Auteur : Madhatter Sekityou ou Bel Uriel Disraeli.
Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !
Personnage : Ronronoa Zoro
Résumé : - Quoiqu'il advienne, Nia, je ne te suivrais pas. Je ne retournerais pas jouer les « gentils » homme au foyer. Trouve un autre pour ramper à tes pieds. Zoro parla froidement.
- COMMENT CA C'EST TA FIANCE ?! Hurla Nami en tapant sur la table.
Titre : Voleur d'âme.
Partie I : L'errance du Prince Noir
Chapitre VIII : L'appel de l'Exil.
Alors que Célia tentait d'obtenir un autre verre de lait, Nia surgit hors de la cuisine à la poursuite de Zoro. Elle ne voulait pas le laisser partir, pas encore, pas de cette façon ! Non, alors qu'elle venait juste de le retrouver !
Nia jeta un regard sur le pont, l'inquiétude lui tordait les entrailles avec force. Zoro était la part qui lui manquait, elle voulait le tenir serrer contre elle, comme elle l'avait toujours fait !
Elle tourna vers l'escalier et n'eut pas le temps d'esquiver le coup lorsqu'il lui rentra dedans. La jeune fille heurta le mur adjacent et tomba au sol le souffle coupé, l'impact aurait sans doute assommé un être humain normal. Et lorsqu'elle voulut relever la tête la pression la cloua sur place. Le talon écrasait sa tête, elle serra les dents et plissa les yeux. Cette douleur-là était tout simplement insignifiante.
Zoro l'avait cueillit avec une brutalité qui aurait rendu le cuisinier fou de rage. Mais il s'en fichait éperdument ! S'il s'écoutait, il lui piétinerait la tête avec son talon !
Elle ne paniqua pas, attendant simplement l'ouverture qui lui permettrait de lui briser la jambe… Jusqu'à ce que le bruit d'un katana tiré de son fourreau ne se fasse entendre à son ouïe fine. Le métal vibra comme une symphonie, claire, discrète. Elle détestait ce son…
- La seule raison pour laquelle je ne te brise pas, c'est que je considère Celia comme ma mère. Cela lui ferait trop de peine… Gronda une voix froide.
Il l'avait très bien entendu le suivre, et sa colère n'avait jamais été aussi profonde et froide. Il ne s'était pas attendu une fraction de seconde à ce que le nom de sa mère le frappe de la sorte.
« Xéana »… Dit aussi « Mania l'illuminée » par les autres mères médisantes.
Toutes les femmes le regardaient avec appréhension et stupeur, comme s'il était marqué au fer rouge au milieu du front. Et il l'était d'une certaine façon, avec sa tignasse verte.
Zoro savait parfaitement que sa mère ne supportait pas sa vue, elle le lui avait toujours craché au visage dès qu'il s'approchait. Mais savoir qu'elle lui avait levé une tombe… Jusqu'où était-elle folle ?
- Je ne suis pas ta « chose » Nia. Grinça-t-il sans que sa main ne tremble.
Il n'était à personne. Il répondait au mépris par la rage. Les femmes faisaient mal, elles vous poursuivaient de leur rancune et de leur orgueil. Elles vous piétinaient de leur conviction, vous étouffaient de leur présence.
Il avait appris avec le temps que les femmes de son sang ne lui promettaient que de la souffrance.
Elle écarquilla les yeux en voyant la lame passer sous ses yeux, et son cri de douleur fut étouffé alors qu'il augmentait le poids de son pied sur sa tête.
Il enfonça le katana dans la paume de sa main, elle inspira de façon saccadée. Le sang jaillit de la blessure comme une fontaine écarlate ! Sans hésiter, Zoro augmenta la pression et cloua la main en la traversant. Nia se retint de se débattre, cela lui aurait fait trop plaisir !
- Je ne courberais jamais l'échine devant l'une de vos semblables, je ne perdrais pas mon destin à te l'offrir sur un plateau. Rajouta le bretteur.
