Hello!
Comment allez-vous? Vous passez de bonnes vacances?
Alors moi, comme je vous l'ai dis dans la note du chapitre 8 je suis revenue hier, sauf que je n'ai pas trouver un moment pour poster la suite, alors je le fais aujourd'hui (c'est pas beaucoup de retard, hein ^^')
Je n'ai pas encore répondu aux reviews de chap'8, je m'y mets juste après avoir poster le 9 :)
A propos de cette suite, alors déjà le chapitre est assez long, et on y voit un avancement dans l'histoire (par rapport à Harry en fait). Personnellement, j'aime bien ce chapitre, surtout la visite médical xP
J'espère que vous aussi vous aimerez, ainsi que ce qui s'y passe avant... ;)
Il y a aussi un lemon (mais pas entre les personnes que vous espérez, sorry ^^) et une présence d'inceste (je préfère prévenir, même s'il n'y a aucun lien de sang).
Puis, avant de vous laisser à la lecture, je voudrais aussi vous remercier pour vos reviews, ça me fait toujours très plaisir de lire vos commentaires et de voir que l'histoire continue de vous plaire :)
Sur ce, good reading...
Titre: Pensées dérivées
Rating: Je dirais M, pour le lemon :) et bien sur, pour l'habituel langage.
Disclaimer: Univers HPien = J.K.R; histoire + Toradora = moi.
Traînant des pieds, l'air complètement perdu dans ses pensées, Harry traversait la rue qui l'amenait chez lui. Il accordait bien plus d'importance au goudron luisant sous ses pieds que de regarder à sa gauche pour vérifier qu'aucunes voitures ne passaient. Et il était bien trop prit dans ses réflexions pour apercevoir devant chez lui son parrain jouer avec sa fille Toradora et Kelly qui, semblait-il avait déjà vue de loin son frère arrivé.
Après son heure de colle, Harry avait quitté le lycée sans même prévenir Draco et s'était posé sur un banc dans un parc non loin de chez lui. Et pendant près d'une heure il était resté immobile sur le banc, les yeux perdus dans le vague à réfléchir, à analyser – ce qu'il voulait bien analyser – et surtout à se rassurer sur ses propres réactions face à Tom Riddle.
Chose assez difficile : il ne comprenait tout simplement pas pourquoi est-ce qu'il avait réagi de cette façon à la voix de l'homme, ou bien encore à sa promiscuité. Et le pire, c'était qu'il n'arrivait pas à savoir s'il avait ou non apprécié le moment. Il avait été aussi mal à l'aise qu'à l'aise.
Finalement, Harry s'était relevé et avait pris la direction de chez lui, autant si ce n'est plus chamboulé qu'avant d'arriver dans le parc. Néanmoins, il s'était dit que ses réactions étaient dues à l'adversité qui régnait entre eux. Riddle ne se laissait pas faire et avait un foutu caractère, tout comme lui. C'était peut-être tout simplement ça qui le perturbait.
Soupirant, Harry tenta de chasser ses pensées de sa tête. Il eut un sourire – légèrement jaunit – à la vue de son parrain et de sa cousine et accéléra le pas.
« Harry, je suis très content de te voir mais ça te prends souvent de traverser la rue sans regarder ? » Demanda Sirius, perplexe.
« Désolé, j'étais dans mes pensées. Je suis content de vous voir moi aussi ! »
Harry serra Sirius dans une chaleureuse étreinte que l'homme lui rendit avant de se tourner vers Tora et de lui envoyer un sourire complice qu'elle lui rendit en le prenant à son tour dans ses bras, plaquant à baiser sonore sur sa joue.
« Tu devrais te raser 'Ry, tu piques. » Fit-elle en ricanant. « Tu grandis à ce que je vois. »
« Arrête de m'appeler comme ça, et oui je grandis, tout comme toi il me semble. »
Très discrètement, il lui envoya un clin d'œil en la détaillant rapidement. La jeune fille de 17 ans était habillée simplement avec des vêtements qui savaient la mettre en valeur, dont un décolleté plongeant qui faisait tourner la tête à de nombreux garçons. Toradora lui rendit son sourire espiègle avant d'en lancer un innocent à son père qu'elle nommait « dad ».
« Comment ça se fait que vous êtes déjà là ? Papa à dit que vous étiez censé arriver ce soir. »
« C'est juste, mais Remus à terminer plus tôt et Tora à volontairement omis ses cours de l'après-midi. » Expliqua Sirius en lançant un regard réprobateur à sa fille.
« Non, je n'ai pas sécher, en ce moment pas mal de profs font des grèves et aujourd'hui quelques uns étaient absents. Papa me croit lui, puisqu'il est prof. C'est pour cette raison qu'il est partit plus tôt, à cause des grèves. » Eluda la jeune fille, blasée de se défendre pour, semblait-il, la dixième fois de la journée.
Sirius leva les yeux au ciel, apparemment pas si dupe que ça et entra dans la maison, précédant les trois plus jeunes. Souriant, Harry déposa un tendre baiser sur le front de sa petite sœur qui s'accrocha immédiatement à son cou. Puis, une fois la petite confortablement calée dans ses bras il se tourna vers sa cousine.
« T'as séché ? »
« Evidemment, ça nous a permis de venir trois, voir quatre bonnes heures plus tôt. »
« Tu étais si pressée que ça de me voir ? » Fit Harry d'un air malicieux.
« Très… » Chuchota Tora au creux de son oreille avant d'entrée à la suite de son père.
Souriant, Harry entra à son tour et reposa Kelly une fois dans l'entrée. Il laissa tomber son sac sur le sol, retira son sweat et ses chaussures avant d'emprunter la direction du salon, sa sœur s'agrippant à son tee-shirt. Le même chaleureux accueil fut réservé à Remus lorsqu'Harry le vit en pleine discussion avec Lily. L'homme semblait tout aussi fatigué qu'à l'ordinaire, mais cela n'enlevait rien à sa bonne humeur habituelle et ils ne mirent pas longtemps à rigoler et s'amuser comme ils le faisaient a chaque fois.
