Bonjour !

Un GROS, GROS Merci pour vos reviews Comme toujours, elles me font extrêmement plaisir.

Alors, je rentre dans une période d'examen jusqu'au mois de début mars. Je vais continuer à poster, mais peut-être pas aussi souvent je suis désolée, mais je vais faire tout mon possible pour pas trop que ça paraisse…

Sinon il y a quelques personnes qui m'ont demandé pourquoi je n'avais pas fait crier Bella dans le dernier chapitre.

Raison numéro 1 : Elle est quasiment à bout avec toutes les nouvelles qui lui tombe dessus.

Raison numéro 2 : Elle est encore confuse face aux choses qu'a dites Edward.

Raison numéro 3 : Elle est désespérément et irrémédiablement amoureuse d'Edward, même s'il est parti.

Pour rester fidèle au livre, je me suis fiée sur la scène de leur retrouvaille dans le tome deux avec quelques modifications à commencer par le lieu.

Chapitre très attendu pour la plupart d'entre vous alors, je vous laisse lire.

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À tout ces gens qui vivent par amour,
À tout ceux qui se perdent par amour,
À tous ces cœurs qui tiennent par amour,
À toutes ces femmes qui restent par amour,
À tous ces hommes qui s'cachent par amour,
À toutes ces vies gâchées par amour,
À tous ces gens qui crèvent par amour,
Et à tous ceux qui survivent par amour...

Par amour – Diam's

Par amour…

- Arrête.

J'avais reconnu le paysage. Je savais qu'on arriverait bientôt.

- Pourquoi ?

Je sentis Emmett s'arrêter assez brusquement sous la surprise.

Comme je l'avais craint, le voyage n'avait pas été des plus agréables, même si j'avais senti qu'il faisait des efforts. Emmet reste Emmett.

- Tu peux descendre Bella.

À ma plus grande gêne, j'étais totalement pétrifiée. Je me rappelle que ça avait été la même chose lorsqu'il avait voulu me montrer comment il pouvait aller vite la première fois.

Je m'accrochais présentement au cou d'Emmett de façon désespérée. Nous étions arrêtés, mais malgré moi j'étais encore sous le choc.

Il avait lâché mes jambes pour me permettre de descendre. Je restais toutefois obstinément attachée à lui. Ma tête tournait. Je n'étais pas sûre de parvenir à rester debout si je posais mes pieds par terre. Chose qui, pour l'instant, m'était impossible.

- Bella ?

Je sortis de mes pensées. Il attendait. Je rougis.

- Heum… Je pense que je vais avoir besoin d'aide.

Il éclata de rire. C'était prévisible. Emmett ne se souciait visiblement pas de vexer les gens.

Il prit doucement mes mains crispées autour de son cou – une chance que c'était un vampire, parce que je l'aurais probablement étranglé – puis me déposa lentement sur le sol. Comme pour que je m'habitue et que je ne m'effondre pas par terre. Je lui en fus reconnaissante. Ça m'évitait une nouvelle humiliation qui se serait forcément suivit d'éclats de rires connaissant Emmett.

Il me sortit cependant de mes pensées, encore une fois.

- Pourquoi voulais-tu que je m'arrête ? On n'est pas encore arrivé.

- Je sais. Mais je peux et veux faire le reste seule.

Il me regarda, puis évalua la distance qui me séparait de la clairière. Une cinquantaine de mètres. Puis son regard se porta sur les racines et les cailloux qui étaient en travers du chemin.

- Je prendrai mon temps, assurai-je. Ne t'inquiète pas. De toute façon il doit déjà nous avoir entendus arriver.

J'avais dit la dernière phrase pour le rassurer et qu'il me laisse partir. Intérieurement, j'espérais qu'il ne nous avait pas entendus.

- C'est vrai, dit Emmet. Je te laisse.

Avec lui. Il allait me laisser avec lui. Je me senti trembler. Emmett posa sa main sur mon bras.

- Ne t'inquiète pas. Il n'arrive jamais à être fâché contre toi.

Il m'adressa un dernier regard et retourna à la demeure des Cullen.

Voilà, j'étais seule à présent.

Je me mis à avancer vers la clairière, notre clairière. Au fond de moi, j'avais cet espoir enfantin que tout se réglerait comme un charme. Que lorsque nous quitterions cette clairière ce serait comme avant. Qu'il m'aimerait toujours et que je pourrais enfin être heureuse.