Le bruit des petits sabots se fit entendre, Chopper déboula comme une flèche et s'arrêta net.
Zoro rangeait son katana, alors que la jeune femme était assise sur le sol et tournait la tête à l'opposé serrant contre elle sa main gauche. Quelques minutes plus tôt, le médecin les aurait surprit. Dès l'instant que Zoro avait retiré la lame de sa chair, sa main avait commencé à cicatriser. La seule façon qu'il avait de se protéger de Nia était de lui faire comprendre qu'il la blesserait sérieusement. Le bretteur ne pouvait pas se contenter de faire de l'esbroufe avec elle.
- Ôte ce masque sur tes épaules, s'il est si lourd à porter… Cracha-t-il.
Chopper recula d'un pas, son instinct venait de l'alerter du danger ambiant. La jeune femme tressaillit, frappé par l'injonction. Quitter son masque ? Il lui avait clairement dit d'aller mettre fin à ses jours ! L'expression de Zoro devint neutre, alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure.
- Tiens-tu tant à mourir en exil ?! Loin de nous ?! Lança Nia aux bords des larmes.
La question fit sursauter le renne.
Elle souffrait tant de le savoir en exil ! Condamné à errer sur les mers, sans attache, sans foyer, sans femme et enfant. Zoro n'avait rien, il empestait encore cette satané odeur de solitude froide. Alors quel mal y avait-il qu'elle veuille le prendre ?
- Je préfère mourir loin de toi et de tous ceux que j'ai connu ! Je ne ramperais pas… Cracha-t-il en tournant les talons.
Elle porta la main à ses lèvres, les larmes commencèrent à perler. Mourir loin ? Seul. Sa poitrine s'alourdit. Il avait assez souffert ! Zoro devait revenir ! Sa peine devait s'arrêter maintenant, il était digne de rentrer au village, d'être en paix avec lui-même. Il était digne d'elles !
- VA AU DIABLE ! Hurla-t-elle.
Le vent emporta son imprécation et sa souffrance, il prit l'escalier ne sachant pas où il allait le mener. Mais plus loin il se tiendrait d'elle, mieux ils se porteraient. Zoro fit encore quelques pas et s'appuya contre le premier mur venu.
Ses os lui faisaient mal, la douleur sourdait à chaque pulsation, sa peau était continuellement en feu. Son corps protestait alors qu'il pestait entre ses dents. Il ne devait pas céder à son appel. Il ne devait pas se tourner vers elle. Il ne devait pas chercher son contact… Ses jambes le trahir alors que son corps encaissait l'impact du coup qu'il lui avait portée.
Ses pupilles devinrent d'un bleu turquoise durant un instant et il dû les fermer pour retenir les larmes qu'elle avait versée. Ce n'était pas lui… Mais comment lutter contre son propre sang ?
La douleur vibra dans sa main, l'entaille profonde se manifesta avec une vivacité surprenante.
o*O*O*o
Celia pinça un peu les lèvres.
- Et bien… Nia…
Comment expliquer tous les tenant et aboutissant de cette histoire. Que Zoro était à la fois si désiré et craint au sein de leur village. Qu'elle l'avait élevé comme un fils, mais surtout qu'il était lié à Nia. Il avait tant grandit…
« Flash »
"Quelques années plus tard"
Ses vêtements étaient sale, la jeune fille était surtout heureuse de revenir au foyer. Nia rejeta ses cheveux en arrière, épuisée de sa longue marche. Elle avait encore grandit, sa poitrine avait prit du poids, ses hanches s'étaient mieux dessiné. Elle avait acquis ce port de tête dédaigneux qui caractérisait sa mère.
Quelle idée de l'envoyer chercher des fruits de l'autre côté de la montagne ?! Décidément, ces instructeurs étaient tous des vieux fous ! Au moins avant, elle s'exerçait en binôme. Elle poussa la porte d'entrée avant de lancer.