HPTRHPTRHPTR
La soirée toucha à sa fin aux alentours d'une heure du Matin. James, Sirius et Remus étaient tous trois biens amochés par l'alcool. Lily tentait de rassurer et de rendormir Kelly qui, ayant entendu la chaine hifi que Sirius avait fait tomber était persuader qu'un monstre avait élu domicile dans son placard. Les jumeaux s'étaient couchés une heure auparavant et Zoé, tout comme Harry et Toradora, profitait des derniers instants en compagnie de leur père et de leurs parrains.
Ils ne mirent néanmoins pas beaucoup de temps à se disperser. James se laissant tomber sur son lit, Sirius et Remus s'engouffrant dans une chambre voisine et les deux jeunes filles allant se changer tandis qu'Harry s'enfermait dans la salle de bain.
Baillant à s'en décrocher la mâchoire, il se positionna devant le grand miroir et assez maladroitement – dû à l'alcool qu'il avait bu et à la fatigue – il retira ses lentilles qu'il nettoya avec le liquide nécessaire. Puis il se brossa les dents, se passa un peu d'eau sur le visage et enfin sortit en boxer après avoir retiré ses vêtements qu'il laissa une fois de plus étalés sur le sol.
Pensant à son lit bien douillet qu'il allait rejoindre d'ici quelques secondes il passa devant une porte ouverte et, machinalement jeta un coup d'œil à l'intérieur. Il se stoppa net dans le couloir, les yeux écarquillés en avisant son parrain à califourchon sur celui de Zoé et Devon, dévorant son torse de baisers tous plus sensuels les uns que les autres et caressant la moindre partie de son corps qu'il trouvait sous ses doigts.
Jamais encore Harry n'avait surpris les deux hommes. Il les avait maintes fois vu s'embrasser, mais jamais au-delà. Et là, comme ça, debout dans le couloir sombre, Harry ne pouvait détacher son regard de son parrain qui, fébrile, retirait sa propre chemise pour la balancer sur le sol avant de fondre à nouveau sur Remus, ondulant d'une manière suave contre lui.
Harry ne remarqua pas que sa salive devenait à chaque seconde plus condensée et qu'elle ne passait plus la barrière de sa gorge, restant concentrée dans sa bouche qui devenait pâteuse. Il ne remarqua pas non plus que ses muscles tiquaient et que ses mais tremblaient, et encore moins que la partie fatal de son anatomie commençait à réagir avec vivacité alors que Sirius retirait le pantalon de Remus qui, immédiatement, enroula ses jambes finement musclées autour des reins de son amant.
Quelque chose sembla se bloquer à ce moment là dans la gorge de l'adolescent et une chaleur afflua dans tout son corps par une grande vague alors que l'image de Tom Riddle s'imposait très clairement à lui dans son esprit. Et c'est à ce moment qu'il s'aperçut de son érection proéminente et, horrifié, il jeta un dernier regard aux deux hommes avant de tourner les talons et de s'enfermer dans sa chambre le plus rapidement et silencieusement possible. Les membres encore tremblants, les pensées complètement chamboulées et tentant d'avaler à grand peine sa salive il voulut se jeter sur son lit pour se calmer mais il n'eut le temps de faire guère plus de trois pas qu'un corps féminin aux formes généreuses se colla à lui.
Avant de se poser la moindre question, il sentit – à l'instar d'une chaude paire de seins contre son torse – une bouche avide venir dévorer la sienne. La personne ayant apparemment décidée de ne pas le laisser respirer plus le fait que sa gorge soit encore serrée, il crut qu'il allait s'étouffer et au dernier moment, repoussa le corps à quelques centimètres de lui et prit une grande goulée d'air. Il s'essuya la bouche tout en reprenant une respiration quelque peu normale avant de se redresser et de fixer sa cousine, debout devant lui, les sourcils froncés.
Peut-être était-ce dû à l'obscurité qui faisait ressortir sa peau encore plus blanche qu'elle ne l'était, ou peut-être que ses cheveux paraissait encore plus noirs qu'à l'accoutumée, mais à nouveau, Harry vit s'imposer dans son esprit l'image de son infirmier, ayant ce sourire absolument horriblement séduisant accompagné de sa fossette au coin de ses lèvres.
« Harry, ça va ? »
Déglutissant avec difficulté, Harry hocha positivement la tête tout en contournant la jeune fille pour se laisser tomber sur son lit.
« Tu m'a surpris, désolé. Je… J'avais la tête autre part alors… »
Les yeux fermés, il ne put voir ce que fit la jeune fille mais il la sentit quelques secondes après s'asseoir à côté de lui sur son lit. Il frissonna en sentant une main câline parcourir son dos et ne put empêcher de faire un mouvement de gêne, que l'adolescente interpréta au contraire comme un mouvement de bien être. Elle se fit donc plus insistante dans ses caresses puis doucement vint embrasser l'espace entre ses deux omoplates.
Harry grimaça, le visage à moitié caché par son matelas et par ses bras. Il n'avait pas envie que Tora le touche, c'était dérangeant. Et cela ne faisait qu'accroître encore plus la panique dans laquelle il était. Il essaya alors de rassembler ses idées, tentant de faire fit des mains et des baisers de sa cousine sur son dos.
Tout d'abord, il ne comprenait absolument pas sa réaction du couloir. Il aurait du être gêné, ou au pire dégoûté. Il n'était pas gay ! Il n'aurait jamais dû éprouver ce qu'il avait éprouvé. Quand il y repensait, même encore maintenant après fait, il trouvait que l'étreinte dans laquelle étaient plongés les deux hommes avait été sensuelle, pire encore, excitante. Mais il n'aurait jamais du avoir une telle pensée, et encore moins avoir une putain d'érection devant cette scène, surtout concernant son parrain et l'homme qu'il considérait tout comme son deuxième.