Je voulais le voir. Bien sûr, je savais que tout ne se passerait pas comme ça. Il fallait qu'on parle. Sérieusement. Il me devait des explications, moi aussi. Je savais toutefois, que je ne présenterais pas une grande résistance. Je pourrais tout lui pardonner.

Il y avait en moi un sentiment d'urgence. Je n'avais plus beaucoup de temps. J'avais l'impression d'étouffer. J'avais trop de choses à faire et pas assez de temps. Je voulais pouvoir être avec lui. Peu importait le prix à présent.

Toujours, depuis qu'il avait quitté la maison, un doute persistait. Si je m'étais trompée. Si je venais ici pour rien. Peut-être que j'avais mal compris ce qu'il voulait dire ? Quand il disait qu'il ne voulait plus me quitter ce n'étais pas forcément d'un point de vue de couple. Peut-être ne m'avait-il jamais aimé ? Peut-être aurait-il préféré une relation purement amicale ?

Petit à petit, ma belle assurance se faisait la malle. Une seule chose restait certaine. En allant à sa rencontre, je serais fixée. Toute sa famille semblait penser que notre couple allait de soit. Et s'ils s'étaient trompés ? Un vampire, même s'il a des capacités surdéveloppées, peut quand même faire des erreurs. C'est ce qui s'était passé avec James.

Mon cœur me criait de penser à autre chose, mais mon esprit me ramenait toujours à d'autres explications possibles de son geste.

Que ferais-je s'il voulait que cela reste une relation amicale basée sur le respect ? Il m'avait fait entendre qu'il oublierait pour nous. Peut-être avait-il déjà réussit, mais qu'il aurait quand même voulu savoir pour ma maladie ? Je ne savais plus. Enfin, la seule chose dont j'étais sûre, c'est que je ne voulais pas d'une relation amicale. J'étais tellement perdue et incertaine.

La distance qui me séparait de la clairière se réduisait de plus en plus. Sans savoir pourquoi j'accélérai le pas.

Ce qui devait assurément arriver arriva. Je trébuchai et essayai d'amortir ma chute avec mes mains. J'étouffé un gémissement. J'avais les paumes meurtries. Je m'efforçai d'ignorer les élancements de douleurs, me relevai et continuai à avancer.

Arriver à la clairière, je le vit.

Il était assit sur un arbre déraciné. Je suppose que c'est lui qui avait fait ça. Je frissonnai devant sa force. J'avais tendance à oublier que les vampires restaient dangereux, même si Carlisle et les autres vivaient parmi les humains. Il pourrait me briser en seulement une demi-seconde s'il le voulait. L'arbre devait bien faire au moins vingt fois sa taille et il aurait fallu se mettre à cinq pour en faire le tour en se joignant les mains.

Si mon plan avait été de le rejoindre, c'était d'hors et déjà impossible. Le tronc était beaucoup trop gros et haut pour que je souhaite l'escalader.

Il était dos à moi.

Il devait sûrement savoir que j'étais là, mais il ne se retournait pas. Ça commençait mal. J'aurais voulu dire quelque chose pour qu'il se retourne, même si lui parler en face me paraissait beaucoup plus difficile. Cependant il me devança – toujours sans bouger d'un pouce –.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

Sa voix était calme. Aucune expression. Je ne sus comment réagir. Je n'avais aucune idée de son état d'esprit. Était-il en colère, étonné, triste… indifférent ?

J'eus mal. Je préférais de loin qu'il soit en colère. Au moins j'aurais la sensation qu'il m'accorde un peu d'importance. Je ne supporterais pas l'indifférence alors que moi je ne faisais que penser à lui jour et nuit.

- Je crois qu'il faut qu'on parle.

C'était simple, court, précis. Ma voix n'était qu'un murmure un peu rauque. Je me raclai discrètement la gorge. Je savais qu'il m'avait entendu. Parler tout bas m'aidait à ne pas perdre le fil de mes pensées.

- Je crois que tu as été assez clair tout à l'heure, non ?

Son ton était cynique, mais je crus y percer un peu de tristesse. Je n'étais pas sûre, mais j'étais contente. Au moins, ce n'était pas de l'indifférence.

- C'est un malentendu, je…

Je m'arrêtai. Que pouvais-je dire ? Que je l'aimais encore ? Que moi non plus je ne voulais pas qu'il me quitte ?

