je ferais court cette fois çi et vous laisse vite decouvrir ce chapitre que j'ai trouvé specialement amusant à ecrire.
remarque: je prefere mettre les titres des chapitres en anglais parce que ca m'inspire plus.
merci pour toutes celles qui m'encouragent et qui sont fideles à ma fiction.
merci à phika17 ma correctrice
disclaimer: twilight appartient à SM, je ne fais que jouer avec.
MA VIE APRES LUI
Chapitre 9 :
… elle n'a pas l'air en colère ?!! Pourtant elle devrait si elle a eu détention ou a été suspendu provisoirement…
… ça y est la revoilà, ça me tarde de demander à Tanya ce qui s'est passé au bureau du proviseur…
… putain, ce cours est à chier…
… ça va, elle n'est pas en larme. C'est déjà ça…
Dés que je franchis le pas de la porte du cours d'histoire, les pensées des autres élèves m'assaillirent comme s'ils n'attendaient que mon retour pour échapper à la lecture du prof.
Alice ne tenait pas à sa place et un bout de papier m'attendait sur ma table.
Alors ? Qu'est-ce qui s'est passé ? raconte tout -A
Tanya est partie se plaindre contre moi en racontant la moitié de l'histoire. Alors moi j'ai raconté l'autre moitié, et en fin de compte elle a eu une semaine de détention avec une certaine Mme louis -B
« quoi ? » me demanda Alice en haute voix.
Le prof se tut et toutes les têtes se tournèrent vers nous avec des regards interrogateurs.
« Mlle Cullen, puis-je me permettre de vous demander ce qui a bien pu vous surprendre au point d'interrompre ma lecture ? » demanda le prof.
« Tanya a eu une semaine de détention. » répondit Alice.
A cette révélation, tous les regards se braquèrent sur moi comme si c'était la première fois qu'ils me voyaient, et les chuchotements et murmures se furent plus nombreux.
… à la vache, c'est une première…
… en fin de compte, Swan n'est pas aussi naïve qu'on le croyait…
… le déjeuner va être mortel, j'ai hâte de voir la tête de Denali…
Heureusement pour moi la sonnerie de fin du cours sonna, et je rangeais mes affaires à la quatrième vitesse. Par contre, le lutin qui me servait de voisine de table me rattrapa à la porte de la classe.
« Allez accouche. Je veux tout savoir. Depuis que t'es partie au bureau de proviseur. »
« Il n y a rien à raconter, j'ai fait comme tu m'as dit et j'ai nié avoir une relation avec la main blessée de Tanya. »
« C'est tout ? Mr Royce t'as crue et a collé des heures de colle à Tanya ? »
Je n'en revenais pas encore de ce que j'avais découvert sur le gros pervers qui nous servait de proviseur, et je n'avais pas encore réfléchi si je devais dire ce que je savais. Après tout Tanya m'avait avouée elle-même qu'elle se tapait le gros pervers en contre partie d'un bon dossier de demande d'inscription en université.
Je décidais alors de me taire en attendant que je mette la situation au clair dans mon esprit.
« Ouais. Il faut croire que c'est mon jour de chance. »
Tout en marchant dans le couloir, J'avais l'impression d'être observée et suivie dans chacun de mes mouvements. C'était là que j'avais vu que les élèves me regardaient tous et écoutaient ma conversation avec Alice.
« Wow ! L'heure de déjeuner promet d'être inoubliable. J'ai hâte d'y être. Et en parlant de ça ! Je t'invite à t'asseoir à notre table pour le déjeuner. »
« Euh, Alice. Je ne pense que ça soit une bonne idée. »
« Pourquoi tu penses ça ? Je suis sûre qu'Emmett meurt d'envie de te cuisiner à propos de cette histoire. »
Les élèves autour de nous s'étaient dispersés et il ne restait que nous deux dans le couloir. On allait être en retard pour le prochain cours. Mais tant pis, Alice avait besoin de savoir que je n'allais pas être une bonne amie pour elle.