Harry bougea sur le matelas, montrant son inconfort et retint un soupir d'agacement en sentant la jeune fille se mettre au dessus de lui à califourchon.
En fait, ce qui inquiétait Harry, c'était surtout le fait d'avoir pensé – et de penser encore maintenant – à son infirmier honni pendant qu'il ne pouvait s'empêcher de regarder son parrain et Remus se papouiller et faisant affluer en lui une chaleur qui avait été délicieuse dans la région de son bas-ventre.
C'était inquiétant…
Irrévocablement et horriblement inquiétant.
« Harry ? Tu es sûr que ça va ? Tu… T'es fatigué ? Tu préfère que je te laisse ? »
Harry avait été sur le point de dire oui mais au dernier moment se ravisa. S'il y avait un moyen d'oublier ce qui venait de se passer et d'avoir par la même occasion la preuve que tout ce qui venait de se passer était dû à la fatigue et non à ses hormones perturbées, c'était bien celui-ci.
Reprenant contenance, il se retourna donc face à la jeune fille, maintenant positionnée à califourchon sur son bassin et lui adressa un sourire d'excuse.
« Désolé, ça doit être l'alcool, je me sens un peu embrumé mais ça va, et je tiens à profiter de ta présence ici. »
Avec un sourire charmeur il attira le beau visage de la jeune fille à lui et l'embrassa langoureusement, caressant ses hanches avec insistance. Mais Harry n'arrivait pas à apprécier le moment. Il n'arrivait pas à embrasser sa cousine sans voir des flashs de son parrain et de Remus et pire encore, de Riddle. Il se força à oublier ces images, se focalisant sur les lèvres purpurines de Toradora, sur ses hanches fines, sur sa peau douce, sur sa poitrine qui se pressait de plus en plus contre lui et sur ses longs cheveux noirs qui lui chatouillaient le visage. Mais les cheveux de l'adolescente eurent l'effet inverse, hélas trop ressemblant à ceux de son père adoptif et à nouveau, Harry vit clairement dans sa tête Sirius et Remus s'embrasser fiévreusement.
Grimaçant, il rompit le baiser et ferma ses yeux avec force, se concentrant avec toute la volonté dont il était capable pour vider son esprit. Pendant ce temps, Tora avait embrassé quelques instants son cou et était maintenant en train de descendre sur son torse, s'amusant à titiller son nombril comme elle l'avait fait juste avant avec ses tétons. Mais la réceptivité d'Harry ne se faisait toujours pas ressentir. Néanmoins, refusant d'abandonner en si bon chemin, la jeune fille continua de descendre et retira le boxer de son cousin qui eut un sursaut de surprise. Apparemment trop concentré il n'avait pas fait attention à la progression de l'adolescente et il remercia mentalement le Dieu de la Luxure pour avoir conservée son érection, parce qu'il devait se l'avouer, ce n'aurait pas été Tora qui l'aurait fait bander.
A nouveau, Harry eut un léger sursaut et referma ses yeux en sentant la bouche de la jeune fille glisser avec douceur sur son sexe. Est-ce que c'était bon ? Il se retrouvait en cet instant incapable de le dire. Ses pensées trop paniquées et chamboulées l'empêchaient totalement de profiter de la situation. Il n'arrivait tout simplement pas à penser à autre chose, ou plutôt à quelqu'un d'autre que les trois hommes qui occupaient sans le savoir son esprit. Et il fut d'autant plus désespéré en sentant que les caresses buccales pourtant divines de Tora ne l'excitaient pas mais au contraire le faisaient débander.
Honteux, il pressa un peut plus les paupières de ses yeux lorsqu'il sentit la jeune fille se redresser, ne laissant plus que sa main autour de sa virilité qui devenait à chaque fois plus molle. Cette situation était affreusement gênante. Jamais encore Harry n'avait eut de problème avec son érection, que se soit d'ordre d'impuissance, d'excitation, de fatigue ou Dieu sait quoi encore. Et il pouvait clairement deviner l'air perplexe et presque vexé de sa cousine, chose qu'il comprenait parfaitement.
« Harry… ? »
« Continue. »
Sans rouvrir les yeux il avait appuyé sur la tête de sa cousine vers son membre pour que celle-ci le reprenne en bouche. Il n'allait certainement pas se faire passer pour un impuissant et vexé l'adolescente. Harry fut donc contraint – pour la bonne cause se dit-il – de laisser ses pensées vagabonder librement dans sa tête. Il revoyait à toute vitesse la scène entre son parrain et Remus et c'est avec une sorte de soulagement désespéré et paniqué qu'il sentit le sang pulser vers son sexe. Et d'après les mouvements et coups de langues plus rapides et sensuels de Tora, qui semblait avoir reprit toute confiance en elle, elle s'en était aussi aperçue. Et là, Harry pouvait dire que c'était bon. Les images dans sa tête se succédaient avec toujours plus de rapidité et il se surprit même à s'imaginer la suite de cette petite scène dont il n'avait pas été témoin, laissant échapper un souffle rauque en se rendant compte que c'était sans aucun doute exactement ce qui était en train de se passer dans la pièce d'à côté.
Mais ce qui le fit hoqueter de plaisir en sentant les premières vibrations de son membre ne fut pas sa fertile imagination mettant en scène les deux hommes qu'il pouvait presque entendre gémir de là ou il était, mais le visage d'un Tom Riddle souriant narquoisement et creusant une petite fossette sur sa joue. Sans s'en rendre compte, Harry commença à onduler son bassin tout contre la bouche de Tora et l'une de ses mains se perdit dans sa longue chevelure ébène, massant avec passion la racine des cheveux qu'il se mit bientôt à serrer entre ses doigts. A tout instant, il pensait à s'arrêter là dans ses délires malsains et profiter comme il l'avait fait tellement de fois de la jeune fille en ne pensant qu'a elle, mais tout au fond de lui, il n'en avait absolument pas envie. C'était vraiment trop bon de penser à cet homme dans un moment comme celui-ci.