Et si ce n'était pas réciproque ? En gardant mes sentiments pour moi je me protégeais. Si je lui avouais et que ce n'était pas partagé… je préférais ne pas y penser.

Voyant que je ne terminais pas ma phrase il se retourna lentement vers moi.

- Qu'est-ce que tu veux dire par un malentendu ?

C'est y est. C'était enfin l'heure des révélations. Je crois que je n'avais jamais autant redouté ce moment qu'en cet instant précis.

Malgré moi, j'avais commencé à espérer. Même si mon esprit me l'interdisait, mon cœur agissait autrement. Cependant, je ne voulais pas me confier en premier. Comment aurais-je pu expliquer un malentendu si je ne connaissais pas bien toute la situation ? Je ne voulais plus le voir parce qu'on n'était plus ensemble et qu'il ne m'aimait plus. Sauf que s'il m'aimait encore, ça changeait tout.

Seulement j'étais en train de rêver sur des paroles qu'il avait dites quand il était en colère. Il ne les pensait pas nécessairement. Je ne pouvais pas prendre le risque de m'expliquer. Surtout si mon minuscule espoir était infondé.

- À quoi penses-tu ?

Je sursautai. J'avais oublié qu'il attendait une réponse. Je le regardai d'en bas. Il était maintenant debout sur le tronc et me regardait. Il fronçait les sourcils comme pour essayer de percer mon esprit. Heureusement pour moi, c'était impossible.

Encore une chose qui n'avait pas changée. Apparemment, il ne s'était toujours pas fait à l'idée que mes pensées lui restaient interdites.

- Je ne comprends pas.

C'était la seule chose que je pouvais dire sans trop me trahir.

Ma réponse eut l'air de l'étonné. Il s'était probablement attendu à une explication sur le malentendu, mais je ne pouvais pas lui en donner.

- Tu ne comprends pas quoi ?

Enfin j'allais avoir mes explications. Tout d'abord, je voulais comprendre son comportement.

- Pourquoi as-tu réagit comme ça avec Carlisle ?

Sans le vouloir, ma voix avait été dure. J'étais incapable d'être en colère contre lui. N'empêche, ça ne voulais toutefois pas dire que j'approuvais la manière dont il lui avait parlé.

- Il aurait dû me le dire. Il connaissait la situation, il aurait dû m'en parler.

- Pourquoi ?

C'est vrai, pourquoi aurait-il dû être au courant ? Sans le vouloir, je sentais le trou dans ma poitrine se fissurer. J'avais peur de la réponse.

- Carlisle sait très bien que je n'ai jamais réussi à t'oublier. Il sait que j'ai souffert pendant des mois et il a gardé le silence.

Je le vis réfléchir.

- Le pire, c'est qu'il sait qu'il aurait dû me le dire.

Je restai silencieuse. En effet, Carlisle savait depuis le début que ce n'était pas une bonne idée. Il avait aussi dit qu'il n'avait jamais réussit à m'oublier. Pourtant c'était contraire à ce qu'il m'avait dit en me quittant. L'espoir reprenait, plus fort à présent, mais je ne voulais pas y tombé. Remonter, dans le cas où je ferais erreur, serait impossible.

- Qu'est-ce que ça aurait changé ? dis-je.

Devant son air hésitant je continuai.

- Que je meurs ou que je vive n'a plus d'importance.

Je pris une grande respiration avant de continuer. C'était le plus dur.

- Tu ne m'aimes plus.

Le trou s'ouvrit brusquement. Tellement plus gros, tellement plus fort que ce à quoi je m'étais attendue. Je l'avais déjà dit à Alice, à Carlisle aussi. J'y pensais toujours, mais le dire devant lui m'était beaucoup plus dure que ce que j'aurais pensé. J'aurais voulue me rouler en boule et pleurer jusqu'à épuisement.

Je serrai les dents pour empêcher un sanglot de franchir mes lèvres.

Dans ma tête une seule phrase passait en boucle. « Reste forte »

- Je pense que tu n'as pas bien saisi, dit-il.

Sa voix était douce, presque tendre. J'aurais souhaité lui demander plus de précision, mais je ne pouvais pas. La faculté de parler semblait m'avoir quittée.

Je gardais obstinément la tête vers le sol. Je ne voulais pas qu'il voit mes larmes qui menaçaient de couler.

- Je ne pourrai pas vivre dans ce monde si tu n'y es plus.