« Alice, si je m'assis seule à la cafeteria ce n'est pas parce que je n'ai personne avec qui m'asseoir, mais parce que c'est mon choix. Je ne suis pas de bonne compagnie, et je ne suis pas une bonne amie. Surtout pas pour toi... »
« Tu ne veux pas être mon amie ? »
« Ce n'est pas ce que je voulais dire. Ecoute, il y a beaucoup de choses que t'ignore à propos de moi… je. Bref, je ne ferai pas une bonne amie pour toi, tu comprends ? »
« Je ne comprends rien du tout. Pourquoi ne me dis-tu pas ce qui te tracasse Bella ? »
« Parce que je ne peux pas. » lui répondis-je en la regardant dans les yeux.
« Pardon ? »
… avais-je posé la question à haute voix ? C'est bizarre, vraiment bizarre...
Oh non ! J'avais répondu à ses pensées plutôt qu'à ses paroles.
« Euh… il faut que j'y aille. Toi aussi d'ailleurs, on est déjà en retard. »
Sur ce je tournais les talons et courais vers mon prochain cours.
Midi à la cafeteria, tout le monde avait oublié le bal et analysait le pourquoi du comment de la détention de Denali. Cette histoire avait choqué la majorité des élèves quelque soit leur niveau.
Comme d'habitude, je pris mon déjeuner et m'installai à ma table habituelle au fond de la grande salle. Ce midi, plus que d'habitude, je remerciais dieu de me donner la possibilité de contrôler mon don et ne pas écouter les pensées des autres quand je le voulais.
Les écouteurs dans les oreilles et la chaise tournée vers la fenêtre, je laissais derrière moi le monde chaotique qu'était le bahut et me laissais emporter par les rythmes des chansons d'Alabama3.
Un voyage qui fut coupé court quand je sentis une main frêle se poser sur mon épaule. Alice me souriait de toutes ses dents. Elle n'allait pas me laisser et je ne savais pas si je devais m'énerver ou la remercier.
Avant que je puisse dire un mot elle leva sa main comme pour me faire taire.
« C'est bon, j'ai compris le message. Tu veux que les gens te laissent tranquille. Ok. » Dit-elle en haussant les épaules.
Cependant elle fit le contraire et s'assit sur la chaise à coté de moi. Ce geste a eu le don de me faire craquer et rire à haute voix. Mon rire sonnait étrange à mon oreille. Cela faisait presque deux mois que je n'avais pas ri.
« T'es irréparable, tu le sais ca ? »Dis-je tout en essayant de regagner mon calme.
« Oui, je suis Alice la malice. » dit-elle en souriant.
Son sourire se fana quand elle reporta son regard vers mon avant-bras, la manche de mon pull s'était relevée laissant apparaître les cicatrices encore rouge faites par les ongles de cette pouffiasse de Tanya.
« Oh ce n'est rien, Denali m'a marquée ce matin. C'est en grande partie grâce à ces cicatrices qu'elle a eu une semaine de colle. »
« Je n'en reviens pas qu'elle ait pu faire ça. Tu dois aller te faire vacciner, cette garce aurait pu te transmettre la rage. »
Elle tourna son regard et le posa sur celui de la greluche qui, aujourd'hui, était assise avec ses alliées de crime, Lauren et Jessica. Si le regard pouvait tuer, tanya aurait été morte à cette heure-là.
D'ailleurs elle regardait entre Alice et moi tout en chuchotant à ses copines. Elle se leva de sa chaise et marcha droit vers notre table. Elle avait des envies de meurtre c'était sûr.
Je me concentrais sur ses pensées et, là, je fus surprise.
… je n'en reviens pas qu'elle ait ouvert sa gueule. C'est sûr qu'elle ait tout raconté à cette naine…
« Je t'avais prévenue que tu allais me le payer si tu ouvrais ta gueule ! » dit-elle quand elle fut en face de moi.
« Tanya-... »
Je voulais la mettre en garde qu'elle allait se faire avoir en beauté si elle ne dégageait pas. Mais je fus coupée court.
« Et alors ? Oui, elle m'a racontée ce que t'as fait et je trouve qu'une semaine de colle n'est rien, vu ce que t'as fait ! » S'énerva Alice.
Elle était complètement à l'ouest vis-à-vis des sous-entendus de Tanya, mais tant mieux, j'avais un pressentiment que le problème du proviseur pervers allait se résoudre bientôt sans que j'y ajoute mon grain de sel.