Brièvement, Harry se revit un peu plus tôt dans la journée, acculer face au mur et l'infirmier derrière lui, susurrant à son oreille et c'est en imaginant ses mains aux longs doigts blancs se refermer sur ses hanches pour attirer son bassin à lui qu'il jouit dans une violente convulsion dans la bouche de sa cousine. Laissant immédiatement retomber ses hanches sur le matelas, il expira longuement dans un souffle de bien-être avant de sentir un brusque enserrement au niveau de sa poitrine et de son ventre. Il déglutit péniblement tandis que toute sa conscience et sa raison le frappaient de plein fouet.
Sans se soucier de sa cousine, Harry se glissa sous sa couette et se mit dans la position du fœtus, les yeux douloureusement fermés.
« Harry ? »
« Tora s'il te plaît… J'ai besoin d'être seul. »
Un court silence suivit cette réplique avant que l'adolescente ne s'exclame :
« Pardon ! Et tu me dis ça maintenant ? »
« Je suis désolé… »
Comprenant qu'elle n'aurait pas plus d'explications, Toradora se releva du lit et, après avoir lancé un « tu fais chier » énervé elle claqua la porte de la chambre. Harry n'en fut pas soulagé pour autant. Il se sentait mal, vraiment très mal. Et s'il y réfléchissait c'était bien la première fois de sa vie qu'il ressentait ce genre de sentiments. Il ne savait pas bien lequel dominait les autres. Peut être la culpabilité, ou bien surement la panique, à moins que se ne soit le dégoût, ou encore la totale incompréhension. Le fait est qu'il se sentait mal à tel point qu'il avait l'impression que les organes de son ventre se nouaient entre eux.
Cette nuit-là, Harry ne trouva pas le sommeil, ni la nuit suivante, et encore celle d'après, d'autant plus que Draco était resté chez les Potter pour la fin du week-end. Si au début Harry s'était dit que ça pourrait lui changer les idées, il s'était vite aperçu que ça ne serait pas le cas et plus le week-end passait et se rapprochait du Lundi, plus Harry se sentait mal.
Il n'avait pas put regarder son parrain et Remus dans les yeux après cela, idem pou Tora dont il avait l'impression de l'avoir salie. La jeune fille avait bien essayé de savoir ce qui avait autant perturbé son cousin, mais il avait à chaque fois coupé net à ses questions et était résolument décidé à n'en parler à personne, rabrouant aussi son meilleur ami, ainsi que Zoé et sa mère qui s'était rapidement aperçue que quelque chose n'allait pas.
Son mal-être se calma quelque peu au départ de Sirius, Remus et leur fille. Différant de son habitude, il ne s'attarda pas en haut de l'allée du petit jardin et se contenta de très brèves embrassades et étreintes avant de se renfermer comme il l'avait fait de presque tout son week-end dans sa chambre.
HPTRHPTRHPTR
Allongé dans son lit, les yeux fixant le cadran de son horloge qui indiquait 4H32, Harry repensait à son week-end riche en émotions. Pour la énième fois, il soupira. C'était inutile qu'il continue à se voiler la face : il s'était fait sucer en pensant à Riddle, pas en pensant seulement à son sourire pour le transfiguré sur le visage de sa cousine, pas en pensant uniquement à sa peau blanche qu'il pouvait assimiler à Tora, non, il n'avait pensé qu'à lui et avait joui en l'imaginant poser ses mains sur lui.
Il devait aussi arrêter de se voiler la face en pensant que ce qu'il ressentait pour Riddle était de l'envie (nda : ici, la jalousie), car ce n'était ni plus ni moins que du désir, ou plutôt de l'attirance. Oui, Riddle était beau, séduisant et avait tout pour plaire et Harry se retrouvait maintenant à fantasmer sur lui, comme toutes ces poufiasses de l'école.
Harry se passa une main lasse sur le visage et se frotta énergiquement les yeux. Il était littéralement exténué mais pourtant, cela faisait trois nuits de suite qu'il ne parvenait pas à s'endormir. Dire qu'il avait l'impression d'être plongé dans un épais brouillard était un euphémisme. Il se demandait vraiment comment il allait faire le lendemain pour suivre ses cours, passer sa visite médicale et son entraînement de basket qui allait débuter, programmé par Mme Bibine. Surtout, il se demandait comment allait se passer sa visite médicale, il n'avait absolument aucune envie de se retrouver en tête à tête avec l'infirmier, pas après ce qui s'était passé Vendredi soir !
HPTRHPTRHPTR
Assis dans le bus scolaire, sa tête ballotant contre la vitre du véhicule, Harry se disait que tout compte fait il aurait dû accepter la proposition de sa mère qui était de rester à la maison se reposer. Il était tellement fatigué que même cligner des yeux lui semblait être un effort surhumain. Cette nuit, il était finalement parvenu à s'endormir, ou plutôt à somnoler durant trois petites heures et le fait de ne pas pouvoir mettre ses lentilles n'avaient fait qu'aggraver son irritabilité.
Lorsque Pansy et Theo vinrent prendre place à côté de lui et lui parler, il voulut à nouveau retourner dans le passé et accepter de rester à la maison. Pourquoi avait-il été contre déjà ? Ah oui, il n'avait pas voulu passer la journée chez lui à ruminer, ruminer et encore ruminer et avait préféré bouger et voir du monde. A moins qu'inconsciemment il avait tout simplement voulu aller à l'infirmerie pour voir Riddle.
