Discraimer : Le manga et les personnages appartiennent à Masami Kurumada
Rating : K
Remerciements : A vous toutes pour vos reviews, fav' et follows et à ma béta pour corriger toutes les fautes que je laisse trainer dans mes textes.
Hm bonjour ! ^^'
Oui oui, je sais, ça fait longtemps (déjà cinq mois !). Bon, vous avez du remarquer que je ne suis pas morte, que je n'avais pas abandonné . non plus, mais je vais me passer de toute excuse dont vous vous fichez de toute façon. Pardonnez-moi juste d'avoir mis autant de temps à paraître ce nouveau chapitre.
Donc me revoilà pour un nouvel OS, Asgardien cette fois-ci. Je tiens juste à vous prévenir qu'à partir de maintenant, je ne publierai plus qu'un chapitre de cette série par mois. Mais que je vous autorise en contrepartie à me botter le c** par PM si vous ne le voyez pas arriver à la fin de chaque mois X).
Bon, maintenant que ce message est passé, bonne lecture !
Les liens du sang.
Dans un ancien château, perdu au royaume d'Asgard, plusieurs enfants jouaient sous un rare soleil d'été, dans une grande cour pavée. Quand soudain l'un d'entre eux arrêta sa course, une vive douleur s'étant fait sentir dans sa main droite. Hoquetant de douleur, le jeune enfant à la chevelure bleu glacier porta à son regard sa main et l'observa, à travers le brouillard des larmes qui commençaient à voiler sa vision.
Respirant fortement pour se calmer, ce qu'il vit sur sa paume ne le surprit même pas, alors que la douleur commençait déjà à refluer. Il n'y avait rien sur sa peau lisse, aucune marque de blessure, et pourtant c'est comme si quelque chose venait de le mordre. Reprenant sa course en séchant du revers du poing ses larmes, il oublia bien vite ce fait étrange. Après tout il avait l'habitude.
A quelques kilomètres du château à peine, un autre enfant du même âge, en tout point semblable à celui précédemment cité observait la bile au ventre sa main ensanglantée. La tête le tournant, il maudit le stupide canidé qui l'avait mordu, alors qu'il cherchait juste à le caresser.
Plusieurs années plus tard :
L'air d'été était relativement chaud en cette période de l'année sur les plaines d'Asgard. Le soleil se couchait au loin quand les hommes des villages rentrèrent chez eux, fourbus de leur journée de labeur. Seule la saison d'été permettait à ces hommes de travailler la terre, et même si leur survie provenait principalement du commerce avec les pays voisins, il n'empêchait que ces fiers hommes ne cherchaient à dépendre de personne. Ainsi dès le début des beaux jours, quand la neige fondait sur les terres plus au sud, l'on voyait migrer hommes et femmes vers des campements de fortune, là où les terres étaient les plus fertiles.
L'Asgardien aidait alors la nature à se remettre de la petite mort de l'hiver, et au fil de la saison stockait une partie des denrées nécessaires à sa survie, le plus dont il était capable. Les jeunes enfants prêtaient aussi main forte aux adultes : leurs pères, frères et oncles.
C'est ainsi que le jeune Bud, âgé de presque dix ans, se retrouvait depuis près d'un mois levé aux aurores, pour suivre sa famille adoptive aux champs, où une rude journée l'attendait. Ce n'est qu'au moment où le soleil, descendant, se perdait entre les arbres qu'il s'accordait un bref soupir de contentement, alors que déjà les adultes allaient ranger pelles, pioches et autres objets de labour.
Le dos en miettes, des crampes dans tout le corps, c'est avec fatigue qu'il se traina jusqu'à la petite cabane du campement où il vivait depuis la saison chaude. Le voyant rentrer, sa mère adoptive lui tendit silencieusement son assiette de viande et de légumes, inquiète pour le petit. Avalant plus que ne dégustant la nourriture, Bud alla vite se coucher dans l'inconfortable lit de paille qui était ici le sien, tombant dans les bras de Morphée dès qu'il se lova dans le creux formé par son corps au fil du temps.
Ce fut son père qui, comme d'habitude, le réveilla le lendemain, légèrement inquiet lui aussi de l'état de santé du petit. Car celui-ci qui semblait cette année étrangement plus mort que vif, alors qu'il participait sans problèmes et activement aux travaux des champs depuis deux ans avec sa famille.
Soupirant et accrochant son oreiller de ses mains, le petit rechigna pendant une bonne minute à se lever, avant d'emboiter le pas à l'homme autoritaire qui l'avait élevé. Dans son cœur, une rage sourde s'élevait, comme à chaque réveil, à la pensée de son jumeau qui devait encore dormir dans des draps de soie, alors que lui trimait toute la journée aux champs.