« Toi, je ne t'ai pas sonnée. Alors ta gueule ! » S'emporta Tanya face à la défense d'Alice. Elle se tourna vers moi et pointa son doigt.
« Tanya… » Essayai-je une nouvelle fois de parler avant que je fus coupée encore.
« Que je couche avec le proviseur n'est pas tes affaires, je te l'ai bien dit. Fais bien attention à toi, qui sait ce qui peut arriver ! » S'écria la cruche.
Sur le coup de la colère, Tanya ne se rendit pas compte que tout le monde, dans la cafétéria, s'est arrêté de manger ou de parler pour nous regarder et écouter notre conversation, du coup sa révélation eut le don de déclencher une vague de hoquets de surprise suivie d'une nouvelle vague de chuchotements et murmures.
Edward qui était sur le chemin de notre table, pour venir porter secours à sa sœur, s'était arrêté sur le coup de la surprise lui aussi. C'était drôle de voir Tanya foutre en l'air son secret pour une question de vengeance débile. Et j'étais sûre qu'elle allait me considérer responsable de tout.
« Tanya, je voulais te dire que je n'avais rien dit. Alice parlait des cicatrices sur mon bras rien de plus. » Avouais-je désolée.
C'était vrai que je trouvais le comportement du proviseur et Tanya révoltant, mais je ne souhaitais pas que ce soit dévoilé de la sorte. Cette dernière jetait des regards autour d'elle pour voir que tout le monde chuchotait ou rigolait à ses dépens. Son visage pâlit et elle courut vers la sortie sous les regards dégoutés de certains ou amusés des autres.
« Et ben, je m'attendais à tout mais pas à ça ! Tanya avec Mr Royce ?! Beurk ! » dit Alice après avoir bu une gorgé de sa limonade.
Edward nous rejoignit à cet instant et s'assit à côté de sa sœur.
« C'est dégoutant. Dire que je lui faisais la bise ou parfois prenais sa main. Il faut que je me lave avec l'eau de javel maintenant. Comment tu as appris pour eux ? » Me demanda Edward.
« J'avais mes soupçons après ce matin et Tanya me l'a avoué quand je lui ai posé la question. »
« Au fait, tiens ! Les réparations pour la Volvo ne couteront que trois cents dollars. » il me fila un billet de deux cents dollars.
« Combien de temps ta voiture va rester au garage ? » lui demandais-je.
« Une semaine, Sam a donné congé à un de ses apprentis et ça prendra alors plus de temps. »
« Je suis désolée. Moi je n'en ai pas encore parlé à mes parents pour ma voiture. Je suppose que je vais la laisser comme elle est. »
Nous nous levâmes pour partir à notre prochain cours, biologie, et Alice partit rejoindre Jasper.
« Alors, comme ça, j'apprends que tu sais donner des coups de poing ! » dit Edward quand nous fumes assis à nos places dans le labo.
« C'est pas nouveau ! »Rétorquais-je.
« Ouais, Newton a pris un avant goût aussi. » rigola-t-il.
Le prof entra en classe et un silence s'installa entre nous. Avec Alice, j'arrivais toujours à me faire raison et penser à mes résolutions, mais à chaque fois que c'était Edward en face de moi, j'oubliais carrément tout.
« Aujourd'hui vous allez travailler par deux sur cette expérience et l'équipe qui aura terminé en premier aura droit à un point de plus dans la note du prochain examen. » expliqua le prof.
L'expérience consistait à étudier les caractéristiques de la chlorophylle, ou plus exactement montrer à quoi ressemblerait une feuille d'arbre verte sans sa chlorophylle. Les feuilles vertes n'étaient pas ce qui manquaient à Forks.
« En attendant, raconte-moi un peu ta vie à Phœnix. Où est-ce que t'as appris à te battre ? » Me demanda Edward en attendant que l'eau réchauffe.
Sa question me prit par surprise et j'hésitais à lui répondre.
« Si tu ne veux pas en parler… » S'excusa-t-il.