Harry secoua la tête, lui donnant le tournis. Il nourrissait peut-être une quelconque attirance pour lui mais il n'en était pas au stade de vouloir le voir, lui parler et passer du temps avec lui. Il n'était pas amoureux que diable !
« Harry ? Tu m'écoute ? »
« Hmhm. »
« Qu'est-ce que tu as ? T'as l'air crevé. » Fit Pansy en se penchant sur lui.
« Hmm. »
« Quel vocabulaire ultradéveloppé. » Se moqua gentiment Theodore. « T'as fais la fête tout le week-end ou quoi ? »
« Hm. »
Theo et Pansy se regardèrent, perplexe puis décidèrent de laisser leur ami tranquille, du moins jusqu'à ce qu'il se réveille complètement. Mais ce ne fut bien évidemment pas le cas. Une fois arrivé dans l'enceinte du lycée, Harry se traîna tel un zombie jusqu'à son casier et de façon automatique il mit dans son sac quelques livres et cahiers dont il n'avait pas prit la peine de voir l'intitulé. Hissant avec difficulté son sac sur son épaule il s'était dirigé de sa même démarche de zombie jusque devant leur classe de Maths, attirant le regard perplexe et certain inquiet de ses camarades.
« Harry, tu as vu la tête que tu tire depuis Samedi ? Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ? » Demanda Draco, un pli entre ses deux yeux gris.
« Je souffre de… D'insomnie. »
Inquiet, Draco passa sa main devant les yeux d'Harry et fronça les sourcils en voyant qu'ils restaient obstinément fixés dans le vague, vitreux.
« Tu n'as pas dormit non plus cette nuit ? »
« Non… »
« Tu devrais aller à l'infirmerie. »
Harry ne répondit pas, restant adossé mollement contre le mur. Il réfléchissait comme il pouvait sur la proposition de son ami. Aller à l'infirmerie…
« T'es d'accord ? »
Le brun haussa les épaules.
« Ou alors tu es prêt à endurer un cours de Snape(…) »
Draco n'eut même pas terminé sa phrase qu'Harry partait déjà vers l'infirmerie. Souriant légèrement, Draco le suivit et ce fut lui qui frappa à la porte, en tête d'expliquer le problème d'Harry, redoutant qu'il ne puisse le faire lui-même.
Lorsque Riddle ouvrit la porte, son visage toujours aussi blanc et parfait, ses lèvres toujours aussi pleines et rouges, ses cheveux toujours aussi noirs et ses yeux de la même couleur, luisant, Harry sentit quelque chose grouiller dans son ventre et il resta bêtement à le fixer, tandis que celui-ci écoutait attentivement les paroles de Draco qu'Harry n'entendait pas.
D'un air absent, il vit l'homme les faire entrer tout deux, écrire rapidement quelque chose sur un bout de papier et le donner au blond qui partit après avoir salué Harry. Celui-ci eut à nouveau une étrange sensation dans le creux de l'estomac lorsqu'il constata qu'ils étaient seuls dans l'infirmerie.
« Cela fait trois nuits de suite que vous n'avez pas dormi Potter ? »
Harry ferma fortement ses yeux, dans une vaine tentative d'y voir plus claire en les rouvrant avant de reporter son regard sur l'homme.
« Oui… Heu non, j'ai dormi un peu cette nuit. »
« Vous avez plutôt somnolé il me semble. Asseyez-vous. »
D'un geste de la tête, l'adulte montra la table d'auscultation et Harry s'y hissa, s'affaissant sur lui-même, incapable de se tenir droit. Riddle revint se poster devant lui, sa mini lampe à la main et lui demanda d'ouvrir en grand les yeux, chose qui s'avéra particulièrement difficile. Durant quelques secondes, Riddle lui envoya le faisceau lumineux dans les yeux et observa attentivement avant de passer à ses cernes foncés.
« Vous avez fait la fête tout le week-end ou quoi ? »
« Non… »
« Vous êtes tellement fatigué que vous vous retrouvez incapable de parler plus que ça… Ça promet. Vous pouvez au moins m'expliquer la cause de votre insomnie ? »
Ma cousine m'a sucé et j'ai pensé à vous pensa Harry. Il n'allait décidément pas lui dire ça, mais alors qu'est-ce qu'il pouvait inventer ?
« Bien, vous êtes encore capable d'être ironique malgré votre état laborieux, c'est une bonne chose. » Déclara Riddle en se dirigeant vers une petite armoire à pharmacie.
Quelques longues secondes furent nécessaires à Harry pour qu'il comprenne qu'il venait de parler à voix haute. Seigneur Dieu, il ne s'en était même pas aperçu ! Heureusement pour lui, Riddle semblait avoir prit ça pour une de ses nombreuses répliques acerbes.
« Tenez, prenez ça. » Lui dit l'homme en lui tendant un verre d'eau ainsi que deux cachets blancs qu'Harry inspecta d'un coup d'œil.
« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il d'une voix endormie.
« Ça vous permettra de dormir. Mais mettez-y un peu du votre, je suis sûr que vous pouvez mettre de côté vos petits problèmes d'adolescents le temps d'une journée pour dormir. Je vais vous faire un mot et vous allez rentrer chez vous. »
« Rentrer chez moi ? »
« Oui, ça risque d'être plus facile pour vous reposer. » Répondit Riddle comme s'il s'adressait à un gamin de cinq ans, ce qui était à peut prêt l'âge mental d'Harry en ce moment, la fatigue le submergeant totalement.
« Si j'avais envie de rester chez moi c'est ce que j'aurais fais. » Protesta-t-il avant d'avaler les cachets.
« Vous n'avez pas envie de rentrer chez vous ? »
L'infirmier semblait perplexe, et il le fut encore plus lorsqu'il vit l'adolescent hocher la tête en signe de dénégation.
« Très bien, dans ce cas… » Contournant la table d'auscultation, Riddle ouvrit une porte attenante et fit signe à Harry de le suivre.