- JE SUIS RENTREE !
Son père passa la tête hors de la cuisine en plissant les yeux.
- Nia ! Pas de boue à l'intérieur !
Elle ferma les yeux.
- Méchant père ! Ta fille a passé trois nuits dehors, de l'autre côté de la montagne ! Et la seule chose que tu trouves à lui dire à son retour, c'est : « Pas de boue à l'intérieur ! »
Un ricanement répondit à son ton outré, mais il ne démordit pas.
- Nia ! Pas - de – boue ! Réitéra son père.
Elle siffla d'agacement, puis fit quelques pas à reculons dans le but de se déchausser.
- Oh ! Et maintenant que tu es rentré… Essai d'attraper Zoro ! Cela fait trois jours que je n'arrive pas à le décrotter ! Il est obstiné comme de la mauvaise herbe ! La prochaine fois que tu as la bonne idée de lui apprendre quelque chose comme monter aux arbres, oublie là !
Grinça son père.
Elle s'arrêta.
- Quoi ? Et son bras gauche ? S'inquiéta-t-elle aussitôt.
Zoro avait fait une vilaine chute, et ses os étaient si fragiles qu'elle n'osait même pas le tenir trop fort.
- Ressoudé. Il est dans l'arbre, du côté de la grange. Lâcha-t-il en retournant à sa tâche.
Elle claqua la porte, et se dirigea directement vers l'arrière cours. La maison était assez modeste, mais la grange attenante était vraiment immense. Et se hissant vers le ciel, un immense bouleau centenaire.
- ZORO ! Cria-t-elle.
- NIA ! La voix venait d'en haut.
Elle leva la tête, cligna des yeux… Pour apercevoir une étrange construction dans les branches les plus hautes.
Son sang se glaça d'horreur en voyant la petite tête verte dégringoler de son perchoir. Le petit garçon attrapa la corde de justesse, et s'arrêta à quelques centimètres du sol.
La boue maculait son petit pantalon et ses joues. Il se dépêtra de sa corde, essoufflée. Avant de se redresser et d'ouvrir les bras. Cela faisait maintenant bien un an qu'elle avait ramené le petit corps tremblant de Zoro. Il faisait à peine un mètre de haut. Il n'avait pas beaucoup grandit.
Elle se sentait toujours surprise de le voir venir à elle, il était si petit… L'enfant trébucha et tomba par terre comme l'aurait fait un nourrisson de quelques semaines. Mais loin d'éclater en larmes comme l'aurait fait un bébé, il se releva vaillamment et la rejoignit.
- C'est pas juste ! Pourquoi t'es partit sans moi ? Nia a mentit ! Elle a dit qu'elle me laisserait pas tout seul et…
Elle se pinça le nez.
- Mais quand t'es-tu lavé pour la dernière fois ?! Zoro !
Il devint rouge de honte et recula.
- Veux pas ! Cracha-t-il avec hargne.
Elle écarquilla les yeux.
- Comment cela, tu ne veux pas ?! Espèce de petite chose ! Va te laver !
L'enfant se retourna et se précipita vers l'arbre. Elle mit un certain temps à comprendre qu'il allait de nouveau remonter.
- ZORO ! DESCENDS IMMEDIATEMENT DE CETTE ARBRE !
- NAAAAAAAAAN ! PAS GENTILLE ! Hurla-t-il alors qu'il grimpait.
Il allait atteindre une branche qui le mettrait hors de portée, lorsque la main lui attrapa la cheville.
- LÂCHE-MOI ! Cria-t-il en paniquant.
- Vilain garçon ! Elle le tira à elle alors qu'il se débattait.
- PAS L'EAU ! Hurla-t-il alors qu'elle le maintenait la tête en bas en grimaçant.
C'est qu'il faisait maintenant son poids, s'il avait été un peu plus grand elle n'aurait sans doute pas put le tenir de la sorte.