Sa voix était juste devant moi. Je voyais ses pieds. Je ne l'avais pas entendu s'approcher. Depuis qu'il m'avait quitté, jamais je n'avais cru me retrouver si proche de lui un jour. Enfin, je l'avais espéré, mais c'était différent de la réalité.

Malgré moi, j'étais irrité. Il ne pourrait plus vivre dans ce monde sans moi ? C'était faux. Moi je ne pouvais vivre dans un monde sans lui. Pas l'inverse.

- Alors pourquoi es-tu parti ?

J'avais élevé la voix. Il ne broncha pas.

Ses mains vinrent se poser sur mon visage pour que je le regarde dans les yeux.

Sentir ses mains sur moi fit battre mon cœur plus vite. Je fermai les yeux pour pouvoir les apprécier. Elles étaient glacées, mais ça ne me dérangeait pas. Je ne le sentais pas. Fermer les yeux me permettais aussi de me dérober à son regard. Je ne voulais pas savoir ce que j'y trouverais.

- Les vampires savent mentir Bella, mieux que quiconque. Nous y sommes forcés.

Je me figeai et ouvrit brusquement les yeux. La magie du moment venait de disparaître. Que voulait-il dire ? Peut-être en fin de compte ne m'avait-il jamais aimé ? J'essayai de me dégager de ses mains en le regardant dans les yeux, mais il me retint.

Il me regarda, puis il reprit.

- Je sais mentir. Dans la forêt, lorsque je t'ai annoncé mon départ.

Ma respiration se fit plus rapide. Je ne voulais pas y penser. Tout, mais pas ça. Mon cauchemar rejouait par séquences dans mon esprit. Je clignai des yeux pour faire disparaître les images et les larmes qui revenaient. C'était trop dur. Puis, le trou qui ne cessait de s'agrandir dans ma poitrine. J'avais l'impression de mourir de l'intérieur.

- Je ne voulais pas te quitter. Si je n'avais pas été persuadé que c'était le meilleur moyen, je ne l'aurais jamais fait. J'avais le sentiment que je n'y survivrais pas, mais je t'attirais trop d'ennuis. Je n'avais jamais cru que tu me croirais aussi rapidement. Franchement Bella ! Toutes les fois où je t'ai dit « je t'aime », toutes les nuits où je te serrais dans mes bras, la berceuse que je t'avais composé, ça ne voulait rien dire pour toi ? Je l'ai vu dans tes yeux au moment même où je prononçais les mots que tu étais certaine que je disais la vérité. Comment m'as-tu cru ?

Dire que j'étais abasourdie était un euphémisme. Il reprit, plus rapidement cependant et je dus me concentrer de toute mes forces pour ne rien perdre.

- Je pensais que tu allais t'accrocher. Que ça prendrait des heures et pas seulement quelques minutes. J'étais sûr d'agir dans des intérêts nobles. C'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Tu aurais vécue ta vie, te serait peut-être marié et tu aurais eu des enfants. Je ne voulais pas te laisser partir, mais je ne pouvais pas t'offrir cette vie là. Si tu savais comme à ce moment précis j'ai regretté de ne pas être humain. T'imaginé avec quelqu'un d'autre me tuait, mais je savais qu'à un moment tu voudrais autre chose que je ne pourrais pas te donner. Je suis désolé de t'avoir menti.

J'essayais d'assimiler tous les mots correctement dans mon esprit. Cependant, s'il disait la vérité, je ne pouvais m'empêcher de penser que cela n'avait servit à rien. Que je n'aurais jamais cette vie là, même si je ne la voulais pas de toute façon. J'aurais renoncé à tout pour lui.

J'étais perdue. Il me secoua légèrement.

- Bella, à quoi penses-tu ?

En fait, je ne le savais même pas moi-même. D'après ses paroles il m'aimait toujours et lorsque j'y pensais, mon cœur bondissait de joie comme jamais et mon esprit affichait clairement en clignotant « erreur ».

- Ton amour pour moi n'a jamais eu de sens. Tu…

J'avais murmuré ses mots là tellement bas, mais je savais qu'il m'entendait. Il mit son index sur mes lèvres pour que j'arrête de parler

- Je vais te prouver que tu as tord.

Il s'approcha, caressa doucement mon visage et comme si la scène se déroulait au ralentit, il m'embrassa.