Ce n'était pas la première fois qu'Harry entrait dans cette pièce. A chaque fois qu'il se blessait – généralement à cause du basket – Mme Pomfrey l'installait confortablement dans un des quatre lits de la pièce et le laissait se remettre de ses blessures. Or, aujourd'hui il y entrait pour dormir, c'était assez bizarre, d'autant plus que c'était Riddle qui l'y menait. D'un regard absent, il vit l'infirmier vérifier la température du radiateur, glisser un peu la molette avant de découvrir un des lits.
« Vous allez vous reposez quelques heures. Mais si après le déjeuner vous ne vous sentez toujours pas en forme vous devrez rentrer chez vous. »
Harry acquiesça et s'avança vers le lit. Assez maladroitement il essaya de retirer ses chaussures seulement avec ses pieds mais perdit l'équilibre et s'accrocha à la première chose disponible près de lui : le bras de Riddle. Au contact, Harry se raidit immédiatement alors que l'homme ne fit aucun mouvement. Mais Harry pouvait sentir son regard lui brûler la nuque, ce qui le déstabilisa davantage. Néanmoins, même en ayant récupérer son équilibre, il ne lâcha pas le bras de l'infirmier et alla même jusqu'à le presser un peu plus. Il trouvait agréable de sentir sous ses doigts le poignet fin mais viril de l'homme et il se surprit à vouloir le toucher sous la longue manche de la blouse. Bien évidemment, il n'en fit rien, relâchant simplement l'homme avant de s'installer dans le lit et de rabattre les couvertures sur lui.
Le dos tourné, Harry ne vit pas Riddle quitter la pièce, mais il l'entendit et il soupira en fermant les yeux, tellement fatigué qu'il ne put se battre contre la pensée qu'il aurait voulu que l'homme reste présent. Avec bonheur, il sentit la familière brume de sommeil envahir son esprit et l'engourdir alors que toutes ses pensées se transformaient peu à peu en des pensées de moins en moins réelles et cohérentes. Et enfin, il réussit à s'endormir, ne pouvant même plus analyser la moindre image qui lui passait dans la tête.
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Lorsqu'une main secoua doucement Harry, ce fut avec délice qu'il ouvrit les yeux. Il sentait qu'il n'avait pas dormit bien longtemps mais ces quelques heures lui avaient fait un bien fou et l'avaient plongé dans un sommeil vraiment très profond. Aussi, lorsqu'il bougea dans le lit il se sentit déjà moins absent et il lança un regard à l'homme qui posait un plateau sur une petite table roulante qu'il lui amena.
« Je vois que les médicaments que je vous ai donnés ont fait leur effet. Il est 14 heures. » Répondit Riddle à la question muette de l'adolescent. « J'ai tout de même dû vous réveillez pour que vous avaliez quelque chose. A quelle heure finissez-vous Potter ? »
« Heu… 15 heures. » Balbutia Harry qui tentait de rassembler ses idées.
L'homme haussa les sourcils alors qu'il regardait Harry boire quelques gorgées de jus d'orange.
« Donc ça n'a servit absolument à rien que vous restiez ici. La prochaine fois vous feriez ce que je vous dis et rentrerez chez vous. »
« C'est les cours que je termine à 15 heures. J'ai basket après, jusqu'à… Heu, 17 heures. »
« Ah oui, parce que vous comptez aller jouer au basket pendant deux heures dans votre état ? » Fit sarcastiquement Riddle.
« Je me sens mieux, j'ai réussi à dormir. « Rétorqua Harry.
« Oui, pendant 3 heures. Vous avez au moins besoin d'une journée entière de repos. Alors après votre repas je ferais votre visite médicale puis vous rentrerez chez vous et je ne veux pas vous revoir dans l'enceinte du lycée avant Mercredi. »
Harry soupira, contrarié avant de reposer sa fourchette.
« Ça ne sert à rien, je n'arrive pas à dormir chez moi. »
« Et bien allez à la pharmacie et prenez des somnifères. »
« Je ne veux pas être chez moi. Même avec des médocs je sais parfaitement que je ne me reposerai pas. Je me suis plus reposé ici en trois heures que chez moi en trois nuits. »
« Que voulez-vous que je vous dise ? Allez chez un ami, ou chez une des filles qui sont à vos pieds, ça ne devrait pas être si difficile que ça. » Répliqua l'infirmier d'un ton cinglant.
« Je doute que je puisse vraiment me reposer chez une fille. »
« Faites comme vous voulez. Terminez votre repas, je vous attends à côté. »
L'homme sortit de la pièce et referma la porte sur lui. Sans grande conviction, Harry reprit sa fourchette et recommença à manger tout en pensant à l'infirmier. A la désagréable boule dans l'estomac qu'il ressentait quand il le voyait, à la sensation de légèreté qu'il éprouvait lorsqu'il osait le détailler du regard et pire encore, aux picotements qui parcouraient sa peau quand ils se touchaient ou qu'ils étaient relativement proches.
Lorsqu'il eut terminé son repas, Harry remit ses chaussures – sans perdre son équilibre – et sortit de la petite salle chauffée. Dans la pièce principale, la lumière blanche qui passait à travers la fenêtre le fit papillonner des paupières quelques secondes. Il prit place sur la chaise devant le petit bureau et attendit que Riddle prenne place en face de lui pour commencer son interrogatoire.
Une fois installé, l'adulte prit un dossier posé sur une pile de papiers, l'ouvrit et inscrivit quelques chose avant de lever la tête vers l'adolescent.
« Depuis quel âge avez-vous votre sperme ? »
La question posée de façon aussi directe déstabilisa quelque peu Harry qui se racla la gorge avant de répondre.