Elle se dirigea vers la fontaine, l'immense baquet servant à recueillir l'eau était remplit. Et sans la moindre hésitation elle jeta le petit corps. Zoro cria et bu la tasse.
- Je t'interdis de crier ! Elle le pointa du doigt.
- Mais quel âge as-tu pour faire un caprice pareil ? Tu n'es plus un nourrisson ! Laves-toi !
Les sanglots de colère secouèrent Zoro qui tenta de sortir de l'eau.
- Zoro laves-toi ! Relança-t-elle.
Et voyant qu'il ne réagissait pas, elle commença à le déshabiller. Il s'en suivit cri et coup, au bout d'une longue demi-heure il arrêta de se débattre pour juste pleurer. Faisant fi de ces simagrées elle continua sa tâche de marâtre. Puis soulager de voir la couleur de sa peau, elle entreprit de le rincer. Il couina de plus belle. Enfin propre elle le tira du baquet qu'il faudrait remplacer.
Le portant à bras le corps, elle se dirigea vers la maison.
- Il est propre ! Lança-t-elle en ouvrant la porte à grand fracas.
Son père ébahit vint la rejoindre.
- Nia ! Pas de boue… Il ne finit pas sa phrase observant le petit garçon.
- Oh non ! Il l'attrapa sans qu'elle ne comprenne ce qui clochait.
- Kami sama ! Tu l'as plongé dans le baquet !? Tu vas le tuer !
Il se dirigea vers la chambre pour attraper de quoi le sécher. Elle ne comprenait rien, et le suivis.
- Quoi ?!
Zoro grelottait de la tête au pied et respirait avec difficulté.
- Il faut le réchauffer, il va faire une hypothermie… Il se mit à frictionner les petits membres.
- Va chercher ta mère ! Lança-t-il par-dessus son épaule alors qu'elle restait tétaniser.
- Va chercher ta mère, Nia ! Cria-t-il. Elle sursauta et recula en acquiesçant.
Celia n'en cru pas ses yeux en entrant. Son mari tentait d'allumer le feu en jurant.
- Tiens-le contre toi, le temps que j'allume le feu !
Il lui donna le corps emmailloté. Elle le sera.
- On ne lave pas un petit à grande eau froide Nia ! Lança son père. La première fois que tu as pris un bain tu avais plus de cinq ans, et c'était à l'eau chaude ! Un simple chiffon tremper dans de l'eau tiède pour faire sa toilette était suffisant !
- Nia… Geignit le petit garçon aux lèvres bleue.
Elle se sentit immédiatement coupable, les larmes lui montèrent aux yeux.
- Je suis désolé… J'ai cru… Marmonna-t-elle.
- Nia… Appela de nouveau Zoro.
Le feu prit, il fit signe à son épouse d'amener l'enfant. Immédiatement, il sembla aller bien mieux. Son père soupira, puis se tourna vers sa fille.
- Il n'en mourra pas… Ce n'est pas si grave… Tu ne pouvais pas savoir.
- J'aurais pu le tuer…
Celia s'installa près du feu, ouvrit les bords de son kimono et colla le corps contre elle dans le but de lui apporter plus de chaleur.
- Il aurait pu se tuer une centaine de fois en tombant d'une branche de l'arbre… Trancha sa mère.
- Tu es trop jeune pour être mère et savoir ce qu'il faut faire avec un petit… Je ne comprends pas pourquoi il refuse de se laisser laver à son âge ?
Le jour était tombé depuis très longtemps lorsque Zoro ouvrit l'œil. Il repoussa avec agacement la couverture qui l'empêchait de respirer…
- Nia… Murmura-t-il.
Ses yeux s'habituèrent à l'éclairage que jetait les flammes. Il était près du feu, et ne comprenait pas ce qu'il faisait là. Zoro manqua tomber à quatre pattes alors qu'il se mettait debout. Il se dirigea vers la chambre, et poussa doucement la porte.
Le grincement léger fit lever la tête de l'occupante. Il entra et se dirigea vers elle.
