda-t-elle doucement.

- Toujours! dit-il en passant un bras autour d'elle. Je resterais avec toi, jusqu'à la fin.

Il n'y avait pas besoin d'en dire davantage. Ils étaient amis, complices, condisciples de maison... Et d'un coup, Theodora perçut une légère penser venant de Neville.

"Peu importe de qui tu es la fille, tu seras toujours mon amie la plus chère! "

Elle se redressa et regarda Neville avec un sourire.

- Tu le penses vraiment? demanda-t-elle.

- Ne me dit pas que tu es legilimens?

Elle haussa les épaules, dans un sourire.

- Pitié, Théa, ne lit pas dans ma tête, dit-il soudain gêné.

- Tu l'as pensé trop fort, dit-elle amusée par la réaction de son ami.

- Mais depuis quand?

- Depuis ce soir, c'est la première fois que sa m'arrive.

- Tu exagères, dit-il plus amusé que terrifier.

- Je suis la fille de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, tu te souviens! dit-elle en souriant.

Les deux adolescents rigolèrent. Ils continuèrent à parler de tout et de rien, des nouvelles capacités de Theodora, elle lui expliqua que petite, elle savait parler Fourchelangs, puis avait perdu cette capacité. Neville, lui raconta ce qu'il avait découvert sur les plantes dans les livres que lui avait donnés Maugrey, mais ils n'abordèrent jamais le sujet Hannah Abbot, c'était encore trop dur d'en parler pour elle. Elle n'était surtout pas prête d'en parler...