« Depuis mes 13 ans. »
« Est-ce que vous éjaculez à chaque fois que vous avez un rapport ou que vous vous masturbez ? »
« Heu… Oui. »
« Et à quelle fréquence le faites-vous ? »
Harry ne savait pas s'il était encore fatigué au point de ne pas comprendre la question ou bien si Riddle lui avait réellement demander à quelle fréquence il se masturbait, quoi qu'il en soit, il sentit bien malgré lui ses joues prendre quelques couleurs.
« A quelle fréquence je fais quoi ? »
« A quelle fréquence vous vous masturbez. » Répondit l'adulte en levant les yeux au ciel.
« Heu… Je ne vois pas en quoi c'est important. »
« Potter, si je vous pose la question c'est que ça l'est. Alors ? »
Harry haussa les épaules en réfléchissant rapidement.
« Bah, peut-être… Deux fois par semaine, ou toutes les deux semaines ou pas du tout je n'en sais rien. Ça dépend et puis en même temps je ne les compte pas. »
« Deux fois toutes les deux semaines ou pas du tout ? » Demanda Riddle en haussant un sourcil.
« Ben… Oui ? »
Pourquoi le regardait-il comme ça ? C'était quoi le truc ? Il ne se masturbait pas assez souvent ? Ou trop souvent contrairement aux autres ? Une pensée lui vint en tête et il se mordit la lèvre inférieur, sans cesser de fixer l'infirmier en se demandant combien de fois par semaine le faisait-il lui.
« Vous avez une petite amie que vous ne voulez pas tromper même avec votre main? »
« … C'est médical ? »
« C'est juste que je me demande pourquoi vous le faites si peu. »
« Pourquoi, vous vous le faites beaucoup plus ? »
Riddle eut un léger rictus alors qu'Harry se maudit intérieurement. Il n'avait pas eut la moindre intention de poser cette question, et pourtant elle avait franchit ses lèvres toute seule.
« Depuis combien de temps êtes-vous sexuellement actif ? »
Harry se renfrogna. D'accord il avait posé la question sans le vouloir mais une fois qu'elle était posée il aurait tout de même put y répondre que diable.
« Deux ans et demi. »
A nouveau, l'infirmier s'arrêta d'écrire sur la fiche pour lever un regard perplexe vers le jeune homme.
« Vous avez perdu votre virginité à treize ans et demi ? »
« Oui et alors ? »
« C'est jeune. »
« Pourquoi, vous vous l'avez perdu à quel âge ? »
Cette fois-ci la question était bel et bien volontaire et Harry le mettait au défi d'y répondre.
« Moi ? » Demanda l'infirmier avec un sourire étonné. « Je suis puceau. »
Harry tiqua et fronça les sourcils. Cet imbécile était en train de se foutre de lui. C'était impossible qu'il soit encore puceau, il devait avoir au moins vingt-trois ans !
« Vous vous fichez de moi ? »
« Oui. Quelle est le moyen de contraception que vous utilisez généralement avec vos partenaires ? »
Le brun eut du mal à répondre à cette question, à la fois parce qu'il pensait toujours à la réponse foireuse de la question précédente mais aussi parce qu'autant qu'il se rappelait, il n'utilisait pratiquement jamais de moyens de contraception.
« Quand j'en utilises des capotes. »
« Quand vous en utilisez ? » Répéta Riddle.
« J'aime pas trop ça, et puis je n'en ai pas toujours sous la main. »
« Vous êtes vraiment un idiot ! »
Cette fois-ci, toute marque d'amusement s'était retirée du beau visage de l'infirmier et il semblait réellement irrité.
« Est-ce qu'à chaque fois que vous couchez avec une fille vous avez sous le nez leur fiche médicale qui vous prouve bel et bien qu'elles sont cleans ? »
« Non mais(…) »
« Alors vous êtes un idiot doublé d'un imbécile irrécupérable ! »
Harry se renfrogna et leva les yeux au ciel. Non mais pour qui se prenait ce type, pour son père ! Il faisait ce qu'il voulait et s'il n'avait pas envie d'utiliser de préservatif il n'en utilisait pas, (Nda : exemple à ne vraiment pas suivre, Harry est un cas particulier -_-) ce n'était certainement pas ce cafard qui allait l'y obligé !
« Déshabillez-vous. »
« Hein ! »
Plongé dans ses pensées, Harry avait sursauté en entendant l'ordre de l'infirmier.
« Il faut vous peser et vous mesurez donc, retirez-moi vos vêtements. »
Harry n'avait plus du tout penser à cet inconvénient de la visité médical. Il n'avait seulement songé qu'aux questions et remarques acerbes qu'il allait subir, mais se dévêtir devant Riddle semblait en ce moment même bien pire.
Sachant qu'il n'avait là pas le choix, il se releva et commença à retirer son sweat et son tee-shirt dans des gestes lents tandis que l'homme préparait la balance. Il eut une hésitation lorsque ses doigts se posèrent sur le bouton de son jean puis, tout aussi lentement, il le déboutonna, abaissa la braguette et le retira. Sans un regard pour l'infirmier, Harry s'avança et monta sur la balance froide qui le fit frissonner. Il attendit que les chiffres se stabilisent et crut sentir un très léger défaut dans le battement de son cœur en sentant Riddle le frôler lorsque celui-ci se pencha pour voir les chiffres.
« Le poids à l'air d'être correct. On va vous mesurez maintenant. »
Acquiesçant, Harry descendit de la balance et se positionna dos contre le mur sous le mètre. L'infirmier se mit devant lui afin de régler le mètre et il se retrouva la poitrine devant le regard d'Harry, tellement près que celui-ci sentit une forte effluve sucrée qu'il n'aurait peut-être pas put s'empêcher de gouter si l'homme ne s'était pas reculé.