« Non, non, c'est bon. Je fais du karaté depuis que j'ai sept ans, et du kick-boxing depuis l'âge de treize ans. J'ai arrêté depuis la mort de Ryan, mais je m'entraine chaque soir chez moi pour garder la forme. »
« Rappel-moi de ne jamais te mettre en rogne ! » rigola-t-il. J'acquiesçais simplement.
« Moi j'ai fait de la boxe pendant un an quand j'avais quinze ans. Le club dans lequel je m'entrainais a fermé après la mort du propriétaire. » Continua-t-il.
On finit l'expérience deuxième après Angela et son partenaire. Ça ne nous avait pas dérangé, à Edward et moi, puisque nous avions déjà des bonnes notes.
On passa le reste de l'heure à faire des petites conversations sur plein de choses. J'appris, par exemple, qu'il n'avait jamais quitté les Etats-Unis mais qu'il avait visité plusieurs Etats, qu'il s'était cassé la jambe une fois dans un accident de moto, et qu'il aimait dessiner. Il m'avait promis de me montrer son travail un de ces jours. Ah ! Et que son passe-temps favori était de mettre Alice en rogne.
« On ne sèche pas le cours de sport cette fois ? » se moqua-t-il quand on fut dans le gymnase.
« Nah, je veux marquer des paniers aujourd'hui ! »
« Je doute qu'avec ta taille t'arrive à sauter aussi haut. » dit-il taquin.
« Ne me provoque pas Cullen. »
« Ah oui. Tu feras quoi sinon ? »
« Je parie que même avec ma petite taille, comme tu dis, j'arriverai à te botter les fesses. »
« Game on. Fais de ton mieux, je serai dans l'équipe adverse à la tienne. Si je gagne, tu accepteras mon invitation à diner le week-end prochain. »
Je sentis ma mâchoire tomber à terre tellement ses paroles me prirent au dépourvu. Voilà ce que je gagnais quand je ne faisais pas attention et que je n'écoutais pas ses pensées. Il arrivait toujours à me surprendre.
Ma réaction le surprit car il commença à s'excuser et à se traiter d'idiot et à dire que s'était mal placé. Moi je ne savais pas quoi en penser, une partie de moi mourrait d'envie de le connaître plus et ce diner serait une bonne excuse. Mais, une autre partie plus imposante, me traitait d'idiote d'avoir laissé tomber mes barrières.
Je n'étais pas prête à avoir une relation avec quelqu'un et je ne le serais probablement jamais. Je ne méritais pas l'attention de quelqu'un et surtout pas d'Edward. Il était tout ce qu'une fille pourrait rêver, et je n'étais pas une exception. Mais je doutais qu'il me trouverait à son goût s'il connaissait mes torts.
Si je l'avais rencontré trois mois auparavant, je n'aurais jamais hésité à le laisser gagner le match pour diner avec lui. Mais je me disais que s'il m'avait connue trois mois auparavant, il ne m'aurait pas adressée la parole tellement j'étais une garce superficielle.
Le destin était cruel, quand enfin je trouvais quelqu'un que je pourrais peut-être aimer. Mon âme était torturée et avait juré de ne jamais goûter à l'amour.
« …Bella, tu m'écoutes ? Je suis désolé, je n'aurais pas dû dire ça. Je trouverai un autre gage.» Il s'excusa encore une fois.
« Euh, non, ça ne fait rien. Tu m'as surprise, c'est tout. Si je gagne tu feras la dance du ventre sur le parking en chantant à haute voix 'je m'appelle Eddie, j'en ai marre d'être abruti. Bella a gagné et moi je suis humilié' ! »
Un éclat de rire nous parvint derrière nous. Quand je me tournais, Emmett était plié en deux et pointait le doigt vers Edward qui, lui, avait les yeux écarquillés.
« C'est… trop… drôle, s'il… te… plait… Bella… gagne… le… match. J'aimerais bien voir Edward en mode Shakira » bafouilla-t-il entre ses rires et en essayant de se ressaisir.
« Swan, Cullen, allez vous changer. » nous gronda le coach.
Je dis au-revoir à Emmett qui expliquait ce qui s'était passé à Alice, et partis en courant vers les vestiaires.