- Nia ! Appela-t-il encore.
Elle sentit la culpabilité lui nouer la gorge.
- Oui ? Elle se redressa puis l'attrapa sous les bras pour le porter contre elle.
- J'ai faim Nia…
- Espèce de ventre sur patte… Rigola-t-elle doucement sentant les larmes lui monter encore aux yeux.
- Je veux du lait ! Réclama-t-il.
Elle se leva sur la pointe des pieds.
- Je vais voir à la cuisine… Tu n'as plus froid dis Zoro… Marmonna-t-elle.
- J'ai faim. Lâcha-t-il en fronçant les sourcils.
Ils firent un peu de bruit, mais Nia fut soulager que ses parents ne viennent pas voir ce qui se passait. Il tendit la main avec avidité vers le verre qu'il tapa avec maladresse.
- Donne ! Scanda l'enfant. Le ton fit sursauter Nia.
- Je te trouve bien exigeant ! Grinça la jeune fille.
- A moi ! Rajouta Zoro.
- Dis s'il te plait ! Coupa la jeune fille.
- Pourquoi ? Zoro semblait ne pas comprendre.
- Parce que c'est la moindre des choses ! Par politesse !
- Ah bon ?... Il tendit encore la main dans la direction du verre et voyant qu'il ne se passait rien.
- Te plait ! Le ton était toujours aussi envieux.
- Sssss'il te plait ! Insista-t-elle.
Zoro laissa retomber sa main, fit la moue et tourna la tête vers la porte.
- Nia pas gentille ! Veut pas me donner le lait 'Da !
Elle tressaillit, et le rire étouffé de sa mère se fit entendre. Ils étaient debout dans l'encadrement.
- Nia, donne lui ce verre, il meurt de faim… Soupira son père en secouant la tête.
Il profita pour allumer une bougie qui éclaira plus la cuisine. Zoro bu goulument sans rien renverser, ce qui surprenait toujours autant chacun d'entre eux. Il paraissait si immature ! Et pourtant à la moindre occasion il faisait preuve d'adresse.
- Merci ! Il posa le verre sur la table et se frotta le nez contre le bras de Nia.
- Il se remet vite… Souffla Celia en allant s'asseoir.
- Un petit ordinaire aurait dormit une semaine…
Zoro leva la tête.
- Nia ! M'emmène avec toi quand tu pars ! Lança-t-il.
- Tu es trop petit. Rétorqua-t-elle.
- Pas vrai ! Je suis plus grand ! J'veux partir avec Nia !
- Hors de question ! Siffla-t-elle.
- Pourquoi ?! s'indigna-t-il.
- Tu es beaucoup trop faible ! Tu tiens à peine sur tes jambes ! Regarde !
Elle le mit debout, il resta comme tel et la regarda dans les yeux.
- Je tiens debout ! Emmène-moi !
- Non ! S'agaça-t-elle.
D'un mouvement un peu rude, elle le bouscula et il tomba sur les fesses.
- Tu vois ! Tu n'as pas assez de force ! Tu es trop faible pour partir avec moi !
Il se releva et avant qu'elle ne réagisse, il lui donna un coup de pied dans la jambe et alla se cacher derrière le père de famille qui éclata de rire.
- Je peux partir avec Nia ! Je suis assez fort pour monter dans l'arbre tout seul !
- Sale avorton ! Lança énervé Nia.
- Petite tête ! Cracha Zoro sur le même ton.
Celia et son époux rigolèrent de surprise. Ils recommencèrent à se disputer avec la même hargne.
…
Zoro poussa du bout de sa chaussure le caillou, soupirant à cause de l'ennui. On ne cessait de lui dire qu'il était trop petit, trop faible pour suivre Nia. Pourtant il était capable de reconnaître tous les animaux qu'il voyait, de savoir que lorsque le ciel devenait gris il allait pleuvoir… Son petit sac sur le dos, il regardait en direction du sentier qui menait à la rivière. Et tourna à gauche au lieu de prendre à droite, ce qui l'éloigna.