« 65 kilos pour 1m76, c'est parfait. »
Ses yeux fixant un coin de la pièce, Harry ne vit pas le regard de l'homme glisser sur lui et quand il voulut se rhabillez, Riddle l'arrêta et lui demanda de s'asseoir sur la table d'auscultation. Le jeune homme fronça les sourcils, ne se rappelant pas ce moment de la visite médicale de Cho mais il s'assit tout de même alors que Riddle s'avançait vers lui, ajustant un stéthoscope sur ses oreilles. Devinant logiquement la suite Harry bomba un peu son torse et il eut un léger frisson lorsque le rond de métal fut posé sur sa peau. Sous la demande de l'infirmier, Harry respira bien fort tandis que l'homme écoutait son cœur.
L'adolescent eut un brusque sursaut lorsqu'il sentit le métal frôler puis se poser sur l'un de ses tétons. Sur le coup, il n'eut plus besoin de se forcer à respirer fort car son souffle s'accéléra naturellement. Harry était mal à l'aise. Le regard de Riddle qu'il sentait posé sur lui le brûlait et il trouvait qu'il s'attardait un peu trop sur cette partie de son torse. Lorsqu'enfin l'homme retira le stéthoscope de sa poitrine, Harry ne put s'empêcher de baisser le regard et il adopta une mine déconfite en s'apercevant que son téton avait clairement durci. Il préféra néanmoins mettre cette réaction sous l'effet du froid et quand il releva la tête, il lança un regard noir à Riddle qui lui, le regardait d'un air amusé.
Il est en train de se foutre de moi, songea Harry. Il sait que je suis complètement perturbé et il s'en sert !
Harry descendit de la table et se rhabilla rapidement, n'osant regarder l'homme en face de lui puis, une fois revêtit, il se rassit et la visite médical se termina par l'habituel vérification de l'ouïe et de la vue.
« Vous avez une très mauvaise vue. »
« Oui je sais, c'es pas la peine de me le faire remarquer. » S'emporta Harry. Il détestait lorsqu'on faisait allusion à sa vue pitoyable.
« Et pourquoi ne portez-vous pas vos lentilles aujourd'hui ? »
« Trop fatigué pour les mettre. »
« Vous n'avez pas de lunettes ? »
« Non. »
« Il faudrait songer à en acheter, c'est bien pratique dans certains cas, comme celui-ci. »
Harry haussa les épaules. Ce que Riddle lui disait à propos des lunettes lui était complètement inintéressant. Il en avait une paire mais hors de question qu'il ne la porte. Il préférait voir très flou toute la journée, même si c'était vraiment frustrant certaines fois…
Pour terminer, Riddle écrivit de son écriture incompréhensible – il se prenait pour un toubib ou quoi ? – ses dernières notes dans le dossier du jeune homme, tamponna une case dans son carnet de santé et le lui rendit.
« Vous pouvez y aller. Et demain vous restez chez vous pour vous reposer. »
Pour toute réponse, Harry soupira en se relevant.
« Ce n'est pas logique que vous préférez venir au lycée que restez chez vous. Si le problème est que vous avez pensez à moi alors que votre cousine vous faisait une fellation, vous devriez vouloir m'éviter au maximum. »
Harry lança un regard à Riddle, les sourcils froncés en méditant là dessus. Il fallait dire qu'il avait raison. Mais pour une raison inconnue, Harry préférait voir Riddle que de ressasser bien malgré lui ce week-end tendu. C'était totalement illogique, il devrait se trouver encore plus mal devant l'homme, or il n'en était rien. Le voir le mettait toujours en pétard, mais quelque part ça le soulageait de se trouver dans la même pièce que lui, comme si sa présence le rassurait.
Sentant la migraine poindre son nez, Harry ferma les yeux et se passa une main sur le visage en soupirant.
« Comme vous l'avez dis tout à l'heure, c'était une réplique ironique. Rien de plus. » Eluda Harry.
« Ça c'est passé dans votre chambre ? »
« Quoi ? » Fit Harry sans comprendre. »
« Lorsque votre cousine vous à turluter, c'était dans votre chambre ? »
« … Heu, je viens de dire que(…) »
« Parce que ça pourrait expliquer pourquoi vous n'arrivez pas à dormir. Vous revoyez sans cesse ce qu'il s'est passé. Vous n'avez pas une autre chambre ou dormir ? »
« Je viens de vous dire que j'avais dis ça ironiquement. »
« Pourtant ça me parait bien plausible comme situation. »
« Vous vous fichez de moi ? » S'exclama Harry qui sentait la colère monter en lui.
« Non, pas cette fois. Il n'empêche que je ne trouve toujours pas ça logique que vous préférez me voir que de rester chez vous… »
« … Mais(…) »
« Vous préférez me voir que de repenser à ce qu'il s'est passé ce week-end ? Faites attention, vous n'allez pas tarder à tomber amoureux de moi. » Fit Riddle en ricanant.
« Oh, ça y'a pas de risques : JE VOUS HAIS ! » S'écria l'adolescent avant de s'arrêter brusquement.
« Ne dit-on pas que la limite entre l'amour et la haine est très mince ? » Murmura l'homme en souriant, sa fossette apparaissant.
Mais Harry ne fit pas plus attention à ce sourire qu'à cette phrase. Il regardait comme totalement sonné l'homme en face de lui, une vague glacée s'infiltrant en lui. Lorsqu'il avait dit à Riddle qu'il le haïssait, il avait sentit sa main le démanger et il l'avait serré pour résister à l'envie irrépressible de le frapper, mais à ce moment-là, l'envie qui l'avait submergée n'était pas – n'était plus – celle de le frapper mais celle, dont la vision lui avait retournée l'estomac, de l'embrasser. Enervé, debout devant lui, il s'était vu franchir les quelques pas qui les séparaient et poser ses lèvres sur les siennes de façons brusque et le pire c'est que dans cette brève vision, il avait aimé l'embrassé.
« Je… Je… il, il faut que j'y aille. » Bredouilla Harry avant de tourner les talons et de sortir en catastrophe de l'infirmerie sous le regard perplexe de Riddle.