A vrai dire, j'avais plein d'autres idées de gages que j'aurais pu proposer, telles 'si je gagne tu seras mon esclave à tout faire pendant une semaine, ou bien tu te mettras à poil devant moi, ou même tu porteras mes cahiers pour moi…'. Mais j'étais mieux placée pour savoir que ça ne m'aurait pas aidée à mettre de la distance entre nous.
Edward était déjà sur le terrain en train de s'échauffer quand je sortis des vestiaires. Il était prêt à tout pour éviter l'humiliation publique. Et, moi, j'étais prête à tout pour éviter de devenir plus proche de lui.
J'étais en équipe avec Alice, Newton, Lauren et Tchad. Edward faisait équipe avec Tyler, Jessica, Angela et un autre garçon.
J'ouvrais bien mon esprit pour écouter toutes les pensées autours de moi. Le coach donna un coup de sifflet du début du match et Edward sauta plus haut et fut le premier à frapper le ballon vers Tyler. Celui-ci dribla jusqu'à notre panier mais je l'interceptai avant qu'il tire le ballon et driblai à mon tour et puis passai le ballon à Newton qui marqua un panier à trois points.
« Pas mal comme début » me dit Edward.
Jessica remit le ballon en jeu en le lançant à Tyler, celui-ci dribla et le passa à Angela mais je fus plus rapide puisque je savais d'avance à qui Tyler allait lancer et j'interceptais le ballon et driblais en courant vers le panier adverse et marquai un panier à deux points.
… wow ! Bella veut vraiment voir Edward danser l'orientale au parking… (Alice)
« C'est quand que tu te commences à jouer Cullen ? Ah oui ! Il faudrait d'abord que tu touches le ballon. » lui dis-je en en courant vers notre zone de défense.
Angela lança le ballon à l'autre garçon, Eric était son prénom. Il dribla et évita l'interception d'Alice. Il passa le ballon à Edward que je savais comptait marquer un panier à trois point, je voulais le bloquer mais il était beaucoup plus grand et essayait de passer par ma droite, j'essayais de lui bloquer le passage.
« Tu te débrouilles pas mal, tu sais que tu es jolie quand t'es sérieuse ? » murmura-t-il.
Ces mots eurent l'effet de me paralyser pour quelques secondes dont il profita pour dribler à ma gauche et marquer le panier.
« Tricheur ! Tu n'es qu'un tricheur. Ce n'était pas fairplay ! » Accusais-je.
Petit coquin arrogant, s'il savait combien ses mots avaient de l'effet sur moi.
« Allez Swan, sois pas mauvaise perdante ! »
C'était bon, il avait déclaré la guerre. Je m'approchais d'Alice et Lauren. Cette dernière semblait calme après le fiasco Tanya. Elle lui en voulait de ne pas lui avoir raconté ses aventures avec le proviseur.
« Écoutez les filles, si on veut gagner faut se secouer. Toi, Lauren fait en sorte que Tyler perd ses moyens face à toi et Alice occupe toi d'Eric. »
« Pourquoi Tyler ? Pourquoi pas Edward ? Maintenant que Tanya a fiché le camp, j'aurais peut-être ma chance avec lui. » dit Lauren.
« Comme tu veux, mais si j'ai dit Tyler c'est parce que je sais qu'il en pince pour toi. J'ai vu comment il te regarde. »
…finalement je commencerai peut être à apprécier Swan. Elle a mis Tanya KO après tout, et je ne voudrais pas me trouver sur sa liste noire… (Lauren)
Tchad remit le ballon en jeu en le lançant à Alice, celle-ci le passa à Newton qui voulait marquer un panier à trois points mais fut bloqué par Edward, et donc il me passa le ballon puisque j'avais fait en sorte de me libérer de la défense et je marquais un panier à deux points.
…fais chier… (Tyler)
…joli panier… (Tchad)
…pas mal… (Angela)
Tchad me félicita par une tape sur l'épaule, faut croire qu'il m'avait pardonnée l'épisode du feu et petits chats. Et Alice me sourit de toutes ses dents. Le match continua sur un rythme élevé. Et nous menions le jeu avec cinq points d'écarts.
À un instant, dans la deuxième période, Edward se trouvait toujours sur mon chemin et bloquait mes dribles et je fis pareil. Je lui collais aux basques et je m'efforçais de garder son rythme pour ne pas être dépassée.