Ce fut comme une explosion au fond de moi. Comme à ma fâcheuse habitude lorsqu'il m'embrassait, je perdis tout contrôle. J'agrippai ses cheveux pour le rapprocher de moi et entrouvrit les lèvres. Je pris une grande inspiration. Son odeur enivrante captivait mes sens. Je m'attendais à ce qu'il me repousse. J'étais sûrement aller trop loin, mais ce ne fut pas le cas. Il répondit aussi fougueusement que moi au baiser, à notre baiser. J'avais l'impression de revivre.

J'y avais rêvé tellement de fois, tellement de nuits. Je m'accrochais à lui de façon désespérée. Je ne contrôlais plus rien. Seules ses mains dans mon dos et autour de ma taille arrivaient à me maintenir sur terre.

Peu importe ce qui arriverait en suite, ce baiser valait toute les souffrances du monde. Ça faisait tellement longtemps.

Mon canal lacrimal devait être déréglé, parce que je me mis à pleurer. J'avais l'impression d'être une actrice dans une scène pathétique d'un romantisme totalement guimauve qui se met à pleurer, mais je n'arrivais pas à m'arrêter.

Il rompit le baiser, me regarda dans les yeux et essuya mes larmes.

- Edward…

Ma voix était rauque. Je souris. Dire son nom sonnait comme une libération. Huit mois que je l'avais bannit de mon esprit. Le dire me donnait des ailes.

Je l'entendis vaguement prononcer mon prénom, mais je ne m'arrêtai pas.

- Edward, Edward, Edward…

Je continuais. Plus je le disais, plus je me sentais bien. Comme si le poids que je supportais en permanence disparaissait. Je savourais son prénom. C'était un peu enfantin, mais le dire m'avait tellement manqué. Je jouais avec ses cheveux couleur cuivre, mais ne m'arrêtais pas de dire son nom. C'était tellement bien !

- Je t'aime.

Je m'arrêtai aussitôt. Avais-je bien entendu ? Il me regardait avec un sourire qui me fit chavirer. Mon cœur battait à la chamade. Je perdais pied.

- Je t'aime, répéta-t-il.

Je souris aussi.

J'avais tellement espéré l'entendre dire ça à nouveau. Je ne m'en lasserais jamais. Le son de sa voix me donnait des frissons.

Je bannis tous mes doutes. Je les repoussai au plus profond de ma conscience. Lorsque je regardai dans ses yeux une flamme y brillait. Je voulais y croire.

- Je t'aime aussi.

Maintenant, je pouvais mourir

Je l'avais dit et ne regrettais rien. Je l'aimais. Il ne me restait qu'un mois à vivre. J'aurais pu rester rancunière. J'aurais pu lui en vouloir, mais je ne voulais pas perdre de temps.

Lentement et tendrement, comme pour savourer son geste, il me prit dans se bras et m'embrassa encore. Mon cœur avait du mal à tenir le rythme, mais cela importait peu. Heureusement, il se rappelait pour moi que je devais respirer, car je l'aurais sûrement oublié. Edward – j'eus des frissons – était mon air, je ne voulais rien d'autre.

Quelques heures plus tard, alors que nous étions enlacés sur l'herbe il se retourna vers moi.

- À propos, dit-il avec décontraction, je n'ai pas l'intention de te quitter.

Mon cœur manqua un battement. Je le regardai et souris. Je suis sûre que je devais avoir un petit sourire niais, mais je m'en contrefichais.

J'étais enfin heureuse.

Par amour, il m'avait laissé,

Par amour, je l'avais pardonné.

Même si ça m'avait détruite, même si hier encore j'en pleurais. Aujourd'hui était un autre jour. Un nouveau jour.

Durant ces derniers mois je m'étais senti comme quelqu'un qui cherche une porte de sortie, la lumière au bout du tunnel. Et je l'avais trouvée.

C'était comme un aveugle qui revoit le jour après avoir passé tant de temps dans la plus totale noirceur.

Comme la pluie après une abondante sécheresse.

Comme si mon cœur recommençait à battre.

Je l'aimais c'était ainsi et pour le dernier mois qui me restait c'est comme cela que je voulais vivre.

Par amour…

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Tadam !

Ça aurait pu faire une belle fin, mais le titre perdrait sa signification.

Encore une fois je n'ai pas fait crier Bella, mais je ne la vois vraiment pas crier après Edward.

La discussion pour sa maladie sera pour la prochaine fois !