Et le pire était toutes ces douleurs qui le transperçaient à longueur de journée, qui l'épuisait sans qu'il n'en comprenne l'origine.
..ooOoo..
Au contraire de ce que pensait son jumeau, Syd était lui-même déjà réveillé en ce matin, dans un état proche, voire pire, que celui de l'enfant abandonné. Son père considérant qu'il allait bientôt devenir un homme, il l'avait fait écuyer et depuis quelques semaines déjà, son existence se résumait aux corvées imposées par son nouveau statut et à l'entrainement. Et c'est ce deuxième point qui le fatiguait le plus. Plusieurs meurtrissures étaient apparues sur sa peau encore jeune et délicate, et même si c'était le lot de chacun, le jeune garçon voyait sa peau de neige se parer de trop de bleu à son goût.
En une parfaite imitation de son jumeau à des kilomètres de là, soupirant et accrochant son oreiller de ses mains, le petit rechigna, et ce pendant une bonne minute à se lever, avant d'emboiter le pas au chevalier qu'il devait seconder.
La journée des jumeaux se passa sous la chaleur du soleil, qui rendait de plus bien difficiles leurs besognes respectives. Quand soudain, en plein combat, Syd se fit toucher près des côtes, ce qui lui coupa le souffle pendant plusieurs secondes et le fit tomber à terre. Le temps de se remettre, son adversaire lui plantait déjà sous la gorge son épée d'entrainement, il était vaincu.
Dans les champs, un homme se précipitait auprès d'un jeune garçon tombé pour une raison inconnue à terre, et qui semblait ne pas se relever. Arrivant auprès du jeune Bud, il croisa ses yeux affolés et, avant d'avoir pu poser la moindre question, le vit se relever sans explications, les joues rouges de honte.
Bud n'en revenait toujours pas. Écoutant d'une oreille distraite son oncle lui demander ce qu'il avait, il se passa la main sur le cœur. La douleur qu'il avait ressentie et qui l'avait littéralement assommé en ce jour n'était pas normale, il en était certain. Son cœur tambourinait de la frayeur qu'il avait eu, et à un moment le gamin en eut la nausée. Se concentrant sur sa respiration, il évacua toute trace de peur en lui et se fit violence pour ne pas éclater de rage devant les autres. Se savoir si faible l'écœurait profondément, alors qu'il souhaitait et ce depuis sa rencontre avec Syd devenir le plus fort des deux, pouvoir le surpasser pour prouver lequel valait le plus entre les deux. Ravalant sa colère envers lui-même, il prit la petite faux qui était la sienne entre ses mains et coupa les épis de blé dur, se promettant de s'entrainer bien plus durement cet hiver pour surpasser cette étrange faiblesse qui le prenait depuis quelques temps.
Ne se doutant pas un seul instant de la cause de cet affaiblissement, le jeune homme continua de grandir, lié par sa gémellité à Syd. Ce n'est que bien des années après, alors qu'il venait de devenir Bud d'Alcor, de l'étoile Zeta prime, qu'il eut une réponse à ces questions qui le hantèrent toute son enfance.
Alors qu'il observait dans l'ombre Syd s'entrainer avec Thor, celui-ci toucha violement son jumeau à la joue, le faisant saigner. C'était bien la première fois que Bud voyait le guerrier de Mizar se faire toucher et la douleur qu'il reçut en retour le laissa sans voix. Après plusieurs secondes d'incompréhension, alors que Syd retournait une offensive contre son adversaire, Bud se reprit. Ainsi c'était les blessures de son jumeau qui le faisait tant souffrir. L'information mit du temps à se faire une place dans son cerveau et lorsqu'elle y parvint, un double sentiment en naquit.
La rage de se voir affaibli depuis si longtemps par celui qu'il haïssait tant, et quelque chose qu'il ne comprit pas réellement, un sentiment étrange d'apaisement de se savoir lié ainsi à celui qu'il n'avait jamais pu côtoyer, malgré leur lien de sang.
Bon, voilà un petit texte pour une petite reprise sur cette série, tout en douceur. J'espère que vous aurez aimé. Le prochain chapitre sera spécial, car ce sera le dixième !
Et alors me diriez-vous ? Ben disons que j'ai décidé de fêter ce chiffre, même si c'est tout riquiqui, par un texte qui devrait bien vous plaire ! mais je vous en dit pas plus ;D
Donc à dans quelques semaines pour le prochain chapitre et n'oubliez pas, les coups de pied, les coups de pied, si vous me voyez trainer ! XD