J'avais l'avantage de connaître tous ses déplacements quelques secondes à l'avance, et il avait l'avantage de la taille.
Le score final était de 37-32 en notre faveur. J'avais réussi à marquer quinze points et Edward vingt. C'était un arrogant et voulait se la jouer Michael Jordan.
Après avoir pris une douche et changé mes fringues, j'allais le retrouver au parking. Il suppliait Emmett de le ramener à la maison avant que j'arrive. Mais ce dernier trouvait l'histoire trop marrante pour le laisser s'échapper.
« Alors, on veut se défiler de son gage ? Je te signale que c'est toi qui as commencé avec cette histoire de taille ! » Dis-je à Edward quand je fus prés de lui.
« Pour être honnête, c'est moi qui aie gagné, j'ai marqué plus de points que toi.» dit-il d'un ton sûr.
« Tu vois, c'est là où tu te trompes. Le basket est un sport d'équipe, on joue et on laisse les autres jouer. »
« Ouais, ok. Tu joues très bien Swan, c'en est même déconcertant. Tu savais comment me bloquer à chaque fois on dirait que tu lisais en moi. »
J'eus un moment de silence, il ne pouvait pas savoir. Il était juste très observateur.
« Normal, en karaté on apprend à lire le regard de l'adversaire et anticiper ses coups. Peu importe, on a misé sur l'équipe gagnante, donc est-ce que tu vas te mettre sur la jeep d'Emmett et danser et chanter comme je t'ai montré ou tu déclares forfait ? »
« Hey, pourquoi ma jeep ? » s'offusqua Emmett.
« Comme ça tout le monde le verra » répondis-je.
Alice, Jasper et Rosalie se joignirent à nous. Edward souffla un bon coup et sembla se concentrer sur quelque chose et, pendant un moment, je me sentis vraiment mal de lui faire subir ça.
Quand il alla grimper sur la jeep sous les applaudissements de sa famille et amis, je le retins par son poignet.
« C'est bon tu n'as pas à faire ça. J'ai gagné c'est le plus important. »
« Non, fais pas ça, Bella, t'es pas fun ! » grommela Emmett.
« C'est vrai ! Un gage est un gage. Il n'avait qu'à tenir sa langue. » Insista Alice.
« C'est quoi le gage déjà ? » demandèrent Rosalie et Jasper en même temps.
« Que je fais la danse du ventre en chantant 'je m'appelle Eddie, j'en ai marre d'être abruti.'… » Commença Edward.
« 'Bella a gagné et moi je suis humilié'. Ha haha… » Termina Emmett en éclatant de rire.
Nous échangeâmes tous des regards puis éclatâmes de rire à l'exception d'Edward qui après un moment à me regarder rire, sourit de bon cœur.
…c'est la deuxième fois qu'elle rit aujourd'hui peut être même cette semaine, mais elle a toujours le regard triste…
La pensée d'Edward me fit reprendre mes esprits. Il n'avait plus à danser sur le parking mais son frère voulait le faire danser une fois chez eux.
« Hum… je dois partir. Passez tous un bon week-end ! » Leurs dis-je.
« Toi aussi Bella. J'aurais aimé qu'on se voit pour une virée shoping mais tu m'avais dit que t'avais des plans avec tes parents. » Me dit Alice en me surprenant avec un câlin.
Au moment où je tournais les talons pour marcher vers ma voiture, Edward m'intercepta.
« Excuse-moi pour toute à l'heure. Je sais que mon invitation t'a mise mal à l'aise. »
« C'est vrai que je ne m'attendais pas à ça. Mais ce n'est rien. » J'haussais les épaules.
« Je n'aurai pas dû, enfin si… humph, enfin pas comme ça. Ce que je veux dire c'est que j'aimerais bien t'inviter à diner ou à seulement sortir, mais je ne comptais pas le faire de cette façon, pas comme gage. »
« Je ne sais pas quoi dire. Je ne m'attendais pas à ça, je… » Bafouais-je en attendant qu'une inspiration me tombe dessus.