Il n'y avait pas beaucoup de maison dans ce secteur… Il ne savait plus depuis combien de temps il marchait lorsqu'il aperçut la ferme qui semblait déserte. Zoro se dirigea vers le porche, et monta les marches. Si cette maison était abandonnée, il pourrait peut-être y dormir ce soir… Lui aussi était assez grand pour ne pas rentrer dormir comme Nia. Il poussa la porte qui grinça…
- Il y a quelqu'un ? Lança-t-il brutalement inquiet.
Le petit garçon finit par ouvrir grand la porte… Puis se rappela. Son regard se tourna vers le fond du couloir.
Les cheveux verts… La dame assise… De petits pas le menèrent vers la chambre. Il faisait beau, et le soleil passait par la fenêtre pour tomber sur le berceau. Son berceau… Il reconnut le bruit de la chaise.
Elle était encore là, se balançant doucement. Le regard tourné vers la fenêtre, il ne réfléchit pas vraiment et alla dans sa direction, laissant tomber son petit baluchon.
- Zoro… Murmurait-elle.
- Oka-san ?
Le regard se posa sur lui, elle battit lentement des paupières comme pour chasser un voile. Son regard s'obscurcit, ses traits se durcirent.
- Tu es encore partit sans moi… Geignit-elle.
Les tremblements secouèrent les épaules tendus de la femme.
- Sois maudit ! Toi et les tiens ! Sois maudit !
La chaleur monta très vite dans la pièce, le petit garçon resta tétanisé alors que les flammes bleues entouraient le corps.
- Roronoa Zoro ! Il y eu une véritable explosion de flamme.
Le hurlement perçant fit s'envoler les oiseaux aux alentours. Au village, les têtes se tournèrent dans la direction du son. Le malaise se répandit comme une trainée de poudre. Et pour la première fois depuis des années, les enfants éclatèrent en larmes de peur.
Nia s'arrêta dans son exercice, lâchant l'arme qu'elle tenait.
- Vixama Léanna Nia ! Le rappel à l'ordre lui glaça le sang.
Ses mains tremblèrent. C'était un cri de profonde douleur qui avait été poussé, quelque chose qui lui tordait l'estomac. Elle n'avait entendu qu'une fois une telle souffrance.
- Zoro… Murmura-t-elle d'une voix quasi inaudible.
Elle se tourna vers l'entrée et sans rien dire quitta les lieux sous le regard inquiet de ses camarades.
"Fin flash"
And that's all?
Au prochain chapitre: Une navigatrice survoltée, un équipage en perdition, un bretteur affaiblit. Les mugiwara survivront-ils à une attaque de Voleuse d'âme?
Chapitre IX : La démone de l'Avarice
"- Zoro n'a rien à faire parmi vous ! La seule chose que vous lui apporterez sera de la souffrance ! Cracha-t-elle en avançant d'un pas.
- Touche encore à un seul de ses cheveux et je répands tes tripes sur le pont ! Il est hors de question qu'il te suive où que ce soit ! Luffy est un idiot ! Je ne laisserais personne prendre Zoro ! Et de toute façon il ne veut pas de toi ! Rétorqua Nami sur la défensive.
Le bretteur était collé contre le mur, respirant difficilement. Il n'avait pas la moindre idée de ce que faisait la rousse ici.
- Nia, non… Grinça le bretteur alors qu'elle semblait esquiver un geste.
- C'est elle ? Fit avec incrédulité la jeune femme.
- C'est pour cette … Elle ne finit pas sa phrase, esquivant de justesse le coup de barre qui lui aurait arraché la tête.
- C'est un membre de notre équipage, il nous a sauvé la vie un nombre incalculable de fois, je ne laisserais pas une fillette frustré et mal baisé l'emmener contre son gré, même pour un milliard de berrys !
- Nami ? Le vertige fit basculer Zoro."