Ma réponse était claire. Non. Mais, je ne savais pas comment la formuler sans paraître brusque ou garce. Avant, je m'en fichais pas mal des sentiments des garçons qui me demandaient de sortir avec eux. Je les envoyais balader tous les jours sans une once de remords.
Mais là, c'était différent. Edward était différent, j'étais différente.
« Bella, Bella, je ne te demande pas de me répondre maintenant. Penses-y et je comprendrai si tu ne veux pas sortir avec moi. » Dit-il.
« Okay, j y penserai.» répondis-je avec un petit sourire. Il me sourit à son tour.
…elle n'a pas dit non, seulement que je l'ai surprise, garde l'espoir Cullen…
Sa pensée me fit encore plus mal. Je ne voulais pas qu'il se construise de faux espoirs. Mais rien ne m'empêchait de réfléchir à une bonne manière de lui dire non.
Ma mère était déjà à la maison quand j'y arrivais. Je ne connaissais pas ses horaires à la lettre, mais il me semblait qu'elle devrait rentrer un peu plus tard. Elle était en cuisine en train de préparer je ne savais pas quoi.
…hum, ces petits fours sont délicieux, ils plairont sûrement à Esmé…
« C'est qui Esmé ? » et zut. Je n'étais pas sensée connaître ce nom. Ma mère se tourna vers moi surprise de me voir en cuisine à côté d'elle. Je lui plantai un bisou sur sa joue, et pris un des petits fours. Ils étaient vraiment délicieux. Qui aurait cru que maman savait cuisiner ?
« Oh, salut ma chérie. Esmé est ma patronne et peut-être prochaine associée. Elle nous a invités à diné chez elle ce soir ton père, toi, et moi. » Me dit-elle en mettant les petits fours dans un carton pâtisserie.
Elle n'avait pas fait attention au fait que je connaissais le nom de sa patronne. phew.
« Ce soir ? Suis-je obligée d'y aller ? Je suis crevée.»
« Pas obligée, mais ça serait gentil de ta part de nous accompagner ton père et moi. »
J'avais vu l'image de cette Esmée dans les pensées de ma mère. Elle était une très charmante femme. Même si j'aurais préféré faire une virée à PA, il fallait que je supporte une soirée à écouter des discussions ennuyeuses pour faire bonne image.
Je montais me préparer sur demande de ma mère. J'imaginais que pour un diner chez la patronne de maman, un jean délavé et un pull large n'étaient pas un bon choix. Alors je mis une jupe courte noire avec un haut turquoise et des mi-bottes noire à talons haut.
Je lissai mes cheveux et les laissai tomber sur mes épaules. Je choisis de ne pas mettre trop de maquillage, un mascara suffisait. Je mis mon manteau noir de chez Channel, pris mon téléphone portable même s'il n y avait personne pour m'appeler, et descendis rejoindre mes parents au rez-de-chaussée.
« Je ne sais pas ce qui a pris aux Cullen d'habiter à côté de la forêt. C'est difficile de trouver leur maison. » Dit ma mère après avoir donné les indications à mon père qui était au volant de sa Mercedes.
…je savais qu'Esme était fan de restauration de vielles maisons, mais de là à habiter en foret n'est-…
Un seul mot pensé par ma mère avait suffit pour me causer une crise de panique. Cullen ? Comme Alice, Emmett et Edward Cullen du lycée ? Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas m'arriver. Galère.
« Maman, est-ce qu'Esmé aurait des enfants par hasard ? »
note d'auteur: (lisez)
enfin voila, les intentions d'edward sont de plus en plus claires. j'espere que ca vous a plu.
pour ceux qui trouveront bella un peu dure envers elle, il faut quand meme la comprendre. elle a perdu son seul frere dans des circonstances tragiques et à cause d'elle d'une certaine maniere. elle n'est pas maso, elle ne s'inflige pas la douleur. sinon elle aurait laissé newton ou tanya lui faire du mal. elle a eu sa part de souffrance emotionelle qui la tortura pendant toute sa vie. seulement, elle ne cherche pas à l'alleger puisqu'elle croit qu'elle le merite.
enfin, il y aura peut etre un POV edward dans le prochain chapitre. je n'en suis pas encore sure.
je m'impatiente à lire vos reviews.
bouclette7
xoxo
